Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 11 mai 2012

"Elle est morte Adèle... Cette blague niaise faisait rire le Monstre de Frankenstein à gorge déployée". Jacques Damboise in "Pensées qu'on peut peu".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TES PENSÉES AIGRES TE TUENT A PETIT FEU)

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(La petite-fille de Madame La France venait de faire
le premier pas vers son émancipation)


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(Fiers de travailler dans une compagnie privée pleine de thunes,
c'est cependant sans enthousiasme que le personnel se fit virer
à grands coups de pied au derche quand le patron partit
avec la caisse et une de leurs collègues)


Le train-train du privé
Bloc-note, par Rémi Douat

   (...) À l’heure des bilans, on peut regarder la libéralisation du fret ferroviaire intervenue en 2007 avec un certain effroi. L’accident le plus récent a été enregistré fin février à Breteuil, dans l’Oise, où le train a tout simplement déraillé. Son contenu ? Des produits toxiques qui ne se sont heureusement pas échappés des citernes. Le 2 février dernier, deux trains des opérateurs ECR et Colas- Rail sont entrés en collision. 
   Notons également, dans l’année qui a précédé, le train d’ECR (encore eux !), qui a quitté la voie à 100 km/h, à Arthenay (45). Un mois plus tard, un convoi de la même compagnie déraillait à Labouheyre, dans les Landes. En 2008, enfin, un train de Véolia privé de frein avait traversé la gare de Montauban à 70 km/h. Grosses chocottes ! Le tout, notons-le, dans une discrétion remarquable. Avec la privatisation rampante du transport de voyageurs, on attend avec impatience le premier « incident ». (...)



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(Cette voiture verte l'était,
car abandonnée par ses propriétaires 
depuis quelques années)

Hervé Kempf et Pascal Canfin : 
« Le capitalisme vert, ça n’existe pas ! »
 Emmanuelle Cosse, Sabrina Kassa

   (...) Le revirement écologique appelé à « bonifier » le capitalisme est-il possible ? Les journalistes Pascal Canfin et Hervé Kempf restent sceptiques. Entretien. (...)

   (...) Qu’est ce que le concept de « capitalisme vert » évoque pour vous ? Que représente-t-il dans la réalité, notamment en termes de poids économique ? 

   Hervé Kempf. Le « capitalisme vert », c’est la continuation du capitalisme et donc la continuation d’un système qui dans son principe est destructeur de l’environnement et qui, dans sa dernière phase, s’est traduit par une expansion extraordinaire des inégalités. Donc, le capitalisme vert, ce n’est même pas un oxymore, ça n’existe pas. C’est seulement une construction et un habillage idéologique pour faire croire que l’on peut évoluer par rapport à l’environnement sans changer les déterminants fondamentaux de nos régulations sociales, de notre système économique et de la répartition des pouvoirs dans cette société.

   Pascal Canfin. La question est complexe car le capitalisme n’est pas quelque chose qui se distingue de la société. La société nourrit le capitalisme comme le capitalisme nourrit la société. Et une des alternatives au capitalisme qui est l’économie sociale et solidaire n’a de sens que si les personnes qui y participent ont des valeurs et des modes de fonctionnement qui ne sont pas ceux du capitalisme. Avec, par exemple, un partage du pouvoir qui ne dépend pas de la détention du capital. Donc ce sont les valeurs que porte la société qui vont permettre le dépassement du capitalisme. L’autre question, c’est celle du productivisme. 
   On a bien vu que l’on pouvait être dans un système non capitaliste, comme l’Union soviétique, mais totalement productiviste, concept qui me semble encore plus difficile à déconstruire que celui du capitalisme. Donc j’ai envie de dire que ça va au-delà du capitalisme. L’aspiration à vouloir contrôler la nature, c’est la modernité, c’est Descartes... dont le capitalisme est la conséquence et non la cause. (...)

A lire en entier sur:

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"Si ma saignée va te faire du bien?
Evidemment, trou du..."
Vampire Caitlin Feeding by VampHunter

La Saignée
Par le Fossoyeur

   (...) Décrites par Hippocrate et Galien durant l’antiquité, les saignées furent une pratique médicale courante en Europe, et ce jusqu’à la fin du XVIIIème siècle. Les saignées avaient pour but d’évacuer les « maux » du malade. Ainsi, Hippocrate écrit qu’il faut réaliser la saignée à l’endroit le plus proche possible du « mal » du patient. (...) 

   (...) Depuis les années 1980 et l’application des théories de Milton Friedman, les saignées sont une pratique courante dans notre modèle de santé économique. Inspirées d’une idéologie néolibérale, les saignées communément appelées « coupes budgétaires » ont pour but affiché d’évacuer les « maux » que sont les dépenses publiques, et d’assurer « la santé économique des pays ». Comme pour les saignées médicales, les partisans du néolibéralisme économique évoquent un assainissement des dépenses publiques. Ainsi, l’éminent médecin, docteur FMI, recommande de saigner à l’endroit le plus proche possible du mal du patient, dans l’éducation et dans la santé principalement. Qu’elles soient médicales ou économiques, qu’elles évacuent le sang d’un patient ou les dépenses d’un Etat, les saignées ont l’effet inverse de leur but affiché. Ce n’est qu’au XIXème qu’il sera communément admis que les saignées sont contre-productives et néfastes. 
   Espérons qu’il en soit de même pour les « saignées économiques » que sont les mesures d’austérité, et qu’il soit communément admis que les dépenses publiques ne sont pas permises par la prospérité, mais la prospérité permise par ces dernières. C’est un fait, les nations prospères sont celles qui assurent l’éducation de leur jeunesse et la santé de leurs citoyens.
   En pratiquant la saignée, la médecine limitait les chances des malades de résister à la maladie en affaiblissant leur système immunitaire. En appliquant l’austérité, les Etats limitent la capacité de leur économie à résister à la crise (dire qu'il faut répéter ce truisme face au thuriféraires du capitalisme financier...). En affaiblissement le « système immunitaire » du modèle de l’Etat Providence, les pays seront d’autant plus affectés par la « maladie ». L’application démesurée des mesures d’austérité (dix milliards d’euros de coupe budgétaire dans l’éducation en Espagne) reflète bien le dogmatisme et l’obsession néolibérale des nouveaux chefs européens, Angela Merkel et le Bundestag en tête. (Aj, la rigueur Allemande...) (...) 

Lire sur:

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Luc Desle

samedi 22 octobre 2011

"Pour ne pas faire pitié, il se mit à gagner plein d'argent". Benoît Barvin in "Pensées à contre-pied"

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(Maman très fière de sa famille nombreuse
dont une grande partie des membres
finira en cellule... ou dans un ministère)

   (...) La MGEN et la LMDE, mutuelles engagées dans la lutte pour les droits des femmes, demandent aux pouvoirs publics de :

- Défendre et garantir le droit à l’avortement sur tout le territoire, en garantissant l’accès aux structures de proximité.
- Assurer des programmes d’éducation sexuelle dans les écoles, collèges et lycées.
- Garantir un suivi gynécologique égal pour toutes les femmes, sur tout le territoire et à tous les âges de la vie, par la présence de praticiens formés et informés, assurant ce suivi sans dépassement d'honoraires.
- Assurer la gratuité de l’ensemble des moyens de contraception.
- Développer la recherche dans le domaine des produits contraceptifs, pour diversifier l'offre.

   Les reculs de ces dernières années sont des atteintes à la santé mais aussi à la liberté des femmes. Les pouvoirs publics doivent réagir. La MGEN, la LMDE ainsi que tous les signataires de cet appel, leurs demandent d’assumer leurs responsabilités dans ce domaine."

 Lire et signer l'appel "Santé et droits des femmes : des reculs inquiétants" dans son intégralité sur le site de la MGEN.



°°°
(Forces républicaines apprenant au privé comment
traiter humainement les demandeurs de visas)
Quand la France délègue 
au privé la délivrance de visas

   (...) Un espace insuffisant pour accueillir dignement les demandeurs et des délais de traitement de dossiers trop longs. Voici deux des arguments avancés par le quai d'Orsay pour justifier le processus d'externalisation en cours dans ses consulats. Aujourd'hui, un nouveau pas a été franchi : l'externalisation des données biométriques. Depuis le 11 octobre, le consulat de France à Alger a en effet lancé la délégation de cette procédure à un prestataire privé : désormais, les demandeurs de visas prennent leurs empreintes biométriques non plus dans les locaux du consulat mais chez le prestataire privé TLS contact, une entreprise française spécialisée dans ce domaine. Après Alger, l'expérimentation sera élargie dans quelques mois aux consulats de France à Londres et à Istanbul, trois gros centres de délivrance de visas.
   Cette externalisation n'est pas nouvelle : depuis quelques années, la France, à l'instar de quelques partenaires européens, délègue à des entreprises privées certaines parties du processus de délivrance des visas. En 2010, sur 235 postes consulaires, 55 avaient mis en place une procédure d'externalisation : pour 26 d'entre eux, cette dernière ne concernait que la prise de rendez-vous ; pour les 29 autres, s'ajoutait la collecte d'informations pour la constitution du dossier. Si l'externalisation ne s'opère aujourd'hui que dans 20 % des consulats français, elle concerne 70 % du nombre total de visas délivrés. (...)
Lire l'article sur:


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(Portables atteints d'une forme
particulièrement aigüe de E-Brocoli)
Bactérie E. Coli : 
des portables porteurs de germes

   (...) Après l'urine sur les cacahuètes, c'est désormais des traces de matières fécales qui font leur apparition sur les téléphones portables. C'est en tout cas ce que dévoile une étude de la London School of Hygiene & Tropical Medecine et de l’institut Queen Mary de Londres. Des chercheurs londoniens ont donc testé 400 téléphones mobiles dans différentes villes anglaises. Et le résultat fait peur : un téléphone sur six serait contaminé par la bactérie Escherichia Coli, celle-là même qui avait défrayé la chronique en juin dernier en Allemagne, faisant de nombreuses victimes. Certains téléphones seraient donc de vrais nids à microbes et pourraient être jusqu'à 500 fois plus sales que les cuvettes des toilettes !
   L'Escherichia Coli, plus connue sous le nom de E. Coli, est une bactérie naturellement présente dans l'intestin des êtres humains et des animaux. Elle survit plusieurs heures sur les mains, d'où une contamination rapide. Les chercheurs essayent de rassurer en disant qu'en l'état il n'y a pas vraiment de risque sanitaire majeure, mais cette bactérie peut provoquer des gastro-entérites graves, voire mortelles dans certains cas. Chaque année, plus de 3 millions d’enfants meurent à travers le monde des suites d’une pneumonie ou de maladies diarrhéiques. (...)
Lire sur:
http://www.francesoir.fr/actualite/sante/bacterie-e-coli-des-portables-porteurs-germes-148354.html

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"Moi, j'aime pas l'mouton...
- Mais oui, mon gros boeuf, 
j'te comprends, moi, ta p'tite poulette...
- Toi, t'as d'la conservation, hein?"
purepeople.com

Si vous voulez avoir l’air d’un mouton décérébré 

en essayant d'avoir l'air d'un intellectuel "tendance"

   (...) - Essayez, surtout si vous êtes un jeune cadre, de placer le mot "impacter" dans vos exposés. Ca fait mieux que de dire que quelque chose "a une incidence" sur autre chose ...
- Dites " il faut mieux " au lieu de " il vaut mieux "
- A la fin de chaque phrase, montez dans les aigus en parlant du nez sur l’avant dernière syllabe du dernier mot, et rajoutez un " e ", s’il n’y en a pas, à la fin du mot : par exemple, dites " bonjour-eee", en nasalisant le " our ", au lieu de dire " bonjour " comme tout le monde…
- Dites " éponyme " au lieu de dire " du même nom "
- Placez au moins une fois le mot "stigmatiser" dans la conversation, même si vous ne savez pas ce qu'il veut dire,
- Dites " UN espèce de … (quelque chose) " quand le nom qui suit est masculin, au lieu de dire " une " espèce de …"
- Dites " plein-plein " au lieu de dire " beaucoup " ...
- Dites " entre guillemets " au milieu d’une phrase, au moins une fois toutes les deux minutes
- Prononcez " pipaul " pour dire " people " ...
- Essayez de placer au moins une fois l'adjectif "improbable" à côté d'un nom avec lequel il n'a rien à faire ...
- Prenez l'air outré quand on se moque d'un Noir, d'un Juif ou d'un Arabe mais traitez les blondes de débiles à longueur de journée ...
- N'oubliez pas de placer dans la conversation que vous êtes fan de foot ...
- Roulez en 4x4 en disant partout que c'est parce que vous aimez la nature et que vous étiez écolo avant que l'écologie existe ...
- Dites "une problématique" au lieu de dire "un problème" ...
- Dites "kilomètre par heure" au lieu de dire "kilomètre à l'heure" ...
- Dites que quelque chose est "pathétique" au lieu de dire que c'est ridicule ...
- Prononcez la syllabe "ai" comme un é : dites, "du lé" pour dire "du lait", etc ...
- Dernière des modes chez les crétins décérébrés, prononcez tous les "o" comme si c'étaient des "o" ouverts : par exemple pour parler du Rhône, prononcez "ronne" au lieu de "raune" ; pour "zone", prononcez "zonne" au lieu de "zaune", pour "pause", prononcez "pozze" au lieu de "pause", etc, etc, etc.
le blog d'Ehim

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Luc Desle