Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mercredi 19 novembre 2014

"Ils étaient si pauvres qu'ils préférèrent jeter le bébé plutôt que l'eau du bain". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOURIS AUX SOURIRES
QUI PASSENT)

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(Le taureau passa devant le matador
en vérifiant l'angle d'attaque de ses cornes)


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"Tu es ridicule! Tout ça parce que
j'ai fait brûler le gigot...
Quel soupe au lait tu fais!"



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"Mais non, Chérie, il n'y a pas d'araignée
suceuse de sang sur le bateau. Rendors-toi.
- Tu es... hips... sûr?"



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"Mais enfin, puisque je te dis
 que tu la mérites, cette gifle!
- Si tu me la donnes, 
je me jette dans le vide"



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Blanche Baptiste

dimanche 18 novembre 2012

"Agoraphobe, c'est de ses toilettes qu'il dirigeait le pays". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE NE T'ENSEIGNE
PAS EN PARLANT)


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Textes pour les n'enfants(4)
pcc Benoît Barvin


Petit garçon

   Il était une fois un petit garçon méchant. Il refusait de dire bonjour à la dame, de se laver les mains avant de manger, de bien faire ses devoirs, de mettre des chaussettes propres, de ne pas casser le jouet des autres enfants, de ne pas parler à table. Bref, c'était un vrai diable et ses parents, très propres et très gentils, se désespéraient.
   Le père, un jour, rentra à la maison avec un paquet dans les bras.  C'était quelque chose qu'il avait trouvé sur le marché, apprit-il à son épouse. Immédiatement, grossièrement, le petit garçon méchant s'en empara, défit le papier qui enveloppait l'objet et découvrit une "lampe à huile", toute cabossée, et qui sentait mauvais. De saisissement il la laissa tomber sur le parquet ciré où elle se brisa. Une fumée bizarre s'en échappa aussitôt et un drôle de bonhomme apparut. 
   Il portait sur la tête un turban rouge, ses grosses jambes  et ses cuisses étaient enserrées dans une sorte de pyjama bleu qui le moulait de manière indécente, ses pieds disparaissaient dans d'étranges et ridicules chaussons pointus, d'une bête couleur verte. L'apparition étalait son gros ventre au-dessous de ses bras, très poilus, qu'il avait croisés, alors qu'il fusillait le petit garçon méchant de ses yeux porcins.
   "Tu es vraiment un sale petit morveux, lança t-il, d'une voix de fausset. Pour la peine, tu n'auras droit qu'à un seul voeu, non mais!
   - Nous voulons qu'il fasse un long voyage de par le Monde afin de visiter d'autres peuples et de voir leurs étranges coutumes, lança le père, en devançant pour une fois son fils. Ainsi, quand il reviendra, mon... heu, fils comprendra qu'il habite le pays le plus intelligent de la Création.
   - Qu'il en soit ainsi, fit le Génie - car c'en était un - en effectuant quelques étranges mouvements du bras et en pointant son index en direction du petit garçon méchant.
   Ce dernier, trop éberlué pour réagir, vit le décor autour de lui se transformer, et il se retrouva dans un désert vraiment très désert. Ce fut, pour lui, le départ d'un nombre d'aventures incroyables que je vous raconterai bien un jour. Pour l'heure, sachez qu'il traversa le pays des Femmes aux Mamelles offertes, celui des Girafes au cou trop court, la contrée des chiens qui n'aboient jamais et celle des Voisins serviables - une étrange peuplade qui ne comprenait que très peu de membres... 
   Bref, pour le petit garçon méchant, ce fut l'occasion d'observer les moeurs différentes qui semblaient, pour chaque peuple rencontré, aussi essentielles que leur vie même. Quand il revint enfin chez lui, à l'âge adulte, son père et sa mère étaient vautrés dans le divan du salon, face à un écran de télévision sur lequel on apercevait Le Président qui discourait au-milieu d'un parterre de journalistes-courtisans.
   Vous dire qu'il fut bien accueilli serait mentir. Son père - qui avait perdu beaucoup de cheveux - augmenta le son du téléviseur, tandis que sa mère - qui avait enflé comme un Bibendum - s'empiffrait de gâteau au chocolat. Cependant ils s'écrièrent qu'ils étaient heureux de le voir, qu'il avait bien changé, qu'il était devenu un homme, maintenant.
    - Tu as un travail, j'espère? fit le père, en fronçant les sourcils.
   - Pas encore, répondit l'ex petit garçon méchant. Mais ça ne saurait tarder. Grâce au Génie, je sais ce que, désormais, je vais faire.
   - On peut... chomp, chomp... savoir? demanda la mère, tout en se fourrant quelques grosses miettes de gâteau dans la bouche.
   - Je vais redresser les torts de la Planète, dit l'ex petit garçon méchant en exhibant la bombe sophistiquée qu'il avait patiemment créée. Et je vais la faire exploser tout de suite, ajouta-t-il, en appuyant sur la commande qui déclencha l'ultime explosion nucléaire...


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"Non, Gladys, tu ne te défiles pas une nouvelle fois!
De nous deux, quel est celui qui est le plus
courtois, le plus à l'écoute de tes moindres
désirs? Réponds!"


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"Quoi, Maman? Ton robinet fuit?
- Robert, ça suffit! Si tu ne raccroches
pas immédiatement, je sors te tromper 
avec le premier venu!"


(Elle mit sa menace à exécution et, un mois plus tard 
elle se retrouva sur un lit d'hôpital, 
car l'inconnu avait le Sida)

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"Bon, mes tourtereaux,
parler et parler, c'est toujours parler, hein?
Maintenant, on passe aux actes...
Je vous montre comment on s'y prend"


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"Oh, un superbe mec...
Je vais lui faire du rentre-dedans...
- Zut, une femme! Et qui,
manifestement, ne sait pas que je suis gay..."



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Blanche Baptiste (salement influencée par Jacques Damboise)

dimanche 11 novembre 2012

"Le chien botté tout le monde s'en fichait". Jacques Damboise in "Pensées contrefaites".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ECOUTE LES BATTEMENTS DE TON COEUR
ET BÉNIS-LES)

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TEXTE POUR LES N'ENFANTS (3)
Pcc Benoît Barvin

Fée Radieuse
et le Prince Charmant

   Il était une fois, dans un lointain pays, une jeune fée si douce qu’elle se déplaçait sans peine dans le coeur des habitants de la contrée. Lorsqu’elle était là avec vous, en vous, vous éprouviez soudain le sentiment d’être meilleur et vous accomplissiez de bonnes actions sans en avoir conscience. 

   Les contrôleurs d’impôts s’empressaient de sourire et consentaient des abattements disproportionnés; les hommes de Loi méprisaient soudain les Puissants et distribuaient des friandises à gogo aux enfants pauvres ; quant aux Grands du royaume, ils décidaient d'un seul coup, d’un seul, de réduire leur armée. 

   Intrigués, vous n’aviez pas le temps de réfléchir au sentiment nouveau qui se lovait en vous, que la fée était déjà partie, en laissant derrière elle un parfum mystérieux et enchanteur. Chacun dans le royaume, du plus vilain au plus puissant, connaissait sa présence et on avait coutume de l’invoquer lorsque le besoin s’en faisait sentir. On lui avait donné le délicieux surnom de « Fée Radieuse ». Ce qui, il faut bien l’avouer, lui allait à merveille. 

   Cependant, au fur et à mesure des années, le royaume se modernisa insidieusement et on n’évoqua plus la présence de la jeune fée que sous la forme de contes pour enfants ou de racontars de grand-mères. En se déplaçant de coeur en coeur, Fée radieuse se heurta de plus en plus souvent aux contrées hautaines de l’indifférence, puis de la moquerie et, enfin, un jour elle faillit se noyer dans une âme dont les remugles méprisants l’avaient aspirée, avec le méchant désir de la gober. 

   Résignée, Fée Radieuse comprit qu’elle n’avait plus qu’une chose à faire : elle alla se réfugier dans une forêt profonde où elle s’endormit. 

   Les années passèrent. Le royaume était maintenant à la pointe du progrès. Plusieurs lignes de dragons-volants avaient été inaugurées en grande pompe et se livraient à une concurrence acharnée à grands coups de jets de flammes. Les sorcières avaient créé leur propre réseau de divination contre des sommes de plus en plus importantes de bave de crapauds et de nids d’hirondelles. La Guilde des chevaliers faisait visiter les Territoires de la Mort et gnomes, lutins et farfadets avaient été engagés pour des salaires de misère afin de mimer des attaques contre les voyageurs en poussant d’horribles cris. Tout le Royaume n’était plus qu’un gigantesque Parc d’attraction où les notions étranges de rentabilité, de vitesse, de compétition avaient remplacé celles qui prévalaient autrefois. Et dont plus personne ne se souvenait. 

   Sur ces entrefaites, le vieux roi mourut. Lui succéda son fils, un doux rêveur que sa mère influença en sous-main. Le jeune homme, peu au fait de la politique, lui laissa bien vite les rênes du pouvoir et prit l’habitude de se promener dans les forêts qui parsemaient son territoire. Là, il rêvassait à un monde meilleur où les espoirs deviendraient réalité. 

   Un soir, alors que l’orage grondait au loin, il s’arrêta sous un grand chêne, fourbu, car il avait chevauché toute la journée. Il s’apprêtait à prendre un repos réparateur quand une petit voix retentit à côté de lui : 

   "Prince, oh beau Prince, pourquoi laissez-vous ainsi le royaume périr?" 

   Surpris, le jeune homme avisa aux pieds de l’arbre un iris aux pétales délicats, un iris... qui le regardait avec beaucoup de tendresse. La fleur avait une voix si douce qu’il en eut les larmes aux yeux. 

   "Moi ? s’exclama-t-il, la gorge nouée. Moi, je laisserais le royaume périr ? Et comment ?  

   - Oh Prince, à cause de ton inertie, le pays se coupe de ses vraies racines et ce qui y pousse, à présent, n’est plus que de l’ivraie. Ne vois-tu pas que tes sujets sont malheureux ? Contemple leur visage vide, leur teint terreux et leur bouche qui jamais ne s’étire en un tendre sourire. Si tu continues à déléguer à ta mère tous les pouvoirs, j’ai peur que le royaume ne courre définitivement à sa perte. Vois comme elle s’entoure de sombres hommes à la voix mécanique et aux yeux pires que ceux des dragons-volants quand, recrus de fatigue, ils s’apprêtent à imploser." 

   Ce que disait l’iris était hélas vrai. Depuis quelques temps, les accidents de dragons se multipliaient, provoquant des drames par centaines. Une psychose s’était ensuivie qui, évidemment, faisait grand tort aux compagnies. De leur côté, les sorcières se livraient à un combat acharné pour s’emparer de parts de marché juteuses, et leurs prédictions se révélaient de plus en plus souvent entachées d’erreurs. Quant à la Guilde des Chevaliers, elle se retrouvait en bute aux grèves à répétitions des gnomes, lutins et farfadets qui, entre eux, se jalousaient sans cesse . 

   "Que me proposes-tu pour réparer cette injustice? demanda le Prince, le visage inondé de larmes, car il était profondément remué par ce qu’elle lui disait. Devant ses yeux se succédaient toutes les scènes du chaos qui assombrissait son royaume et qui le glaçaient jusqu’aux os. 

   - Si tu veux que notre monde retrouve sa sérénité, tu n’as qu’à te laisser pénétrer par l’esprit de Fée Radieuse, mon doux Prince, et ne penser plus à rien" 

   Le jeune homme, après un temps de réflexion, accepta la proposition du tendre iris qui lui susurra : 

   "Ferme les yeux et accepte que je me glisse en toi". 

   Subjugué, le Prince obéit. Tout d’abord il n’éprouva rien de remarquable. Ensuite, une lueur tamisée le baigna tout entier et il se sentit bientôt transporté, l’âme délivrée de l’angoisse latente qui le taraudait depuis l’enfance. Bientôt ses bras et ses jambes frémirent et il se surprit à sourire, puis à rire doucement, sans motif apparent. Quand il rouvrit les paupières, la fleur avait disparu. 

   Il comprit que c’était Fée Radieuse qui avait usé de ce subterfuge pour le rencontrer. A présent elle était en lui, dans chaque cellule de son corps et sa luminosité le baignait d’une grande bonté. 

   Le Prince charmant rejoignit le château dans lequel sa mère et les sombres hommes complotaient. Plutôt que de parler, il s’intégra à eux et leur apprit qu’ils faisaient fausse route. Les visions terrifiantes qu’il apercevait, au plus profond de chacun de ces redoutables financiers, éclatèrent les unes après les autres comme des bulles de savon. Quand il s’insinua dans l’esprit de sa mère, le Prince remarqua que le portrait du roi son père était partout affiché. Il sut alors que seul le chagrin l’avait fait devenir aussi vaine. Il gomma une partie de la douleur qu’elle ressentait en faisant naître de mignonnes images de petits-enfants babillant.  Lorsque, son œuvre achevée, il fut devant eux en chair et en os, il constata que chacun arborait un sourire de fruit mûri au bon soleil de l'été. 

   Il ne fallut pas plus d’une semaine pour que le Prince-Fée permette à la contrée de retrouver toute la délicatesse qui sied à un royaume de légende. Ceci accompli, il quitta pour toujours le château et retourna près du chêne aux pieds duquel il s’allongea de nouveau. Son corps se fondit dans l’humus frais et subtil et il se transforma en orchidée. 

   Toi qui as suivi ce conte avec bienveillance, n’hésite pas à venir te recueillir auprès du chêne où le Prince est venu se reposer. Aux pieds de cet arbre, tu remarqueras un iris et une orchidée, étroitement enlacés et dont le subtil parfum, je n’en doute pas, agira sans retard sur toutes tes mauvaises et tristes pensées...

µµµ

"Désolé... La signature du chèque, ce sera pour
plus tard... Vous voyez bien que je saigne
du nez, n'est-ce pas?"



µµµ

"Ah, c'est Toi, la Bête... Tu m'as fait peur,
je croyais que c'était mon ex!"


http://pulpcovers.com/?page=2

µµµ

"Allo, le FBI? Oui, mon mari s'apprête à sortir...
Oui, il a mis son horrible chapeau...
Vous savez ce que ça veut dire..."



µµµ

"Mais je t'assure... C'était pour rire...
Bien sûr que tu ne p... pas de la g...
Cette idée!"

cosmic puppets, philip K.Dick


µµµ
Blanche Baptiste (sous l'influence pernicieuse de Jacques Damboise)

mercredi 22 février 2012

"Étrange: Le roi des cloches détestait les boules Quies". Benoît Barvin in "Étrange, vous z'avez dit".


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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS DES AUTRES 
QUE CE QU'ILS PEUVENT TE DONNER)
***

COURTS RECITS AU LONG COURS(1)
pcc Benoît Barvin


L'OCCASION

   Elle était si sensationnelle, cette occasion, que je me précipitai, toutes affaires cessantes, au local du journal qui me l'avait offerte... comme sur un plateau. On m'y reçut en souriant étrangement et l'adresse me fut communiquée avec célérité.
   Le château était réellement fabuleux, légendaire. Le châtelain, quant à lui, se présenta sous les traits d'un petit vieux charmant quoiqu'un peu gâteux. Il me servit du punch, des petits fours, ma foi fort exquis et nous signâmes, dans l'euphorie générale, le contrat de vente. Il me décida à dormir, le soir même, dans une des chambres de ma nouvelle demeure.
   Vers les minuit, un bruit de planches vermoulues qui cédaient me tira d'un sommeil lourd.
   Fabuleux, certes, le château l'était, oh combien! C'était le dernier exemplaire des fameux châteaux attrape-gogo dont le souvenir, à vrai dire, s'est quelque peu estompé de nos mémoires. Englouti sous une pile de mauvais madrier, avant d'expirer, je regrettai amèrement mon tragique oubli.


L'OISEAU AUX QUATRE PATTES

   Il le découvrit dans un fossé, froid, inerte et faillit l'abandonner là. Mais sa misanthropie devenue naturelle céda en cette occasion à une timide tentative de réconciliation avec le Monde.
   Il recueillit l'oiseau et l'amena chez lui. Pendant le trajet il constata que l'animal avait quatre pattes. Il n'en fut pas peu étonné. Il finit par conclure qu'à force de se terrer chez lui, sans contact avec l'extérieur, il en avait oublié la force du temps. Peut-être était-ce une invention de la gente novatrice des savants ?
   Il mit l'oiseau sur la table, essaya de lui donner à manger, voulut lisser ses plumes, chercha même à être piqueté par le petit bec jouissif.
   Plus tard, après être entré chez un oculiste qui lui parla de presbytie prononcée, il jeta dans une poubelle le sale petit véhicule blindé métallique abandonné par un gamin.


LA PUNITION

   Elle me prit par la main, m'entraîna vers le lit où rapidement -en experte- elle me déshabilla. J'étais nu et honteux. Elle souriait, m'invita à me glisser dans les draps et vint m'y rejoindre après avoir éteint. J'entendis le mol alanguissement de ses dessous qui glissaient en caressant sa peau.
   La douceur de son buste, de ses bras, de son ventre... Ses lèvres qui butinaient mon front... Saisi pourtant d'une angoisse profonde face à tant de bonheur promis, je demandai à rallumer pour recouvrer mon sang-froid.
   J'entendis un grand sanglot. Une odeur musquée fouetta mes narines. Une voix soudain grave supplia : " Pas ça... Oh, non ! Pas ça... PAS MAINTENANT" tandis qu’une main autoritaire se refermait sur ma gorge et la serrait impitoyablement.

***
"ATTENTION! Il est derrière toi!"

***

"Ah, comme ça, je suis mal outillé, hein?!
Tu vas voir, Ma Belle, ce qu'il en coûte de m'insulter"

***

"Tu connais la chanson, Quand mon coeur fait boum?
- Bien sûr... C'est une de mes chansons préférées"

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"Ahaha, méchants n'Européens qui dépensaient trop!
The Thief-Robot va vous mettre à l'amende"

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Blanche Baptiste

jeudi 6 janvier 2011

"Plus vieux, le Loup racontait la fin de la Chèvre de Monsieur Seguin d'une voix chèvrotante". Benoît Barvin in "Pensées à contre-pieds"


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"Chérie, que penses-tu de mon nouveau parfum?
- Aisselle Nette? Il est parfait, Mon Coeur."



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" Oh, Simon... Un poignard! 
Je crois que quelqu'un cherche à nous tuer"



"Cette fille est jolie et très perspicace",
pensa le Saint, en vrai gentleman

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"Cette nuit t'a plu, John?
- Terriblement, Darling. 
Surtout quand j'ai découvert ton magot"



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"Chéri! Chéri... Je suis là... Au bout de la corde. 
Tire-moi dans le bateau"



(Cette fille était une vraie sangsue.)

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"Alors, ma Jolie, cela vous dirait cette jolie culotte 
pour à peine quelques cents?
- Mais Monsieur... Vous n'aimez pas 
les nudistes, c'est ça?"


(Et toi, ami lecteur, fais-tu aussi partie 
de cette ignominieuse catégorie?)

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dimanche 26 septembre 2010

"L'homme ne peut aboutir qu'à des à peu près". Jules Supervielle. citations-fr.com


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Mc Ginnis

"T'as vu, mon chéri, je les ai encore tous fait cracher au bassinet!" se rengorgea Miss Économie.
"N'empêche que t'as un bas qui file" grogna son micheton, perfectionniste.

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Mc Ginnis

"Oui, ch'suis la femme du près'. Et ch'fais tout c'que chveux. 
Même mettre un bras en l'air. Et toc!"

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"Le tueur du FMI avait du cœur: il laissa Miss Hongrie 
changer de tenue avant de la trucider"

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"Chuis sûr que t'as caché tes actions quèque part sur toi" 
susurra le trader fou, devenu érotomane sur le tard.

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(A CAUSE DE LA CRISE, MISS EUROPA AVAIT ENCORE MAIGRI)

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   Toutes ces illustrations - et de nombreuses autres - sont tirées du blog ci-dessous. L'auteur - américain - est un passionné de couvertures de romans policiers, entre autres, et ses propos sont toujours très éclairants:


Blanche Baptiste

mercredi 16 juin 2010

"Ces rares instants où l'on est heureux de partout" Jules Renard. citations.com.


(c) David Drummond pour toutes les couvertures. 
Encore un travail de design de grande finesse. Visitez son excellent blog où il décrit - en anglais - son parcours.


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Blanche Baptiste