Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 10 novembre 2014

"C'était un fumeur invertébré ou invétéré, je ne sais plus...". Jacques Damboise in "Je ne sais plus..."

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE TEMPS FUTUR NE VAUT PAS
LE TEMPS PRÉSENT)

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"Si tu as bien fait briller ta rivière de
diamants? Oh que oui, Mon Amour!"



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La chute du mur de Berlin : 
la version d’Egon Krenz

José FORT

   (...) Depuis samedi matin (8/11/2014), radios et télé accordent une large place à la chute du mur de Berlin. « Pour faire œuvre de pédagogie auprès des plus jeunes », précisent les médias. Ce matin, moi aussi, je vais faire « oeuvre de pédagogie ». A ma manière.

   Voici une interview de Egon Krenz réalisée à Berlin en septembre 2009 et publiée dans l’Humanité de novembre de la même année.  Le dernier président du Conseil d’Etat de la République démocratique allemande (RDA) évoquait la chute du mur, le rôle de Gorbatchev, ses relations avec Kohl, ses propres erreurs, le socialisme.

   Egon Krenz vit avec sa famille près de Rostock. Notre rendez-vous a eu lieu à Berlin dans un endroit discret. Il doit prendre des précautions, n’étant pas à l’abri d’une provocation. La presse de droite allemande le salit, l’insulte. Or, il n’a jamais commis le moindre crime et a tout fait pour que les événements de 1989 puissent se dérouler sans la moindre violence. Egon Krenz est un homme chaleureux, courageux, fidèle à ses engagements. L’autre jour à Berlin, il est descendu de sa voiture. En face, dans l’immeuble en construction, trois maçons l’ont reconnu. « Egon, droit toujours », lui ont-ils lancé. Ses yeux ont brillé un instant. Et nous avons parlé… 

   JF. Vous avez été emprisonné pendant plusieurs années. Comment allez-vous?

   EK. J’ai la chance d’avoir une famille intacte et des amis fidèles. Les vrais, ceux qui gardent la tête haute. J’ai l’espoir que mes petits enfants réussiront ce nous avons tenté de construire. En 1989, ce n’est pas l’idée socialiste qui a été enterrée mais plutôt un certain modèle de socialisme. Je suis optimiste. Je ne crois pas que le capitalisme soit le dernier mot de l’histoire. Vous n’avez pas devant vous un personnage écroulé dans un petit coin d’Allemagne mais un homme debout.

   JF. D’autres se sont écroulés ?

   EK. Oui, malheureusement. La dureté de notre défaite et le triomphe de l’anticommunisme ont eu des retombées redoutables. Certains se sont retirés. D’autres ont déserté.

    JF. Qui par exemple ?

   EK ……. (Il me regarde fixement. Son regard lumineux soudain s’assombrit. Il garde le silence)

   JF. Des membres du Bureau politique du parti socialiste unifié (SED), par exemple ?

   EK. Notamment. Pour revenir à votre première question, ces années de prison ont été surtout dures pour ma famille car les attaques visaient mon honneur personnel. Je savais qu’on ne m’offrirait pas des fleurs. Pour une raison simple : dès son élaboration, la loi fondamentale de la RFA stipulait que les territoires allemands situés hors RFA devaient être récupérés, tous ceux y exerçant une fonction responsable étant considérés comme des criminels, des malfaiteurs. Je savais cela depuis longtemps. J’étais prêt à subir la prison. Mais je refusais et refuse toujours les accusations qui ont été portées contre moi. L’histoire me libérera. Mon sort personnel importe peu. En revanche, le calvaire vécu par de nombreux citoyens de la RDA relève de l’inadmissible. 

   Je pense à tous ceux qui ont perdu leur travail alors qu’il n’y avait pas de chômage en RDA. Je pense aux intellectuels de la RDA décapités. Je pense à tous ceux qui ont été marginalisés. Un exemple parmi tant d’autres, celui de l’hôpital de la Charité à Berlin : la plupart des médecins, des spécialistes reconnus mondialement, ont été licenciés. La division de l’Allemagne n’était pas chose naturelle. Elle était contraire à notre histoire. Mais avez-vous remarqué que les dirigeants de la RFA ont tout mis en œuvre pour éviter la prison aux nazis. Moi, j’ai scrupuleusement respecté les lois de la RDA. Je n’ai commis aucun crime.

   JF. Comment avez-vous vécu les derniers jours de la RDA ?

   EK. Je ne suis pas de la génération de ceux qui venaient des camps de concentration, de la guerre, de la Résistance, de Moscou. Au bureau politique du SED, j’étais le plus jeune. Je suis un enfant de la RDA. Tous les autres avaient survécu au nazisme. J’ai exercé de nombreuses fonctions : de représentant des élèves dans mon collège jusqu’à la présidence du Conseil d’Etat. Avec la disparition de la RDA, c’est une bonne partie de ma vie que j’ai enterrée.

   JF. Aviez-vous passé des accords avec le chancelier Kohl ?

   EK. Nous avions décidé d’ouvrir plusieurs points de passage. La date avait été fixée par mon gouvernement au 10 novembre 1989. Or, la veille, un membre du bureau politique, Schabowski, a annoncé publiquement non pas l’ouverture de passages mais la « destruction du mur ». Nous nous étions mis d’accord avec Kohl pour l’ouverture en « douceur » des frontières. Il ne s’agissait pas à ce moment là de la fin de la RDA, de la fin du pacte de Varsovie et de Berlin comme territoire au statut particulier. Il s’agissait d’ouvrir les frontières.

   JF. Avez-vous pensé, un moment, faire utilisation de la force ?

   EK. Je peux jurer que nous n’avons jamais envisagé une telle décision. Je savais qu’un seul mort aurait eu des conséquences tragiques. L’utilisation de la force, et nous en avions les moyens, aurait conduit à la catastrophe. Nous avons refusé de tirer sur le peuple.

   JF. Dans un de vos ouvrages vous vous élevez contre la réécriture de l’histoire.

   EK. Tant de choses ont été écrites… Il faut en revenir à l’essentiel : sans Hitler, le nazisme, la Seconde guerre mondiale et la réforme monétaire de 1948, l’histoire de l’Allemagne aurait pu s’écrire autrement. Le malheur du peuple allemand, c’est le fascisme.

   JF. Pensez-vous à vos propres responsabilités ? (Il observe un instant de silence puis s’approche de la table. Visiblement, il est ému)

   EK. J’y pense constamment. Je pense au fossé entre la direction et la base, au déficit de confiance entre le parti et la population. Le manque de démocratie, de débat, la différence entre la réalité et la propagande. Les plus anciens refusaient le débat direct. Une terrible erreur. Il fallait combattre l’adversaire sur le plan des idées. Il fallait accepter la confrontation idéologique. Nous ne l’avons pas fait. Nous rencontrions de gros problèmes économiques et faisions comme si tout allait bien. Pour les citoyens de la RDA, les acquis sociaux étaient chose normale. Il fallait dire la vérité, montrer les difficultés, parler franchement. Nous n’avons pas su ou pas voulu ouvrir la société.

   JF. Vous n’évoquez pas l’environnement international, la guerre froide, le rôle de l’Union soviétique et de Gortbachev.

   EK. J’y viens. Je l’avoue, j’ai été naïf. J’avais une grande confiance en Gorbatchev, une grande confiance dans la perestroïka comme tentative de renouvellement du socialisme. J’ai rencontré Gorbatchev le 1er novembre 1989 à Moscou. Quatre heures d’entretien. Je lui ai dit : « Que comptez vous faire de votre enfant »? Il me regarde étonné et me répond : « Votre enfant ? Qu’entendez-vous par là » ? J’ai poursuivi : « Que comptez-vous faire de la RDA ? » Il m’a dit: « Egon, l’unification n’est pas à l’ordre du jour ». Et il a ajouté : « Tu dois te méfier de Kohl ». Au même moment, Gorbatchev envoyait plusieurs émissaires à Bonn. Gorbatchev a joué un double jeu. Il nous a poignardés dans le dos.

   JF. Egon Krenz, le Gorbatchev allemand, disait-on à l’époque.

   EK. En 1989, je l’aurais accepté comme un compliment car l’interprétant comme reconnaissant mon action visant à améliorer, à moderniser, à démocratiser le socialisme. Pas à l’abattre. Aujourd’hui, si certains me collaient cette étiquette j’aurais honte.

   JF. Vos relations avec Helmut Kohl ?

   EK. Le premier entretien date des obsèques de Konstantin Thernenko à Moscou. J’accompagnais Erich Honecker et Kohl avait demandé à nous rencontrer. Les Soviétiques étaient opposés à cette rencontre et me l’ont fait savoir avec insistance. Erich Honecker s’est aligné. Mais comme le rendez-vous était déjà pris à notre résidence, Erich m’a dit en consultant sa montre : « Dis à Kohl que nous ne pouvons pas à l’heure indiquée. Tu prétexteras un entretien avec Gorbatchev à la même heure. Or, Erich Honecker n’avait pas mis sa montre à l’heure de Moscou. Nous avons vu arriver Kohl. Il s’est installé et nous a dit : « Enfin, une rencontre en famille ». Nous avons longuement parlé puis nous avons rédigé un court texte mettant l’accent sur le respect des frontières. Mon dernier contact a eu lieu le 11 novembre 1989. Kohl m’a téléphoné, a évoqué l’ouverture pacifique des frontières et m’a remercié.

   JF. Vingt après la fin de la RDA, le socialisme selon vous est-il mort ?

   EK. L’idée socialiste, les valeurs socialistes vivent et vivront. Je reste persuadé que l’avenir sera le socialisme ou la barbarie. Le système ancien est définitivement mort. Je considère que j’ai failli. A d’autres de construire le socialisme moderne et démocratique. Un nouveau socialisme.


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(L’entraide entre ces amateurs de vin
était réelle)



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Benoît Barvin

vendredi 24 octobre 2014

"L'Homme qui rit, en période de crise, enviait les femmes voilées qui pouvaient faire des grimaces sous leur accoutrement". Jacques Damboise in "Pensées contraignantes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NETTOIE CHAQUE JOUR TON CERVEAU
DES PENSÉES MORTIFÈRES)

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(Sauras-tu sortir intact de la tête
de Frankenstein, le néo-libéral?)



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Au deuxième temps de la valse…

Yann FIEVET

   (...) Depuis trente ans les gouvernements se suivent et se ressemblent. Ils se ressemblent mais chacun, tantôt par petites touches, tantôt par saccades, amplifie la marque de la trajectoire lancée à l’orée de l’ère néolibérale. A la fin du mois d’août dernier Valls 2 a succédé à Valls 1 qui n’a pas tenu deux saisons au calendrier grégorien. Valls 3 lui succèdera peut-être pour faire bonne mesure dans l’adaptation funeste de la Gauche française de gouvernement à l’air du temps. Si d’ordinaire la musique adoucit les mœurs, la partition jouée par Manuel Valls est destinée à les bousculer si ce n’est les mettre à la renverse. C’est l’air du mépris pour ce à quoi l’on a sincèrement cru hier, ce pour quoi l’on a vibré vraiment, ce que nos aïeux avaient arraché de haute lutte à « la loi d’airain du capitalisme ». 

   Le Premier Ministre déclare que le socialisme est une idée du 19ème siècle qui a réussi à survivre au cours du 20ème siècle mais va disparaitre au 21ème siècle. Il a prononcé cette sentence péremptoire avant d’être intronisé à Matignon. La valse ne faisait là que commencer. La suite ne saurait donc nous étonner.

   L’adaptation inavouée de la Gauche aux lois du capitalisme néolibéral ne date pas d’hier. On en fixe communément l’origine au tournant de la rigueur « négocié » en 1983 par Laurent Fabius. Certes le jeu de l’alternance politique a permis des pauses, voire de timides reprises en main à l’instar des trente-cinq heures, mais la trajectoire fatale des renoncements est durablement inscrite dans l’Histoire contemporaine. Il faut rendre justice à Manuel Valls : son discours est en accord avec sa pensée et les réformes qu’il entend mener. Avec lui, l’hypocrisie n’est pas de mise. Il « aime l’entreprise » et pas seulement devant le Medef. Il oublie que celle-ci, avant d’être une machine à investir , est une association d’hommes et de femmes au travail. Il prend tous les chômeurs inscrits à « Pôle emploi » pour des fainéants en puissance qu’il serait bon de contrôler sévèrement. Puisque les principaux dogmes du néolibéralisme sont d’ordre financier il nomme à Bercy un ancien jeune banquier d’affaires. 

   Il va poursuivre – et sans doute intensifier – la traque des rigidités « économiques et sociales qui entravent « la bonne marche des marchés » et des affaires, à commencer par celles qui pèsent sur le marché de l’emploi et sur le monde du travail. Ses oreilles sont particulièrement attentives aux propositions innovantes du patronat qui le plus souvent ne sont rien d’autres que la suppression de ce que l’on avait autrefois nommé conquêtes sociales. Il en va ainsi de la remise en cause des « seuils sociaux ». Le Medef jubile et aurait bien tort de ne pas surenchérir. Puisque désormais on rase gratis, réclamons la généralisation de l’ouverture des commerces le soir et le dimanche, la création d’un salaire inférieur au SMIC, la fin des « trente-cinq heures » , etc. Tout ceci fait déjà peine à voir mais nous ne sommes pourtant pas au bout de nos peines!

   Au deuxième temps de la valse on pousse la sincérité jusqu’à appeler un chat un chat et à ne plus prendre de gants. Ainsi, face aux ouvrières de quelque entreprise agro-alimentaire bretonne qui sont allées peu à l’école. Au lieu de les en plaindre – ou à tout le moins de les comprendre - comme le faisait autrefois l’homme de gauche, il est aujourd’hui grand temps de se rendre à l’évidence : à l’heure de « l’efficience optimale » de la production ces femmes sont inemployables. Le jeune banquier de Bercy aurait pu se contenter de dire cela, après tout d’autres ministres de gauche se sont servis de ce vocable gestionnaire avant lui, toute honte vue. Mais, il lui fallut ajouter de surcroît son mépris, par médias de « masse » interposés, en proclamant que certaines de ces femmes sont illettrées. Elles le sont, en effet. Et, bien sûr, elles le savent. 

   Doivent-elles l’entendre dire par un ministre de la République à la France entière. Le mépris fut à son comble lorsque nombre de journaux prirent la défense du ministre indélicat qui selon eux n’avait rien fait d’autres que d’affirmer une triste réalité. Au travers de ces ouvrières de Bretagne ce sont évidemment des pans entiers de la population active française que l’on incrimine. Tous ces inadaptés font prendre du retard au pays, empêchent son alignement nécessaire aux règles de la « mondialisation heureuse ». Ils vont devoir rapidement faire les efforts souhaités pour se mettre au bon niveau. Ou sinon… Des discours de père fouettard, voilà à quoi l’on est réduit quand la plupart des principes moraux de la gauche ont été lâchement mis à bas. Affligeante décrépitude !

   Nos gouvernants – qui, tous comptes faits, gouvernent bien peu – aiment donc les entreprises. Leur aveuglant amour leur fait du coup oublier de se poser la bonne question : les entreprises aiment-elles les hommes et les femmes qui travaillent en leur sein ? L’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau a fermé ses portes l’an dernier. A ce jour, seulement 10% de ses anciens salariés ont retrouvé un emploi. L’effectif ne comprenait que 40% de femmes et les « illettrés » des deux sexes y étaient en fait peu nombreux. Tous souhaitent travailler pour peu qu’un emploi leur soit offert. 

   Nous constatons là que M. Macron n’est pas seulement méprisant à leur égard : il est pitoyablement ignorant des réalités économiques et sociales de notre pays. A ce niveau-là il est permis de plaider l’incompétence. Ses excuses formulées a posteriori n’y changent rien. Un fossé s’est lentement creusé entre la classe politique supérieure et l’humaine substance de la société civile au point d’être devenu infranchissable. Ne transformons pas le fossé en gouffre engloutissant les derniers vestiges de l’idéal socialiste honni. Sur leurs cendres naitrait une société à la face vraiment hideuse.


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"Bonjour, les n'enfants z'électeurs!
Voici, rien que pour vous, une tarte
périmée, économies obligent..."



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Luc Desle

jeudi 9 octobre 2014

"Du haut de cette pyramide à l'assise incertaine, ce conquérant eut un discours des plus flou". Jacques Damboise in "Pensées contrefaites".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA GAIETÉ TOUJOURS
TU PARTAGERAS)

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(Sylvandire était une inquiète perpétuelle)


Original illustration by Nikhil Shinde

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(Véritable crochet pour attraper les Grandes
Entreprises Françaises dans lesquelles
l'Etat a encore des participations)



Dormez, braves gens, 
ils vendent les bijoux du pays...
Avis aux intéressés

Mauris DWAABALA

   (...) Mardi (30.09.2014), le gouvernement a annoncé la vente pour 4 milliards d’euros de ses participations dans des grandes entreprises françaises.

   Pour rappel, L’État détient actuellement des parts dans 74 entreprises, comme la SNCF, Air France, Orange ou encore Renault. La valeur totale de ses participations dépasserait 110 milliards d’euros, dont 85 milliards pour les seules entreprises cotées en Bourse (hors PSA Peugeot Citroën). Elles ont rapporté à l’État 4,4 milliards d’euros de dividendes, pour un chiffre d’affaires de 145 milliards. Avec plus de 3 milliards d’euros, c’est le secteur énergétique, par le biais d’EDF et GDF Suez, qui reverse le plus de dividendes à l’État, suivi des industries de défense avec 267 millions d’euros.

   L’explication de cette manœuvre de revente de parts est simple : pour tenir ses engagements d’économies, de réduction de la dette et d’équilibre budgétaire promis dans le cadre européen, l’État gratte dans tous les coins pour que ça rapporte tout de suite. Un gouvernement qui vend au privé les actions qu’il détient chez les opérateurs publics, c’est un gouvernement de droite.

   D’ailleurs, depuis début septembre, l’Agence des participations de l’État (APE), qui gère les actifs publics détenus dans des entreprises, a été confiée à Régis Turrini, un énarque de la promotion 1989, ex « dealmaker » de chez Vivendi qui ne compte qu’en milliards. L’homme doit aller vite pour aligner les zéros et ne pas ternir son CV.

   Le gouvernement escompte donc céder au privé pour 4 milliards d’euros de participations publiques dans le capital d’entreprises. Quatre milliards d’euros pour une stratégie de gains à court terme qui semblait réservée aux traders. Le gouvernement socialiste en fait désormais un nerf de la guerre budgétaire, quitte à se priver définitivement d’une partie des dividendes que la détention de ces parts procure à l’État : 4,2 milliards de revenus en 2013, 3,8 milliards en 2014

   Dans la ligne qui fut celle de Lionel Jospin, François Hollande poursuit donc la liquidation des bijoux de la France. Mieux que des bijoux d’ailleurs, puisque ceux-ci rapportent.

   En effet, La dernière grande vague n’est autre que celle opérée par le gouvernement Jospin (1997-2002) qui a ouvert le capital de France-Télécom et celui d’Air-France, privatisé Thomson-Multimédia, le GAN et la CNP dans les assurances, la Société marseillaise de crédit, RMC, le Crédit Lyonnais, Aérospatiale-Matra, pour un montant de 31 milliards d’euros, soit 5 milliards de plus que sous les gouvernements de Juppé et Balladur réunis.

   À partir de 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault procède à différentes privatisations partielles :
   Mars 2013 : cession de 3,12 % du capital de Safran, ce qui a rapporté 448,5 millions d’euros à l’État qui détient encore 27,08 % du capital.
   Avril 2013 : cession de 3,66 % du capital d’EADS, ce qui a rapporté 1,2 milliard d’euros à l’État qui s’est engagé à céder encore 0,4 à 0,5 % du capital.
   Avril 2013 : Arnaud Montebourg (eh ! oui) se déclare en faveur de baisse de la participation de l’État dans certaines entreprises et évoque en particulier, sans les citer, EDF et GDF Suez.
   Mai 2013 : Jean-Marc Ayrault envisage une baisse du taux de participation de l’État dans le capital de certaines entreprises.
   Juin 2013 : l’État cède 9,5 % du capital Aéroports de Paris pour 738 millions d’euros.
   Novembre 2013 : cession de 4,7 % du capital de Safran, pour environ 900 millions d’euros. L’État détient désormais 22,4 % du capital.
   Janvier 2014 : cession de 1% du capital d’Airbus Group, anciennement EADS, pour environ 450 millions d’euros.

   Aujourd’hui, il s’agirait de la Française Des Jeux, d’Orange, de Rungis...

   Il faut noter de plus que lorsque l’État reste actionnaire, il ne cherche pas à influer sur la stratégie de l’entreprise. Pourtant, avec une participation comprise entre 30 et 40 %, son poids demeure déterminant, surtout si sa participation au capital est importante par rapport au « flottant ». Et même lorsque la part de l’État au capital passe en dessous de 30 % – par exemple, pour Air France-KLM (15,88 %), Renault (15,2 %) ou Orange (13,57 %) , et qu’il perd la maîtrise des décisions du conseil d’administration, en tant qu’actionnaire de référence, il devrait néanmoins constituer un interlocuteur incontournable dans des secteurs stratégiques : énergie, transports, défense, télécoms... Or, bien souvent, les représentants de l’État qui siègent parfois nombreux dans les conseils d’administration restent passifs.

   Bref, jeudi, toute la journée, les Bourses se sont agitées sur les titres de ces entreprises dont l’État veut se débarrasser.


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(Les Papillons de l'âme 
de cette femme, en mal d'amour,
fuyaient sans demander leur reste)


Edie Campbell in "Moping About" for Love #12, ph. Drew Jarrett

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Luc Desle

jeudi 8 mai 2014

"Bêcheur né, il refusait pourtant de s'occuper de son jardin". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(CONNAIS-TU LE PRIX DU BONHEUR?)

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(Je fiche le camp de cette planète
avant qu'elle explose...
- Mais vous n'êtes qu'un sale égoïste!
- Non, un simple réaliste"



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"Cet homme n'était pas uniquement
heureux d'être vieux, mais
d'être tout simplement vivant."



C’est pas ma faute...

Bernard GENSANE

   (...) Une publicité très choquante passe régulièrement sur nos antennes télévisées. Tout à fait dans l’air du temps d’un Solférinisme, non pas triomphant, mais médiocre et réactionnaire.

   Des personnes âgées répondent toutes la même chose à une question qui n’est pas posée dans le champ : "C’est pas ma faute". Nerveux, le montage fait croire que ces personnes sont interrogées au débotté, comme si elles étaient surprises dans la vraie vie. Ce qui crée un puissant effet de réel alors que nous avons affaire à des acteurs professionnels, des techniciens professionnels, des scène répétées, de nombreuses prises de vue (j’avais écrit "prises de vie", vous allez voir le lapsus !) etc.

   Le film crée une forte attente. De quoi est-il question ? Ces personnes âgées ne sont pas responsables de leur âge. Donc, dans les années qui viennent, il va falloir se préoccuper d’elles.

   Ce qui est immonde, c’est le présupposé, puis le sous-entendu. Ces deux mots n’ont pas le même sens : un présupposé ne peut être contesté, à moins de rompre le discours ; un sous-entendu peut se discuter. Dans notre pensée, ils se déroulent dans un ordre logique.

   Le présupposé, c’est la faute, une faute intériorisée par les participants. Etre vieux relève d’une culpabilité. Ce n’est pas un état physique, mais un problème qui relève de la morale. Un peu comme être jeune, ou chômeur. Le jeune ne parvient pas à s'insérer parce qu’il est glandeur. Le chômeur ne retrouve pas de travail parce qu’il manque de volonté, de "résilience", comme on dit aujourd’hui depuis que les Anglo-Saxons ont imposé ce concept.

   Ce qui nous amène au sous-entendu. Non seulement, la vieillesse est une faute, mais c’est MA faute. Il me revient donc de prendre en charge ce qui me tombe sur les épaules. Et comme, "sous-entendu", implicitement, l’Etat, la collectivité, la communauté citoyenne ne peuvent plus, ne pourront plus bientôt, faire face à ce problème, je dois, à mon niveau, individuellement, me retourner vers des entreprises philanthropiques qui pensent au bien-être de mes vieux jours, c’est-à-dire vers des compagnies d’assurance ou des banques privées.

   Aujourd’hui, on est "sénior" à l’âge de cinquante ans. Or une personne qui n’a pas eu de problème de santé majeur durant son existence pète des flammes à cet âge-là. La "séniorité" est bien une construction imposée par le capitalisme, la finance et l’entreprise.

   Ceux qui gouvernent le monde riche (dans les pays pauvres, la notion de retraite relève de l’impensé) martèlent donc l’idée d’une fin de vie dans la peur. Comme le problème est que ce dernier moment peut durer trente ou quarante ans, il faut imposer aux vieux ce que l’on impose aux jeunes et aux quadras : un sentiment d’insécurité, l’idée d’être superfétatoire et toléré, le couperet quotidien de la ballade de Narayama. Qui n’est plus productif et rentable est dans la faute.

   PS : Ajoutons que l’écrémage des fautifs a déjà commencé. Alors que, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’espérance de vie n’avait cessé de croître, elle est désormais en train de stagner. Par ailleurs, l’espérance de vie en bonne santé a commencé à baisser.


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(Elle m'offrait les clés de son coeur, 
mais je n'eus pas confiance,
sans savoir pourquoi)



#TB to a shoot with David Miller, Hair by Victoria Buge, 
Makeup by Claudia Aguilera. #David Miller #Glass Olive


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Benoît Barvin

samedi 4 janvier 2014

"Ce roi de la boulange roulait tout le monde dans la farine". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(DONNE DES AILES
A TES ÉLANS DE COEUR)

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(Ce gentleman farceur renonça
bien vite à importuner les femmes
pourvues de maris piliers de rugby)


Being flirty according to William H. Powell, a respectable 43-year-old.
(Source: dianapowell, via fleetwoodmcvie)

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"Au moins j'aurai protégé ces fleurs
de la fracturation hydraulique"



Le Brésil ouvre la porte 
à l'exploration des gaz de schiste

Victor Roux-Goeken, à Rio de Janeiro

   (...) Le Brésil a discrètement ouvert la porte à l’exploration des gaz de schiste, avec la mise aux enchères, jeudi 28 novembre, de 240 blocs de gaz dans des bassins conventionnels et non conventionnels. Destinée à « semer la culture du gaz » dans le pays, selon Magda Chambriard, directrice générale de l’Agence Nationale du Pétrole (ANP), l’opération vise à répondre à une demande croissante – la part de gaz dans le mix énergétique brésilien est passée de 6% à 10% entre 2000 et 2011– ainsi qu’à « décentraliser les investissements exploratoires » dans le pays-continent. 168 348 kilomètres carrés ont ainsi été mis aux enchères, plus d’un cinquième de la surface de la France métropolitaine. (...)

   (...) Avec les brésiliens Petrobras (40%) et Cowan (35%), GDF Suez a décroché une participation de 25% dans six blocs conventionnels du bassin du Recôncavo, dans l’Etat de Bahia, au nord-est du pays. En cas de découverte de gaz de schiste, le groupe français n’exclut pas un recours à la fracturation hydraulique. Une technique, on le rappelle, interdite dans son pays d’origine. « Ce n’est pas GDF Suez qui fait la réglementation », réagit l’entreprise. « Notre groupe vient d’acquérir des licences d’exploitation de gaz de schiste au Royaume-Uni (1). Quant aux licences d’exploration et production du bassin de Recôncavo, elles sont considérées comme conventionnelles. Le potentiel non conventionnel n’y est pas encore prouvé. La question se posera éventuellement après la phase d’exploration. »

   Les autorités brésiliennes assurent disposer d’une réglementation suffisante pour limiter les dommages environnementaux liés à la fracturation hydraulique, au cas où elle serait utilisée. « Celle-ci est bien plus détaillée qu’aux Etats-Unis », pionniers dans l’exploitation de cette ressource, assure à Novethic Marco Almeida, secrétaire du Pétrole et du gaz naturel au ministère brésilien des Mines et de l’énergie. L’Agence nationale du pétrole a pourtant lancé une consultation destinée à encadrer l’usage de cette technique que « pourra être amenée à utiliser les entreprises lauréates ». D’une durée d’une semaine, la consultation a été annoncée 17 jours avant l’événement.

   Des délais un peu courts alors que dès mars dernier, un groupe d'experts réunissant notamment des membres du ministère de l’Environnement et de l’Ibama (institut brésilien de l'environnement et des ressources naturelles) estimait que le Brésil ne disposait pas de la réglementation nécessaire pour encadrer le recours de la fracturation hydraulique et s’inquiétait d’éventuelles conséquences sur l’énorme aquifère Guarani, troisième réservoir souterrain d’eau mondial. Le tout en appelant à un débat public sur le sujet. Mais la population reste largement sous informée des problèmes posés par l’exploitation des gaz de schiste. Si la presse avait largement relayée ceux soulevés par l’exploitation du pétrole pré salifère en octobre dernier, le sujet est cette fois complètement passé à la trappe. Côté syndicats, seule la Fédération unique des pétroliers, affiliée à la principale centrale syndicale du pays, s’élève contre cette technique, là où la mise aux enchères du gisement pétrolier pré-salifère de Libra, un mois plus tôt, faisait l’objet d’importantes manifestations. (...)

   « Aux Etats-Unis, l’existence de nombreuses infrastructures a permis un boom du gaz de schiste. Ce n’est pas le cas au Brésil. Il y a tout le temps avant qu’il soit exploité », prévient João Carlos de Lucas, président de l’Institut brésilien du pétrole (IBP). Le « semis culturel gazier »brésilien va en effet nécessiter l’implantation d’infrastructures dont sont dépourvues presque toutes les zones concernées par l’adjudication de jeudi. A tel point que seuls 72 des 240 blocs mis aux enchères ont trouvé preneurs, dont 49 rien que par le groupe pétrolier public Petrobras, forcément plus à même de les développer qu’un groupe étranger. Mais l’absence totale de gazoducs dans cinq des huit bassins concernés a un autre corollaire : « cela freine l’urgence de l’adoption d’une réglementation », souligne le président de l’IBP.

   Enfin, des zones fragiles sont concernées par cette décentralisation voulue par le Brésil, à l’instar des huit blocs de l'Etat d'Acre, frontalier du Pérou et de la Bolivie, aux confins de l’Amazonie. Acquis par Petrobras, ils se situent sur des territoires indigènes ou à fort intérêt environnemental, comme la zone d'intérêt écologique Japiim-Pentecoste, qui abrite l’écosystème parmi les plus vulnérables d'Amazonie, prévient le secrétariat d'Etat à l'environnement d'Acre, relayé par la revue « O Eco ».

   (1) En octobre dernier, GDF Suez a annoncé l’acquisition de 25% de 13 permis d’exploration de gaz de schiste au Royaume-Uni.

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(La femme pré-découpée était bonne
pour le service)




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Benoît Barvin

samedi 7 septembre 2013

"Par grand vent, il reçut la médaille de la Légion d'Honneur en pleine poire". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'AMOUR A-T-IL UNE COULEUR?)

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"OK, OK, je vais me revoiler...
Ben dis donc, la patience et toi,
ça fait deux, hein?"


(Source: olderoticart)


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"Rendez-moi mes 0,6 % de pertes de pouvoir d'achat,
sinon je fais tout sauter!"


RÉFORME DES RETRAITES : 
LIBÉ DÉNONCE UNE "GROSSE MANIP"
Sébastien Rochat

   (...) Les journalistes de Libération s'y sont mis à trois pendant deux jours pour comprendre l'entourloupe. Parmi la batterie de mesures annoncée par Jean-Marc Ayrault le 27 août, il y a le décalage de six mois de la hausse des pensions de retraite en fonction de l'inflation. Une mesure qui aurait pu passer inaperçue, vu la sobriété avec laquelle Jean-Marc Ayrault l'a présentée dans son discours.

   "Il est hors de question de recalculer ou de baisser les retraites ! Le gouvernement refuse de sous-indexer les pensions pour plusieurs années. Les retraités seront néanmoins mis à contribution", a déclaré Ayrault. Oui, mais comment ? "Au lieu d’intervenir au 1er avril, la revalorisation annuelle des pensions, qui interviendra encore chaque année, bien sûr, aura lieu au 1er octobre. L’augmentation sera donc régulière, elle sera simplement décalée". Dit comme ça, difficile d'évaluer l'impact de cette mesure. Or, dans le dossier de presse (document PDF), un tableau récapitulatif indique les gains espérés par ce simple décalage : 600 millions euros dès 2014 et jusqu'à 1,4 milliard en 2020. Pour un simple décalage de date ?

   C'est Libération qui a réalisé l'impact de cette mesure qui se voulait discrète. "Les retraités, y compris les plus modestes d’entre eux, seront bien touchés par la réforme. Jusqu’aux bénéficiaires du minimum vieillesse !", dénonce le quotidien qui rappelle que François Hollande avait promis de ne pas toucher aux petites retraites. 

   Jusqu'à présent, les pensions de retraite étaient revalorisées en fonction de l'inflation, chaque année, au 1er avril. En décalant de six mois cette revalorisation pour toutes les pensions de retraite du régime général, de substantielles économies vont être réalisées. Interrogé par Libération, Henri Sterdyniak, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), estime que c'est une perte de pouvoir d'achat : "En 2014, par exemple, avec une inflation à 1,2%, les retraités vont donc passer six mois supplémentaires sans bénéficier de la revalorisation qu’ils auraient eue sans la réforme. C’est 0,6% de perte de leur pouvoir d’achat". 

   Libé a également sorti la calculette avec un cas pratique : "Dans le cas d’une inflation de 2%, un retraité avec une pension de 1 200 euros par mois touchera ainsi 144 euros de moins que ce qu’il aurait gagné sans la réforme". Un manque à gagner qui se cumulera chaque année, puisque tous les retraités auront toujours leur augmentation avec six mois de retard... Et plus l'inflation sera élevée, plus les économies réalisées par les caisses de retraites seront élevées.

   Si Libération met au grand jour cette baisse discrète du pouvoir d'achat, cela n'avait pas été le cas en 2009. Car François Fillon avait déjà décalé de trois mois (du 1er janvier au 1er avril) la revalorisation des retraites en modifiantl'article 79 de la loi de financement de la sécurité sociale 2009. A l'époque, la mesure était passée inaperçue et avait même donné des idées : en 2012, la revalorisation des prestations familiales avait été décalée du 1er janvier au 1er avril. Un décalage maintenu en 2013 par Hollande (président social-démocrate...). (...)



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"Miroir, gentil miroir, dis-moi: parmi
mes amies, quelle est la plus moche?"

Fritz Willis

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Luc Desle

dimanche 25 août 2013

"Ce danseur un peu dingo était australien". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA MONTAGNE N'EST JAMAIS ASSEZ HAUTE
NI LA MER ASSEZ PROFONDE)

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"Devant tant de si belles ruines cyclopéennes...
on se sent petit, si petit...
mais vivant, également...
 super bien vivant!"


Temple Ruins of Baalbek (1882), Gustav Bauernfeind


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"Le s... ! 
Avec tout ce qu'il gagne,
il m'a offert une fausse bague
pour payer mes services..."


Pandora - Thomas Benjamin Kennington
1908
(Source: fleurdulys, via oldpainting)

200 000 euros par mois : 
les bonnes affaires de DSK
François Krug

   (...) La société personnelle de Dominique Strauss-Kahn réaliserait un chiffre d’affaires mensuel équivalent à 200 000 euros. C’est ce que révèlent les comptes que DSK vient de déposer au greffe du tribunal de commerce de Paris, et que Rue89 s’est procurés. Pour ses trois premiers mois d’activité, entre septembre et décembre 2012, sa société de conseil annonce un chiffre d’affaire de 636 000 euros, et un bénéfice de 216 000 euros.

   Comme l’avait raconté Rue89, Dominique Strauss-Kahn a créé sa société de conseil en septembre 2012. Il l’a baptisée Parnasse, en référence peut-être à son nouveau quartier d’adoption, Montparnasse. C’est désormais via cette société qu’il facture ses conseils et ses conférences.

   DSK n’avait pas attendu de créer officiellement sa société pour engager sa reconversion. En décembre 2011, il dissertait déjà sur la crise économique et la croissance chinoise lors d’un colloque à Pékin – sa première apparition publique depuis l’affaire du Sofitel de New York. (...)

   L’affaire suivante, celle du Carlton de Lille, n’a pas fait fuir les clients. L’ancien directeur général du FMI apporterait ainsi son aide à plusieurs pays en voie de développement. Comme le Soudan du Sud, un Etat jeune et fragile, mais très prometteur : en mai dernier, DSK s’y était déplacé en personne pour inaugurer une banque.

   Dominique Strauss-Kahn a aussi séduit en Russie. Fin juillet, on apprenait qu’il siégeait désormais au conseil de surveillance de deux établissements financiers semi-publics, la Banque régionale de développement et le Fonds des investissements directs. En sa qualité, selon leurs sites, de « directeur de la société de conseil Parnasse ». (...)
Suite (édifiante?) sur:
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(Singes observant, en cachette,
la Démocratie toute nue)


The Monkeys, Gabriel Cornelius Ritter von Max


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Luc Desle