Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 2 février 2015

"Ce parfum sentait bon la canaille trop argentée". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE PEUT-IL
PORTER DES BASKETS?)

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CHARLIE HEBDO :
ÊTRE AIMÉ PAR DES CONS, 
C'EST DUR, ÊTRE HAÏ PAR DES AMIS, 
C'EST PIRE

Camille Emmanuelle.

   Depuis trois semaines, je dois me taire. Mariée à un dessinateur de Charlie Hebdo, Luz, je suis dans «l’oeil du cyclone». Journaliste, je suis habituée à «l’ouvrir», ou en tout cas à écrire sur le monde qui m’entoure. Mais j’écris principalement sur les sexualités, le cul, le porno, le féminisme, le genre. Pas sur le terrorisme. Et je ne veux pas être une «vampire», profitant de ma proximité, ces derniers temps, avec l’équipe survivante, pour «révéler des infos exclusives». Quelle horreur. 

   Enfin, mon rôle est ailleurs. Pas de faire des quiches et des cookies, je suis la pire cuisinière du monde. Mais de soutenir moralement l’homme que j’aime et qui va traverser une longue période de deuils, de parler des heures des amis disparus comme de l’avenir, intime et professionnel, de lui rouler des pelles, d’être forte, de lui parler des articles intelligents que j’ai lus, de rire et de pleurer, de lui offrir des livres érotiques, de rassurer nos proches, et d’essayer de vivre une vie à peu près normale, avec les trois flics qui le protègent 24h sur 24.

   Donc je dois me taire, même quand je vois des bêtises ou des contresens écrits dans les journaux et relayés sur les réseaux sociaux. Le site L’Internaute, hyper-premier degré, titre «Charb : Luz avoue avoir été son amant lors des obsèques» ? C’est drôle. Jusqu’à ce que des haters sur Twitter se lâchent et traitent de «grosses tapettes» les gens de Charlie. Dans le Plus du Nouvel Obs, une bloggeuse médias critique le fait que la dernière couv' représente le prophète avec une tête de bite ? Je suis tentée de lui conseiller de faire son métier de bloggeuse médias et de regarder les anciens Charlie Hebdo (Luz a toujours dessiné le prophète ainsi, sans jamais penser à une bite), mais aussi de lui proposer d’aller voir un psy («Docteur, dans cette tâche d’encre, je ne vois pas un papillon, mais une bite. C’est grave?»).

   Mais hier, une militante du STRASS (Syndicat du Travail Sexuel) que je lis et admire depuis des années, Morgane Merteuil, relaie sur son Facebook un article de Cécile Lhuillier, ancienne présidente d’Act Up-Paris et militante LGBT et féministe, paru sur le site de Têtu. Selon Cécile Lhuillier, Charlie Hebdo «est devenu un journal raciste, homophobe, transphobe, sexiste et tout particulièrement islamophobe». Il manque arachnophobe, non ? Sur le Facebook de Morgane, qui soutient cette tribune, il est posté en commentaires des dizaines de couvertures «prouvant» le racisme, le sexisme, la putophobie etc. de Charlie. Une douzaine de dessins, donc, sur les milliers publiés depuis plus de 20 ans.

   Etre aimés par des cons, c’est dur, mais être haïs par des «amis», ce n’est pas facile non plus. Je partage en grande partie les idées du STRASS et je tente, à mon petit niveau, de défendre les droits LGBT et féministes. Je me souviens qu’en décembre dernier, après un article que j’avais écrit sur le sujet pour les Inrocks, j’avais informé Luz de l’organisation d’une manif pour les droits des travailleurs(ses) sexuels(elles), organisée par le Strass et les Roses d’Acier, et il en avait fait un magnifique reportage, donnant la parole à ces travailleuses du sexe chinoises. Mais cela ne compte pas. On ne retient que les dessins jugés «putophobes» ou «transphobes». 

   C’est tellement plus facile, d’oublier qu’il y avait des débats houleux au sein de la rédaction sur la prostitution. C’est tellement plus facile, d’oublier que les dessinateurs de Charlie Hebdo se moquaient plus des hétéros beaufs que des gays ou des lesbiennes, qu’ils soutenaient le mariage pour tous et se moquaient violemment des manifs pour tous. C’est tellement plus cool, quand on est militant dans une organisation qui défend les «opprimés», d’être «contre» la masse, les médias, l’unité nationale. En oubliant que Charlie Hebdo conchie aussi le discours de masse et les symboles, et n’était pas, dernièrement, soutenu par grand'monde.

   Je dois me taire. Mais quand je vois certains militants, pro-putes ou LGBT ou féministes, des gens dont je partage les combats, communiquer sur leur «différence», en crachant sur des morts qui ne peuvent plus répondre, j’enlève le bâillon que je me suis mise moi-même sur la bouche. Quitte à mettre encore plus d’huile sur le feu, quitte à être récupérée ou à ne pas être comprise. M’en fous. Faut pas pousser mémé dans les orties.

   Je ne me tais plus.

   J’ai été élevée au sein d’une famille de gauche, et dans la bibliothèque parentale, il y avait le saint triptyque : «Reiser - Franquin - Manara». Ce n’est pas tout à fait «Jésus-Marie-Joseph», mais j’ai appris dès 6 ans ce que voulait dire «couilles», «peine de mort» et «clitoris». La base. En grandissant, je me suis un peu éloignée de la culture anarcho-coco-gaucho-manu-chao. Tout en admettant que j’avais heureusement reçu une culture internationale, antiraciste, antimilitariste, antilibérale, anticolonialiste, féministe et remplie de dessins de gens qui baisaient joyeusement, j’ai préféré acheter Les Inrocks plutôt que Charlie, et lire Anaïs Nin plutôt que Derrida. Petite bourgeoise que je suis.

   Mais, plusieurs années plus tard, je suis tombée amoureuse d’un «mec de Charlie». Je n’avais pas lu ce journal depuis le lycée quand je l’ai rencontré. Donc je l’ai ouvert, 15 ans après. J’ai ri en lisant la BD qu’il fait avec Sarah Constantin,Stouf le skin. J’ai découvert avec émotion les chroniques de Patrick Pelloux sur les urgences. J’ai dévoré les textes antilibéraux de Bernard Maris. J’ai détesté la dernière couv' de Charb sur la GPA, mais ri très fort à chacun de ses Maurice et Patapon et à ses «Fatwa». Je suis tombée amoureuse du dessin de Catherine Meurisse. J’ai été jalouse du talent de narratrice de Sigolène. J’ai râlé sur la façon dont Wolinski dessinait les femmes. J’ai lu les textes de Laurent Léger en me disant qu’il restait peu d’enquêteurs de cette envergure, en France. J’ai voulu rencontrer Zineb El Rhazoui pour lui poser des questions sur les putes mecs au Maroc. 

   Je me suis demandée comment Simon, le webmaster, gérait la haine quotidienne sur les réseaux sociaux. J’ai appris avec étonnement que la dessinatrice Coco était aussi jeune. J’ai adoré voir mon mec dessiner chaque semaine des bonhommes et des bonnes femmes, tandis que moi, dans la pièce d’à côté, j’écrivais sur les femmes et sur les hommes. On partait de temps en temps en reportage ensemble. Il m’a emmené en week-end à l'université d’été de la Manif pour Tous, pour démonter, ensuite, chacun dans notre journal, avec humour, leurs idéologies. Je l'ai emmené dans des soirées fetish berlinoises, il en fait un reportage pour Charlie, trash, sexy, et drôle. Rhaaaa l'amour.

   Quand en octobre, il a appellé Charb, son rédac' chef et ami, pour lui dire «hé, ça te dit un reportage sur un festival à Berlin? C’est un festival de films pornos féministes et queers», Charb lui a répondu «toi… tu pars en week-end avec ta femme, non? Ok vas-y, super, fais-nous une page». Car c’est ça aussi Charlie. Un putain de journal où tu peux faire une page entière de reportages sur le Porn Film Festival de Berlin. Moi, journaliste, féministe pro-sexe, pro-porno, pro-putes (cisgenre et blanche hein, désolée, nobody’s perfect) et payée moins de cinquante euros le feuillet, je suis jalouse de sa liberté. 

   Charlie Hebdo, c’est un journal non-pas symbole de la liberté d’expression, mais un journal dans lequel les journalistes et les dessinateurs sont libres. Ce n’est pas un journal de Lagardère. Il plaît, il est détesté, il est poétique, politique ou vulgaire. Ses couvs' ne font pas rire la Terre entière, et certains les ont utilisées pour justifier leur folie terroriste et meurtrière. Mais personne ne nous oblige à acheter ce journal ou à rire de chaque dessin. Traitez-les de tous les noms d’oiseaux. A base de «-phobe». Mais ce n’est pas la peur, le sujet de ce journal imparfait. C’est ce monde absurde, complexe, bordélique, et finalement risible.

   J’ai arrêté de me taire hier soir. Et j’ai essayé de me calmer, de ne pas trop m’énerver toute seule devant mon ordi. Puis ce matin, dans un article de LaDépêche.fr très problématique à différents points de vue, Nancy Huston, auteur féministe dont j’apprécie la plume romanesque, déclare qu’elle a «toujours détesté l'image des femmes et des homosexuels qui transparaissaient dans les dessins deCharlie Hebdo». C’est son droit. Liberté d’expression, nanani, nanana… Mais putain, ce sont des caricatures, bordel ! Je sais que c’est un argument «facile», mais c’est le seul qui ait du sens. Je ne me tais plus mais je ne trouve plus les mots.

  Heureusement, une amie Facebook, Abnousse, a une réponse qui résume ma pensée : «C’est tout à fait idiot ce qu'elle dit-là. En tant que femme, des caricatures qui rient de la femme comme objet sexuel volontaire, comme mère de famille rétrograde ou jeune fille décérébrée n'insultent pas ma dignité. En tant que femme, les caricatures sur les femmes aliénées volontairement me font rire. Comme toute formes de caricatures qui détournent les dogmes, les préjugés, les intolérances pour les ridiculiser et détruire par le rire leur pouvoir néfaste. En tant que femme, ce qui me choque, ce n'est pas le "problème de virilité" des dessinateurs de Charlie mais le problème de la discrimination des femmes. En tant que femme, j'aimerais être caricaturée comme un homme, parce que je suis pas en sucre et que j'ai de l'humour et de l'intelligence».

   Pour revenir au premier sujet de mon courroux, ou plutôt de ma tristesse - l’article de Cécile Lhuillier, relayé par Morgane du STRASS -, se positionner politiquement «anti-unité-nationale-je-suis-Charlie», c’est logique. En tant que militants de mouvements qui défendent le droit à la différence, cela leur redonne une légitimité de «hé, regardez, nous on n’est pas des moutons !». Mais c’est un aveuglement idéologique. Et la fable de La Fontaine Le Coq, le Mouton et le Dindon m’a appris très jeune qu’il fallait mieux parfois être un mouton qui «parle rarement, et n'en pense pas davantage» plutôt qu’un dindon avec de «sots discours et des airs fanfarons, des extases sur son plumage, des mots, des cris, un caquetage, à troubler tous les environs». Je vais de mon côté, avant de devenir une dinde, revenir dès à présent à ma position de mouton taiseux.

   Evidemment je continuerai, personnellement et professionnellement, à soutenir le STRASS et bien sûr les causes LGBT et féministes. Car je ne mets pas tout le monde dans le même sac (à vomi). Mais je continuerai aussi à lire Charlie Hebdo. 

   Je vous préviens : le premier qui me fait rire a gagné.


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Luc Desle

jeudi 13 février 2014

"Cette cantatrice brisait les sonotones fabriqués par les concurrents de son mari". Benoît Barvin in "Pensées coïncidentes".

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Pensées pour nous-mêmes:
(LA NUDITE DE L'AME
VAUT-ELLE CELLE DU CORPS?)
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ASLAN
   Impossible de passer sous silence la mort d'Aslan, dessinateur fameux de pin-up dans le LUI des années 60, journal que les jeunes gens feuilletaient avec passion, justement en raison de la double page centrale où apparaissait le dessin d'une femme élégamment dévêtue. 
   La qualité du trait d'Aslan, ses nus ironiques, son rendu quasi photographique - mais avec une sensualité en plus -, tout était parfait. J'imagine avec délectation les réactions scandalisées des féministes actuelles - celles qui stigmatisent les Femen - face à ces dessins provocants mais qui ont beaucoup fait pour nourrir l'univers fantasmatique des adolescents des années 60. 
   Merci à Aslan de nous avoir fait rêver avec ces nudités (et avec toute son oeuvre, notamment celle de sculpteur)


   Le dessinateur Aslan, de son vrai nom Alain Gourdon, célèbre pour ses pin-up publiées par le magazine Lui, est décédé à l'âge de 83 ans d'un arrêt cardiaque, mardi 11 février au soir au Canada où il résidait depuis une vingtaine d'années, a annoncé à l'AFP son agent François Meyniel.
Aslan était aussi sculpteur: en 1968 et 1978, il avait réalisé les bustes de Brigitte Bardot et Mireille Mathieu en Marianne pour l'Association des Maires de France. Dix ans plus tard, il a signé deux statues de Dalida pour la tombe de la chanteuse et une place qui porte son nom à Montmartre.
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Jacques Damboise

jeudi 31 octobre 2013

"Il appliquait la loi sans faiblir, surtout quand elle concernait les Pauvres". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(DANS TA MAIN OUVERTE
NE GARDE PAS LE POING FERMÉ)

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(Sirène hélas rhabillée par le Politiquement correct)


helycharlotte:
by Simon Siwak

http://imickeyd.tumblr.com/post/65354747598

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"Miroir, gentil miroir, dis-moi quel est
le sein le plus écologique et...
Comment ça tu les préfères trafiqués?!!"


Margaret O’Brien
photo by Nina Leen 1961

En gros, les gens détestent 
les féministes et les écolos
Blandine Grosjean

   (...) Une étude canadienne déprimante explique en partie pourquoi les combats environnementaux et féministes peinent, voire échouent, à changer les comportements : la plupart des gens ne veulent pas être associés à ces militants.

   Le titre de l’étude est clair, « The ironic impact of activists : Negative stereotypes reduce social change influence » : « L’impact paradoxal des militants : les stéréotypes négatifs réduisent leur influence sur le changement social “.

   Les personnes interrogées ont des stéréotypes négatifs tellement bien ancrés qu’ils n’ont pas envie ‘d’adopter les comportements que ces militants promeuvent’. Les chercheurs qui ont conduit trois enquêtes différentes ont été surpris par ces ‘caricatures cruelles’ qui, selon eux, jouent un rôle clef dans la résistance au changement social. (...)

  (...) Les féministes sont le plus souvent décrites comme ‘haïssant les hommes’ et ‘sales’. Les défenseurs de l’environnement sont vus comme des ‘tree-hugger’ (câlineurs d’arbres, des naïfs) et des babas-cool.

   Malheureusement, concluent les chercheurs, c’est la nature même de l’activisme qui suscite ces stéréotypes négatifs : ‘En promouvant de manière agressive le changement et en adoptant des conduites peu conventionnelles, les militants sont associés à des courants hostiles, excentriques.’

   Et selon eux, ces effets contre-productifs touchent aussi les activistes gays ou ceux luttant contre les privilégiés de Wall Street. Le journaliste du Pacific Standard conclut :

   ‘Peut-être que l’approche la plus efficace serait celle de Henny Yougman [un comédien dont le sketch le plus célèbre est Take my wife -please’, ndlr]. Alors : ‘Sauvez la planète. S’il vous plait.’ (...)


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(Le tueur aux couteaux en papier avait bien du mal à finir son ouvrage)


Anastasia Pavlova - Gravity

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Benoît Barvin

mardi 10 juillet 2012

"Son rire glaçant, même pendant l'été, on n'en voulait pas". Benoît Barvin in "Pensées pensées"

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Pensées pour nous-mêmes:


(SI TU CRÉES TOI-MÊME TA MALADIE
CE SONT LES AUTRES QUI EN PROFITENT)


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(Mais pas de pimenter leur vie, 
bien au contraire...)

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«La Belgique peut exploser»

   (...) Dans «les Assoiffées», son premier roman, Bernard Quiriny imagine qu'une dictature féministe gouverne son pays natal. Dans la réalité, celui-ci est aujourd'hui au bord de la partition. Explications

   Le Nouvel Observateur. - Dans votre roman, une poignée d'intellectuels visite «le pays le plus fermé du monde» ... Et c'est le Benelux, où une dictature féministe s'est installée en 1970. Comment vous est venue cette idée génialement absurde?

   Bernard Quiriny. - Je voulais parler de deux sujets : d'un côté, le totalitarisme, qui paraît aujourd'hui très daté mais reste le phénomène politique typique du XXe siècle ; de l'autre, les passions qu'il a suscitées, notamment chez des intellectuels qui n'étaient pas des crétins. (mais des vendus?) J'aurais pu écrire sur la Russie soviétique, mais je trouvais plus drôle de tout décaler. Au lieu d'avoir un gros pays totalitaire très loin, on en a donc un tout petit, tout près. Et au lieu d'avoir le marxisme-léninisme ou le maoïsme, on a le féminisme.

   N. O. - Ce dernier aurait-il un potentiel totalitaire spécifique?

   B. Quiriny. - Non, pas plus que n'importe quel progressisme. Le sujet, c'est le fanatisme. J'aurais aussi bien pu parler d'une dictature écolo ou d'une secte millénariste. Mais ça aurait été moins drôle. Ce que je mets en scène ressemble peut-être à certaines outrances des années 1970, mais c'est une idéologie de carton-pâte. C'est le décor. De toute façon, je ne crois pas que l'idéologie tienne une grande place en Corée du Nord, par exemple, où le régime est intellectuellement au niveau zéro. Ce qui est formidable avec le totalitarisme, c'est que vous pouvez tout imaginer, les dictateurs ont toujours fait mieux - ou pire.

   N. O. - On reconnaît Bernard-Henri Lévy et Philippe Sollers parmi les intellectuels mis en scène...

   B. Quiriny. - Pour moi, ce sont des personnages de roman autonomes. Libre au lecteur de trouver des ressemblances. Cela dit, je les ai conçus comme des caricatures d'intellectuels mondains parisiens, donc il est assez normal que tous ceux auxquels vous pouvez penser leur ressemblent. Les intellectuels m'agacent, mais je les trouve attachants. S'ils n'étaient pas là, je m'ennuierais un peu. Ce sont des clowns qui à la fois m'énervent et m'amusent. (Nous itou...) (...)

Lire la suite sur:

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(Miss Loveless n'était pas douée pour la mécanique)


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"Alors, cher client patient, comment allez-vous?
- Quand je vous vois, pas fort docteur...
- Hem... Pathologie phobique, inquiète et
suspicieuse... Il va falloir soigner tout ça!"


Note de lecture : 
"Les Vendeurs de maladies" 
Emilio La Rosa (Ed. Fayard)
Par F.M.

   (...) Après les scandales du Mediator, du Viox et autres médicaments dangereux, on souhaiterait que les pouvoirs publics se penchent sur le marketing déployé par l’industrie pour vendre toujours plus.
   Un enfant qui a des difficultés à écouter son professeur ou à rester assis à table, un adolescent timide, une femme qui a des troubles sexuels ou hormonaux, l’hypertension, le stress au travail, l’angoisse du chômeur… Toutes sortes de « symptômes », même des plus banals, peuvent devenir de véritables « pathologies » qu’il faut traiter.

   L’ouvrage "Les Vendeurs de maladies" identifie les tendances actuelles à surfer sur l’angoisse d’une population en inventant de nouvelles maladies, en transformant les difficultés de la vie en « syndrome » de maladies, en plaidant pour toujours plus de prévention, avec une masse de lobbyistes, non seulement les visiteurs médicaux, les associations dites « de patients », mais aussi la publicité grand public. Ainsi, la prévention est détournée et l’on dresse une liste de facteurs de risques demandant l’usage de toujours plus de nouvelles molécules, induisant une sur-consommation de produits et une augmentation des risques de mortalité. (...)

   (...) Après avoir passé en revue l’amoncellement de nouveaux facteurs de risques divers et variés, l’auteur s’amuse avec une citation qui fera d’autant plus rire qu’on aura survolé un peu les diverses recommandations à propos de ces facteurs :

   « Un homme sans risque c’est : “un citadin efféminé, salarié ou employé des pompes funèbres, présentant une lenteur physique et psychologique, dépourvu de spiritualité, d’ambition ou d’esprit de compétition, qui n’aurait jamais tenté d’être à l’heure à aucun rendez-vous ; un homme sans appétit, se nourrissant de fruits et de légumes qu’il accommoderait avec de l’huile de maïs et de foie de baleine ; un non-fumeur dédaignant la radio, la télévision ou la voiture, à la chevelure épaisse, mais de constitution sèche et peu sportive, toutefois toujours soucieux d’entretenir ses maigres muscles. Avec un salaire, une tension artérielle, une glycémie, un taux d’acide urique et un taux de cholestérol tous réduits, il serait sous vitamines B2 et B6 depuis sa castration prophylactique et aurait pendant longtemps suivi un traitement anticoagulant.”
   … quant à la femme à faible risque d’accident cardiaque, ce serait “une naine pas encore ménopausée, au chômage et se déplaçant à vélo, avec un faible taux de bêta-lipoprotéines et de graisses dans le sang, vivant à l’étroit dans une chambre en Crète (pourquoi la Crête?)  avant 1925 et se nourrissant de céréales décortiquées, d’huile de chardon et d’eau”. » (p. 63, citation reprise de G.S. Meyers) (...)

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"Tu m'aimes d'amour?
- Toujours!"



"Toujours, c'est sûr?
- Toujours c'est toujours..."



EURO 2012: ANGELA MERKEL, 
LA MASCOTTE DE L'ÉQUIPE D'ALLEMAGNE
Annabelle Georgen

   (...) La question qui tracasse le plus les journalistes allemands aujourd'hui est le comportement qu'aura la chancelière durant le match. Car elle s'est taillée une réputation de supportrice-culte ces dernières années, rappelle le Spiegel, qui publie un diaporama de ses plus beaux élans de fougue lors des victoires de la Mannschaft.

   «Les visites de vestiaires de Merkel, ses venues lors des entraînements et ses poses en train de jubiler font désormais partie de chaque grand tournoi», estime le Spiegel, qui s'amuse de la «double personnalité» de la chancelière:
   «Quand elle parle de paquets de plusieurs milliards d'euros au Bundestag, c'est sur un ton si monocorde qu'on voudrait tout de suite passer à autre chose (hélas...). Quand elle tient un discours au nom du gouvernement devant le conseil de l'Europe, même sa propre équipe s'efforce de ne pas s'endormir. Merkel est au Bundestag ce qu'une boîte à musique est aux enfants: un moyen de s'endormir (peut-être le but recherché?). Au stade, c'est complètement différent. C'est là que se montre l'autre Merkel. 
   Parce que soudain elle ne se contrôle plus du tout. Elle jette ses poings en l'air, pousse des cris de joie, s'arrache les cheveux, (enlève et jette sa grosse petite culotte? Quel niveau...) il est aussi arrivé qu'elle saute au coup du président du DFB [Fédération allemande de football]. Merkel est en extase.»

   Le Spiegel salue le fait que les photos qui la montrent dans la tribune n'ont jamais l'air d'être mises en scène:
   «Les instantanés de son allégresse respirent le naturel (ah, ça...), ce qui fait que même ses adversaires politiques se mettent à bien l'aimer pendant un moment.» (parce qu'elle fait la débile à chaque but, ce qui en dit long sur sa pensée féministe... ou parce qu'elle aime son grand pays?) (...)



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Benoît Barvin (et Jacques Damboise)

jeudi 17 mars 2011

"Tout va très bien, Madame la Banquise, disait l'explorateur en approchant son chalumeau". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"



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"J'approuve à 200% les propos de votre Résident..."



"Pas question de sortir du nucléaire" pour Nicolas Sarkozy
(ni de la c..., ni de la diplomatie du menton, ni du mensonge, 
ni de l'inflation du Moi, ni de l'argent fou, ni de... etc)


"La France est le pays qui a le secteur nucléaire le plus sécurisé" (bien avant les USA, évidemment), a déclaré le chef de l'Etat alors que le débat sur le nucléaire civil semble (pourquoi semble?) relancé par la crise japonaise (la catastrophe serait mieux que crise, non?).




§§§

"C'est... Hips! Exactement ce que j'pense..."


Galliano

"Après moi le déluge"


(XVII e siècle) Phrase prononcée par Louis XV ou Madame de Pompadour après que Maupertuis leur eut annoncé le passage d’une comète qui provoquerait un déluge.
   Pour dire qu’on s’embarrasse peu de ce qui arrivera quand on n’existera plus, ou simplement, quand on cessera d’être en fonctions.
   « Après moi le déluge, » disait Louis XV. Ce fut un déluge de sang. — (Émile Cantrel, Nouvelles à la main sur la comtesse du Barry, 1861)

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"J'adore les fleurs mortuaires... Elles me montent à la tête"


Une directrice d'office HLM licenciée par Yves Jégo après son cancer

   L'ancien secrétaire d'Etat aurait placé l'un de ses proches à la tête de l'office HLM de sa ville profitant de la maladie de sa directrice générale.

Affaires judiciaires

   Le 1er juin 2004, le parquet de Nice ouvre une information judiciaire contre X pour prise illégale d'intérêts. Les enquêteurs de la brigade financière se rendent à la mairie de Montereau afin de demander des dossiers relatifs à une mission de conseil effectuée entre décembre 2000 et octobre 2001 par Michel Vialatte, un ami d'Yves Jégo condamné à la même époque pour une affaire politico-financière. Ils perquisitionnent également le siège de deux sociétés situées à Boulogne : Timée26 spécialisée dans l'édition dans laquelle Yves Jego possédait 38 % des parts et « Light consultants », au sein de la laquelle il a travaillé de 1999 à 200227.
   L'affaire est finalement classée sans suite, aucun grief n'étant retenu.
Plaintes d'Yves Jégo pour diffamation et injure. Juin 2007 Plainte contre deux blogueurs

   Le 18 novembre 2007, Yves Jégo perd le procès qu'il intente contre Frédéric Maupin et Jean-Luc Pujo, mettant en cause les auteurs d'un site où il était notamment qualifié de « menteur » et de « manipulateur » lors de la campagne pour les législatives de juin 2007. Yves Jégo fait appel de ce jugement, mais le 2 juillet 2009 la Cour d'appel de Paris le déboute en confirmant le jugement de première instance.Février 2008 Plainte contre Yves Poey pour diffamation et injure

   Yves Jégo porte plainte pour diffamation et injure contre le blogueur Yves Poey, militant socialiste local. En première instance, le 13 mars 2008, Yves Jégo obtient la condamnation du blogueur à 200 € d'amende pour diffamation. Ce dernier ayant fait appel mais Yves Jégo n'ayant pas fait de même dans les délais, la 11e chambre d'appel de Paris ne l'a pas autorisé à être présent en appel. Yves Jégo saisit la Chambre criminelle de la cour de Cassation, qui rejette le 1er septembre 2009 le pourvoi qu'il a formulé. Le 27 mai 2010, la Cour d'appel de Paris déboute Yves Jégo de sa plainte contre Yves Poey.


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"Est-ce toujours illégal de vouloir tuer une femme?"



"Mais... Mais t'es dingue! C'était notre contrat de mariage!
- Justement..."


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Vie de meuf, le blog pour lutter contre "le sexisme ordinaire"


   (...) Inspiré du célèbre "Vie de merde", le site rapporte des centaines d'anecdotes sélectionnées par le réseau Osez le féminisme "pour mettre en lumière les inégalités" hommes-femmes.
   "Aujourd'hui, mon chéri s'étonne de me voir faire la vaisselle : 'Pourquoi tu ne mets pas tout ça au lave-vaisselle ?'. Sauf que cela fait six mois que nous habitons ensemble et nous n'avons pas de lave-vaisselle...", raconte S sur le site internet Vie de meuf.
   Cette anecdote est l'une des centaines de petites brimades liées au "sexisme ordinaire" rapportées sur Vie de meuf, créé par le réseau Osez le féminisme à l'été 2010 "pour mettre en lumière les inégalités" hommes-femmes qui persistent dans la société (...)
viedemeuf.fr


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"Jument grise? 
Non, ma robe n'est pas grise mais de couleur incertaine... 
comme les propos du ministre"



[L'EDITORIAL] de Laurent Joffrin : 
"Tout va bien Mme la Marquise ?"


   (...) Tout à son humeur lénifiante, Eric Besson exclut avec une mâle assurance qu'il puisse s'agir d'une "catastrophe nucléaire". Au même moment, les autorités japonaises font évacuer des villes entières, avouent plusieurs cas d'irradiation grave et sans se montrer alarmistes, incitent malgré tout la population à "se préparer au pire". Le décalage entre les propos français et la situation nippone est tel qu'on a le sentiment d'assister à un remake des inénarrables atermoiements qui ont suivi la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Ce n'est pas une catastrophe nucléaire ? Mais alors qu'est-ce donc, madame la Marquise ? Un incident, une bêtise ? La mort de notre jument grise ? La centrale de Fukushima serait-elle une usine de farces et attrapes ? Une fabrique de carton-pâte ? Peut-on suggérer aux deux ministres d'attendre des informations complètes avant de livrer un jugement aussi définitif ? (...)

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   La langue de bois (appelée parfois humoristiquement xyloglossie ou xylolalie, du grec xylon : bois et glossa : langue ou λαλέω / laleô : parler) est une figure de rhétorique consistant à détourner la réalité par les mots.
   C'est une forme d'expression qui, notamment en matière politique, vise à dissimuler une incompétence ou une réticence à aborder un sujet en proclamant des banalités abstraites, pompeuses, ou qui font appel davantage aux sentiments qu'aux faits.(...)


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Luc Desle

vendredi 4 mars 2011

"L'homme au béret travaillait du chapeau". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"



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Martha Hyer 

est une actrice et scénariste américaine, née à Fort Worth (Texas, États-Unis) le 10 août 1924.

   Elle joue au cinéma entre 1946 et 1973. Un de ses films les plus connus est "Comme un torrent" (Some came running, 1958), aux côtés de Frank Sinatra, Shirley MacLaine et Dean Martin, pour lequel elle obtient une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle en 1959. À la télévision, elle apparaît dans des séries de 1950 à 1974.
   Son unique contribution comme scénariste, sous le pseudonyme de "Martin Julien", est pour "Une bible et un fusil" (Rooster Cogburn, 1975), avec John Wayne et Katharine Hepburn.
   Elle est la veuve du producteur de cinéma Hal B. Wallis (1899-1986) qu'elle avait épousé en 1966.


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"Je vous les emballe ou vous les prenez sous le bras?
- Cette question!"


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(Miss Dieumédia, quelques secondes avant 
que le fameux gobeur de perles n'entre en action)



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"Y'a quelqu'un?
- Y'a personne!
- Ah bon, je croyais qu'il y avait quelqu'un"


(Cette jeune actrice blonde choisissait ses rôles avec beaucoup de légèreté)


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"Vous êtes sûrs qu'un mâle léopard ne rôde pas dans les parages?
- Evidemment, quelle idée"


(La carrière de cette starlette fut hélas très courte)


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"Oui j'ai un chapeau, et alors?
- Heu... Rien... "


(Cette diva était d'une susceptibilité maladive)


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Blanche Baptiste