Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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samedi 14 février 2015

"Ils offrirent en tremblant le Calumet de la Paix au Conquérant". Jacques Damboise in "Pensées inadéquates".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE POURRIS PAS 
LE FRUIT DE TES ENTRAILLES)

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(Elle s'assura que le voleur de tétons  n'était pas passé,
 quand elle avait le dos tourné...)



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(Danse portugaise en l'honneur 
de sa Majesté l'Or noir)



PORTUGAL

Des plateformes offshore
au large de l'Algarve ?


   Après plusieurs années de prospection de gaz naturel à l'extrémité méridionale du Portugal, les compagnies Partex et Repsol envisagent les premiers forages avant fin 2015. Le gisement pourrait être d'une taille conséquente, le potentiel du bassin avoisinant les 8 500 km2.

   "La prospection de gaz naturel sur la côte de l'Algarve pourrait constituer une bonne surprise pour le Portugal", déclare cette semaine l'hebdomadaire portugais Expresso. Après plusieurs années de prospection à l'aide de technologies diverses, les entreprises Partex et Repsol vont forer au large des côtes lusitaniennes. "Chaque année, le Portugal importe pour 1,5 milliard de gaz naturel, et une découverte de cette dimension diminuerait considérablement les importations, permettant même de revendre le surplus à d'autres pays", indique l'hebdomadaire.

   Les deux principales aires de prospection et d'exploration s'étaleraient au-delà des eaux portugaises, jusqu'en territoire espagnol. Chaque forage, réalisé à une profondeur de plus de 1 000 mètres, devrait coûter 80 millions de dollars [70 millions d'euros]. António Costa Silva, le responsable de la compagnie portugaise Partex, estime que le potentiel des réserves du bassin de la côte de l'Algarve oscillerait entre 290 et 390 milliards de pieds cubes (bcf), ce qui serait trois à quatre fois supérieur aux capacités du bassin Poseidon, situé au large de Cadix (Espagne).

   Selon Expresso, le projet ne devrait pas avoir d'impact visible sur la vue à partir des côtes portugaises, car "il sera pratiquement impossible de voir de la plage ce qui se passe à 40 ou 50 kilomètres". "Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi des groupes de défense de l'environnement ont exprimé des craintes, alors que le projet a été débattu publiquement", s'étonne António Costa Silva. L'Algarve est réputé pour ses belles plages et l'industrie touristique qui en découle.


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Benoît Barvin

mardi 28 octobre 2014

"Blagueur, le barbier de Barbe-Bleue la teignit en rose". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(CHAQUE JOUR
ÉMERVEILLE-TOI D’ÊTRE VIVANT)

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(Nadia jura, mais un peu tard, de ne plus

jamais se pencher imprudemment à la fenêtre)



µµµ


(Geluck)


ÉNERGIE
Au Venezuela, il est moins cher 
d'importer du pétrole que d'en produire

SABINE GRANDADAM


   "Le Venezuela importe du pétrole pour la première fois dans son histoire", titre El Universal à Caracas. Un porte-conteneurs en provenance d'Algérie devrait arriver le 26 octobre sur les côtes vénézuéliennes avec quelque 2 millions de barils d'un pétrole algérien ultraléger, dénommé Saharan Blend. 

   La compagnie pétrolière de l'Etat du Venezuela (PDVSA) n'a pas confirmé la nouvelle, diffusée le 16 octobre par l'agence Reuters. Il s'agit pourtant d'une "atteinte à la souveraineté d'un pays qui compte les plus grandes réserves pétrolières au monde", note le quotidien espagnol El País, qui ajoute que "la chute des prix du pétrole aggrave la crise économique du Venezuela". (...)

   De fait, l'importation de ce pétrole algérien léger est destiné à réduire le coût de la transformation du pétrole lourd issu des gisements de la ceinture de l'Orénoque, dans le nord-est du Venezuela. Avant d'être exporté, ce brut doit être mélangé à un solvant, et l'industrie pétrolière vénézuélienne utilise habituellement du naphta lourd pour cette opération. Mais le coût élevé du naphta pèse sur les comptes de la PDVSA, surtout dans le contexte actuel de baisse des prix du baril sur le marché, privant le Venezuela d'une provision de devises. Le gouvernement de Nicolás Maduro a donc choisi de s'approvisionner en pétrole léger d'Algérie pour l'utiliser comme solvant moins coûteux que le naphta. 

   Le président Maduro a par ailleurs sollicité auprès de ses partenaires de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) une "réunion extraordinaire pour analyser le comportement des prix du brut", note El Universal. Selon un économiste cité par El País, le Venezuela aurait besoin d'un prix du brut à 120 dollars le baril pour espérer maintenir ses dépenses publiques actuelles. "Un prix impensable dans le contexte actuel du marché", précise El País, puisque le cours actuel est de 80 dollars.

   "Maduro écarte toute idée que la chute des prix du pétrole affecte l'économie [du pays]", relaie pourtant El Universal. Mais qu'il nie l'évidence ou non, le pouvoir vénézuélien est confronté à une réalité sous-jacente aux caprices des cours du pétrole : l'état déplorable de son industrie pétrolière, rapporte El Nuevo Herald à Miami. Pour Humberto Calderón Berti, ancien président (vénézuélien) de l'Opep, qui a été ministre de l'Energie et des Mines avant l'ère Chávez, "cette industrie a été détruite dans sa quasi-totalité et nous avons perdu une grande partie de notre capacité de production".


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"YYYAAAAHHHH!!!!!"


(Big Mamma, la célèbre catcheuse,

 fallait surtout pas l'énerver)

(Source: theroamer)

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Benoît Barvin

jeudi 7 août 2014

"L'Homme à la moto jalousait en secret celui à la mobylette". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE AIME AUTANT
LES ROSES QUE LES CHARDONS)

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"Mon Doudou, je t'aime..."


(Dit-elle avant de le faire exploser
dans ses bras, manière originale 
de se suicider, pensa-t-elle)


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(Président américain dansant
sur les décombres de sa politique)



SOMMET AFRIQUE—ÉTATS-UNIS
Washington a des principes quand ça l'arrange

   (...) Le président américain semble avoir annoncé la couleur dans son casting. "S'il est en revanche un dossier bien tranché, c'est celui des trois non-invités, indésirables : le Zimbabwéen et farouchement antioccidental Robert Mugabe, l'Erythréen Issayas Afewerki, accusé d'alimenter le terrorisme en Somalie, et le Soudanais Omar El-Béchir, visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI)", écrit Jeune Afrique dans son édition en ligne du 1er août. (...)

   (...) Ces dirigeants ne sont donc pas de la partie. Pour de prétendues raisons de gouvernance politique ; autant dire des pestiférés qui ne feront pas partie des convives – censés être fréquentables – qui vont porter le toast avec l’homme le plus puissant du monde. Ils doivent bien être aux anges à Washington ! Encore que, parmi eux, il y ait un nouveau distingo entre ceux qui font preuve de bonne gouvernance et les autres, qui sont ou des tripatouilleurs de Constitution ou des prédateurs, à moins que ce ne soit les deux à la fois. De sorte que si l’on se fie aux préparatifs de ce sommet, il est à prévoir que beaucoup d’oreilles siffleront, et nombreux seront ceux qui se sentiront morveux. 

   En effet, la position de l’Oncle Sam semble claire sur les modifications constitutionnelles dont le seul objectif est de permettre à des chefs d’Etat de se scotcher au fauteuil présidentiel. Barack Obama, devant de jeunes cadres africains, avait prôné l’utilité du sang neuf en ces termes : "Quand un homme ou une femme reste trop longtemps au pouvoir, il ou elle agit surtout pour durer et non pour le bien du pays." 

   De ce fait, sans présumer de la teneur du discours de l’hôte américain, des chefs d’Etats africains comme Denis Sassou N’Guesso [République du Congo], Paul Kagamé du Rwanda, Joseph Kabila de la République démocratique du Congo (RDC)… ou Blaise Compaoré [à la tête du Burkina Faso depuis 1987] ne seront pas à l’aise. (...)

   (...) Fort malheureusement, ça, c’est pour les grands principes. Comment peut-on en effet prendre les Etats-Unis au sérieux quand les mêmes pouponnent certains potentats quand ça les arrange ? Bonnes gens, peut-on mettre sur le banc des accusés les Mugabe and Co et inviter par exemple un Al-Sissi ou un Museveni ? Le premier est arrivé au pouvoir [en Egypte] grâce à un coup d’Etat, donnant ensuite un verni légal à son retour par un scrutin des plus controversés. Le second règne sans partage sur son pays [l'Ouganda] depuis, excusez du peu, vingt-huit ans. 

   Pour tout dire, même si la voix de la première puissance mondiale porte, elle se trouve souvent en porte-à-faux avec ses propres principes qui sont parfois loin de l’honorer et qui apportent de l’eau au moulin de tous les tripatouilleurs professionnels. (...)

   (...) Certes, l’Afrique a plus besoin d’institutions fortes que d’hommes forts, mais Obama gagnerait à aller au-delà de la répétition des grands principes, et à "parler bon français" comme on le dit familièrement chez nous, en soutenant véritablement les pays africains dans leur quête de développement. Hors tous les analystes sont unanimes sur ce constat : Obama a moins fait pour l’Afrique qu’un George Bush tant décrié sous nos tropiques, ne serait-ce que par la mise en place de l’Agoa (African Growth and Opportunity Act), un système issu d’une loi américaine qui permet aux entreprises de 39 pays africains d’exporter vers les Etats-Unis sans payer de taxes, et la mise en place du MCC (Millenium Challenge Corporation), un fonds de développement bilatéral annoncé par l'administration Bush en 2002 et mis en place en janvier 2004.

   Aujourd’hui, ceux qui pensaient qu’avec l’arrivée de leur frère noir allaient raser gratis en sont pour leurs frais et ont vite déchanté. Et ce n’est pas à deux ans de la fin de son ultime mandat que celui qui a des racines kényanes par son père mettra les bouchées doubles pour faire des miracles. 

   En réalité, on a le sentiment que ce qui intéresse l’Oncle Sam, ce sont les porteurs de ressources minières, notamment le pétrole ; les Etats-Unis étant en train de remplacer leurs sources traditionnelles d’approvisionnement en or noir par le golfe de Guinée, bordé par le Nigeria, l’Angola, la Guinée-Equatoriale, le Gabon et São-Tomé-et-Principe. Le tout n’est donc pas de professer de belles théories du haut d’une chaire, fût-elle celle du Bureau ovale. Il faudrait résolument mettre la main dans la poche pour sortir le continent noir de l’ornière.


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(La Femme-Araignée malencontreusement
emberlificotée dans sa toile)



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Luc Desle

samedi 4 janvier 2014

"Ce roi de la boulange roulait tout le monde dans la farine". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(DONNE DES AILES
A TES ÉLANS DE COEUR)

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(Ce gentleman farceur renonça
bien vite à importuner les femmes
pourvues de maris piliers de rugby)


Being flirty according to William H. Powell, a respectable 43-year-old.
(Source: dianapowell, via fleetwoodmcvie)

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"Au moins j'aurai protégé ces fleurs
de la fracturation hydraulique"



Le Brésil ouvre la porte 
à l'exploration des gaz de schiste

Victor Roux-Goeken, à Rio de Janeiro

   (...) Le Brésil a discrètement ouvert la porte à l’exploration des gaz de schiste, avec la mise aux enchères, jeudi 28 novembre, de 240 blocs de gaz dans des bassins conventionnels et non conventionnels. Destinée à « semer la culture du gaz » dans le pays, selon Magda Chambriard, directrice générale de l’Agence Nationale du Pétrole (ANP), l’opération vise à répondre à une demande croissante – la part de gaz dans le mix énergétique brésilien est passée de 6% à 10% entre 2000 et 2011– ainsi qu’à « décentraliser les investissements exploratoires » dans le pays-continent. 168 348 kilomètres carrés ont ainsi été mis aux enchères, plus d’un cinquième de la surface de la France métropolitaine. (...)

   (...) Avec les brésiliens Petrobras (40%) et Cowan (35%), GDF Suez a décroché une participation de 25% dans six blocs conventionnels du bassin du Recôncavo, dans l’Etat de Bahia, au nord-est du pays. En cas de découverte de gaz de schiste, le groupe français n’exclut pas un recours à la fracturation hydraulique. Une technique, on le rappelle, interdite dans son pays d’origine. « Ce n’est pas GDF Suez qui fait la réglementation », réagit l’entreprise. « Notre groupe vient d’acquérir des licences d’exploitation de gaz de schiste au Royaume-Uni (1). Quant aux licences d’exploration et production du bassin de Recôncavo, elles sont considérées comme conventionnelles. Le potentiel non conventionnel n’y est pas encore prouvé. La question se posera éventuellement après la phase d’exploration. »

   Les autorités brésiliennes assurent disposer d’une réglementation suffisante pour limiter les dommages environnementaux liés à la fracturation hydraulique, au cas où elle serait utilisée. « Celle-ci est bien plus détaillée qu’aux Etats-Unis », pionniers dans l’exploitation de cette ressource, assure à Novethic Marco Almeida, secrétaire du Pétrole et du gaz naturel au ministère brésilien des Mines et de l’énergie. L’Agence nationale du pétrole a pourtant lancé une consultation destinée à encadrer l’usage de cette technique que « pourra être amenée à utiliser les entreprises lauréates ». D’une durée d’une semaine, la consultation a été annoncée 17 jours avant l’événement.

   Des délais un peu courts alors que dès mars dernier, un groupe d'experts réunissant notamment des membres du ministère de l’Environnement et de l’Ibama (institut brésilien de l'environnement et des ressources naturelles) estimait que le Brésil ne disposait pas de la réglementation nécessaire pour encadrer le recours de la fracturation hydraulique et s’inquiétait d’éventuelles conséquences sur l’énorme aquifère Guarani, troisième réservoir souterrain d’eau mondial. Le tout en appelant à un débat public sur le sujet. Mais la population reste largement sous informée des problèmes posés par l’exploitation des gaz de schiste. Si la presse avait largement relayée ceux soulevés par l’exploitation du pétrole pré salifère en octobre dernier, le sujet est cette fois complètement passé à la trappe. Côté syndicats, seule la Fédération unique des pétroliers, affiliée à la principale centrale syndicale du pays, s’élève contre cette technique, là où la mise aux enchères du gisement pétrolier pré-salifère de Libra, un mois plus tôt, faisait l’objet d’importantes manifestations. (...)

   « Aux Etats-Unis, l’existence de nombreuses infrastructures a permis un boom du gaz de schiste. Ce n’est pas le cas au Brésil. Il y a tout le temps avant qu’il soit exploité », prévient João Carlos de Lucas, président de l’Institut brésilien du pétrole (IBP). Le « semis culturel gazier »brésilien va en effet nécessiter l’implantation d’infrastructures dont sont dépourvues presque toutes les zones concernées par l’adjudication de jeudi. A tel point que seuls 72 des 240 blocs mis aux enchères ont trouvé preneurs, dont 49 rien que par le groupe pétrolier public Petrobras, forcément plus à même de les développer qu’un groupe étranger. Mais l’absence totale de gazoducs dans cinq des huit bassins concernés a un autre corollaire : « cela freine l’urgence de l’adoption d’une réglementation », souligne le président de l’IBP.

   Enfin, des zones fragiles sont concernées par cette décentralisation voulue par le Brésil, à l’instar des huit blocs de l'Etat d'Acre, frontalier du Pérou et de la Bolivie, aux confins de l’Amazonie. Acquis par Petrobras, ils se situent sur des territoires indigènes ou à fort intérêt environnemental, comme la zone d'intérêt écologique Japiim-Pentecoste, qui abrite l’écosystème parmi les plus vulnérables d'Amazonie, prévient le secrétariat d'Etat à l'environnement d'Acre, relayé par la revue « O Eco ».

   (1) En octobre dernier, GDF Suez a annoncé l’acquisition de 25% de 13 permis d’exploration de gaz de schiste au Royaume-Uni.

© 2013 Novethic - Tous droits réservés



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(La femme pré-découpée était bonne
pour le service)




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Benoît Barvin

dimanche 22 septembre 2013

"La Mort avait de beaux cimetières devant elle". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA SAGESSE N'EST
PAS COTÉE EN BOURSE)

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"Non, pas de photo! Je n'ai pas encore
ôté ma robe, enfin... Il faut vous
apprendre le b.a.-ba du métier, dites-moi!"




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"Tenez, Monsieur le Pauvre, une belle tranche
pimentée et poivrée comme vous l'aimez..."



Crise économique et écologique  :
 quarante ans de fuite en avant
LOUISE ALLAVOINE

   1971 : bye bye Bretton Woods

   Les Etats-Unis signent leur premier déficit commercial du XXe siècle. Pour financer sa guerre du Viêt-Nam, l’oncle Sam a inondé la planète de dollars. En 1971, la masse de billets verts dans le monde représente cinq fois la valeur des réserves en or détenues par le Trésor américain. Or, en 1944, les accords de Bretton Woods ont instauré un système de taux de change fixes où toutes les monnaies sont définies en dollars. Seul le billet vert est rattaché à l’or. Le 15 août, le président Richard Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or. C’est la fin du système monétaire international qui s’écroule définitivement en 1973, avec l’adoption d’un système de changes flottants. Il est possible de spéculer sur les monnaies : un boulevard pour le développement de flux financiers sans rapport avec les flux de production.

   1973 : le pétrole s’envole

   Avec la fin des accords de Bretton Woods, le dollar désormais « flottant » pique du nez. Or, les prix du pétrole sont fixés en billet vert. Conséquence pour les pays producteurs : une baisse significative des revenus. En octobre 1973, la guerre israélo-arabe du Kippour offre aux pays membres de l’Opep, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’occasion de se rebiffer. Ils annoncent un embargo sur les livraisons d’or noir. C’est le premier choc pétrolier. Cette pénurie soudaine et artificielle aurait pu sonner comme un avertissement aux oreilles des grandes puissances importatrices. La hausse rampante du prix du baril, due à la raréfaction des ressources fossiles, sera dorénavant un facteur concomitant des crises économiques. En juillet 2008, à 147 dollars le baril de Brent, il battait tous les records. Un hasard ?

   1981 : Reagan superstar

   L’Etat-providence se meurt. L’accession au pouvoir de Margaret Thatcher au Royaume-Uni et de Ronald Reagan aux Etats-Unis ouvrent la voie aux idées néolibérales, qui encouragent la dérégulation et l’allégement des charges. Reagan baisse les impôts des plus riches, mais augmente les dépenses militaires. Le déficit public explose. « Lorsqu’on observe l’évolution de la dette aux Etats-Unis, on se rend compte que jusqu’en 1981, le ratio dette/PIB est stable », explique l’économiste Pierre Larrouturou. « Mais les règles définies lors du sommet de Philadelphie en 1944 sont démantelées. Il n’y a plus de partage équitable de la productivité entre salariés et actionnaires. » Les Américains s’endettent pour maintenir le niveau de vie qu’ils n’atteignent plus par leur salaire. « Dans les 15 pays les plus riches de l’OCDE, la part des salaires dans le PIB baisse de 10 % en trente ans. Quelque 35 000 milliards de dollars (24 000 milliards d’euros, ndlr) revenant aux salariés, sont allés vers les marchés financiers : le hold-up du siècle ! » A Philadelphie, le président Roosevelt avait pourtant prévenu : « Il n’y aura pas de paix durable sans justice sociale. »

   2000 : de la bulle Internet aux « subprimes » !

   Après l’effondrement en 2000 des valeurs technologiques, l’économie a besoin d’un autre relais de croissance. Chaque Américain rêve de posséder sa maison. Les organismes de crédit promettent de les exaucer grâce aux « subprimes », ces prêts immobiliers aux taux imbattables… les premières années. La Banque centrale américaine, la Fed, par son taux d’intérêt directeur particulièrement faible encourage le mouvement. En 2006, le volume de ces crédits atteint 640 milliards de dollars, soit 23 % des prêts immobiliers américains. Qu’importe que les emprunteurs soient souvent peu solvables, puisque les prix ne cessent de grimper. En cas d’insolvabilité, le prêteur peut donc récupérer son dû en vendant le logement. Mais catastrophe, la Fed relève plusieurs fois son taux directeur. Les Américains endettés voient l’intérêt de leur emprunt à taux variable s’envoler et vendent. Le rêve américain vire au cauchemar.

   2008 : Lehman Brothers au tapis

   « Un des problèmes majeurs de la crise vient des produits financiers dits dérivés, souligne Patrick Viveret, philosophe et économiste. Leur marché représente plus de 600 000 milliards de dollars(415 000 milliards d’euros, ndlr) de transactions par an. C’est l’économie casino, sans rapport avec l’économie réelle. » Noyés parmi d’autres créances moins risquées, ces placements attirent les investisseurs. Courant 2007, les bilans d’établissements financiers américains et européens se révèlent farcis de crédits insolvables. Certains n’y résistent pas. Le 14 septembre 2008, Lehman Brothers fait faillite. En octobre, les bourses mondiales craquent. A la crise bancaire, qui grippe le crédit, succède une crise économique, la plus importante depuis 1929.

   2009 : l’échec de la régulation

   La planète finance brûle. Le 18 septembre 2008, l’administration Bush se dit prête à débourser 700 milliards de dollars (480 milliards d’euros) pour racheter les actifs à risques et relancer le marché du crédit. En Europe, les différents plans nationaux de sauvetage, annoncés la semaine suivante, font grimper l’enveloppe globale de la zone euro à 1 700 milliards d’euros. En avril 2009, les pays du G20 promettent de réguler les marchés financiers et bancaires. Après trente ans de recul, les Etats semblent signer leur grand retour. Mirage. « Les symptômes ont été traités mais pas les causes, pointe Patrick Viveret. Aujourd’hui, il y a un besoin urgent de mesures de régulation fortes : il faut instaurer le contrôle des changes, la taxation des transactions financières, fermer les marchés financiers quand ils basculent dans la démesure. »

   2010 : la Grèce plonge

   Alors qu’on croyait l’hémorragie jugulée, le mal change de nature : voilà la crise de la dette publique. Les banques et fonds d’investissement se sont tournés vers le marché des dettes publiques, réputé (plus) sûr. Sauf que celles-ci enflent. En Europe, on doute de la capacité de la Grèce à rembourser. Les taux d’intérêt grimpent, Athènes a du mal à emprunter. L’Union, d’abord réticente, vient deux fois à son secours avec le FMI (Fonds monétaire international), mais au prix d’un plan d’austérité inédit. Selon le président de l’Observatoire français des conjonctures économiques, Jean-Paul Fitoussi, dans Libération le 6 août, la crise de la dette grecque « a introduit une peur généralisée des gouvernements de se retrouver contaminés ». La rigueur est sur toutes les lèvres. « Le message dominant pour rassurer les marchés est de couper dans les dépenses sociales. Or, l’austérité a des effets délétères », alerte Patrick Viveret. « Certains disent qu’il faut d’abord gérer la tourmente financière et que les crises sociale et écologique ne pourront se régler qu’après. Mais ces dernières sont la partie immergée de l’iceberg. C’est à elles qu’il faut s’attaquer en priorité », appelle Pierre Larrouturou.

   Eté 2011 : la rechute

   Fin 2008, la récession menace. Les Etats sortent alors l’arme anti-crise : la relance. En décembre, l’UE prévoit d’injecter 200 milliards d’euros dans l’économie. En janvier 2009, le président américain Barack Obama annonce un plan de 825 milliards de dollars (570 milliards d’euros).« C’est la recherche désespérée de la croissance par l’endettement », commente Patrick Viveret. C’est un échec. Début 2011, aucun pays développé n’a retrouvé ses taux de croissance d’avant-crise. Au premier trimestre 2011, le PIB des Etats-Unis augmentait de 63 milliards de dollars (44 milliards d’euros). Dans le même temps, la dette grimpait de 380 milliards (263 milliards d’euros). S’endetter plus pour gagner moins. Le 31 juillet, douche froide à la publication des résultats américains. La croissance n’a pas dépassé 0,4 % au premier trimestre contre les 1,9 % attendus. Le 5 août, l’agence de notation Standard & Poor’s dégrade la note des Etats-Unis. C’est la première fois qu’ils perdent leur triple A. La nouvelle fait plonger les principales places boursières mondiales. (etc, etc) (...)



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(Le fils du chat botté était gourmand)


Andrew Lucas - helado


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Luc Desle

vendredi 18 janvier 2013

"Ces pensées médiocres se mouchaient dans des draps de soie". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'ENVIE EST L'ENFANT DE L'ENVIE)

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"Vous me certifiez que vous n'avez pas 
d'étranges pseudopodes
étrangement situés?
- Et vous, que vous n'allez pas hurler?"



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"Alors comme ça, tu veux nous quitter
pour aller participer aux forages
au large de la Guyane?
- Ben oui... La recherche de pétrole, elle,
elle est rentable... Pas comme le nucléaire..."


Shell poursuit ses recherches de pétrole 
au large de la Guyane

   (...) La quête de l’or noir se poursuit en Guyane. La compagnie pétrolière Shell vient d’annoncer ce jeudi le lancement début janvier d’un deuxième forage au large du département français d’outre-mer, selon l’agence AFP.

   Ce nouveau puits sera le premier d’une série de trois programmés en 2013 par Shell et ses partenaires pour prospecter, à 150 km des côtes, les fonds océaniques qui regorgeraient de pétrole. On estime qu’entre 40 millions et un milliard de barils pourraient être contenus à plus de 6000 m de la surface des eaux, dont au moins 4000 m sous terre.

   Malgré ces colossales estimations, un précédent forage effectué en 2012 par le géant pétrolier anglo-néerlandais a fait chou blanc, a reconnu la compagnie début décembre. Il ne se situait pourtant qu’à quelques kilomètres d’un premier puits exploratoire creusé en 2011 par le groupe britannique Tullow, le précédent opérateur du permis de recherche d’hydrocarbures au large de la Guyane, et qui avait permis de perforer une nappe d’hydrocarbures à 6200 m de profondeur.

   Quatre recours administratifs ont été déposés depuis juin 2012 contre les arrêtés autorisant l’exploration par Shell des fonds océaniques. Mais depuis l’arrivée de Delphine Batho au ministère de l’Environnement en remplacement de Nicole Bricq – évincée de ce poste après avoir annoncé son futur refus d’autoriser les arrêtés préfectoraux d’exploitation – ces recours administratifs, déposés par des associations écologistes, sont restés lettre morte. Et n’empêchent à ce jour en rien la poursuite des forages. (pourquoi cela ne nous étonne-t-il pas?) (...) 



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"Hello, M'Dame, a coffee, please.
- A BLACK coffee, I Suppose?"



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(Le vieux Libéralisme ne trouvait plus beaucoup de charme
à faire gigoter sa marionnette, un peu ridicule aussi,
il faut bien l'avouer)


Davos, temple du libéralisme, 
s’inquiète du changement climatique

   (...) Le forum de Davos (ou Forum économique mondial) n’est plus ce qu’il était. Cette réunion annuelle rassemble dans la célèbre et luxueuse station de sport d’hiver suisse les plus grands chefs d’entreprises et dirigeants politiques de la planète. Ce forum est considéré comme l’un des temples du libéralisme. Il faut dire qu’on y a longtemps parlé que de flexibilité, de privatisation et de dérégulation. Et que c’est en réaction à ce dernier qu’a été lancé il y a dix ans à Porto Alegre, au Brésil, le Forum social mondial.

   Mais un coup de chaud s’annonce pour 2013. Ce forum devrait mettre cette année à l’honneur le réchauffement climatique comme le montre son rapport « Global Risks », sorte d’introduction à la grande réunion, publié ce jeudi (ce document est à retrouver en intégralité à la fin de cet article). Ce rapport dresse la liste des risques majeurs pour l’économie et la planète dans les dix ans à venir, selon leur probabilité et leur gravité [3]. Et les risques environnementaux et en particuliers climatiques y occupent une place prépondérante.(...)

   (...) Ce rapport estime la probabilité du risque appelé « augmentation des émissions de gaz à effet de serre » à 3,91 sur une échelle qui va de 1 à 5, et estime sa gravité à 3,85 sur une échelle qui va de 1 à 5. Les augmentations des déséquilibres des finances publiques (respectivement 3,99 et 3,97), des inégalités (4,14 et 3,8) et des crises d’approvisionnement en eau (3,85 et 3,99) sont classées au-dessus (retrouvez ce tableau en page 5 du rapport, à la fin de cet article).

   Les auteurs du rapport ne s’arrêtent pas là. Ceux-ci font par ailleurs de très nombreux appels à l’action, et s’inquiètent du fait que la crise économique détourne l’attention des gouvernements de la question climatique. Les références aux entreprises et au business sont plus nombreuses que les références à l’humain et à son bien-être, mais ce rapport montre un changement de mentalité profond. On y lit notamment :

    « La logique de gestion des risques nous encourage à investir aujourd’hui pour protéger les infrastructures essentielles et les centres d’activités économiques contre les futurs dégâts environnementaux. C’est aussi un impératif politique que de le faire dès maintenant afin de créer des emplois et de rétablir la croissance économique aussi vite que possible. »

    « Les cyniques répondent que ces dégâts environnementaux pourraient avoir un effet stimulateur pour l’économie. (...) Toutefois, de plus en plus de gens habitent dans les villes. Cette concentration humaine inédite dans l’histoire – et qui va s’accroître encore – pourrait entraîner des dégâts environnementaux d’une ampleur tout aussi inédite. »

    « Hésiter à agir maintenant ne ferait qu’ajouter au fardeau des générations futures. » (s'il en reste...)  (...)

   [3] Ces indices ont été calculés en septembre 2012, en interrogeant 1 000 experts et dirigeants du monde entier sur 50 risques de types économiques, environnementaux, géopolitiques, sociétaux et technologiques. Les personnes interrogées se voyaient demander « Sur une échelle de 1 à 5, quelle est la probabilité que cet évènement survienne dans les dix années à venir » et « Si cet événement survenait, quel serait pour vous sa gravité sur une échelle de 1 à 5 ».
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Benoît Barvin

jeudi 27 septembre 2012

"Depuis le jour de sa naissance, il faisait le décompte des heures lui restant à vivre". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE T'AVISE PAS D'IMITER
LE VENT FOU DE L'ORGUEIL)

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"Puisqu'on te dit qu'il n'y a plus de nouvel IPhone!
T'arrives trop tard, tocard!"


Le 17 novembre, Zuccotti Park est évacué manu militari. 
(Photo Mike Segar. Reuters)

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"Si je suis garanti sans OGM?
Pourquoi cette question?"

OGM : comment 
le lobby contre-attaque
KARINE LE LOËT

   (...) 1. Jouer la carte de la prudence:
   Ne pas paniquer ni hurler au scandale, il faut stopper l’emballement. Dans les heures qui ont suivi la publication de l’étude, le premier intéressé, Monsanto, s’est montré très mesuré : un porte-parole a déclaré que le groupe allait « examiner [l’étude] attentivement, comme nous le faisons pour toutes les études concernant nos produits et nos technologies ». Prudent, lui aussi, Mark Tester, professeur à l’Australian Centre for Plan Functional Genomics, un institut de recherche sur les biotechnologies qui a pour objectif d’ « assurer que l’Australie demeure compétitive dans la production de céréales » et a recours entre autres à la manipulation génétique s’est demandé pourquoi d’autres études n’avaient jamais montré de pareils résultats.

   2. Attaquer le sérieux de l’étude:
   Une fois l’étude publiée – elle ne l’a été qu’à 15h alors que le Nouvel Observateur publiait l’info dès le matin - les chercheurs s’en sont emparé. Et les critiques ont commencé à pleuvoir. « Cela ne vaut pas un clou, confiait ce jeudi au Figaro, le toxicologue Gérard Pascal. Pour faire une étude de cancérologie sérieuse sur deux ans, il faut des groupes d’au moins 50 rats. Or ici, ils n’en comptent que dix. Du fait des décès spontanés qui surviennent pendant l’expérience, l’échantillon est bien trop faible pour tirer la moindre conclusion. Enfin, la souche de rats utilisée est réputée pour développer spontanément des cancers mammaires. » Or, Gérard Pascal, un ancien de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), aurait contribué « aux autorisations d’un grand nombre d’OGM au sein des comités français d’évaluation », selon le Criigen.

   Le Pr Marc Fellous, président de l’Association française des biotechnologies végétales- un institut réunissant 200 membres « convaincus de l’intérêt des biotechnologies végétales pour notre pays et plus particulièrement pour son agriculture »- a pointé, le manque d’information sur le régime alimentaire des rats. « A part le maïs OGM, on ne sait pas ce qu’ils ont mangé. De plus, le maïs renferme des mycotoxines, des substances naturelles fortement cancérigènes. A-t-on mesuré leur concentration ? La publication ne le dit pas. » Devant le vent de critiques, le Dr Joël Spiroux, co-auteur de l’étude a répondu point par point dans les colonnes du Nouvel Obs.

   3. Démonter la crédibilité de l’équipe
   Pour être sûr d’enterrer les propos, mieux vaut carrément décrédibiliser les auteurs. « Les études de Séralini et de ses collègues militants anti-OGM n’ont pas, dans le passé, résisté aux revues de pairs, a déclaré Dr Julian Little du Conseil de biotechnologie agricole, un lobby industriel britannique pro-Ogm. Elles se sont notamment attirées les critiques de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA, ndlr), de l’autorité sanitaire d’Australie et de Nouvelle Zélande (FSANZ) et du Public Research and Regulation Initiative (PRRI), un forum pour le secteur public de la recherche. » Anthony Trewavas, pour sa part, professeur de biologie cellulaire à l’université d’Edimbourg, a rappelé que M. Séralini est un militant anti-OGM. 
   Une critique que l’on peut renvoyer à son auteur : M. Trewavas, lui, est clairement identifié pro-OGM. Il a notamment signé un article dans AgBioWorld titré « Les OGM sont notre meilleure option » Mais a-t-il néanmoins raison ? Oui sans aucun doute pour ce qui est des produits agricoles transgéniques. Mais pas pour le reste. Gilles-Eric Séralini et son équipe « n’ont rien contre les OGM pour la fabrication de médicaments. L’insuline par exemple, est fabriquée à partir d’OGM. (…) En revanche, Gilles-Eric Séralini et nous autres sommes contre les OGM agricoles, mal étiquetés et dont la toxicité au long court est mal étudiée », explique Joël Spiroux dans les colonnes du Nouvel Obs. (...)
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(La fière Allemagne priant peut-être pour que
les pays émergents émergent
le plus tard possible)

 La chancellière Angela Merkel 
attend l'ouverture d'une session parlementaire à Berlin. 
(Photo Fabrizio Bensch. Reuters) 

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"On n'a gagné, On n'a gagné!
- Pauvre naze, tu crois encore à la Justice?
- Oh Toi, depuis que ton mec t'a larguée,
t'es d'un ch..., tu sais!"

une nuit girl by buzillo
Marée noire de l'Erika : 
la procédure contre Total pourrait être annulée 
(heureusement, cela n'a pas été le cas,
mais qu'on puisse poser la question
en dit long sur les dessous peu glorieux
de cette affaire)
Mehdi Pfeiffer 

   (...) Plus de 400 kilomètres de côtes françaises souillées et pas moins de 150 000 oiseaux mazoutés... Le 12 décembre 1999, le naufrage de l'Erika, un vieux navire battant pavillon maltais et transportant du pétrole pour groupe français Total, avait provoqué une catastrophe écologique sans précédent. Presque 13 ans plus tard, la cour de cassation doit dire ce mardi après-midi, si oui ou non elle valide les condamnations, dont celle de Total, prononcées pour la pire marée noire qu'ait connue la France. (...)

   (...) Le 30 mars 2010, la cour d'appel de Paris avait confirmé les condamnations pénales pour pollution du groupe Total, de la société de classification Rina, de l'armateur Giuseppe Savarese et du gestionnaire Antonio Pollara. Les parties civiles (l'Etat, les collectivités locales et des associations de protection de l'environnement) avaient obtenu plus de 200 millions d'euros de dommages et intérêts, dont environ 13 millions au titre de leur «préjudice écologique». 
   Les quatre condamnés s'étaient alors pourvus en cassation, où au printemps dernier, Didier Boccon-Gibod, l'avocat général, avait recommandé l'annulation pure et simple de de procédure, arguant que la justice française n'était pas compétente». (...)

   Le navire a en effet sombré en Zone économique exclusive (ZEE), c'est à dire en dehors des eaux territoriales françaises. L'avocat général a également remis en cause l'indemnisation du «préjudice écologique», accordé en première instance et en appel à plusieurs collectivités et associations, comme la Ligue de Protection des Oiseaux, indépendamment de tout dommage économique.
   Mais plus que financier, l'enjeu est ailleurs. Total et Rina ont en effet déjà versés les 200 millions d'euros de dommages et intérêts et ne comptent pas récupérer cette somme, quelle que soit la décision rendue par la Cour de cassation. En revanche, les parties civiles craignent les répercussions juridiques en cas d'annulation de la procédure. Car la décision ferait jurisprudence et d'autres navires pourraient polluer en toute impunité. (La Cour de Cassation n'a donc pas osé ce qui, peut-être quelques mois plus tôt, aurait été possible?) (...)

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Luc Desle