Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 14 février 2014

"Quand l'humour était de sortie, la prétention craignait pour sa vie". Benoît Barvin in "Pensées Pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE VERTUEUX N'EST PAS
FORCEMENT LE SAGE)

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"Pourquoi est-ce toujours à moi 
de faire le paratonnerre?"




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En Algérie, une islamisation rampante

Yazid Haddar

   Le décret n°13-377 publié dans le journal officiel (N°58) du 18/11/2013, portant sur le statut de la mosquée, vient de passer comme une lettre à la poste sans susciter de débats, à part quelques titres dans la presse francophone. (...)

   (...) Ainsi, la mosquée n’est plus uniquement un lieu de culte religieux, mais « elle est (en plus) une institution religieuse et sociale qui assure une mission de service public. Elle a pour objectif de promouvoir les valeurs de la religion musulmane » (art.2).

   De plus, ses fonctions se sont élargies « dans la vie spirituelle, éducative, scientifique, culturelle et sociale de la vie de la Oumma. » (art.4). Pis, l’article 9 qui réglemente la fonction sociale de la mosquée, « qui consiste notamment : au règlement des différends entre les citoyens ; au développement du sens civique, de l’esprit citoyen et de la solidarité sociale », est en contradiction avec la Constitution algérienne.

   Ceci dit, la mosquée, selon ce décret, peut subordonner la mairie (APC), la justice, les services sociaux, l’école, etc. Doit-on s’alarmer ou se féliciter de cette évolution ? Un homme politique algérien a vu juste quand il déclara (en 2012) dans un colloque : « Quand les islamistes seront au pouvoir, ils vont chômer, car tout a été déjà fait par leur prédécesseur ! »

   Effectivement, selon ce rythme, les confusions entre le religieux (croyant) et le politique (citoyen) se confirment. L’actuel gouvernement veut-il se déresponsabiliser du social et de l’éducatif ? Ou l’utilise-t-il comme une stratégie pour contrôler un éventuel soulèvement ou une protestation populaire où les imams vont jouer le rôle des pompiers et d’intermédiaires ?

   La mosquée pourrait-elle jouer un rôle dans l’éducation civique sans un dogme religieux, qui est légitime de sa part ? La mosquée pourrait-elle jouer un rôle pour régler les différends entre les citoyens, si un des citoyens n’est pas croyant ou d’une autre confession (à moins que l’esprit du législateur parte du principe que tous les Algériens sont de la même religion) ?

   L’école qui est le temple de la nation, se voit vidée de ses prérogatives sociales, éducatives et civiques. Nous savons déjà que certaines mosquées remplissent le vide qui existe dans le préscolaire, où des familles désorientées confient leurs enfants (entre 4 et 5 ans) aux imams, sans aucune pédagogie d’enseignement, ni de connaissances sur la psychologie de l’enfant, ni un environnement propice pour une scolarisation adéquate. (...) 

   (...) Cependant, ces jeunes enfants, dès leur première enfance, sont livrés à une dogmatisation, sans aucun contrôle institutionnel, et à une religiosité loin de nos traditions cultuelles et culturelles. On ne devrait pas s’étonner devant un tel phénomène et se demander ensuite pourquoi la société se plonge dans des circuits d’intolérance, d’incivilité et d’une violence interminable !

   Ceci dit, ce décret confirme que le gouvernement veut se désengager des maux qui l’atteignent, au lieu de trouver les remèdes et de renforcer l’état de droit et surtout d’inculquer les valeurs civiques et citoyennes par les institutions de la République, il les cède à l’institution religieuse.

   De plus, l’État affiche son impuissance face aux problèmes qui gangrènent la société algérienne. Après avoir fragilisé les institutions de l’État – de la justice à l’éducation, en passant par la fonction publique –, on vide maintenant la République de sa substance, c’est-à-dire les valeurs citoyennes et républicaines. Et nous nous éloignons de plus en plus de la sécularisation des institutions de l’État. (...)


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(Les lunettes papillon allaient-elles
rester longtemps sur cette jolie Blonde?)



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Benoît Barvin

lundi 13 août 2012

"Il voyageait par Monts et par Veaux ce taureau pédophile". Benoît Barvin in "Pensées inconvénientes"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA SAGESSE NE CONTIENT 
RIEN D'AUTRE QU'ELLE-MÊME)

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"Mon Dieu, Faites que Jamais - je dis bien JAMAIS -
les pauvres ne franchissent l'enceinte de notre institution...
- AMEN!"



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"Ben... On peut être sexy, ménagère, 
donc complémentaire, non?"

Tag 'lucy pinder'. Tuesday 19 May, 2009

TUNISIE. 
Les femmes seulement 
"complémentaires" de l'homme ?
 Sarah Diffalah

   (...) Un mot a suffit à faire sursauter les associations de femmes tunisiennes et de défense des droits humains. La polémique enfle en Tunisie depuis l'introduction du mot "complémentarité" dans le projet de Constitution pour définir les rapports entre les femmes et les hommes dans la société.

   Ainsi, un article adopté, le 1er août, par une commission de l'Assemblée nationale constituante (ANC), stipule que "l'Etat assure la protection des droits de la femme, de ses acquis, sous le principe de complémentarité avec l'homme au sein de la famille et en tant qu'associée de l'homme dans le développement de la patrie".(...)

   (...) Si le texte n'a pas encore été voté en séance plénière, les femmes sont sur leurs gardes. Les organisations, dont la section tunisienne d'Amnesty international, dénoncent un article qui vise "à la suppression du principe de l'égalité des sexes et exprime le rejet total des droits humains de la femme et porte un coup à leur dignité et leur citoyenneté".

   La victoire aux élections d'octobre 2011 du parti islamiste, Ennahda, qui domine la coalition gouvernementale, fait craindre à certains acteurs de la société civile une islamisation rampante de la société et notamment la suppression des acquis de la femme, garantie par le code du statut personnel de 1956, qui autorise notamment les femmes à divorcer et interdit la polygamie.(...) 

   La députée du parti de gauche Ettakatol, Selma Mabrouk, a immédiatement lancé une pétition dans laquelle elle appelle à "protéger les droits de citoyenneté de la femme en Tunisie". Elle explique que le texte en l'état définit la femme "en fonction de l'homme" et que "la notion de complémentarité est non réciproque, dans le sens où il n’est pas inscrit que l’homme lui-même est complémentaire avec la femme". Mercredi 8 août, plusieurs personnes ont manifesté devant le bâtiment de l'ANC pour la suppression de la version de cet article.

   Face au tollé suscité, les députés misent sur l'ambiguïté du terme. Interrogée par l'agence de presse tunisienne TAP, la vice-présidente de l'ANC, Mehrezia Labidi-Maïza, élue du parti Ennahda, explique que "plusieurs rumeurs ou lectures erronées qui circulent font naître chez les femmes et la société civile, un sentiment de perte de droits" et assure que "les droits de la femme sont préservés et ne pourront pas être touchés", et d'ajouter que la "constitution qui sera rédigée comportera également un article qui consacrera le principe de l'égalité des sexes. " Une garantie (?) qui ne rassure pas la société.(...)


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"Je savais que ma pièce était ardue, mais à ce point-là..."




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"Je être nouveau Tarass Bulba,
Moi, Berdymoukhamedov"


L'archipel de la tyrannie : 
Berdymoukhamedov, le mégalo
Nebia Bendjebbour

   (...) Le président du Turkménistan, Gourbangouly Berdymoukhamedov, marche bien sur les pas de son prédécesseur, Saparmourat Niazov, décédé en 2006. Tout comme "Turkmenbachi" (le père de tous les Turkmènes), il a la folie des grandeurs et des records : le pays d'Asie centrale possède la plus grande roue vitrée du monde, le plus long tapis fait main, le plus haut mât pour porter son drapeau à 133 mètres du sol. Il a fait construire par le groupe français de BTP Bouygues, un des principaux bâtisseurs dans le pays, le gigantesque palais présidentiel de 70.000 m² comprenant notamment un palais de marbre blanc coiffé de cinq coupoles recouvertes de feuilles d'or. (...)

   (...) Réélu en février dernier avec 97,14% des voix, cet ancien dentiste de 54 ans impose à son tour un culte de la personnalité des plus fastueux. Les portraits de Gourbangouly Berdymoukhamedov remplacent à chaque coin de rue ceux du défunt leader, tout comme les statues de son père et de son grand-père poussent comme des champignons à travers le pays. En février dernier, une unité militaire et un musée ont été dédiés à son père, adulé, pour le remercier d'avoir élevé un fils "'infiniment fidèle à son peuple".

   A l'occasion de ses 50 ans, il s'est même auto-décoré de l'ordre de la Mère Patrie, la plus haute distinction, un collier d'or de diamants pesant près d'un kilo. Ses livres à propos de médecine et de chevaux sont en tête des ventes.

   Pour récompenser les autorités de la région de Lebap pour avoir produit une récolte record, le président leur a offert une Cadillac...

   Mais sa générosité ne cache pas la main de fer avec laquelle il dirige l'ex-république soviétique. Lors de sa première élection en 2007, il avait pourtant suscité l'espoir en voulant sortir le pays de l'isolement. Il mît fin à certains aspects les plus fantasques de l'ancien régime, supprimant notamment le calendrier dédié à sa famille et aboli le système du parti unique. Il autorisa de nouveau le théâtre, le cinéma et l’opéra. Mais les libertés n'ont pas suivi le même chemin. Internet est sous surveillance, Facebook sur "liste noire", les médias sont sous contrôle et les prisons sont pleines. (...)

Lire sur:


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Benoît Barvin