Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 25 décembre 2014

"Ce marcheur solitaire avait en fait assassiné ses compagnons de promenade". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pied".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS PAS DU MAÎTRE
QU'IL TE PAIE TES COURS
DE SAGESSE)

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"Et maintenant... Je dessine les seins..."


(Et soudain, la femme du peintre suspecta 
une terrible attaque d’Alzheimer...)


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"Tu es hindou ou chrétien?
- Ça fait une différence?
- Heu... Non... Continue, surtout"




Les extrémistes hindous veulent annuler Noël 

INGRID THERWATH 

   (...) Depuis l'arrivée au pouvoir des national-hindouistes du Bharatiya Janata Party (BJP, littéralement Parti du peuple indien) en mai, le gouvernement indien fait tout pour promouvoir une idéologie extrémiste hindoue. De nombreux responsables politiques multiplient depuis des mois, et sans jamais être contredits, les provocations pour mettre à l'honneur l'hindouisme tout en rognant des droits aux minorités religieuses du pays. Si 82 % des Indiens sont hindouistes, le pays compte également 14,2 % de musulmans – soit 172 millions de personnes – et 2,3 % de chrétiens. Par ailleurs, la Constitution garantit la laïcité ou plus exactement le "sécularisme", c'est-à-dire l'équidistance de l'Etat avec toutes les communautés religieuses.

   Et voici donc que Noël, jour férié en Inde, est dans la ligne de mire des nationalistes hindous. Premier point, des groupes proches du pouvoir veulent organiser des cérémonies de ghar vaspi ("retour à la maison") le 25 décembre. Il s'agit de convertir – ou de reconvertir – des musulmans et des chrétiens, parfois de force, à l'hindouisme. A New Delhi, dans les pages du Business Standard, le journaliste Bharat Bhushan compare les extrémistes hindous au Grinch, le personnage de Dr Seuss [illustrateur américain 1904-1991] qui veut gâcher Noël, et explique que "les ghar vapsi s'inscrivent dans un programme bien réfléchi avec un but politique. Tout l'émoi public autour des reconversions doit servir à créer les conditions nationales pour l'introduction d'une loi anticonversion", une loi contraire à la liberté de culte et d'opinion. (...)

   Autre nouvelle, le Premier ministre Narendra Modi a expliqué que le jour de Noël serait désormais célébré comme "Jour de la gouvernance", tandis que la ministre de l'Education a momentanément envisagé d'ouvrir les écoles ce jour-là. Sur le site Scroll.in, le journaliste Sidharth Bhatia se souvient d'avoir fêté Noël quand il était enfant à Bombay ; cela était tout à fait normal pour un petit garçon hindou. Lui aussi compare les extrémistes au Grinch et affirme que Noël est, au-delà d'une fête religieuse chrétienne, non pas un simple héritage colonial mais un des nombreux moments où se manifestent le cosmopolitisme et l'ouverture de l'Inde.

   Pour lui, "cette année, pour Noël, nous devons mettre un point d'honneur à manger, boire et être joyeux avec encore plus d'enthousiasme. Chanter des chansons de Noël le plus fort possible. Porter de ridicules bonnets de Père Noël et publier nos photos sur les réseaux sociaux. Et montrer ainsi aux extrémistes que leur tactique et leurs menaces ne marchent pas. C'est la façon la plus adéquate de nous assurer que nos traditions restent vivantes et ne tombent pas aux mains de ces bigots bornés."



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Edith Piaf

(Mais manifestement pas la distribution de fumette...)


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Luc Desle

jeudi 18 septembre 2014

"L'enfant-souris ne jouait jamais à chat perché". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE EST-IL 
LE MAÎTRE DU MAÎTRE?)

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(Baboubaba, la jolie biche, était dans le vent)



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"Mmmmhhhh....
- Qu'ess-tu dis?
- Mmmmhhhh...
- Toi, tu sais pas parler avec ton chèche.
T'es un mauvais musulman!"



INDE : 

VERS LE GRAND CONFLIT 
HINDOUISTES/ISLAMISTES 

Jean Bonnevey

   Revendiquant depuis près de 20 ans son autorité sur les jihadistes du monde entier, Al Qaïda est en perte de vitesse. Fragilisé par l’émergence de l’EI en Syrie et en Irak, le réseau fondé par Oussama ben Laden tente de revenir en ouvrant un nouveau front.

   Cette nouvelle branche est nommée en anglais « Qaedat al-Jihad in the Indian Subcontinent » (« Al-Qaïda en guerre sainte sur le sous-continent indien »). Elle est déjà active en Afghanistan et au Pakistan, sous l’autorité du Pakistanais Assim Oumar, un Pakistanais lui-même subordonné au mollah Omar, le chef des talibans afghans. La création d'«al-Qaida en guerre sainte sur le sous-continent indien» est le fruit de deux ans de travail, précise al-Zawahiri. Le chef du mouvement islamiste, déclare que la naissance d’Al-Qaïda en Inde est une bonne nouvelle pour les musulmans « de Birmanie, du Bangladesh, de l’Assam, du Gujarat, d’Ahmedabad et du Cachemire » afin de faire face à l’ «injustice » et à l’ »oppression ». Le chef de la nébuleuse islamiste entend mener le combat pour faire renaître un califat sur des terres considérées comme musulmanes par Ayman al-Zawahiri.

   On sait peu de choses sur le chef de la nouvelle branche indienne d'al-Qaida. Assim Oumar lit assurément le pachto, la langue du peuple pachtoune, qui forme l'ossature du mouvement taliban. Mais il parle et écrit surtout en ourdou, langue nationale du Pakistan, qui se rapproche de l'hindi indien. Turban de charbon enroulé autour de la tête, barbe hirsute, Assim Oumar apparaît dans des vidéos de propagande diffusées notamment par al-Qaida. «Pourquoi les musulmans de l'Inde sont-ils totalement absents du jihad», s'interrogeait-il l'an dernier dans une vidéo en ourdou diffusée sur internet par Al-Qaida. Il appelait les jeunes musulmans indiens à faire preuve «d'honneur» et de «zèle» afin que l'Inde soit dirigée à nouveau par sa minorité musulmane et non sa majorité hindoue. 

   «Ne forcez pas les infidèles à prononcer la profession de foi... C'est à eux de décider s'ils veulent devenir musulmans ou continuer à pratiquer leur ancienne religion. Mais puisque cette planète est celle d'Allah, il est nécessaire d'y établir le système d'Allah», disait-il en ourdou. Ses allocutions sont truffées de références à l'empire moghol, musulman, qui a régné sur l'Inde du 16ème à la moitié du 19e siècle, et au califat ottoman. Il appelle ainsi à un «renouveau» islamique en Inde, au moment où les djihadistes prennent le contrôle des régions entières de l'Irak et de la Syrie.

   Par cette déclaration, Al Qaïda remobilise ses forces, alors que l’Etat Islamique, qui a crée un califat avant elle, ne cesse de multiplier les actions et s’est sérieusement implanté en Irak, territoire de création d’Al Qaïda par Abou Moussab al Zarkaoui, tué par les forces américaines en 2006. Suite à la diffusion de la vidéo, les services de renseignement indiens ont demandé aux gouvernements provinciaux de plusieurs Etats de se placer en état d'alerte.

   «Nous prenons le sujet très au sérieux. De telles menaces ne peuvent être ignorées», a déclaré à l’AFP une source des services de renseignement indiens. «Nous avons demandé aux Etats, en particulier au Gujarat, au Madhya Pradesh, à l’Uttar Pradesh et au Bihar, de se mettre en état d’alerte». Déjà actif en Afghanistan et au Pakistan, Al-Qaïda revendique depuis longtemps avoir autorité sur les jihadistes qui luttent pour rétablir un califat sur les terres considérées comme musulmanes.

   «C’est un coup publicitaire qui montre un certain désespoir, car l’EI est désormais la vraie menace mondiale», estime Ajit Kumar Singh, du groupe de réflexion Institute of Conflict Management, dont le siège est à New Delhi. «C’est une bataille pour la suprématie entre Al-Qaïda et l’EI». Parmi les Etats cités dans la vidéo par Ayman al-Zawahiri, le Cachemire, seul Etat indien en majorité musulman, est depuis longtemps en proie à un mouvement séparatiste, mais les représentants de ce dernier soulignent que la nébuleuse jihadiste ne joue aucun rôle sur ce territoire.


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(D'après des scientifiques intègres,
les ondes des appareils du quotidien
n'avaient aucune incidence sur la santé)



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Luc Desle