Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 30 août 2013

"Dans cette ferme expérimentale on élevait des humains en batterie". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LES FEUILLES QUI BRUISSENT
A TES OREILLES TE PARLENT
DE LA VIE)

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"Regardez-moi bien dans les yeux
et répétez: je-ne-dois-pas-critiquer-
la-démocratie-qui-est-la-plus-belle-conquête
de-l'homme-moderne-surtout-du-banquier"


Greta Garbo from ‘Mata Hari’
photo by Clarence Sinclair Bull  1931


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"Corriger ce stagiaire qui n'a fait que 69 heures
de boulot? Ok, Boss, comptez sur moi!"


Stages en banque d’affaires : 
« Ici, on ne part pas avant 3 heures du matin »
Ludovic Tomnet 

   (...) L’« Investment Banking » est l’une des filières les plus prestigieuses pour un stagiaire d’école de commerce qui voudrait s’assurer un futur poste avec une forte rémunération à la clé.

   En quelques années, ces emplois – qui s’occupent des introductions en Bourse, émissions de dette ou de fusion/acquisition [voir encadré] – peuvent assurer des salaires astronomiques. En moyenne, il n’est pas rare de gagner un demi-million d’euros par an après une dizaine d’années de carrière.

   Mais avant de parvenir au CDI, les étudiants des grandes écoles de commerce doivent passer par le statut de stagiaire. Dans chaque école, ils ont un an de stage minimum à réaliser, qu’ils répartissent au cours de leur scolarité. Ils sont généralement de six mois en France et dix semaines à Londres lors des « summers », ces stages d’été étant la voie royale pour l’embauche.

   Payés entre 1 300 et 3 000 euros par mois, ils bénéficient d’un salaire honnête quand la loi oblige l’employeur à verser une rémunération mensuelle de 436,05 euros pour les stages de plus de deux mois (une somme que les entreprises dépassent rarement). La partie la moins agréable est celle des horaires de travail.(...)

   « 35 heures par semaine, pas de travail de nuit, ni le week-end. » La convention est claire, en phase avec la législation française, ce qui est obligatoire pour que l’école de commerce donne son aval. Pourtant, en pratique, on est loin des horaires de bureaux : les jeunes banquiers passent en moyenne 70 à 100 heures par semaine dans ces banques.

   Jean-Baptiste prévient d’éventuelles critiques :« Les banques ne sont pas inhumaines, elles remboursent le dîner et le taxi pour rentrer le soir. » Plutôt que de se plaindre, les étudiants ont détourné ces conditions en une véritable fierté. Dans le métier, il est bien vu de dire qu’on a fait une « nocturne » : qu’on est resté toute la nuit au travail.

   Entre stagiaires des différentes banques, ils s’amusent à comptabiliser le nombre d’heures passées au bureau. Celui qui fait exploser les compteurs en tire une certaine reconnaissance.(...) 

   Suite à la publication d’articles relatant la mort de Moritz Erhardt, des témoignages sur des forums attestent d’une justification aveugle des conditions de travail. Sur le forum WallStreetOasis,« Marcus_Halberstram » relativise: « Ces horaires sont horribles en comparaison à un travail normal où tu peux boire un verre après le travail, et “bruncher” ou jouer au football le week-end.

   Même si tu fais des semaines de 100 heures, tu as toujours une moyenne de 5-6 heures de sommeil par nuit durant la semaine, et dormir autant que tu veux le week-end. [...] Personne n’est esclave dans une galère. (ahaha)»(...) 

   Dans ce milieu très sélectif, l’employeur veut des stagiaires dévoués, capables de mettre de côté leur vie personnelle pour leur travail. Thomas (prénom d’emprunt), étudiant d’une grande école de commerce française, se souvient d’un entretien de pré-stage dans le service fusion et acquisition d’une banque :

   « Ils m’ont prévenu qu’ici, on ne quittait pas avant 3 heures du matin en moyenne. Ils ont ajouté fièrement qu’il fallait que j’oublie mes week-ends. J’ai aussitôt répondu que je n’en serais pas capable. » Thomas ne sera pas retenu à l’issue de son entretien. Il estime de toute façon avoir besoin d’au moins six heures de sommeil par nuit. (...)
Suite sur:
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"Oui, oui, c'est ça...
Je m'entraîne à recevoir mon ami
toréador, l'ami des traditions..."


Life size pin up design of Lili St Cyr
for a man cave door or wall 1953


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Luc Desle

samedi 15 septembre 2012

"Ce décroissant décroissait à l'oeil nu". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(APPRENDS A APPRENDRE,
CE QUI N'EST DÉJÀ PAS SI MAL)

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"Et la compétitivité? Tu en fais quoi
de la compétitivité, hein?
- Fais Ch..., sale banquier pourri"



Félix Vallotton

(Ce quinquennat faisait déjà des ravages dans les classes
populaires... Le redressement du Pays ce serait
pour plus tard, hélas...)


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"Où t'as mis tes bijoux de famille?
- Vous êtes sûr de votre traduction?
- Ben..."
Kitsch Vintage Comic Mystery 'Murderous Gangsters' 
zazzle.com


Los Angeles: les auteurs 
d'un casse hollywoodien 
courent toujours

   (...) Si c’était une scène de film d’action hollywoodien, on la qualifierait de pas très originale, mais le casse qui suit a vraiment eu lieu à Los Angeles et se retrouve dans la rubrique faits divers des médias locaux.

   Une directrice de banque a été kidnappée alors qu’elle s’apprêtait à partir au travail mercredi 5 septembre au matin. Après lui avoir attaché ce qu’ils affirmaient être une bombe autour de la poitrine, ils lui ont ordonné de conduire jusqu’à sa banque et de leur ramener de l’argent.

   Le Los Angeles Times écrit: «Selon les autorités, la directrice s’est exécutée, rapportant un sac rempli de coupures à l’arrière de la banque, où les malfrats s’en sont saisis et ont filé en voiture.

   Dans un quartier connu pour ses braquages sortant de l’ordinaire, ce qui s’est passé dans l’agence Bank of America de l’est de Los Angeles est déjà en train de rentrer dans la légende. Les auteurs du méfait ont évité les caméras de surveillance de la banque et courent toujours avec ce que les officiels estiment être une grosse somme d’argent.»

   La directrice de banque est indemne. La police a détruit l’appareil, qui ne semblait pas être une bombe active après inspection. Plusieurs centaines de personnes avaient été évacuées pendant l’incident à cause de la menace d’une possible explosion.

   Le Huffington Post rapporte que l’utilisation d’un directeur de banque pour braquer sa propre agence est rare, mais qu’au moins deux films hollywoodiens contiennent des scènes similaires à ce qui est arrivé mercredi:

   «Bandits, un film de 2001 avec Bruce Willis et Billy Bob Thornton, suit deux détenus qui s’échappent de prison et se lancent dans une série de braquages où ils kidnappent des directeurs de banque.

   Le film 30 Minutes Maximum, sorti en 2011, raconte l’histoire de deux fainéants qui forcent un livreur de pizza à braquer une banque tout en portant une bombe à retardement. Les réalisateurs ont affirmé que le film n’était pas basé sur une affaire survenue en 2003 en Pennsylvanie, dans laquelle un livreur de pizza a été tué quand un collier en métal contenant une bombe qu’il avait été forcé à porter a explosé alors qu’il braquait une banque.» (...)



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"Vous avez z'entendu, Chef, ils m'ont traité de trou duc...
- Laisse-les, ils n'en valent pas la peine...
- Ouais, mais, quand même...
- Ils n'ont pas tout à fait tort, tu sais...
- ???"

Robinson-Edward-G.-Little-Caesar

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"La super-compétitivité que personne ne pourra 
imiter: on va payer pour travailler...
Et cher. Vous dites quoi de mon idée?"


La compétitivité 
est un leurre dangereux !
(Non, tu crois?)

   (...) Un des gourous américains du marketing disait, il y a quelques années : " Il faut arrêter de réfléchir en termes de marges mais plutôt en termes de prix que le consommateur est prêt à payer "

   Ce qui s'est avéré vrai, puisque le grand public est prêt à payer des sommes disproportionnées pour le dernier smarphone à la mode et que les plus riches d'entre nous sont capables d'attendre des années pour se faire livrer une voiture d'exception.

   Dans l'industrie électronique, on sait depuis longtemps faire travailler des sous traitants asiatiques, pratiquant de très bas salaires, tout en investissant dans la communication et la publicité. Tout comme l'industrie textile sportive, par exemple, où le moindre maillot se négocie à 75 €, et la dernière paire de basket à la mode 140 €. Dans le monde du luxe, on entend très peu de plaintes de la part des dirigeants de LVMH, d'Hermes, de Breitling, de Rolex, Ferrari, Rolls ou Aston Martin, au sujet de la compétitivité. 

   Dans les deux cas, nous sommes devant des cas de marges juteuses pour des produits pour lesquels les consommateurs ne discute pas le prix puisque la passion fait place à la raison.

   Et puis, il a les achats de raison, les plus nombreux, qui sont soumis à la plus féroce concurrence. Dans ce cas, le consommateur, pour des raisons bien souvent budgétaires va faire jouer la concurrence et s'orienter vers les prix les plus avantageux ou les plus bas.

   Comment dans ce cas, les industriels français peuvent-ils répondre à la demande de "raison" ?
   Pour certains, en délocalisant la production dans des pays à bas coût de main d'oeuvre, et pour d'autres, en envisageant de faire participer leurs salariés à la baisse des prix de leurs produits.

   Comment envisagent-ils le faire ?
   Hé bien tout simplement au travers d'accords compétitivité-emploi et de flexibilité accrue. Ce qui signifie que les salariés accepteraient de baisser temporairement (ce qui reste à prouver) leurs salaires, ne plus avoir d'horaire légal de travail, ou éventuellement travailler gratuitement au delà des 35H00 légales.

   Admettons cette "participation" des salariés à la compétitivité de leurs entreprises permette de baisser le prix des produits qu'ils fabriquent. Il est plus que probable que leurs concurrents étrangers, de peur de perdre des parts de marché, demanderont des efforts identiques à leurs salariés, ou chercheront tout simplement un pays ... encore plus accueillant au niveau des salaires et conditions de travail.

   L'entreprise française se verra donc obligée de demander un nouvel effort à ses salariés, ce qui déclenchera une réaction identique des ses concurrents étrangers ... Ce petit jeu pourrait continuer jusqu'au moment où les entreprises ne verseraient plus de salaire. Mais il aurait longtemps qu'il n'y aurait plus d'acheteur pour les produits. (...)


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Luc Desle (avec le concours de Jacques Damboise)

lundi 23 janvier 2012

"Echange locaux vides abandonnés par ancien parti résidentiel contre cabane dans paradis fiscal". Benoît Barvin in "Annonces déclassées".


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Pensées pour nous-mêmes:

(TON CORPS EST UNE MAISON QUI CRIE FAMINE. 
VEILLE CEPENDANT À NE PAS TROP L'ENGRAISSER) 

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"Conservateur: 
Politicien qui affectionne les maux existants, 
qu'il ne faut pas confondre avec le Libéral 
qui souhaite les remplacer par d'autres."
Ambrose Bierce 
Le Dictionnaire du Diable - 1906

"Ben moi, même pour moins de35 heures,
c'est râpé!"

°°°
Sommet social :
 les 7 points cruciaux
 Louis Morice, journaliste
(est-ce une qualité?)

   Les syndicats et le patronat se trouvent à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy pour un sommet "de crise". (déclenché par qui?... Mon Dieu, je donne ma langue au chat)

   (...) A quelques jours du sommet social, une étude est fort opportunément sortie pour relancer le débat sur le temps de travail en France : comme en écho au leitmotiv de l'UMP, l'institut d'études économiques Coe-Rexecode estime que la durée de travail des salariés français à plein temps est la plus faible d'Europe après la Finlande (et leur compétitivité?).
   La belle aubaine pour le Medef qui espère la fin de la durée légale du travail et demande une durée conventionnelle négociée par branche. Les syndicats qui dénoncent la fiabilité de l'étude de Coe-Rexecode ne veulent pas en entendre parler. La majorité présidentielle continue elle à frapper sur son bouc émissaire favori et prétend "sortir des 35 heures" en incitant les partenaires sociaux à négocier, branche par branche, le temps du travail, mais "sans remettre en cause la durée légale du travail de 35 heures". Ou l'art de supprimer les 35 heures... sans toucher aux 35 heures (hypocrisie, combien de crimes commettrai-je en ton nom?).


°°°
"Ici, au moins, Google ne viendra pas m'em..."

Google contre le reste du monde : 
la guerre est déclarée
(depuis longtemps...)
Martin Untersinger

   (...) La neutralité de la recherche Google est le sujet d'une polémique récurrente, à la mesure de la position centrale qu'il occupe. En France, neuf recherches sur dix y sont effectuées : un enjeu colossal pour de nombreuses entreprises. Une modification, aussi minime soit-elle, peut avoir de lourdes conséquences.
   D'autant que le succès du moteur de recherche repose précisément sur une certaine forme de neutralité, garantie que utilisateur trouvera « le meilleur résultat » lors de sa recherche.
   En favorisant son propre réseau social, Google s'éloigne-t-il de ce qui a fait son succès ? C'est en tout l'avis de nombreux experts. (...)
   (...) Mais la question centrale qui ressurgit avec la récente modification, c'est le sort que Google – en position de quasi-monopole – réserve aux concurrents de ses propres services.
   Twitter, concurrent de Google Plus, n'a pas mis longtemps à réagir :
   « Nous sommes inquiets (hé, oui, le libéralisme est comme ça, Twitter, tu ne le savais pas?) qu'à cause des changements introduits par Google, trouver l'information soit plus difficile pour tout le monde. Nous pensons que [ce changement] est mauvais pour les gens, les éditeurs de contenus, les médias et les utilisateurs de Twitter. »
   Traduction : Twitter craint (à juste titre) qu'avec cette recherche Google personnalisée, les contenus et produits de Google soient favorisés par rapport aux siens. (...)


°°°
"L'ancêtre des moteurs de recherche,
C'est moi. Un point c'est tout"

Principaux moteurs de recherche
(qu'on peut aller voir...)

/ Google : leader mondial avec environ 36 milliards de recherches, soit 60 % des 61 milliards de recherches sur Internet4,
/ Yahoo : 8,5 milliards de recherches, soit 14 % du total,
/ Baidu : « le Google chinois », : 3,3 milliards de requêtes, soit 5,4 % du total, mais également 73 % du marché chinois (450 millions d'internautes) en 2011,
/ Bing, remplaçant de Live Search, (Microsoft) : 2,1 milliards de recherches, soit 3,4 %.


°°°

"Contrairement aux apparences,
les chantres du libéralisme 
n'ont rien contre l'Etat... 
s'il sert de béquille au capital."

Martine Bulard -
Etat d'urgence sociale en France - 



"Oui, et alors?
Qu'est-ce que ça peut vous faire?"

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"T'as d'la chance qu'je sois mort. Sinon..."
"Un libéral est une personne 
pensant avoir une dette 
envers ses semblables, 
dette qu'il se propose 
de régler avec votre argent."
George Gordon Liddy - né en 1930

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Luc Desle

lundi 21 novembre 2011

"Tous les matins, pour améliorer sa diction, le Résident mettait des petits cailloux dans la bouche. Puis il les oubliait". Benoît Barvin in "Pensées pensées".


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(Représentants Allemand et Anglais affirmant
que celui de la France est nu et que
c'est une honte)
Une étude européenne affirme 
que la France ne mérite pas son triple A
(Comme Abêtissant? Aberrant? 
Abracadabrant? Abscons? 
Absurde? Abusif? 
Abrutissant? Désolé, mais
on ne peut pas s'en empêcher...)

   (...) La situation économique de la France est difficilement compatible avec la notation triple A sur sa dette, estime un rapport publiée mardi. Cette étude de la banque allemande Berenberg et du centre d’études européen The Lisbon Council (Allemagne et Angleterre unies pour cracher sur la méchante France... Syndrome de napoléonite aiguë?), classe le pays en queue d’un classement évaluant l’état de santé des membres de la zone euro.
   «Il faudrait tirer la sonnette d’alarme pour la France», souligne ce baromètre Euro Plus Monitor. «Parmi les six pays bénéficiant d’un triple A au sein de la zone euro, la France a obtenu la plus mauvaise note» selon l’étude qui place Paris en 13e position sur les 17 pays de la zone euro. «Les résultats sont trop médiocres pour un pays qui veut rester en tête», indique l’étude avant une conférence qui doit se tenir mardi à Bruxelles en présence du président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy.
   Selon cette étude qui prend en compte notamment la croissance, la compétitivité et la soutenabilité de la dette (soutenabilité... mamma mia...), la santé générale de la France la place entre l’Espagne (12e) et l’Italie (14e), deux pays qui sont actuellement dans le viseur des marchés et des agences de notation, signe que la France est elle aussi menacée de l’avis de l’étude par une contagion de la crise de la dette. (dette dont de nombreux articles parus sur Tu Quoque vous ont déjà dit sur quelle artificialité elle est bâtie...)(...)

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"Cet esclave travaille plus de 35 heures, j'espère...
- Que Monsieur se rassure. De toute façon,
elle n'a jamais su ce que c'était..."
Jean-Léon Gérôme "Achat d'une esclave"

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Les propositions chocs 
(Aie! Ca fait mal!)
des grands patrons pour 2012
Marie Visot

   (...) C'est un «nouveau pacte économique et social» que l'Association française des entreprises privées (Afep) va envoyer aux candidats à l'élection présidentielle. Présidé par Maurice Lévy, le mouvement patronal a élaboré un rapport dont les propositions visent à «per­mettre aux entreprises françaises d'être plus fortes dans la compétition internationale» (ouah! l'ambition...).
   «Si l'on n'est pas assez compétitif face aux marchés occidentaux, il n'y a aucune chance que l'on rééquilibre notre balance commerciale et que l'on se remette à créer durablement des emplois» (compétitif: baisser les charges... Créer des emplois durables: augmenter les charges. Cherchons l'erreur...), insiste (et en plus il insiste!) Maurice Lévy. Lequel tient aussi à mettre les choses au point: «L'objectif n'est pas de maximiser les profits par des solutions ultra­libérales (surtout pas, la main sur mon portefeuille coeur), mais de s'adapter pour redonner à la France la force qu'elle a eue par le passé.»
   Le «pacte» de l'Afep s'appuie sur trois piliers forts: l'assainissement des finances publiques par la baisse des dépenses (publiques, donc suppression de l'aide aux fénéants que sont les chômeurs et les pauvres?), la réduction du coût du travail via la création d'une TVA sociale (payée par les toutes petites entreprises?) et la suppression des 35 heures (d'où viennent tous les maux et qui, évidemment, plombent l'entièreté de l'économie de la France, même si elles sont si peu appliquées). (Faut-il vraiment continuer à rapporter ces propositions "chocs"? Et sur "Le Figaro"???) (...)


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"Et le petit Chatel, honteux et confus, jura,
mais un peu tard, de tourner dix fois sa langue
dans sa bouche avant de l'ouvrir...
- Encore, Maman, encore..."

Luc Chatel traite François Hollande 
de "Babar" : que dira-t-on de Sarkozy ou DSK ?
(Tocard et queutard, pour la rime?)
Bruno Roger-Petit Chroniqueur politique

   (...) Luc Chatel mériterait bien ce lundi matin le "Micro de plomb de l'élément de langage" pour sa sortie sur RTL comparant François Hollande au personnage créé par Jean de Brunhoff. On cite : "Il y a un personnage de bande dessinée qu'on connaît bien, qui s'appelle Babar. Babar, il est sympathique, c'est le roi des éléphants. C'est l'histoire qu'on raconte aux enfants pour les endormir le soir."
   On saisit où se situe le trait : Babar, c'est un mou, la preuve, c'est l'histoire que l'on raconte aux enfants pour s'endormir. Babar, c'est émollient et anesthésiant, c'est le Jacques Chancel de l'histoire pour enfants. Donc, Hollande est un mou émollient et anesthésiant. CQFD. 
   Le problème, c'est que le ministre Chatel est à côté de la plaque. Totalement. Absolument. Car Babar, ce n'est pas une histoire que l'on raconte le soir aux enfants avant le dodo.(...)
   (...) Pourquoi disserter ici sur le sens et la portée de l’œuvre Babar rapportés au propos de Luc Chatel ? Parce que l'on touche là à l'absurdité du fonctionnement de la communication en mode éléments de langage. Quand on y songe un peu, loin d'accabler Hollande en le comparant à Babar, personnage courageux, volontaire et sympathique auquel des générations d'enfants se sont identifiés, Luc Chatel rend service au socialiste, délivrant au bout du compte un message contraire à celui qui est recherché.
   Dans cette perspective, l'alternative est la suivante :
  - soit Chatel n'a jamais lu Babar, auquel cas sa comparaison bancale s'explique par l'ignorance (on peut parier?),
  - soit il l'a lu et n'a rien compris, auquel cas c'est révélateur du surmoi du ministre de l’Éducation en charge de tous les enfants de France (ben... pourquoi pas aussi? On hésite...). Il est même légitime de s'interroger sur ce que cette erreur manifeste d'appréciation dit de l'inconscient d'un sarkozyste du premier rang comme Luc Chatel. Par quelle mystérieuse alchimie de la psyché, le ministre de l’Éducation en est-il venu à juger qu'un personnage comme Babar pouvait, de son point de vue, être considéré négativement ?
   Cette affaire illustre évidemment la grande misère des éléments de langage du sarkozyste communicant, écartelé entre arrogance et ignorance. Elle nous alerte aussi quant au fonctionnement d'un cerveau sarkozyste comme celui de Chatel, cerveau qui juge qu'un personnage orphelin, en lutte pour sa survie, la reconnaissance de son identité, et combat des forces d’oppression est un personnage ennuyeux et inintéressant (car, dans la vraie vie, ce personnage crève la bouche ouverte?).(...)
Lire l'article sur:

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« Rien ne sert de penser, 
il faut réfléchir avant,
disait Pierre Dac dans
Y'a du mou dans la corde à noeuds !"
Pour rappel:

   (...) Après que sa mère a été tuée par un chasseur, Babar l'éléphanteau quitte sa jungle et arrive épuisé dans une grande ville, où il se lie d'amitié avec la Vieille Dame qui pourvoit à son éducation. Après plusieurs années, il retourne finalement au royaume des éléphants suite à la mort du roi, qui a mangé des champignons vénéneux. Babar est couronné roi, se marie avec sa cousine Céleste, restaure la paix et fonde la ville de Célesteville dans laquelle chaque peuple animal construit sa maison avec son architecture particulière et vit selon ses propres coutumes. (Libertéville, donc, et c'est ça que n'aimerait pas Luc Chatel, si on comprend bien...)(...)

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Benoît Barvin (en compagnie de Blanche Baptiste)

mercredi 6 juillet 2011

"Le manchot n'était pas peu fier de son cousin, le cul-de-jatte". Jacques Damboise in "Pensées contrites"


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"Conservateur. 
Politicien qui affectionne les maux existants, 
qu'il ne faut pas confondre avec le Libéral
qui souhaite les remplacer par d'autres."

[Ambrose Bierce] 
Extrait de Le dictionnaire du Diable

"C'est clair, non?
- Oui, mais... on peut aller
jusqu'à combien de maux en plus?"

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(Énarque libéral travaillant plus de 50 heures
dans un quelconque ministère)


Suppression des 35 heures :
 nouveau ballon d'essai des libéraux de l'UMP.

   (...) Hervé Novelli, numéro deux de l'UMP, n'a pas fait dans le détail en égrénant ses propositions sur la durée du travail. L'ancien secrétaire d'Etat propose de "supprimer la référence aux 35 heures dans la loi"pour "libérer le temps de travail pour augmenter la production et les salaires". Surtout, le rapport d'Hervé Novelli, d'inspiration très libérale, propose de "privilégier le contrat à la loi (le contrat évolue au gré des activistes financiers)" pour "aller plus loin que ce qui a été fait depuis 2007", comme il l'expliquait dans Le Monde samedi.

"Nous proposons que la durée du travail fasse partie de la négociation, de branche ou d'entreprise, plutôt que d'être fixée par la loi (ça permet ainsi d’émietter les résistances) . Immédiatement après l'élection du président de la République pourraient se tenir des Assises sociales (sociales!!!) qui traiteront (imposeront) de cette répartition, de l'autonomie des partenaires sociaux (de baisser leur froc?), de l'organisation du dialogue social (tu fais où on te dit de faire et tu dis merci), du code du travail (déconstruction du code?), du financement des syndicats (financés par le patronat?)", expliquait ainsi M. Novelli, liant volontairement la question du temps de travail à d'autres, chères aux syndicats.  (et blablabla...) (...)
Nabil Wakim
suite à lire sur:

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"Et nous? On nous oublie?"
Chut, on négocie avec les talibans

   (...) Seul un accord de paix avec les insurgés permettrait un retrait positif des forces occidentales, prévient l'analyste Ahmed Rashid. A la demande des talibans, l'Allemagne et le Qatar ont accepté de jouer les bons offices. Mais la plus grande discrétion est requise.
Ahmed Rashid
(extrait)
   (...) La première rencontre entre des chefs talibans et des représentants de Washington a eu lieu dans un village près de Munich, le 28 novembre 2010. Elle s'est déroulée sous la présidence d'un diplomate allemand, mais des Qataris étaient également présents, à la demande des talibans. La deuxième réunion a été orchestrée à Doha, capitale du Qatar, le 15 février dernier. Pour la troisième, les participants sont retournés à Munich les 7 et 8 mai. Ce sont les mêmes personnes qui ont assisté aux trois rencontres. Le 17 juin, le Conseil de sécurité des Nations unies a accepté une requête des Etats-Unis, qui souhaitaient qu'Al-Qaida et les talibans soient traités de façon distincte sur la liste des terroristes mondiaux que l'ONU tient depuis 1998. C'est une étape considérable. Les sanctions des Nations unies visant des membres d'Al-Qaida ne s'appliqueront pas forcément aux talibans, et il sera donc plus facile de retirer ces derniers de la liste – cela ne peut que clairement favoriser le dialogue.
   Les Américains et les Allemands ont entre autres l'intention de célébrer le dixième anniversaire des accords de Bonn en 2001, lesquels avaient abouti à la mise en place du gouvernement afghan par intérim, en organisant un nouveau sommet international à Bonn en décembre 2011, auxquels les talibans participeront, peut-on espérer. Ce qui officialiserait les négociations, mais il reste encore beaucoup à faire avant que les talibans acceptent – raison de plus pour que gouvernements et médias protègent soigneusement l'identité des interlocuteurs. Le processus a débuté quand des responsables allemands, à la demande des talibans, ont mis en place une première rencontre en septembre 2009 à Dubaï. Les Afghans ont toujours admiré l'Allemagne parce qu'elle est restée neutre – elle n'a jamais pris parti dans les conflits afghans et a même tenté de jouer les médiateurs diplomatiques, afin de trouver une issue à la guerre civile des années 1990 entre les talibans et leurs adversaires. (...)
Lire l'article sur:

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"Faut-il que le libéralisme aille jusqu'à interdire
d'interdire qu'on interdise ?"

[Pierre Dehaye]
"Heu... Qu'est-ce qu'il a voulu dire?
- Qu'on interdit aux autres ce qu'on s'autorise avec cynisme"

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"Crise : 
Etat structurel de l'économie capitaliste libérale."

[Luc Fayard]  
Extrait du 
Dictionnaire impertinent des branchés

"Petit impertinent! Votre pensée est aussi
minuscule que la trombinette de mon mari et...
Hein? Quoi? Je viens de dire une c...?"


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Luc Desle