Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 5 avril 2012

"En dansant ce dandy se dandinait mollement". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:


(LE SAGE NE SE DIT SAGE QUE QUAND IL EST MORT)
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(Ceux qui votent pour le Résident) 

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"Pourquoi on doit le tuer?
- Pour lui apprendre à vivre"

"Quelque chose en dehors 
de toute compréhension humaine"
Propos recueillis par Aureliano Tonet

   (...) La Désintégration est sorti le 15 février sur les écrans français. Nourri par une longue enquête de terrain, tourné avec un budget modeste, il décrit sans pathos le basculement de trois jeunes de l'agglomération lilloise, Nasser, Ali et Hamza, dans le terrorisme islamiste.(...)

   (...) Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris les actes commis par Mohamed Merah ?

   J'ai été ramené brutalement à la période où je travaillais sur l'écriture de La Désintégration. En particulier, à propos de la tuerie de l'école Ozar-Hatorah. Cet acte monstrueux a eu un précédent en 1995, même si les conséquences ne furent pas les mêmes. Une bombe artisanale a explosé devant une école juive de Villeurbanne, dix minutes avant la sortie des enfants. Khaled Kelkal (principal suspect de l'attentat raté sur la ligne TGV Paris-Lyon, tué par la police en 1995) reste soupçonné d'être l'auteur de cet attentat.
   Dans les deux cas, il y a quelque chose qui est en dehors de toute compréhension humaine : comment un individu peut-il en arriver à poser une bombe à la sortie d'une école? A exécuter des enfants de 3 à 7 ans en raison de leur appartenance confessionnelle ? Pour les fanatiques et les terroristes, les victimes ne comptent pas. Elles sont désincarnées, déshumanisées, au regard de ce dont ils se réclament. Le remords et la culpabilité sont absents.
   Mohamed Merah dit qu'il a exécuté les enfants de l'école Ozar-Hatorah pour venger les enfants palestiniens tués à Gaza. Ce qui est ignoble et irrecevable. Car si l'on est révolté parce que des enfants palestiniens sont tués par l'armée israélienne, on le dénonce avec toute sa force et toute son énergie, mais il est impossible de prétendre venger la mort d'enfants par le meurtre d'autres enfants. On se situe là dans la barbarie pure.

   Mohamed Merah se serait radicalisé seul. Pourquoi avez-vous choisi de filmer un groupuscule organisé, et non un terroriste solitaire ?

   Parce que dans un film, le groupe permet la parole, même à sens unique. Et que l'intérêt de ce projet était de décrire comment cette parole opère : au premier garçon qu'il approche, en rupture familiale et à la rue, l'endoctrineur dit : "Si tu es seul aujourd'hui, au point de demander à un étranger de t'héberger, c'est parce qu'en France, on a tout fait pour que tu ne sois plus rien." La fois d'après, il lui dit: "Maintenant, il ne faut plus rester qu'avec tes frères."
   Au second, qui a le sentiment que l'avenir lui est barré, il dira : "Ils ont eu besoin de vos parents pour ramasser des poubelles ou tenir des marteaux-piqueurs, mais si vous aspirez à autre chose, là, ils ne veulent plus de vous." Et ainsi de suite, jusqu'à les amener à cette idée : "A partir de maintenant, vous n'êtes plus des Français. Vos frères, ce sont les moudjahidin, ceux qui se battent en Palestine ou en Afghanistan." (...)
A lire sur:

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"Vous en pensez quoi, de ce temps pourri?
- C'est la faute aux z'écologistes.
- Bien dit!"
Climat : très pourri depuis cinq ans
Point de vue, par Emmanuel Riondé|

   (...) Ni Claude Guéant, ni Brice Hortefeux, ni Dieudonné, ni les dirigeants du Crif, ni Marine Le Pen, ni Nicolas Sarkozy ne sont responsables de ce qui s’est passé entre le 11 et le 22 mars à Toulouse et à Montauban. Mais tous ceux-là, parmi d’autres, sont évidemment comptables du climat de division qui depuis des années pèse sur ce pays. Les pauvres, les Roms, les Comoriens, les Arabes pour les uns, les juifs pour les autres, les musulmans pour tous ou presque... Evidemment, les discours qui stigmatisent, désignent, accusent et incriminent l’Autre - qu’il soit coupable d’être fraudeur, étranger, un peu trop voilée ou pas assez amateur de charcuterie - n’ont pas débarqués avec l’élection de Sarkozy en 2007. Mais force est d’admettre qu’il se sont largement répandus ces dernières années et qu’ils ont pris une place centrale dans le débat public. Prônant plus ou moins insidieusement l’exclusion et la division, ces discours sont devenus récurrents. Et on s’est habitué à les entendre dans la bouche de certains personnages à haute valeur médiatique ajoutée ou dans celle de responsables politiques évoluant au plus haut sommet de l’Etat. (pas nous) Ceux-là même qui viennent de se féliciter de la solidité de l’unité nationale face à la tragédie survenue en Midi-Pyrénées.
   Des jeunes célèbrent la qualification de l’Algérie pour la Coupe du monde sur le Vieux Port ? Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, évoque « les musulmans qui déferlent sur la Canebière ». Dieudonné se veut le héraut de la cause palestinienne ? Il s’acoquine avec le FN et invite des négationnistes dans ses spectacles. Le Crif représente « les juifs de France » ? Il les conjure de « faire bloc derrière Israël ». 
   Pour Nicolas Sarkozy, « l’identité nationale » vaut un ministère. Mais pour son ministre de l’Intérieur, toutes les civilisations ne se valent pas. Son prédécesseur à la place Beauvau avait un jour accueilli un journaliste du Monde d’origine maghrébine en lui glissant, sourire en coin, « vous avez vos papiers ? ». En 2012, Le Pen, 80 ans passés, cite sans frémir le collabo antisémite Brasillach. Hallal, caricatures... on en passe et des plus âcres. 
   N’en déplaise au Président (et même si ça lui déplaît, hein?), ça s’appelle un climat pourri. (avec des pensées du même acabit, ça n'est pas étonnant) Gaudin, Dieudonné, Prasquier, Sarkozy, Guéant, Hortefeux et la famille Le Pen savent bien que les mots ont un sens. Ils savent aussi - aidés en cela de médias irresponsables, avides de formules choc mais bien peu soucieux de les déconstruire et de les interpréter politiquement - semer la confusion dans les esprits de leurs concitoyens.(...)
A suivre sur:
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"Tu crois que notre pensée politique va nous survivre?
- Pour les siècles des siècles...
- Amen!"

"Si le chômage était un problème 
franco-français, ça se saurait !"
(c'est la faute à Pas de chance,
on vous dit... Mais socialiste!)
 Jean-Baptiste Chastand et Eric Nunes
(extraits, c'est suffisant)

   (...) Jean Bar : De nombreux chefs d'entreprise (lesquels?) estiment que vous n'avez pas été au bout concernant la fin des 35 heures. Pourquoi les avoir maintenus ? Si la droite gagne, mettra-t-elle enfin un terme à cette ineptie ? Comment ?

   Xavier Bertrand : Déjà, les 35 heures aujourd'hui sont devenues un plancher. Avec Mme Aubry, c'était un plafond. La durée moyenne hebdomadaire du travail en France est de 39,5 heures. Et par la négociation dans l'entreprise, on peut largement dépasser les 35 heures (ben voyons). Où est la difficulté pour vous ? (hein? Où elle est, pauvre tâche?)

   OSS117 : Nicolas Sarkozy s'était fixé pour objectif de ramener le chômage à 5 % au bout du quinquennat. N'est-ce pas le pire échec de son mandat ?

   Xavier Bertrand : Et vous, aviez-vous prévu la crise sans précédent qu'ont traversée la France, l'Europe et le monde ? (ben non puisque je ne suis pas aux affaires...) Reconnaîtriez-vous que de mai 2007 à l'été 2008, le chômage avait baissé en France à 7,2 %, le niveau le plus bas depuis 1983 ? (et qu'il est vite remonté après, hein?)

On vous épargne la morgue, la suffisance, le mépris, le mensonge et les arguments ras du bulbe qui suivent... Merci qui?


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Luc Desle

mercredi 6 juillet 2011

"Le manchot n'était pas peu fier de son cousin, le cul-de-jatte". Jacques Damboise in "Pensées contrites"


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"Conservateur. 
Politicien qui affectionne les maux existants, 
qu'il ne faut pas confondre avec le Libéral
qui souhaite les remplacer par d'autres."

[Ambrose Bierce] 
Extrait de Le dictionnaire du Diable

"C'est clair, non?
- Oui, mais... on peut aller
jusqu'à combien de maux en plus?"

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(Énarque libéral travaillant plus de 50 heures
dans un quelconque ministère)


Suppression des 35 heures :
 nouveau ballon d'essai des libéraux de l'UMP.

   (...) Hervé Novelli, numéro deux de l'UMP, n'a pas fait dans le détail en égrénant ses propositions sur la durée du travail. L'ancien secrétaire d'Etat propose de "supprimer la référence aux 35 heures dans la loi"pour "libérer le temps de travail pour augmenter la production et les salaires". Surtout, le rapport d'Hervé Novelli, d'inspiration très libérale, propose de "privilégier le contrat à la loi (le contrat évolue au gré des activistes financiers)" pour "aller plus loin que ce qui a été fait depuis 2007", comme il l'expliquait dans Le Monde samedi.

"Nous proposons que la durée du travail fasse partie de la négociation, de branche ou d'entreprise, plutôt que d'être fixée par la loi (ça permet ainsi d’émietter les résistances) . Immédiatement après l'élection du président de la République pourraient se tenir des Assises sociales (sociales!!!) qui traiteront (imposeront) de cette répartition, de l'autonomie des partenaires sociaux (de baisser leur froc?), de l'organisation du dialogue social (tu fais où on te dit de faire et tu dis merci), du code du travail (déconstruction du code?), du financement des syndicats (financés par le patronat?)", expliquait ainsi M. Novelli, liant volontairement la question du temps de travail à d'autres, chères aux syndicats.  (et blablabla...) (...)
Nabil Wakim
suite à lire sur:

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"Et nous? On nous oublie?"
Chut, on négocie avec les talibans

   (...) Seul un accord de paix avec les insurgés permettrait un retrait positif des forces occidentales, prévient l'analyste Ahmed Rashid. A la demande des talibans, l'Allemagne et le Qatar ont accepté de jouer les bons offices. Mais la plus grande discrétion est requise.
Ahmed Rashid
(extrait)
   (...) La première rencontre entre des chefs talibans et des représentants de Washington a eu lieu dans un village près de Munich, le 28 novembre 2010. Elle s'est déroulée sous la présidence d'un diplomate allemand, mais des Qataris étaient également présents, à la demande des talibans. La deuxième réunion a été orchestrée à Doha, capitale du Qatar, le 15 février dernier. Pour la troisième, les participants sont retournés à Munich les 7 et 8 mai. Ce sont les mêmes personnes qui ont assisté aux trois rencontres. Le 17 juin, le Conseil de sécurité des Nations unies a accepté une requête des Etats-Unis, qui souhaitaient qu'Al-Qaida et les talibans soient traités de façon distincte sur la liste des terroristes mondiaux que l'ONU tient depuis 1998. C'est une étape considérable. Les sanctions des Nations unies visant des membres d'Al-Qaida ne s'appliqueront pas forcément aux talibans, et il sera donc plus facile de retirer ces derniers de la liste – cela ne peut que clairement favoriser le dialogue.
   Les Américains et les Allemands ont entre autres l'intention de célébrer le dixième anniversaire des accords de Bonn en 2001, lesquels avaient abouti à la mise en place du gouvernement afghan par intérim, en organisant un nouveau sommet international à Bonn en décembre 2011, auxquels les talibans participeront, peut-on espérer. Ce qui officialiserait les négociations, mais il reste encore beaucoup à faire avant que les talibans acceptent – raison de plus pour que gouvernements et médias protègent soigneusement l'identité des interlocuteurs. Le processus a débuté quand des responsables allemands, à la demande des talibans, ont mis en place une première rencontre en septembre 2009 à Dubaï. Les Afghans ont toujours admiré l'Allemagne parce qu'elle est restée neutre – elle n'a jamais pris parti dans les conflits afghans et a même tenté de jouer les médiateurs diplomatiques, afin de trouver une issue à la guerre civile des années 1990 entre les talibans et leurs adversaires. (...)
Lire l'article sur:

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"Faut-il que le libéralisme aille jusqu'à interdire
d'interdire qu'on interdise ?"

[Pierre Dehaye]
"Heu... Qu'est-ce qu'il a voulu dire?
- Qu'on interdit aux autres ce qu'on s'autorise avec cynisme"

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"Crise : 
Etat structurel de l'économie capitaliste libérale."

[Luc Fayard]  
Extrait du 
Dictionnaire impertinent des branchés

"Petit impertinent! Votre pensée est aussi
minuscule que la trombinette de mon mari et...
Hein? Quoi? Je viens de dire une c...?"


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Luc Desle