Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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dimanche 22 février 2015

"Cette tête de veau se mit bizarrement à aboyer". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE MENT-IL QUAND IL
DIT QU'IL N'EST PAS LE MAÎTRE?)

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"Ben... Il te plaît pas, mon chapeau?"


"Girl in Pierrot’s Hat" Walt Kuhn


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"Bon... Je vous le mets où?"


Carrying The Bull 
Vladimir Fokanov


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"Et vous osez me dire que votre architecte
ne boit pas?"


TOWER OF BABYLON 
SAMY CHARNINE


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sarahj-art: Okay, I admit to laughing while making this one. 

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Nadine Estrella

jeudi 15 janvier 2015

"Elle buvait une liqueur d'absence ou d'absinthe, je ne me souviens plus bien". Jacques Damboise in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'HOMME EST LA MESURE
DE LUI-MÊME)

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Geluk
laiciteetsociete.hautetfort.com

SOCIÉTÉ

"Charlie Hebdo" n'aurait pas le droit
d'exister en Israël

COURRIER INTERNATIONAL
   (...) Après la prise d'otage de l'Hyper Cacher dans laquelle quatre Juifs ont été tués par Amedy Coulibaly, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rappelé aux Juifs de France qu'Israël était "leur foyer" et a annoncé sa volonté d'encourager l'immigration de juifs français en Israël.

   "Mais si Wolinski [dont la mère état juive] était venu en Israël et avait ouvert un Charlie Hebdo ici, il aurait eu un problème", écrit le dessinateur israélien Ido Amin dans un texte publié par Haaretz. "En France, la liberté d'expression est considérée comme un droit universel. Mais en Israël, un hebdomadaire [comme Charlie Hebdo] ne pourrait pas exister, parce qu'une loi interdit 'd'offenser les sensibilités religieuses'". (...)

   (...) Il ne s'agit pas d'une loi contre la diffamation, l'obscénité ou le racisme, précise le dessinateur. "Il s'agit d'une loi bien précise, draconienne, une vraie loi anti-Wolinski. Elle interdit de représenter Moïse, Jésus ou Mahomet d'une façon qui risque de heurter les croyants." 

   Le dessinateur précise qu'au fil de sa carrière, il n'a pas eu d'autre choix que d'apprendre à connaître les lois restreignant la liberté de la presse israélienne. "Quand j'ai commencé à dessiner, j'ignorais l'existence d'une telle règle", écrit-il. "Je l'ai découverte des années plus tard, quand ma caricature, publié dans un journal connu, critiquant la cérémonie des Kapparot – qui consiste à faire tourner un poulet vivant au-dessus de sa tête – s'est retrouvée au cœur d'un débat à la Knesset." 

   Et de préciser qu'à l'époque, le ministre de la Police avait comparé son dessin aux caricatures publiées dans la publication nazie Der Stürmer, et qu'à la demande du ministre, son rédacteur en chef et lui ont été soumis à un interrogatoire. "Quelque temps après, j'ai été licencié du journal", raconte Ido Amin. 

   La loi réprimant l'offense aux sensibilités religieuses est un héritage du Mandat britannique dans la région. "Les Britanniques ont-ils raison ? Quand des groupes différents vivent côte à côte, est-ce que la considération à l'égard de nos voisins doit être plus sacrée que la liberté d'expression ?", interroge le dessinateur, avant de conclure : "Quoi qu'il en soit, ça fait bien longtemps que je ne gagne plus ma vie avec les dessins de presse."


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(Matou ayant discuté de liberté d'expression 
avec un confrère religieux)


Dubout


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Benoît Barvin

mercredi 19 novembre 2014

"Ils étaient si pauvres qu'ils préférèrent jeter le bébé plutôt que l'eau du bain". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOURIS AUX SOURIRES
QUI PASSENT)

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(Le taureau passa devant le matador
en vérifiant l'angle d'attaque de ses cornes)


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"Tu es ridicule! Tout ça parce que
j'ai fait brûler le gigot...
Quel soupe au lait tu fais!"



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"Mais non, Chérie, il n'y a pas d'araignée
suceuse de sang sur le bateau. Rendors-toi.
- Tu es... hips... sûr?"



+++

"Mais enfin, puisque je te dis
 que tu la mérites, cette gifle!
- Si tu me la donnes, 
je me jette dans le vide"



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Blanche Baptiste

dimanche 16 novembre 2014

"Offre mon temps gracieusement à vieille femme richissime". Benoît Barvin in "Pensées coïncidentes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L’ÉLIXIR DE VIE EST LA BONTÉ)

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(Ma fille m'observait de manière pénible)



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(La danse des fantômes réclamait une sacrée souplesse)



°°°
(La Mort, chaque jour, faisait quelques
exercices d'assouplissement)


(Source: crimewave420, via tasslehassle)

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(Ma fille m'indiqua ce qu'elle ferait à mes
bouteilles d'alcool, si je persistais à boire)


(via ninjaikke)

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Jacques Damboise

dimanche 9 novembre 2014

"Je conseillai à l'Homme tout nu de courir vite car la tribu de cannibales n'était pas loin". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA ROSE SANS ÉPINES
N'EST PAS UNE ROSE)

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"Yo, pas mal ton Tee-shirt, il est... heu...
- Super?
- Yeah, c'est le mot que je cherchais!"



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(Comme il visiophonnait en pilotant, Max
Denvers se précipita droit dans la
gueule du loup des Etoiles
sans y prendre garde)


alex schomburg. science fiction plus


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(Quand Gene croisait les bras, son amant du moment
savait que ça allait barder méchamment...)


gene tierney. 002


¤¤¤

(Mon pote, le Martien, très curieusement,
avait la cote auprès des femmes)


"Oh Yeah, Baby..."
basil wolverton. plop. 003


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Blanche Baptiste

dimanche 12 octobre 2014

"Cette Vérité, qui n'était pas bonne à dire, ne l'était pas non plus à entendre". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA POESIE T'ENCRE
DANS LES ETOILES)

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"Ciel! Mon mari!"



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"Ouais, c'est pourquoi?"


(Les gens de cette région n'étaient pas très accueillants)


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"Mes Braves... Pouvez-vous me dire
si je suis loin du château du Prince,
là où il donne LA fête de l'année?"



%%%

"Ahahaha... Je vais t'écrabouiller!
- Avec cette pesanteur six fois moindre
que sur notre bonne vieille planète,
ça m'étonnerait..."



%%%
Blanche Baptiste

dimanche 27 juillet 2014

"Ayant l'estomac dans les talons, je portais des chaussons pour ne pas glisser dessus". Jacques Damboise in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(VOIS-TU L’INTÉRIEUR
DU CŒUR DE TON ENNEMI?)

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"Yoyo, Man!
- Heu... Yo... yo..."



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"Comment ça, pas frais?"


mccay

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(La Femme-Girafe est très coquette)


"Oui, et alors? Ca vous dérange?"


¤¤¤

(L'homme-Béton aimait bien
sauter du haut des immeubles
sur les bolides de ses ennemis)



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Nadine Estrella (avec Jacques Damboise)

mercredi 16 juillet 2014

"Le Bourreau séparait le bon grain de l'ivraie avec une grosse hache". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu-près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE BOIT-IL

LE VIN DE LA SAGESSE?)

PCC Jacques Damboise

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RENE CAILLE 

   (de son véritable nom Émile Caillé ) né le 31 juillet 1921 à La Rochelle, est un dessinateur, illustrateur et humoriste français. Après des études d’horticulture dans le but de devenir architecte paysagiste, et durant lesquelles il s'initie aussi bien à la botanique qu'à la décoration, René Caillé pratique divers petits métiers, tels que balayeur, secrétaire particulier et fonctionnaire de la Sûreté. Puis il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts de Toulouse. Après plusieurs années de vaches maigres, sa carrière professionnelle prend son essor à Paris en 1947. 

   Féru de plastique féminine, il en intègre régulièrement dans ses dessins et illustrations, et connaît enfin le succès en popularisant un certain type de «Parisienne» acide et caricaturale. Il est également l’auteur, entre 1949 et 1953, de huit couvertures pour la collection de science-fiction « Le Rayon fantastique », ainsi que diverses autres œuvres illustrant ce genre littéraire. C'est aussi à cette époque qu'il réalise l'affiche pour le 8e Salon de l'enfance (1954).

   Il poursuit une carrière de dessinateur humoristique dans les années 1950-1960. Il est alors l’un des seuls à utiliser la couleur. Il se spécialise dans l’illustration sensuelle, érotique ou simplement « gauloise », et produit entre autres des dessins de pin-ups « à la française », publiés dans de nombreuses revues légères, d’un humour souvent primaire (Le Rire, Fou-Rire, Franc-Rire, V (V Cocktail / V Magazine / V Sélection), Blagues, La Canebière Humour Magazine, Paris Gai Magazine, À Paris, etc.). Il illustre à l'occasion d'autres revues populaires et sentimentales telles que Nous Deux. 

   Il réalise par ailleurs d'innombrables cartes postales érotico-humoristiques, ainsi que la décoration de divers objets commerciaux, tels que des tasses, des bols, des vide-poche ou des cendriers par exemple. René Caillé est aussi l’auteur d’illustrations de plusieurs livres pour enfants. En cinquante ans de carrière, sa signature n'apparaît dans pas moins de 105 titres français différents. Ses dessins sont en outre publiés dans des revues du monde entier (Europe, Amériques, Japon).


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Blanche Baptiste

mercredi 5 février 2014

"Sa surprenante beauté la rendait indétestable". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes;

(N'AIE CRAINTE, LA MORT
JAMAIS NE T'OUBLIE)

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"Madame La Mort, vous me certifiez que vous
avez vu mon fiancé?
- Je le jure, ma Mie. Il est dans un lieu très calme.
Je vais d'ailleurs te le montrer. Si tu veux bien me suivre..."


ANGELUS MORTIS


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(La Liberté qui conduisait le Peuple
avait perdu depuis un moment déjà
son GPS)


LUCIFEROUS


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"Ouais! C'est pourquoi?
- Ben... Heu... Pour rien, en fait..."


MINACIOUS


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(Le suicide du mélomane fou
fut particulièrement mélodieux)


MELOMANIAC


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Jacques Damboise

dimanche 3 novembre 2013

"Cet enfant boulet était le fils de l'Homme Canon". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ÉVITE D'AVOIR A TE PARDONNER)

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Nouveau court récit au long cours (2)

LE LIBÉRÉ 
DU 
CLUB MAD 


   Notre "Héros" part pour l'île de Corfou où il doit séjourner dans un club de vacances, pour une mission qui semble très secrète. Que va-t-il y trouver?



CHAPITRE 1

« Il faut savoir oublier
pour goûter la saveur du présent. »

Marc Augé

   A l’arrivée, des caïques venaient tous les chercher à Kerkyra et ils rejoignaient Ipsos en bateau. Cela leur permettait de faire connaissance. Il faut dire que dans les premières semaines, en mai et en juin, le nombre de vacanciers n’excédait pas quatre cents personnes. Le Village était à eux ; ils s’y sentaient accueillis, ils y prenaient leurs aises, ils avaient de l’espace et du calme…

   Les temps ont changé. Des organisateurs jeunes et artificiellement sympathiques les ont fait monter dans un autocar grand luxe où la climatisation distille sa fraîcheur, et une radio, la musique US qui sévit partout.

   Une douzaine de jeunes costauds, allure rugbymen, soulagés d’avoir retrouvé le plancher des chèvres, entonnent une chanson à boire.

   Il ne sait pas ce qui se passe mais il se sent agressé, mortifié. Il ne retrouve pas l’ambiance habituelle et cela le dérange comme si l’on portait atteinte à la dignité de l’être humain dans sa globalité.

   - Ne te laisse surtout pas atteindre par la nostalgie, lui avait rappelé Gabriel. Tu dois faire abstraction de ce que tu as pu aimer là-bas. On te demande juste une étude comparée sur le terrain pour confirmer nos études préalables. Nous savons que tu ne feras qu’entériner nos premières conclusions. Tu es là, disons, pour mettre la touche finale à notre travail. Ce que tu verras et vivras au Village ne pourra que te décevoir, tu t’en doutes bien. Nous sommes loin des idées somme toute généreuses du fondateur. L’art d’être Père Noël ne fait plus recette. Depuis le rachat de l’association par de puissants groupes financiers et la situation actuelle, bien de l’eau sale a coulé sous les pontons. Tu vas tout découvrir de tes propres yeux. Ne sois pas trop touché !

   Il faut qu’il se remémore toutes leurs mises en garde. Qu’il reste détaché et ne prenne pas trop vite parti pour des sujets finalement très prosaïques. Il est parvenu, il y a peu, au détachement, à la légèreté de ceux qui ne font que passer. Ce n’est pas le moment de retomber dans le jugement, l’hypersensibilité et la faiblesse.

   - C’est la première fois que vous allez à Ipsos ? lui demande de but en blanc une jeune femme au profil d’oiseau, assise à ses côtés.

   Ne sachant pas mentir, il répond que non. Elle enchaîne aussitôt, heureuse d’avoir trouvé un informateur.

   - C’est si joli que cela, le Village, les cases ? Mes parents m’ont dit qu’il y avait des fleurs partout. Un restaurant idyllique. Que c’était un vrai paradis… C’est vrai ?

   - C’est effectivement l’image que j’en ai gardée. Seulement mes références datent un peu

   Sa réflexion la fait rire. Un beau rire franc, naturel.

   - Il paraît que l’ambiance est parfois un peu lourde… comme en ce moment dans le car…

   - Effectivement, on ne peut pas empêcher ce laisser-aller. Mais tout dépend du chef du Village. L’ancien savait canaliser tous ces débordements. Quand il voyait qu’il avait à faire à toute une bande de joyeux fêtards, genre excités portés sur l’alcool, il organisait des tournois, des tas de challenges pour que les gars échauffés puissent suer leur agressivité. Pour finir, on arrivait tous à faire assez bon ménage.

   - A ce sujet mes parents m’ont conseillé de réserver une case par fax, une semaine avant mon arrivée. Ils m’ont dit : « Rachel, loge à la presqu’île ». C’est vraiment mieux ?

   - Oui, ils ont eu raison, c’est situé légèrement à l’écart, en hauteur. On domine la mer. Les habitués choisissent toujours ce coin-là.

   - C’est donc là que vous logerez, déduit-elle avec un petit air futé.

   - Tout juste.

   Il remarque, tout en parlant, que la route sinueuse a été agrandie, que de nouvelles constructions, pour la plupart en instance, viennent surcharger le paysage. Mais le ciel est toujours bleu et sa loquace voisine d’une fraîcheur apaisante.

   - Voilà, nous arrivons. L’entrée, avant, était plus haut, vous voyez ? Certainement trop étroite pour le trafic des nouveaux autocars. Voici les tennis… très ensoleillés… et le début du village de cases.

   Que se passe-t-il ? Elles n’ont plus la même allure rustique qu’autrefois. Se pourrait-il qu’ici aussi, ils aient voulu normaliser, aseptiser, rendre plus confortable et plus cher ? Il avait comme consigne de ne rien consulter ayant trait au Village avant son arrivée. Ce sont ses supérieurs qui ont tout organisé. Il découvre donc en même temps que Rachel, mais contrairement à elle, ses yeux ne sont pas vierges. Ils ont connu plus beau autrefois et ne peuvent l’oublier. Ils trouvent de la fadeur, là où ceux de Rachel ne voient que joliesse.

   - C’est carrément une forêt d’oliviers ! C’est splendide.

   - Ce n’est pas fini, vous allez voir.

(A Suivre)


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(Une fois remontées, les Soeurs "Dance Shoulders"
ne s'arrêtaient plus)



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(Derrière le Miroir, Alice faisait des grimaces)


Victoria Audouard - Mirrors (2012)

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(Banquier affamé se ruant sur une bonne affaire)


(Source: mizzkandikizzes, via snowsgreen)

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(Palace faisant entrer en douce un trader sous couverture)


VIP
(Source: 66lanvin, via maskofzorro)

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Jacques Damboise