Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 14 octobre 2014

"Il priait tous les jours pour que Dieu arrête le Temps un peu, juste un peu". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE SOIS PAS LA PORCELAINE
SUR LE CHEMIN DE L’ÉLÉPHANT)

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(L'Homme qui buvait trop
buvait vraiment trop...)



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Gaz de schiste en Algérie :
un nouveau désastre pour la population,
une nouvelle rente pour son gouvernement


Frack Free Europe – Groupe France – octobre 2014


   (...) Si l’accès aux informations sur les projets des compagnies exploitant les hydrocarbures non conventionnels a été et est toujours très difficile dans la plupart des pays européens, en Algérie et au Maghreb, l’opacité est totale.

   Le soutien que les multinationales reçoivent très facilement des gouvernements en place est scandaleux : en effet, ces projets se situent dans des zones désertiques où l’utilisation de l’eau est une question de vie ou de mort pour les populations locales, alors que les conséquences sanitaires (1) dramatiques (tant sur la quantité nécessaire que pour la pollution irréversible), et l’impact avéré sur le climat (2) engendrés par l’exploitation de ces hydrocarbures sont parfaitement connues.

Les français, européens et étatsuniens, citoyens vivant dans les pays où ces multinationales ont leur siège, sont ignorants de toutes ces « bonnes affaires ». Il est temps de lever le voile et de mettre à jour l’impunité des multinationales au Maghreb. (...)

   (...) (Total et Gdf-Suez les deux groupes français intéressés), restent assez discrets sur leurs activités en Algérie, que ce soit la nature de la l’hydrocarbure visé (tight gas, shalegas, shaleoil) ou la technique utilisée. Les annonces successives et parfois contradictoires du nombre de forages réalisés ou programmés sont faites pour rassurer les actionnaires.

   Le gouvernement algérien continue ainsi à s’assurer une rente confortable. Total a réalisé, en janvier 1995, un accord d’1,5 milliards de dollars pour une exploitation de gaz conventionnel dans le sud du pays (BP avait fait de même un mois avant) : ces ont, sans aucun doute, renforcé le régime qui a pratiqué une violence systématique à travers le pays à un moment d’isolement national. Liées à l’Algérie, grâce à de très grands investissements, ces entreprises et l’Union Européenne avaient un intérêt évident à ce que le régime répressif ne tombe pas(3).

   Depuis fin 2013, Total est opérationnel en Algérie dans le bassin de Timimoun où elle dispose d’un contrat avec Sonatrach et la société espagnole Cepsa. Sur le bassin d’Ahnet, à 2 000 km au Sud d’Alger dans la région d’In Salah, Total, associé à Schlumberger, Sonatrach et le turque Partex, annonce l’exploration de réservoirs de tight gas, en assurant la « maîtrise de technologies de forage par fracturation et stimulation des puits ». Le groupe prétend une capacité de 70 000 barils équivalents pétrole par jour, soit 4 milliards de m3 par an avec le forage de 120 puits.

   Et tout ceci, sans vergogne des parties, puisque le fisc algérien poursuit Total pour avoir « triché sur l’origine et le montant de ses importations » et lui réclame 80 millions d’euros (4). Le groupe franco-belge GdF-Suez dispose d’un contrat d’exploration de gaz dans la région de Touat. Le premier forage d’exploration intervient en juillet 2012, première étape d’un programme de 40 puits, sur une superficie de 3 000 km2 ; avec une estimation d’extraction de 4,5 milliards de m3 par an de gaz et 630 000 barils de condensat (pétrole mélangé au gaz).

   En octobre 2012, les annonces de GdF-Suez pleuvent : exploitation à partir de 2016, investissement de 1,5 milliards de dollar, création de 2500 emplois, construction d’un centre de traitement des eaux usées domestiques, projets culturels et éducatifs…

   Des blocs sur le bassin d’Illizi sont explorés par un consortium associant GdF-Suez (9,8%), l’opérateur Repsol (25,7%), Enel (13,4%) et Sonatrach (51%) créé en janvier 2010. La campagne d’exploration est programmée entre mai 2010 et mai 2015. Après la campagne sismique, les forages d’exploration ont commencé en juillet 2012. Un premier gisement de gaz exploitable est découvert en novembre (Tihalatine Sud-1, à une profondeur de 1192 m) ; un second en avril 2013 (Tin Essameid Est-1, à une profondeur de 1512 m). Les accords de commercialisation confie à Sonatrach la vente de la totalité du gaz produit et GdF-Suez en est le principal client de gaz. (...)

   (...) Les sous-sols du Maroc et de la Tunisie comprennent aussi des hydrocarbures non- conventionnels. En Tunisie, des permis de recherches sont accordés, à la société Shell dans la région de Kairouan, au polonais Serinus dans l’extrême Sud-Ouest du pays ; là ou le franco-britannique Perenco est déjà installé.

   Au Maroc, ce sont principalement des gisements de schistes bitumineux qui vont être exploités avec une prévision de plus de 50 milliards de barils. Les principaux sites visés sont Timahdit dans la chaîne du Moyen- Atlas et Tarfaya, le long de la côte à 1500 km au Sud de Rabat. En septembre dernier, la société irlandaise San Leon Energy extrait pour la première fois du pétrole de schiste sur le site de Timahdit dans la région de Melnès. L’espagnol Repsol et l’américain Anadarko visent des gisements de gaz de schiste. (...)

   (...) En exportant 68% de sa production gazière en 2012, l’Algérie est le 6 ème exportateur mondial de gaz. L’Europe est le client quasi-exclusif de l’Algérie, absorbant 88,6 % des exportations algériennes de gaz. L’Algérie est au 7ème rang mondial des exportateurs de GNL, ce qui représente 97% du total de la valeur de ses exportations. En 2011, L’Algérie fournissait à la France 16 % de son approvisionnement en gaz.

   En juillet 2013, le président de la Commission européenne, M. Barroso, et le premier ministre algérien A.Sellal, signent un accord de partenariat stratégique sur l’énergie. L’Union Européenne veut la sécurité sur les approvisionnements, l’accès au gaz algérien étant identifié comme une priorité économique et stratégique ; et l’Algérie la garantie de parts de marché5. Les ressources en gaz algérien peuvent être visées à travers différents instruments institutionnels européens : EuroMed-Energies, programme de coopération P3A6, MedReg… ; certains d’entre eux associant le lobby des industriels avec des regroupements tel que MedEmip7, OME8 ; le tout avec le soutien de la BERD ! (...)

   (...) Dès 2004, l’Agence américaine US Energy Information Administration (EIA), annonce que le sous-sol algérien comprend la troisième réserve mondiale de gaz de schiste récupérables, après la Chine et l’Argentine. Les négociations entre la Sonatrach, entreprise d’état, et des sociétés transnationales, Eni, Shell et Exxon-Mobil, Total, GDF Suez… vont très vite commencer. Dès 2009, le gouvernement algérien prévoit un plan de développement de 8 gisements dans le Sud-ouest algérien entre les villes de Timimoun et Adrar et la construction d’installations de collecte et traitement du gaz. Le projet MedGaz, aujourd’hui opérationnel, est détenu par Sonatrach, Total, et l’espagnol Cepsa.

   Le système de gouvernance algérien fait que la société d’Etat Sonatrach dispose de plus des trois quarts des actifs dans l’industrie des hydrocarbures. Les sociétés transnationales ne représentent que 18% des investissements, avec une part de 2% pour Total. En février 2012, l’Agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) annonce le programme d’exploitation de ces gisements à partir de 2014, avec une prévision de production de 5 millions de m3 de gaz et de condensat par jour sur une période de huit ans.

   Une nouvelle loi sur les hydrocarbures est publiée en février 2013 (9). Elle ouvre la voie à l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels et comprend des mesures fiscales incitative pour attirer les investisseurs. En novembre 2013, l’administration française publie une note précisant que les gisements algériens en gaz de schiste sont estimés à 700 trillons de m 3, soit quatre fois le niveau des réserves actuelles (10)

   Le 21 mai 2014, le gouvernement autorise officiellement l’exploitation du gaz de schiste. Devant l’assemblée nationale, le premier ministre déclare : « Si les réserves (de gaz naturel et de pétrole), restent en 2030 à leur niveau actuel, nous n’allons couvrir que la demande nationale. Il n’en restera que très peu pour l’exportation. »

   Les autorités annoncent un objectif de production de 30 milliards de m3 de gaz par an ; et qu’elle doivent investir 300 milliards de $ sur 50 ans, dont 100 milliards entre 2014 et 2018 (11). C’est la valse des chiffres. En deux ans, on est passé d’une prévision d’extraction àmillions m3/jour à 82 millions de m3/jour ! Désormais, ce sont sept bassins algériens qui sont concernées par des projets d’exploration : Tindouf, Reggane, Timimoun, Ahnet, Mouydir, Ghadames Berkine et Illizi, zones habitées par près de 1,5 million d’habitants. (...)

   (...) La perspective d’extraction d’hydrocarbures non conventionnels en Algérie offre des opportunités aux géants français : Total et GdF-Suez. _ Mais la concurrence entre entreprises européennes est rude. Depuis quelques années, Sonatrach négocie des partenariats tous azimuts, avec Shell, Exxon Mobil, Eni, Talisman…

   En janvier 2014, l’ALNAFT procède au « 4 ème appel d’offres pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures », avec la mise en concurrence de 31 « périmètres d’hydrocarbures », dont 17 ciblent du gaz de schiste. 52 sociétés sont autorisées à concourir, dont TOTAL, GdF-Suez, Shell, Amerada Hess, Gazprom…, toutes déjà actives en Algérie. La date limite de dépôt des soumissions, initialement fixé au 4 septembre, est repoussée au 30 septembre prochain. (...)

   (...)  Quelles alternatives ? L’Algérie, comme ses pays voisins, est en stress hydrique permanent et la nappe Albienne, étendue sous trois pays (Algérie, Tunisie et Libye) n’est pas renouvelable. Les pluies sont trop faibles pour recharger les aquifères.

   Le journaliste algérien Mehdi Bsikri, militant antigaz de schiste, rapporte, le 2 février 2014, la crainte des agriculteurs du sud « Le projet d’exploitation de gaz de schiste, décidé par le gouvernement, met en péril l’agriculture dans le Sahara ». Exploiter le gaz de schiste dans cette région revient à provoquer un véritable écocide : d’une part, en utilisant une ressource en eau non renouvelable et de manière excessive ; d’autre part en condamnant les populations sédentaires et nomades qui vivent dans cette région désertique à consommer une eau polluée par les adjuvants chimiques injectés lors de fracturations hydrauliques ou les métaux lourds qui vont se mélanger aux eaux de surface.

   Cette perspective d’extraction d’hydrocarbures non conventionnels dans tout le Maghreb rappelle la période des années 60, durant laquelle les Français ont procédé à des essais de tirs nucléaires impactant très fortement et durablement une très vase zone, dépassant largement les frontières algériennes.

   L’Europe prétend à une « Stratégie Méditerranéenne de Développement Durable » alors qu’elle soutient ses industriels qui investissent dans ces pays dont la règle est de vivre de la rente pétrolière et gazière, sacrifiant le développement de l’agriculture et du tourisme, alors que ces secteurs peuvent produire de quoi nourrir une grande partie de la population du pays et créeraient de l’emploi. « Il existe dans notre région des centaines d’oasis. Elles font travailler des milliers de personnes… Le gouvernement ferait mieux de multiplier les projets agricoles dans le Sahara et d’en finir avec les importations de denrées alimentaires. L’eau de la nappe albienne est le véritable moteur du développement du pays » (Mehdi Bsirki – El Watan – février 2014).




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(La femme qui devait se séparer d'un sein
hésitait sur celui qu'elle allait donner)



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Luc Desle

samedi 4 janvier 2014

"Ce roi de la boulange roulait tout le monde dans la farine". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(DONNE DES AILES
A TES ÉLANS DE COEUR)

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(Ce gentleman farceur renonça
bien vite à importuner les femmes
pourvues de maris piliers de rugby)


Being flirty according to William H. Powell, a respectable 43-year-old.
(Source: dianapowell, via fleetwoodmcvie)

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"Au moins j'aurai protégé ces fleurs
de la fracturation hydraulique"



Le Brésil ouvre la porte 
à l'exploration des gaz de schiste

Victor Roux-Goeken, à Rio de Janeiro

   (...) Le Brésil a discrètement ouvert la porte à l’exploration des gaz de schiste, avec la mise aux enchères, jeudi 28 novembre, de 240 blocs de gaz dans des bassins conventionnels et non conventionnels. Destinée à « semer la culture du gaz » dans le pays, selon Magda Chambriard, directrice générale de l’Agence Nationale du Pétrole (ANP), l’opération vise à répondre à une demande croissante – la part de gaz dans le mix énergétique brésilien est passée de 6% à 10% entre 2000 et 2011– ainsi qu’à « décentraliser les investissements exploratoires » dans le pays-continent. 168 348 kilomètres carrés ont ainsi été mis aux enchères, plus d’un cinquième de la surface de la France métropolitaine. (...)

   (...) Avec les brésiliens Petrobras (40%) et Cowan (35%), GDF Suez a décroché une participation de 25% dans six blocs conventionnels du bassin du Recôncavo, dans l’Etat de Bahia, au nord-est du pays. En cas de découverte de gaz de schiste, le groupe français n’exclut pas un recours à la fracturation hydraulique. Une technique, on le rappelle, interdite dans son pays d’origine. « Ce n’est pas GDF Suez qui fait la réglementation », réagit l’entreprise. « Notre groupe vient d’acquérir des licences d’exploitation de gaz de schiste au Royaume-Uni (1). Quant aux licences d’exploration et production du bassin de Recôncavo, elles sont considérées comme conventionnelles. Le potentiel non conventionnel n’y est pas encore prouvé. La question se posera éventuellement après la phase d’exploration. »

   Les autorités brésiliennes assurent disposer d’une réglementation suffisante pour limiter les dommages environnementaux liés à la fracturation hydraulique, au cas où elle serait utilisée. « Celle-ci est bien plus détaillée qu’aux Etats-Unis », pionniers dans l’exploitation de cette ressource, assure à Novethic Marco Almeida, secrétaire du Pétrole et du gaz naturel au ministère brésilien des Mines et de l’énergie. L’Agence nationale du pétrole a pourtant lancé une consultation destinée à encadrer l’usage de cette technique que « pourra être amenée à utiliser les entreprises lauréates ». D’une durée d’une semaine, la consultation a été annoncée 17 jours avant l’événement.

   Des délais un peu courts alors que dès mars dernier, un groupe d'experts réunissant notamment des membres du ministère de l’Environnement et de l’Ibama (institut brésilien de l'environnement et des ressources naturelles) estimait que le Brésil ne disposait pas de la réglementation nécessaire pour encadrer le recours de la fracturation hydraulique et s’inquiétait d’éventuelles conséquences sur l’énorme aquifère Guarani, troisième réservoir souterrain d’eau mondial. Le tout en appelant à un débat public sur le sujet. Mais la population reste largement sous informée des problèmes posés par l’exploitation des gaz de schiste. Si la presse avait largement relayée ceux soulevés par l’exploitation du pétrole pré salifère en octobre dernier, le sujet est cette fois complètement passé à la trappe. Côté syndicats, seule la Fédération unique des pétroliers, affiliée à la principale centrale syndicale du pays, s’élève contre cette technique, là où la mise aux enchères du gisement pétrolier pré-salifère de Libra, un mois plus tôt, faisait l’objet d’importantes manifestations. (...)

   « Aux Etats-Unis, l’existence de nombreuses infrastructures a permis un boom du gaz de schiste. Ce n’est pas le cas au Brésil. Il y a tout le temps avant qu’il soit exploité », prévient João Carlos de Lucas, président de l’Institut brésilien du pétrole (IBP). Le « semis culturel gazier »brésilien va en effet nécessiter l’implantation d’infrastructures dont sont dépourvues presque toutes les zones concernées par l’adjudication de jeudi. A tel point que seuls 72 des 240 blocs mis aux enchères ont trouvé preneurs, dont 49 rien que par le groupe pétrolier public Petrobras, forcément plus à même de les développer qu’un groupe étranger. Mais l’absence totale de gazoducs dans cinq des huit bassins concernés a un autre corollaire : « cela freine l’urgence de l’adoption d’une réglementation », souligne le président de l’IBP.

   Enfin, des zones fragiles sont concernées par cette décentralisation voulue par le Brésil, à l’instar des huit blocs de l'Etat d'Acre, frontalier du Pérou et de la Bolivie, aux confins de l’Amazonie. Acquis par Petrobras, ils se situent sur des territoires indigènes ou à fort intérêt environnemental, comme la zone d'intérêt écologique Japiim-Pentecoste, qui abrite l’écosystème parmi les plus vulnérables d'Amazonie, prévient le secrétariat d'Etat à l'environnement d'Acre, relayé par la revue « O Eco ».

   (1) En octobre dernier, GDF Suez a annoncé l’acquisition de 25% de 13 permis d’exploration de gaz de schiste au Royaume-Uni.

© 2013 Novethic - Tous droits réservés



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(La femme pré-découpée était bonne
pour le service)




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Benoît Barvin

samedi 9 mars 2013

"Quand le couperet tomba, il eut la tête plus légère". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE EST DANS TOUTES
LES ACTIONS DU MAÎTRE)


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(En dépit de la cherté des loyers, la foule se bousculait, obligeant
les gentilles autorités à user de moyens un rien expéditifs)

"Soleil Vert" 
Richard Fleischer, Etats-Unis, 1974.

Ces villes dans le monde 
où les loyers sont devenus inabordables
Jean-Louis Dell'Oro

   (...) Les prix de l'immobilier à l'achat ont beau atteindre des sommets à Paris, au point de dépasser les tarifs pratiqués à New York, la capitale française reste encore relativement abordable pour les locataires expatriés. A 2.300 euros par mois en moyenne pour un trois pièces (+3% sur un an), la ville lumière n'est plus que la 22ème ville la plus chère du monde en matière de loyers (alors qu'elle était 14ème l'an dernier).

   C'est ce qui ressort du dernier baromètre immobilier d'ECA International publié lundi 11 février. Cette étude, réalisée chaque année, rend compte des prix des loyers dans plus de 130 villes à travers le globe, en fonction des quartiers et du type de biens généralement sollicités par des expatriés. Ces derniers ont en effet tendance à privilégier les lieux proches des ambassades, des centres-villes ou de certaines écoles prestigieuses. L'étude d'ECA sert ainsi aux entreprises de point de repère pour calculer les indemnités de logement de leurs salariés expatriés.

   Dans ce domaine, deux villes du Vieux Continent se hissent dans le top 10 mondial : Londres et Genève. Mais c'est désormais le monde émergent qui semble avoir pris la main. Les prix à Moscou battent ainsi tous les records sur la planète : 4.970 euros par mois en moyenne, toujours pour un appartement avec deux chambres. La capitale russe détrône Tokyo (3ème), qui se fait également passer devant par Caracas (2ème) (...)


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(La cherté des loyers des nuages
incita les prédateurs à fuir à tire-d'aile)

VOLAR

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(Finalement, l'extraction du gaz de schiste ne ferait pas
plus de mal au territoire que... disons, comme ça,
celle du charbon...)


L'extraction du charbon dans une mine à ciel ouvert Banque d'images -

L'Allemagne va autoriser 
l'extraction de gaz de schiste
Fabrice Nodé-Langlois

   (...) Le gouvernement allemand est favorable à la fracturation hydraulique, la seule technique employée à ce jour pour exploiter le gaz de schiste. Les ministres d'Angela Merkel se sont mis d'accord sur un projet de loi. Outre-Rhin comme en France, le sujet est sensible. Les écologistes sont hostiles à l'exploitation des gaz de schiste en raison des risques pour l'environnement tandis que l'opposition sociale-démocrate réclame un moratoire. En France, la technique de fracturation hydraulique a été interdite par le gouvernement Fillon, en juillet 2011, bloquant de fait l'exploration in situ et l'exploitation.

   Aussi, dans le souci de rassurer l'opinion, le texte de loi prévoit d'interdire la fracturation hydraulique dans les zones où existent des nappes d'eau potable. Une étude d'impact environnemental sera par ailleurs obligatoire avant tout projet industriel. Pour Oliver Krischer, un député Vert, cité par l'agence Bloomberg, «l'exclusion des zones d'eau potable est pour la galerie», «la fracturation hydraulique sera autorisée sur 80% du territoire». (...)

   (...) Lors de son passage à Paris le 7 février, le ministre allemand de l'Écologie Peter Altmaier (qui avait accordé une interview au Figaro) avait fait part de ses réticences au sujet du gaz de schiste, affirmant «s'inspirer» de la France sur le sujet.

   L'Allemagne, qui s'est engagée à arrêter d'ici à 2022 la totalité de ses centrales nucléaires qui fournissaient environ 25% de son électricité, a besoin d'énergie pour compléter l'intermittence du solaire et de l'éolien. Elle achète actuellement environ la moitié de ses besoins en gaz à la Russie. Selon les estimations du département américain de l'Énergie, sujettes à caution mais les seules disponibles, le sous-sol allemand renfermerait 230 milliards de mètres cubes de gaz de schiste, soit l'équivalent de trois ans de consommation, et vingt fois moins que la France. (...)
Lire sur:



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Luc Desle

samedi 15 décembre 2012

"La Belle voulut se laisser pousser la moustache pour complaire à la Bête". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS DU MAÎTRE
QUE CE QU'IL NE TE DONNE PAS)

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(Cette chanteuse qui eng... son micro
se trouva fort dépourvue quand celui-ci se fut tu)


Dinah Washington photo by William Claxton
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"Si je signe pour cette Loi contre la fracturation hydraulique
qui démolirait mon Empire souterrain?
Que j'veux, mon n'veu!"

Michel Simon dans "La beauté du Diable"

Les écologistes proposent une loi 
pour interdire toute exploitation 
des gaz de schiste
THIBAUT SCHEPMAN

   (...) Le député Europe Ecologie - Les Verts François-Michel Lambert a déposé ce mardi une proposition de loi visant à interdire définitivement (définitivement?) l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, « par quelque technique que ce soit » et à abroger l’ensemble des permis de recherche accordés aujourd’hui. Le texte prévoit une amende d’un million d’euros en cas de violation de l’interdiction.

   En effet, seule la fracturation hydraulique est pour l’instant interdite, et d’autres techniques commencent à être mises au point notamment en Amérique du Nord. L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPESCT) a d’ailleurs été chargé de travailler à un rapport sur le sujet depuis le 21 novembre dernier.

   Pour lire le texte en intégralité, c’est ici :


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(Ada et Ada, les soeurs jumelles, figurant l'expression
"Le monde marche la tête à l'envers")

photo by Joseph Janney Steinmetz

(Après être tombée, l'une des soeurs ne marcha plus du tout...)

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"Tous ensemble,
Tous ensemble,
Pour la Paix...
- Heu, contre les z'Athées,
Mec, contre les z'Athées!
- Autant pour moi..."

2012: 
mauvaise année 
pour les athées à travers le monde

   (...) Selon un rapport de l’International Humanist and Ethical Union (IHEU), une organisation qui regroupe plus de 120 associations d’athées et d’humanistes non croyants dans plus de 40 pays, les droits des non croyants ont été bafoués dans plusieurs pays en 2012. (de nombreux pays serait plus exact)

   Le rapport a été présenté au rapporteur spécial pour la liberté de croyance et de religion de l’ONU, Heiner Bielefeldt, à l’occasion de la journée des Droits de l’homme, le 10 décembre dernier.
   C’est dans les pays où l’islam est la religion officielle que les non croyants font face aux traitements les plus brutaux de la part des Etats et des tenants de la religion officielle. Il existe, note Reuters, au moins sept pays dans lesquels l’expression de l’athéisme ou le refus de pratiquer une religion officielle peuvent conduire à la peine de mort: l’Afghanistan, l’Iran, les Maldives, la Mauritanie, le Pakistan, l’Arabie saoudite et le Soudan.

   Dans d’autres pays comme le Bangladesh, l’Egypte, l’Indonésie, le Koweit et la Jordanie, l’expression de convictions athées ou humanistes sur la religion est totalement interdite ou strictement limitée par des lois condamnant le blasphème.

   Pour autant, l’organisation n’épargne ni le monde occidental, ni les pays de tradition chrétienne. Ainsi en Europe, en Amérique du Nord et latine comme en Afrique sub-saharienne, des pays qui se réclament laïcs donnent des privilèges aux églises chrétiennes dans les domaines de l’éducation et des services publics. L’Etat de l’Arkansas a même, note Reuters, une loi interdisant à un athée d’être témoin dans un procès.

   Un fait nouveau concerne l’accès généralisé aux réseaux sociaux numériques. Si ces derniers facilitent l’expression de points de vue divergents, en retour il est plus facile de persécuter des non croyants pour l’expression en ligne de leurs idées. Dans certains cas, note le rapport, des gouvernements ont menacé de poursuivre en justice ceux qui ont liké ou re-tweeté des commentaires athées.

   En Indonésie, Alexander Aan a été condamné à une peine de deux ans et demie de prison pour des posts sur Facebook. Deux jeunes athées, Jabeur Mejri et Ghazi Beji, ont été condamnés à sept ans et demie de prison pour des faits similaires en Tunisie. Le pianiste athée Fazil Say risque la prison pour des tweets «blasphématoires» en Turquie. (...)


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Benoît Barvin (avec l'appui bienveillant de Jacques Damboise)

samedi 8 décembre 2012

"Devant le Prince Charmant tout nu, Blanche-Neige devint instantanément Rouge-Neige... et pour longtemps". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE EST 
L’ÉLÈVE DU MAÎTRE)

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"A taaable!
- Attends, Chérie, je répare cette machine et..."

Robert Walker doing yard work at home, 1940s

(Et l'imprudent jeune homme, qui n'y connaissait rien
en fait de mécanique, se fit allègrement couper
plusieurs doigts...)

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"Hé, les Pauvres, venez!
J'ai de la place..."


(Document Fijaro intitulé:
"Quand les petites filles bourgeoises
ont du coeur")

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Reloger les pauvres, 
plus rentable que les laisser à la rue ?
ALEXANDRA BOGAERT

   (...) A l’approche de l’hiver, les limites du système d’hébergement actuel deviennent patentes. Et le nombre de places en centres ne suffit pas à couvrir les besoins des quelque 133 000 personnes sans domicile fixe (estimations de l’Insee). Dans son sixième «baromètre 115» sur la prise en charge des personnes à la rue qu’elle vient de publier, la Fnars, fédération d’associations de solidarité, alerte contre une saturation du dispositif d’hébergement encore plus criante que les années précédentes - crise et pauvreté croissante obligent.

   Alors que la demande a crû de 37% entre novembre 2011 et novembre 2012, ce sont aujourd’hui plus des trois-quarts des demandes de places dans un centre d’hébergement qui sont rejetées, dans les 37 départements observés. A la fois parce qu’il manque des places, mais aussi, comme l’explique Christophe Robert « parce que le secteur de l’hébergement est l’héritier d’une période où les personnes en situation d’exclusion étaient surtout des hommes seuls ».

   Or, le visage de la pauvreté a changé : le nombre de familles, dont beaucoup sont monoparentales, en quête d’un toit a explosé. La Fnars a relevé une hausse de 60% des demandes d’hébergement de leur part en un an. Mais les centres d’hébergement ne sont pas adaptés pour accueillir des ménages avec enfants, majoritairement redirigés vers des hôtels. Une solution bien plus coûteuse (85 euros la nuit en moyenne) et qui rend l’accompagnement social malaisé. (...)

   (...) D’où le besoin d’inverser la logique. Plutôt que de dépenser toujours plus de moyens, année après année, pour des solutions d’hébergement insatisfaisantes et qui maintiennent les populations précaires dans du provisoire à prix prohibitif pour la collectivité, il faut « mettre les personnes les plus en difficultés dans des logements, et leur permettre de bénéficier du même accompagnement social que lorsqu’elles étaient hébergées », recommande Christophe Robert.

   Avec, pour le propriétaire des lieux, la garantie que le loyer sera payé et le bien correctement entretenu, grâce aux systèmes d’intermédiation locative ou de location solidaire (voir notre article sur le sujet ici), censés également prévenir les expulsions en cas de loyers impayés.« L’intermédiation locative, qui permet de maintenir une personne dans son logement (si elle rencontre des difficultés pour payer son loyer, ndlr) ne représente pas un coût supérieur à son hébergement suite à l’expulsion de son domicile », expose Christophe Robert.

   Loger plus de monde implique bien sûr de réquisitionner les logements vides mais aussi d’en construire de nouveaux. Ce qui représente un investissement conséquent. Alain Régnier ne le nie pas. Mais, dans une vidéo disponible sur le site du ministère du Logement, il estime que « ces dépenses complémentaires sont à considérer à moyen et long terme comme une source de croissance dans toutes les dimensions du développement durable pour notre pays ». « Plus on fait reculer l’exclusion, plus on a une société harmonieuse. C’est un bénéfice pour tous. » (CQFD) (...)
Lire la suite sur:

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"Tu m'plais trop, tu sais!
- Et encore, t'as pas vu tout le reste...
- Mmm... J'en salive à l'avance."


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"Le gaz naturel, toujours!"


Gaz de schiste : 
la valse-hésitation bulgare
Alexandre Lévy

   (...) Quelle est la position exacte de Sofia sur le gaz de schiste? Difficile à dire. Après avoir décrété, début 2012, un moratoire sur l’exploration et l’éventuelle extraction, le Parlement est partiellement revenu sur sa décision le 14 juin en autorisant la fracturation hydraulique “dans des buts de recherche”. 

   Les permis d'exploration déjà accordés sont toutefois suspendus malgré les regrets de nombreux responsables bulgares, dont le Premier ministre Boïko Borissov. “Le Parlement a pris une décision souveraine. Je m'incline, a-t-il déclaré. Mais lorsque les générations futures se demanderont pourquoi nous sommes toujours dépendants de la Russie – et pourquoi nous payons notre gaz cinq fois plus cher que les Américains – je veux qu’elles sachent qui en est responsable.” 

   Il y a un an, son gouvernement avait été vertement critiqué pour avoir donné au groupe pétrolier américain Chevron l’autorisation d'explorer un gisement près de Novi Pazar, au nord-est du pays. Outre l'impact environnemental, les critiques s’étaient concentrées sur les conditions de cette transaction, effectuée “en catimini et de manière opaque”, selon la presse. La mobilisation populaire sans précédent qui s'en était suivie avait obligé les députés à se prononcer sur le sujet. Des milliers d’écologistes et d’habitants des zones concernées avaient défilé à plusieurs reprises dans les rues de Sofia, poussant les autorités à retirer l’autorisation accordée à Chevron. 

   Mais de nombreux observateurs ont mis en doute la spontanéité des opposants au projet, qui auraient été téléguidés par la compagnie russe Gazprom, détentrice d'un quasi-monopole dans l’approvisionnement en gaz du pays. Ils ont rappelé que le quotidien de gauche Sega, fer de lance de la contestation, appartenait à la société bulgare Overgaz, principal distributeur du gaz russe en Bulgarie. L'essayiste Ivo Indjev, auteur d'un livre sur les hydrocarbures russes - qu'il voit comme un instrument du pouvoir du Kremlin -, a regretté sur son blog la rapidité avec laquelle l’interdiction avait été décrétée, ne serait-ce que pour “l’impact psychologique” que cette décision pourrait avoir sur les négociations avec Gazprom. (...)

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Luc Desle