Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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samedi 3 janvier 2015

"L'écrivaine Françoise Sangan raffinait ses écrits avec plusieurs dés de schnaps". Jacques Damboise in "Pensées coïncidentes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS RIEN DE 
LA DESTINÉE)

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(Ces bonnets d'âne permettaient aux mauvais élèves
de dormir en toute tranquillité)



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(L'arrestation du chinois mangeur de tigres
fut fêté comme il se doit)




AWESOME.

Condamné pour organiser des banquets 
à la viande de tigre

   Un homme d'affaires chinois a été condamné à treize ans de prison, a rapporté mardi la presse officielle. Il est accusé d'avoir acheté trois tigres et consommé leur viande lors de fêtes privées. Ce promoteur immobilier, identifié sous le nom de M. Xu, avait développé un goût particulier pour les grillades d'os de tigre ou les dégustations alcoolisées de sang de tigre, selon l'agence Chine nouvelle.

   Il aimait aussi désosser les pattes de tigre et prisait le pénis du félin, un organe très recherché. Monsieur Xu a été reconnu coupable d'avoir organisé l'an dernier trois voyages à Leizhou, dans la province méridionale du Guangdong, pour une quinzaine de convives ayant acheté "pour un montant très élevé" un tigre, mis à mort et dépecé devant ses acquéreurs. (...)

   Les policiers ont saisi huit morceaux de tigre dans le réfrigérateur du promoteur, a précisé mardi le site gouvernemental d'informations gxnews.com.cn. Les banquets spectacles de M. Xu, évoquant les jeux du cirque, avaient été révélés grâce à une opération policière dans la commune de Zhanjiang, qui avait permis de saisir le cadavre d'un tigre récemment tué et divers produits dérivés du félin. Les fauves étaient tués devant des personnalités locales, fières d'afficher ainsi leur fortune.

   En plus de M. Xu, qui devra également verser une amende de 1,55 million de yuans (205 000 euros), ses quatorze compagnons de festivités ont été condamnés à des peines de cinq à six ans et demi de prison. Une vidéo apparemment tournée de façon clandestine et publiée sur Internet avait permis de dévoiler le déroulement de leurs soirées. On y voyait un tigre prisonnier d'une cage exiguë subir une électrocution avant d'être découpé en morceaux.

   Malgré des interdictions officielles, il existe une demande persistante en Chine pour des produits dérivés du tigre (os, griffes, moustaches, pénis), parés de vertus très controversées dans la médecine traditionnelle chinoise. Ceci alimente le braconnage de ce félin qui a toujours été associé à un statut social élevé dans l'histoire et la mythologie chinoises.


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Benoît Barvin

dimanche 27 juillet 2014

"Ayant l'estomac dans les talons, je portais des chaussons pour ne pas glisser dessus". Jacques Damboise in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(VOIS-TU L’INTÉRIEUR
DU CŒUR DE TON ENNEMI?)

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"Yoyo, Man!
- Heu... Yo... yo..."



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"Comment ça, pas frais?"


mccay

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(La Femme-Girafe est très coquette)


"Oui, et alors? Ca vous dérange?"


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(L'homme-Béton aimait bien
sauter du haut des immeubles
sur les bolides de ses ennemis)



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Nadine Estrella (avec Jacques Damboise)

lundi 28 avril 2014

"Ce rat avala une couleuvre par inadvertance". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE SOIS PAS TON PROPRE COUPE-JARRET)

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(L'avaleuse de couteaux,
ses amants s'en méfiaient)


Burlesque ~ Heather Holliday

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"Le clonage? Nous y pensons... On appellera ça,
le bogdanovage"


bogdanov-sciences-theses-cnrs_pics_390

Mange-t-on déjà des animaux clonés ?

KARINE LE LOËT

   (...) « Il y a de fortes chances que les Européens consomment déjà de la viande issue d’animaux clonés sans le savoir. » C’est l’inquiétude de la députée européenne Corinne Lepage exprimée dans les colonnes du Huffington Post ce mardi. Car légiférer sur le clonage sera l’une des missions des prochains élus au scrutin européen de mai. Mais cette inquiétude est-elle légitime ? (...)

   (...) En France, en poussant la porte d’un abattoir, aucune chance de se retrouver nez à nez avec une vache ou un mouton cloné. Si l’Union européenne interdit indirectement le clonage à des fins alimentaires en bannissant l’usage de techniques entraînant « des souffrances non nécessaires » (directive 98/58/EC, article 3), l’Hexagone réserve ses paillasses aux recherches scientifiques ou au clonage de chevaux de course.

   Mais ailleurs, les choses sont différentes. Aux Etats-Unis, au Canada, en Argentine, au Brésil et en Australie, des animaux sont bel et bien clonés pour alimenter des assiettes. Or, ces pays exportent vers l’Europe quelques animaux vivants. Très peu néanmoins : les importations de bêtes encore galopantes représentent moins de 0,01% du bétail européen, souligne les statistiques d’Eurostat reprises par un texte de travail de la Commission européenne. Peu de chance qu’il y ait des animaux clonés dans le tas : « Ils coûtent trop cher, on ne va pas les bouffer », souligne Corinne Lepage qui chiffre à 80 000 euros le prix d’un spécimen.

   Et si, malgré tout ça, certaines de ces copies animales voulaient filer vers l’Europe, il y a peu de mouron à se faire : la mise sur le marché de nourriture (viande, lait…) issue d’animaux clonés doit théoriquement passer par les fourches caudines de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Or, jusqu’à présent : « Aucun opérateur commercial européen ou étranger n’a demandé une autorisation pour mettre sur le marché de la nourriture produite à partir de la technique du clonage », précise un communiqué de Bruxelles publié en décembre. Une information confirmée à nouveau cette semaine par un mail lapidaire du service de presse de l’Efsa. (...)

   (...) Là, tout change. Car si les produits issus d’animaux clonés sont strictement encadrés et franchement peu rentables, ce n’est pas le cas de la nourriture produite sur le dos ou dans les pis de leur descendance. Une descendance rendue justement plus grasse ou meilleure productrice de lait grâce à un parent de choix. « Rien n’interdit les éleveurs de faire entrer en Europe des semences d’animaux clonés », souligne encore Corinne Lepage. D’ailleurs, la chose s’est déjà vue. En Grande-Bretagne, deux embryons prélevés dans l’utérus d’une vache américaine clonée avaient donné naissance à deux taureaux, dont l’un d’eux avait fini dans les assiettes de quelques Britanniques. L’affaire, révélée en 2010, avait fait grand bruit. Sans être illégale.

A l’époque, un responsable de Bruxelles avait d’ailleurs précisé au quotidien britannique The Daily Telegraph que, puisqu’aucune restriction ne touchait l’importation de semences, des milliers de cochons et de vaches issus d’un parent cloné étaient probablement d’ores et déjà élevés en Europe. Impossible néanmoins d’avoir des chiffres : « Les Etats membres ne surveillent pas si les animaux importés ou le matériel reproducteur provient d’animaux clonés ; dans la plupart des cas, il est impossible de savoir s’il y a eu des importations d’animaux clonés ou de matériel reproducteur issus de clones », souligne le rapport du Parlement. Là encore, le texte relativise : le matériel reproductif importé ne représente en moyenne que 2,5% du stock européen, « mais peut monter à 20% dans certains Etats membres », souligne le texte sans préciser lesquels.

   Rien n’interdit non plus l’importation directe de viande ou de lait issus des enfants de ces clones, nés à l’étranger. Or, dans la plupart des pays exportateurs vers l’Europe et qui pratiquent le clonage pour l’alimentation, les clones sont là encore peu ou pas répertoriés comme tel. « Les clones sont enregistrés par des compagnies privées aux Etats-Unis, au Canada et au Brésil. En Argentine et en Australie, ils ne le sont pas du tout », souligne le rapport du Parlement. Là encore, les chiffres sont assez faibles pour les bovins – les principaux animaux concernés par le clonage – avec 7,3 tonnes d’équivalent carcasse (tec) importés en 2013 depuis des pays tiers contre 378,8 depuis des pays européens. L’agneau en revanche est largement importé notamment depuis la Nouvelle-Zélande (164,4 tec en 2013) mais cet animal est encore peu cloné. Reste le cas du cheval, largement touché par la technique, et dont la viande est massivement importée en France depuis des pays tiers : Canada, Mexique, Argentine ou encore Uruguay. Y aurait-il parmi ceux dont on a prélevé la chair des descendants d’animaux clonés ? Impossible de le savoir tant la traçabilité fait défaut.

   Et demain ?« Je ne dis pas que la chose existe dans de grandes proportions mais ce sera peut-être le cas demain. Et que, si l’on veut stopper le clonage, c’est le moment d’agir », confie Peter Stevenson, conseiller stratégique de l’ONG britannique Compassion in World’s Farming (Compassion pour l’élevage du monde, CIWF) et lobby auprès du Parlement de Bruxelles. Or pour le moment, la proposition de la Commission que devra examiner la prochaine législature ne couvre pas le nœud du problème : la nourriture issue de la descendance des clones. Même si les choses devaient rester en l’état, « au minimum, il faut une information du consommateur. Mais le souci, c’est que tout le monde sait que si c’est écrit sur l’étiquette, personne n’achètera le produit », souligne Corinne Lepage. (...)

   (...) Les études réalisées montrent peu ou pas de risques pour les produits issus de descendants d’animaux clonés. C’est le cas notamment des conclusions d’un travail publié par l’Efsa en 2008. Selon ce texte, « il est très peu probable que des différences existent entre les produits alimentaires issus de clones ou de leur progéniture, et ceux dérivés d’animaux conçus de façon traditionnelle. » « Comme d’habitude, l’Efsa dit “il n’y a rien à craindre. Mais elle n’en sait rien du tout”, s’étrange Corinne Lepage. Ce qu’on sait en revanche, c’est que les animaux clonés vivent moins longtemps que les autres et ont plus de problèmes de santé. » 

   Fausses couches à répétition pour les mères, animaux morts en bas âge ou affectés de problèmes immunitaires ou cardiaques… Autant de problèmes reconnus par l’Efsa et qui motivent l’interdiction de la pratique dans l’UE… sans qu’elle ne s’applique à leur progéniture. « Autoriser la consommation de produits issus de la descendance d’animaux qui ont été clonés aux Etats-Unis ou au Brésil et qui ont enduré beaucoup de souffrance, c’est scandaleux. Au bout du compte, nous utilisons notre marché pour faire progresser, en amont, le nombre de clones », s’agace Peter Stevenson.


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"Qui, de vous deux, a la plus jolie trombine?
Ben, je sais pas, moi...
Vous êtes frères jumeaux, 
alors difficile à déterminer..."


(via hummungus)

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Luc Desle

lundi 10 février 2014

"Il était aussi délicat qu'on peut l'être quand on est un tueur en série sans éducation". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE JUSTE N'EST PAS 
FORCEMENT LE BEAU)

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(Dans cette usine de jambons on mettait des
lunettes aux cochons pour qu'ils ne se doutent de rien)


weirdvintage


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L'empreinte environnementale 
de la viande s'alourdit

Magali Reinert 

   (...) Dans l'Atlas de la viande, la Fondation Heinrich Böll et les Amis de la terre brossent un paysage inquiétant de l'extension de l'élevage industriel. Son empreinte environnementale est plus que préoccupante alors que les pays émergents rejoignent aujourd'hui les niveaux de production occidentaux.

   Publié conjointement par la Fondation Heinrich Böll et les Amis de la terre en janvier 2014, l’Atlas de la viande dresse un constat accablant des conséquences de l’industrialisation de la production mondiale de viande sur l’environnement. Exemples choisis. (...)

   (...) Une dizaine de multinationales de la viande domine aujourd’hui le marché international. En tête, JBS, une entreprise brésilienne, qui abat chaque jour 12 millions de volailles, 85 000 bovins et presque autant de porcs, qu’elle distribue ensuite dans 150 pays. Cette concentration s’applique aussi à la sélection génétique. Quatre compagnies se partagent 97 % de la recherche sur le poulet et 75 % de la recherche sur les bovins et le porc. Conséquence : la diversité génétique se réduit drastiquement, reléguant aux oubliettes la majorité des 8 000 espèces domestiquées actuellement recensées. 

   Par exemple, la race de vache Holstein couvre 83 % du marché mondial du lait. Quant aux porcs, trois races se partagent les trois quarts du marché. Comme pour les cultures, cette réduction de la biodiversité inquiète les experts, alors qu’elle réduit d’autant les capacités d’adaptation de l’élevage au changement climatique.(...) 

   (...) Concernant le climat justement, l’élevage est très émetteur de gaz à effet de serre. Au-delà des rejets connus de méthane liés à la digestion des ruminants, l’Atlas de la viande comptabilise aussi les émissions de dioxyde de carbone et de protoxyde d’azote. Ce dernier, lié aux excédents d’azote, est un GES particulièrement nuisible, 300 fois plus que le CO2. L’ensemble des activités liées à l’élevage, y compris les cultures destinées à l’alimentation des animaux, contribuerait ainsi à 32 % des émissions de GES. (...)

   (...) 40 % des céréales mondiales sont aujourd’hui dédiées à l’élevage, soit 800 millions de tonnes, auxquelles il faut ajouter 250 millions de tonnes de soja. Ces cultures représentent un tiers des surfaces cultivées. Selon l’Atlas de la viande, cette proportion s’élèverait même aux trois quarts de la surface agricole en tenant compte de l’ensemble des coproduits des cultures destinés à l’élevage comme la paille, les tourteaux de soja… (voir La trop forte "empreinte terres" des Européens). 

   Dans les nouveaux pays grands producteurs de viande et de soja, l’élevage est aussi une des premières causes de la déforestation. En Amazonie, 62% des terres sont déforestées directement par les éleveurs. Cet impact devrait s’aggraver, alors que les élevages les plus industrialisés (porcs et volailles) enregistrent les plus fortes croissances. La production de poulet devrait croître de 25 % entre 2010 et 2020. Cette évolution conduit à une marginalisation des pâturages dans l’alimentation animale au profit des cultures. (...)

   (...) L’élevage est également très gourmand en eau : il mobilise 20 % des ressources mondiales disponibles. Et pour cause : produire un kilo de bœuf nécessite environ 15 500 litres d’eau, soit cent fois plus que pour un kilo de carotte. Si l’Atlas invite à modérer sa consommation de viande, il rappelle aussi que tous les modes d’élevages ne se valent pas. Et qu’un animal élevé à l’herbe consommera moins d’eau que celui engraissé à l’intérieur d’un bâtiment. Si la croissance de la production se maintient, prévient le rapport, la consommation d’eau pourrait encore doubler d’ici 2050. Quant à la pollution de l’eau, les dégâts du lisier en Bretagne donnent une image inquiétante de ce qui attend la Chine. Ce géant, qui produit plus de porcs que l’Europe, les États-Unis et le Brésil réunis, aura industrialisé la moitié de sa production porcine d’ici quelques années. (...) 

   (...) Autre source d’inquiétude, la contribution de l’élevage au développement de l’antibiorésistance. L’élevage consomme en effet plus d’antibiotiques que l’humanité. Cette situation est une conséquence directe des conditions intensives d’élevage, plus exposées aux épidémies. Les antibiotiques sont aussi largement utilisés pour accélérer la croissance des animaux. A titre d’exemple, un porc qui reçoit des antibiotiques a besoin de 10 à 15% d’aliments en moins pour atteindre le même poids qu’un animal non dopé. Si l’Union européenne a interdit l’usage des antibiotiques comme facteur de croissance, leur consommation n’y a toujours pas baissé. 

   Ailleurs, elle continue d’augmenter. A elle seule, la Chine administre à ces élevages 100 000 tonnes d’antibiotiques chaque année. Cette surconsommation de médicaments contribue également à la pollution de l’environnement par des molécules chimiques (voir L’eau potable est-elle polluée par les médicaments ?).

© 2014 Novethic - Tous droits réservés


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(Cette maîtresse, inconsciente, buvait
devant son chien qui avait fait voeu d'abstinence alcoolique)



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Luc Desle

vendredi 22 février 2013

"Ce pointillé avait du mal à s'affirmer". Jacques Damboise in "Pensées contrites".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE EST UN ENFANT
QUI N'A PAS DE MAÎTRE)

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"Personne ne mange... ra...
mon... cheva... ronronron...
- Ca y est, les gars...
Il dort. On peut y aller..."



De la viande de cheval 
pour les pauvres d’Europe
NRC HANDELSBLAD 
AMSTERDAM

   (...) C’est en Irlande et au Royaume-Uni que le problème a commencé : on a trouvé de la viande de cheval dans des burgers au boeuf, qui plus est dans des pays qui adorent les chevaux. Mais maintenant, le scandale alimentaire prend une dimension européenne. Si l’on trouve de la viande de cheval dans des produits des rayons irlandais et britanniques, celle-ci pourrait bien provenir d’abattoirs situés dans d’autres parties de l’Europe.

   Comme à l’époque de la bactérie EHEC en 2011, tout le monde s’est aussitôt montré du doigt. L’industrie européenne de la viande représente un marché qui se chiffre à des milliards : aucun pays ne tient à se voir reprocher d’avoir trempé dans la magouille. L’Irlande montre les Polonais du doigt, les Polonais nient. La Suède accuse la France.

   La France soupçonne Chypre, la Roumanie, de même que les Pays-Bas, de traiter des lots de viande mal étiquetés. Cette viande serait ensuite arrivée dans les usines irlandaises et britanniques de transformation de la viande. Qui livrent leur viande, entre autres, à Findus, société qui vend des plats cuisinés surgelés au Royaume-Uni, en Irlande, en Suède, en Norvège, en Finlande et en France.(...)

   (...) “Le problème s’étend à toute l’Europe” a averti dès vendredi dernier Alan Reilly, de la Food Services Authority, l’instance irlandaise chargée de veiller à la sécurité alimentaire. Hier, Owen Paterson, ministre britannique de l’Agriculture, a parlé d’un “complot criminel international”. (...)

   (...) “Mais le vrai problème est le suivant : comment se fait-il qu’il y ait eu de la viande de cheval dans des burgers de bœuf ?” demande Elizabeth Dowler, professeur de diététique à l’Université de Warwick. Elle répond elle-même à la question : “parce qu’il faut qu’ils restent le moins cher possible”. Les burgers en question coûtent chez Tesco et Iceland 13 pence (15 centimes d’euros) l’unité, les lasagnes surgelées de Findus sont vendues généralement 1,60 livre sterling (1,35 euro) les 350 grammes.

   Les prix de l’alimentation ont augmenté de 26 % au Royaume-Uni ces cinq dernières années. En Irlande, la hausse est certes moins prononcée, mais la crise a fait baisser le pouvoir d’achat dans le pays.(...)

   (...) Le prix du steak a aussi augmenté. Ce matin, au marché de la viande de Smithfield à Londres, un kilo valait au maximum 770 pence (7,70 livres sterling, soit 9 euros). En février 2007, il était à 560 pence. “Pour faire baisser le prix de la viande, on la complète, et pas toujours par de bonnes protéines”, dit le professeur Elizabeth Dowler. Et le prix de la viande de cheval est inférieur d’un cinquième à celui de la viande de bœuf. Elle doute sérieusement que l’on utilise une “viande de qualité”.

   “Les gens qui sont touchés sont ceux qui ont peu d’argent et beaucoup d’enfants. Ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un burger de meilleure qualité ou d’aller chez un boucher et de faire eux-mêmes leur viande hachée, et qui réagissent aux offres du type 3 pour le prix de 2”, dit-elle. “C’est un problème de pauvreté”.

   Elle pense que le consommateur a conscience de ce qu’il achète. “Il ressort de mon enquête sur les familles à faibles revenus que les gens savent que ce qui est bon marché ne vaut rien, et c’était déjà le cas avant la crise. Mais ils n’ont souvent pas le choix”. Elle doute en revanche que les consommateurs sachent vraiment comment on fabrique des produits alimentaires. “L’histoire de l’enfant qui pense que le lait sort d’un carton de lait est trop facile. Mais a-t-on vraiment idée du fonctionnement de l’industrie laitière ?”(...)

Lire l'article sur:

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(Avec son épouse, les discussions concernant
l'art dégénéraient toujours)


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« La grande malice des uns 

est le plus souvent faite de la stupidité des autres. »
Henri Maret 

http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=stupidite

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"Le management, ça me connaît"


nairaland.com

La stupidité 
comme mode de management
(de toute société?)
Sophie Péters 

   (...) Voilà une étude qui devrait pousser les managers à s'interroger. Un rapport rédigé par les professeurs Andre Spicer (de la Cass Business School, qui fait partie de l'université City University de Londres) et Mats Alvesson (de l'université de Lund, en Suède), suggère que la culture au sein des entreprises de services financiers décourage les employés d'utiliser l'ensemble de leurs capacités intellectuelles..... Cela signifie que des questions importantes ne sont pas posées et que les oublis qui en résultent peuvent aboutir à des scandales comme la manipulation du LIBOR.

   Dans « A stupdity-Based Theory of Organizations », ces deux professeurs vont jusqu'à indiquer que la série de scandales qui a frappé le monde de la finance en 2012 peut être attribuée à une culture largement répandue de la « stupidité fonctionnelle ». Des entreprises au sein desquelles la connaissance prime, comme les banques, ont développé une culture prônant l'attitude « N'y réfléchissez pas, faites-le. ». Réfléchir trop longuement à des difficultés et poser des questions gênantes sont des attitudes systématiquement découragées. (...)

Lire l'article sur:

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Benoît Barvin

lundi 18 février 2013

"Ce bourreau avait un coeur d'or mais des mains d'acier". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA MAIN TENDUE
NE SE RATTRAPE PLUS)

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"Allez, hop! J'augmente les bénefs 
de ce pauvre monsieur Buffett...
et je me bouffe du mauvais gras
 et du mauvais sucre..."



Warren Buffett s'empare de Heinz 
pour 28 milliards de dollars

   (...) Warren Buffett met la main sur le groupe Heinz via son fonds d'investissement, Berkshire Hathaway. Le milliardaire américain et le fonds allié 3G Capital, vont débourser pas moins de 28 milliards de dollars pour s'emparer du groupe agro-alimentaire, dettes comprises. Il s'agit de l'une des plus importantes acquisitions de l'histoire dans le secteur agro-alimentaire. La prime sur le cours de l'action est de 20%. Le groupe connu pour son ketchup mais qui produit également des conserves de légumes, emploie près de 41.000 personnes dans le monde. Il a enregistré un chiffre d'affaires de 11,6 milliards de dollars en 2012 pour un bénéfice net de 923 millions de dollars.(...)

   Pour Warren Buffet, le groupe Heinz "dispose d'un potentiel de croissance fort et soutenable (croissance, le mot magique) , basé sur des standards élevés de qualité (bon...), une innovation continue (ce qui signifie?), un excellent management (sous-entendu, on vire comme on veut et quand on veut les employés?)  et de grands produits de goût. Leur succès global est le témoignage de la puissance de l'investissement dans une forte marque".

    Hathaway est l'un des plus importants fonds d'investissements du monde. Il est même classé 8e entreprise mondiale par le classement 2012 du Forbes Global 2000. D'après ce palmarès, le fonds réalise un chiffre d'affaire annuel de 143 milliards de dollars. Il est valorisé près de 245 milliards de dollars à la bourse de New York. (...)

   Le fonds possède des actifs dans des secteurs aussi diversifiés que l'assurance (American Express, Goldman Sachs, Moody's...), le textile, l'énergie et les services collectifs, les matériaux et la construction, les médias ou le luxe. Le secteur agroalimentaire n'est pas en reste. Berkshire Hathaway est ainsi actionnaire de Kraft Foods, leader mondial du secteur, et détient également 8,3% du capital de Coca-Cola.  (que des produits de goût, donc...) (...)



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"De la viande de cheval et bientôt de chat, hein?
Moi, j'attends que les Autorités sanitaires interviennent..."


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"Ah, comme ça, tu as voulu m'arnaquer
en me faisant manger des minerais de viande?
Tu vas voir ce que je vais faire de ta viande,
moi, espèce de t... de b..."


(Ces chats de banlieue n'étaient vraiment pas sortables)

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Minerai de viande : 
« Ce sont des bouts de machin. 
En fait, c’est catégoriquement de la merde »
Nolwenn Le Blevennec

   (...) (A)près avoir découpé les morceaux « nobles » (entrecôte, faux-filet...) du bœuf, l’abattoir récupère les chutes non commercialisables, un bloc de 5 ou 10 kg vendu aux industriels pour la fabrication des plats préparés : boulettes de viande, raviolis, lasagnes, hachis parmentier. Cela représente 10% à 15% de la masse de l’animal. L’affaire des lasagnes Findus devient plus compréhensible.

   Il est impossible de confondre un steak de viande bovine et un steak de cheval, c’est facile de faire la différence même pour moi et les types de Comigel – fournisseur de Findus et de Picard – ne s’y seraient pas laissés prendre. Même en petits morceaux, les deux matières ne se ressemblent pas : la viande bovine est plus rouge, plus grasse, elle n’a pas la même tenue.

   Mais, à l’inverse, on peut prendre du minerai de porc ou de cheval (haché) pour un minerai de bœuf, très facilement. Constantin Sollogoub, ancien inspecteur des abattoirs à la retraite, m’explique :

   « Quand le minerai est haché, il devient un magma prêt à entrer dans les plats préparés. On ne peut plus savoir ce que c’est qu’avec des tests poussés. La mixture peut également contenir de l’âne et du mulet, personne ne s’en rendra compte. Celui qui a haché le minerai et qui a réalisé le mélange entre le bœuf et le cheval est celui qui a arnaqué. Les autres se sont fait avoir. »

   Il note qu’il est aussi possible de retrouver des parcelles de viande de porc dans des produits halal : c’est déjà arrivé et c’est bien plus grave.(...)

   ...) Constantin Sollogoub est un ancien vétérinaire libéral, sympa, enrôlé par l’Etat pour faire des inspections dans sa région (Nevers). Il nous dit qu’il connaît bien la Roumanie, pour y être allé dans le cadre de son association Coopération et échanges vétérinaires. Selon lui, « au passage », on y trouve surtout des vaches à lait et la viande qui en est issue est de mauvaise qualité.

   Constantin Sollogoub se doutait qu’un scandale allait éclater un jour. A propos du minerai, il dit en se marrant :

   « Ce sont des bouts de machin, de gras notamment. En fait, c’est catégoriquement de la merde. Il y a 40 ans, cette matière allait à l’équarrissage pour être brûlée. Les industriels n’osaient même pas en faire de la bouffe pour chat. Là-dessus, nos grandes maisons auréolées de luxe et de qualité, comme Picard, ont décidé que c’était du gâchis... Avec les progrès de la chimie additionnelle, c’est devenu possible d’en faire quelque chose. C’est presque bon à manger, ça a bonne allure. Ces morceaux sont donc ramassés, mis en bloc et congelés et ils se baladent à droite et à gauche. » (...)

Lire l'article sur:

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Luc Desle

vendredi 19 octobre 2012

"Ce dentier en or massif fit couler son propriétaire". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE EST UNE IDÉE. TU ES UNE IDÉE.
MAIS TU N'ES PAS LE SAGE)

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"Si j'osais, je me mettrais à l'aise, moi"


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"Hummm... Mon gros bébé...
- Ch'suis pas gros!"

Fatty Arbuckle

callmefatty.com

Près de 7 millions de Français sont obèses


   (...) Les Français grossissent ! Selon une enquête nationale (*), l'obésité touche, en 2012, 15% de la population adulte, correspondant à un peu plus de 6,9 millions d'obèses, soit environ 3,3 millions de plus qu'en 1997. En quinze ans, les Français ont pris en moyenne 3,6 kg tandis que leur tour de taille gagnait 5,3 cm (passant de 85,2 cm à 90,5 cm). 


   Une progression importante mais qui semble marquer le pas selon cette étude trisannuelle ObEpi-Roche.
   La fréquence de l'obésité augmente avec l'âge.Mais c'est dans la tranche des 18-24 ans que son augmentation a été la plus franche entre 2009 et 2012 (+35% alors que la variation va de -1,5% à +4,5% à d'autres âges).

   Face à ce constat, le ministre chargé de l'agroalimentaire, Guillaume Garot, a décidé de s'attaquer au problème. Et en premier lieu à l'alimentation industrielle, levier le plus facile à actionner sans doute. Selon une enquête effectuée par Europe 1, le ministre veut signer un «pacte» avec les 12 000 entreprises du secteur pour améliorer la qualité nutritionnelle de leurs produits. (Ahah ah...) (...)


Lire sur:


***

"Vous voyez bien que je passe sous le portique...
- Mon Dieu, quelle cruche!"

***

"Moi, je sens la rose à peine éclose...
Mais ceci ne vous autorise pas
à me manger, quand même"



Vers la fin de la 
castration des cochons

   (...) Les éleveurs de porc français vont devoir prochainement ranger au placard leurs bistouris et laisser aux cochons tous leurs attributs. En effet, la fin de la castration de ces animaux en Europe est envisagée à l'horion 2018. Une disposition qui va nécessiter une adaptation de l'éleveur et de la filière. Un enjeu à la fois éthique et économique. 

   La castration chirurgicale du cochon est une technique qui date de l'après-guerre, lors du lancement des élevages intensifs. Une époque où «la notion de bien-être animal ne venait à l'esprit de personne», souligne Michel Bonneau, ingénieur à l'Institut du porc (Ifip).

   Le porc castré est plus gras, moins agressif et surtout ce geste médical évite les odeurs nauséabondes que dégagent ces animaux lorsqu'ils ne sont pas castrés. Ces effluves peuvent se retrouver sur 5 à 20% des carcasses de porcs. (...)

   (...) L'Union européenne, sur l'incitation des associations de défense des animaux, a ouvert la voie à la fin de la castration. En effet, les représentants européens de la filière ont signé une déclaration pour tenter de parvenir à l'arrêt de cette pratique en 2018 à condition que des solutions efficaces soient trouvées pour limiter les mauvaises odeurs.

   En attendant 2018, le label VPF (97% de la production porcine française) a déjà pris depuis 2012 une mesure intégrée dans son cahier des charges: l'obligation de donner au porcelet castré un anti-douleur après la castration.

   Le Royaume-Uni ne pratique plus la castration des porcs et en Espagne les cochons entiers représentent 65% de la production. D'autres pays comme les Pays-Bas envisage de mettre un terme à cette pratique avant 2018. (Bien-être de l'animal avant de le tuer... voilà une idée qu'elle est bonne...) (...)



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Luc Desle