Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
Affichage des articles dont le libellé est Jeux Olympiques. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jeux Olympiques. Afficher tous les articles

samedi 1 mars 2014

"Cette journée était aussi pesante qu'un discours d'Académicien". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

+++
Pensées pour nous-mêmes:

(CHAQUE SOUFFLE DE VIE EST SACRÉ)

+++

(Ces nouveaux préservatifs aliens

étaient très seyants)


+++

(La Russie soviétique relevait la tête)



RÉSURRECTION DE LA RUSSIE MILLÉNAIRE 
De Catherine II à Dostoïevski, à Poutine et à Sotchi 

Chems Eddine Chitour*

   (...) Ça y est, Sotchi a brillé de mille feux! Malgré des critiques infondées, voire méprisantes de l'Occident pour amoindrir la fête. Les médias français ne sont pas en reste. Menés par le Journal Le Monde dont on s'aperçoit qu'il en rajoute pour être dans la ligne, les médias font assaut d'adoubement à l'Empire. Ce journal se permet une sentence: Vladimir Poutine ne montera pas sur le podium. Ce fut exactement le contraire! Ce fut un spectacle grandiose à la mesure de la grande Russie que l'Empire avait trop rapidement enterrée. En 12 tableaux, nous eûmes tableaux à l'histoire de l'Empire russe dont la grande révolution de 1917 ne fut qu'une étape. 

   La Russie de Gorki, Pouchkine, Dostoïevski, Tolstoï, la Russie de Chostakovitch qui écrivit en plein blocus de Stalingrad, sa fameuse symphonie en hommage aux centaines de milliers de résistants qui ont eu finalement raison de l'armée allemande du maréchal Von Paulus. Nous eûmes droit au «Lac des cygnes» de Tchaikovsky. Nous eûmes droit à la conquête de l'espace, autant de réalisations de l'âme russe quel que soit le régime. La presse française rivalise de méchanceté et de jalousie et d'impartialité pour diminuer de la beauté et de la perfection de ces jeux. 

  Comme d'habitude, les journalistes français sans doute frustrés que la France ait été éliminée des jeux lors de la désignation il y a sept ans, font tout pour dévaloriser ces jeux tout en espérant des médailles. Ils s'attaquent à Vladimir Poutine qu'ils comparent à Pierre le Grand: «Les Russes ont dépensé 37 milliards d'euros pour Sotchi, soit quatre fois plus que les Britanniques pour les Jeux d'été de Londres. En l'espèce, c'est moins celui de la Russie que de son hyperprésident, Vladimir Poutine. Ce dernier a voulu Sotchi pour en faire le couronnement de son règne, le triomphe d'une présidence dont l'ambition est de manifester le retour de la Russie parmi les Grands.» 

   Et alors? Quel mal y-a-t-il ? Naturellement, la politique nationale russe ne plaît pas. Personne ne se frottait à l'empire soviétique mais on pensait, que le démantèlement de l'empire permettrait de faire de la Russie un marché à la botte de l'Occident. L'Ocde pointait récemment nombre de points noirs: la Russie importe tout ou presque, elle investit très peu et fait fuir les capitaux. Etre grand inquisiteur est un job très demandé. Est-ce un éditorial sur les Jeux olympiques ou sur la personnalité de Poutine? En plus, est-ce par hasard les pays de l'Ouest qui financent le jihadisme sunnite? Qui a encouragé la guerre civile en Syrie? Qui encourage une opposition et finance des truands en Ukraine? La Libye, c'est Poutine? L'Irak c'est Poutine? 

   Le journal Le Monde est en train de devenir une des voix de l'impérialisme/colonialisme de l'Ouest. Le Monde va même plus loin: aucune de ces réalisations ne trouve grâce à ses yeux: «Des montagnes de déchets et des bassins d'eau polluée souillent les environs de ce qui était jusqu'alors une pittoresque station balnéaire subtropicale abritant un fragile écosystème. Des milliers d'habitants ont été déplacés, des maisons et des quartiers entiers démolis. Les régions du Caucase voisines, notamment le Daghestan, sont des foyers d'activité terroriste où pas une semaine ne se passe sans une attaque ou un attentat-suicide.(Les Jeux Potemkine de Poutine Le Monde | 08.02.2014) (...)

   (...) Dans le même ordre et toujours dans le journal donneur de leçons, le Monde avec cette fois-ci, l'Agence France Presse pour la bonne cause, celle de dicter la norme aux autres, nous lisons: «Malgré l'absence notable de plusieurs dirigeants, les organisateurs ont pu se targuer d'avoir attiré quarante-quatre représentants politiques, parmi lesquels le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, contesté dans les rues de Kiev, ses homologues chinois (Xi Jinping) et afghan (Hamid Karzaï), ainsi que le Premier ministre turc RecepTayyipErdogan et son vis-à-vis japonais, Shinzo Abe».

   «Plus controversés, le président biélorusse Alexandre Loukachenko et Leonid Tibilov, le président de la région séparatiste géorgienne, l'Ossétie du Sud, reconnue par Moscou, figuraient également au rang des convives. Rappelons simplement que les boycotteurs représentent moins de 500 millions sur 7 milliards qui ont été représentés. La technique de deux fers au feu est celle de ces pays qui ne veulent pas hypothéquer l'avenir pour les jeux qui se dérouleraient éventuellement chez eux. Et pourtant, c'est le sport, l'olympisme.»

   Minimisant le spectacle, le journal Le Monde le réduit à une potion magique: «Tout ce joli monde aura, à n'en pas douter, apprécié les diverses animations et chorégraphies qui, à travers les âges, ont retracé la glorieuse histoire de la Russie éternelle. Un peu de Moyen âge pour commencer, puis un peu de tsarisme, un peu de bolchévisme et, pour finir, place au pays tel qu'il est vu actuellement depuis le Kremlin: une Russie conquérante.» Comble de la méchanceté et de la conviction de donner des leçons on lit: «S'il a tout de même daigné regarder l'événement à la télévision, le président Obama n'aura pas manqué de constater que seuls quatre des cinq anneaux olympiques se sont ouverts lors de la cérémonie. (...) Par chance, la cérémonie n'a pas été perturbée par l'intrusion d'un horde de chiens errants. Dans les rues de Sotchi, il s'en trouverait pourtant des milliers, voués à un funeste destin. Mais un a tout de même réussi à s'infiltrer dans les tribunes, avant de se faire chasser par la sécurité du stade.» Triste débâcle morale pour ce journal.

   Les Occidentaux donneurs de leçons font preuve d'une amnésie sélective. C'est un des leurs, Pierre de Coubertin, fondateur du concept des Jeux olympiques qui adouba les Jeux olympiques de Berlin en 1936. Une information non vérifiée nous apprend qu'il était en bons termes avec le Führer qui lui aurait proposé une pension. De plus, en termes de racisme, le baron Pierre de Coubertin n'aimait pas les Noirs et...les femmes qu'il pensait être indignes de participer aux jeux. (...)

   (...) Un autre angle d'attaque des médias qui présente l'absence de l'Empire et de ses vassaux comme une «punition»,-décidément l'Empire aime punir les récalcitrants- est la situation financière russe que l'on présente comme arriérée. Nous lisons dans une contribution d eChallenges.fr le contenu objectif de cette «arriération» par rapport aux donneurs de leçons: «A pouvoir d'achat comparable, les quatre premières puissances émergentes ont désormais toutes dépassé la France. Fin décembre 2012, le Center for Economics and Business Research (CEBR) annonçait que le Brésil était devenu en 2011 la sixième puissance économique mondiale devant le Royaume-Uni. 

   La France, cinquième du classement, aurait encore quelques années de sursis.(...) La France se retrouve alors, selon le FMI, reléguée en neuvième position avec 2.217 milliards de dollars de PIB (PPA). Le Brésil, lui, est déjà septième avec 2.309 milliards de dollars de PIB (PPA. (...) L'Hexagone se retrouve même derrière les trois autres Bric: la Chine (2e), l'Inde (3e) et la Russie (6e). Que l'on mesure leur PIB en dollars courants ou à parité de pouvoir d'achat, la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie et les autres vont poursuivre leur ascension dans les années à venir.» (...)

   (...) Les contentieux sont nombreux avec l’Occident, notamment celui coupable d'héberger Edward Snowden en Russie .Laïd Seraghni tente une autre explication qui va dans le même sens: «Les événements qui se déroulent actuellement en Syrie ne sont en aucun cas liés à la question de démocratisation de la société ni pour plus de liberté pour les Syriens. Il s'agit d'un ordre mondial que cherchent à imposer les États-Unis avec leurs vassaux occidentaux prédateurs, à un autre monde qui, à leur tête la Russie, réclame plus de participation dans la gestion des affaires internationales desquelles ils ont été exclus depuis des décennies. Le point de départ pour la nouvelle configuration géopolitique du monde passe aujourd'hui par Damas. L'avenir de la Russie s'y joue actuellement. 

   Poutine sur la ligne de Catherine II qui considérait que «Damas détient la clé de la maison Russie» comprend bien que «Damas est la clé d'une nouvelle ère». Depuis le début des contestations en Syrie, la Russie, appuyée notamment par la Chine et l'Iran, a décidé de faire échouer toutes les tentatives d'un changement de régime car elle était persuadée que si le plan des Occidentaux réussissait, elle serait confinée dans un rôle de second plan et serait menacée dans son intégrité territoriale. C'est pourquoi, dès le début de la crise, la Russie s'était montrée très ferme et s'est opposée à toute intervention militaire, (...) A chaque tentative visant la reproduction du scénario libyen ou yéménite, elle opposa un refus catégorique.

   Karl Muller nous explique aussi pourquoi l'Occident s'en prend à la Russie coupable de «ne pas rentrer dans le rang après la chute de l'empire soviétique». Coupable aussi d'avoir soutenu Assad, coupable aussi d'être contre le bouclier antimissile à sa porte.(..) On trouve la preuve de toutes ces manoeuvres dans le livre Le grand échiquier. L'Amérique et le reste du monde, paru en 1997 et dont l'auteur est Zbigniev Brzezinski, conseiller personnel de divers présidents états-uniens.» Contrairement à l'Occident, où l'on met l'accent sur un modèle de politique utilitariste et matérialiste, le gouvernement russe semble s'appuyer sur une conception orientée sur les fondements de l'église chrétienne, c'est-à-dire en mettant l'homme et le monde au centre de son action (hem). Où trouve-t-on encore cela en Occident? Quel gouvernement occidental se réclame encore de cette conception au profit de la famille, de la religion et de la nation pour le grand bien des peuples et du progrès?» 

   A l'autre bout du curseur, cet aveu d'un député australien. Pour lui: «L'ancien président et actuel Premier ministre russe Vladimir Poutine est le meilleur leader russe depuis Pierre le Grand, a estimé l'ex-député australien Ross Cameron dans les pages du Sydney Morning Herald. Autrefois agent secret en Allemagne de l'Ouest, M.Poutine pouvait constater les avantages incontestables du libre marché, a rappelé M.Cameron, en indiquant que l'Occident avait tort d'insister sur le fait que M.Poutine était issu du KGB (service de renseignement de l'ancienne Union soviétique). Sous Poutine, le pouvoir des oligarques s'est affaibli, tandis qu'augmentaient ses contrepoids, tels que le Parlement, la suprématie de la loi et la classe moyenne qui s'est accrue de manière vertigineuse passant de 8 à 55 millions de personnes», a affirmé M.Cameron. Le député australien a aussi appelé à ne pas soupçonner la Russie d'ambitions impérialistes. Par conséquent, conclut-il, les gens de bonne volonté ne peuvent déplorer le maintien de l'influence de Vladimir Poutine en Russie et dans le monde.» (AlekseyDruzhinin: Poutine meilleur leader depuis Pierre le Grand RIANovosti.11/01/2010) (...) 

   (...) Il ne faut pas croire que seule la Russie fait l’objet d’un ostracisme, la Chine aussi l’a été pendant les jeux olympiques et d’une certaine façon l’est toujours. Domenico Losurdo nous en parle : « L’Occident qui joue au Saint Siège de la religion des droits de l’homme n’a pas eu un seul mot sur les pogroms anti-chinois du 14 mars dernier à Lhassa, qui ont coûté la vie à des civils innocents, parmi lesquels des vieillards, des femmes et des enfants. Pendant qu’il se proclame à la pointe de la lutte contre le fondamentalisme, l’Occident transfigure de la façon la plus grotesque le Tibet du passé et se prosterne devant un Dieu-roi, affairé à constituer un Etat sur la base de la pureté ethnique et religieuse (une mosquée a aussi été assaillie à Lhassa), en annexant à cet Etat des territoires qui sont habités par des tibétains mais qui n’ont jamais été administrés par un Dalaï-lama. (...)

   (...) On le voit, malgré toutes les perturbations, la Russie avance. Les Jeux olympiques seront, à n'en point douter, une réussite et l'Occident qui pensait dicter encore longtemps ses ordres n'a pas compris que la barycentre du monde lui a définitivement échappé. L'Occident a perdu son magistère moral dont on s'aperçoit avec le temps que c'était du vent. 

   L'Occident en période d'abondance se permet le luxe d'être bon prince et de distribuer ça et là des leçons de démocratie qui, curieusement, s'appliquent de moins en moins chez lui avec toutes méthodes que la morale réprouve, de contrôler les foules, de pister les ADN pour mater en définitive les faibles. 

   Le vrai combat est un combat planétaire pour la dignité de l'homme quelle que soit sa latitude et les rares journaux objectifs sont étouffés par une cacophonie des médias Main-Stream plus soucieux d'avoir une visibilité sociale qu'informer le citoyen honnêtement comme l'avait promis à titre d'exemple, un certain Hubert Beuve-Méry fondateur du journalLe Monde, il y a de cela soixante ans...

*Ecole Polytechnique enp-edu.dz


+++
"Ahaha... Même pas mal!"

(Barbara Steele)

(Cette coquine de Barbara savait fort bien 

que le Bourreau ne fouettait que l'air ambiant)

+++
Luc Desle

samedi 25 janvier 2014

"Ses pensées, dévorées de jalousie, se battaient entre elles". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

°°°
Pensées pour nous-mêmes:

(ENTRAÎNE TON CŒUR A SOURIRE)

°°°
"Allo? Comment ça je ne suis pas
dans le cadre? Décidément, vous
me prenez vraiment pour une Blonde, hein?"



°°°

(Trouver de la neige pour les jeux olympiques de Sotchi
devenait de plus en plus urgent)



Comment la Russie
a fabriqué la neige des JO de Sotchi

JEANNE CAVELIER

   (...) « Sur la carte, il est difficile de trouver un endroit où la neige ne tomberait jamais, et où les sports d’hiver ne seraient pas populaires. Eh bien, Poutine a trouvé cet endroit et a décidé d’y organiser les Jeux olympiques d’hiver : dans la ville de Sotchi. » C’est ainsi que s’ouvre le rapport (1) de l’opposant russe Boris Nemtsov, ancien vice-Premier ministre, originaire de cette station balnéaire sur les bords de la mer Noire. Lieu de villégiature estival incontournable à l’époque soviétique et encore très prisé - en premier lieu par le pensionnaire du Kremlin - Sotchi exhibe ses palmiers, sur fond de paysages montagneux du Caucase. « Je suis allé skier là-bas il y a six ou sept semaines et je sais que de la vraie neige est garantie », assurait en 2007 le président russe pour défendre sa candidature devant le Comité international olympique, conquis. Quasi-vierge, la région n’abritait pourtant qu’une modeste station de ski fondée dans les années 1990, Krasnaïa Poliana.

   Celle-ci a été transformée en énorme complexe, où se dérouleront les épreuves extérieures. L’an dernier, la température sur ce site avoisinait les 8°C du 7 au 23 février, soit la période pendant laquelle doivent se tenir les JO. Une moyenne deux à quatre fois plus élevée que celle des cinq années précédentes. Mais la promesse du président sera tenue, quoi qu’il arrive. Pour éviter la déconvenue des Jeux de Vancouver – la ville n’était pas prête en 2010 à affronter son hiver le plus doux depuis 73 ans - le comité olympique de Sotchi a fait venir des spécialistes de la neige. Parmi eux, le Finlandais Mikko Martikainen a concocté un plan titanesque : créer d’immenses réserves de neige, à l’abri de la chaleur.(...) 

   (...) C’est ainsi qu’au printemps 2013, puis encore en décembre, près de 700 000 m³ de neige ont été entassés et stockés, pour la plus grande expérience de ce type au monde. Quatorze « collines » ont été érigées à plus de 1100 mètres d’altitude. Celles-ci sont formées d’un mélange de neige naturelle, apportée sur place par des dameuses, et artificielle, constituée à l’aide de canons. Certaines sont protégées par un tissu géotextile, d’autres par une couverture isolante. « La neige a une forte capacité réfrigérante en elle-même, explique Mikko Martikainen, pédégé de Snow Secure. Avec une bonne isolation, la fonte peut être inférieure à 10 % pendant l’été. » Le revêtement géotextile, une fois mouillé, garde le froid grâce à l’évaporation, comme dans une machine frigorifique. L’autre type de couverture, composée de polymères expansés (une matière plastique) de 2 à 4 centimètres d’épaisseur et placés entre deux feuilles d’aluminium, isole la neige tout en réfléchissant les rayons du soleil. Une fois les collines formées, il suffit ensuite de répartir la neige sur les pistes en utilisant la gravité et une surface plastique glissante, d’appeler à la rescousse des dameuses ou bien des camions pour la transporter.

   Les sept premières réserves de neige auraient coûté 250 millions de roubles (près de 5,5 millions d’euros), selon l’agence de presse Ria Novosti. Ce système se veut beaucoup plus économique et plus écologique que les unités de transformation de l’eau en neige, sortes d’énormes canons à neige, qu’il aurait fallu mettre en place dans des conditions de températures au-dessus de zéro. «Celles-ci consomment énormément d’électricité, indique l’expert. L’usine la plus chère utilise de l’azote liquide pour congeler l’eau, tandis que la grande majorité des systèmes fabriquent, à partir de l’eau, de la glace en flocons. Nous, nous exploitons simplement l’énergie de la nature. » Une seule usine de ce type a été mise en place, près du site de saut à ski et de combiné nordique, au cas où. (...)

   (...) En cas de besoin, le comité olympique pourrait potentiellement récupérer de ces stocks environ 450 000 m³ de neige. « C’est simplement une assurance : le revêtement a été retiré sur certains sites, mais ces stocks ne seront pas utilisés, estime Mikko Martikainen. Les 500 canons à neige ont pu fonctionner pendant tout le mois de décembre, donc la quantité sur les pistes sera suffisante, même si les températures remontent un peu dans les semaines à venir. » Et si cela ne suffisait pas encore, le président du comité d’organisation Dmitri Tchernichenko a assuré ses arrières : « Les chamans de l’Altaï ont organisé une cérémonie spéciale pour être sûrs qu’il y aura de la neige lors des Jeux de Sotchi », écrivait-il le mois dernier sur Twitter…

   Reste à savoir ce qu’il adviendra des stocks inutilisés. « Concentrées sur des petites surfaces, ces collines sont situées sur des pentes tout à fait instables d’un point de vue géologique, s’inquiète Suren Gazaryan, de l’association environnementale locale Veille écologique du Caucase du Nord (EWNC). La fonte facilitera les glissements de terrain et les coulées de boue. » Selon RosNedra, l’agence fédérale de l’utilisation du sous-sol, douze sites ont déjà subis des glissements de terrain, coulées de boue, phénomènes d’érosion ou d’effondrement dus à la préparation des JO. (...)

(1) « Les Jeux d’Hiver dans les subtropiques », mai 2013, coécrit avec Leonid Martynyuk, du mouvement d’opposition Solidarnost


°°°
"Je m'envole... Je m'envoleeeuuu..."



(Dernière photo connue de la femme qui s'envolait)

°°°
Luc Desle

lundi 19 août 2013

"Ce gobeur de mouches gobait également les émissions de télé-réalité". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

@@@
Pensées pour nous-mêmes:

(APPRENDS A TON ESPRIT
A VOGUER SUR L'AILE DU VENT)

@@@

"Mon Dieu, cachez les agissements de la NSA,
que je ne saurais voir..."


Vanity Fair Outtake #7
photo by Mark Shaw
1953


@@@

"Ainsi donc, les comptes de ces JO sont au rouge...
- A votre avis?"


JO, Coupe du monde, Euro : 
un gouffre financier, forcément ?
Jean Saint-Marc 

   (...) Deux cent milliards de dollars. Selon une étude du cabinet Deloitte, c’est ce que le Qatar prévoit de dépenser pour organiser la Coupe du monde de football 2022. Un chiffre qui rend tous les autres dérisoires. Au Brésil, le coût de la Coupe du monde est pour l’instant estimé à 11 milliards d’euros : trois fois rien comparé au Mondial qatari mais suffisant pour éveiller la colère. Parmi les principales revendications des manifestants au Brésil, le coût des événements sportifs – Coupe du monde puis JO – organisés en 2014 et 2016.

   Notamment parce que les budgets de rénovation des stades ont explosé : les travaux du stade Mané-Garrincha, par exemple, à Brasilia, devaient coûter 250 millions d’euros. La facture définitive se chiffre à plus de 500 millions.

   Pour les prochains JO d’hiver, organisés à Sotchi (Russie), la situation financière est encore pire : de 12 milliards de dollars, le budget des JO 2014 est passé à 50 milliards, un record absolu dans l’histoire des Jeux.

   Un phénomène classique : les coûts prévus initialement sont souvent dépassés. Quand une ville se porte candidate, elle doit proposer une étude estimant les coûts et les retombées de l’événement.(...) 

   (...) Joint par Rue89, l’économiste du sport Wladimir Andreff explique que ces études sont « la plupart du temps faites n’importe comment » pour trois raisons :

   / la première est politique : « Il y a des conflits d’intérêts, tout simplement. Les sociétés de consulting ne peuvent pas remettre aux maires des études facturées quelques millions d’euros et qui disent “Laissez tomber, c’est un mauvais projet”. Elles ne seraient plus jamais sollicitées... » ;
   / la deuxième est méthodologique : "L’étude d’impact économique compte souvent des choses qui ne devraient pas être comptabilisées. Par exemple, pour les JO d’Athènes, comme pour la Coupe du monde en Afrique du Sud, les études prévoyaient un boom du tourisme grâce à l’événement, alors qu’il y a eu une chute du nombre de touristes en Grèce l’année des Jeux."
   / Il y a aussi des effets de substitution : tout ce que les gens dépensent est comptabilisé comme revenus pour les Jeux mais on oublie de se demander ce que les gens auraient fait de leur argent si les Jeux n’avaient pas été organisés.»

   « Il y a enfin un vice plus fondamental, ce qu’on appelle la malédiction du vainqueur de l’enchère. Le meilleur moyen de gagner, c’est de tricher un peu, de biaiser l’information. La ville qui est choisie en fin de compte est “piégée” : elle obtient les Jeux, mais elle obtient aussi un déficit financier quasi certain. » (...)

   (...) /Les coûts d’organisation sont pris en charge par le CIO, qui abonde le comité d’organisation des Jeux avec les droits de retransmission, les revenus apportés par les sponsors, etc.
   / le coût des équipements sportifs : le CIO y participe, mais les collectivités locales règlent une bonne partie de la facture ;
   / les coûts des infrastructures non-sportives : aéroports, RER, autoroutes, etc. Entièrement pris en charge par les collectivités, ce sont principalement eux qui provoquent les dépassements de budgets.

   Souvent, les recettes directes – billetterie, droits télé, sponsors – ne parviennent pas à couvrir les coûts d’organisation, sans même parler des dépenses d’infrastructure.

   Et quand le comité d’organisation est déficitaire, c’est la municipalité qui doit rembourser. Le record en la matière est détenu par les JO de Montréal, en 1976. Les contribuables québécois ont fini de les payer trente ans plus tard. Parmi les éditions récentes, les comités d’organisation des Jeux de Sydney, Salt Lake City, Athènes, Turin ou Vancouver ont eux aussi été déficitaires.

   Mais les défenseurs des Jeux assurent qu’à long terme, les Jeux sont généralement rentables pour l’économie du pays grâce aux recettes indirectes qu’ils génèrent. (...) 

   (...) C’est par exemple ce qu’assurent les organisateurs des JO de Londres. Un an après, le gouvernement britannique affirme que les retombées des Jeux se chiffrent à 9,9 milliards de livres alors qu’ils en ont coûté 9. Certes ils devaient coûter initialement 2 milliards... Mais tout va bien puisque les retombées sont plus importantes que prévu. Trop beau pour être vrai ? C’est le point de vue de Wladimir Andreff:

   « Dans son dossier de candidature, Londres parlait de 2 milliards de livres de retombées positives. [...] Depuis la fin des Jeux, les organisateurs, les ministres affirment que les retombées se situeront entre 10 et 16 milliards de livres... Simplement pour essayer de dire que les coûts sont couverts. » L’économiste regrette l’absence d’études indépendantes pour étayer ces affirmations :

   « On fait faire des études avant pour promettre des Jeux magnifiques... Mais après l’événement, on se borne à des déclarations de ministres ! »

   A défaut d’études systématiques et objectives sur la rentabilité à long terme de ces évènements sportifs, le débat sur leur pertinence pour l’économie d’un pays ne sera jamais tranché. On peut donc déjà anticiper les polémiques sur l’organisation de l’Euro 2016 en France. (...)

Lire la suite sur:

@@@

(Sous le chapeau la plage...)



@@@
Luc Desle

samedi 4 août 2012

"Il changeait d'avis toutes les heures mais de sous-vêtements bien moins souvent". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

°°°
Pensées pour nous-mêmes:


(LE BONHEUR EPHEMERE N'EST PAS
LE BONHEUR DU TOUT.
MAIS QU'EST-CE QUE LE BONHEUR?)

°°°

"Monsieur le Curé, je vous en prie,
rendez-moi ma chaise...
- Vous rigolez, pour que vous me teniez
le crachoir pendant des heures?
Il n'en est pas question!"

Confession, 1980 by Cristina García Rodero
°°°

"J'avais dit, l'important est de participer...
mais je n'ai pas ajouté: participer à cette foire
d'empoigne de marques et de fric à tout-va...
Du moins, je crois..."


Pierre de Fredy de Coubertin, baron de Coubertin, né le 1er janvier 1863 à Paris et mort le 2 septembre 1937 à Genève1, est un historien et pédagogue français surtout connu pour être le rénovateur des Jeux olympiques de l'ère moderne. Il a cependant pris également une part importante dans l'éclosion du scoutisme laïc français.


°°°
JO 2012 © : 
CAUCHEMAR CYBERPUNK
 LIONEL MAUREL (CALIMAQ)

   (...) Pour défendre ses marques et ses droits d’auteur, mais aussi être en mesure de garantir de réelles exclusivités à ses généreux sponsors comme Coca-Cola, Mac Donald’s, Adidas, BP Oil ou Samsung, le CIO a obtenu du Parlement anglais le vote en 2006 d’un Olympics Game Act, qui lui confère des pouvoirs exorbitants. L’Olympics Delivery Authority dispose ainsi d’une armada de 280 agents pour faire appliquer la réglementation en matière de commerce autour des 28 sites où se dérouleront les épreuves et le LOCOG (London Organizing Committee) dispose de son côté d’une escouade de protection des marques, qui arpentera les rues de Londres revêtue de casquettes violettes pour s’assurer du respect de l’Olympics Brand Policy. Ils auront le pouvoir d’entrer dans les commerces, mais aussi dans les “locaux privés”, et de saisir la justice par le biais de procédures d’exception accélérées pour faire appliquer des amendes allant jusqu’à 31 000 livres…

   L’Olympics Game Act met en place une véritable police du langage, qui va peser de tout son poids sur la liberté d’expression pendant la durée des jeux. Il est par exemple interdit d’employer dans une même phrase deux des mots “jeux”, “2012″, Twenty Twelve”, “gold”, “bronze” ou “medal”. Pas question également d’utiliser, modifier, détourner, connoter ou créer un néologisme à partir des termes appartenant au champ lexical des Jeux. Plusieurs commerces comme l’Olympic Kebab, l’Olymic Bar ou le London Olympus Hotel ont été sommés de changer de noms sous peine d’amendes. (...)

   (...) L’usage des symboles des Jeux, comme les anneaux olympiques, est strictement réglementé. Un boulanger a été obligé d’enlever de sa vitrine des pains qu’il avait réalisés en forme d’anneaux ; une fleuriste a subi la même mésaventure pour des bouquets reprenant ce symbole et une grand-mère a même été inquiétée parce qu’elle avait tricoté pour une poupée un pull aux couleurs olympiques, destiné à être vendu pour une action de charité !

   Cette règle s’applique aussi strictement aux médias, qui doivent avoir acheté les droits pour pouvoir employer les symboles et les termes liées aux Jeux. N’ayant pas versé cette obole, la chaîne BFM en a été ainsi réduite à devoir parler de “jeux d’été” pour ne pas dire “olympiques”. Une dérogation légale existe cependant au nom du droit à l’information pour que les journalistes puissent rendre compte de ces évènements publics. Mais l’application de cette exception est délicate à manier et le magazine The Spectator a été inquiété pour avoir détourné les anneaux olympiques sur une couverture afin d’évoquer les risques de censure découlant de cet usage du droit des marques. Cet article effrayant indique de son côté que plusieurs firmes anglaises préfèrent à titre préventif s’autocensurer et dire “The O-word” plutôt que de se risquer à employer le terme “Olympics“. On n’est pas loin de Lord Voldemort dans Harry Potter, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Dire-Le-Nom !(...) 

Lire le très intéressant article sur:


°°°

"De dous mes meilleurs Konseillers,
la seule gui gonde:
la Pière allemannte!"



Les amis dont Merkel se passerait bien
PresseuropHandelsblatt

   (...) "Qui gouverne l'Allemagne?", s'interroge un brin offusqué le Handelsblatt. Le quotidien économique de Düsseldorf rapporte que la chancelière allemande est confrontée à des "souhaits, demandes et menaces" de toutes parts pour que Berlin s'engage davantage dans le sauvetage de l'euro.

   Ces derniers temps, beaucoup se sentent une vocation à conseiller la plus grande économie européenne sur ce qui devrait se faire en ces jours de crise. Ces gouvernants en herbe se trouvent à Washington, Londres, Rome, Luxembourg et Paris.
   Parmi ceux “que personne n’a invité” et qui demandent plus d'enthousiasme allemand dans la lutte contre la crise, le Handelsblatt distingue Timothy Geithner, le ministre des Finances américain, qui s’est imposé sur le lieu de vacances de son confrère allemand Wolfgang Schäuble après avoir annoncé que ‘si on laisse l'Europe plantée au bord du gouffre, on ne fait qu'augmenter le coût de la crise'.

   Autre bon conseil indésirable pour le journal, Mario Draghi, le patron de la BCE, qui pousse Angela Merkel à permettre à la BCE l’achat contesté de plus d'obligations d'Etats et à activer ainsi le bazooka, comme l'appellent les Européens du Sud, c'est-à-dire l'émission illimitée d'argent par la BCE.

   Membre surprise de ce cercle des "conseillers non invités“, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair aurait dit que le contribuable allemand devrait se porter garant pour la montagne de dette européenne à hauteur de 8 800 milliards d'euros

   Dernier de la liste, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, dont la patrie est désormais visiblement trop petite. Il reproche à l'Allemagne de faire continuellement de la politique intérieure dans la crise de l'euro et de ‘vouloir gérer les autre membres de l'union monétaire comme des filiales. (...) 

Lire sur:


°°°

"Mais? Mais, les gars? On va pas pouvoir
me voir si vous faites ça?
- Justement...
- Vous me trouvez laid, c'est ça?
- Pas vraiment mais ça y ressemble"
Sean Lee

°°°
Luc Desle

mardi 31 juillet 2012

"Ces femmes voilées s'obstinaient à passer sur de mutines bouches d’égout". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

°°°
Pensées pour nous-mêmes: 


(TA VIE EST UN
MIRACULEUX MIRAGE)


°°°
(Jeanne D'Arc avait des arguments contondants
créés par Dieu lui-même...)

"Jeanne D'Arc" Simon Bisley


°°°

"Je suis votre nouveau 

détecteur de mensonges!
Vous aimez?"

En Arizona, un détecteur 
de mensonges (!) pour repérer les clandestins

   (...) Le département américain de la sécurité intérieure teste une nouvelle manière de repérer les clandestins qui voudraient passer la frontière.

   Un détecteur de mensonges a été mis en place à Nogales en Arizona, rapporte le Daily Beast. La machine, qui ressemble à un gros distributeur de billets (évidemment), pose des questions aux candidats à l’immigration et analyse ensuite leurs réponses. Un officier équipé d’une tablette reçoit ces résultats et une couleur verte, jaune ou rouge lui indique la fiabilité de leurs réponses.

   La machine est pour l’instant testée sur des candidats «de confiance» (des immigrés "jaunes", en quelque sorte) qui traversent la frontière régulièrement et veulent éviter les longues files d’attente. Le département de la sécurité intérieure et Aaron Elkins, un chercheur (?) qui a mis au point la machine, comptent l’utiliser systématiquement dans le futur pour protéger la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.

   Elle pourrait aussi servir plus largement lors de sélection d’emplois, la protection d’immeubles et pour assurer la sécurité lors d’événements athlétiques majeurs (pour des mariages, pour déterminer la foi de nouveaux-convertis, pour savoir si mon oncle en est une, etc... ).

Lire sur:

°°°
"Grrr... Y sont où, les pôvres?"


Dispersez-moi ces pauvres 
qui risquent de gâcher la fête !
Michele Hanson

   (...) Les travaux de déblaiement de notre site olympique sont tout à la fois minutieux et menés à grande échelle. Vagabonds, indigents, miséreux sont évacués - ainsi que leurs logements, jardins ouvriers et étals de marché. Les maisons de tolérance sont inspectées de la cave au grenier, les jeunes en sweat à capuche se font arrêter, l'amarrage des péniches sur la Lea, une rivière voisine, est passé de 600 à 7 000 livres par an [de 760 à 8 900 euros], et les abribus ont été dotés de nouveaux bancs sur lesquels il est impossible de dormir. Pendant ce temps, nos télés vont nous montrer des Olympiades étincelantes : cascades d'or, torches dorées, médaillés d'or, foules argentées. Avec un espoir : qu'il n'y ait pas un iota de saleté ni un seul sous-homme pour heurter les regards dans Londres fin juillet.

   C'est certain, le grand ménage ne sera pas facile. Laissez-moi vous faire une suggestion : si quelques-uns de ces pauvres disgracieux osent encore se montrer en août, qu'on les enchaîne les uns aux autres comme des forçats, vêtus de débardeurs marron et de shorts beiges, et qu'on leur fasse ramasser les détritus et décoller les chewing-gums des trottoirs aux petites heures du jour, afin que les touristes puissent s'éveiller dans une ville aussi immaculée que les idylliques plages de sable doré des mers du Sud.

   Puis, à la faveur de la nuit, des bus pourraient convoyer jusqu'à la côte les ramasseurs de détritus, qui rejoindraient quelque prison flottante amarrée au large d'un coin bien isolé du littoral. Toute tentative d'évasion serait facilement repérée par d'importants services de sécurité. Et le candidat à l'évasion serait... dispersé. (...)



°°°

"Alors, les gouines, on se balade?
- Nous, on cause pas aux pédés"


(L'élégance et la dignité n'avaient jamais
été aussi ténues)

°°°
Benoît Barvin

jeudi 26 juillet 2012

"Elle était si fière qu'elle se baisait elle-même la main". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

@@@
Pensées pour nous-mêmes:


(LE SAGE N'EST LE SAGE
QUE DANS LES YEUX DE SES DISCIPLES)

@@@

"Tu es certaine qu'il s'agit d'une discipline olympique?"



@@@

"Toi aussi tu viens pour les Jeux?
- Les Jeux? Quels Jeux? C'est pas
en Afghanistan qu'on va?"


Un esprit olympique très orwellien

   (...) Il y a quelques jours, à la question “Que pensez-vous des Jeux olympiques ?”, un échantillon de Londoniens choisis au hasard a donné des réponses diverses et variées allant jusqu’à l’éclat de rire, émaillées de mots comme “fiasco”, “désastre” et “Etat policier”. Ils ont expliqué comment ils se rendaient d’habitude au travail, pourquoi ce n’était à présent plus possible, et à quel point cela les mécontentait. 

   “A la fin de la journée, on en a plein le dos”, se plaint Steve Rogers, responsable de chantier, en tirant sur sa cigarette, à proximité de la station Victoria. Le pire, dit-il, ce sont les lignes de métro (un “chaos total”), les rues fermées (un “cauchemar complet”) et le fait que, au lieu de donner des emplois dans le bâtiment aux Britanniques, les JO ont créé du travail pour “une bande de Lituaniens, de Roumains et de Tchèques”. Même dans les meilleurs moments, râler – les plaintes incessantes avec lesquelles on répond ici spontanément aux difficultés de l’existence –, fait partie intégrante de l’identité des Britanniques – tout autant que leur pessimisme face à la météo (“Préparez-vous aux inondations”, conseilla récemment le Daily Mail). 

   Mais cette fois-ci, même si l’on tient compte du goût traditionnel pour l’exagération des Londoniens, leur détresse est différente. “Nous nous trouvons face à quelque chose qui dépasse les geignements habituels des Britanniques, grâce auxquels ils cherchent à se réconforter”, suggère Dan Hancox, écrivain. “Les Jeux olympiques contrarient profondément les gens.” Sur Twitter, il écrit que pour les Londoniens, “c’est comme si quelqu’un faisait une fête chez eux, avec un prix d’entrée exorbitant, et qu’ils étaient tous enfermés à la cave”. “Les infrastructures de transport ont été fermées comme si nous nous préparions à un conflit militaire”, dénonce-t-il dans un entretien. “Ils disent aux entreprises de faire des stocks, ils conseillent aux gens de rester chez eux – il ne faut aller nulle part - ne prenez pas le métro, restez sur votre canapé - comme si c’était pour notre propre sécurité. Il y a une armée dans nos rues. Nous sommes sur le pied de guerre, et ce n’est pas une chose, après 60 ans de paix, que les Britanniques apprécient.” (...) 

Lire sur:

@@@

"Vive l'industrie nucléaire chinoise!
- Toi, tu ne t'es pas décontaminé
à la c... communiste chinoise...
- Pardon?"

http://aciers.free.fr/index.php/2010/03/31/la-chine-construira-sa-premiere-centrale-nucleaire-de-premiere-generation-en-2013/

La Chine voudrait construire 
cinq réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne
(c'est tout?)

   (...) Des sociétés chinoises envisagent d'investir 35 milliards de livres sterling (45 milliards d'euros) dans la construction de cinq réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne, rapporte samedi le quotidien The Guardian.

   Une délégation de l'Institut de recherche et de conception en ingéniérie nucléairede Shanghai (Snerdi), filiale de la China National Nuclear Corporation (CNNC), a rencontré de hauts responsables britanniques au cours de la semaine écoulée, écrit le quotidien britannique.

   La CNNC et une autre entreprise publique, China Guangdong Nuclear PowerCorporation, pourraient dans un premier temps déposer des propositions concurrentes pour participer au projet Horizon, l'un des plus importants projets dans le domaine nucléaire en Grande-Bretagne.(...)

   (...) "Les Chinois ont l'argent et l'expérience", dit une source proche des entrepreneurs chinois, citée par The Guardian. "Ils considèrent une implantation au Royaume-Uni comme une opportunité de montrer qu'ils sont capables d'être un acteur dans l'un des environnements réglementaires les plus difficiles au monde afin de pouvoir ensuite aller sur d'autres marchés en Afrique et au Moyen-Orient", ajoute cette source.

   Le groupe français EDF est aussi intéressé par la construction de nouveaux réacteurs en Grande-Bretagne. Le gouvernement britannique est "ouvert" à toute proposition dans le cadre réglementaire défini (pots de vins compris?), a réagi dans un communiqué une porte-parole du Département de l'Energie et du Changement climatique.



@@@

"P'tain! J't'avais dit de jamais oublier de sourire!
C'est pas difficile, pourtant..."



@@@

Benoît Barvin