Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 29 août 2014

"J'offris à mon voisin mes pensées les plus inadéquates". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SEUL TON CORPS PLOIE
SOUS LES ÉPREUVES)

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"Mon pauvre Loulou...
J'ai oublié de t'acheter des croquettes!"


(L'humour de la jeune actrice n'était pas du goût de son chien,
comme elle s'en aperçut quand il lui sectionna un doigt)

(Source: avasgal, via desiarnaz)

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"Quelle Horreur!!
Un cheveu de pauvre!"



Daumier Charivari

Sans "riches" pas de salut !

Michel TAUPIN

   (...) L’Express avec Cuba, c’est comme le Klu Klux Klan avec les Noirs américains : une haine viscérale qui voue aux gémonies tout ceux et tout ce qui les dérangent, avec un mépris profond pour les êtres ou les politiques qui s’opposent à eux. Comme le Klu Klux Klan qui revendique la suprématie blanche, l’Express lui revendique la suprématie du capitaliste ultralibéral. Alors on se permet le pire! Avec l’Express, c’est le lynchage médiatique systématique de Cuba !

   En août, c’est la chroniqueuse Christine Kerdellant, journaliste, ancienne directrice du Figaro Magazine, qui s’y colle. Avec un texte intitulé "La France victime du syndrome de Cuba" on peut être sûr que son seul but est de flétrir à la fois la France et Cuba. L’idée de sa chronique est de taxer la France du même immobilisme dans lequel "l’île des Castro" (sic) s’est figée depuis 50 ans. Bref, comme Cuba, "la France est à l’arrêt", "la croissance est en berne", la France ne cesse de dévisser". Comme elle le dit elle-même, "le parallèle est osé". Mais il est bien plus qu’osé, il est imbécile, malhonnête, arrogant, mensonger, crapuleux et indécent.

   Imbécile en effet, quand vous comparez Cuba, un pays pauvre des Caraïbes, à la France, pays riche d’Europe. La Banque Mondiale s’y refuse évidemment tant les ressources, les infrastructures et les disparités géographique, historique, culturelle, démographique et économique sont différentes et le pays étranglé par le blocus étatsunien.

   Malhonnête, car vous cachez volontairement à vos lecteurs le blocus criminel que les EU infligent à Cuba depuis 53 ans et qui lui a été (et lui est encore) terriblement dommageable au plan de son développement économique puisque cette vengeance anachronique lui a déjà fait perdre 1100 milliards de dollars, sachant que le PIB annuel de Cuba sous blocus s’élève aujourd’hui à environ 80 milliards de dollars. A quoi il faut ajouter la part de budget importante que Cuba doit consacrer à sa défense pour se préserver des attentats et agressions multiples que le pays subit toujours de la part de l’Empire. N’en parler jamais est à la fois une faute journalistique inexcusable et une véritable escroquerie.

   Arrogant, lorsque vous jetez sur Cuba ce regard méprisant et condescendant qu’ont les nantis, installés bien au chaud dans leur appartement cossu du 16ème et que vous jugez, péremptoire, que les cubains n’inventent plus parce qu’on "ne leur permet pas de devenir riches". Pour vous et votre dogme néolibéral, le moteur de l’activité économique ne saurait être autre chose que la cupidité ! Mais Madame Kerdellant, comment faire fortune sinon au détriment de la majorité, par le vol et l’exploitation d’autrui ? Citez moi une autre manière de s’enrichir qui ne fasse pas appel à ces deux là ?

   Mensonger puisque vous affirmez que la croissance cubaine est au point mort. Or c’est tout le contraire, jugez plutôt : la croissance annuelle moyenne du PIB de Cuba a été entre 1971 à 2010 de 3,2% (malgré une chute vertigineuse entre 1988 (3,8%) et 1993 (-15%) due à l’écroulement des échanges commerciaux avec les Pays de l’Est). Elle est remontée dès 1994 pour atteindre 8% en 1996 et, jusqu’en 2012 (derniers chiffres enregistrés par la BM), en net redressement, elle a connu une moyenne de 4,8%. 

   Or, si la croissance moyenne du PIB de la France entre 1961 et 2012 est la même que Cuba (3,2%), de 1996 à 2012, elle n’a été que de 1,57% avec une chute importante en 2008 et 2009... qui continue. Cela signifie que Cuba n’est pas, comme vous l’affirmez, immobile, mais au contraire de la France, un pays qui cherche en permanence à faire évoluer sa démarche révolutionnaire socialiste vers plus d’initiative, d’efficience, d’équité et de bien-être dans la mesure de ses moyens.

   Crapuleux, quand vous moquez les transports, effectivement difficiles à Cuba, en ne donnant comme raison à ces difficultés que le fait suivant : "les malheureux cubains ne peuvent s’acheter de voitures individuelles bien trop chères" ! Or la politique éco-socialiste cubaine est tout le contraire de l’individualisme forcené et du consumérisme ravageur qui sont deux des raisons de l’appauvrissement intellectuel et de la dépendance d’un peuple. La priorité du gouvernement cubain est le développement des transports publics accessibles à tous et la préservation de l’environnement. Mais comme vous le savez, elle se heurte au blocus étatsunien et à l’extra-territorialité des lois américaines qui le régissent (crédits bancaires impossibles, paiements comptant obligatoires et prix très élevés), et les empêchent de développer les infrastructures lourdes et d’acheter des véhicules et les pièces de rechange nécessaires à leur entretien.

   Et les vieilles voitures américaines qui roulent nombreuses à Cuba et qui font frémir votre petit cœur de VRP du capitalisme (elles font désormais partie du patrimoine culturel cubain), subissent le même sort puisque leurs propriétaires ne peuvent se procurer de pièces de rechange. L’entretien de ces monuments historiques est bien le seul domaine d’ailleurs où vous reconnaissez aux cubains de l’imagination et de l’inventivité ! Quant au prix des voitures importées, vous êtes aussi sérieuse qu’un clown dans un cirque : Cuba importe ses véhicules au prix fort (tarif moyen appliqué en local) et les taxes que Cuba prélève, servent à développer et moderniser les transports en commun. 

   Il est évident que le revenu moyen des cubains ne peut leur permettre de se payer des voitures individuelles neuves. Et la frustration des cubains n’est pas tant comme vous l’affirmez, l’impossibilité de s’offrir une bagnole (même si cela flatte l’égo) mais dans le fait que Cuba est empêché par l’Empire de développer et moderniser son réseau de Transports Publics. Ce que vous n’arrivez pas à rentrer dans votre petite tête préformatée d’HEC, c’est que Cuba est socialiste et préfère le partage à l’égoïsme destructeur d’une consommation insatiable.

   Indécent, quand vous affirmez que les forces vives d’un pays, ce sont "les riches" qui, seuls selon vous, inventent, innovent. Sans les riches dites-vous, point de salut. Par conséquent, les pauvres sont responsables de leur propre indigence puisqu’ils n’ont aucune imagination et n’osent prendre aucun risque. Puis, sentencieuse, vous assénez : "Un pays qui refuse la logique de l’économie de marché, est un pays mort-vivant". Une logique dévastatrice qui plonge une part toujours plus grande de la population française non seulement dans la pauvreté (9 millions) mais de plus en plus dans la misère (2,5 millions) avec parallèlement un nombre de super-riches qui s’accroît, affichant des fortunes indécentes. 

   D’un côté donc une concentration accrue des richesses, de l’autre une explosion de la pauvreté ! Robespierre disait en son temps : "Le fléau des peuples ce sont les riches. L’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier". Rien n’a changé, seules les féodalités sont passées dans d’autres mains. Des féodalités qui nous enfoncent dans l’obscurantisme du Moyen-âge. C’est un dessein inhumain et mortifère.

   A Cuba, depuis la Révolution, c’est une projet de société autrement plus vivant et humaniste qui est proposé. Une toute autre logique est en œuvre à Cuba, malgré ses faibles ressources et les obstacles mis sur sa route, c’est la logique du partage ! Après le triomphe de la Révolution, les riches capitalistes cubains n’ont jamais voulu partager avec le peuple. Il s’en suivit une série de nationalisations dont les profits ont été enfin redistribués au peuple lui-même. Le socialisme cubain était en marche soutenu par l’une des formes de démocratie les plus avancées, la démocratie participative. Et, comme vous le dites peu et mal, il a permis au pays d’éradiquer la misère et la discrimination raciale, d’éduquer, de soigner, de loger, de cultiver toute la population sans exception.

   Cette logique que vous exécrez tant, a ouvert des droits nouveaux, inconnus jusqu’alors, comme l’égalité des droits hommes-femmes, l’interdiction du travail des enfants, la prise en charge des anciens, le respect de la diversité sexuelle et la défense de l’environnement pour n’en citer que quelques uns.

   Cette logique que vous haïssez tant, a permis au peuple cubain de retrouver sa dignité, sa fierté et sa joie de vivre, et a fait de Cuba un pays phare détesté par les cupides mais aimé par tous les humanistes. Imaginez un petit instant, Mme la chroniqueuse, que Cuba ait disposé depuis 1960 de toute sa liberté, de sa souveraineté pleine et entière et de tous les moyens financiers dont les USA l’ont privé depuis 50 ans, imaginez alors ce qu’aurait pu être Cuba aujourd’hui !

   C’est la peur de voir le modèle capitaliste KO qui fait que l’Empire refuse de voir cette expérience se développer sans entrave. Cuba résiste parce que son peuple sait depuis longtemps que le système que vous proposez est un leurre et que si le socialisme cubain est perfectible, le peuple dans son immense majorité lui est acquis et ne voudra jamais revenir aux temps d’avant la Révolution. Alors vous enragez.

   Vous auriez dit : "Seuls souffrent de l’horreur du monde ceux qui en ont vu la beauté." Je partage cet aphorisme en le précisant : "Voyez la beauté de Cuba et vous souffrirez sans doute plus encore des horreurs de votre monde".


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"C'est une tarte à quoi?
- Aux bigarreaux et au sable... En effet,
 je n'avais plus de  farine..."


(Source: abrittann, via pastavalon)

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Luc Desle

samedi 1 février 2014

"Cette diablesse d'ange était bipolaire". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ÉVITE QUE TON CHEMIN
NE SOIT UNE AUTOROUTE)

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(Le fils de Bambi était encore traumatisé
par la disparition brutale de sa grand-mère)



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(Finalement, ce poisson-clown était heureux
de n'être pas né requin)

clowntriggerfish

Tuer les requins pour éviter les attaques,
un « massacre inefficace »

THIBAUT SCHEPMAN

   (...) Interview - Plusieurs pays, dont la France, ont décidé de tuer des requins près de leurs côtes pour éviter les attaques. Ils font fausse route selon Sébastien Mabile, avocat spécialiste du droit de la protection de la nature.

  / « Terra eco » : Après une attaque, la France a tué des requins à la Réunion en juillet dernier. En Australie-Occidentale, un plan d’élimination des requins a été lancé ce dimanche. Pourquoi les Etats ont-ils de plus en plus recours à ces pratiques ?

   - Sébastien Mabile : A ma connaissance, cette pratique est assez nouvelle. Les gouvernements lancent ces campagnes pour répondre à la recrudescence des attaques que l’on constate depuis quelques années (le muséum d’histoire naturelle de Floride compte 53 attaques dans le monde en 2008, 67 en 2009, 82 en 2010, 78 en 2011 et 80 en 2012, ndlr). Mais c’est une réaction uniquement politique et médiatique qui montre pour moi l’incapacité des gouvernements à gérer ce problème réel. Cette hausse du nombre d’attaques est en effet due à l’importante augmentation du tourisme balnéaire et en particulier de la pratique du surf. Dans le même temps, les populations de requins blancs, bouledogue et tigre (les trois espèces susceptibles d’attaquer les hommes, ndlr) sont elles en constant déclin.

   / Tuer les requins proches des côtes comme le font la France et l’Australie n’est donc pas utile selon vous ?

   - C’est même totalement inefficace. D’abord parce qu’on va s’attaquer près des côtes à des espèces qui sont pélagiques (qui vivent en pleine mer, ndlr). Ensuite parce que le nombre d’animaux prélevés est négligeable. A la Réunion, on a prélevé quelques spécimens. La campagne en cours en Australie devrait aboutir au même résultat, on tuera au maximum quelques dizaines de requins. C’est tout à fait ridicule par rapport au nombre de requins concernés, ce n’est pas comme ça que l’on réglera le problème. A l’échelle de l’espèce, cette prise n’aura pas d’impact, surtout si on compare ces campagnes à la pêche pour les ailerons (elle tue plus de 100 millions de requins chaque année selon la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, ndlr). Mais elle donne un très mauvais signal.

   / On dit que les requins se rapprochent des côtes à cause de la raréfaction des stocks de poisson en pleine mer. Si c’est le cas, il faudrait donc effectivement prendre des mesures pour les zones côtières...

   - Certains chercheurs estiment en effet que la surpêche pourrait contraindre une partie des requins à chercher de la nourriture plus près des côtes. Mais le requin est une espèce encore très peu connue et il est difficile de le confirmer. Par ailleurs, on constate que les victimes d’attaque sont en grande majorité des surfeurs, les attaques de baigneurs sont très exceptionnelles. C’est donc bien l’augmentation de la pratique du surf qui explique la recrudescence des attaques, plus que cet éventuel déplacement des requins. Et il faut bien noter que ces attaques sont certes dramatiques mais qu’elles restent très limitées par rapport à d’autres attaques de prédateurs ou ne serait-ce que par rapport aux nombre de décès liés aux piqûres d’abeilles par exemple.

   / Pourquoi cible-t-on en particulier le requin ? Y a-t-il un fantasme autour de ces animaux ?

   - Oui c’est évident. Le requin a l’image d’un animal méchant et mangeur d’homme. Cette image perdure, et il est clair que le film Les Dents de la mer a fait le plus grand mal à cet animal. Cette mauvaise image, qui est fausse, est l’un des facteurs qui explique que le requin fasse l’objet d’une protection insuffisante alors que près d’un quart des espèces de requins sont menacées de disparition. Réhabiliter l’image du requin est un travail de longue haleine et les campagnes d’élimination sont en cela un très mauvais signal.

   / Que peut-on faire ? Est-ce à l’être humain à réapprendre à cohabiter avec les requins ?

   - Ces attaques de requins posent des questions éthiques. Quand il est dans la nature, c’est à l’homme de s’adapter aux risques. Quand un alpiniste décède dans une avalanche, c’est malheureux mais on ne pense pas à déclencher des avalanches dans toutes les montagnes pour éviter les drames. Avec les requins, ce devrait être pareil. On sait que les attaques de requins sont ciblées sur certaines plages et on sait que les requins chassent principalement la nuit, à l’aube ou au crépuscule. Aux surfeurs de s’y adapter. Si certains veulent assumer ces risques, libre à eux de le faire, je ne suis pas du tout pour les priver de cette liberté. Mais cela ne doit pas justifier des massacres inutiles. A mon avis, le gouvernement australien ferait mieux de s’attaquer à la question du changement climatique et aux importants feux de forêt qui ont fait bien plus de morts dans le pays ces dernières années que les attaques de requin. (...)


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(Authentique actrice blonde toréant
 les méchantes vaguelettes de la Mer)


Grace Kelly (a few days before meeting Rainier de Monaco)
Cannes 1955 Jack Garofalo
(via amerryone) Source: mimbeau

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Benoît Barvin

mardi 5 février 2013

"Dans ma volière les oiseaux ont disparu. Ne reste plus que mon python". Jacques Damboise in "Pensées contrites".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TU DOIS ETRE LE MAÎTRE
QUI EST SON PROPRE MAÎTRE)

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(Contingent de formateurs Français
laissés en Afghanistan)

Onze ans en Afghanistan, 
un triste bilan
Emmanuel Riondé

   (...) C’est un engagement militaire de plus de onze années - lancé par Jacques Chirac puis poursuivi et même renforcé par Nicolas Sarkozy - qui est en train de prendre fin. En tout, 70 000 soldats français auront été en mission en Afghanistan depuis la fin 2001. Engagés essentiellement dans le cadre de l’ISAF mandatés par le Conseil de sécurité de l’ONU (résolution 1386 du 20 décembre 2001) et sous commandement de l’OTAN, mais aussi dans celui de l’opération Enduring freedom sous commandement américain. Au total, 88 militaires français ont été tués, plus de 700 blessés, dont des soldats souffrants de troubles psychologiques graves. Un coût humain élevé si l’on considère que les opérations ayant occasionné ces pertes se déroulaient à près de 6 000 km de Paris et que la sécurité nationale n’était pas en jeu. Le coût financier est lui aussi très élevé : en 2009 et 2010, les opérations de l’armée française en Afghanistan ont coûté autour de 460 millions d’euros chaque année, soit, à chaque fois, la moitié du budget annuel consacré aux forces déployées hors des frontières nationales.(...)

   (...) Quant aux projets « civilo-militaires » menés sur place par l’armée française – construction de dispensaires, d’écoles, etc. –, rien ne dit que ces réalisations souvent coûteuses à entretenir vont pouvoir perdurer après leur départ : les Britanniques ont reconnu que leurs réalisations sur place avaient surtout pour objectif de faire avaler aux Afghans la pilule de la présence militaire et que la question de leur pérennité n’avait pas véritablement été posée.

    C’est avec ces piètres résultats en toile de fond que se sont tenues à Chantilly, les 20 et 21 décembre dernier, les troisièmes rencontres interafghanes. Organisées depuis un an par la France sous couvert de la Fondation pour la recherche stratégique, ces rencontres ont pour objectif non pas de lancer un processus de négociations entre les différents acteurs Afghans mais de leur fournir un cadre d’échange et de discussion. Des émissaires du gouvernement d’Ahmid Karzaï, de mouvements rebelles, islamistes, de la communauté chiite, et même, en décembre, deux représentants des talibans, se sont rencontrés et parlés ; le gouvernement afghan a aussitôt fait savoir que ces rencontres restaient informelles et que les véritables négociations n’auraient pas lieu à Paris [3]. Quel est l’intérêt pour la France d’organiser de telles rencontres et quelle est sa légitimité pour le faire ?

   « L’objectif, c’est d’occuper le terrain diplomatique, de montrer que les États-Unis ne sont pas les seuls actifs là-dessus, résume Mariam Abou Zahab. La légitimité, elle, vient de l’histoire. La France, comme l’Allemagne et la Turquie, a avec ce pays des liens anciens qui datent du début du XXe siècle. Nous y sommes intervenus dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, sans compter l’archéologie… On a formé une élite francophone afghane ; il y a eu la période des années 1960 et 1970 avec des coopérants sur place, puis les french-doctors et les ONG. Il y a une histoire franco-afghane qui est connue et reconnue là-bas et nous avions plutôt une bonne image. » Sauf que ces dix dernières années, la France en Afghanistan, ça a été des troupes mêlées à d’autres troupes d’occupation étrangères. « Tous les jeunes Afghans nés après les années 1980 et/ou qui étaient en exil et n’ont pas connu la période précédente ne font pas la différence, ils voient les troupes de l’ISAF dans leur globalité et les Français en font partie, c’est tout. »

   Onze ans d’engagement militaire coûteux pour des résultats stratégiques et politiques très médiocres et une relation franco-afghane bien abîmée. « Je veux convaincre les Français que ce que nous avons fait en Afghanistan était utile », a dit François Hollande aux militaires le 21 décembre. C’est pas gagné.

[3] « La diplomatie française bute sur l’Afghanistan », Le Monde daté des 30-31/12/12 et 01/01/13.

Lire l'article sur:



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"Alors, Mon Chéri, tu la trouves comment,
cette fin du monde?
- Un peu longue à venir, Mamie..."




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"Ben... Il est où, l'Humain?
- On dirait bien que quelqu'un l'a déjà mangé...
- Nom de Diou!"

Gang de requins

Hommes ou requins: 
qui sont les dents de la mer?
Robert Calcagno
Directeur général de l’Institut océanographique- 
Fondation Albert 1er, Prince de Monaco

   (...) Dans notre culture occidentale, les requins ont toujours hérité des qualificatifs les plus détestables. Détenteurs du statut peu enviable de bouc-émissaires, ils ont été rendus responsables de toutes les difficultés rencontrées par l'homme dans sa conquête du milieu marin. La légende les a faits dévoreurs de naufragés lorsque les premiers embarcations ont fait route vers le large, mangeurs de pilotes d'avion lorsque les premières carlingues ont été retrouvées en mer, et même concurrents déloyaux des pêcheurs lorsque les prises s'avéraient insuffisantes.

   Aucune accusation ne leur a été épargnée, pas même celle de chasseurs d'hommes. Depuis le film "Les dents de la mer" (1975), il semble admis que les requins s'adonnent à la traque de baigneurs, surfeurs et autres véliplanchistes jusque sur le bord des plages. Quand un accident survient, il en faut peu alors pour que l'homme, dans un déferlement de haine, ne réclame justice.

   Quel animal marin peut aujourd'hui prétendre égaler la couverture médiatique du requin ou jouir d'une réputation aussi détestable ? À aucun moment, pourtant, l'homme ne se remet en cause. Jamais il n'établit de corrélation entre la hausse du nombre d'attaques et le boum des activités nautiques, lequel accroit considérablement la probabilité d'une rencontre entre l'homme et la bête. Car des deux, quel est celui qui envahit le territoire de l'autre ?(...)

   (...) Symbole d'une nature insoumise, le requin représente la limite de notre domination des mers, cette frontière que certains tiennent absolument à repousser jusque dans les abysses. Alors que les océans sont aujourd'hui appréciés comme l'un des derniers espaces de liberté, revendiqué par les adeptes de sports nautiques et sous-marins, l'homme cherche à y introduire contrôle et maîtrise. Quel sens aurait donc une liberté qui s'exercerait dans un monde policé et aseptisé ?

   Focaliser ainsi sur la domination de la nature revient à méconnaître l'origine du danger, car celui-ci vient beaucoup plus de l'intérieur de ces terres que nous pensons contrôler. Alors que les requins tuent moins d'une dizaine de personnes par an dans le monde, l'effondrement de tunnels de sable creusés aux Etats-Unis causent à eux seuls autant de décès. En France, près de 500 personnes meurent chaque été d'une noyade accidentelle, dont plus de 50 en piscine. Sans parler des risques, incomparablement supérieurs, d'accident sur la route des plages ! En quoi l'éradication totale des requins aurait-elle un effet positif sur ces statistiques ?

   Si les requins ont échappé, depuis leur apparition voici près de 400 millions d'années, à toutes les crises d'extinction, survivant par exemple aux dinosaures, l'homme met aujourd'hui un acharnement rare à les faire disparaître. Pêchés spécifiquement, le plus souvent pour leurs ailerons, ou pris dans la grande nasse de la surpêche mondiale, ils sont plus de 50 millions à disparaître chaque année. La plupart des stocks de squales connus ont diminué de 80 à 99% depuis les débuts de la pêche industrielle, au milieu du XXème siècle. Sans état d'âme, voire avec la satisfaction de se débarrasser de concurrents ou de gêneurs, l'homme réduit les océans à de vastes piscines. (...)

Lire sur:


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Benoît Barvin

jeudi 6 mai 2010

JIM McDERMOTT et les grands requins de la finan... Heu, du cinéma.

All artwork is © 2007 Jim McDermott

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La momie
   "Si votre argent est employé pour le bien commun? Ma main sur le coeur, il l'est. Croyez-moi!"


 La momie

   "C'est une potion un peu amère, c'est vrai. J'y ai mis beaucoup de libéralisme mondialisé, brut de décoffrage; du cynisme autosatisfait; du mépris non dissimulé; du mensonge éhonté et une pointe de misérabilisme, alliée à un zeste de vulgarité. Vous en voulez?"


Peter Cushing (en Sherlock Holmes)
    
   - Si... Pfff... la crise est en bout de course?... Pfff.... Ben, écoutez, si l'on en croit le penseur Toltèque du 4ème siècle avant notre ère... Pfff... Quetzalkatlo , et qui était le frère de la soeur de l'empereur Tchithan - dont, entre parenthèses, nous n'avons aucune représentation figurative -, je dirais donc, en le paraphrasant - ce qui n'est pas très facile, la traduction de cette langue étant encore balbutiante - "quand la crise commencer, finir ça dans très longtemps, têtes de noeuds"... 
   Pfff... Je ne suis pas encore très sûr de l'authenticité de la dernière formulation... Donc... Pfff... Voici ce que je pouvais dire sur cette crise qui..."

   - Merci, professeur. Le temps qui nous était imparti est hélas dépassé. Merci  infiniment pour cette réponse claire, précise et, surtout, concise. Et maintenant, les résultats sportifs..."


Young Frankenstein
  
   "Et voici, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, le cerveau sous cloche de la Démocratie! Il s'agit de la vraie, pas d'une reproduction... Admirez les circonvolutions de ce cortex antique, la complexité inutile de la masse neuronale et la couleur désagréablement rosacée de cet amas dont, heureusement, nous sommes enfin débarrassés!"



Pour plus de "beaux dessins", non détournés cette fois par mes commentaires, reportez-vous à l'adresse ci-dessus. Vous ne serez pas déçus.

Benoît Barvin