Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 9 mai 2014

"L'escargot à réaction, hé bien... Ça n'est pas encore ça". Jacques Damboise in "Ça n'est pas encore ça".

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Pensées pour nous-mêmes:

(PEUT-ON MANGER LA VIE?)

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(La femme et le fils du pétomane
supportaient mal son étonnant talent)



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"Bien, vénéré Maître lobbyiste...
Il sera fait selon votre bon plaisir"



LES CONFLITS D’INTÉRÊTS 
DES DÉPUTÉS EUROPÉENS 
SUR LA SELLETTE

Thibault Lescuyer
© 2014 Novethic - Tous droits réservé

   (...) Députée européenne et avocate en activité, Rachida Dati est-elle en position de conflit d'intérêt ? C'est la question que pose Friends of the Earth Europe dans uncourrier envoyé ce lundi 3 février à Martin Schulz, le président du Parlement européen. L'ONG y demande officiellement que soit ouverte une enquête pour permettre de faire la lumière sur le sujet. Car depuis juin 2013, les prises de positions de la députée sur l'énergie posent question. (...)

   (...) En juin 2013, un article des Echos affirme que l'élue était consultante pour GDF Suez. A l'époque, aucun démenti. Quatre mois plus tard Rachida Dati relaie dans le même journal l'appel fait par des grands énergéticiens européens dont GDF Suez, pour un changement de politique énergétique en Europe, des expérimentations sur le gaz de schiste et la fin des subventions aux « énergies renouvelables matures ». Dans la foulée, plusieurs médias mettent à jour que celle qui est aussi membre suppléante de la commission de l'Industrie, de la Recherche et de l'Energie, a proposé en 2012 plusieurs amendements à des textes qui vont dans le sens du soutien aux grands énergéticiens.

    De fait, si la députée Rachida Dati a effectivement travaillé pour des grands énergéticiens, au vu de ses prises de positions à Strasbourg sur l'énergie, il y a longtemps qu'elle aurait dû le préciser, souligne Paul de Clerck, de l'ONG Friends of the Earth (FoE) Europe. Car « d'après l'article 3 du code de conduite des Parlementaires, dans les cas où un élu participe à l'élaboration d'une loi spécifique, par exemple dans une commission parlementaire, tout en étant payé comme avocat par une entreprise qui est directement concernée par cette loi, il doit le préciser, soit par écrit dans sa déclaration d'intérêts, soit lors de ses interventions au Parlement ».

    Mais la députée nie catégoriquement un tel lien : « Je gagne de l'argent dans mon activité d'avocat, c'est totalement déclaré au parlement européen. (..) Il n'y a aucun conflit d'intérêt. D'annoncer comme ça des clients qui ne sont pas mes clients, (...) tout cela est faux », déclare-t-elle en décembre (émission Décideurs politiques du JDD, 13 décembre). Sur les détails de son activité d'avocate (plaidoirie, conseil, aux particuliers ou aux professionnels ?), Rachida Dati reste cependant muette. La députée n'a d'ailleurs répondu ni aux sollicitations de FoE Europe ni à celle de Novethic. 

   En revanche, elle pointe du doigt une autre députée, qu'elle estime être dans un cas similaire : Corinne Lepage. « En 2013, j'ai plaidé une fois devant un tribunal. C'était sur le dossier Fessenheim. En tant qu'avocate, j'ai exclusivement travaillé pour des associations locales de défense de l'environnement, une quinzaine en France. Absolument pas pour des grosses ONG présentes à Bruxelles », rétorque l'avocate spécialiste en droit public et en droit de l'environnement au sein du cabinet Huglo Lepage. (...)

   (...) Au-delà du cas Dati, l'affaire révèle un certain malaise dans la pratique du lobbying à Bruxelles. Pour assurer la transparence des décisions, les députés européens doivent en effet obligatoirement remplir une déclaration d'intérêt, avec leurs sources de revenus extra-parlementaires (en plus de respecter le code de conduite qui traite notamment des conflits d'intérêt). Pourtant, les parlementaires assurent souvent le minimum syndical. C'est particulièrement vrai pour ceux - au moins une douzaine (sur les 790 députés européens), d'après l'organisation Corporate Europe Observatory - qui sont avocats en exercice. Rachida Dati et Corinne Lepage, par exemple, précisent l'ordre de grandeur de leurs revenus dans leur déclaration, mais pas le nom de leurs clients même si la seconde accepte, on l'a vu, de donner plus de détails.

   Quant aux agences de lobbying, elles sont invitées à inscrire le nom de leurs clients et l'ordre de grandeur des budgets concernés sur le registre européen de la transparence. Environ 75% des agences de lobbying l'auraient fait, d'après un bilan récent établi par l'UE. Mais seuls certains jouent le jeu de la transparence complètement : chez les cabinets d'avocat qui font du lobbying, une quarantaine de petits acteurs seulement se sont inscrits dans le registre, et aucune des grosses « law firms » américaines. De l'autre côté, les grosses agences de relations publiques qui fournissent le gros des lobbyistes d'entreprise à Bruxelles, comme Burson Marsteller, choisissent d'inscrire la liste de leurs clients (et de leurs employés lobbyistes) sur le registre. 

   Car, pour ces dernières, il est tout à fait possible de travailler tout en dévoilant le nom de sa clientèle. Ainsi, pour Karl Isaksson, président de l'EPACA, une des principales fédérations de lobbyistes à Bruxelles, « la confidentialité est certes essentielle pour le travail d'avocat devant les tribunaux, mais est-elle vraiment indispensable pour l'activité de conseil et de relations politiques ? Il ne serait pas très difficile de séparer l'activité légale des law firms de l'activité de conseil ». Fait nouveau, l'EPACA demande désormais, comme le Parlement européen, que la mention des clients dans le registre des lobbyistes soit obligatoire pour tous. (...)


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"Ahah, tu es faite Athosse!
- Que nenni, d'Artagnanne!"



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Luc Desle

samedi 4 janvier 2014

"Ce roi de la boulange roulait tout le monde dans la farine". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(DONNE DES AILES
A TES ÉLANS DE COEUR)

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(Ce gentleman farceur renonça
bien vite à importuner les femmes
pourvues de maris piliers de rugby)


Being flirty according to William H. Powell, a respectable 43-year-old.
(Source: dianapowell, via fleetwoodmcvie)

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"Au moins j'aurai protégé ces fleurs
de la fracturation hydraulique"



Le Brésil ouvre la porte 
à l'exploration des gaz de schiste

Victor Roux-Goeken, à Rio de Janeiro

   (...) Le Brésil a discrètement ouvert la porte à l’exploration des gaz de schiste, avec la mise aux enchères, jeudi 28 novembre, de 240 blocs de gaz dans des bassins conventionnels et non conventionnels. Destinée à « semer la culture du gaz » dans le pays, selon Magda Chambriard, directrice générale de l’Agence Nationale du Pétrole (ANP), l’opération vise à répondre à une demande croissante – la part de gaz dans le mix énergétique brésilien est passée de 6% à 10% entre 2000 et 2011– ainsi qu’à « décentraliser les investissements exploratoires » dans le pays-continent. 168 348 kilomètres carrés ont ainsi été mis aux enchères, plus d’un cinquième de la surface de la France métropolitaine. (...)

   (...) Avec les brésiliens Petrobras (40%) et Cowan (35%), GDF Suez a décroché une participation de 25% dans six blocs conventionnels du bassin du Recôncavo, dans l’Etat de Bahia, au nord-est du pays. En cas de découverte de gaz de schiste, le groupe français n’exclut pas un recours à la fracturation hydraulique. Une technique, on le rappelle, interdite dans son pays d’origine. « Ce n’est pas GDF Suez qui fait la réglementation », réagit l’entreprise. « Notre groupe vient d’acquérir des licences d’exploitation de gaz de schiste au Royaume-Uni (1). Quant aux licences d’exploration et production du bassin de Recôncavo, elles sont considérées comme conventionnelles. Le potentiel non conventionnel n’y est pas encore prouvé. La question se posera éventuellement après la phase d’exploration. »

   Les autorités brésiliennes assurent disposer d’une réglementation suffisante pour limiter les dommages environnementaux liés à la fracturation hydraulique, au cas où elle serait utilisée. « Celle-ci est bien plus détaillée qu’aux Etats-Unis », pionniers dans l’exploitation de cette ressource, assure à Novethic Marco Almeida, secrétaire du Pétrole et du gaz naturel au ministère brésilien des Mines et de l’énergie. L’Agence nationale du pétrole a pourtant lancé une consultation destinée à encadrer l’usage de cette technique que « pourra être amenée à utiliser les entreprises lauréates ». D’une durée d’une semaine, la consultation a été annoncée 17 jours avant l’événement.

   Des délais un peu courts alors que dès mars dernier, un groupe d'experts réunissant notamment des membres du ministère de l’Environnement et de l’Ibama (institut brésilien de l'environnement et des ressources naturelles) estimait que le Brésil ne disposait pas de la réglementation nécessaire pour encadrer le recours de la fracturation hydraulique et s’inquiétait d’éventuelles conséquences sur l’énorme aquifère Guarani, troisième réservoir souterrain d’eau mondial. Le tout en appelant à un débat public sur le sujet. Mais la population reste largement sous informée des problèmes posés par l’exploitation des gaz de schiste. Si la presse avait largement relayée ceux soulevés par l’exploitation du pétrole pré salifère en octobre dernier, le sujet est cette fois complètement passé à la trappe. Côté syndicats, seule la Fédération unique des pétroliers, affiliée à la principale centrale syndicale du pays, s’élève contre cette technique, là où la mise aux enchères du gisement pétrolier pré-salifère de Libra, un mois plus tôt, faisait l’objet d’importantes manifestations. (...)

   « Aux Etats-Unis, l’existence de nombreuses infrastructures a permis un boom du gaz de schiste. Ce n’est pas le cas au Brésil. Il y a tout le temps avant qu’il soit exploité », prévient João Carlos de Lucas, président de l’Institut brésilien du pétrole (IBP). Le « semis culturel gazier »brésilien va en effet nécessiter l’implantation d’infrastructures dont sont dépourvues presque toutes les zones concernées par l’adjudication de jeudi. A tel point que seuls 72 des 240 blocs mis aux enchères ont trouvé preneurs, dont 49 rien que par le groupe pétrolier public Petrobras, forcément plus à même de les développer qu’un groupe étranger. Mais l’absence totale de gazoducs dans cinq des huit bassins concernés a un autre corollaire : « cela freine l’urgence de l’adoption d’une réglementation », souligne le président de l’IBP.

   Enfin, des zones fragiles sont concernées par cette décentralisation voulue par le Brésil, à l’instar des huit blocs de l'Etat d'Acre, frontalier du Pérou et de la Bolivie, aux confins de l’Amazonie. Acquis par Petrobras, ils se situent sur des territoires indigènes ou à fort intérêt environnemental, comme la zone d'intérêt écologique Japiim-Pentecoste, qui abrite l’écosystème parmi les plus vulnérables d'Amazonie, prévient le secrétariat d'Etat à l'environnement d'Acre, relayé par la revue « O Eco ».

   (1) En octobre dernier, GDF Suez a annoncé l’acquisition de 25% de 13 permis d’exploration de gaz de schiste au Royaume-Uni.

© 2013 Novethic - Tous droits réservés



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(La femme pré-découpée était bonne
pour le service)




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Benoît Barvin