Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 28 avril 2014

"Ce rat avala une couleuvre par inadvertance". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE SOIS PAS TON PROPRE COUPE-JARRET)

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(L'avaleuse de couteaux,
ses amants s'en méfiaient)


Burlesque ~ Heather Holliday

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"Le clonage? Nous y pensons... On appellera ça,
le bogdanovage"


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Mange-t-on déjà des animaux clonés ?

KARINE LE LOËT

   (...) « Il y a de fortes chances que les Européens consomment déjà de la viande issue d’animaux clonés sans le savoir. » C’est l’inquiétude de la députée européenne Corinne Lepage exprimée dans les colonnes du Huffington Post ce mardi. Car légiférer sur le clonage sera l’une des missions des prochains élus au scrutin européen de mai. Mais cette inquiétude est-elle légitime ? (...)

   (...) En France, en poussant la porte d’un abattoir, aucune chance de se retrouver nez à nez avec une vache ou un mouton cloné. Si l’Union européenne interdit indirectement le clonage à des fins alimentaires en bannissant l’usage de techniques entraînant « des souffrances non nécessaires » (directive 98/58/EC, article 3), l’Hexagone réserve ses paillasses aux recherches scientifiques ou au clonage de chevaux de course.

   Mais ailleurs, les choses sont différentes. Aux Etats-Unis, au Canada, en Argentine, au Brésil et en Australie, des animaux sont bel et bien clonés pour alimenter des assiettes. Or, ces pays exportent vers l’Europe quelques animaux vivants. Très peu néanmoins : les importations de bêtes encore galopantes représentent moins de 0,01% du bétail européen, souligne les statistiques d’Eurostat reprises par un texte de travail de la Commission européenne. Peu de chance qu’il y ait des animaux clonés dans le tas : « Ils coûtent trop cher, on ne va pas les bouffer », souligne Corinne Lepage qui chiffre à 80 000 euros le prix d’un spécimen.

   Et si, malgré tout ça, certaines de ces copies animales voulaient filer vers l’Europe, il y a peu de mouron à se faire : la mise sur le marché de nourriture (viande, lait…) issue d’animaux clonés doit théoriquement passer par les fourches caudines de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Or, jusqu’à présent : « Aucun opérateur commercial européen ou étranger n’a demandé une autorisation pour mettre sur le marché de la nourriture produite à partir de la technique du clonage », précise un communiqué de Bruxelles publié en décembre. Une information confirmée à nouveau cette semaine par un mail lapidaire du service de presse de l’Efsa. (...)

   (...) Là, tout change. Car si les produits issus d’animaux clonés sont strictement encadrés et franchement peu rentables, ce n’est pas le cas de la nourriture produite sur le dos ou dans les pis de leur descendance. Une descendance rendue justement plus grasse ou meilleure productrice de lait grâce à un parent de choix. « Rien n’interdit les éleveurs de faire entrer en Europe des semences d’animaux clonés », souligne encore Corinne Lepage. D’ailleurs, la chose s’est déjà vue. En Grande-Bretagne, deux embryons prélevés dans l’utérus d’une vache américaine clonée avaient donné naissance à deux taureaux, dont l’un d’eux avait fini dans les assiettes de quelques Britanniques. L’affaire, révélée en 2010, avait fait grand bruit. Sans être illégale.

A l’époque, un responsable de Bruxelles avait d’ailleurs précisé au quotidien britannique The Daily Telegraph que, puisqu’aucune restriction ne touchait l’importation de semences, des milliers de cochons et de vaches issus d’un parent cloné étaient probablement d’ores et déjà élevés en Europe. Impossible néanmoins d’avoir des chiffres : « Les Etats membres ne surveillent pas si les animaux importés ou le matériel reproducteur provient d’animaux clonés ; dans la plupart des cas, il est impossible de savoir s’il y a eu des importations d’animaux clonés ou de matériel reproducteur issus de clones », souligne le rapport du Parlement. Là encore, le texte relativise : le matériel reproductif importé ne représente en moyenne que 2,5% du stock européen, « mais peut monter à 20% dans certains Etats membres », souligne le texte sans préciser lesquels.

   Rien n’interdit non plus l’importation directe de viande ou de lait issus des enfants de ces clones, nés à l’étranger. Or, dans la plupart des pays exportateurs vers l’Europe et qui pratiquent le clonage pour l’alimentation, les clones sont là encore peu ou pas répertoriés comme tel. « Les clones sont enregistrés par des compagnies privées aux Etats-Unis, au Canada et au Brésil. En Argentine et en Australie, ils ne le sont pas du tout », souligne le rapport du Parlement. Là encore, les chiffres sont assez faibles pour les bovins – les principaux animaux concernés par le clonage – avec 7,3 tonnes d’équivalent carcasse (tec) importés en 2013 depuis des pays tiers contre 378,8 depuis des pays européens. L’agneau en revanche est largement importé notamment depuis la Nouvelle-Zélande (164,4 tec en 2013) mais cet animal est encore peu cloné. Reste le cas du cheval, largement touché par la technique, et dont la viande est massivement importée en France depuis des pays tiers : Canada, Mexique, Argentine ou encore Uruguay. Y aurait-il parmi ceux dont on a prélevé la chair des descendants d’animaux clonés ? Impossible de le savoir tant la traçabilité fait défaut.

   Et demain ?« Je ne dis pas que la chose existe dans de grandes proportions mais ce sera peut-être le cas demain. Et que, si l’on veut stopper le clonage, c’est le moment d’agir », confie Peter Stevenson, conseiller stratégique de l’ONG britannique Compassion in World’s Farming (Compassion pour l’élevage du monde, CIWF) et lobby auprès du Parlement de Bruxelles. Or pour le moment, la proposition de la Commission que devra examiner la prochaine législature ne couvre pas le nœud du problème : la nourriture issue de la descendance des clones. Même si les choses devaient rester en l’état, « au minimum, il faut une information du consommateur. Mais le souci, c’est que tout le monde sait que si c’est écrit sur l’étiquette, personne n’achètera le produit », souligne Corinne Lepage. (...)

   (...) Les études réalisées montrent peu ou pas de risques pour les produits issus de descendants d’animaux clonés. C’est le cas notamment des conclusions d’un travail publié par l’Efsa en 2008. Selon ce texte, « il est très peu probable que des différences existent entre les produits alimentaires issus de clones ou de leur progéniture, et ceux dérivés d’animaux conçus de façon traditionnelle. » « Comme d’habitude, l’Efsa dit “il n’y a rien à craindre. Mais elle n’en sait rien du tout”, s’étrange Corinne Lepage. Ce qu’on sait en revanche, c’est que les animaux clonés vivent moins longtemps que les autres et ont plus de problèmes de santé. » 

   Fausses couches à répétition pour les mères, animaux morts en bas âge ou affectés de problèmes immunitaires ou cardiaques… Autant de problèmes reconnus par l’Efsa et qui motivent l’interdiction de la pratique dans l’UE… sans qu’elle ne s’applique à leur progéniture. « Autoriser la consommation de produits issus de la descendance d’animaux qui ont été clonés aux Etats-Unis ou au Brésil et qui ont enduré beaucoup de souffrance, c’est scandaleux. Au bout du compte, nous utilisons notre marché pour faire progresser, en amont, le nombre de clones », s’agace Peter Stevenson.


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"Qui, de vous deux, a la plus jolie trombine?
Ben, je sais pas, moi...
Vous êtes frères jumeaux, 
alors difficile à déterminer..."


(via hummungus)

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Luc Desle

vendredi 4 janvier 2013

"Il était gras comme un moine sortant de Carême". Benoît Barvin in "Comparaisons sans raison".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA TERRE EST A TOUT LE MONDE
MAIS AVANT TOUT A ELLE-MÊME)

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(Fermier se reposant éhontément sur ses lauriers)


Farmer reading his farm paper.
 George W. Ackerman (1884-1962)

°°°
Alimentation : 
qui empoche quoi 
quand on passe à la caisse

   (...) Votre steak est emballé, pesé et bien rangé sur l’étal. D’un geste nonchalant, vous le placez dans votre chariot et continuez votre balade entre les rayons. Vous en oublieriez presque que votre pièce de viande n’est pas venue là à pattes. Si elle est ici, c’est grâce au travail d’(au moins) un agriculteur, un industriel, un intermédiaire, un cariste et bien d’autres encore. Autant de gens dont vous ne verrez jamais la trombine mais que vous allez, indirectement, payer en passant à la caisse. Qui touchera le plus ? Qu’est-ce qui coûte le plus cher dans le prix final d’un produit alimentaire ?

   L’Observatoire français des prix et des marges vient d’établir un indice – appelé « l’euro alimentaire du consommateur » permettant de répondre à vos questions sur votre steak et autres achats.(411 pages quand même!) Il décrypte, sur 100 euros de dépenses alimentaires dans les grandes et moyennes surfaces, quelle part revient à chaque stade de la filière.

   Conclusion ? Les importations pèsent plus du quart de nos dépenses alimentaires (26,8%). Le poids du commerce (20,8%) et des services (17,5%) est lui aussi énorme : à eux deux, ils représentent près de 40% du prix final. Viennent ensuite les industries agroalimentaires (11,3%), les taxes (10%) et enfin l’agriculteur en lui-même qui ne pèse que 7,6% du total. (...)

Lire l'article sur:

°°°
(Travailleur de la terre
évidemment tire-au-flanc)

°°°

(Malheureux expatrié chassé par les natifs du coin
au motif d'une pauvreté indécente... Ou l'inverse,
on ne sait plus)

Tapie, Depardieu, 
deux (médiocres?) symboles 
du mal français
Corinne Lepage
Députée européenne

   (...) FISCALITÉ - Quel rapport entre Bernard Tapie, qui rachète avec l'argent obtenu du contribuable après une médiation indigne et qui a donné lieu à l'ouverture d'une information pénale, et Gérard Depardieu, qui s'installe à quelques kilomètres de la frontière française pour échapper au fisc, alors que ces deux personnalités sont diamétralement opposées? (...)

   Ce sont les deux faces du mal français qui oppose une gabegie budgétaire au bénéfice de quelques uns et une fiscalité dissuasive en France par rapport à celle de ses voisins.

   Les cadeaux dont ont bénéficié certains "amis" du pouvoir au cours du quinquennat passé, ainsi que les facilités opaques devenues inacceptables dont jouissent les parlementaires (entre réserve parlementaire et frais de représentation non justifiables), sans parler des financements illégaux qui n'ont pas disparu, traduisent un manque de respect pour les deniers publics que les contribuables-citoyens ne supportent plus. D'où la bienveillance d'une majorité de Français à l'égard de Gérard Depardieu, sorte d'Astérix résistant à la pression fiscale, bienveillance dont n'avait pas fait l'objet de grands chefs d'entreprise ayant fait le même choix.

   La vérité est que voici bien longtemps - c'est la raison pour laquelle la mise en exergue de certains exils fiscaux actuels ne sont pas empreintes d'objectivité - que nombre d'acteurs de sportifs et de chefs d'entreprises françaises ont fait le choix de quitter la France pour des raisons fiscales.

   Malgré une politique particulièrement volontariste de Nicolas Sarkozy pour favoriser les plus fortunés au motif précisément qu'il s'agissait de faire revenir en France ceux qui l'avaient quittée et de dissuader d'autres de faire le même choix, l'échec a été total puisque personne n'est revenu, pas même Johnny Hallyday, et d'autres sont partis. (...)

   La vérité est que ce problème touche au cœur de deux sujets majeurs que sont d'une part la gestion calamiteuse des deniers publics en France, gestion qui s'accompagne d'un certain nombre de malversations, d'autre part l'absurdité qui a consisté à créer un espace monétaire européen fondé sur la libre circulation des capitaux et des personnes sans créer dans le même temps a minima un rapprochement des règles fiscales.

   Dans ces conditions, comment ne pas admettre que chacun cherche à optimiser sa propre situation personnelle, que ce soit celle de l'entreprise ou de l'individu, puisque c'est dans cette optique que le système est monté.

   Nous avons bien admis qu'une société nationale, à savoir Renault, transporte son siège social aux Pays-Bas lors du gouvernement Jospin en 1999 au motif que la législation néerlandaise était plus attrayante que la législation française sans nous rendre compte du caractère à la fois choquant et absurde d'une telle affirmation. Ce qui se passe actuellement montre que le système n'est plus viable.

   On ne peut admettre en effet que l'immense majorité des Français, à l'exception des plus aisés qui peuvent organiser leur optimisation fiscale, y compris en changeant de résidence, supportent une dette croissante, donc une fiscalité croissante, sans même qu'un effort massif ne soit engagé pour réduire la dépense publique en commençant par les avantages inconsidérés dont dispose la classe politique.(...) 
Lire la suite sur:

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Luc Desle

samedi 20 octobre 2012

"Il faisait des châteaux de cartes en sable, cet étrange magicien". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'EAU EST TA MÈRE,
LE CIEL TON PÈRE)

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(Suffragettes anglo-saxonnes érigeant une statue
destinée à stigmatiser la prétention masculine)

Womens Royal Navy Service “Wrens” moving a torpedo.

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"Elle sont où ces agences européennes mafieuses?"

mafia2 Those Top Ten New York Mafia Nicknames: 
1000 Alleged Mobsters ...


Quatre agences européennes 
épinglées pour conflits d’intérêts
Benjamin Sourice

   (...) Jeudi 11 octobre, un rapport d’audit de la Cour des comptes européenne montre de graves conflits d’intérêts au sein d’instances communautaires cruciales dans la protection de la santé et de la sécurité alimentaire (oh la surprise!). La Cour épingle sévèrement quatre agences européennes de régulation pour leur mauvaise gestion des conflits d’intérêts.

   Sans surprise, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est en tête du tableau, en particulier pour les liens étroits que certains de ses experts entretiennent avec l’International Life Science Institute (ILSI), le lobby des géants de l’agroalimentaire (Monsanto, Unilever, Syngenta, Bayer, Nestlé...).

   L’ILSI est au cœur de plusieurs scandales de conflits d’intérêts, dont le dernier en date remonte à mai 2012 quand Diana Banati, présidente de l’EFSA, fut contrainte de démissionner en raison de ses liens dévoilés avec le lobby. Elle a depuis officiellement rejoint l’ILSI en tant que directrice exécutive pour l’Europe.

   Cette fois la cour des comptes pointe le cas de six autres experts siégeant aux instances de l’EFSA et ayant des liens avec l’ILSI, la cour s’étonnant sobrement de cette « différence de traitement ».

   L’EFSA, qui cherche à redorer son image, avait pourtant commandé un audit indépendant livré mi-septembre 2012 par la société de notation Ernst & Young qui saluait « les principes d’indépendance, d’ouverture et de transparence », de l’agence européenne. (...)

   (...) Mais l’EFSA n’a rien à envier à ses consœurs de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) et l’Agence européenne du médicament en charge de l’autorisation des médicaments (EMA).

   Dans sa conclusion le rapport établi qu’« aucune agence ne gère les situations de conflit d’intérêts de manière appropriée » et qu’« un certain nombre de lacunes, de gravité variable, ont été relevées dans les politiques et les procédures spécifiques des agences, ainsi que dans leur mise en œuvre ».

Lire sur:


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"Oh Non! Le tueur au violon qui fait des fausses notes...
Quelle horreur... Mary, vite, filons d'ici!"

Dirk de Herder 

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"Vous avez compris, hein? 
Votre repas ne doit pas durer
plus  de 2h22 pour les dix grains de riz 
qu'on vous offre généreusement...


Chaque jour, 
on consacre 2h22 aux repas

   (...) On passe 2h22 par jour à s’alimenter… C’est ce qu’explique l’Insee dansune étude consacrée au “temps de l’alimentation en France”.

   C’est une moyenne, car le temps dédié aux repas augmente avec l’âge… Les plus de 60 ans y consacrent 2h34 en moyenne, contre 2h13 pour les moins de 40 ans. Ceci confirme les chiffres d’une étude Ipsos sur les habitudes alimentaires des 15-25 ans, publiée hier, expliquant que les jeunes de cette tranche d’âge consacrent très peu de temps aux repas: 9 minutes pour le petit déjeuner, 24 minutes pour le déjeuner, et 27 minutes pour le dîner.

   Ce temps reste concentré au moment des trois repas traditionnels, malgré les facilités croissantes pour trouver à manger à toute heure. A 13 heures, la moitié des Français est en train de déjeuner! Le pic de synchronisation du petit déjeuner est vers 8 heures. Et l’heure du dîner a un peu évolué: il y a 25 ans, on dînait avant 20h, maintenant le pic est à 20h15 et les repas tardifs sont plus fréquents.

   Même si ce rituel des trois repas reste le modèle dominant, il est malgré tout moins respecté par les jeunes. Ainsi, seuls 64% des moins de 25 ans ont une prise alimentaire entre 5 heures et 11 heures, contre 90% des personnes de 50 ans et plus. L’étude Ipsos sur les 15-25 ans précise que 54% des jeunes déclarent ne pas manger au moins un repas sur deux à heure fixe.

   En outre, 15% des personnes interrogées déclarent grignoter très souvent entre les repas, hors goûter et apéritif. Pour les moins de 25 ans, ce chiffre est de 29%…

   Autre chiffre intéressant, 19% du temps consacré à l’alimentation est passé devant la télé. C’est 3 points de plus qu’en 1986… Une personne sur quatre regarde la télé en mangeant le soir. Selon Ipsos, c’est même 61% des jeunes qui mangent au moins une fois sur deux leur repas devant un écran, ordinateur ou télé. (...)

Lire sur:


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Benoît Barvin

vendredi 16 mars 2012

"Donne cours de croquettes à chats débutants". Benoît Barvin in "Annonces déclassées".


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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SOURIRE DU MENDIANT 
VAUT TOUTES LES RICHESSES)

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"T'en penses quoi, toi, de la taxe carbone?
- Tais-toi et rame!"

Taxe carbone: les compagnies aériennes 
américaines veulent l'annulation

   (...) Une association rassemblant la plupart des compagnies aériennes américaines, Airlines for America (A4A), a demandé vendredi à l'administration américaine de lancer une procédure à l'OACI pour obtenir l'annulation de la taxe européenne sur la pollution aérienne.
   "A4A demande au gouvernement américain de lancer une procédure judiciaire 'Article 84' auprès de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) pour annuler la (taxe européenne) et faire revenir les Européens à la table des négociations" (afin de la supprimer...), a fait valoir (valoir!) le directeur général de cette association Nicholas Calio, cité dans un communiqué.
   L'A4A a souligné que les compagnies aériennes étaient responsables de moins de 2% des émissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis, et de 2% tout juste sur une base mondiale.
   Cette association rassemble des compagnies qui assurent plus de 90% du trafic passager et cargo aux Etats-Unis.
   La législation européenne, entrée en vigueur sur le papier le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique. (...)



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"Vous me le prenez à combien, mon poisson?
- Hé ben, heu... 3 fois son prix de revient et...
- 6 fois? Tope-là!"
Ordrafalbetix (c) Goscinny/Uderzo

Un supermarché intègre, ça existe?
joannapoe 
via Flickr CC License by

   (...) Au nord-ouest de l’Angleterre, une chaîne de supermarchés familiale va à contre-courant des grands distributeurs du pays. Dans le premier numéro de L’Alimentation générale, un article du critique gastronomique anglais Jay Rayner raconte l’expérience de l’entreprise familiale Booths, qui possède 29 succursales dans le nord-ouest de l’Angleterre. Ce qui n’est pas grand-chose à côté des 2500 boutiques Tesco…
   Un supermarché Booths ressemble clairement à un supermarché: on y trouve des produits de première nécessité, des offres promotionnelles, des marques familières… Alors comment les gérants de Booths ont-ils «lancé un défi moral aux colosses de la grande distribution»? Au dessus du rayon des légumes, un écriteau indique: «Nous favorisons les produits locaux provenant des champs et des serres de Cumbrie, du Cheshire, du Lancastre et du Yorkshire». Voilà. 
   En Angleterre, plus de 80% du marché de l’alimentation au détail est contrôlé par quelques grosses entreprises (tiens, comme en France...). Les producteurs n’ont souvent pas d’autre choix que celui d’approvisionner les grandes centrales, qui achètent à des prix couvrant à peine les coûts de production, ou favorisent les importations de produits qui poussent très bien localement
   Selon Jay Rayner, Booths incarne «la face respectable de la grande distribution britannique»: la chaîne s’engage auprès des producteurs et leur propose des accords raisonnables, privilégie les produits locaux, et a même investi dans la production d’ingrédients britanniques traditionnels en passe d’être oubliés. Le tout sans compromettre sa prospérité, puisque Booths continue à ouvrir des succursales. (Ah ces Anglais, quels utopistes!) (...)

Lire sur:



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"Le sinistre de l'intérieur?
Il nettoie les cuves..."

Un avion passe. 
Attention aux déjections!
Forrest Wickman
Traduit par Micha Cziffra

   (...) Fin février, un couple d’Américains de Long Island s’est plaint d’avoir reçu des déchets provenant des toilettes d’un avion qui les a survolés. Le monsieur a d’abord cru que ce liquide noir tirant sur le vert était de l’huile, mais un agent de police présent au moment de l’incident était d’un autre avis: «Je crois qu’il y a eu un souci (…) des excréments venant des toilettes [de l’avion] s’étaient répandus». Les avions déversent-ils leurs déjections en vol?
   Pas délibérément. Les avions de ligne peuvent être équipés de deux types de WC: un «système de gestion de déchets en circuit fermé», qui fonctionne à peu près comme les toilettes classiques de votre domicile, auquel cas les eaux usées chassées sont acheminées vers une cuve ou un réservoir se trouvant à bord de l’appareil; ou un système plus moderne d’aspiration des déchets; là, les eaux usées sont aspirées vers la cuve.
   Dans les airs, c’est la différence entre la pression de l’air extérieur et de l’air interne à la cabine qui entraîne une grosse aspiration à chaque fois qu’un passager tire la chasse d’eau. (Le vrombissement que l’on entend peut laisser penser que nos excréments sont expulsés dans l’atmosphère, mais il n’en est rien.) Dans des circonstances normales, le personnel au sol vidange les eaux usées à l’atterrissage de l’avion. Quand bien même le pilote ou le personnel de bord voudrait vidanger la cuve des eaux usées pendant le vol, ce ne serait pas possible car la vanne est située à l’extérieur de l’appareil. Seul le personnel au sol peut l’ouvrir. (...)

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(La concurrence européenne 
usait de moyens déloyaux)
Clara Morgane

Match Airbus Boeing : 
subventions illégales en Europe 
comme aux USA, selon l'OMC
Alexandre Phalippou

   (...) Quand personne ne respecte les règles du jeu, le vainqueur est celui qui triche le moins. Telle est la conclusion que l'on peut tirer du rapport de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) rendu ce lundi 12 mars au sujet des subventions accordées, d'une part par l'Union Européenne à Airbus et, d'autre part à Boeing par les États-Unis. Bilan? Un partout, la balle au centre. Ou presque. L'OMC a confirmé que l'avionneur américain Boeing avait reçu "des milliards" de dollars de subventions illégales de la part des Etats-Unis, a affirmé l'Union européenne lundi dans un communiqué.
   Dans ce dossier, les juges de l'OMC avaient estimé le 31 mars 2011 en première instance que certaines de ces aides américaines constituaient des subventions contraires aux règles du commerce mondial. Les juges les avaient alors chiffrées à "au moins 5,3 milliards de dollars" pour la période 1989-2006 (pour accéder au détail des conclusions de l'OMC, cliquez ici).
   Le résultat de l'enquête de l'OMC concernant cette fois les subventions de l'Europe à Airbus seront rendues publiques un peu plus tard dans la journée. Mais, selon le représentant américain au Commerce extérieur Ron Kirk, le montant des subventions illégales devrait du côté européen devrait atteindre 18 milliards de dollars.
   Les aides européennes seraient donc 3 à 6 fois fois plus importantes que les aides américaines. (...)

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Benoît Barvin