Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 13 janvier 2015

"Comme ma Belle-Mère, son chameau familier déblatérait, je crois". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(JUSQU'AU TOMBEAU,
TU ES L'ESPOIR DU MONDE)

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"Voyons, Georges, arrête un peu..."



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stripsjournal.canalblog.com

Ce que les Norvégiens ne savaient pas
de Charlie Hebdo

Diane Berbain
Blogueuse

   (...) Suivre ce massacre de l’étranger a été dur. Mais la Norvège a montré beaucoup de solidarité, plusieurs journaux et médias ont fait de beaux hommages. Nous avons eu la possibilité de nous recueillir lors d’un rassemblement organisé à Bergen le samedi 10 janvier, tourmenté par un ouragan, et une marche à Oslo, escortée par la police à cheval, le soir du 7 janvier.

   A l’initiative de l’Ambassade de France et d’organisations de presse norvégiennes, est organisé ce dimanche 11 janvier un rassemblement pour la défense de la liberté d’expression ; des panneaux ont été dressés pour faire des dessins librement, en plein centre de la capitale.

   Les souvenirs des attentats du 22 juillet 2011 en Norvège ont refait surface, et ils ont su reconnaître et ressentir notre douleur. (...)

   (...) Le 10 janvier, le quotidien Bergens Tidende a publié un article que j’ai co-écrit avec Benoît Derrier, un Français qui vit à Stockholm, Julien Etienne, et Jessie Michelon, ces derniers de Paris. Les Norvégiens n’ont jamais eu une culture de la satire de ce type, cette satire sans borne. Ils voulaient savoir ce que les personnages derrière Charlie Hebdo représentaient finalement pour notre génération, et comment nous envisagions l’avenir après ce qui s’est passé.

   Voici l’explication que nous avons donnée : « Nous venons de perdre des héros de notre enfance. Pour notre génération née dans les années 80, ces personnes avaient fait l’histoire de la presse française de notre époque. On avait reçu Cabu avec le lait maternel, avec ses caricatures rigolotes dans “Récré A2”, avant qu’il commence dans Charlie Hebdo. Certains d’entre nous ont pleuré quand il a été remplacé. Il a posé les bases de notre éducation satirique.

   Les garçons aimaient aussi les dessins plutôt lubriques de Wolinski, qu’ils regardaient en cachette dans les magazines des adultes. D’un style aux traits simples, ils créaient un contenu d’autant plus intense et fort, même lorsqu’ils n’allaient pas loin. Ils nous ont entraîné à l’exercice de la critique de la société, tout en contribuant à notre enfance heureuse dans une démocratie.

   On n’achetait pas souvent Charlie Hebdo, il faut bien l’avouer. C’était peut-être un peu trop pour certains. Mais on aimait qu’ils colorent les kiosques avec leurs couvertures déjantées chaque semaine. C’était comme être fumeurs passifs. Ils marquaient notre pays, qu’on aime ou pas ce qu’ils mettaient sous nos yeux.

   Cette contribution à la variété culturelle, cette satire sans considération était une espèce menacée depuis longtemps. Ça a commencé en 1986 quand le grand comique Coluche est mort dans un accident de moto. Il défiait les politiciens comme personne n’avait osé auparavant, et beaucoup pensaient que celui qui était tant aimé du peuple, a été victime d’un meurtre politique déguisé.

   Le rire qu’ils nous offraient avait le pouvoir de prolonger notre jeunesse. Par ce rire, nous oublions la guerre, la misère. Maintenant, nous avons peur, en deuil pour ce coup porté à notre chère liberté d’expression. Nous regardons nos enfants, qui ne savent pas qu’ils n’auront jamais la chance de goûter à cet art fragile. Nous n’osons pas penser au barbarisme pour le moment. Nous refusons d’accepter que le paysage médiatique devienne après cela plus uniforme, en France et dans le monde. Moins défiant, Moins critique. L’autocensure peut l’emporter, nous rapprochant un peu plus du meilleur des mondes. Pas celui que nous voulons. »


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"Comment j'aime les femelles de Dieu?
Sexy, évidemment..."



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Benoît Barvin

dimanche 29 décembre 2013

Enfance en presque noir et rose (2)

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Pensées pour nous-mêmes:

(TA VIE EST AUSSI COURTE QU'UNE PENSÉE)

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LES MYSTERES DE L'OUEST 
(17 septembre 1965 – 4 avril 1969)


Titre original 
The Wild Wild West 

Série western Aventures, espionnage 
Créateur(s) Michael Garrison
Acteurs principaux 
Robert Conrad Ross Martin
Musique Richard Markowitz
Etats-Unis Chaîne d’origine CBS 
Nombre de saisons 4 Nombre d’épisodes 104 
Durée 50 minutes

   Les Mystères de l'Ouest (The Wild Wild West) est une sértie télé américaine en 104 épisodes de 50 minutes (dont 28 - soit la première saison - en noir et blanc), créée par Michael Garrison et diffusée entre le 17 septembre 1967 et le 4 avril 1969 sur le réseau CBS. En France, la série a été diffusée à partir du d'avril 1967 sur la deuxième chaîne de l'ORTF.

   Si le crédit de la création de cette série a longtemps été attribué à Garrison, il convient de noter qu'en juillet 1997 une bataille juridique a été lancé par Gilbert Ralston, créateur du pilote. Un film était en préparation (Wild Wild West produit par la Warner Bros) et seul le nom de Garrison était avancé en tant que créateur.
   Un article du New York Times datant du 8 juillet 1999 (intitulé "'Wild West' Showdown For Early TV Writers; Lawsuit Seeks Royalties for 60's Series") précise les contours de l'affaire.
   Arguant qu'il a créé les noms des deux protagonistes James West et Artemus Gordon et leurs antécédants militaires ainsi que leur qualité d'agent secret, leurs gadgets, leur train, etc. Ralston a réclamé des droits en tant que Créateur de la série à la Warner. La justice fut ensuite saisie.
   A l'appui des affirmations de l'écrivain, le témoignage d'un ancien responsable de CBS, Michael H. Dann Responsable des programmes pour la chaîne en 1964 contribua à rétablir l'écrivain dans ses droits. Après la mort de Ralston, la Warner finit par payer à la famille Ralston un important dédommagement financier (on évoque une somme comprise entre 600 000 dollars et 1,5 millions de dollars).

Synopsis:

   Cette série met en scène les aventures de deux agents des United States Secret Service, au service du président Ulysses S. Grant, James T. West, homme d'action, et Artemus Gordon, as du déguisement et des inventions anachroniques. Se déplaçant tantôt à cheval, tantôt dans leur luxueux train privé, ils affrontent des adversaires hors du commun (Docteur Miguelito Loveless, entre autres) dans tout l'Ouest américain. Le côté gay est présent grâce aux apparitions musculeuses de West dont les femmes - et les hommes - regardent avec attention les impeccables pectoraux. 

   Notons le jeu minimaliste de Robert Conrad et celui, tout en finesse - et également en soudaines exagérations géniales - de Ross Martin. Loin de l'adaptation incongrue au cinéma, cette série mérite toujours le détour grâce à des histoires flirtant souvent avec le fantastique et le sadisme assumé...


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LE PROSCRIT
(1965/1966)


Écrit par Christophe Dordain 
23-11-2009 
Une série créée par Larry Cohen. 
Un dossier conçu par Christophe Dordain.

   Rejeté par l'armée qui le considère comme un lâche, l'officier Jason McCord ère dans l'Ouest américain et tente de survivre malgré la terrible réputation qui est désormais la sienne : il est un proscrit ! 


   Jason McCord est un officier de la cavalerie américaine qui a suivi ses études à la fameuse académie de West Point. Malheureusement, à la suite d'un affrontement avec des indiens à la bataille de Bitter Creek, dont il est le seul survivant, McCord est présenté devant une cour martiale sous le chef d'inculpation de haute trahison : on lui reproche d'avoir déserté face à l'ennemi, ce qui est bien évidemment faux. McCord est chassé de la cavalerie, il devient de fait un proscrit rendu responsable du massacre de Bitter Creek. 

   Dès les premières images du générique de chacun des 48 épisodes de 26 minutes que compte la série, on rappelle au téléspectateur ce terrible fardeau pour Jason McCord que celui d'avoir été chassé de l'armée : le peloton de soldats, le bruit des tambours, l'officier supérieur qui lui arrache ses galons et brise son sabre, puis qui l'accompagne enfin aux portes du fort. Terriblement efficace, cette introduction de chaque épisode du "Proscrit" (pour une fois le titre français ne dénature pas celui de la série d'origine) ne peut qu'apitoyer le téléspectateur et rendre le personnage de Jason McCord éminement sympathique.

   Sans domicile attitré, et ne sachant où véritablement aller, McCord traverse l'Ouest de part en part, utilisant ses compétences d'ingénieur et, surtout, ses capacités de redoutable combattant, au profit des personnes qu'il rencontre. Cependant, son épouvantable réputation le poursuit et il n'est pas rare que l'on reconnaisse en lui le fameux capitaine McCord, le lâche qui a fuit le combat à Bitter Creek, et a provoqué la mort de ses hommes. Bien qu'il fasse preuve de courage voire d'héroisme au fur et mesure des 48 aventures que compte la série, le sceau de l'infâmie et de la couardise le poursuivent à tout jamais.

   "Le Proscrit" est la seconde série western interprétée par Chuck Connors après "L'Homme à la Carabine" qu'il avait tournée entre 1958 et 1963. Diffusée dès janvier 1965 sur NBC, le dimanche soir entre 20h30 et 21h00, avant "Bonanza", elle représente une des dernières tentatives de proposer des séries western au format de 26 minutes dans l'esprit de "Au Nom de la Loi" par exemple.


L'UNIVERS DE LA SERIE ET SON EVOLUTION

    L'idée du "Proscrit" ressemble de très près à un scénario d'un épisode de la série "L"Homme à la Carabine" intitulé "The Journey Back" dans le cadre duquel un voisin de Lucas McCain (personnage joué par Chuck Connors) est recherché par l'armée après avoir déserté le champ de bataille de Willow Creek, bataille dont le voisin en question s'avère être le seul et unique survivant. Que Larry Cohen, le créateur du "Proscrit" ait visionné cet épisode en particulier est plus que probable. 

   Dans "Le Proscrit", Jason McCord se voit attribué une réputation injustifiée (mais cela seul le téléspectateur le sait) et, dans presque chaque épisode, peu importe où qu'il aille, sa réputation le précède et souvent même le devance, et l'oblige à affronter le ressentiment des habitants des villes où il fait halte. Refusant de dire ce qui s'est vraiment passé, Jason McCord fait face stoïquement et, parfois, celles et ceux qu'ils côtoient finissent par reconnaître son courage dans le feu de l'action ou, pour le moins, se décident enfin à lui accorder le bénéfice du doute.

   Régulièrement, Jason McCord est face à des individus qui, eux-mêmes, sont confrontés à des choix requiérant du courage et McCord les aide à opter pour la bonne attitude. Par exemple, dans l'épisode "Leaps Upon Mountains" où McCord essaie de convaincre un rancher belliqueux (incarné par John Ireland) de coexister pacifiquement avec ses voisins. Ou bien dans l'épisode "Coward Steps Aside" au cours duquel McCord aide un jeune shérif à faire face à une bande de malfrats qui s'apprête à attaquer la banque.

   Là, où, "Le Proscrit" prend un chemin inattendu au cours de la première saison, c'est avec le triple épisode intitulé : "The Mission". Contacté par le Colonel Snow (joué par Jon Lormer"), un des rares officiers supérieurs à croire en son innocence, McCord est présenté au Président Ulysse S. Grant (rôle tenu par William Bryant) qui lui confie une mission spéciale : éviter qu'une guerre ne se déclare entre les Etats-Unis et le Mexique à cause d'éléments rebelles dirigés par le Général Arrioin (interprété par Cesar Romero). Avouez qu'il y a de quoi être surpris ! Un ancien officier agissant pour le compte du Président Grant, cela ne vous rappelle rien ? James West bien sur ! Or, le pilote des "Mystères de l'Ouest" fut tourné en décembre 1964 au moment, où, la série "Le Proscrit" était-elle même en production depuis plusieurs mois. Le scénariste Jameson Brewer et le créateur de la série, Larry Cohen, se sont-ils laissés aller à quelque plagiat ? Nous ne pouvons le prouver, mais reconnaissez que tout cela est bien curieux, n'est-ce pas ?

   Terminons en précisant que Chuck Connors souhaitait autant que possible se démarquer du programme qui l'avait fait connaître : "L'Homme à la Carabine". C'est pourquoi, dans "Le Proscrit", en lieu et place d'une carabine, Larry Cohen l'a muni de ce sabre brisé, symbole de sa déchéance d'homme mis au ban de la société et de son glorieux statut passé. 

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Benoît Barvin

lundi 29 octobre 2012

"Cet ange fut arrêté car il volait trop haut, trop vite et sans permis". Benoît Barvin in "Pensées pensées".


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Pensées pour nous-mêmes:

(TON COEUR EST UNE CHAMBRE
DONT LA PORTE EST GRANDE OUVERTE)

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« Moi, les gestes de l'amour 
me mènent à l'enfance. »
Philippe Delerm

Bizarro Superman final. Eric Spitler

"Tout à fait d'accord avec ce type"


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« Créer, c’est toujours 
parler de l’enfance. »
 Jean Genet



Pour rappel:
Décès de Georges Chaulet, 
le papa de « Fantômette »

   (...) Georges Chaulet, le père de « Fantômette », la célèbre héroïne masquée au collant noir et à la tunique jaune aux 15 millions d’exemplaires vendus, est décédé le 13 octobre à l’âge de 81 ans.

   Créateur d’avant-garde, féministe avant l’heure, Georges Chaulet avait fait naître en 1961 avec « Fantômette » l’un des premiers rôles féminins actifs, intelligents et autonomes de la littérature jeunesse, souligne Hachette. La justicière qui a bercé des générations de lecteurs et de lectrices est désormais orpheline… 

   Son créateur Georges Chaulet était l’un des piliers depuis plus de 50 ans de la collection Bibliothèque Rose. « Je dois autant à Fantômette qu’à Marguerite Duras » l’envie de devenir écrivain, confiait la romancière Marie Darrieussecq à l’occasion du 50e anniversaire de la justicière masquée. (...)

   (...) Né en 1931 à Paris, Georges Chaulet écrit dès l’adolescence ses premiers romans, des polars. Bac en poche, il s’inscrit aux Beaux Arts de Paris. En 1952, il part faire son service militaire en Allemagne. « Un cauchemar», avouera-t-il. Il se réfugie alors dans l’écriture et décide d’en faire son métier. En 1957, il publie le premier tome de la série « Les 4 As » aux éditions Casterman avant de donner le jour à « Fantômette » en 1961.

   Cinquante-deux titres plus tard, le succès est toujours au rendez-vous. 5 millions d’exemplaires ont déjà été vendus. (...)


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"RAAAHHH!!!
J'vais tuer la Mort qu'a tué M'sieur Chaulet!"


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(Le même est-il l'identique?)


Le bon filon de la philo
Oliver Pironet

   (...) Décloisonner les champs du savoir, détricoter les frontières entre la sphère des idées, la science, la culture, l’art et la société, convier la philosophie à se confronter aux objets du quotidien, à parler du monde, de la vie, de l’amour, du sexe, en faisant usage de références culturelles insolites… Telle est la tâche que s’assignent désormais un certain nombre de philosophes, penseurs et intellectuels désireux de répondre à une « demande de sens » formulée par une part croissante du grand public. Se réclamant en particulier de Gilles Deleuze, ils entendent poursuivre le travail qu’il mena sur la « pop’philosophie », une expression forgée à l’origine pour désigner la démarche consistant à investir la culture populaire pour en proposer une approche philosophique.

   Or, loin de former un champ de recherche et encore moins une discipline constituée — ce que revendiquent d’ailleurs ses tenants [1] —, celle-ci s’avère plutôt un concept fourre-tout associé à une mode intellectuelle. Et représente un filon éditorial, dans lequel se sont engouffrés des auteurs habitués des ondes radiophoniques et des plateaux de télévision, sollicités à l’envi par les médias pour commenter l’actualité ou débattre de sujets de société [2] — comme si le fait de posséder un diplôme de philosophie légitimait ce genre de prestations.

   Située au croisement de la réflexion théorique, de l’analyse esthétique et peut-être surtout du marketing publicitaire, la « Semaine de la Pop Philosophie » qui s’est ouverte hier à Marseille (22 octobre) en est pour ainsi dire la grand-messe. Son credo : « Il faut absolument être pop » [3]

   Passé notamment par le film publicitaire avant d’officier comme « concepteur d’événements intellectuels », Jacques Serrano, le grand manitou du festival, a lancé cette opération annuelle à Marseille en 2009 afin de « réuni[r] des philosophes, des écrivains et des sociologues autour d’objets de la pop culture et de la culture médiatique. » Il espère drainer plusieurs milliers de personnes [4] dans des endroits aussi divers qu’improbables — ici, le Théâtre national de Marseille (un haut lieu de la haute culture), là, l’Espace Pernod (un club associatif dédié à la célèbre boisson alcoolisée), la boîte de nuit Le Trolleybus (antre de l’hédonisme et du divertissement), le pub-restaurant La Maison Hantée (un bar rock et gothique), l’Hôtel de ville (un symbole du pouvoir), etc. Le public est invité à méditer sur la pop fiction, la littérature jeunesse, la pornographie, les schtroumpfs, la drogue, la carte de fidélité, la corrida, la célébrité, le monde de l’entreprise, l’iPhilosophie, le football, le rap, le rétro-futurisme et les médias, à l’occasion de conférences-débats et de tables rondes menées par une trentaine d’intervenants. 

   Lesquels pourront faire l’article pour leurs ouvrages respectifs, puisqu’un « travail de promotion du livre est engagé en amont et au cours de cette semaine de rencontres-débats, en partenariats avec des éditeurs, des librairies et des bibliothèques ». (...)

Notes

[1] « C’est que “pop’philosophie” est beaucoup moins une notion qu’un mot d’ordre, certainement pas une discipline constituée ou même un champ de recherche clairement délimité, mais plutôt une injonction et un étendard. » (Stéphane Legrand, « La Pop Philosophie », dossier de presse du festival). A l’exception de celles référencées en notes de bas de pages, toutes les citations sont extraites du dossier de presse (PDF).

[2] « Nous appartenons à une génération qui a dévoré de la pub, ce qui nous a appris la vitesse et les codes pour savoir comment marquer des points à l’oral. » (Vincent Cespedes, cité par Claire Chartier, « La philo dans le micro », L’Express, 23 février 2011.) Sur ce sujet, lire Christophe Baconin, « Philosopher sans peine »,Le Monde diplomatique, janvier 2012.

[3] Stéphane Legrand, op. cit.

[4] La dernière édition à rassemblé au total près de trois mille participants. De l’aveu même de son directeur, ce raout intellectuel et culturel ne vise pas tant à toucher un public populaire qu’à susciter l’intérêt d’une élite peu friande de culture de masse : « Le public dont je rêve (…), c’est celui qui méprise les séries », confiait-il à l’occasion de la saison 2010 (« La Pop Philo vous attend à Marseille », Nouvelobs.com, 17 octobre 2010.).

Lire la suite sur:

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Luc Desle

dimanche 2 octobre 2011

"Le dormeur du Val, ayant trop chaud, se fit lui-même quelques trous d'aération au côté droit". Benoît Barvin in "Pensées pensées"



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   Deux séries d'animation "mythiques" des années 80. "Cobra", d'abord, SF intelligente, le héros changeant de visage dès le premier épisode et devenant un épigone de... Belmondo! (Les japonais ont toujours eu bon goût). La série est inventive, amusante, décontractée et pleine de rebondissements.
   Quant à "Tom Sawyer", il est, à lui tout seul, "l’Amérique symbole de la liberté", "qui n'a peur de rien... puisqu'il est américain" (ah ces paroles!). L'ambiance y est à la fois bon enfant et pas trop éloignée du roman de Mark Twain. Enfin, elle en respecte au moins la lettre.... Nombre de bambins - et de "bambin(e)s" - ont rêvé à cet univers où la Nature - via la forêt et le fleuve Mississippi - est magnifiée. 
   Écrasons une larme nostalgique et, en avant les génériques! 

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Cobra (série télévisée d'animation)

    Cobra ou Cobra Space Adventure (Space Kobura ou Space Adventure Cobra, titre original) est une série d'animation japonaise en trente-et-un épisodes de vingt-quatre minutes, créée par Buichi Terasawa d'après le space opera et manga éponyme, diffusée pour la première fois le 7 octobre 1982 sur Fuji Television au Japon et le 20 février 1985 dans l'émission jeunesse "Cabou Cadin" sur Canal+ en France.
   Après avoir diffusé les deux longs-métrages OAV Cobra The Psychogun (2008) et OAV Cobra Time Drive (2009), la chaîne japonaise BS11 présente, le 2 janvier 2010, une nouvelle série de treize épisodes Cobra The Animation (Cobra the Animation: Rokunin no Yūshi).


COBRA

Venu de nulle part, c'est Cobra
Plus vif que le serpent, c'est Cobra
Personne ne l'aperçoit, c'est Cobra
Mais il est toujours là, c'est Cobra

Et plein d'effrois les pirates de l'espace
Rien qu'à son nom voient leur sang qui
Se glace, se glace, se glace

Mais quand il y a danger, c'est Cobra
Qui vient pour nous aider, Cobra...

Homme ou machine, nul n'imagine
Quel est son secret, nul ne le sait
Mais quand on l'appelle, il surgit du ciel
Puis il disparaît, toujours aux aguets
Toujours...toujours...toujours

Mais d'où vient la puissance de Cobra?
Oui d'où viens la puissance de Cobra?
Et qui sait le secret de Cobra?
Dans toutes les galaxies, c'est Cobra

Quand il se bat c'est toujours sans merci
Il ne connaît pas la pitié pour tous ses ennemis
Mais il risque sa vie, c'est Cobra
Sans crainte, ni répit, Cobra

Homme ou machine, nul n'imagine
Quel est son secret, nul ne le sait
Mais quand on l'appelle, il surgit du ciel
Puis il disparaît, toujours aux aguets
Toujours...toujours...toujours

Bien caché dans la nuit, c'est Cobra
Guettant ses ennemis, c'est Cobra
Personne n'est à l'abri de Cobra
Androïdes et robots, c'est l'univers zéro
Mais votre roi est là...et votre roi c'est Cobra!


°°°
Tom Sawyer (TomuSōyā no Bōken) est une série d'animé en 49 épisodes de 26 minutes, créée en 1980 d'après Les Aventures de Tom Sawyer de Mark Twain et diffusée sur Fuji Tv. En France, la série a été diffusée à partir de décembre1982 sur Antenne 2 dans l'émission Récré A2.


Tom Sawyer :

Tom Sawyer, c'est l'Amérique
Le symbole de la liberté
Il est né sur les bords du fleuve Mississippi
Tom Sawyer c'est pour nous tous un ami

Il est toujours prêt pour tenter l'aventure
Avec ses bons copains
Il n'a peur de rien
C'est un Américain

Il aime l'école
Surtout quand elle est loin
Tom Sawyer, c'est l'Amérique
Le symbole de la liberté

Il est né sur les bords du fleuve Mississippi
Tom Sawyer c'est pour nous tous un ami
Tom Sawyer, c'est l'Amérique
Pour tous ceux qui aiment la vérité

Il connaît les merveilles
Qui sont dans la forêt
Les chemins, les rivières et les sentiers
Il a dans ses poches des objets fabuleux

Qu'il emporte avec lui
Trois bouts de ficelles
Quelques pierres et du bois
Il les partage avec tous ses amis

Tom Sawyer, c'est l'Amérique
Pour tous ceux qui aiment la liberté
Il est né sur les bords du fleuve Mississippi
Tom Sawyer c'est pour nous tous un ami

Il est né sur les bords du fleuve Mississippi
Tom Sawyer c'est pour nous tous un ami



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Jacques Damboise (où est passée ma totoche?)

jeudi 24 juin 2010

PEPIN, LA BULLE, LA BULLE



    Pépin la bulle est une série télévisée française d'animation image par image pour les jeunes enfants, diffusée en 1969 et 1970, puis rediffusée en 1974, qui raconte les aventures de trois jouets qui appartiennent à un petit garçon qui s'appelle Pépin. Celui-ci a le pouvoir magique de pouvoir faire voyager ses jouets à travers le monde à l'intérieur d'une bulle de savon.

    Cette série est une création d'Italo Bettiol et Stefano Lonati  qui se sont associés dans la société Belokapi qui crééra plus tard Chapi Chapo.

    La série comprend 39 épisodes de cinq minutes chacun. Le scénario est de Michel Karlof qui est à l'origine de l'idée de départ.

François de Roubaix a composé la musique d ela chanson du générique, sur des paroles de Michel Karlof, chanson interprétée par Jean-Jacques Gallard, soliste de la chorale des "Petits Chanteurs d'Asnières"


Les personnages

    Pépin : un petit garçon, contrairement aux autres personnages ce n'est pas un objet, le rôle est en effet joué par Dominique, le fils de Michel Karlof ; il porte un béret orange surmonté d'un pompon vert. Il n'apparait qu'au début de chaque épisode dans une scène qui a été filmée une fois pour toutes
    Brigantine : une poupée représentant une petite fille modèle habillée en rose, elle a deux nattes qui se soulèvent en fonction de ses émotions
    Garatakeu : un singe facétieux, il joue du xylophone et utilise souvent des expressions comme « cent millions de cacahuètes », « mille kilos de cacahuètes » ou « misère et peau de banane », lui aussi porte un béret à pompon comme Pépin (mais entièrement vert)
    Fouretout : un petit toucan, il porte un costume, des lorgnons sur son bec et un chapeau melon
    Bamao : un pygmée
    Clapotis : un gros hippopotame bleu avec un museau rose
    Kimono : une petite japonaise en tenue traditionnelle
    Bruissemendailes : un gros papillon rose
  1. Gilles Loison et Laurent Dubois, François de Roubaix : Charmeur d'émotions, 568 pages, Éditions Chapitre 12, ISBN 978-2915345063
  2.  Maison de production Sonimage - chanson disponible sur disque Philips - référence : B 370.774 - durée : 2 min 5 sec.

   Avec peu de moyens mais beaucoup de poésie et un esprit d'enfance enchanteur, Pépin la Bulle a bercé l'enfance de nombre de jeunes téléspectateurs des années 70. 
   La fraîcheur, les scénarios limpides et, surtout en ce qui me concerne, la musique entraînante de François de Roubaix, trop tôt disparu, tout concourt à faire de ce programme une récréation symbolique au cœur d'un monde qui n'en manque pas, certes. Mais les valeurs véhiculées à l'époque - les années 70 , celles du "Peace and Love" - sont à mille lieues de celles que nous connaissons aujourd'hui. D'où cette petite page un rien nostalgique que j'assume.
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   Aglaé et Sidonie est une série télévisée d'animation française en 65 épisodes de cinq minutes, créée par André Joanny et diffusée à partir de 1968 sur la première chaîne de l'ORTF.

Synopsis 

Aglaé la truie et Sidonie l'oie vivent toutes les deux heureuses dans la ferme de leur ami Agénor le coq ; tout irait bien pour les trois amis, s'il ne leur fallait constamment se méfier de Croquetout le renard.

Épisodes 

  1. Le coq du clocher
  2. Les nuages
  3. Aglaé et Sidonie parlent anglais
  4. On nettoie le poulailler
  5. La leçon de danse
  6. Le cirque
  7. Aglaé est dans le vent
  8. La lettre anonyme
  9. Croquetou est pompier
  10. Écho et compagnie

Distribution (voix)

    Une autre création, un rien antérieure, qui nous parle d'un monde déjà en voie de disparition, celui de la ferme - familiale - en proie aux attaques du renard - figuration habile du captalisme bientôt triomphant? 
   Malheureusement pour les sociologues, les scénarios sont un rien basiques. Chaque personnage est amicalement croqué, surtout les deux amies du titre. Voir Aglaé, la gentille truie, un peu nunuche, copiner avec Sidonie, l'oie un rien coquette, vaut toutes les madeleines de Proust.
   Un générique rien que pour le plaisir, donc.

Benoît Barvin