Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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samedi 17 janvier 2015

"Il avançait ses arguments à grands coups de fouet idéologique". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N’ESPÈRE PAS QUE LE MAÎTRE
TE RÉCOMPENSE JAMAIS)

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(Ces bobos et leur jardin personnel commençaient
à légèrement nous bassiner)


Laura O’Connor laura-oconnor


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Mafalda par Quino

unitedexplanations.org

INTERVIEW AVEC JEAN ZIEGLER

“La démocratie peut disparaître en Europe”

Propos recueillis pas Gian Paolo Accardo.
VoxEurop28 décembre 2014

   (...) Dans son dernier ouvrage, Retournez les fusils (éditions du Seuil), le sociologue suisse et vice-président du Comité des droits de l'homme de l'ONU dénonce à 80 ans les méfaits des “oligarchies financières globalisées” et accuse les élites européennes de ne pas réaliser la menace qu’elles font peser sur l’Etat de droit er sur et la cohésion nationale.

   / Votre livre est imprégné de références à Marx et aux philosophes et sociologues marxistes. Un quart de siècle après la chute du Mur et la disparition des régimes qui disaient s'inspirer au marxisme, est-ce que son analyse a encore sa place ?

   - Marx est toujours d'actualité, même s'il s'est trompé sur un point : jusqu'à son dernier souffle, il était persuadé que le manque objectif, les carences matérielles, allaient durer pour une période très longue — or on est capables aujourd'hui de nourrir 12 milliards d'êtres humains. A part cette erreur, Marx a crée la conscience analytique critique du mode de production capitaliste. Il a fourni les instruments d'analyse du capitalisme financier qui est toujours actuel et permet de mieux comprendre les mécanismes selon lesquels il agit.

   Mon livre est un ouvrage de combat. Il s'agit d'armer la nouvelle société civile planétaire. Celle-ci existe et est bien vivante. Prenez par exemple le Forum social mondial, dont le dernier sommet s'est tenu à Tunis en 2013 : plus de 15 000 personnes venues discuter des alternatives au capitalisme mondialisé. C'est une armée de l'ombre née de fronts de refus sectoriels : Via Campesina contre les expropriations des terres, Attac contre l'absence de régulation des marchés financiers, Greenpeace pour la protection de l'environnement, Amnesty International pour le respect des droits de l'homme. En Allemagne, IG Metall, le deuxième syndicat du pays, ainsi que les syndicats autrichiens, se battent contre le Partenariat translatlantique de commerce et d’investissement (TTIP).

   / Justement, le TTIP est présenté par ses partisans — Washington et la Commission européenne notamment — comme une révolution qui permettra de créer des centaines de milliers d'emplois au sein du marché unique transatlantique qu'il devrait créer.

   - Balivernes ! Si le TTIP voulu par les multinationales passe, toutes les normes et les acquis européens en matière de protection sociale, environnementale et sanitaire risquent de sauter. Les emplois dont il est question, à quelles conditions sont-ils créés ? Vu les prémices, il n'y a pas de quoi être optimiste.

   Le "trade dialogue" entamé en 2005 entre les 70 plus grandes multinationales et le département du Commerce américain a abouti dans le projet de TTIP qui est négocié depuis 2013 dans la plus totale opacité : il n'y a pas un député national ou européen des pays concernés en Europe qui sache quelle est exactement la portée du mandat des négociateurs du TTIP pour l'UE.

   Simplement, les multinationales veulent se débarrasser de toutes les contraintes normatives qui empêchent la maximisation du profit, comme la durée des brevets, qu'elles veulent rallonger.

   Dans le domaine de la santé, de la protection de l'environnement, de l’alimentation, il s'agit de liquider les normes européennes. Car la clause centrale de cet accord, c'est celle qui prévoit que c'est une cour arbitrale — des juges désignés par les parties — qui devrait trancher en cas de différend, et sans appel possible devant le juge national ! Si jamais cet accord était signé, si le Parlement européen l'approuvait, si les 28 Parlements nationaux des Etats-membres devaient le ratifier et s'il entrait en vigueur, toute société multinationale privée pourrait porter plainte contre tout Etat souverain qui aurait pris une décision défavorable à ses intérêts ou sa volonté. Bref, si le TTIP aboutissait, il scellerait la mainmise définitive des multinationales sur les politiques économiques et financières des Etats.

   / Dans votre livre, vous parlez du risque que les nations disparaissent. Est-ce le cas en Europe également, où les Etats sont établis depuis très longtemps ?

   - Ah oui, la jungle avance aussi en Europe et elle menace les Etats de droit et les acquis sociaux. Et c'est ce qui fait que la réponse à l'agression du capitalisme financier globalisé arrive plus vite que prévu. En Espagne, 18,2 % des enfants de moins de dix ans sont en permanence gravement sous-alimentés. En Angleterre, à Berlin, il y a des exemples où des syndicats d'enseignants organisent des collectes parce que les enfants ont faim. La démocratie peut disparaître en Europe. C'est Armageddon, si les démocrates ne se réveillent pas !

   / Et qui devrait sonner le réveil ?

   - C’est le rôle traditionnel de la gauche, mais la gauche européenne est en panne d'idées : ce ne sont plus les mouvements socialistes et leurs intellectuels qui livrent aux travailleurs les codes nécessaires pour analyser, penser, percevoir et comprendre le monde. L'intégration des travailleurs européens à la stratégie du projet impérialiste a fait mourir toute théorie et toute pratique de solidarité avec les classes subalternes du tiers-monde. Ainsi, la violence faite aux asservis et aux travailleurs est aujourd'hui perçue comme "normale", "inévitable" car intrinsèque au capital.

   Et les conséquences sont là : en Suisse, les derniers scrutins populaires confirment cela. Ces dernières années, les Suisses ont voté librement et souvent à une très forte majorité contre toute une série d'avancées sociales qui allaient dans le sens de leurs intérêts, comme l'augmentation de la durée des vacances légale des travailleurs, la caisse d'assurance maladie unique, l'augmentation du minimum vieillesse, la limitation des salaires des patrons et même l'instauration d'un salaire minimum.

   En Europe, on assiste depuis une génération à une résurgence des idées d'extrême droite, à une banalisation du racisme et de la xénophobie. Au point que, pour une majorité des personnes il s'agit là d'"opinions" aussi légitimes que les autres. Et, partout sur le continent, les partis politiques et les mouvements xénophobes obtiennent un nombre de voix toujours croissant : en France, le Front national est en passe de devenir le premier parti ; en Italie, la Ligue du Nord domine dans trois régions ; la N-Va flamande domine Anvers et le Nord de la Belgique ; en Suisse, l'Union démocratique du centre domine le Parlement fédéral et a fait voter, en février, une initiative contre la libre circulation entre la Suisse et l'UE. Aux Pays-Bas, en Slovaquie, en Bulgarie, au Danemark, en Angleterre, les mouvements d'extrême droite prospèrent et en Hongrie ils sont carrément au pouvoir.

   / Y a-t-il une solution contre cette résurgence ?

   - La conscience nationale : la nation appartient à tous ceux qui adhèrent au contrat social et respectent les lois de la République. Ils ne peuvent en être exclus, d'où qu'ils viennent. Le cumul des appartenances culturelles singulières dans une société, de même que les appartenances multiples de chaque individu en son sein, constituent la richesse des nations européennes, la marque de ces grandes civilisations.


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Luc Desle

mardi 9 avril 2013

"Pour plomber l'ambiance j'invitai la reine du blues". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA SAGESSE EST UNE PRATIQUE,
PAS UNE ENVIE)

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(Deux célèbres alzheimériens 
qui auront beaucoup fait
pour pourrir la vie de millions
de femmes et d'hommes,
de part le Monde...)

RONALD REAGAN MARGARET THATCHER

   Margaret Thatcher, décédée ce matin des suites d'une attaque, ne s'exprimait plus en public depuis de nombreuses années (uniquement par onomatopées?). L'ancienne Premier ministre Britannique, qui a occupé Downing Street pendant plus de 11 ans, de 1979 à 1990, avait contracté la maladie d'Alzheimer au début des années 2000 (en la rencontrant par hasard, dans l'antichambre du Pouvoir?). Sur la recommandation de ses médecins, la "dame de fer", très affaiblie physiquement, ne faisait que de très rares apparitions publiques.

    Cette figure majeure de la vie politique britannique était célèbre pour ses positions autoritaires, notamment sur la scène européenne, ou encore lors de la guerre des îles Malouines. Depuis la fin de son mandat, Margaret Thatcher a été contrainte, peu à peu, de se retirer de la vie publique, notamment pour des raisons de santé. Très affectée par la mort de son époux en 2003, elle assiste aux funérailles de son ami Ronald Reagan l'année suivante, en 2004. Elle s'isole alors peu et peu et s'enfonce dans la maladie, souffrant de troubles de plus en plus importants de la mémoire (Comme Pinochet, coïncidence?).

   L'ancienne Premier ministre britannique a été victime de plusieurs attaques cérébrales lors de ces dix dernières années. Sa fille Carol annonçait dans un livre en 2008 que sa mère présentait des signes importants de démences vasculaire, et qu'elle souffrait de troubles cognitifs de plus en plus marqués. Au printemps 2011, c'est à cause de son état de santé que Margaret Thatcher ne peut assister au mariage du prince William et de Kate Middleton. Sa maladie l'empêche aussi de célébrer le jubilé de la reine ou encore de se rendre aux jeux Olympiques de Londres. 

   En décembre 2012, elle avait été hospitalisée pour l'ablation d'une tumeur à la vessie avant de rejoindre son domicile (super, les détails!).

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(Parmi ces professionnels de santé, deux se suicideront,
deux autres seront violés et le dernier, de justesse,
échappera aux Fourches Caudines de la réduction
des dépenses en devenant technicien de surface.
Sauras-tu les reconnaître?)


limousin.mutualite.fr

Comment les plans d’austérité 
dégradent la santé des Européens
RACHEL KNAEBEL

   (...) En avril 2012, un retraité grec de 77 ans se suicidait en plein jour sur la place Syntagma d’Athènes, devant le Parlement. Le pharmacien à la retraite avait laissé une note : sa pension était devenue misérable et il ne voulait pas être réduit à fouiller les poubelles pour se nourrir. Son acte est devenu le symbole de l’explosion des suicides dans le pays. Leur nombre a augmenté de 40% en un an ! Plans d’austérité, baisse de revenus et chômage mèneraient-ils au suicide ? (Faut-il vraiment poser cette sotte question?)

   « Une hausse du chômage de plus de 3% dans un temps relativement court est associée à une augmentation d’environ 5% du taux des suicide et des blessures auto-infligées », estime, froidement, le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publié début mars et consacré à l’Europe [1] En Grèce, le chômage a augmenté de 10% en seulement deux ans, pour atteindre 26,4% fin 2012...

   Il n’y a pas que les suicides. Dans son rapport « Crise financière, austérité et santé en Europe », publié le 27 mars, la revue médicale britannique The Lancet [2], dresse un constat alarmant : la santé des européens se dégrade, en particulier dans les pays frappés de plein fouet par les politiques d’austérité. Et confirme la hausse générale des suicides dans l’ensemble de l’Union européenne, dont la courbe s’envole depuis 2007, après une période de sept années de baisse constante. (...) 

   (...) Selon les analyses du Lancet, les nouvelles infections au VIH chez les usagers de drogues par injection ont aussi explosé en Grèce ces deux dernières années. Avant l’austérité, sur la période 2007-2010, le pays comptait 10 à 15 nouvelles infections annuelles dans cette catégorie de population. Le chiffre est passé à 256 nouvelles infections en 2011 et à 314 pour les huit premiers mois de 2012 [3] ! Soit vingt fois plus !

   En cause : le recul de la prévention, avec, par exemple, l’arrêt des programmes d’échange de seringues depuis 2008. Le directeur de l’étude menée par The Lancet, Martin Mac Kee [4], signale même « la réapparition de la malaria et l’émergence de la dengue en Grèce ». (...)

   Car les plans d’austérité mis en œuvre sous l’impulsion de la Commission européenne en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Irlande ont touché de plein fouet les systèmes de santé. Le forfait à la charge des patients grecs a par exemple augmenté de 3 à 5 euros par consultation. Et le pays a supprimé 2 000 lits dans les hôpitaux publics. « En Grèce, la troïka (Commission européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne, ndlr) a demandé à ce que les dépenses de santé ne représentent pas plus de 6% du PIB, notent les auteurs de l’étude, créant ainsi un précédent dans l’UE de prise du contrôle sur le système de santé national d’un État membre. »

   En Espagne, le gouvernement a adopté en 2012 un plan de réduction des dépenses de santé de 7 milliards d’euros sur deux ans. Le pays a ainsi exclu les sans papiers du système de soins, sauf pour les urgences. Et il a fermé ou privatisé des dizaines d’hôpitaux et de centres de santé. Les enfants ne sont pas épargnés : la proportion d’enfants vivant dans des familles sans emploi a été multipliée par trois en Catalogne [5], avec des conséquences certaines sur leur santé.(...)

[2] “Financial crisis, austerity, and health in Europe”, disponible ici.
[4] A écouter ici.
[5] De 3,7% à 11,2% entre 2005 et 2010.

Suite sur:


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(Ce capitaliste qui conduisait à fond la caisse,
en se basant sur l'éclairage public,
fut très étonné quand ce dernier s'éteignit,
suite à des restrictions budgétaires...)


(Source: jhvncarlos)

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(Dans ce pays, les triple sauteurs s'entraînaient
dans des conditions extrêmes)


A qui profitent les islamistes ?
IVAN DU ROY

   (...) Étrange sentiment alors que le Forum social mondial (FSM) vient de se clore en Tunisie. Le pays est à la croisée des chemins. D’un côté, l’émergence d’une société séculière, exigeante en matière de démocratie, de liberté et d’égalité, tout en conciliant les valeurs héritées de l’Islam. De l’autre, la tentation salafiste et rétrograde. Indéniablement, les mouvements sociaux et la société civile tunisienne sortent renforcés et dynamisés par le FSM. L’événement, avec ses 50 000 participants, est perçu comme une victoire, un pavé plein d’espoir jeté dans la mare islamiste, des conservateurs d’Ennahda aux groupuscules salafistes.

   Oui, il y a eu des tensions et des altercations, mais pas forcément celles que l’on craignait : tensions entre Marocains et Sahraouis, altercations entre opposants syriens et soutiens du régime de Bachar el-Assad. Mais d’agressions islamistes, point. Pas d’insultes dans les allées de l’Université El Manar visant les déléguées occidentales ou les Tunisiennes dont la tenue vestimentaire ne serait pas réglementaire aux yeux des salafistes. 

   Pas de razzias de barbus sur les terrasses des cafés de l’avenue Bourguiba où les restaurateurs sont encore nombreux, malgré quelques menaces, à servir de l’alcool. Ni dans les concerts de rue et leurs musiques impies. Oui, il y a bien ce petit sit-in dans un couloir de l’administration universitaire, où des femmes, soutenues par quelques militants islamistes, réclament le droit d’assister au cours en niqab. Mais il suffit de jeter un œil dehors pour comprendre comment, pour l’instant, leur revendication est déconnectée de ce que vivent les Tunisiens. (...) 

   Les islamistes tunisiens ne sont pas vaincus, loin de là. Les tensions entre partisans de l’ouverture et ultra-conservateurs secouent discrètement le parti islamiste modéré Ennahda. Le salafisme s’implante dans des quartiers populaires, séduisant des jeunes en perte de repères, leur proposant une mort « héroïque », en martyr, plutôt qu’une vie insignifiante, anonyme. Certains s’embarqueront peut-être pour aller combattre en Syrie, ou descendront au Sahel pour rejoindre la lutte contre l’armée française au Mali. 

   D’autres seront sans doute recrutés pour participer à une prochaine prise d’otages, en Algérie ou ailleurs (11 Tunisiens sur la trentaine de combattants composaient le commando salafiste qui s’est emparé du site gazier d’In Amenas, en Algérie, mi-janvier).

   Dans ce contexte, le FSM est une indéniable réussite. Plutôt que de faire miroiter à une jeunesse frappée par le chômage, la perspective de devenir un martyr de l’Islam, on y discute coopératives, économie sociale, transition écologique et financements solidaires de projets portés par des jeunes Tunisiens. Plutôt que d’imposer une tenue vestimentaire canonique, on y parle démocratie, transparence et médias libres. 

   Plutôt que de proposer programme de privatisations et alignement sur les exigences austères du FMI – ce que prône le programme d’Ennahda en matière d’économie –, on y débat biens communs, redistribution des richesses, accès à l’eau, à l’éducation ou à la santé. Et quelle claque à la morbide vision salafiste, importée d’Arabie Saoudite ou du Qatar, que cette diversité de culture et de comportements, que ce foisonnement d’idées qui se sont installées, une semaine durant, à l’Université El Manar (lire nos articles). Une vie où l’on se réapproprie son destin plutôt qu’une mort en martyr. (...)

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Benoît Barvin