Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 28 mai 2013

"Le virage de la Modernité, brutalement, s'achevait contre un mur". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA PENSÉE EST DE L'ACTION EN BOITE)

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/21)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste

   La vie, dans le couvent, n'est pas des plus agréable, ainsi que s'en rend compte la jeune Elaine Cantagril. Il semblerait que les Soeurs cachent un honteux secret...

ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE

Tintoret. Suzanne et les vieillards.

   Cette nuit d’avril était étonnamment douce. 

   Cependant Elaine se tournait et se retournait sur sa couche sans parvenir à trouver le sommeil. Des bribes de son cauchemar lui revenaient dès qu’elle fermait les yeux. Lorsqu’elle les gardait ouverts, le visage de Soeur Jeanne lui apparaissait, les yeux injectés de sang et hurlant que des Forces Obscures la traquaient... 

   « Absurde, songea la jeune femme en se levant et en allant vers la fenêtre grillagée. Absurde. Il règne pourtant dans ces lieux de grande paix une atmosphère délétère qui m’inquiète. Pourquoi Soeur de la Miséricorde s’acharne-t-elle ainsi sur Soeur Jeanne ? Pourquoi cette dernière a-t-elle laissé entendre que la Supérieure était possédée ? » 

   Elaine haussa les épaules. Tout cela ne la regardait pas. Elle eut bien l’idée qu’il y avait peut-être une corrélation entre les différents événements qu’elle avait vécus, mais cette idée disparut bien vite. 

   Au-dessus d’elle, entre les barreaux, se détachait le ciel, piqueté d’étoiles. Elle fut prise de l’irrépressible besoin de sortir, de retrouver les senteurs de la nuit, ainsi qu’elle l’avait fait plusieurs fois, en compagnie d’Adrien. 

   Elaine s’empara d’un châle et se faufila silencieusement dans le couloir. Elle marchait les pieds nus et la froideur des dalles lui serra rapidement le cœur. Quand elle passa devant la cellule de Soeur Jeanne, elle faillit tapoter à l’huis. Sous la porte, elle apercevait une fine lueur tremblotante, preuve que la jeune novice ne dormait pas. Mais elle retint son geste et, finalement, trottina jusqu’au préau. 

   La lune était pleine. Elle éclairait le jardin comme mille bougies, de sorte que chaque détail du paysage semblait palpable. Les massifs de fleurs enserraient l’espace et les roses avaient l’apparence de minuscules visages barbouillés de blanc laiteux. Sur ce décor blafard, la margelle du puits se découpait, aux moellons s’ajustant comme à la parade. Son ombre froide courait jusqu’au banc sur lequel était assise une religieuse. 

   Saisie, Elaine se dissimula aussitôt derrière une colonne. La moniale était immobile, le visage tourné vers l’astre de la nuit. Elle ne l’avait pas entendue. La jeune femme retint son souffle. Un vent léger vaguelait la robe et la cornette de la religieuse, toujours sans mouvement, comme en extase. 

   Au bout d’un moment, l’inconnue se leva avec lenteur et s’approcha du puits. Elle se pencha vers le trou béant avec une telle vivacité qu’Elaine eut soudain peur que la religieuse ne s’y jette, attirée par la gueule sombre et menaçante. 

   La jeune femme esquissa un geste vague pour intervenir mais, déjà, la moniale se redressait et se mit à rire. Ce rire était si grinçant, proche du son désagréable produit par un luth désaccordé que, mal à l’aise, elle en frissonna. 

   La silhouette se retourna brusquement et, l’espace d’une seconde, les rayons de la lune l’éclaboussèrent. 

   Le visage était celui de la Mère Supérieure. 

*** 

   Elaine ne bougeait plus. D’ordinaire, elle ne serait pas restée ainsi, dissimulée derrière une colonne, à épier une religieuse. Après tout, celle-ci ne faisait rien de mal. Elle devait elle aussi goûter la douceur de cette soirée et son petit rire était l’expression de son plaisir. Y avait-il, dans la règle monacale, une interdiction spéciale condamnant la promenade, la nuit, sous la clarté de la lune ? Elaine n’en savait rien. Cependant, elle resta derrière son abri de fortune, les yeux rivés sur la silhouette de la Mère Supérieure qui paraissait bien nerveuse. 

   Brusquement la religieuse, après avoir jeté un regard autour d’elle, ôta sa cornette. Une chevelure en bol se révéla ainsi qu’un visage à la rondeur d’enfant. Interdite, Elaine vit alors la religieuse accomplir un geste surprenant. Comme dans un rêve, la Mère Supérieur ôtait à présent posément sa tenue. Quelques secondes plus tard, elle apparut enfin complètement nue, telle Vénus jaillie des eaux ; eaux figurées par l’amas de ses vêtements que le vent léger faisait onduler à ses pieds. 

   La jeune femme ouvrit la bouche sur un cri muet. Soeur de l’Incarnation était devenue folle. Se rendait-elle compte de ce qu’elle faisait ? Cet acte était le comble de la licence ! 

   Elle se rappela alors les propos de Soeur Jeanne concernant la Supérieure. N’avait-elle pas parlé, à son sujet, de Satan ou de quelque chose d’approchant ? Se pouvait-il que la novice ait déjà assisté à une telle scène ? Dans ce cas, ses paroles de l’après-midi prenaient tout leur sens. Loin d’être sibyllins, les sous-entendus de la jeune soeur étaient destinés à la mettre en garde. 

   Ebahie, rouge de confusion, honteuse de jouer ainsi les voyeuses et cependant incapable de bouger, Elaine contemplait la Supérieure qui, avec douceur, trempait ses doigts dans un petit pot tiré d’une des poches de son vêtement et se caressait ensuite la peau, y laissant un enduit qui luisait sous les rayons de la lune. 

   Elle remarqua que la Mère Supérieure accomplissait cet acte avec beaucoup de ferveur, comme en témoignait son visage sur lequel était peinte une expression d’extase. 

   La scène parut tellement incroyable à Elaine qu’elle se demanda si elle ne naissait pas de sa douleur et de ses cauchemars. La fièvre qu’elle sentait parfois s’insinuer en elle, louvoyant comme un serpent dans ses os, lui envoyait-elle ces images impies ? Elle aurait bien aimé que l’explication soit aussi simple. 

   Elle se frotta les yeux en doutant un instant de sa vue. Mais elle dut se rendre à l’évidence : c’était bien la Supérieure, Soeur Camille de l’Incarnation, cette femme à l’aspect austère, cette servante de Dieu, élue pour trois ans par le chapitre Supérieur du couvent, c’était bien elle qui, sous la lueur indifférente de la lune, exposait sa nudité. 

   Et la lumière froide de l’astre la nimbait d’une aura irréelle. Et le corps qu’elle dévoilait, qu’elle caressait de ses rayons, qui se mettait à évoluer gracieusement dans l’espace, était celui d’une toute jeune femme, dont les charmes auraient rendu déraisonnable le plus honnête des hommes ! 

   Elaine se sentit prête à défaillir. Elle posa les paumes de ses mains sur ses paupières pour effacer cette trouble attraction, mais céda une nouvelle fois à la curiosité malsaine qui l’avait rongée, dès que la religieuse avait ôté son voile. 

   Entre ses doigts, censés la protéger de cette vision infernale, qu’elle écartait malgré elle, la voyeuse détailla chaque parcelle du corps dénudé de la Mère Supérieure. On lui avait dit que cette dernière avait dépassé la quarantaine. Sa peau aurait déjà dû être marquée par les ans. Et pourtant, elle paraissait étonnamment élastique, sans aucune excroissance, sauf au bas de son dos. 

   Là, s’étalant en biais sur une partie des reins, s’étalait un bubon malsain qui jurait avec le reste du corps ; un corps qui échappait comme par miracle, à l’injure du temps. Cette sorte d’abcès s’apparentait à une longue blessure suppurante, excroissance composée de trois pseudopodes phlegmonés.

***
(A Suivre)

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"La SNCF a repéré mon adresse IP et c'est ce voyage
que j'ai dû choisir..."


« Ce billet de train coûtait moins cher ce matin » : 
comment déjouer l’IP tracking
Gokan Gunes

   Si vous prenez régulièrement vos billets de train en ligne, vous l’aurez sans doute remarqué: plus vous attendez avant d’acheter, plus le prix augmente. Normal, direz-vous. Plus on approche de la date de départ, moins il y a de places, plus elles valent cher.

   Mais si on vous disait que plus vous vous connectez, plus le prix augmente, alors même que le nombre de places reste constant ? La faute à l’« IP tracking », ou « le pistage d’adresse IP », une technique qui existe depuis le milieu des années 90.

   Comme l’explique le blog SOS conso du Monde, « le principe est simple » : « Quand vous faites une recherche de billets, l’opérateur enregistre cette recherche et l’associe à l’adresse IP du terminal que vous utilisez (ordinateur, smartphone, etc.). Il vous propose alors un prix “p” [...]. Si vous réalisez la transaction, vous payez ce prix “p”, fin de l’histoire.

   Mais si vous n’achetez pas immédiatement et que vous réessayez un peu plus tard, l’opérateur a gardé en mémoire que vous aviez manifesté un intérêt pour ce trajet, et il vous propose alors un prix un peu supérieur “p+e”, ceci afin de susciter l’achat immédiatement en vous laissant penser que le nombre de places diminue et que le prix augmente.

   Et ceci même si aucun changement n’a eu lieu, même si aucun autre client ne s’est manifesté. Il s’ensuit une logique incrémentale : plus vous allez réitérer la simulation, plus le prix va augmenter – toujours par petit palier. L’objectif est très clair : provoquer la vente. Et ça fonctionne très bien. »

   Est-ce légal ? Pour l’instant, oui. L’eurodéputée socialiste Françoise Castex asaisi la Commission européenne ainsi que la Commission nationale de l’informatique et des libertés à ce sujet (CNIL).

   Cette dernière, jugeant que cette pratique « suscite de nombreuses interrogations », a décidé, conjointement avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), de « mener une enquête afin de déterminer si les dispositions relatives à la loi “Informatique et Libertés” sont respectées ».

   En attendant, pour esquiver l’IP tracking, un seul moyen : changer d’adresse IP. Afin de vous permettre de partir en week-end sans vous ruiner, Rue89 vous propose quelques techniques simples. Pour vérifier qu’elles fonctionnent, plusieurs sites vous indiquent quelle est votre adresse IP actuelle.

   1/Eteindre, puis rallumer sa box : simple, mais pas toujours possible

    Certains utilisateurs de la Freebox connaissent cette technique. Lorsque l’adresse IP change après chaque redémarrage de la box, on dit qu’elle est dynamique. A chaque établissement d’une connexion, le fournisseur d’accès attribue une adresse IP différente.

   Cependant, les abonnés à la Freebox en zone dégroupée ont par défaut une adresse IP fixe. Les conditions d’attribution d’une adresse IP dynamique ou fixe dépend des opérateurs. L’adresse IP est fixe par défaut, sur demande, voire en payant un supplément. Dans le doute, il faut faire l’essai. Précision utile : il est inutile de se connecter à partir d’un autre ordinateur si celui-ci est connecté à la même box.

   2 / Smartphone et 3G : le fusil à un coup

   Si vous ne possédez pas un smartphone avec une connexion 3G, passez directement au point suivant. Pour les heureux propriétaires, sachez qu’un smartphone peut vous permettre de contourner l’IP tracking.

   En effet, l’adresse IP délivrée par votre fournisseur d’accès 3G est différente de celle délivrée par votre fournisseur wifi. Il est donc possible de comparer les prix des billets sur différents sites avec un ordinateur et de finaliser l’achat avec un smartphone (ou inversement).

   3 / Il a FreeWifi, il a tout compris

   Plusieurs fournisseurs d’accès permettent, grâce à un identifiant et un mot de passe, de se connecter à un réseau sans fil à partir de n’importe quelle box du même opérateur.
   Par exemple, si votre fournisseur d’accès est SFR, vous pouvez vous connecter au réseau SFR wifi public proposé par n’importe quelle box SFR. Autrement dit, vous bénéficierez d’une nouvelle adresse IP.

   Il existe toutefois quelques problèmes. En février 2012, la Fédération France Wireless révélait qu’il existait une faille dans le réseau SFR wifi : lors d’une connexion, vous vous appropriez l’adresse IP du propriétaire de la box. Ce qui peut être potentiellement embarrassant pour lui...

   4 / VPN : surfons heureux, surfons cachés

   Il existe aussi des manières moins artisanales de contourner l’IP tracking. L’utilisation d’un VPN (« virtual private network », ou réseau privé virtuel) permet d’accéder à un serveur doté d’un tunnel sécurisé où les données sont cryptées.
   Le serveur permet, en outre, de bénéficier d’une nouvelle adresse IP, donc d’une nouvelle identité, quand on établit une connexion publique.

   Il existe de nombreux VPN gratuits, qui ralentissent la connexion, ou payants. A noter : les VPN sont légaux – les utiliser pour contourner Hadopi, moins. (...)

Lire la suite sur:

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(Ces oiseaux qui pépiaient 
lui donnaient mal au crâne)


VERECUND [adjective] shy; modest; bashful.

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"Tu me mens pas en disant que tu ne m'aimes plus?
- Heu, non... Pas vraiment...
- Tu me mens quand, alors?
- Tu es en train de m'embrouiller, toi..."

Des étudiants détecteurs de mensonges
Jiři Sobota
RESPEKT

   L’année dernière, peu avant Noël, alors que la campagne présidentielle tchèque battait son plein, le candidat Miloš Zeman dut s’expliquer sur la provenance des fonds aidant à financer ses panneaux publicitaires et autres supports de communication qui inondaient alors le pays. Dans les médias, des spéculations allaient bon train sur un possible financement de sa campagne par l’argent de la compagnie pétrolière russe Loukoil. D’un revers de la main, le favori des sondages balaya la suspicion. “Ce que je peux seulement vous dire” dit-il d’un ton pondéré à la télévision,“c’est que la société Loukoil a publié un communiqué officiel, dans lequel elle déclare ne nous avoir jamais rien versé, directement ou indirectement”.

   Miloš Zeman a assené cette affirmation, en se référant de plus à une autre autorité, à travers la position officielle d’une entreprise de premier plan. Même si elle n’évoque rien au modérateur de l’émission, il ne peut bien sûr être tout à fait certain qu’elle n’a jamais existé. Bref, la défense de Zeman est passée.

   Au même moment, à Brno, un groupe d’étudiants suivait l’émission à la télévision. Dès qu’il en eut reçu une transcription, peu après la fin de l’émission, il commença son travail coutumier. Un des membres les plus expérimentés de l’équipe identifia, dans le flot verbal, les affirmations factuelles, c’est-à-dire les déclarations pouvant être vérifiées et contrôlées à partir de sources accessibles au public. L’affirmation concernant l'existence d'un communiqué officiel de la compagnie Loukoil en faisait bien sûr partie.(...)

   La déclaration de Miloš Zeman n’a pas passé le test. Les étudiants de Brno lui ont décerné le label “mensonge” la pire des mentions sur leur échelle d’appréciation. C’est lors de la dernière campagne présidentielle que l’association Demagog.cz a, pour l’heure, signé son plus grand succès. Elle a attiré l’attention des médias de l’establishment. Certains d’entre eux [comme le quotidien Hospodářké noviny et la télévision publique] lui ont commandé des vérifications de déclarations de candidats.

   Pour une association non professionnelle d’étudiants qui, dans sa version tchèque, n’existe que depuis un an, c’est une réussite remarquable. Elle se donne pour mission de vérifier la véracité des propos tenus par les responsables politiques, en particulier dans les débats télévisés. Des politologues constituent le noyau dur de Demagog.cz, qui est financé par la fondation Open Society Fund Praha et le programme Jeunesse en action de l’UE. La société Newton Media aide quant à elle à la transcription des enregistrements des débats.

   Ce sont deux étudiants venus de Bratislava, Ondrej Lunter et Matej Hruša, qui ont lancé le Projet Demagog à l’université de Brno. Parce qu’ils ne supportaient plus l’indigence des débats télévisés en Slovaquie, les deux jeunes gens ont –dès 2010– mis au point, avec des bouts de ficelle, la version slovaque du projet.

   “C’était une de ces idées propres aux étudiant. On suivait les débats télévisés du dimanche qui, en Slovaquie, sont de bien moins bonne tenue qu’en République tchèque. On s’est aperçu que les politiciens les prenaient pour des lieux d’autopromotion, sans que personne en face ne les contredise” se souvient Matej Hruša. C’est lui qui a eu l'idée de s’inspirer des Etats-Unis, où ce que l’on appelle le fact-checking, c'est à dire la vérification par les faits, est en plein essor depuis environ 10 ans.(...)

   Aux Etats-Unis, vers où se portent tous les regards des étudiants tchèques et slovaques, le fact-checking se pratique à une bien plus grande échelle. Le phénomène a explosé autour de 2005, lorsque internet a commencé à tourner à plein régime et que Google est devenu incontournable. Aujourd’hui, il existe aux Etats-Unis plusieurs organisations comparables aux Demagog tchèque et slovaque. Dans certaines d’entre elles, des dizaines de journalistes travaillent. FactCheck.org, par exemple, qui est dirigée par un vétéran de CNN, Brooks Jackson, dispose d’un budget annuel de près d’un million de dollars.

   A Brno et à Bratislava, de telles conditions prêtent à sourire. Mais les deux Demagog sont portés par l’enthousiasme des étudiants et il semble, du moins pour l’heure, que cela leur convienne ainsi. Comme l’explique l’expert Jan Tvrdoň, “notre faculté est en fait un endroit assez spécial. Beaucoup de gens, ici, agissent et s’impliquent dans des projets. Ne vous en faites pas, on sait aussi faire la fête à côté”. Mais dans la pratique, cela ne signifie pas que les résultats des projets américains et d’Europe centrale soient très différents. (...)
Lire sur:

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Benoît Barvin

vendredi 22 février 2013

"Ce pointillé avait du mal à s'affirmer". Jacques Damboise in "Pensées contrites".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE EST UN ENFANT
QUI N'A PAS DE MAÎTRE)

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"Personne ne mange... ra...
mon... cheva... ronronron...
- Ca y est, les gars...
Il dort. On peut y aller..."



De la viande de cheval 
pour les pauvres d’Europe
NRC HANDELSBLAD 
AMSTERDAM

   (...) C’est en Irlande et au Royaume-Uni que le problème a commencé : on a trouvé de la viande de cheval dans des burgers au boeuf, qui plus est dans des pays qui adorent les chevaux. Mais maintenant, le scandale alimentaire prend une dimension européenne. Si l’on trouve de la viande de cheval dans des produits des rayons irlandais et britanniques, celle-ci pourrait bien provenir d’abattoirs situés dans d’autres parties de l’Europe.

   Comme à l’époque de la bactérie EHEC en 2011, tout le monde s’est aussitôt montré du doigt. L’industrie européenne de la viande représente un marché qui se chiffre à des milliards : aucun pays ne tient à se voir reprocher d’avoir trempé dans la magouille. L’Irlande montre les Polonais du doigt, les Polonais nient. La Suède accuse la France.

   La France soupçonne Chypre, la Roumanie, de même que les Pays-Bas, de traiter des lots de viande mal étiquetés. Cette viande serait ensuite arrivée dans les usines irlandaises et britanniques de transformation de la viande. Qui livrent leur viande, entre autres, à Findus, société qui vend des plats cuisinés surgelés au Royaume-Uni, en Irlande, en Suède, en Norvège, en Finlande et en France.(...)

   (...) “Le problème s’étend à toute l’Europe” a averti dès vendredi dernier Alan Reilly, de la Food Services Authority, l’instance irlandaise chargée de veiller à la sécurité alimentaire. Hier, Owen Paterson, ministre britannique de l’Agriculture, a parlé d’un “complot criminel international”. (...)

   (...) “Mais le vrai problème est le suivant : comment se fait-il qu’il y ait eu de la viande de cheval dans des burgers de bœuf ?” demande Elizabeth Dowler, professeur de diététique à l’Université de Warwick. Elle répond elle-même à la question : “parce qu’il faut qu’ils restent le moins cher possible”. Les burgers en question coûtent chez Tesco et Iceland 13 pence (15 centimes d’euros) l’unité, les lasagnes surgelées de Findus sont vendues généralement 1,60 livre sterling (1,35 euro) les 350 grammes.

   Les prix de l’alimentation ont augmenté de 26 % au Royaume-Uni ces cinq dernières années. En Irlande, la hausse est certes moins prononcée, mais la crise a fait baisser le pouvoir d’achat dans le pays.(...)

   (...) Le prix du steak a aussi augmenté. Ce matin, au marché de la viande de Smithfield à Londres, un kilo valait au maximum 770 pence (7,70 livres sterling, soit 9 euros). En février 2007, il était à 560 pence. “Pour faire baisser le prix de la viande, on la complète, et pas toujours par de bonnes protéines”, dit le professeur Elizabeth Dowler. Et le prix de la viande de cheval est inférieur d’un cinquième à celui de la viande de bœuf. Elle doute sérieusement que l’on utilise une “viande de qualité”.

   “Les gens qui sont touchés sont ceux qui ont peu d’argent et beaucoup d’enfants. Ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un burger de meilleure qualité ou d’aller chez un boucher et de faire eux-mêmes leur viande hachée, et qui réagissent aux offres du type 3 pour le prix de 2”, dit-elle. “C’est un problème de pauvreté”.

   Elle pense que le consommateur a conscience de ce qu’il achète. “Il ressort de mon enquête sur les familles à faibles revenus que les gens savent que ce qui est bon marché ne vaut rien, et c’était déjà le cas avant la crise. Mais ils n’ont souvent pas le choix”. Elle doute en revanche que les consommateurs sachent vraiment comment on fabrique des produits alimentaires. “L’histoire de l’enfant qui pense que le lait sort d’un carton de lait est trop facile. Mais a-t-on vraiment idée du fonctionnement de l’industrie laitière ?”(...)

Lire l'article sur:

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(Avec son épouse, les discussions concernant
l'art dégénéraient toujours)


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« La grande malice des uns 

est le plus souvent faite de la stupidité des autres. »
Henri Maret 

http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=stupidite

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"Le management, ça me connaît"


nairaland.com

La stupidité 
comme mode de management
(de toute société?)
Sophie Péters 

   (...) Voilà une étude qui devrait pousser les managers à s'interroger. Un rapport rédigé par les professeurs Andre Spicer (de la Cass Business School, qui fait partie de l'université City University de Londres) et Mats Alvesson (de l'université de Lund, en Suède), suggère que la culture au sein des entreprises de services financiers décourage les employés d'utiliser l'ensemble de leurs capacités intellectuelles..... Cela signifie que des questions importantes ne sont pas posées et que les oublis qui en résultent peuvent aboutir à des scandales comme la manipulation du LIBOR.

   Dans « A stupdity-Based Theory of Organizations », ces deux professeurs vont jusqu'à indiquer que la série de scandales qui a frappé le monde de la finance en 2012 peut être attribuée à une culture largement répandue de la « stupidité fonctionnelle ». Des entreprises au sein desquelles la connaissance prime, comme les banques, ont développé une culture prônant l'attitude « N'y réfléchissez pas, faites-le. ». Réfléchir trop longuement à des difficultés et poser des questions gênantes sont des attitudes systématiquement découragées. (...)

Lire l'article sur:

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Benoît Barvin

vendredi 7 décembre 2012

"C'est pour déboucher son oreille que l'impatient Van Gogh fit ce qu'il fit". Jacques Damboise in "Petites z'histoires rigolotes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SI TU ES DANS LES NUAGES,
C'EST QUE TU ES MORT)

pcc Jacques Damboise
(dit le mécréant)

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(Fidèles amis de leur maître attendant que le chef 
de meute donne l'autorisation de manger
son cadavre)

(Source: acidicfizz)

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"Where is the Great Britain, please?
- En mer du Nord, Messieurs,
ici vous êtes près des côtes américaines"

Londres négocie son chèque... 
de départ?
Jean Quatremer

   (...) La Grande-Bretagne sera-t-elle encore membre de l’Union européenne en 2020, à l’expiration du « cadre financier pluriannuel » que les Vingt-sept vont essayer d’adopter d’ici ce week-end ? Jamais depuis son adhésion à reculons, en 1973, le Royaume n’a paru aussi prêt de claquer la porte d’un espace dont l’intégration politique et financière accélérée, sous les coups de boutoir de la crise, lui répugne de plus en plus. Ainsi, le parti conservateur britannique a définitivement versé dans une europhobie virulente et exige que David Cameron, le premier ministre, organise un référendum d’ici à 2015 sur l’appartenance à l’Union. 81% des Britanniques y sont favorables et 56%, selon un sondage récent publié par The Observer, voteraient pour la sortie (seuls 34 % opteraient pour le « oui »).

   Pire : depuis le départ de l’ancien premier ministre Tony Blair, les travaillistes eux-mêmes sont gagnés par la défiance à l’égard de l’Union. Le 1er novembre, ils ont joint leurs voix aux eurosceptiques conservateurs pour exiger que Cameron obtienne non seulement un gel du budget communautaire comme il l’envisageait, mais une diminution. Or, un simple gel reviendrait déjà à diminuer de 200 milliards d’euros la proposition, déjà peu ambitieuse, de la Commission… Dès lors, « une diminution est totalement exclue, surtout depuis que la crise a rebattu les cartes en appauvrissant des pays comme la Grèce ou l’Espagne qui auraient du sortir des aides régionales », explique-t-on à l’Elysée. 

   Pour ne rien arranger, Londres ne veut pas entendre parler d’une remise en cause de son rabais obtenu de haute lutte par Margareth Thatcher en 1984 qui lui permet de moins verser au budget que ne l’exigerait les règes communautaires. Le problème est que la Grande-Bretagne d’aujourd’hui est infiniment plus riche que celle de Thatcher ce qui rend ce chèque, financé à 25 % par la France, injustifiable. Néanmoins, pour Londres, ses exigences sont autant de « lignes rouges » qu’elle défendra, si besoin est, à coup de veto.

   La tension avec ses partenaires, lassés de tant d’intransigeances, est donc maximale. Lundi, François Hollande a vertement critiqué les « pays » qui veulent diminuer le budget communautaire et « viennent chercher leur chèque, leur rabais, leurs ristournes parce que l’idée qu’ils se font de l’Europe, c’est d’obtenir exactement ce qu’ils ont versé ». Le chef de l’Etat a posé l’enjeu du débat budgétaire : « au moment même où nous appelons à la solidarité, à la mobilisation pour la croissance, la réponse de l’Europe serait de faire moins ? ». Autrement dit, quels sont les pays qui sont prêts à aller plus loin dans « l’intégration solidaire », pour reprendre l’expression de François Hollande, que la crise de la zone euro a rendu inéluctable? Si la Grande-Bretagne se retrouve isolée, sa position deviendra intenable.(...)
Lire sur:


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(La Mort jouant au kinétoscope)

(Source: kurutta)

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"Si le gaz à effet de serre me f... la pétoche?
Ben... Pas vraiment..."

Gaz à effet de serre: 
Les émissions d'origine industrielle 
ont augmenté de 2,6% en 2012
Avec Reuters

   (...) Les émissions de gaz à effet de serre d'origine industrielle ont augmenté de 2,6% cette année, malgré la crise économique, selon le rapport annuel du Global Carbon Projet publié ce lundi en pleine conférence internationale sur le changement climatique.

   La progression, due notamment à la croissance des émissions de dioxyde de carbone en Inde et en Chine, était de 3,1% en 2011, précisent les auteurs. Près de 200 Etats sont réunis jusqu'au 7 décembre à Doha pour la 18e session de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) avec l'objectif de s'entendre sur les moyens de limiter le réchauffement à deux degrés, objectif fixé en 2010.(...)

   (...) «Je crains que le risque de changement climatique ne soit trop important avec notre trajectoire actuelle en matière d'émissions. Il nous faut un plan radical (oui, oui, il "faut"...)», a souligné Corinne Le Quéré, directrice du centre britannique Tyndall pour la recherche sur le changement climatique et professeur à l'université d'East Anglia, qui a co-dirigé la rédaction du rapport.

   Le total des émissions de CO2 pour 2012 est estimé à 35,6 milliards de tonnes et, si elles se poursuivent à ce rythme, le réchauffement sera de 4 à 6°C, selon les chercheurs du Global Carbon Project, dont les travaux sont publiés par la revue Nature Climate Change. Entre 1990 et aujourd'hui, elles ont augmenté de 58% et une poignée de grands pays en sont responsables.

   Les émissions chinoises ont ainsi progressé de 9,9% en 2011 et de 10,4% l'année précédente. La Chine représente aujourd'hui 28% du total mondial, alors que les Etats-Unis sont à 16%. En Inde, l'augmentation était de 7,5% l'an dernier, contre 9,4% en 2010. Aux Etats-Unis et en Europe, la hausse a été respectivement de 1,8 et 2,8%. (...)


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Benoît Barvin

vendredi 13 janvier 2012

"Le Raton laveur, parfois, sentait l'ammoniaque". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(AVOIR ET POUVOIR SONT 
LES FRÈRES SIAMOIS DE TA PERDITION) 

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« A quoi servirait l’intelligence 
si l’imbécilité n’existait pas ? »
 Pierre Dac

"Pov' con, c'est pas une injure, c'est une saillie...
Par contre, pauvre mec, quelle ignominie!"

(L'imbécilité... et le mensonge,
la fatuité, la morgue, la prétention, etc)

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« Il est préférable d'être ailleurs 
lorsqu'autre part n'est plus ici. »
 Pierre Dac

"Super nouvelle, cette augmentation..."


Pourquoi le prix du gaz augmente 
alors qu'il baisse
Gilles Bridier

   (...)  Les prix du gaz naturel sur le marché spot ont baissé en 2011, de même que ceux du baril de pétrole sur neuf mois. Et pourtant, le tarif du gaz naturel augmente encore de 4,4%. Analyse d’une formule mystère pour déterminer les hausses. (...)
   (...) on constate simplement que depuis janvier 2005, alors que l’inflation cumulée en France à fin 2011 a été de 12%, les tarifs réglementés du gaz ont augmenté de 60% pour le secteur résidentiel, et de 100% pour les professionnels (plus gros consommateurs), selon les calculs de la CRE. Des tarifs qui grimpent cinq fois plus vite que l’ensemble du coût de la vie pour les foyers: voilà qui mérite de se pencher un peu sur la question.
   Certes, il s’agit d’énergie. Pire, d’hydrocarbures. Et l’on sait à quel point les prix peuvent être volatils dans ce secteur. Pourtant, les prix du gaz naturel ne sont pas soumis aux mêmes fluctuations que les produits pétroliers. Malheureusement, de façon incompréhensible, le prix du gaz a été longtemps essentiellement indexé sur celui du pétrole. (...) 

Pour le reste et l'explication des moyens allambiqués pour
 - très peu - faire baisser... heu... les hausses - lire l'article très documenté

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"La différence entre une cruche et qui?
Attention au procès, Tu Quoque!"

Nadine Morano (?) réclame des excuses
(aux Français?)
 à François Hollande, 
«Le Parisien» s'explique

   (...) Depuis que Le Parisien a rapporté les propos de François Hollande qualifiantNicolas Sarkozy de «sale mec», les dirigeants de l’UMP se déchaînent. «Quand un candidat à la présidence de la République n’a pas de fond, il se sert de l’injure (hum... comme le Résident?) comme alibi et instrumentalise les affaires. Tout est dit à travers cette injure», a déclaré Jean-François Copé, secrétaire général du parti majoritaire (de l'ignominie grossière?), lors de sa cérémonie des vœux, mercredi matin. Le candidat socialiste aurait tenu ces propos lors d’un déjeuner avec des journalistes en off, un moment où les échanges ne sont pas censés être rendus publics. Déjeuner au cours duquel Hollande aurait également décrit Nicolas Sarkozy comme un «président de l’échec».
   (...) Sauf que depuis, des journalistes présents au déjeuner ont infirmé la version du Parisien. «Hollande n'a pas qualifié Sarkozy de "sale mec". J'y étais», écrit Sylvie Maligorne, chef du service politique de l'AFP sur son compte Twitter. Sur France Inter, le journaliste Thomas Legrand vient également de nuancer cette information, précisant que Holande imitait Sarkozy. Et Le Parisien apporte à cette mini-polémique une version plus détaillée en écrivant la phrase in extenso du candidat socialiste. «Il (Sarkozy, ndlr) va se présenter devant les Français et leur dire: "Je suis un président en échec depuis cinq ans, je suis un sale mec (là, c'est une erreur... Jamais le Résident ne reconnaîtra la moindre faute de goût dans son... hum... "comportement"), mais réélisez-moi parce que, dans cette période difficile, je suis le seul capable".» «Le candidat socialiste n’a donc pas officiellement traité le chef de l’Etat de "sale mec". Mais le choix de ce qualificatif pour appuyer son raisonnement en dit long sur l’estime qu’il porte à son adversaire» (ben, bizarre, comme nous!), se justifie le quotidien. 

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« Les prévisions sont difficiles, 
surtout lorsqu’elles concernent l’avenir. »
Pierre Dac
echolalie.org

Élizabeth Teissier 
   (née Germaine Élizabeth Hanselmann, le 6 janvier 1938 à Alger), est une astrologue française. Elle a créé le premier horoscope quotidien télévisé d'Europe, sur Antenne 2, en prime time, en1975-1976, et a lancé, en Allemagne, en 1981, l'émission télévisée Astro Show.
   Élizabeth Teissier a été l'objet de plusieurs controverses autour de l'astrologie (oh, si peu), notamment du fait de sa thèse de doctorat en sociologie, dont la prétention scientifique a été vivement contestée par la communauté scientifique, en particulier celle des sociologues, mais aussi pour ses fausses prédictions (Non, si peu, bis).

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Benoît Barvin