Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 19 janvier 2015

"Ce viticulteur voulait que sa maîtresse lui lâche un peu la grappe". Jacques Damboise in "Pensées à petits pets".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE VOILE PAS TES PENSÉES)

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(L'Ennemi intérieur, ça existait également
dans le Monde animal)


"Woufmiaou..."

lahojadearena: Jean Jullien

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"Non, les frères Kouachi 
ne sont pas mes martyrs"

ABDOU SEMMAR

   Algérie-Focus publie le coup de gueule de l'un de ses éditorialistes, Abdou Semmar, après les dérapages lors des manifestations contre Charlie Hebdo, ce vendredi à Alger et dans d'autres villes du pays. Ceux qui crient leur admiration pour Daech et les frères Kouachi font insulte aux valeurs de la société algérienne, affirme-t-il.

   Un extrémisme en produit toujours un autre. Et l'ignorance qui accompagne le fanatisme suscitera toujours encore davantage de fanatisme. C'est la leçon que l'on peut tirer ce vendredi à la suite de ces manifestations spontanées qui ont été organisées un peu partout à travers le pays. Des manifestations qui ont drainé des milliers d'Algériens.

   Des milliers de nos concitoyens ont voulu donc dire et crier : "Je suis Mohamed". C'est leur droit le plus absolu de vouloir défendre ce qu'il leur semble une conviction religieuse qui leur est chère et précieuse. Nul ne peut remettre en cause le droit légitime de manifester dans les rues sa colère lorsqu'une croyance ou une sensibilité est attaquée. Qu'ils soient religieux, conservateurs ou islamistes, ces manifestants ont le droit de défendre pacifiquement leurs idées et leurs valeurs.

   Malheureusement, ces manifestations n'ont pas été à l'abri des dérapages et certaines dérives ont discrédité ces initiatives citoyennes. Oui, des dérives inacceptables et intolérables. Des dérives, oui. Plusieurs manifestants ont crié dans les rues leur admiration pour les frères Kouachi, les deux terroristes qui ont abattu froidement 12 personnes à la Rédaction du Charlie Hebdo, la semaine passée à Paris. Certains manifestants sont allés même jusqu'à considérer ces deux criminels comme des "Chouhadas", à savoir des martyrs. Des martyrs de quoi et de qui ? Pas les miens en tout cas. Des millions d'Algériens peuvent partager cette indignation provoquée par ce qu'on peut considérer comme une atteinte à la figure sacrée du Prophète Mohamed (QSSSL). Mais ces mêmes Algériens qui avaient connu les ravages du terrorisme abject durant les années 90 ne peuvent guère adhérer à ces appels à la haine et ce positionnement idéologique dangereux qui transforme, par la magie de la malhonnêteté, de simples bourreaux en "martyrs". (...) 

   (...) Ces manifestants qui ont crié aussi "le peuple et l'armée sont avec Daech" ne sont guère représentatifs de tous les Algériens. Mais ils demeurent Algériens. Il ne sert à rien de faire preuve d'une opinion bien-pensante en niant cette réalité révoltante. Ils sont une minorité ? Peu importe. Lorsque des Algériens, jeunes inconscients ou fanatiques idéologues frustrés, sillonnent les rues de notre pays pour célébrer la mémoire d'assassins et de terroristes, ce sont toutes nos valeurs qui sont gravement insultées. Ce sont tous nos idéaux enseignés par notre foi humaniste et universelle qui sont souillés sous nos yeux. C'est aussi tout notre passé révolutionnaire écrit par des hommes et femmes morts pour notre liberté qui est foulé aux pieds. Héroïser des terroristes, admirer des criminels, faire allégeance à l'obscurantisme de Daech, est une déclaration de guerre à la tolérance, la liberté d'expression, la paix et l'éthique.

   Ok, ces minables manifestants qui considèrent les frères Kouachi comme des «martyrs» ne sont pas représentatifs de mes compatriotes. Mais cette absence de lucidité dont ils souffrent cruellement renseigne bien sur la déliquescence intellectuelle de notre société. Une déliquescence qui illustre parfaitement les conséquences tragiques engendrées par l'autoritarisme de nos actuels dirigeants. Ces derniers ont tout fait pour faire taire la voix des esprits éclairés, empêcher les démocrates d'investir les lieux publics, verrouiller les espaces d'expression aux lectures modernes de l'Islam et de la gouvernance politique. Ce vendredi, le régime algérien a récolté ce qu'il a semé : un pan de notre jeunesse cède facilement au djihadisme stupide. 

   Ce vendredi, quelques constipés du cerveau ont prouvé à nouveau qu'un pays fermé, gouverné par des décideurs abonnés au totalitarisme et hostile à l'alternance démocratique, peut produire les pires dangers. Oui, les frères Kouachi ne sont pas mes martyrs. Ils ne le deviendront jamais. Ne vous fatiguez plus. L'enfant des années 90 que je suis sait choisir ses martyrs...


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Luc Desle

mardi 14 octobre 2014

"Il priait tous les jours pour que Dieu arrête le Temps un peu, juste un peu". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE SOIS PAS LA PORCELAINE
SUR LE CHEMIN DE L’ÉLÉPHANT)

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(L'Homme qui buvait trop
buvait vraiment trop...)



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Gaz de schiste en Algérie :
un nouveau désastre pour la population,
une nouvelle rente pour son gouvernement


Frack Free Europe – Groupe France – octobre 2014


   (...) Si l’accès aux informations sur les projets des compagnies exploitant les hydrocarbures non conventionnels a été et est toujours très difficile dans la plupart des pays européens, en Algérie et au Maghreb, l’opacité est totale.

   Le soutien que les multinationales reçoivent très facilement des gouvernements en place est scandaleux : en effet, ces projets se situent dans des zones désertiques où l’utilisation de l’eau est une question de vie ou de mort pour les populations locales, alors que les conséquences sanitaires (1) dramatiques (tant sur la quantité nécessaire que pour la pollution irréversible), et l’impact avéré sur le climat (2) engendrés par l’exploitation de ces hydrocarbures sont parfaitement connues.

Les français, européens et étatsuniens, citoyens vivant dans les pays où ces multinationales ont leur siège, sont ignorants de toutes ces « bonnes affaires ». Il est temps de lever le voile et de mettre à jour l’impunité des multinationales au Maghreb. (...)

   (...) (Total et Gdf-Suez les deux groupes français intéressés), restent assez discrets sur leurs activités en Algérie, que ce soit la nature de la l’hydrocarbure visé (tight gas, shalegas, shaleoil) ou la technique utilisée. Les annonces successives et parfois contradictoires du nombre de forages réalisés ou programmés sont faites pour rassurer les actionnaires.

   Le gouvernement algérien continue ainsi à s’assurer une rente confortable. Total a réalisé, en janvier 1995, un accord d’1,5 milliards de dollars pour une exploitation de gaz conventionnel dans le sud du pays (BP avait fait de même un mois avant) : ces ont, sans aucun doute, renforcé le régime qui a pratiqué une violence systématique à travers le pays à un moment d’isolement national. Liées à l’Algérie, grâce à de très grands investissements, ces entreprises et l’Union Européenne avaient un intérêt évident à ce que le régime répressif ne tombe pas(3).

   Depuis fin 2013, Total est opérationnel en Algérie dans le bassin de Timimoun où elle dispose d’un contrat avec Sonatrach et la société espagnole Cepsa. Sur le bassin d’Ahnet, à 2 000 km au Sud d’Alger dans la région d’In Salah, Total, associé à Schlumberger, Sonatrach et le turque Partex, annonce l’exploration de réservoirs de tight gas, en assurant la « maîtrise de technologies de forage par fracturation et stimulation des puits ». Le groupe prétend une capacité de 70 000 barils équivalents pétrole par jour, soit 4 milliards de m3 par an avec le forage de 120 puits.

   Et tout ceci, sans vergogne des parties, puisque le fisc algérien poursuit Total pour avoir « triché sur l’origine et le montant de ses importations » et lui réclame 80 millions d’euros (4). Le groupe franco-belge GdF-Suez dispose d’un contrat d’exploration de gaz dans la région de Touat. Le premier forage d’exploration intervient en juillet 2012, première étape d’un programme de 40 puits, sur une superficie de 3 000 km2 ; avec une estimation d’extraction de 4,5 milliards de m3 par an de gaz et 630 000 barils de condensat (pétrole mélangé au gaz).

   En octobre 2012, les annonces de GdF-Suez pleuvent : exploitation à partir de 2016, investissement de 1,5 milliards de dollar, création de 2500 emplois, construction d’un centre de traitement des eaux usées domestiques, projets culturels et éducatifs…

   Des blocs sur le bassin d’Illizi sont explorés par un consortium associant GdF-Suez (9,8%), l’opérateur Repsol (25,7%), Enel (13,4%) et Sonatrach (51%) créé en janvier 2010. La campagne d’exploration est programmée entre mai 2010 et mai 2015. Après la campagne sismique, les forages d’exploration ont commencé en juillet 2012. Un premier gisement de gaz exploitable est découvert en novembre (Tihalatine Sud-1, à une profondeur de 1192 m) ; un second en avril 2013 (Tin Essameid Est-1, à une profondeur de 1512 m). Les accords de commercialisation confie à Sonatrach la vente de la totalité du gaz produit et GdF-Suez en est le principal client de gaz. (...)

   (...) Les sous-sols du Maroc et de la Tunisie comprennent aussi des hydrocarbures non- conventionnels. En Tunisie, des permis de recherches sont accordés, à la société Shell dans la région de Kairouan, au polonais Serinus dans l’extrême Sud-Ouest du pays ; là ou le franco-britannique Perenco est déjà installé.

   Au Maroc, ce sont principalement des gisements de schistes bitumineux qui vont être exploités avec une prévision de plus de 50 milliards de barils. Les principaux sites visés sont Timahdit dans la chaîne du Moyen- Atlas et Tarfaya, le long de la côte à 1500 km au Sud de Rabat. En septembre dernier, la société irlandaise San Leon Energy extrait pour la première fois du pétrole de schiste sur le site de Timahdit dans la région de Melnès. L’espagnol Repsol et l’américain Anadarko visent des gisements de gaz de schiste. (...)

   (...) En exportant 68% de sa production gazière en 2012, l’Algérie est le 6 ème exportateur mondial de gaz. L’Europe est le client quasi-exclusif de l’Algérie, absorbant 88,6 % des exportations algériennes de gaz. L’Algérie est au 7ème rang mondial des exportateurs de GNL, ce qui représente 97% du total de la valeur de ses exportations. En 2011, L’Algérie fournissait à la France 16 % de son approvisionnement en gaz.

   En juillet 2013, le président de la Commission européenne, M. Barroso, et le premier ministre algérien A.Sellal, signent un accord de partenariat stratégique sur l’énergie. L’Union Européenne veut la sécurité sur les approvisionnements, l’accès au gaz algérien étant identifié comme une priorité économique et stratégique ; et l’Algérie la garantie de parts de marché5. Les ressources en gaz algérien peuvent être visées à travers différents instruments institutionnels européens : EuroMed-Energies, programme de coopération P3A6, MedReg… ; certains d’entre eux associant le lobby des industriels avec des regroupements tel que MedEmip7, OME8 ; le tout avec le soutien de la BERD ! (...)

   (...) Dès 2004, l’Agence américaine US Energy Information Administration (EIA), annonce que le sous-sol algérien comprend la troisième réserve mondiale de gaz de schiste récupérables, après la Chine et l’Argentine. Les négociations entre la Sonatrach, entreprise d’état, et des sociétés transnationales, Eni, Shell et Exxon-Mobil, Total, GDF Suez… vont très vite commencer. Dès 2009, le gouvernement algérien prévoit un plan de développement de 8 gisements dans le Sud-ouest algérien entre les villes de Timimoun et Adrar et la construction d’installations de collecte et traitement du gaz. Le projet MedGaz, aujourd’hui opérationnel, est détenu par Sonatrach, Total, et l’espagnol Cepsa.

   Le système de gouvernance algérien fait que la société d’Etat Sonatrach dispose de plus des trois quarts des actifs dans l’industrie des hydrocarbures. Les sociétés transnationales ne représentent que 18% des investissements, avec une part de 2% pour Total. En février 2012, l’Agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) annonce le programme d’exploitation de ces gisements à partir de 2014, avec une prévision de production de 5 millions de m3 de gaz et de condensat par jour sur une période de huit ans.

   Une nouvelle loi sur les hydrocarbures est publiée en février 2013 (9). Elle ouvre la voie à l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels et comprend des mesures fiscales incitative pour attirer les investisseurs. En novembre 2013, l’administration française publie une note précisant que les gisements algériens en gaz de schiste sont estimés à 700 trillons de m 3, soit quatre fois le niveau des réserves actuelles (10)

   Le 21 mai 2014, le gouvernement autorise officiellement l’exploitation du gaz de schiste. Devant l’assemblée nationale, le premier ministre déclare : « Si les réserves (de gaz naturel et de pétrole), restent en 2030 à leur niveau actuel, nous n’allons couvrir que la demande nationale. Il n’en restera que très peu pour l’exportation. »

   Les autorités annoncent un objectif de production de 30 milliards de m3 de gaz par an ; et qu’elle doivent investir 300 milliards de $ sur 50 ans, dont 100 milliards entre 2014 et 2018 (11). C’est la valse des chiffres. En deux ans, on est passé d’une prévision d’extraction àmillions m3/jour à 82 millions de m3/jour ! Désormais, ce sont sept bassins algériens qui sont concernées par des projets d’exploration : Tindouf, Reggane, Timimoun, Ahnet, Mouydir, Ghadames Berkine et Illizi, zones habitées par près de 1,5 million d’habitants. (...)

   (...) La perspective d’extraction d’hydrocarbures non conventionnels en Algérie offre des opportunités aux géants français : Total et GdF-Suez. _ Mais la concurrence entre entreprises européennes est rude. Depuis quelques années, Sonatrach négocie des partenariats tous azimuts, avec Shell, Exxon Mobil, Eni, Talisman…

   En janvier 2014, l’ALNAFT procède au « 4 ème appel d’offres pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures », avec la mise en concurrence de 31 « périmètres d’hydrocarbures », dont 17 ciblent du gaz de schiste. 52 sociétés sont autorisées à concourir, dont TOTAL, GdF-Suez, Shell, Amerada Hess, Gazprom…, toutes déjà actives en Algérie. La date limite de dépôt des soumissions, initialement fixé au 4 septembre, est repoussée au 30 septembre prochain. (...)

   (...)  Quelles alternatives ? L’Algérie, comme ses pays voisins, est en stress hydrique permanent et la nappe Albienne, étendue sous trois pays (Algérie, Tunisie et Libye) n’est pas renouvelable. Les pluies sont trop faibles pour recharger les aquifères.

   Le journaliste algérien Mehdi Bsikri, militant antigaz de schiste, rapporte, le 2 février 2014, la crainte des agriculteurs du sud « Le projet d’exploitation de gaz de schiste, décidé par le gouvernement, met en péril l’agriculture dans le Sahara ». Exploiter le gaz de schiste dans cette région revient à provoquer un véritable écocide : d’une part, en utilisant une ressource en eau non renouvelable et de manière excessive ; d’autre part en condamnant les populations sédentaires et nomades qui vivent dans cette région désertique à consommer une eau polluée par les adjuvants chimiques injectés lors de fracturations hydrauliques ou les métaux lourds qui vont se mélanger aux eaux de surface.

   Cette perspective d’extraction d’hydrocarbures non conventionnels dans tout le Maghreb rappelle la période des années 60, durant laquelle les Français ont procédé à des essais de tirs nucléaires impactant très fortement et durablement une très vase zone, dépassant largement les frontières algériennes.

   L’Europe prétend à une « Stratégie Méditerranéenne de Développement Durable » alors qu’elle soutient ses industriels qui investissent dans ces pays dont la règle est de vivre de la rente pétrolière et gazière, sacrifiant le développement de l’agriculture et du tourisme, alors que ces secteurs peuvent produire de quoi nourrir une grande partie de la population du pays et créeraient de l’emploi. « Il existe dans notre région des centaines d’oasis. Elles font travailler des milliers de personnes… Le gouvernement ferait mieux de multiplier les projets agricoles dans le Sahara et d’en finir avec les importations de denrées alimentaires. L’eau de la nappe albienne est le véritable moteur du développement du pays » (Mehdi Bsirki – El Watan – février 2014).




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(La femme qui devait se séparer d'un sein
hésitait sur celui qu'elle allait donner)



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Luc Desle

samedi 11 octobre 2014

"Il tirait le Diable par la queue, ce Dernier en faisait de même avec lui". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE SOIS PAS LE TERRORISTE 
DE TES NUITS)

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(La dispute du matin rendit le magicien
beaucoup moins performant, ce dont
se rendit compte son épouse qui chût
 fort inopportunément sur le sol dallé)



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"Rebelle clément?
Terroriste modéré?
Tueur gentil?
Politicien honnête?
Grgggllllargh!!!"


(Source: robotkid)

Hervé Gourdel entre les mains
du rebelle modéré et (du) terroriste clément

Omar CHAALAL
   (...) Je commence ce débat par la belle phrase d’Hervé Gourdel « Pourquoi chercher ailleurs alors que l’ailleurs des autres, c’est ici même ». Cette phrase donne une idée de la personnalité de cet homme. Dommage ! C’est ailleurs qu’il s’est éteint.

   Son assassinat est une énigme qui a plusieurs interprétations. Un citoyen de Tizi Ouzou exprime sa tristesse « Je suis meurtri par l’exécution d’un ressortissant français alors que nous sommes une terre d’accueil où les gens sont ouverts et tolérants. Cet acte barbare nous replonge dans l’horreur des années quatre-vingt-dix ». En France, les Verts ont rendu hommage à cet homme dans le respect et la dignité « Gardons-nous des réactions guidées par la haine ou par la peur, que les terroristes recherchent à travers leurs actes cruels. La France, l’Europe et la communauté internationale doivent tout mettre en œuvre pour neutraliser ces groupes et retrouver une stabilité durable au Moyen Orient et en Afrique ».

   Par contre, certaines personnalités politiques ont utilisé l’assassinat d’Hervé Gourdel pour faire surface dans une eau troublée de sang et retourner dans le décor politique macabre. Les opportunistes de la politique de guerre tel monsieur Sarkozy, le fouteur de pagaille en Lybie, ont saisi cette occasion barbare pour renaitre dans le sang d’un innocent nommé Hervé Gourdel. Le député socialiste Yann Galut dénonce les opportunistes sur Twitter « La récupération politicienne de l’assassinat d’Hervé Gourdel par Nicolas Sarkozy, qui l’a en plus fait savoir à la presse est indigne. Yann Galut reproche à Nicolas Sarkozy ou à ses conseillers en communication d’avoir fait fuiter cette information pour qu’elle puisse être rapportée par Europe1 » L’audace politique d’Yann Galut dévoile l’ambition et la prétention de la politique barbare.

   L’assassinat d’Hervé Gourdel nous donne une image sombre de ce qui se déroule dans le monde et au Moyen Orient en particulier. Les choses au Moyen Orient sont très compliquées. Elles sont gouvernées par l’unique règle des renseignements « Ceux qui savent ne parlent pas et ceux qui parlent ne savent pas ».

   David McCandless est l’auteur du site « Information is beautiful ». Voici comment il voit le Moyen Orient « Pas facile d’y voir clair au Moyen-Orient. A moins d’être un spécialiste de la région, il est complexe de saisir les relations entre les Etats, les différentes organisations et groupes djihadistes, ainsi que les affiliations liées à la confession religieuse, chiite ou sunnite ». Dans le même sens, Kaïd Ahmed disait presque la même chose dans un discours à la place des Martyrs devant une foule d’algériens après sa visite au Moyen Orient, quelques mois après la guerre des six jours en 1967 « Après ma tournée au Moyen Orient, j’ai constaté que tout le monde driblait comme Lalmas, la vedette du CRB. Je n’ai rien compris. J’ai constaté que les gens de là-bas ne voient pas les choses comme nous les voyons ici. Chacun a sa manière de définir l’ennemi. Nous avons perdu trop de temps en essayant de concevoir la vérité chez eux ». Dans ce discours, Kaïd Ahmed avait la témérité politique de dire aux algériens la pure réalité.
   
   Pour mieux comprendre ce qui se passe au Moyen Orient, je commence mon analyse avec les paroles de Dominique de Villepin : « La coalition formée par Obama, s’engageant vers une troisième guerre d’Irak, est une décision absurde et dangereuse. On se précipite sous le coup de l’émotion et sous la pression de la politique intérieure. On voit la situation politique de la France et on peut s’inquiéter de voir un président s’engager dans cette affaire avec la crise intérieure. Il serait temps que les pays occidentaux tirent les leçons de l’expérience. Depuis l’Afghanistan, nous avons multiplié les interventions militaires, pour quel résultat ? Il y avait en 2001 un foyer de terrorisme central. Aujourd’hui nous une quinzaine. L’État islamique, ISIS, c’est l’enfant monstrueux de l’inconstance et de l’arrogance de la politique occidentale… »

   Pour vérifier la sincérité dans les paroles de Dominique de Villepin, je me réfère aux paroles du général Wesley Clark. L’ex-commandeur suprême de l’OTAN, le général Wesley Clark, a bien dit en 2007, lors d’une interview télévisée, que la décision de faire la guerre à la Syrie a été prise par le président George W. Bush et ses faucons deux semaines après les attentats de New York et Washington. Le plan de guerre a été débattu lors de la réunion à Camp David, le 15 septembre 2001. Dans ce même lieu on a parlé d’intervenir militairement simultanément en Libye et en Syrie pour montrer l’aptitude d’action et la force militaire étasunienne.

   Dix ans après les attentats de New York et Washington une autre réunion s’est tenue au Caire en février 2011. La réunion était présidée par John McCain. Bernard-Henry Lévy était parmi les délégués français présents dans ce rassemblement. La réunion a donné le signal des opérations secrètes pour commencer les manifestations du printemps arabe à la fois en Libye et en Syrie (le 15 février à Benghazi et le 17 à Damas). Dans cette réunion, des personnalités libyennes comme Mahmoud Jibril (alors numéro 2 du gouvernement de la Jamahiriya) et des personnalités syriennes comme Malik al-Abdeh et Ammar Qurabi se tenaient autour d’une table avec John McCain, Joe Lieberman et Bernard-Henry Lévy. Bernard Henri Levy n’a jamais caché ses intentions expliquant que « Le Printemps Arabe est bon pour Israël ».

   Les artisans du printemps arabe ont décidé de réorganiser le monde arabe. Bernard-Henry Lévy et le sénateur sont au cœur de cette stratégie. Ils ont réussi à déstabiliser le monde arabe. Tous les indices démontrent que la réunion du Caire a lancé le « printemps arabe » en Libye et en Syrie. C’est dans ce rassemblement noir que l’extrait de naissance de l’enfant monstrueux ISIS est enregistré.

   Chez nos frères égyptiens, ISIS est une reine mythique et une déesse en même temps. Cette déesse est funéraire, rusée, magicienne et épouse exemplaire. Elle revivifie Osiris, son bien aimé, après son assassinat. En Egypte, les frères musulmans pensent que des lettres d’ISIS forment dans une combinaison bizarre le mot SISSI. Même produit sous un nom lui ressemblant. Ils croient qu’ISIS a entouré le corps de son époux assassiné par de bandes pour en faire une momie. Tout le monde témoigne que Morsi a ramené Sissi. Comme ISIS, Sissi veut faire de Morsi une momie politique pour la revivifier au moment opportun. Et le « momiage » politique est connu en Egypte.

   Pour les Étasuniens, le nom du monstre ISIS est fabriqué de toute pièce en groupant la première lettre des mots composant the la suite des mots « Islamic State of Iraq and al-Sham ». Le produit ISIS est une marque américaine. Hillary Clinton confirme que l’État Islamique de l’Iraq et du Levant DAECH ou ISIS a été créé par l’administration étasunienne ! Elle veut dire « Une propriété du gouvernement américain ». Les djihadistes de l’Etat Islamique sont équipés d’armes militaires étasuniennes. Ils utilisent des armes militaires étasuniennes destinées aux rebelles modérés en Syrie. 

   L’expression « le rebelle modéré » est vague. Elle est synonyme de l’expression « le terroriste clément » ! Clément est un prénom français. Il n’a rien avoir avec la clémence de Dieu. Ce terroriste est mentionné dans les paroles de la chanson de Michel Fugain « Un certain Clément Jean Baptiste. Qui habitait rue Saint-Vincent. Voulant écrire un compliment. Trempa sa plume dans le sang. Qu’elles étaient rouges les cerises. Que nous chantait Monsieur Clément » [Jean-Baptiste Clément, chansonnier communard, auteur du “ Temps des cerises ” et de … “ Dansons la capucine ”, LGS].

   Comme monsieur Clément, les Étasuniens ont toujours qualifié l’Émirat islamique ISIS de « combattants de la liberté » en Syrie avant d’inventer la résistance modérée. Le même scenario se répète. Ils ont inventé al-Qaida en Afghanistan. Une fois sa mission terminée, ils l’ont remplacé par ISIS. Les groupes terroristes sont comme les produits consommables. Ils changent d’emballage pour être mieux vendus. Chez nous, ISIS a remplacé OMO. Même produit dans un emballage diffèrent et sous un autre nom. Quel que soit leur usage, les terroristes procèdent aux mêmes abus : viols, tortures, décapitations, crucifixions.

   Pour les algériens de la rue ISIS est un nettoyant. Ce détergent est souvent utilisé pour laver le linge sale des politiciens qui mènent le monde vers le désordre et le chaos. Chacun de nous a lu la publicité : ISIS lave avec la force des vagues. Après l’assassinat du guide de haute montagne, d’Hervé Gourdel, nous remorquons qu’ISIS ne lave plus avec la force des vagues. Il utilise le couteau et les balles comme monsieur Clément. L’acte de Clément est barbare, monstrueux, lâche, ignoble et inhumain. Tous les Algériens le condamnent.

   L’histoire de monsieur Clément n’est pas une imagination. Je rappelle aux Algériens, qu’en mai 2013, le sénateur John McCain se rendait illégalement près d’Idleb en Syrie, via la Turquie, pour y rencontrer des leaders de l’« opposition armée ». Son voyage n’était rendu public qu’à son retour à Washington. Le sénateur McCain a rencontré le proclamé Khalifa, Abou Bakr Al Baghdadi. Le hasard a voulu que les ravisseurs d’Hervé Gourdel aient cité l’ami de McCain, après leur acte criminel. Il faut avoir le courage politique de dénoncer les coupables. John McCain, Joe Lieberman et Bernard-Henry Lévy sont indirectement impliqués dans la mort d’Hervé Gourdel. Ils sont responsables de son assassinat.

   En conclusion : La stabilité chez nous crée un grand malaise au pays des marchands de stupéfiants où vit monsieur Clément. On se souvient d’Alain Juppé accompagné de Bernard-Henri Lévy et d’un certain Clément à l’hôpital de Tripoli. Je rappelle encore une fois aux algériens les paroles idiotes de l’écrivain français Pascal Bruckner, un cousin de Clément : « L’intervention de l’OTAN en Lybie a été très bien menée et a été exemplaire. Il n’y a pas eu d’intervention terrestre, on a permis aux Libyens de se débarrasser de leur dictateur. Qu’ils s’entretuent aujourd’hui, c’est malheureux mais ce n’est plus de notre ressort ». En plus clair, ces idiots intellectuels veulent que les arabes s’entretuent. Autrefois tout semblait ne pas les concerner, aujourd’hui c’est le chaos.

   Soyons vigilants ! Nos soi-disant amis veulent nous draguer vers le chaos. Nous devons serrer nos rangs et s’aligner derrière notre armée. Fini les querelles politiques internes. Unissons-nous pour relever les défis de ce siècle. Les actes terroristes de tignetourine et l’assassinat d’Hervé Gourdel sont les empreintes des malfaiteurs qui prennent monsieur Clément pour un clément.


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(Pour ne pas voir l'horreur du Monde
elle mettait un mouchoir sur les yeux,
cette naïve aveugle)


hermosanikita: Silvia Idili

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Luc Desle

vendredi 14 février 2014

"Quand l'humour était de sortie, la prétention craignait pour sa vie". Benoît Barvin in "Pensées Pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE VERTUEUX N'EST PAS
FORCEMENT LE SAGE)

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"Pourquoi est-ce toujours à moi 
de faire le paratonnerre?"




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En Algérie, une islamisation rampante

Yazid Haddar

   Le décret n°13-377 publié dans le journal officiel (N°58) du 18/11/2013, portant sur le statut de la mosquée, vient de passer comme une lettre à la poste sans susciter de débats, à part quelques titres dans la presse francophone. (...)

   (...) Ainsi, la mosquée n’est plus uniquement un lieu de culte religieux, mais « elle est (en plus) une institution religieuse et sociale qui assure une mission de service public. Elle a pour objectif de promouvoir les valeurs de la religion musulmane » (art.2).

   De plus, ses fonctions se sont élargies « dans la vie spirituelle, éducative, scientifique, culturelle et sociale de la vie de la Oumma. » (art.4). Pis, l’article 9 qui réglemente la fonction sociale de la mosquée, « qui consiste notamment : au règlement des différends entre les citoyens ; au développement du sens civique, de l’esprit citoyen et de la solidarité sociale », est en contradiction avec la Constitution algérienne.

   Ceci dit, la mosquée, selon ce décret, peut subordonner la mairie (APC), la justice, les services sociaux, l’école, etc. Doit-on s’alarmer ou se féliciter de cette évolution ? Un homme politique algérien a vu juste quand il déclara (en 2012) dans un colloque : « Quand les islamistes seront au pouvoir, ils vont chômer, car tout a été déjà fait par leur prédécesseur ! »

   Effectivement, selon ce rythme, les confusions entre le religieux (croyant) et le politique (citoyen) se confirment. L’actuel gouvernement veut-il se déresponsabiliser du social et de l’éducatif ? Ou l’utilise-t-il comme une stratégie pour contrôler un éventuel soulèvement ou une protestation populaire où les imams vont jouer le rôle des pompiers et d’intermédiaires ?

   La mosquée pourrait-elle jouer un rôle dans l’éducation civique sans un dogme religieux, qui est légitime de sa part ? La mosquée pourrait-elle jouer un rôle pour régler les différends entre les citoyens, si un des citoyens n’est pas croyant ou d’une autre confession (à moins que l’esprit du législateur parte du principe que tous les Algériens sont de la même religion) ?

   L’école qui est le temple de la nation, se voit vidée de ses prérogatives sociales, éducatives et civiques. Nous savons déjà que certaines mosquées remplissent le vide qui existe dans le préscolaire, où des familles désorientées confient leurs enfants (entre 4 et 5 ans) aux imams, sans aucune pédagogie d’enseignement, ni de connaissances sur la psychologie de l’enfant, ni un environnement propice pour une scolarisation adéquate. (...) 

   (...) Cependant, ces jeunes enfants, dès leur première enfance, sont livrés à une dogmatisation, sans aucun contrôle institutionnel, et à une religiosité loin de nos traditions cultuelles et culturelles. On ne devrait pas s’étonner devant un tel phénomène et se demander ensuite pourquoi la société se plonge dans des circuits d’intolérance, d’incivilité et d’une violence interminable !

   Ceci dit, ce décret confirme que le gouvernement veut se désengager des maux qui l’atteignent, au lieu de trouver les remèdes et de renforcer l’état de droit et surtout d’inculquer les valeurs civiques et citoyennes par les institutions de la République, il les cède à l’institution religieuse.

   De plus, l’État affiche son impuissance face aux problèmes qui gangrènent la société algérienne. Après avoir fragilisé les institutions de l’État – de la justice à l’éducation, en passant par la fonction publique –, on vide maintenant la République de sa substance, c’est-à-dire les valeurs citoyennes et républicaines. Et nous nous éloignons de plus en plus de la sécularisation des institutions de l’État. (...)


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(Les lunettes papillon allaient-elles
rester longtemps sur cette jolie Blonde?)



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Benoît Barvin

samedi 22 décembre 2012

"Cette nuit-là il dormit si bien qu'il ne se réveilla jamais". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TU N'ES QU'UN FUGITIF
POINTILLÉ SUR LA PAGE DU TEMPS)


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"Ben quoi? Tu aurais préféré que je te fiche

une branlée plutôt que de me moquer de toi?"
Les tueries, 
«maladie sociale» aux Etats-Unis

   (...) Entre les évènements de Denver et du Wisconsin, la question des tueries est d'actualité aux Etats-Unis, où les scientifiques appellent à traiter ces drames comme une maladie sociale, en utilisant le fruit de leurs recherches pour tenter de les empêcher. L'agence Associated Press cite ainsi plusieurs idées et solutions inspirées d’études scientifiques.

   Premièrement, certaines solutions «techniques» pourraient rendre les armes à feu moins dangereuses. Les fabricants de fusils pourraient faire en sorte que ces derniers ne risquent plus de faire partir un coup par accident. De plus, il serait moins dangereux de faire en sorte que seul le propriétaire de l’arme puisse tirer avec.

   Il serait également nécessaire d’étudier les facteurs de risques liés au passé des propriétaires d'armes. Les magasins d’armes à feu doivent actuellement vérifier les antécédents des acheteurs afin de refuser les personnes condamnées pour crimes ou délits de violence domestique, mais cette règle ne s'étend pas aux autres antécédents violents. De plus, elle ne s’applique pas aux ventes de particulier à particulier, qui concernent pourtant 40% du marché outre-Atlantique.

   La notion de «maladie contagieuse» est également mentionnée par les chercheurs. Selon Daniel Webster, expert en politique de la santé cité par The Associated Press, la possession d’un fusil peut se propager«un peu comme circulent les maladies infectieuses», par «une sorte de phénomène de contagion» après une fusillade, comme on a pu le vérifier après la tuerie de Denver.

   Ces trois pistes de questionnement sur la «maladie sociale» des tueries font écho à diverses études sur les armes à feu, qui prouvent que ces dernières modifient le comportement humain à l’image d’un virus.

   Une étude publiée cette année par le professeur de psychologie James Brockmole dans le Journal of Experimental Psychology montre ainsi que les personnes brandissant une arme ont tendance à penser que la personne en face d’eux en porte une également.

   Et pour Don Ihde, philosophe spécialisé en technologies, le simple fait de tenir une arme rend impulsif. Cité par The Atlantic, il explique que tenir une arme rend audacieux: les hommes et les animaux deviennent des cibles. Comme nous l’expliquions, une personne physiquement faible, émotionnellement passive et psychologiquement introvertie sera encline à voir son comportement changer. (pas une constatation très originale, mais il est bon de rappeler les évidences...) (...)
Lire sur:

(Le communisme musical était un rien exagéré...)

All Girl Band Serenading Cows, by Angus B. McVicar, August 1930.
(出典: musicbabes (slowleanerから))


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"Auriez-vous cru, chère Marâtre, que nous
puissions comme cela, un jour, nous retrouver
autour d'une préparation culinaire?
- Que nenni, ma jolie Belle-fille,
que nenni..."



La langue française,
 "butin de guerre", prospère en Algérie
Isabelle Mandraud -
Alger, envoyée spéciale

   (...) Le "butin de guerre" cher au grand écrivain algérien Kateb Yacine, qui décrivait ainsi la langue française au lendemain de l'indépendance de l'Algérie, a été bien conservé. Journaux, affiches publicitaires, enseignes commerciales, jusqu'aux commentaires des matches de football sur les radios, ou dans les conversations, où il se mélange parfaitement à l'arabe parlé, le Français est partout présent dans les rues d'Alger.

   La capitale s'apprête à accueillir dans l'effervescence le président François Hollande, en visite d'Etat les 19 et 20 décembre, quelques jours avant la fin de l'année du cinquantenaire des accords d'Evian.

   Pas une langue officielle, mais pas tout à fait non plus une langue étrangère, le français a suivi, ici, tous les bouleversements de la société. Autrefois réservée à quelques privilégiés durant les cent trente années de colonisation, la langue de Molière s'est paradoxalement développée... après l'indépendance.

   Alors que l'Algérie n'est que membre observateur de l'Organisation internationale de la francophonie, une étude, en 2008, estimait à un tiers le nombre d'Algériens sachant lire, écrire et parler en langue française. Certes, cette dernière s'est trouvée aux prises avec un conflit idéologique et la généralisation de l'enseignement arabe décrétée dans les années 1970 et 1980. "C'était des batailles homériques dans les facs entre les francophones, dont je faisais partie, et les arabophones qui nous délivraient des certificats de trahison", se souvient Salim Rabia, journaliste.(...)

   Malmenée pendant la décennie de repli sur soi, lors de la guerre civile qui a opposé l'armée algérienne aux islamistes, le français a pourtant refait surface. Les tentatives d'infuser l'anglais n'ont pas détrôné sa prééminence. "Dans les entreprises privées, les entretiens d'embauche se déroulent en français, et la première question est : maîtrises-tu cette langue?", rapporte Maaga Saïda, 23 ans, rencontrée dans la jolie petite cour de l'Institut français d'Alger. Ses études en droit des affaires achevées, la jeune femme a rejoint les 11 065 étudiants ou salariés inscrits en 2012, moyennant la somme non négligeable de 12 000 dinars (110 euros) pour une cinquantaine d'heures de perfectionnement, dans l'un des cinq instituts français d'Algérie qui ont rouvert en 2008. A cette date, ils n'étaient alors que 4 571.

   "En quatre ans, le nombre des inscriptions a plus que doublé", constate Fabrice Ribert, directeur du département des langues. Dix ans après la reprise des cours au lycée international Alexandre-Dumas d'Alger, c'est au tour de l'école primaire française d'avoir, pour la première fois en 2012, accueilli ses premiers jeunes élèves dans le quartier Dely Brahim. "Un rapport apaisé à la langue française",titrait, vendredi 14 décembre, le quotidien francophone El Watan, soulignant la distance, de plus en plus grande dans la population, avec la perception de la"langue du colonisateur". (...)
Lire sur:


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Luc Desle