Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 5 février 2015

"L'Homme qui se fendait la poire fut accusé de cruauté envers un fruit innocent". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TA NON-ACTION A-T-ELLE
UN RÉSULTAT?)

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(On comparait souvent Madame D, Maîtresse des élégances,
à son animal fétiche)



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jeanneemard.wordpress.com

« On a fait du PIB le seul critère de l’efficacité
des politiques publiques »


Amélie Mougey

   Interview - Une société prospère n'est pas forcément celle qui produit le plus. Ce crédo anime l'économiste Jean Gadrey, qui plaide pour de nouveaux indicateurs de richesse. La semaine dernière, les députés ont voté en ce sens. Le début d'un basculement ?

   D’un bout à l’autre de la planète, la richesse d’une nation se mesure en trois lettres : « PIB », pour « produit intérieur brut ». Cet indicateur prend en compte la production de biens et de services sur un an à l’échelle d’un pays. Après près d’un demi-siècle à régner en maître, cet outil interroge : une nation n’est-elle riche que de ce qu’elle produit ? A cette question, les députés français ont répondu non. Le 29 janvier dernier, ils étaient une quinzaine dans l’hémicycle à adopter à l’unanimité la proposition de loi « visant la prise en compte des nouveaux indicateurs de richesse dans la définition des politiques publiques ». Jean Gadrey, professeur d’économie honoraire et coauteur de l’ouvrage Les nouveaux indicateurs de richesse (La Découverte, 2004), compte sur l’ensemble des décideurs pour saisir la balle au bond.

   / Terra eco : Est-ce que ce texte marque une réelle avancée ?

   - Jean Gadrey : Sans aucun doute. C’est une très bonne nouvelle. Depuis que ce débat s’est ouvert, il y a une dizaine d’années, les décideurs ne cessent de faire un pas en arrière, un pas en avant. Si cette loi passe au Sénat, le progrès sera réel. Le gouvernement aura l’obligation de présenter chaque année devant le parlement un rapport sur l’évolution des nouveaux indicateurs de richesse. L’élaboration des politiques ne se focalisera plus sur leur impact économique, mais prendra en compte les inégalités, la qualité de vie et le développement durable. Lorsque, comme chaque année, la loi de finances sera discutée, les députés seront invités à regarder aussi l’impact de ces arbitrages sur l’environnement, leurs conséquences en matière de pauvreté, d’exclusion, de mal-logement. Avec la prise en compte de ces critères dans le débat politique, on voit se concrétiser ce pour quoi nous nous battons depuis quinze ans.

   / Justement, pourquoi se battre pour ces indicateurs ?

   - Parce qu’ils sont indispensables ! Poursuivre des politiques publiques avec pour seule référence la croissance et le PIB, c’est comme rester sur le Titanic munis d’une boussole qui pointe vers l’iceberg. On a besoin de changer de repères pour éviter la catastrophe. La trajectoire actuelle n’apporte plus rien aux gens en termes de bien-être, de réduction des inégalités… Or, la vocation des pouvoirs publics, c’est bien d’améliorer la vie de la population dans son ensemble. Deux préoccupations sont à l’origine de notre critique du PIB : le creusement des inégalités et la gravité de la crise écologique. Les deux sont liés : si l’on ne prend pas en compte l’état des inégalités sociales, la transition écologique n’aboutira pas. A l’inverse, la crise écologique risque, elle-même, de renforcer ces inégalités : si l’on souhaite que tout le monde accède à terme à une alimentation saine issue de l’agriculture bio, il faut que tout le monde en ait les moyens, de même pour le logement, la mobilité, etc. Tout est lié, et c’est pourquoi élaborer les politiques publiques avec un seul indicateur est forcément erroné.

   / Le PIB est-il, en soi, un mauvais indicateur ? 

   - Pas du tout. C’est un bon indicateur économique, l’un des plus pertinents pour évaluer le niveau de production d’un Etat. Le PIB dans son domaine de compétence, personne n’a envie de le jeter. Mais son utilisation exclusive pose problème. On en a fait le seul et unique critère de l’efficacité des politiques publiques. Or, une société qui fonctionne bien n’est pas uniquement celle qui produit le plus. Il nous faudrait évaluer les politiques en se basant sur trois piliers : social, environnemental et économique. En l’état actuel, ce troisième pilier est immense, tandis que les deux autres sont petits. Cela ne vient pas de nulle part. Longtemps, on a entretenu l’idée que la bonne santé économique d’un pays entraînait tout le reste. C’est un mythe. Les inégalités ont commencé à se creuser alors que la croissance était toujours au rendez-vous. Chaque jour, des exemples prouvent que les objectifs sociaux, économiques et environnementaux peuvent entrer en contradiction. La relance de certaines industries a beau être profitable sur le plan économique, elle peut être désastreuse sur le plan de l’environnement.

   / Cette loi est-elle à la hauteur de l’enjeu ?

   - Le texte est bon, mais le diable se cache dans les détails. Tout va se jouer au moment de la mise en œuvre. A quel point le gouvernement va-t-il se montrer déterminé à évaluer ses propres politiques, présentes et passées, à la lumière de ces nouveaux critères ? A quel point les parlementaires vont-ils demander des comptes au gouvernement ? Il faut que ces indicateurs soient utilisés comme guides et non comme simple affichage. Les décideurs doivent adopter un nouveau cadre de pensée. La démarche se heurtera très certainement à des partisans du statu quo. La plupart des gouvernants en poste aujourd’hui partagent la même croyance dans les vertus de la croissance. Leur cadre de réflexion s’est solidifié pendant des décennies. La crise a certes accéléré la transformation de leur mode de pensée, mais il faudra encore des années pour changer de paradigme.

   / Connaît-on déjà des indicateurs qui viendront compléter le PIB ?

   - Nous n’en sommes pas encore là. Les parlementaires n’ont pas voulu débattre de quels indicateurs l’emporteront. Mais les travaux sur lesquels ils pourront s’appuyer sont déjà bien avancés. Des indicateurs complémentaires existent depuis des décennies. On a l’IDH, l’indicateur de développement humain, mis en place par le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), ou encore l’indice de santé sociale, créé dans les années 1990. Le rapport Stiglitz, présenté en 2009, a également fait avancer la réflexion. Tout le défi aujourd’hui, c’est que l’élaboration et le choix de ces critères ne se fasse pas entre experts. La société civile doit être impliquée. Pour que ces critères parlent au plus grand nombre, il faudrait choisir des indicateurs synthétiques, comme la santé sociale ou l’empreinte écologique. Ceux-ci agrègent tout un faisceau de petits indicateurs et sont donc très lisibles. Il faudrait choisir à la fois ces indicateurs synthétiques et des tableaux de bord plus précis. Dans tous les cas, il faudrait veiller, par souci de clarté, à ce qu’on retienne un nombre d’indicateurs limité – entre 5 et 15 me paraît raisonnable – pour que le système ne devienne pas une usine à gaz.

   / Doit-on changer de boussole uniquement pour l’élaboration des politiques publiques ? Les entreprises ne devraient-elles pas adopter la même démarche ?

   - En un sens, l’émergence de la RSE, la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, s’inscrit déjà dans cette démarche. Les acteurs économiques adoptent des critères, des codes de conduite qui vont guider leur activité et ne sont pas purement économiques. Mais pour l’heure, cette initiative repose uniquement sur leur bonne volonté. On peut imaginer, à l’avenir, des indicateurs harmonisés qui pourraient leur servir de guides. Du côté des acteurs économiques, la réflexion en est à ses prémices, à l’étape à laquelle se trouvaient les pouvoirs publics il y a dix ou quinze ans. Mais tant qu’on observe des avancées, on reste confiants.


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Benoît Barvin

vendredi 24 octobre 2014

"L'Homme qui rit, en période de crise, enviait les femmes voilées qui pouvaient faire des grimaces sous leur accoutrement". Jacques Damboise in "Pensées contraignantes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NETTOIE CHAQUE JOUR TON CERVEAU
DES PENSÉES MORTIFÈRES)

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(Sauras-tu sortir intact de la tête
de Frankenstein, le néo-libéral?)



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Au deuxième temps de la valse…

Yann FIEVET

   (...) Depuis trente ans les gouvernements se suivent et se ressemblent. Ils se ressemblent mais chacun, tantôt par petites touches, tantôt par saccades, amplifie la marque de la trajectoire lancée à l’orée de l’ère néolibérale. A la fin du mois d’août dernier Valls 2 a succédé à Valls 1 qui n’a pas tenu deux saisons au calendrier grégorien. Valls 3 lui succèdera peut-être pour faire bonne mesure dans l’adaptation funeste de la Gauche française de gouvernement à l’air du temps. Si d’ordinaire la musique adoucit les mœurs, la partition jouée par Manuel Valls est destinée à les bousculer si ce n’est les mettre à la renverse. C’est l’air du mépris pour ce à quoi l’on a sincèrement cru hier, ce pour quoi l’on a vibré vraiment, ce que nos aïeux avaient arraché de haute lutte à « la loi d’airain du capitalisme ». 

   Le Premier Ministre déclare que le socialisme est une idée du 19ème siècle qui a réussi à survivre au cours du 20ème siècle mais va disparaitre au 21ème siècle. Il a prononcé cette sentence péremptoire avant d’être intronisé à Matignon. La valse ne faisait là que commencer. La suite ne saurait donc nous étonner.

   L’adaptation inavouée de la Gauche aux lois du capitalisme néolibéral ne date pas d’hier. On en fixe communément l’origine au tournant de la rigueur « négocié » en 1983 par Laurent Fabius. Certes le jeu de l’alternance politique a permis des pauses, voire de timides reprises en main à l’instar des trente-cinq heures, mais la trajectoire fatale des renoncements est durablement inscrite dans l’Histoire contemporaine. Il faut rendre justice à Manuel Valls : son discours est en accord avec sa pensée et les réformes qu’il entend mener. Avec lui, l’hypocrisie n’est pas de mise. Il « aime l’entreprise » et pas seulement devant le Medef. Il oublie que celle-ci, avant d’être une machine à investir , est une association d’hommes et de femmes au travail. Il prend tous les chômeurs inscrits à « Pôle emploi » pour des fainéants en puissance qu’il serait bon de contrôler sévèrement. Puisque les principaux dogmes du néolibéralisme sont d’ordre financier il nomme à Bercy un ancien jeune banquier d’affaires. 

   Il va poursuivre – et sans doute intensifier – la traque des rigidités « économiques et sociales qui entravent « la bonne marche des marchés » et des affaires, à commencer par celles qui pèsent sur le marché de l’emploi et sur le monde du travail. Ses oreilles sont particulièrement attentives aux propositions innovantes du patronat qui le plus souvent ne sont rien d’autres que la suppression de ce que l’on avait autrefois nommé conquêtes sociales. Il en va ainsi de la remise en cause des « seuils sociaux ». Le Medef jubile et aurait bien tort de ne pas surenchérir. Puisque désormais on rase gratis, réclamons la généralisation de l’ouverture des commerces le soir et le dimanche, la création d’un salaire inférieur au SMIC, la fin des « trente-cinq heures » , etc. Tout ceci fait déjà peine à voir mais nous ne sommes pourtant pas au bout de nos peines!

   Au deuxième temps de la valse on pousse la sincérité jusqu’à appeler un chat un chat et à ne plus prendre de gants. Ainsi, face aux ouvrières de quelque entreprise agro-alimentaire bretonne qui sont allées peu à l’école. Au lieu de les en plaindre – ou à tout le moins de les comprendre - comme le faisait autrefois l’homme de gauche, il est aujourd’hui grand temps de se rendre à l’évidence : à l’heure de « l’efficience optimale » de la production ces femmes sont inemployables. Le jeune banquier de Bercy aurait pu se contenter de dire cela, après tout d’autres ministres de gauche se sont servis de ce vocable gestionnaire avant lui, toute honte vue. Mais, il lui fallut ajouter de surcroît son mépris, par médias de « masse » interposés, en proclamant que certaines de ces femmes sont illettrées. Elles le sont, en effet. Et, bien sûr, elles le savent. 

   Doivent-elles l’entendre dire par un ministre de la République à la France entière. Le mépris fut à son comble lorsque nombre de journaux prirent la défense du ministre indélicat qui selon eux n’avait rien fait d’autres que d’affirmer une triste réalité. Au travers de ces ouvrières de Bretagne ce sont évidemment des pans entiers de la population active française que l’on incrimine. Tous ces inadaptés font prendre du retard au pays, empêchent son alignement nécessaire aux règles de la « mondialisation heureuse ». Ils vont devoir rapidement faire les efforts souhaités pour se mettre au bon niveau. Ou sinon… Des discours de père fouettard, voilà à quoi l’on est réduit quand la plupart des principes moraux de la gauche ont été lâchement mis à bas. Affligeante décrépitude !

   Nos gouvernants – qui, tous comptes faits, gouvernent bien peu – aiment donc les entreprises. Leur aveuglant amour leur fait du coup oublier de se poser la bonne question : les entreprises aiment-elles les hommes et les femmes qui travaillent en leur sein ? L’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau a fermé ses portes l’an dernier. A ce jour, seulement 10% de ses anciens salariés ont retrouvé un emploi. L’effectif ne comprenait que 40% de femmes et les « illettrés » des deux sexes y étaient en fait peu nombreux. Tous souhaitent travailler pour peu qu’un emploi leur soit offert. 

   Nous constatons là que M. Macron n’est pas seulement méprisant à leur égard : il est pitoyablement ignorant des réalités économiques et sociales de notre pays. A ce niveau-là il est permis de plaider l’incompétence. Ses excuses formulées a posteriori n’y changent rien. Un fossé s’est lentement creusé entre la classe politique supérieure et l’humaine substance de la société civile au point d’être devenu infranchissable. Ne transformons pas le fossé en gouffre engloutissant les derniers vestiges de l’idéal socialiste honni. Sur leurs cendres naitrait une société à la face vraiment hideuse.


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"Bonjour, les n'enfants z'électeurs!
Voici, rien que pour vous, une tarte
périmée, économies obligent..."



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Luc Desle

vendredi 14 février 2014

"Quand l'humour était de sortie, la prétention craignait pour sa vie". Benoît Barvin in "Pensées Pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE VERTUEUX N'EST PAS
FORCEMENT LE SAGE)

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"Pourquoi est-ce toujours à moi 
de faire le paratonnerre?"




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En Algérie, une islamisation rampante

Yazid Haddar

   Le décret n°13-377 publié dans le journal officiel (N°58) du 18/11/2013, portant sur le statut de la mosquée, vient de passer comme une lettre à la poste sans susciter de débats, à part quelques titres dans la presse francophone. (...)

   (...) Ainsi, la mosquée n’est plus uniquement un lieu de culte religieux, mais « elle est (en plus) une institution religieuse et sociale qui assure une mission de service public. Elle a pour objectif de promouvoir les valeurs de la religion musulmane » (art.2).

   De plus, ses fonctions se sont élargies « dans la vie spirituelle, éducative, scientifique, culturelle et sociale de la vie de la Oumma. » (art.4). Pis, l’article 9 qui réglemente la fonction sociale de la mosquée, « qui consiste notamment : au règlement des différends entre les citoyens ; au développement du sens civique, de l’esprit citoyen et de la solidarité sociale », est en contradiction avec la Constitution algérienne.

   Ceci dit, la mosquée, selon ce décret, peut subordonner la mairie (APC), la justice, les services sociaux, l’école, etc. Doit-on s’alarmer ou se féliciter de cette évolution ? Un homme politique algérien a vu juste quand il déclara (en 2012) dans un colloque : « Quand les islamistes seront au pouvoir, ils vont chômer, car tout a été déjà fait par leur prédécesseur ! »

   Effectivement, selon ce rythme, les confusions entre le religieux (croyant) et le politique (citoyen) se confirment. L’actuel gouvernement veut-il se déresponsabiliser du social et de l’éducatif ? Ou l’utilise-t-il comme une stratégie pour contrôler un éventuel soulèvement ou une protestation populaire où les imams vont jouer le rôle des pompiers et d’intermédiaires ?

   La mosquée pourrait-elle jouer un rôle dans l’éducation civique sans un dogme religieux, qui est légitime de sa part ? La mosquée pourrait-elle jouer un rôle pour régler les différends entre les citoyens, si un des citoyens n’est pas croyant ou d’une autre confession (à moins que l’esprit du législateur parte du principe que tous les Algériens sont de la même religion) ?

   L’école qui est le temple de la nation, se voit vidée de ses prérogatives sociales, éducatives et civiques. Nous savons déjà que certaines mosquées remplissent le vide qui existe dans le préscolaire, où des familles désorientées confient leurs enfants (entre 4 et 5 ans) aux imams, sans aucune pédagogie d’enseignement, ni de connaissances sur la psychologie de l’enfant, ni un environnement propice pour une scolarisation adéquate. (...) 

   (...) Cependant, ces jeunes enfants, dès leur première enfance, sont livrés à une dogmatisation, sans aucun contrôle institutionnel, et à une religiosité loin de nos traditions cultuelles et culturelles. On ne devrait pas s’étonner devant un tel phénomène et se demander ensuite pourquoi la société se plonge dans des circuits d’intolérance, d’incivilité et d’une violence interminable !

   Ceci dit, ce décret confirme que le gouvernement veut se désengager des maux qui l’atteignent, au lieu de trouver les remèdes et de renforcer l’état de droit et surtout d’inculquer les valeurs civiques et citoyennes par les institutions de la République, il les cède à l’institution religieuse.

   De plus, l’État affiche son impuissance face aux problèmes qui gangrènent la société algérienne. Après avoir fragilisé les institutions de l’État – de la justice à l’éducation, en passant par la fonction publique –, on vide maintenant la République de sa substance, c’est-à-dire les valeurs citoyennes et républicaines. Et nous nous éloignons de plus en plus de la sécularisation des institutions de l’État. (...)


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(Les lunettes papillon allaient-elles
rester longtemps sur cette jolie Blonde?)



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Benoît Barvin

vendredi 31 août 2012

"On évitait la région où sévissait La Belle au Bois Mordant". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".


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Pensées pour nous-mêmes:

(TA VIE EST UNE FÊTE.
LES ETOILES TES INVITÉES)

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"Moi, je ne crains personne... Armée de mon stetson,
de mes belles cuisses et de mon colt fumant..."


Etats-Unis: 
les étudiants doivent-ils craindre Romney?
Jean-François Gérard

   (...) Aux Etats-Unis, 41% des universités sont publiques, mais accueillent environ 75% des plus 20 millions d'étudiants. Le coût des études n'a cessé d'augmenter sous George W. Bush, comme sous Barack Obama, à un rythme d'environ 5% par an, dans les universités publiques comme privées. 

   D'après The Chronicle of Higher Education, le coût median des frais d'inscriptions d'une université publique est aujourd'hui de 6633 dollars (5300€). Sans compter l'achat des livres ou le logement. Cela reste un coût important, mais plus abordable, que les 22 805 dollars (18 000€) des universités privées. En 2009, 53% des étudiants envisageaient de contracter un prêt pour payer leurs études. Des prêts à faible taux, justement garantis par l'Etat, dont Mitt Romney aimerait transférer la responsabilité à des institutions privées. La crainte de voir ces taux doublés est pointée du doigt par les démocrates. Mitt Romney aimeraient favoriser la compétition entre établissements et encourage le développement d'université privées - parfois sur internet - afin que chaque étudiant puisse choisir "comme on fait ses courses". Une hypothèse qui intrigue tout de même au vu de l'écart de prix entre les institutions publiques et privées. 

   Mitt Romney peut inciter certes à la privatisation dans ses propositions et ses meetings, mais en cas d'élection son champ d'action sera tout de même limité. La majorité du financement des universités, tout comme de différentes bourses, provient des gouvernements locaux et non de l'Etat fédéral. Un financement sur lequel Washington n'a aucun pouvoir. Finalement la plus grande différence au niveau universitaire concerne donc la bourse "Pell". (...)

   (...) Fidèle au budget de son colisiter Paul Ryan, Mitt Romney propose de couper de 20% les fonds alloués à l'éducation en général. Dans un spot télévisé sur l'école primaire, Barack Obama insiste sur le fait que des coupes budgétaires entrainerait des classes de plus grande taille, qui ne sont pas bénéfiques pour l'enfant. 

   D'après le président, le plan priverait en tout 10 millions d'étudiants d'aide financière, non pas pour réduire les déficits ou créer des emplois, mais pour financer des baisses d'impôts. Les républicains ont rétorqué qu'Obama extrapolait la proposition de budget de Ryan. Actuellement 9,7 millions d'étudiants bénéficient de la bourse "Pell". Le plan Ryan prévoit en effet de réduire le nombre de bénéficiaires, mais pas sa dotation. Si les chiffres peuvent toujours être débattus, ce sont surtout deux visions de l'éducation qui s'opposent. (...)

Lire l'article sur:

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(La cachette à Belle-Mère obtint le succès escompté)

Source: imgfave.com

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(Ce patron marchait sur des oeufs en s'adressant
à sa secrétaire... Que tramait-elle, derrière
son éternel sourire?)

Le patronat fait une rentrée offensive 
sur la fiscalité et la compétitivité

Philippe Mabille

   (...) Cette université d'été n'aura rien à voir avec l'ambiance de pugilat des premières années du Medef, lorsqu'Ernest-Antoine Seillière, son premier président élu, avait mené un rude combat contre Lionel Jospin (pourtant son ancien condisciple de l'Ena) et surtout contre les lois Aubry sur la réduction du temps de travail. Le patronat était alors en guerre ouverte contre le gouvernement, même si en réalité, la plupart des entreprises, surtout les plus grandes, négociaient en coulisses des accords de flexibilisation de l'emploi et des allégements de charges sociales en échange du passage aux 35 heures. Ce n'était pas il y a si longtemps et pourtant, le contraste avec cette période est saisissant. 

   A l'époque, les patrons avaient un ami au gouvernement, en la personne de Dominique Strauss-Kahn. Le brillant ministre de l'économie, des finances et de l'industrie concentrait à lui seul dans un grand Bercy toutes les responsabilités aujourd'hui confiés à quatre ministres du gouvernement Ayrault : Pierre Moscovici (Economie et Finances), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Jérôme Cahuzac (Budget), Nicole Bricq (Commerce extérieur). A l'époque aussi, malgré les apparents désaccords idéologiques entre le patronat et la gauche, les belles performances de l'économie française, compétitive face à l'Allemagne, en excédent commercial et dopée par une croissance mondiale euphorique, arrondissaient les angles. Le patronat avait même accepté sans trop de mauvaise grâce un doublement de la surtaxation de l'impôt sur les sociétés décidé par le gouvernement Juppé pour permettre la qualification de la France pour l'euro.

   En cette rentrée 2012, le paysage est radicalement différent. Entamant la dernière année de son deuxième (et selon les statuts actuels dernier) mandat, Laurence Parisot, la présidente du Medef, est dans une toute autre position que son prédécesseur de 1998 qui affichait ouvertement sa volonté de ferrailler avec Lionel Jospin, n'hésitant à pas à le faire huer lors d'assemblées générales à l'ambiance de meeting politique. 

   Pour la présidente du Medef, qui a accordé hier un long entretien au « Monde », il est beaucoup plus difficile de trouver aujourd'hui une prise face à l'insaisissable François Hollande qui pour l'instant gère prudemment l'économie et habilement la situation politique : pas de combat idéologique comme celui des 35 heures à se mettre sous la dent, mais en revanche un climat de crise économique et sociale dans lequel le patronat est contraint de négocier, pied à pied, des avancées sur son grand sujet, celui de la compétitivité. Et donc à ne pas rompre le dialogue social dont Laurence Parisot s'est fait la championne.

   C'est que la situation s'est complètement inversée par rapport à il y a quatorze ans : la France a perdu du terrain sur les marchés extérieurs, les entreprises notamment les plus grandes ont délocalisé à tout va pour tenter de conserver leurs marges dans la mondialisation. Et la croissance surtout, a disparu et ne semble pas prêt de revenir de sitôt, dans un environnement très inquiétant quant à l'avenir de la zone euro. La stagnation de l'activité depuis presque un an et l'effondrement des marges des entreprises françaises est la principale source d'inquiétude de la présidente du Medef qui attend de la venue d'une dizaine de ministres lors de l'université d'été un discours plus offensif et plus rassurant de la part du gouvernement. (...)

   (...) C'est que depuis la campagne électorale, le patronat a le sentiment d'être le mal aimé, le bouc émissaire de la crise, et craint de voir le fossé avec l'opinion se creuser alors que les plans de restructuration se multiplient depuis le printemps dans tous les secteurs : l'automobile, l'aérien, la sidérurgie, mais aussi la banque, les télécoms et désormais la grande distribution avec Carrefour. 

   Alors que la gauche de la gauche pousse François Hollande à choisir une voie beaucoup plus radicale en légiférant sur les licenciements et les cessions d'usines, le Medef est dans une position délicate et attend du gouvernement des signes d'apaisement face à ce que beaucoup de patrons qualifient de climat anti-business. L'alourdissement de l'ISF, sans plafonnement, la taxation des hauts revenus supérieurs à 1 million d'euros à 75%, qui vise directement les chefs d'entreprise alimentent un vent de révolte au sein d'une frange du patronat qui voudrait bien en découdre avec le gouvernement, menace de quitter la France avec leurs comité exécutifs voire de délocaliser les sièges sociaux. (...)

Lire la suite sur:


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"Oui... Mitt... Nous-croyons-à-ton-fabuleux-destin..."


Audience applying makeup at lecture by beautician in Los Angeles, circa 1950

(Cette séance d'hypnose collective fonctionnait 
du tonnerre de D... Heu, pardon: elle marchait
très bien, Grâce à Dieu)

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Benoît Barvin

vendredi 29 juin 2012

"Serrant la main de son adversaire, il lui déboîta l'épaule". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:


(TON SAC TROP PLEIN
NE T’EMPÊCHE-T-IL PAS D'AVANCER?)

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(Chat Chinois figurant le sort actuel des chats tibétains.
En attendant pire...)

(Source: thedaintysquid) 

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(Agents de la Démocratie Paraguayenne
chargés de faire respecter les votes
des multinationales)


Le président qui dérangeait les riches
Dante Caputo

   (...) Il est probable que la destitution du président paraguayen Fernando Lugo [arrivé au pouvoir en 2008, il est accusé d’avoir “mal rempli ses fonctions”] ait été conforme à la procédure prévue par la Constitution de son pays. En revanche, elle n’a pas respecté les principes fondamentaux d’une démocratie : la présomption d’innocence et le droit de se défendre.

   Toutes les décisions ont été prises en l’espace de quelques heures, y compris celle de rejeter la requête émise par la défense, qui souhaitait bénéficier de 18 jours pour se préparer. Il faut peut-être le rappeler, même si ça ne devrait pas être nécessaire : c’est un président élu par le peuple qui vient d’être destitué. Autrement dit, on remet en cause la décision de ceux qui détiennent le pouvoir dans une démocratie.

   L’urgence de se débarrasser de l’ennuyeux Fernando Lugo n’a rien à voir avec les chefs d’accusation invoqués. Les événements en cause [le 15 juin, 17 personnes ont été tuées, dont 6 policiers, lors d’une intervention des forces de l’ordre visant à expulser des paysans “sans terre” qui s’étaient installés dans la propriété d’un homme d’affaires à Curuguaty, au nord-est d’Asunción] sont complexes et confus. Par conséquent, personne ne peut décemment affirmer que tous les aspects de la situation ont pu être élucidés en si peu de temps. En résumé, ce qui s’est passé la semaine dernière au Paraguay est contraire aux principes fondamentaux qui régissent une société démocratique.

   Si ces arguments paraissent peu réalistes ou abstraits, jetons un œil à la situation d’une autre perspective. Dans les discours qu’il a prononcés avant d’être élu et après son entrée en fonction, Fernando Lugo a donné priorité à la réforme agraire. La question n’est pas de savoir si c’est vraiment ce qu’il a fait ou s’il a su comment s’y prendre. Je fais seulement remarquer que sa proposition a pu faire figure d’outrage dans un pays où un nombre très réduit de familles possèdent 80 % des terres. Voilà, semble-t-il, une bonne raison de passer outre la volonté populaire.

   Par ailleurs, Fernando Lugo ne faisait pas partie des cercles politiques habituels [ancien évêque, il a abandonné sa charge ecclésiastique en 2006 pour se convertir à la politique]. Il n’était pas particulièrement proche du conservateur Parti Colorado, mais n’était pas non plus soutenu à 100 % par le Parti libéral [Lugo était arrivé au pouvoir soutenu par une coalition, après 61 ans d’hégémonie du Parti Colorado]. Ce président ne convenait à aucun des groupes qui ont du pouvoir au Paraguay, alors le pouvoir s’est débarrassé de lui. (...)


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"Un jean écologique? Pour quoi faire?"

Olive-Ann Alcorn--actress-alta studios

WASHINGTON - 
Une nouvelle technique permettrait 
de produire des jeans plus écologiques
AFP

   (...) Il faut, selon les procédés actuels, plus de 9.450 litres d'eau, près d'un demi kilo de produits chimiques et beaucoup d'énergie pour produire une seule paire de jeans, explique Miguel Sanchez, un ingénieur de la firme chimique Clariant, basée près de Bâle, lors d'une présentation à une conférence de l'Institut de la chimie verte, qui dépend de l'American Chemical Society.

   "Si vous multipliez par près de deux milliards de jeans produits annuellement dans le monde vous avez une bonne idée de ce que représente cette industrie, qui contribue pour une part notable à la production d'eaux usées et aux émissions de gaz à effet de serre dans l'environnement", souligne-t-il.
   Outre les importantes économies d'eau et d'énergie, ce procédé baptisé "Advanced Denim", permet aussi de considérablement réduire (-87%) les déchets de coton qui sont souvent incinérés et ajoutent ainsi des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

   De plus, à la différence des méthodes traditionnelles de production de toile de jeans qui nécessitent jusqu'à 15 cuves de teinture et un ensemble de substances chimiques potentiellement nocives, ce nouveau procédé n'en utilise qu'une seule.
   Il recourt en effet à une nouvelle génération de teinture au soufre liquide concentré et plus écologique.


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"Pourquoi je suis en premier plan?
C'est le photographe qui voulait...
Je ne sais pas pourquoi"


"All-about-Eve"
 Bette Davis ; Ann Baxter...

Bricq et sa « promotion » : 
le mensonge dans ses meubles
Daniel Schneidermann 
Fondateur d'@rrêt sur images

   (...) On n’avait rien compris. Le débarquement de Nicole Bricq du ministère de l’Ecologie, à l’occasion du remaniement, et sa nomination au Commerce extérieur, c’était « une promotion ».
    Ce doit être vrai, puisque c’est Bricq elle-même, sans doute encore sous le coup de la joie, qui l’a confié à son amie Cécile Duflot. Ce doit être encore plus vrai, puisque Duflot, transportée d’enthousiasme, l’a répété à Aphatie sur RTL. Duflot, jeune ministre en jean et en RER, qui ne mange pas du pain du pouvoir, n’aurait tout de même pas colporté un mensonge éhonté.

   Tous les mal-pensants, qui expliquaient depuis la fin de semaine que Bricq avait été débarquée pour rassurer la Shell, fort inquiète que l’on lui interdise de forer au large de la Guyane, n’avaient donc rien compris.(...)
   Débarquée en quelques semaines sur pression de hauts intérêts, Bricq n’est donc pas le Bockel de Ayrault. Ce haut fait a été récompensé par une promotion. Ce qui laisse un goût de pétrole dans la bouche, ce n’est pas le débarquement de Nicole Bricq. C’est son absurde tentative de camouflage.

   Après tout, on peut comprendre que Bricq soit débarquée parce qu’en exigeant que les permis de forer, accordés à Shell en 2001, soient « remis sur la table », elle avait adopté une position juridiquement intenable, et donc commis une erreur politique (si toutefois cette analyse juridique est fondée). On peut même comprendre que Shell, appuyée sur un code minier dont on découvre à l’occasion qu’il date de 1906, défende ses intérêts. On pourrait même – voyez jusqu’où l’on pousse la compréhension – comprendre que le gouvernement se rende aux arguments, juridiquement fondés, de Shell.

   Ce que l’on ne peut pas comprendre, c’est après quelques semaines de gouvernement le retour du mensonge, du mensonge le plus insolent, le plus épais, comme fond de sauce du discours du pouvoir. (Que celles et ceux qui nous soupçonnaient d'être partisans se rassurent, donc: nous ne sommes dupes de personne, pas plus de la Droite que de la Social-Démocratie...) (...)

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Luc Desle

jeudi 10 novembre 2011

"Manque de chance, cette lettre anonyme était signée". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"


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(Banquiers pourris - tautologie?
fêtant le dernier milliard en date
ponctionné dans les poches des
peuples qui n'en peuvent mais...)
(c) Walt Disney

Le renflouement d'AIG 
a permis de dédommager
les banques européennes

   (...) L'argent public qu'AIG a reçu pour son sauvetage a surtout profité aux banques européennes. L'assureur a en effet annoncé dimanche que plusieurs banques du Vieux Continent ont bénéficié indirectement de son renflouement par l'Etat fédéral américain. Plus de 90 milliards de dollars ont ainsi été versés entre septembre et décembre pour dénouer les positions souscrites par sa filiale financière auprès de banques telles que Société générale, Calyon (Crédit agricole), BNP Paribas, Goldman Sachs, Deutsche Bank et Barclays, entre autres.
   Dans les détails, entre septembre et décembre, la, Société Générale a perçu 11,9 milliards et Deutsche Bank, 11,8 milliards. D'ailleurs, dans un communiqué, Société générale indique avoir «agi conformément à ses accords de contrepartie avec AIG». Parmi les autres grands bénéficiaires des fonds publics, on retrouve la britannique Barclays (7 milliards), la suisse UBS (5 milliards), BNP Paribas (4,9 milliards de dollars) et Calyon, la banque d'investissements du Crédit Agricole (2,3 milliards). Les banques d'affaires américaines Goldman Sachs et Merrill Lynch ne sont cependant pas en reste puisqu'elles ont reçu respectivement 12,9 milliards et 6,8 milliards de dollars.
   Ainsi, si l'Etat fédéral américain n'était pas venu à la rescousse d'AIG, de nombreuses banques européennes auraient énormément perdu. AIG, qui a été sauvé de la faillite en septembre par l'Etat, a publié la liste de ses contreparties afin de «maintenir un haut niveau de transparence en ce qui concerne l'utilisation de fonds publics» et après consultation de la Réserve fédérale au sujet d'une telle annonce sur le secret des affaires.


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"Si je vais rendre visite à mes potes espagnols
amateurs de jeunes femmes moins bêcheuses
qu'aux States ou en France?
Que oui, mon neveu! J'y vais de ce pas."

Premier client de la prostitution

   Plus de 18 millions d'Espagnols, soit 39 % de la population, auraient déjà sollicité les services d'une prostituée, révèle une étude de l'Association pour la réinsertion des femmes prostituées (APRAMP). 
   L'Espagne dépasse notamment la Suisse ou l'Autriche, qui recensent respectivement 19 et 15 % de clients parmi leur population. Le rapport de 122 pages - distribué à 3000 exemplaires - fournit par ailleurs un guide pour "distinguer le trafic de la traite, décrire le profil des trafiquants et dévoiler les chiffres et les statistiques de cet esclavagisme du XXIe siècle, afin de donner les clés pour reconnaître et aider ces femmes", note le quotidien catalan La Vanguardia. La secrétaire d'État à l'égalité Laura Seara a assuré qu'un protocole d'aide aux victimes de la traite serait signé prochainement.



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(fier et digne,
Le résident signait d'une croix 
les marchés publics)


Les étranges contrats 
en communication du gouvernement

   (...) Les ministères et le cabinet du Premier ministre contournent le Code des marchés publics et ne peuvent justifier les prestations de conseil en communication qu'ils achètent, affirme le site de Francetv, relayant un rapport non diffusé publiquement de la Cour des comptes.
   D'après ce rapport, rendu le 17 octobre dernier, de nombreux contrats de conseil en communication sont passés sans appel d'offre, c'est-à-dire sans publicité ni mise en concurrence, et des prestations sont commandées et payées après expiration du marché.
   La Cour des comptes ajoute qu'il est «parfois difficile de connaître le contenu précis des prestations et d’en vérifier la réalisation effective», les cabinets ministériels étant souvent dans l'incapacité de fournir un quelconque document prouvant quel service a été effectué.
   Première entreprise concernée par ces contrats: la société de conseil en stratégie et communication Giacometti-Péron, cofondée par un proche de Nicolas Sarkozy.


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"Les producteurs de films ont tous 
des Rolls-Royce parce que, dans le métro, 
il faut payer comptant."
[Michel Audiard]

"Tu vois, Hermione, là-dedans, 
tu sauras tout sur les bons placements.
- Mais on est déjà riches!
- Une baguette en or ou en diamant, ça ne te branche pas?
- Moi si... Ma baguette est tellement ridicule...
- Tu nous dit quand il faut rire, hein, Ron?"

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Time Warner 
et les reliques d’Harry Potter
Stéphane Lauer

(...) Les accrocs aux aventures d’Harry Potter ne sont pas les seuls à être déçus que la saga du jeune sorcier prenne fin. Time Warner, qui a porté au cinéma le dernier épisode du roman de Joanne K. Rowling, "Harry Potter et les reliques de la mort", a de quoi aussi verser sa petite larme. Car le groupe de médias américain va devoir se trouver un autre filon.
   Ce film est le troisième plus gros succès cinématographique du monde, après "Avatar" et "Titanic", tous deux réalisés par James Cameron et distribués par la 20th Century Fox. Le succès de la seconde partie de "Harry Potter et les reliques de la mort" a ainsi rapporté à Time Warner la bagatelle de 1,3 milliard de dollars, faisant ainsi progresser le chiffre d’affaires du groupe de 11% à 7,1 milliards. Quatre ans qu’on n’avait pas vu cela chez la Warner. Harry Potter est à l’origine de la quasi-totalité des bénéfices de la branche cinéma du groupe, soit 524 milliards de dollars. En dix ans, les aventures d’Harry Potter ont rapporté plus de 12,1 milliards de dollars de recettes au studio américain. (...)

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Luc Desle