Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 14 novembre 2014

"La Princesse qui bavait trop n'oubliait jamais sa provision de mouchoirs". Jacques Damboise in "Pensées de l'entre-deux".

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Pensées pour nous-mêmes:

(RETROUVE L'AMI QUI EST EN TOI)

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"Aidez-moi, je suis coincée!"


(La débutante contorsionniste avait encore du chemin à faire)


°°°
"Please, wash your hands.
- Instructions in French, it's possible?"



Controverses autour de la commande
par la télévision française d’oeuvres dramatiques 
en anglais (The Times)

Adam SAGE

   Louis XIV, le plus illustre de tous les monarques français, s’est imposé en Europe durant un règne de 72 ans considéré comme triomphal pour la langue et la culture nationales. De nos jours cependant, le Roi-Soleil est en train de devenir un symbole de déclin linguistique quand une chaîne française de télévision annonce à son sujet le tournage d’une « grosse machine » plutôt bas de gamme et en anglais.

   Les critiques disent que c’est un crime de faire parler dans une langue étrangère le grand monarque de la France du XVIIe siècle ; d’autant plus qu’il a combattu les partisans anglais de Guillaume d’Orange pendant la Glorieuse Révolution. Le mouvement coïncide avec une augmentation du nombre d’artistes français, y compris « Daft Punk », le groupe pop et Luc Besson, le cinéaste qui, en quête de publics internationaux, abandonnent la langue française.

   Louis XIV sera interprété par George Blagden, 24 ans, un acteur britannique, dans la série en dix épisodes de Versailles, tournée à l’extérieur de Paris. Amira Casar, actrice française née en Angleterre, jouera Béatrice, une courtisane. Les scénarios ont été écrits par Simon Mirren, le neveu de l’actrice Helen Mirren et par David Wolstencroft, le créateur de « Revenants ».

   La série se concentrera sur le jeune Louis affrontant les intrigues et l’adversité, au moment où il est en train de faire du château de Versailles le siège du pouvoir au début de son règne qui commença en 1643. La série coûtera 21 millions de livres sterling, deux fois plus par épisode que Downton Abbey et elle sera diffusée par Canal Plus l’année prochaine. Les téléspectateurs auront le choix entre une version doublée et la version originale sous-titrée en français.

   La chaîne a l’habitude de faire des séries étrangères en anglais, notamment Borgia sur la dynastie italienne de la Renaissance, mais les critiques estiment que Louis XIV, le roi qui incarne l’Etat français centralisé et toute sa grandeur, s’exprimant en anglais, c’est aller un peu loin.

   « Il est vraiment insupportable et totalement invraisemblable que des séries françaises sur Louis XIV puissent être tournées en anglais déclare Gaston Pellet, de l’association CO.U.R.R.I.E.L (Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguistique), nous n’avons rien contre l’anglais mais nous ne voudrions pas que le français devienne une langue secondaire en France ». Il ajoute que la série « Versailles » symbolise la capitulation des élites politiques et médiatiques françaises dans la lutte pour promouvoir l’héritage linguistique du pays.

   Jean Maillet, écrivain et compositeur de musique, dit qu’il est « un tantinet choqué » d’apprendre qu’un acteur anglais jouera le Roi Soleil. Canal plus, ajoute-t-il, aurait pu saisir l’opportunité de faire revivre le français classique en usage du temps de Louis XIV.

   Le Figaro a estimé que c’était un crime de lèse-majesté d’entendre Louis XIV demander « Comment est ma Reine ? » plutôt que « Comment va ma Reine?» Cependant, les partisans de l’anglais estiment que l’anglais favorisera la vente de la série aux diffuseurs hors de France.(fric, fric, fric)

   Fabrice de la Patellière, directeur de la fiction à Canal Plus, a déclaré que le fait de filmer en anglais était « un choix pragmatique (et pas artistique?) destiné à favoriser l’exportation des séries ». « C’est une concession que nous avons consentie afin de développer nos ventes » a-t-il ajouté : « dans certains territoires anglo-saxons, l’anglais est indispensable si vous voulez voir augmenter vos ventes»

   Jalil Lespert, le directeur des séries, a déclaré que Mirren et Wolstencroft avaient produit « un texte presque shakespearien » (mais pas Moliéresque, donc...) et que les acteurs britanniques possédaient une formation classique qui rehaussait la qualité des séries. (La Comédie Française serait-elle moribonde?)


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(La femme qui fumait de l'intérieur en pleine action)


Simone Signoret


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Luc Desle

jeudi 23 mai 2013

"Ce ciel bleu était aussi pur que mes intentions ne l'étaient pas". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA ROUTE QUI MÈNE A LA VÉRITÉ
EST PEUT-ETRE UN LEURRE.
PEUT-ETRE PAS.)


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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/16)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste


 Elaine Cantagril discute avec la jeune Soeur Jeanne, une novice, qui laisse filtrer que, dans le couvent, le "Diable", parfois, interviendrait. Que veut-elle dire?


ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE

Goya


   Le reste de la journée fut maussade. Soeur Jeanne avait disparu. Seule la vieille religieuse se retrouva plusieurs fois dans les parages d’Elaine, mais elle se contenta de la fixer de son oeil noir qui lui glaçait les os. 

   Qu’avait pu vouloir dire Soeur Jeanne avec ses sous-entendus sur la Mère Supérieure ? Bien sûr, Elaine n’ignorait pas que dans toute congrégation il y avait des luttes d’influence ; que les Soeurs éprouvaient, elles-aussi, des sentiments qui pouvaient rendre le chemin vers la sainteté beaucoup plus escarpé. Pour l’heure, cependant, ce n’était pas son problème. Elle se retrouvait seule et s’ennuyait. Elle se promit d’en apprendre davantage plus tard et elle s’échappa du monastère en catimini.

***

   Il ne lui fallut qu’un quart d’heure pour atteindre le village. La fin de journée était encore chaude. Ce printemps promettait et la jeune femme ressentit cette douceur comme une injustice. 

   Elle aurait pu se trouver ici avec Adrien car il y avait des amis d’enfance chez qui il avait passé autrefois ses vacances d’été. Elle se voyait, pendue à son bras, parcourir les ruelles de Fontseranne qui, en cette fin d’après-midi, s’emplissaient de chalands heureux de vivre. Les échoppes bruissaient de mille conversations et les visages qu’elle rencontrait étaient monstrueusement souriants. Elaine en eut la gorge serrée.

   Une nouvelle fois elle se reprocha son incroyable légèreté. Est-ce pour son aspect extérieur qu’on aime quelqu’un ou est-on attiré par lui pour la générosité de son âme ? La question n’avait pas lieu d’être et cependant c’était elle qui avait amené Adrien à s’endetter pour acheter ces fameux onguents.

   Leur cherté avait été un sujet d’âpres discussions entre elle et le jeune homme. Si, au début, elle avait apprécié la transformation de sa peau, son côté lisse et agréable au toucher, elle avait fini par considérer qu’il dépensait beaucoup trop et que cela présageait peut-être une vie commune difficile.

   Il paraissait différent, tout entier habité par une idée fixe : se passer l’onguent sur le corps pour le rendre le plus doux possible. Et même si Elaine en profitait, elle ne trouvait pas cette préoccupation très saine. 

   De plus, Adrien avait commencé à insister pour qu’Elaine utilise également ces liniments car il trouvait, à son tour, que la peau de la jeune femme n’était pas aussi soyeuse, agréable et désirable qu’elle aurait pu l’être.

   - Depuis que j’utilise ces onguents, je me sens différent, répétait-il souvent. La vie prend une autre tournure. C’est comme si je devenais quelqu’un d’autre... Comme si je pouvais, enfin, réaliser mes envies secrètes. Parfois je me dis que ces crèmes sont magiques, avait-il ajouté un soir, les yeux écarquillés, la bouche vermeille, en se caressant le buste comme une femme...

***

   Tout à ses souvenirs douloureux, Elaine était passée devant la mairie et c’est dans une ruelle qui donnait sur la place de l’église du village, qu’elle tomba en arrêt devant une échoppe. Un nom avait été gravé sur un écriteau de bois : « Angélus Gabrielli »

   Il s’agissait d’une petite boutique. Une devanture refaite depuis peu affirmait que l’apothicaire de l’échoppe était un maître en la matière. S’ensuivait une suite de noms de maladies, toutes plus barbares les unes que les autres, qu’Hélène supposa guéries par le maître des lieux. La vitrine était artistiquement composée de nombreux bocaux et de quelques images représentant des gens souriants, publicités vivantes pour différentes pommades dermiques.

   La porte qui donnait sur l’échoppe était entrouverte. Une odeur bizarre s’en échappait, mi-douceâtre, mi-amère, une odeur qui vous enveloppait dans une caresse un peu molle, vous aspirant peu à peu, contre votre gré.

   Elaine allongea le cou. Elle pouvait voir jusqu’au fond de la boutique car cette dernière était éclairée à la fois par la devanture et par des lampes à huile. A travers une vitre décorée comme un vitrail de cathédrale, les rayons filtrés du soleil déclinant donnaient à l’ensemble un air paisible. L’intérieur de la boutique ressemblait à un musée rempli de dizaines de fioles, de bouteilles, de verres, de pots, disposés pour la plupart sur des étagères tapissant les murs. 

   Une suspension ouvragée éclairait toute une panoplie de récipients et Elaine distingua des couleurs bizarres, certaines chatoyantes, d’autres pastel brillant à l’intérieur de chacune des fioles. Était-ce l’illusion des reflets provoqués par la lumière ? Toujours est-il qu’elle eût la sensation que les liquides se tordaient tels des serpents, qu’ils évoluaient avec lenteur dans leur geôle de verre de manière menaçante et ce mouvement, réel ou fictif, finit par lui procurer une sensation désagréable.

   La jeune femme se secoua et, pour neutraliser le malaise naissant, elle tenta de distinguer l’apothicaire. D’abord elle ne vit personne. Puis un léger bruit, venu de la droite, l’attira.

   Elaine se recula et observa plus attentivement la devanture. C’est alors qu’elle vit se glissant par dessous une étoffe qui dissimulait une partie du magasin, une main étrange tenant fermement un flacon. Les doigts aux ongles noirs étaient déformés et le dessus de cette main gauche également, avec sa peau grumeleuse et violacée par endroit. On eût dit que la main, dont on n’apercevait pas l’avant-bras, évoluait toute seule, comme si elle s’était détachée de son propriétaire afin de prendre ses aises.

   Fascinée par ce spectacle macabre, la jeune femme n’en finissait pas de disséquer cette chose quasi inhumaine qui disposait maintenant dans la vitrine d’autres flacons aux contenus sulfureux.

   En dépit de la douceur de l’air, Elaine frissonna et fut saisie par un froid de glace. L’espace d’une seconde, elle aperçut une crinière blonde et l’éclat d’un regard qui se posait sur elle. La jeune femme n’eut pas le temps de réaliser que, déjà, l’apparition avait disparu derrière son rideau de théâtre.

   Elaine se secoua, persuadée qu’elle avait été victime d’une hallucination. Elle hésita puis tourna les talons et se dirigea vers l’église d’un pas mal assuré, convaincue qu’elle trouverait là un peu de réconfort. Mais le malaise éprouvé persista jusqu’au porche. 

   Quand elle l’atteignit, elle se retourna et crut apercevoir, sur le pas de porte de l’échoppe, une silhouette au visage blafard tourné dans sa direction.

***
(A Suivre)


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(Le diable courait avec les jockeys...)

Heinrich Kley (1863 – 1945)

Alcool, coke et régime : 
les addictions reines du hippisme
Clément Guillou

   (...) Richard Hughes vient de s’enfiler une bouteille et demie de champagne, 10 oranges et pas moins de 14 diurétiques. Coincé dans les bouchons, quelques heures avant la course de l’année, il sent sa vessie exploser. La route s’ouvre, il court aux toilettes. Pisse, pisse encore, pisse toujours, au moins 30 secondes, jusqu’à ce que la douleur s’en aille. Puis il s’évanouit, trop faible.

   La scène est révélatrice des folies que s’imposent les jockeys. Elle ouvre « Un poids en moins » (« A weight off my mind »), l’autobiographie de l’un des plus improbables cavaliers que l’Irlande ait produit. Richard Hughes raconte notamment ses dix années d’alcoolisme et les contraintes qu’il imposait à son corps, bien trop grand pour ce métier – 1,75m.

   Lee Mottershead, auteur du livre, explique à Rue89 : « Comme beaucoup de jockeys, il buvait, en partie pour contrôler son poids, en accompagnant l’alcool de diurétiques. Cela a entraîné une prise d’alcool de plus en plus excessive. Il n’arrivait plus à s’en sortir. » (...)

   (...) Dans les courses, l’appel de la bouteille et la menace de la balance vont de pair. L’alcool déshydrate, donc vous emmène plus facilement aux toilettes, et agit comme antidouleurs. Pour Manuel Aubry, cavalier d’entraînement à Maisons-Laffitte, c’est l’une des trois passions des jockeys, avec les chevaux et les filles.

   « La vie d’un jockey de course, c’est le matin l’entraînement, l’après-midi aux courses et le soir la fête. Pas tous les soirs, mais souvent, on est cramé à 23 heures. Pas mal de vin blanc et de champagne, parce que ça fait pas grossir. Trouve-moi quelqu’un des courses qui ne picole pas ! »

    Manuel Aubry a 34 ans mais n’est jamais monté en course : « trop gros ». Il n’a jamais voulu s’astreindre aux régimes que doivent s’infliger ceux trop grands pour faire ce métier, mais trop talentueux pour ne pas le faire. « Mon poids, c’est 73 kilos. Je suis descendu à 66,5 : je faisais de l’hypoglycémie » (...) Et c’était encore trop lourd pour être jockey.

   Manuel est entré dans les courses par passion, comme tout le monde. Antoine Lhérété, prometteur jockey de trot de 19 ans, le dit à sa façon : « Faut être passionné à fond, parce que c’est pas facile tous les jours : le rythme de travail, les sept jours sur sept... » (...)

   (...) Quelques jockeys ont la belle vie mais ils ne sont pas nombreux et leur succès peut être éphémère. Quand on est si maigre, une mauvaise chute est vite arrivée. Seuls les « cracks » échappent à l’éreintant curage des box, qui commence tous les matins à 6 heures, puis la monte de chevaux pas encore débourrés ou récalcitrants, parce qu’il pleut ou qu’il fait 40 degrés.

   Ça, c’est le quotidien de la grande majorité des jockeys, et des « lads » – garçons d’écurie. Les premiers l’agrémentent de quelques courses et d’un salaire très correct, grâce aux primes – un jockey moyen gagne rapidement 3 000 euros par mois. Pour les lads, en revanche... Manuel Aubry en a vu quelques-uns mal tourner :

   « Parmi les lads, il y a beaucoup d’anciens jockeys. Le poids les a rattrapés, ou France Galop leur a retirés leur licence parce qu’ils ont provoqué des accidents. Mais ils sont restés alcooliques. Ils font des boxes toute la matinée, payés 1 000 euros et dorment dans une chambre de 9 mètres carré, parce qu’ici [à Maisons-Laffitte, Ndlr], l’immobilier est très cher. »

   Franck [son prénom a été changé pour protéger son emploi, ndlr], par exemple, a dû arrêter de monter parce qu’il commençait à « faire n’importe quoi, à accepter de monter à n’importe quel poids ». Il a alors goûté au boulot et au salaire d’un lad :

   « Faut pas se leurrer, si tu fais ce métier et que tu montes pas en course...C’est un truc de crève-misère. Tu gagnes royalement 1 500 euros par mois quand l’écurie est en forme, et ce sera ça toute ta vie, sans augmentation. Dans les courses, il y a de l’argent, oui, chez les propriétaires. Mais les entraîneurs n’en ont pas spécialement et les lads encore moins. » (...)

Pour la suite (coke, etc) lire sur:




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"Une piscine sans eau!?
Vous êtes sûrs?
La pauvre..."


from skunkfunker


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"French? So WHAT!?"


"Refusons le sabordage du français", 
par Claude Hagège

   (...) La France n'est certes que la source historique, et non la propriétaire exclusive de la langue française, que partagent avec elle, à travers le monde, les soixante-dix-sept Etats et gouvernements constituant ensemble l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Du moins jusqu'ici. Car le projet de loi Fioraso, qui veut imposer, en faveur de l'anglais, une très large extension des exceptions au principe du français langue de l'enseignement, des examens et des concours, pourrait avoir pour conséquence, du fait de la valeur symbolique d'un acte de sabordage du français par la France officielle elle-même, un doute croissant quant à la légitimité de la promotion de cette langue par les autres pays francophones.

   Heureusement, quelques espoirs subsistent : le directeur du Salon du livre du Beyrouth me disait, à la fin d'octobre 2009, en un français aussi classique que sa voix était sereine et teintée d'ironique mépris : "Laissez là vos alarmes : si la France torpille le français, d'autres pays seront toujours là pour le revigorer et galvaniser sa diffusion !"

   On se demande, pourtant, d'où peut bien venir, en France, cet acharnement contre la langue française. De la monarchie à la République, surtout aux heures les plus tragiques de cette dernière, tout illustre ce dicton : "C'est par sa langue que vit une nation." Les dirigeants de la nation française sont-ils donc saisis d'une pulsion d'autodestruction ? A supposer que tel ne soit pas le cas, tout francophone lucide ne peut qu'adresser aux gens de pouvoir à Paris et aux intellectuels malvoyants qui les inspirent, le message suivant : "N'entendez-vous pas s'esclaffer les étudiants étrangers que votre exorbitante et naïve assurance prétend attirer dans vos universités et vos écoles par un enseignement en anglais, alors qu'il n'y est pas langue maternelle ? 

   Ne voyez-vous pas que les mieux informés d'entre eux commencent à avoir pitié de votre dérisoire servilité face aux mécanismes du profit, et à se demander quelle déplorable aliénation vous torture, alors qu'ils respectaient jusqu'ici la culture et la langue françaises ? Allez-vous protéger enfin vos tympans contre les sirènes des universitaires liés par des conventions avec des établissements anglophones, et qui n'ont pas encore compris que c'est en utilisant le français qu'ils accroîtront le prestige de leurs travaux, et non en mordant le sol devant l'anglais ?"

   Le français est depuis le XIIIe siècle une langue à vocation internationale, d'abord européenne, puis levantine, puis mondiale. Il est aujourd'hui la seule langue, avec l'anglais, qui soit présente sur les cinq continents. Chaque réunion de l'OIF montre que la promotion du français encourage celles de toutes les autres langues des pays membres. Madrid, Lisbonne-Brasilia, et maintenant Pékin dressent, face à la résistible domination de l'anglais, l'arme irrésistible de la diversité. Et c'est à ce moment même que la France, qui possède une longue antériorité historique dans l'illustration de sa langue, devrait sacrifier cette dernière aux pauvres pièges de l'argent ? !

   Il est encore temps de réagir devant le burlesque en passe de devenir le consternant. Il est encore temps de se mobiliser avant qu'un projet de loi porteur du cancer ne soit proposé à la représentation nationale. Une partie grandissante du public bien informé est en train de se déprendre du vertige de l'américanisation déguisée en mondialisation. L'Académie française, elle aussi, dénonce un projet suicidaire. (...)


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Benoît Barvin

mardi 14 août 2012

"Il donna une seule représentation, ce suicidé, qui n'eut aucun succès". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous -mêmes:

(LE VRAI MAÎTRE N'EST QUE L'OMBRE
DE LUI-MÊME)

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"Si tu crois que c'est dans cette position 
que tu vas mieux comprendre le monde des humains...
- Ben... elle vaut bien l'autre, non?"

Nils Forsberg: Akrobatpojke. (via hora-fericirii)

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"Pour votre mission, chère Tara,
vous devez absolument connaître
le serbo-croate...
- Oh non! Tout, mais pas ça...
Heu... Le Français, ça ne serait pas mieux?"

Patrick MacNee-Linda Thorson_1968


Bruxelles en manque de traducteurs
PresseuropSüddeutsche Zeitung

   (...) “Un service de langues qui bégaie”, titre la Süddeutsche Zeitung, qui rapporte que les institutions européennes à Bruxelles craignent “une situation babélienne”. Car la capitale européenne, où 2 500 traducteurs polyglottes convertissent tous les papiers, projets, recommandations et décisions dans les 23 langues officielles de l’Union – soit 2,2 millions de pages en 2011 – , se heurte à un manque de traducteurs compétents, notamment vers l’anglais.

   Depuis que l’enseignement obligatoire des langues étrangères a été abandonné au Royaume-Uni [en 2002], l’intérêt pour d’autres langues faiblit. (tiens, tiens...)
   De plus, si l’intérêt pour les “grandes langues” reste constant sur le continent, c’est la traduction des “petites” qui pose poblème.
   Trouver des traducteurs du néérlandais, de l’irlandais (gaélique) ou du maltais vers le tchèque represente un défi énorme, souvent insurmontable.

   L’allemand n’est pas en reste, note le quotidien de Munich, car il y a une pénurie de traducteurs maîtrisant la grammaire à un niveau professionnel. A cela s’ajoute la concurrence des salaires dans le privé, qui contribue au pessimisme des institutions européennes en manque de moyens. (...)


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"Bon...
 Si j’atteins l'autre côté, c'est qu'elle m'aime.
- Et si tu n'y arrives pas?
- Ben je serai mort, c'tte question?!"


Barbara Kruger is represented by Sprüth Magers Berlin London

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"Mon cerveau va très bien, merci...
Et si nous étudiions le vôtre,
qu'en dites-vous?"


Vous avez l’âge 
de votre cerveau (et inversement)
Winnie Covo

   (...) Que ce soit sur un téléphone portable, à travers une console, ou encore en ligne, ces jeux auraient par exemple le pouvoir de révéler à une femme de 65 qu’elle a le cerveau d’un enfant de 13 ans, et inversement! Pour le Professeur Jean-François Démonet du Service de neurologie du CHU du canton de Vaud en Suisse, tout ceci n’est qu’une illusion (non?).

   C’est la notion de quotient intellectuelle qui la première est venue embrouiller le grand public. En 1959, apparait le test de Wechsler visant à identifier les enfants dotés d’une intelligence supérieure. De là, sans valeur scientifique particulière, différentes théories sont apparues, et le concept d’âge mental est entré dans la pensée collective. «En somme, la notion est passée dans la culture populaire sans que toutes ces approximations soient sous-tendues par une quelconque réalité», remarque le Pr. Démonet. (...) 

   (...) Sous-entendre que le cerveau aurait une évolution différenciée de celle de l’humain dans son entièreté n’a en effet aucun sens. Il n’existe de fait aucune façon réelle de l’empêcher de vieillir. Il est en revanche possible de le garder alerte, par le biais d’activités communes. «La santé du cerveau vieillissant s’entretient autant en faisant son jardin ou en apprenant un nouveau point de tricot, qu’en faisant des casse-tête. Les preuves expérimentales qui montreraient l’intérêt de faire ce genre d’activité sont basées sur des présupposés extrêmement fragiles, pour ne pas dire fallacieux», continue l’expert.

   Si le cerveau «vieillit», c’est tout simplement sous l’influence du vieillissement naturel de l’être humain, ou du fait de pathologies associées à l’âge. Quant à vouloir faire en sorte qu’il reste le plus éveillé possible malgré le poids des ans, la solution existe: «l’hygiène du cerveau est la même que celle du cœur», explique le Pr. Démonet. De fait, tout ce qui est bon pour le cœur l’est aussi pour le cerveau. Ainsi, prévenir le sédentarisme, l’obésité, ou les facteurs de risques cardio-vasculaires (hypertension, diabète, hypercholestérolémie), est la seule vraie méthode à employer.

   «Il n’y pas de dissociation entre notre vie et celle de notre cerveau, réaffirme l’expert. Apprendre un nouvel itinéraire, ou faire quelconques activités, tout cela a au moins autant d’intérêt pour la santé que je ne sais quel jeu sur ordinateur».(...)

Lire sur:

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Luc Desle

mercredi 22 février 2012

"Étrange: Le roi des cloches détestait les boules Quies". Benoît Barvin in "Étrange, vous z'avez dit".


***
Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS DES AUTRES 
QUE CE QU'ILS PEUVENT TE DONNER)
***

COURTS RECITS AU LONG COURS(1)
pcc Benoît Barvin


L'OCCASION

   Elle était si sensationnelle, cette occasion, que je me précipitai, toutes affaires cessantes, au local du journal qui me l'avait offerte... comme sur un plateau. On m'y reçut en souriant étrangement et l'adresse me fut communiquée avec célérité.
   Le château était réellement fabuleux, légendaire. Le châtelain, quant à lui, se présenta sous les traits d'un petit vieux charmant quoiqu'un peu gâteux. Il me servit du punch, des petits fours, ma foi fort exquis et nous signâmes, dans l'euphorie générale, le contrat de vente. Il me décida à dormir, le soir même, dans une des chambres de ma nouvelle demeure.
   Vers les minuit, un bruit de planches vermoulues qui cédaient me tira d'un sommeil lourd.
   Fabuleux, certes, le château l'était, oh combien! C'était le dernier exemplaire des fameux châteaux attrape-gogo dont le souvenir, à vrai dire, s'est quelque peu estompé de nos mémoires. Englouti sous une pile de mauvais madrier, avant d'expirer, je regrettai amèrement mon tragique oubli.


L'OISEAU AUX QUATRE PATTES

   Il le découvrit dans un fossé, froid, inerte et faillit l'abandonner là. Mais sa misanthropie devenue naturelle céda en cette occasion à une timide tentative de réconciliation avec le Monde.
   Il recueillit l'oiseau et l'amena chez lui. Pendant le trajet il constata que l'animal avait quatre pattes. Il n'en fut pas peu étonné. Il finit par conclure qu'à force de se terrer chez lui, sans contact avec l'extérieur, il en avait oublié la force du temps. Peut-être était-ce une invention de la gente novatrice des savants ?
   Il mit l'oiseau sur la table, essaya de lui donner à manger, voulut lisser ses plumes, chercha même à être piqueté par le petit bec jouissif.
   Plus tard, après être entré chez un oculiste qui lui parla de presbytie prononcée, il jeta dans une poubelle le sale petit véhicule blindé métallique abandonné par un gamin.


LA PUNITION

   Elle me prit par la main, m'entraîna vers le lit où rapidement -en experte- elle me déshabilla. J'étais nu et honteux. Elle souriait, m'invita à me glisser dans les draps et vint m'y rejoindre après avoir éteint. J'entendis le mol alanguissement de ses dessous qui glissaient en caressant sa peau.
   La douceur de son buste, de ses bras, de son ventre... Ses lèvres qui butinaient mon front... Saisi pourtant d'une angoisse profonde face à tant de bonheur promis, je demandai à rallumer pour recouvrer mon sang-froid.
   J'entendis un grand sanglot. Une odeur musquée fouetta mes narines. Une voix soudain grave supplia : " Pas ça... Oh, non ! Pas ça... PAS MAINTENANT" tandis qu’une main autoritaire se refermait sur ma gorge et la serrait impitoyablement.

***
"ATTENTION! Il est derrière toi!"

***

"Ah, comme ça, je suis mal outillé, hein?!
Tu vas voir, Ma Belle, ce qu'il en coûte de m'insulter"

***

"Tu connais la chanson, Quand mon coeur fait boum?
- Bien sûr... C'est une de mes chansons préférées"

***

"Ahaha, méchants n'Européens qui dépensaient trop!
The Thief-Robot va vous mettre à l'amende"

***
Blanche Baptiste

mardi 11 mai 2010

"L'habituel défaut de l'homme est de ne pas prévoir l'orage par beau temps". Machiavel. Evene.

http://www.cinemas-utopia.org/U-blog/bordeaux/index.php?tag/OGM
   Signez la pétition contre l'introduction des OGM en Europe. Déjà plus de 700 000 signatures. Il faut atteindre 1 million de signatures pour que la gouvernance européenne dépose une demande officielle auprès de cette catin de Commission afin de les refuser. 
   Il s'agit d'un geste citoyen, évidemment.

http://www.greenpeace.fr/ogmjenveuxpas/zappons-les-ogm/
***

"Existe-t-il de véritables rusés dont on ne remarque pas les ruses?"
(Jiang Zilong)

http://www.evene.fr/tout/ruse/2
http://www.nationspresse.info/?p=49996(Ben... Non)
 
Président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso est un euro-mondialiste  ultralibéral (tautologie)

(...)
   José Manuel Durão Barroso est un juriste universitaire et un diplomate portugais, formé notamment à l'université de Genève où il fut assistant du professeur Dusan Sidjanski à l'Institut universitaire d'études européennes. Il y découvre la pensée de Denis de Rougemont. Il séjournera aux Etats-Unis pour y "parfaire" sa formation à l'université de Georgetown. Jeune homme, lors de la révolution des œillets en 1974, il se situe à l'extrême gauche radicale de l'échiquier politique comme président des étudiants maoïstes (MRPP), à l'époque seul parti d'opposition actif, avec le Parti Communiste Portugais.
 (...)
 
   Attaché au libéralisme économique, il est très critiqué par une partie de la presse européenne de gauche ; pourtant, sa vision de la politique européenne se révèle en pratique très indécise selon le journaliste Jean Quatremer (journaliste prônant le libéralisme économique...) qui parle de « ligne politique totalement illisible ». Ainsi Martin Schulz, le président du groupe socialiste au Parlement européen, déclare-t-il : « Quand il parle aux socialistes, il est socialiste. Quand il parle aux libéraux, il est libéral. Il dit aux gens ce qu'ils veulent entendre ».
    Monsieur Barroso a le trajet classique de tout type de gauche qui, en vieillissant, finit par se retrouver de l'autre côté de la - toute petite - barrière soi-disant idéologique érigée en Politique. 
   Dans un langage non fleuri, on appelle ça des "traîtres". Mais, ici, cela s'appelle de l'opportunisme, je crois. Et c'est toujours récompensé... Tout au moins au début.

Liens avec le groupe Latsis 

   Il a notamment nommé conseiller spécial à la Commission Dusan Sidjanski, président du Centre européen de la Culture, financé par le groupe Latsis de Spiros Latsis. Le groupe Latsis a été plusieurs fois avantagé par la commission, avant l'arrivée de Barroso, comme pour les financements européens en Grèce via la filiale EFG Eurobank et cinq autres contrats divers entre 1999 et 2004. 
   Ce groupe est montré du doigt par certains parlementaires pour son manque de transparence en Grèce (encore!) et dans les Balkans. Une motion de censure a été déposée en 2006 par 77 députés européens à propos des liens entre le président Barroso et ce groupe.

   Mais... Monsieur Barroso qui, juré-craché, avait changé, a été réélu en 2008 pour 5 ans à la tête de la Commission. 
  Avec les résultats qu'on voit.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Manuel_Dur%C3%A3o_Barroso


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"L'autocensure est une pratique qui conduit à la servilité". Thierry Cazon.



"Qui fait l'âne ne doit pas s'étonner si les autres lui montent dessus" 
Proverbe chinois (et économiste?)




«Les polytechniciens savent tout, mais rien d'autre.» Georges Clémenceau

 (Même les femmes?)

 
«L'anglais, ce n'est jamais que du français mal prononcé.» Georges Clémenceau

 (Heu... vous êtes sûr?)

 La reine Victoria. 1819/1901

   Elle fut reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande (1837–1901) et Impératrice des Indes (1876–1901). Son règne, qui dura plus de 63 ans, demeure le plus long de toute l’histoire du Royaume-Uni et de celui des monarques de sexe féminin.
En français, elle est connue couramment sous le nom de « la reine Victoria ».

   Le règne de Victoria fut marqué par une impressionnante expansion de l’Empire britannique, devenu la première puissance mondiale, et par la révolution industrielle, période de grand changement social, économique et technologique. Ce règne fut ainsi appelé « ère victorienne », époque de splendeur (comparable dans l'imaginaire britannique à ce qu'est le siècle de Louis XIV pour les Français) mais aussi de sévérité dans les mœurs et de tensions sociales.

   (et coetera...)



«La vie m'a appris qu'il y a deux choses dont on peut très bien se passer : la présidence de la République et la prostate.» 
Georges Clémenceau

 (Surtout la présidence, en ce qui me concerne...)



 "Si perçante soit la vue, on ne se voit jamais de dos". Proverbe chinois.

"Louis de Funès, sors de ce corps!"