Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mercredi 31 décembre 2014

"Avec ma Belle-Mère, pas besoin d'utiliser ma lampe de moche...". Jacques Damboise in "Pensées incongrues".

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Pensées pour nous-mêmes:

(CROIS-TU QU'ON PUISSE
S'INSTALLER DANS LA SAGESSE?)

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lost



musique: Oasis

https://www.youtube.com

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Hymn for Jack and Kate -- LOST/Jate

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“Lost”: 10 ans après, 
que sont devenus les acteurs ?

(Mosaïque des acteurs de la série "Lost" / Crédit : ABC)

Reconversion réussie ou enchaînement de gros flops ? Les acteurs de la série télévisée de J.J. Abrams, qui a débuté il y a dix ans outre-Atlantique, n’ont pas tous survécu à la disparition du programme phare. Kate, Sawyer et Hurley ont peut-être “disparu” avec Lost en 2010, mais leurs acteurs ont continué leur bout de chemin sur petit et grand écran. Avec plus ou moins de succès.

Jorge Garcia


   Physique disgracieux, malchance, humour de geek : le personnage de Jorge Garcia, Hurley, était au départ considéré comme la “mascotte” de Lost. Il a peu à peu pris de l’importance jusqu’à devenir un des acteurs déterminants du destin de l’île. En pleine période de grâce à la fin de la série (2010), Garcia a enchaîné les apparitions dans des programmes à succès (How I Met Your Mother, Fringe) avant de se voir proposer un premier rôle dans la nouvelle série de J.J. Abrams, Alcatraz.

   Toujours utilisé à des fins comiques (le fameux “comic relief” qui soulage la tension dramatique avec des petites phrases humoristiques), il y gagnait néanmoins en sérieux en incarnant un doctorant spécialiste de la célèbre prison de la baie de San Francisco. Il a malheureusement été coupé dans son élan quand la série a été annulée après 13 épisodes, alors qu’elle s’embourbait dans une histoire trop compliquée qui n’apportait aucune solution aux mystères qu’elle soulevait. Garcia est depuis retourné à des petits rôles de guest-star dans des séries au succès populaire comme Hawaii 5-0.

Evangeline Lilly


   Passer d’égérie de l’Oréal à elfe rousse aux grandes oreilles, c’est possible. C’est le chemin qu’a emprunté Evangeline Lilly, profitant au départ de son statut de personnage principal de Lost, au cœur d’un des triangles amoureux les plus longs – et agaçants – de l’histoire des séries. Mais au-delà du contrat avec la grande marque de cosmétiques française, les rôles, à la télévision comme au cinéma, se sont faits rares. Il a fallu attendre 2013 pour que Lilly apparaisse sur grand écran dans le deuxième volet de la saga The Hobbit, rare personnage féminin de la trilogie, cantonnée au tirage de flèches et à une relation amoureuse de second plan. Elle (a repris) ses oreilles en plastique et sa perruque rousse dans le troisième film (...).

Daniel Dae Kim


   L’acteur sud-coréen de 46 ans est un de ceux qui s’en sont le mieux sortis. Second rôle régulier dans Lost, où il était obligé de n’utiliser que sa langue maternelle, il a décroché, directement après l’arrêt de la série, une place au sein du casting de Hawaii Five-0, reboot de la série originale Hawaï police d’Etat des années 1980. Depuis, le programme fait un carton auprès du public américain (et français sur M6), et a été renouvelé pour une cinquième saison. T-shirts à manches longues moulants ou chemises ajustées sont au rendez-vous.

Terry O’Quinn


   Hawaii Five-0 n’hésite décidément pas à donner leur chance aux anciens disparus. Terry O’Quinn, après avoir passé 6 ans à incarner le mystérieux John Locke, a hérité d’un rôle récurent dans la saison 2 de la série de CBS (2011-2013). Militaire sévère rasé de près, il est à l’opposé du mystérieux milliardaire qu’il a joué au même moment dans l’horrible 666 Park Avenue, annulée en 2012 après une saison de 13 épisodes fantastiques au scénario tiré par les cheveux. “Dommage pour la série“, avait tweeté l’acteur “mais ça arrive, les merdes“. Un échec qui n’a pas découragé la chaîne américaine FOX de miser à nouveau sur lui en 2014, dans Gang Related, série sur une brigade anti-gang de Los Angeles dans laquelle il est un chef bourru qui n’hésite pas à contourner la loi pour faire justice lui-même. Nouveau bide, la série diffusée en plein été, aux audiences catastrophiques, est également annulée.

Josh Holloway


   Il ne suffit pas d’avoir séduit toutes les spectatrices de Lost avec ses yeux plissés et ses chemises entrouvertes pour s’assurer un bon comeback. Après un retour sur grand écran avorté (Paranoia, Mission impossible: Protocole Fantôme), et un petit détour par la télévision en cavalier noir dans un des célèbres épisodes paintball de Community, Josh Holloway a finalement décroché le premier rôle d’une série télé… avant qu’elle ne soit annulée après 13 épisodes. Dans Intelligence, restée à l’antenne seulement 4 mois sur CBS, l’acteur de 45 ans incarnait un analyste du service du renseignement américain, doté d’un “micro ordinateur” directement implanté dans le cerveau, qui lui permettait d’avoir accès à Internet à tout moment (et même pas besoin de 3G).

Matthew Fox


   Le pauvre Matthew Fox est probablement un de ceux qui a le plus échoué dans sa reconversion post-Lost. Alors qu’il était considéré comme le héros de la série, il n’a décroché que des seconds rôles au cinéma, enchaînant les interprétations de grands méchants musclé et tatoué (Alex Cross, 2012) ou d’agent secret corrompu (Angle d’attaque, 2008).

Michael Emerson


   Le grand méchant de Lost est celui qui a entamé la reconversion la plus appréciée des critiques et du public. Quand il ne se lance pas dans une reprise hilarante (et étonnamment convaincante) de la chanson de l’été Happy dans un talk show, Michael Emerson est à la tête de la série à succès Person of Interest (diffusée en France sur TF1), produite par J.J. Abrams. Il y garde le côté mystérieux qu’on lui connaissait sur l’île des disparus mais se présente cette fois en milliardaire en costume trois pièces qui a créé une machine capable de découvrir les personnes victimes (ou responsables) de crimes qui se passeront dans le futur. Epaisses lunettes carrées vissées sur le nez (contrairement aux petites rondes de Lost), il sauve ce programme, qui aurait dû mal à tenir sur les seules épaules du fade Jim Caviezel.

Elizabeth Mitchell


   Bien que son personnage n’ait été introduit qu’à partir de la saison 3, Elizabeth Mitchell a marqué Lost, ajoutant une tension dramatique au triangle amoureux Kate-Jack-Sawyer ainsi qu’aux mystères de l’île. Son personnage, Juliet, faisait partie du groupe des “autres”, ces curieux habitants qui étaient présents sur l’île avant le crash du vol Oceanic 815. L’actrice américaine a ensuite bien négocié sa reconversion, enchaînant deux années dans la série V (remake de la mini-série du même nom des années 1980) en flic peu commode confrontée à l’arrivée d’aliens ayant pour projet de conquérir la planète. Après deux ans à porter des vestes en cuir et une arme autour de la taille, elle s’est tournée vers un second rôle dans la production de J.J. Abrams (encore lui), Revolution, plus proche de celui qu’elle avait dans Lost.

   A peine la chaîne NBC a-t-elle annoncé l’annulation de cette dernière en mai dernier qu’Elizabeth Mitchell a déjà retrouvé du travail, dans une autre grosse production, Once Upon a Time, qu’elle rejoindra pour la quatrième saison. “Pour la première fois, nous allons montrer le côté sombre d’Elizabeth Mitchell“, a prévenu son créateur Adam Horowitz, qui avait également travaillé en tant que scénariste sur Lost.

Ian Somerhalder


   L’acteur de 35 ans a beau n’avoir survécu qu’une saison sur l’île, (et revenir pendant quelques épisodes tout au long de la série) il a su profiter de sa notoriété pour décrocher un premier rôle dans le programme qui fait fantasmer toutes les ados (et même quelques adultes), The Vampire Diaries. Depuis cinq ans, celui qui incarnait l’effacé Boone dans Lost joue les méchants-mais-peut-être-pas-complètement dans la série qui fait couler le sang à flots et multiplie les personnages (et leurs clones) plus improbables les uns que les autres. Malgré des audiences en baisse, la série reviendra pour une sixième saison.

Yunjin Kim


   La carrière de l’actrice d’origine sud-coréenne n’a pas suivi le parcours de son personnage dans la série. Alors que Sun-Hwa Kwon a pris de plus en plus de place à mesure que les saisons se sont écoulées dans Lost, Yunjin Kim a connu une période désertique après la fin de la série. Il lui a fallu attendre 4 ans pour revenir dans une série télé, et pas des meilleures. Dans Mistresses, elle fait partie d’un groupe d’amies dont la vie tourne autour de l’adultère et du sexe. Malgré les faibles audiences, le programme dispose déjà de deux saisons à son actif.


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Blanche Baptiste

vendredi 15 août 2014

"Cet anchois était amoureux du pan bagnat". Jacques Damboise in "Pensées contraintes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(REFUSE D’ÊTRE L'ANTRE
DE LA COLÈRE)

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"Ma Chérie... Souris... Souris...
- Je le ferai quand tu m'auras donné
l'argent du mois..."


ModerneWelt_1918-20


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(C) Franquin


Quand le droit se met enfin au service
des entreprises en difficulté

Avocat, conseiller économique et social européen

Avocate associée au sein 
du Cabinet Carbonnier, Lamaze, Rasle et Associés

   (...) En présentant en Conseil des ministres le 30 juillet dernier un projet de loi ratifiant l'ordonnance portant réforme de la prévention des difficultés des entreprises et des procédures collectives, la garde des Sceaux, ministre de la Justice, a affiché à la fois un objectif de modernisation du cadre législatif existant et de préservation de l'emploi et de l'activité.

   Elle s'inscrit à ce titre dans le prolongement de la loi de sauvegarde des entreprises du 26 juillet 2005, tout en apportant un certain nombre d'innovations. Si le texte est complexe, son impact sera d'une ampleur inédite pour la vie des entreprises en difficulté. Ses 117 articles modifient des dispositions du code de commerce, mais également du code civil, du code général des impôts, du code rural et de la pêche maritime et du code du travail.

   En l'occurrence, il ne faut pas craindre le millefeuille législatif, puisque le texte apporte une vraie bouffée d'oxygène pour les créateurs d'entreprises dans un contexte économique difficile, qui a vu en 2013 61.000 entreprises concernées par la défaillance, soit plus de 160 par jour! Qu'il s'agisse des procédures de prévention ou des procédures collectives, il était devenu urgent de consolider et moderniser notre droit en la matière. Quoi que l'on pense par ailleurs de la politique économique du gouvernement, cette initiative mérite un coup de chapeau, avec une mention particulière pour la Chancellerie.

   La clé de voute de cette réforme réside dans l'anticipation des difficultés des entreprises. Pour ces dernières, il est capital d'intervenir le plus en amont possible, avant la cessation de paiement, et de trouver un terrain d'entente entre l'entrepreneur et ses créanciers. D'où l'importance de renforcer l'attractivité de mesures telles que le mandat ad hoc ou la conciliation, qui interviennent avant les procédures collectives.

   Un signe fort est donné en faveur d'un traitement à l'amiable, alors que le gouvernement apporte par ailleurs une forme de flexibilité salvatrice dans bien des cas. Pour ne citer qu'un exemple, le dirigeant mis en demeure ou poursuivi par un créancier au cours de la conciliation pourra se voir accorder par le tribunal des délais de paiement ou un échelonnement de ses créances, qui pourront bénéficier aussi à ses garants. Cela paraît évident, mais une telle protection du débiteur pendant l'exécution de l'accord n'existait pas.

   Afin de renforcer l'efficacité des procédures à l'amiable, le régime du privilège de conciliation (new money) est également renforcé: il bénéficie désormais non seulement aux créanciers ayant apporté des fonds dans le cadre de l'accord de conciliation mais également à ceux ayant apporté de la trésorerie, un bien ou un service pendant la procédure. Cette modalité rend d'emblée plus attractive la conciliation dès son ouverture.

   L'autre volet majeur de ce nouveau cadre juridique concerne les procédures collectives, dans lesquelles sont introduites un certain nombre d'innovations, qui vont à la fois mieux répartir les pouvoirs entre les différents acteurs d'une procédure, mais aussi garantir de mieux répondre à l'urgence.

   Un nouvel outil est créé avec la sauvegarde accélérée, qui constitue une nouvelle passerelle avec les procédures préventives et permet de négocier des solutions avec les principaux créanciers de l'entreprise. En complément de la Sauvegarde Financière Accélérée, cette procédure ne peut être ouverte que sous certaines conditions, dont, par exemple, la mise en œuvre préalable d'une conciliation et l'élaboration d'un projet de plan susceptible de recueillir l'accord d'une majorité de créanciers. Il s'agit bien là d'une procédure mixte, "trait d'union entre l'amiable et le judiciaire" et reflet de la volonté du législateur d'apporter un surcroît de flexibilité et d'adaptation au plus grand nombre de situations.

   Cette notion de flexibilité marque le fil rouge de cette réforme; pour les professionnels du droit des entreprises, il ne peut qu'être synonyme de jours meilleurs. De l'assouplissement des règles relatives à la déclaration de créance aux nouvelles mesures pour accompagner la liquidation judiciaire -notamment des délais de traitement réduits-, tout est fait pour sécuriser la vie de l'entreprise.

   C'est également l'objectif poursuivi avec le rééquilibrage des pouvoirs au profit des créanciers, en leur donnant un rôle accru lors de la procédure collective. Ainsi, les créanciers pourront désormais proposer des plans de sauvegarde alternatifs, une initiative qui n'appartient plus exclusivement au dirigeant d'une entreprise en sauvegarde ou en redressement judiciaire. Il incombera au Tribunal de statuer sur chacun des plans proposés et de retenir celui qui lui paraîtra le plus adapté ou le plus crédible. Reste la cession forcée des titres des actionnaires récalcitrants, dont il était question dans le projet d'ordonnance, qui n'a finalement pas été retenue dans ce cadre. A suivre, donc !

   Avec le renforcement et l'extension des mesures relatives à la détection et la prévention des difficultés des entreprises, le rééquilibrage du rôle des acteurs en présence et notamment celui des créanciers, la simplification du traitement des situations irrémédiablement compromises, l'amélioration de l'impartialité des tribunaux et de l'indépendance des mandataires de justice et enfin le renforcement de la sécurité juridique, la France rattrape son retard en matière de droit des entreprises, par rapport à ses voisins européens. (...)


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Luc Desle

mardi 11 septembre 2012

"Il sentait le vieil étron ce Politicien blanchi sous le harnais". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE EST UNE ILLUSION
QUI TE FERA GRANDIR)

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(La réinterprétation artistique du tatoueur
allait-elle avoir l'aval du client? Le suspense
était à son comble...)


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"C'est qui, lui?
- Dupond, de la Compta...
- Pourquoi il court?
- Peut-être pour pas être rattrapé
par la concurrence?"


« Le benchmark, c’est instaurer la loi de la jungle 
entre employés pour mieux régner »
ALEXANDRA BOGAERT

   (...) Un pas de plus vient d’être franchi dans le respect des salariés. Mardi, le tribunal de grande instance de Lyon a interdit à la Caisse d’Epargne Rhône - Alpes Sud de fonder son organisation du travail sur le « benchmark ».

   Ce système consiste, comme le rappelle le juge dans l’extrait du jugement, « en une évaluation permanente »des salariés de la Caisse d’Epargne, mis en constante concurrence les uns avec les autres. Un deuxième niveau de compétition était établi entre les agences de la région. C’est sur la base des résultats de ce benchmark que la part variable de la rémunération de chaque salarié était calculée.

   Depuis que le système a été mis en place en 2007 « à l’initiative d’Olivier Klein (aujourd’hui membre du directoire de Banque Populaire - Caisse D’Epargne) », précise le syndicat SUD-BPCE dans un communiqué, plusieurs rapports de médecins et d’inspecteurs du travail, mais aussi d’assistantes sociales, d’un cabinet d’expertise, des instances représentatives du personnel et du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ont alerté sur l’émergence de risques psychosociaux liée à cette organisation du travail.

   « Avec un tel système, le seul objectif qui existe est de faire mieux que les autres et tout est remis en question chaque jour, ce qui crée un stress permanent » et compromet « gravement » la santé des salariés, peut-on lire dans le jugement.

   Le TGI interdit donc aux Caisses d’Epargne de la région Rhône-Alpes Sud de recourir à ce système, (sans toutefois fixer d’astreinte), et condamne la société à payer au syndicat Sud la somme de 10 000 euros de dommages et intérêts. La Caisse d’Epargne Rhône-Alpes a fait appel de cette décision. (...)

Lire sur:

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(La crise inquiétait même les oeuvres d'art
ayant pourtant pignon sur rue)


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"Vous êtes sûrs, les gars, que c'est comme ça 
qu'on va me couper au montage?"

Le Guerrier silencieux, Valhalla Rising


Pourquoi les acteurs 
peuvent être coupés au montage
Annabelle Laurent 

   (...) «Eeeeeet…. Coupez!». Certains réalisateurs abusent plus que d’autres de la formule. Pour diverses raisons, mais avec toujours une même conséquence pour l’acteur: oui, oui, il était bien sur le tournage, s’est bien gentiment plié aux caprices du réalisateur quitte à répéter quinze fois sa réplique s’il le fallait, mais non, tiens, on ne le voit pas sur l’affiche, ni dans la bande-annonce, ni dans le film du tout, en fait. Comment est-il censé expliquer ça à sa mère qui frétillait à l’idée de montrer les coupures de presse à ses copines, hein? Alors par quel revirement diabolique un acteur se voit-il disparaître d’un film? Les réalisateurs ont bien le droit de changer d’avis, et le font depuis toujours, mais s’en donnent récemment à cœur joie. (...)

   (...) Et dans ce cas, il ne faut pas s’étonner. Rachel Weisz, Jessica Chastain, Amanda Peet, Michael Sheen et Barry Pepper ont tous fait les frais de la personnalité lunatique du réalisateur le plus mystérieux du cinéma américain (Terence Malick). Aucun des cinq n’est présent dans son dernier film présenté dimanche à Venise,To The Wonder. Mais si les acteurs se sont laissés surprendre, c’est qu’ils ne savaient pas à qui ils avaient affaire. Car c’est une habitude pour Malick, qui n’a pas hésité au cours de sa carrière à sacrifier des personnages entiers dans sa salle de montage. On se souvient combien Sean Penn avait été déçu par le résultat final de son propre rôle dans le palmé Tree of life («Je cherche encore à comprendre ce que je suis venu faire là-dedans et ce que j'ai bien pu apporter dans ce contexte!»). Mais il pouvait déjà s’estimer heureux, car Malick est allé beaucoup plus loin dans l’écrémage de stars. Dans La Ligne rouge, John Travolta, George Clooney et Woody Harrelson, assidus pendant un tournage éprouvant, s’étaient découverts à l’écran dans une ou deux scènes tout au plus, tandis que Bill Pullman et Martin Sheen avaient eux été complètement «oubliés»,rappelle Première… Malick n’est pas du genre à ménager l’ego de ses acteurs. Il est bien trop occupé à créer ses chefs-d’œuvre.

Lire sur:

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 Benoît Barvin