Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mercredi 3 septembre 2014

"Ali Bébé était le petit-fils de son illustre grand-père". Benoît Barvin in "Pensées des tout petits".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LES PAROLES DU SAGE
NE SONT PAS UN NECTAR)

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"Qu'ess-t'as, toi?
Tu veux ma photo?"



baroque woman by Ray Donley


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La crise ukrainienne expliquée 
aux militants du Mouvement 
des Jeunes Socialistes (MJS)

Vincent MORET

   (...) Il était une fois un pays paisible, uni et frontalier de la Russie nommé l’Ukraine. L’Ukraine a envisagé d’intégrer l’Union européenne. Mais les conditions étaient si léonines que le président élu, Viktor Ianoukovitch (1), a regimbé.

   En réplique, un mouvement de protestation soutenu (organisé) par les USA et l’UE et animé par des groupes néo-nazis (« Nous allons débarrasser l’Ukraine des Russes, des Juifs et des homosexuels ») a provoqué un coup d’Etat avec mise en place d’un gouvernement comptant six ministres néo-nazis, dont une des premières mesures a été d’interdire la langue russe. Des millions de civils russophones on dit niet sous prétexte qu’ils étaient Russes naguère (avant la création de l’URSS et même après). Ils se sont insurgés et l’armée les a bombardés partout où elle pouvait. Du coup, ces ex-paisibles Ukrainiens sont devenus des« séparatistes pro-russes ».

   Les politiciens européens et états-uniens, des hauts responsables de la CIA se sont succédé à Kiev pour aider les fascistes (désormais dirigés par un milliardaire « roi du chocolat ») à anéantir les insurgés. Les éléphants solfériniens exigent que soit respectée la volonté des dirigeants ukrainiens, marionnettes des USA subventionnées par le FMI. Ils somment Poutine (pas sympa, ancien du KGB) d’accepter que l’étau des bases militaires états-uniennes se resserre autour de son pays, en vue de faciliter le déclenchement d’une nouvelle guerre sur le sol européen. Loin des USA, donc. Car sur leur sol, le moindre saignement leur arrache des hurlements décennaux (cf. Les tours jumelles).

   D’après Bernard Guetta, (porte-parole) des observateurs sérieux, si les USA sont omniprésents dans ce conflit, c’est pour que l’Ukraine, débarrassée des communistes qui sont désormais hors la loi (2) des russophones, des homos et des juifs, entre dans l’OTAN, cette organisation militaire sous commandement US qui s’est spécialisée dans l’art de faire le bonheur des peuples en détruisant leur pays.

   La Russie, si elle n’est plus communiste, reste une grande puissance et Obama n’en veut qu’une sur la planète. C’est pourquoi (attention, ça se complique !) François Hollande, big chief des socialistes français, homme de gauche, adversaire de la finance, héritier du pacifiste Jean Jaurès, garant de l’indépendance de la France, fait patrouiller des avions de chasse aux alentours des lieux du conflit, y fait voguer des navires de guerre et menace la Russie de sanctions sans cesse aggravées.

   Dans la gauche hors PS, certains parlent de « Hollande l’Américain » et les dessinateurs le représentent en gilet rayé avec un plumeau.


(1) Un pas gentil, il faut le reconnaître. Pareillement, les opposants aux fascistes de Kiev ne sont pas forcément des enfants de chœur. Mais ça, les médias vous l’ont déjà bien expliqué.

(2) Voir : www.pcf.fr/57331


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"Non, ma Cherrrie... Tou né dois pas
garder ta coulotte... Ça n'est pas esthétik..."



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Luc Desle

lundi 21 octobre 2013

"Mieux vaut mourir que périr, clamait ce soldat illettré". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

( LES YEUX D'UN AVEUGLE
VOIENT-ILS LA BEAUTÉ INTÉRIEURE?)

PCC  Jacques Damboise

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"Attention! 
Les yeux stupides
des journalistes stupides 
vous observent"


(Source: me-gatto, via ghastlydelights)

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   L'affaire rocambolesque des Dubrani est exemplaire parce qu'elle est l'illustration, hélas éclatante, de l'impéritie très IIIème République d'une gouvernance politico-journalistique qui marche sur la tête. 

   Face à un peuple exaspéré par les hausses d'impôts, le mépris arrogant des élites et la montée d'un Front qui donne de sacrées brûlures d'estomac, on répond par une pseudo histoire de gentils immigrés face à de méchants "racistes" évidemment. Mais la bêtise n'est pas toujours là où on croit l'apercevoir. 

   L'article ci-dessous, qui aura divisé l'équipe de Tu Quoque, le montre bien. Les héros et les héroïnes d'aujourd'hui sont encore plus tordus - et navrants -que les mexicains dans les westerns spaghettis. En plus, en moins marrants... 

   C'est dire dans quel trou absurde ce pays s'engloutit...

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(Célèbre famille à demi-Kosovare
envahissant un pays étranger)


To Infinity


LEONARDA PULVÉRISE LE MUR DES « CONS » 
Les Dibrani : une chance pour la France !

Raoul Fougax 

   (...) Il fallait bien qu’un jour l’évidence leur explose au visage. A force de vouloir présenter des clandestins, par idéologie médiatico-bobo dans les informations et feuilletons télévisés en pauvres victimes forcement sympathiques, privées de papiers par de méchants racistes, on devait finir par trouver une caricature de profiteurs à la hauteur du ridicule des humanitaro- gauchistes. Ce sera peut être le mérite de Léonarda et de sa magnifique famille d’avoir ouvert les yeux aux plus aveugles. Car on a dépassé et de loin les limites de la connerie ambiante.

   Le président Hollande en grande tenue présidentielle s’occupant du cas Léonarda… cela restera dans les annales. Son amalgame entre les jeunes lycéens politisés et la jeunesse, tout comme son geste de générosité envers l’ingrate adolescente resteront des erreurs politiques majeures. Les journalistes, idiots utiles de l'immigration clandestine, ont immédiatement tendu leurs micros vers Léonarda au Kosovo où ils s’étaient empressés de s’agglutiner pour recevoir la bonne parole. Ils n’ont pas été déçus. Ils ont très vite été horrifiés du comportement du clan, de son arrogance et de son agressivité qui a donné à la France entière une image terrible de certains clandestins. Ils se sont rendu compte qu’ils confortaient les partisans de la rigueur vis a vis de l’immigration clandestine et des abus du droit d’asile utilisé par des profiteurs bien renseignés. Ce sont les pires des clandestins qui ont été médiatisés.

   Léonarda en direct affirmant du haut de son importance qu’elle retournera en France, même clandestinement, non pas pour subir la loi d’une république ayant trahi ses valeurs ….mais pour imposer la sienne…. Les journalistes qui lui servaient la soupe en sont restés comme deux ronds de flanc. Certains ont même pris une fuite discrète pour ne pas être inclus dans les images en direct de cette séquence d’anthologie. Ah le direct !

   Direct aussi avec la mère incompréhensible dans son langage mais, hystérique dans son comportement et agitant sa nombreuse famille devant les cameras, et le père dans un sabir balkano-italien exprimant sa conception des choses et sa vision de la démocratie. Ces Roms la- sont ils vraiment Roms d’ailleurs- ont fait, grâce au comportement médiatique, la leçon en direct à la France et à son président. Cela valait son pesant d’humiliations de la patrie des droits de l’homme et du clandestin. Car finalement tous ces clandestins devenus de gentils sans papiers que la gauche et la presse veulent régulariser, ils ont de quoi se plaindre de la caricature négative renvoyée d’eux par cette famille si médiatisée.

   La presse peut se mordre les doigts d’une manip qui se termine en queue de poisson et même en désastre politique pour le président, Manuel Valls, la gauche et qui ne profite qu’à ceux qui ne veulent pas du retour de Leonarda et sa famille. Car quelle famille tout de même!

   Le père de Leonarda a en effet reconnu avoir menti aux autorités françaises pour obtenir le statut de réfugié : ses enfants ne seraient pas kosovares mais italiens. Pour appuyer ses dires, Resat Dibrani a montré des documents à Europe 1. Il s'agit de cinq certificats de naissance, envoyés par l'Italie au ministère de l'Intérieur kosovare. Ces papiers concernent Leonarda, sa sœur et trois de leurs frères. Ils attestent que les enfants sont nés à Fano, une petite ville sur la cote adriatique. La petite dernière serait, elle, née en France en 2011. Quant à la mère de Leonarda, elle n'a aucun papier prouvant son identité. Ces documents ne font néanmoins pas automatiquement de Leonarda et ses frères et sœurs des Italiens ou des Français puisque leurs parents n'ont pas ces nationalités. Les enfants ne sont néanmoins pas apatrides mais pas kosovares non plus car ils ne sont pas nés au Kosovo.

   Le maire de Fano, ville italienne où avait résidé la famille durant de nombreuses années, est sorti du silence. Et il décrit un père de famille très difficile à gérer, qui a fui la ville lorsque les autorités de cette ville avaient menacé de retirer la garde des enfants. Quant à l’adolescente on sait qu’elle est une championne de l’absentéisme scolaire et des fugues nocturnes. Et voilà ceux que Léonarda ne veut pas quitter, voilà son intégration et son amour de l’école.

   Finalement cette manip devrait ouvrir les yeux et les « cons » de Léonarda se retrouver sur le mur des juges du syndicat, forcément émus par son cas si touchant et dans le premier rôle au milieu du très impressionnant casting des arroseurs arrosés. (...) 


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"Haut les mains peau de lapin!
- Kosovar?
- Oh, toi, alors, ahaha!"


Shingo Matsunuma

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Benoît Barvin

samedi 7 septembre 2013

"Par grand vent, il reçut la médaille de la Légion d'Honneur en pleine poire". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'AMOUR A-T-IL UNE COULEUR?)

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"OK, OK, je vais me revoiler...
Ben dis donc, la patience et toi,
ça fait deux, hein?"


(Source: olderoticart)


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"Rendez-moi mes 0,6 % de pertes de pouvoir d'achat,
sinon je fais tout sauter!"


RÉFORME DES RETRAITES : 
LIBÉ DÉNONCE UNE "GROSSE MANIP"
Sébastien Rochat

   (...) Les journalistes de Libération s'y sont mis à trois pendant deux jours pour comprendre l'entourloupe. Parmi la batterie de mesures annoncée par Jean-Marc Ayrault le 27 août, il y a le décalage de six mois de la hausse des pensions de retraite en fonction de l'inflation. Une mesure qui aurait pu passer inaperçue, vu la sobriété avec laquelle Jean-Marc Ayrault l'a présentée dans son discours.

   "Il est hors de question de recalculer ou de baisser les retraites ! Le gouvernement refuse de sous-indexer les pensions pour plusieurs années. Les retraités seront néanmoins mis à contribution", a déclaré Ayrault. Oui, mais comment ? "Au lieu d’intervenir au 1er avril, la revalorisation annuelle des pensions, qui interviendra encore chaque année, bien sûr, aura lieu au 1er octobre. L’augmentation sera donc régulière, elle sera simplement décalée". Dit comme ça, difficile d'évaluer l'impact de cette mesure. Or, dans le dossier de presse (document PDF), un tableau récapitulatif indique les gains espérés par ce simple décalage : 600 millions euros dès 2014 et jusqu'à 1,4 milliard en 2020. Pour un simple décalage de date ?

   C'est Libération qui a réalisé l'impact de cette mesure qui se voulait discrète. "Les retraités, y compris les plus modestes d’entre eux, seront bien touchés par la réforme. Jusqu’aux bénéficiaires du minimum vieillesse !", dénonce le quotidien qui rappelle que François Hollande avait promis de ne pas toucher aux petites retraites. 

   Jusqu'à présent, les pensions de retraite étaient revalorisées en fonction de l'inflation, chaque année, au 1er avril. En décalant de six mois cette revalorisation pour toutes les pensions de retraite du régime général, de substantielles économies vont être réalisées. Interrogé par Libération, Henri Sterdyniak, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), estime que c'est une perte de pouvoir d'achat : "En 2014, par exemple, avec une inflation à 1,2%, les retraités vont donc passer six mois supplémentaires sans bénéficier de la revalorisation qu’ils auraient eue sans la réforme. C’est 0,6% de perte de leur pouvoir d’achat". 

   Libé a également sorti la calculette avec un cas pratique : "Dans le cas d’une inflation de 2%, un retraité avec une pension de 1 200 euros par mois touchera ainsi 144 euros de moins que ce qu’il aurait gagné sans la réforme". Un manque à gagner qui se cumulera chaque année, puisque tous les retraités auront toujours leur augmentation avec six mois de retard... Et plus l'inflation sera élevée, plus les économies réalisées par les caisses de retraites seront élevées.

   Si Libération met au grand jour cette baisse discrète du pouvoir d'achat, cela n'avait pas été le cas en 2009. Car François Fillon avait déjà décalé de trois mois (du 1er janvier au 1er avril) la revalorisation des retraites en modifiantl'article 79 de la loi de financement de la sécurité sociale 2009. A l'époque, la mesure était passée inaperçue et avait même donné des idées : en 2012, la revalorisation des prestations familiales avait été décalée du 1er janvier au 1er avril. Un décalage maintenu en 2013 par Hollande (président social-démocrate...). (...)



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"Miroir, gentil miroir, dis-moi: parmi
mes amies, quelle est la plus moche?"

Fritz Willis

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Luc Desle

lundi 8 octobre 2012

"Il déshabillait les statues à coups de burin". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(AVANCE A TON RYTHME
C'EST CELUI QUI TE CONVIENT)

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"Hop là, de plus en plus vite,
de plus en plus vite,
de plus en plus..."


(Le couple fut indisponible pendant les semaines
où les deux zigotos furent soignés à l'hôpital
pour de multiples luxations des os)

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"Je regarde bien en face
ma vision nombrilesque
en train de disparaître"


Un petit francais regarde bien en face 
Bernard Aldebert 1er decembre 1943



Pascal Boniface : 
"Le poids de la France dans le monde ? 
Soyons lucides..."
Propos recueillis par Denis Lafay 
(Acteurs de l'économie) 

   (...) De la crise européenne à celle de la Géorgie ou au soulèvement libyen, c’est dans ce domaine de la diplomatie que l’action de Nicolas Sarkozy et celle d’Alain Juppé trouvèrent le plus de relief. Comment peut-on distinguer ce qui relevait de la communication et de l’abnégation ? La bonne gestion apparente de quelques spectaculaires sujets reflétait-elle l’ensemble de la politique diplomatique ou cherchait-elle à masquer l’influence déclinante de la France au sein des instances internationales ou dans le concert économique mondial ?

   Le supposé succès de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy n’est pas évident. J’en veux pour preuve que lors de la campagne il n’a pas cherché à exploiter le triple avantage concurrentiel que ce soi-disant bilan, l’exercice du pouvoir pendant cinq ans, et l’inexpérience de son adversaire dans ce domaine étaient censés lui conférer. Il eut été pourtant aisé d’afficher l’image du “pilote”, du “protecteur”, même du “sauveur”. Et d’ailleurs, lors de la Conférence des ambassadeurs en 2011, il avait clamé qu’en matière de politique étrangère, de crédibilité et de reconnaissance sur la scène mondiale, de gestion de la crise de l’euro, d’influence au sein des instances de gouvernance internationale, il ferait la “différence” avec son futur adversaire socialiste. Sans doute finalement n’était-il pas convaincu lui-même de son action et de son crédit dans ce domaine… Il n’est pas parvenu à modifier la gouvernance économique internationale – ce que personne ne peut lui reprocher, tant la tâche est considérable. 

   La gestion “bloquée” du dossier syrien résulte directement de celle, spectaculaire, de la Libye : l’activisme, plutôt “facile”, exercé pour renverser Kadhafi a aujourd’hui pour répercussions collatérales les vétos russe et chinois au conseil de sécurité de l’ONU. Bref, en matière de diplomatie et de défense des couleurs françaises à l’étranger, le général de Gaulle et François Mitterrand demeurent inégalés, et Nicolas Sarkozy n’aura pas singulièrement marqué sa présidence. Ce qui peut réellement être placé à son crédit, c’est la jugulation du conflit ivoirien ; l’intervention militaire extérieure résulta d’un consensus international et respecta les principes domestiques du suffrage universel.(...)

   (...) L’âpreté du combat des indépendantistes en faveur de sa défense et la victoire finale, même très étriquée, de Pauline Marois (PQ) lors des récentes élections au Québec, en témoignent : la langue française n’a jamais autant été sous la menace anglo-saxonne. La démographie des pays émergents non francophones et la stratégie expansionniste de certains d’entre eux dans les zones francophones, notamment la Chine en Afrique, scellent-elles le rayonnement de la francophonie ? Dans ce domaine, la France a-t-elle abdiqué?

   Pendant très longtemps, le combat en faveur de la francophonie fut considéré quelque peu “ringard”, et la stratégie était essentiellement défensive : il s’agissait davantage d’interdire l’anglais que de promouvoir la langue française. Depuis peu, cette vision de la francophonie se modernise. Une dynamique plus conquérante et plus positive s’impose, qui dépasse le seul périmètre de la langue et englobe celui, essentiel, des valeurs.

   François Hollande avait promis une rupture profonde de la diplomatie française en Afrique et martelé la fin de la France-Afrique. Ses tergiversations à participer au sommet de la francophonie à Kinshasa les 13 et 14 octobre témoignent que le double poids de l’histoire et des intérêts économiques de la France en Afrique – qui pourrait réunir en 2050 80 % des francophones – continue de peser lourdement…

   Que François Hollande ait finalement déclaré se rendre au sommet de Kinshasa est important et même courageux ; la facilité était d’y renoncer, au nom du régime despote qui gouverne la République démocratique du Congo, mais c’eut été une grave erreur, car la   France se serait coupée de toute la base francophone.

   La rhétorique officielle évaluant à 800 millions le nombre de francophones en 2 050 est fortement discutable ; en effet, elle résulte d’un agrégat erroné additionnant toutes les populations des pays appartenant à la francophonie. Or tous ces habitants ne sont pas francophones. S’il ne faut pas céder à l’illusion lyrique d’une francophonie dominatrice, il faut quand même constater – et se réjouir – des résistances qu’elle déploie et des marges de manœuvre qu’elle peut exploiter à condition de se doter d’un projet politique collectif qui ne soit pas réduit aux intérêts particuliers de la France. Ainsi reliée à la diversité culturelle et animée par une logique multilatérale de grande tolérance, une francophonie vivante et ambitieuse pourrait alors prospérer.

   Quant à cette fameuse France-Afrique à laquelle il faudrait mettre fin, soyons attentifs à en disséquer l’objet. Si ce dernier est de poursuivre les caciques qui ont rapatrié en France des biens mal acquis dans leur pays, de s’opposer concrètement aux régimes dictatoriaux, issus d’une transmission héréditaire du pouvoir, pourfendeurs de la démocratie, et indécemment corrompus au détriment des intérêts du peuple, oui. Pour autant, la fin de la France-Afrique ne doit nullement signifier la fin d’une politique de la France en Afrique. Car alors le coût stratégique et économique serait élevé autant pour la France que pour les pays d’Afrique. Surtout au moment où le continent entre de plein pied dans la mondialisation, se développe aussi bien démographiquement qu’économiquement – la faillite de la RDC, du Zimbabwé, ou de la Somalie ne doit pas occulter les 5 % de croissance moyenne sur les dix dernières années –, et constate l’intérêt grandissant que la Chine, le Japon, les Etats-Unis, et même le Brésil lui portent. (...)

A lire l'interview sur:


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"Je cherche mes lunettes? 
Vous ne les auriez pas vues?
Hihihi...
- Les cherche pas.
Ça t'évite de te voir tel que t'es,
hé, pimbêche!"

Greer Garson
http://steamboatbilljr.tumblr.com/

(Ce public n'était pas très indulgent)


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"Comment ça je vous dois quelques millions?
Qui diantre êtes-vous?
- Votre arrière-arrière petit-fils, pépé,
et ce pognon, je le veux!"

Dessin Fred Funcken


La saga du macchabée congelé
Courrier international

   (...) Course de cercueils, défilé de corbillards, visite au défunt : le Frozen Dead Guy Festival – Festival du type congelé – continuera, avec ou sans macchabée congelé. Des milliers de personnes se réunissent chaque année dans le Colorado pour faire la nique à la mort autour de la dépouille de Bredo Morstoel. Ce Norvégien a passé l’arme à gauche en 1989. Son petit-fils, Trygve Bauge, a fait cryogéniser son grand-père dans l’espoir qu’avec les progrès de la médecine, son aïeul serait un jour ramené à la vie. (...)

   (...) Le corps est conservé à moins 31 dans un abri, à Nederland, et un livreur apporte chaque mois 770 kilos de glace carbonique pour le maintenir en état. Ou plutôt, apportait, car le croque-mort a rendu son tablier, son employeur refusant selon lui de l’augmenter en dépit de la flambée du prix de l’essence et de la glace. Dès lors, M. Bauge menace de transférer Bredo Morstoel à l’institut cryogénique du Michigan, où il serait conservé (à prix d'or) dans de l’azote liquide. A Nederland, avec ou sans mort, on compte bien poursuivre les festivités. "Qui sait, on le reverra peut-être un jour, vivant, et sur ses deux pieds", commente dans le Daily Camera le réalisateur Robin Beeck, auteur d’un documentaire sur la saga du grand-père congelé. (...)


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Luc Desle

mardi 18 septembre 2012

"Peau d’Âne avait une peau de pêche". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

°°°
Pensées pour nous-mêmes:

(LA MAIN OUVERTE DONNE,
LA MAIN FERMÉE A PRIS)

°°°

"Mais enfin, Margot, ne sois pas si timide!
Ne cache pas tes yeux, c'est ce que tu as
de plus beau..."

Harold Pierce Cazneaux (1878-1953)


°°°


"Ah ça, ne pas bénéficier d'un droit absolu,
en tant qu'animal, 
je commence à le savoir... Puis-je au moins
saliver un peu de sang?
Pour la photo ça fera plus joli..."



Corrida : Valls défend la tauromachie, 
sous la menace du Conseil constitutionnel 
La Voix Du Nord 

   (...) Le comité radicalement anticorrida (Crac) pour la protection de l’enfance et l’association Droits des animaux espèrent que les Sages du Palais Royal proclameront l’anticonstitutionnalité de certaines des dispositions de l’article 521-1 du Code pénal, qui réprime les actes de cruauté commis contre les animaux.
    Les défenseurs des bêtes réclament la suppression de l’alinéa 7 de cet article, qui prévoit des dérogations à cette règle, autorisant la tauromachie comme les combats de coq sous couvert «du principe de tradition locale ininterrompue».
   Me Eric Verrièle, avocat des défenseurs des bêtes, s’est attaché à démontré durant sa plaidoirie «le principe d’égalité devant la loi et l’objectif de clarté que doit revêtir cette loi». «En cas de rupture d’égalité et manque de clarté, la loi devrait donc être déclarée anticonstitutionnelle», a-t-il dit durant l’audience.
   Il a insisté «sur le changement des mentalités des Français qui à plus de 60% répriment le spectacle barbare et sauvage de la corrida». Pour démonter «le principe de tradition locale ininterrompue», il a cité l’exemple du retour des corridas à Arles en 1987, 70 ans après son interdiction.
   «La cause animale est le miroir que les hommes entretiennent avec eux-mêmes. Aurez-vous sinon le courage, au moins l’audace d’être l’instrument de ce salutaire avènement?», a-t-il demandé.(...)
   (...) De leur côté, les avocats représentant l’Observatoire des villes taurines ont défendu la corrida, arguant qu’elle «revêt un intérêt général (d'argent?), un pluralisme culturel (pluralisme dans la mise à mort?), social et régional (et européen, et mondial également, pourquoi pas?)».
   Affirmant que la tauromachie est bel et bien «une tradition locale ininterrompue», ils ont souligné que «l’animal ne bénéficie pas d’un droit absolu (ah ça, la gente animale l'a apprise à ses dépends), il peut être chassé ou élevé pour la consommation (parce que l'homme l'a décidé...)».
   Un représentant du gouvernement figurait parmi les défenseurs de la corrida venus s’exprimer devant les Sages.
   A l’issue de l’audience, David Chauvet de l’association Droit des animaux s’est déclaré «très confiant» en estimant que «les arguments du droit sont de notre côté». «Face à la souffrance animale, tout le monde est mis en face de sa responsabilité, comme l’ont été les membres du Conseil constitutionnel cet après-midi», a-t-il jugé.
   De son côté, le vice-président du Crac, Jean-Pierre Garrigues s’est dit «choqué» par le manque de neutralité de l’Etat : «On ne comprend pas pourquoi on a le gouvernement contre nous!», s’est-il exclamé.
   Quelques heures avant l’audience devant le Conseil constitutionnel, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, né à Barcelone, avait défendu la tauromachie, «une culture (de mort?) qu’il faut préserver».
   «C’est quelque chose que j’aime, ça fait partie de la culture de ma famille», a-t-il déclaré à BFMTV-RMC. (ce que disent celles et ceux qui sont pour la circoncision, pour le port des armes à feu, pour voiler les femmes, pour la polygamie, et on en oublie encore... Valls, Salafistes, religieux de tous bords, Républicains américains et UMP, même combat?!)




°°°

"Pourquoi j'porte pas d'cravate?
ROGNTUDJU!!!"


Henri Cartier - Bresson

°°°
« L’économie est mère de la pauvreté. »
de Proverbe bulgare

"Et là, vous vous trouvez dans une cave...
- Une cave, Germaine, tu te rends compte?
- Comme dans l'ancien temps...
- C'est humide...
- Y'a du salpêtre...
- Paraîtrait qu'on pourrait y faire vivre
certains étrangers en situation irrégulière...
- Ça non, alors! C'est bien trop beau pour eux!"


«L'épure budgétaire» inquiète 
les acteurs du patrimoine public
VINCENT NOCE

   (...) A quelle sauce le patrimoine au sens large va-t-il être mangé dans le prochain budget ? Dans les grands établissements publics, concentrés à Paris et alentours, l’inquiétude monte, alors que les derniers affinements budgétaires doivent être arrêtés par la ministre de la Culture cette semaine. Selon nos informations, le ministère connaît déjà approximativement l'ampleur de la baisse des crédits pour les monuments historiques. Nicolas Sarkozy avait fait un gros effort pour les rehausser, sans toutefois que le gouvernement tienne tout à fait ses engagements. Il avait promis 400 millions d’euros annuels sur une décennie, le montant défini comme indispensable pour maintenir le patrimoine à peu près en l’état, selon les conclusions d'un audit extrêmement complet réalisé au début des années 2000. En fait, les monuments historiques ont eu droit depuis à quelque 350 millions d'euros, voire un peu moins (347 exactement en 2010).

   La chute devrait être sensible en 2013, avec un recul d’environ 15%, pour un budget tournant autour de 300 millions d’euros. Au gouvernement, on évoque cependant une situation transitoire en promettant un début de rattrapage en 2014, sans toutefois retrouver le niveau de 350 millions. Le ministère a notamment l’intention de piocher dans les crédits non consommés dans l’année, qui sont importants dans ce secteur, et qui sont normalement reportés sur les exercices suivants (par exemple, quand un chantier a dû être interrompu à cause du mauvais temps ou qu’une commune a eu du mal à verser son écot).(...)

   (...) Les associations patrimoniales, qui ont été reçues par le cabinet d’Aurélie Filippetti, ont justement concentré leurs craintes sur les«crédits déconcentrés» qui, dans ce total, vont aux églises des communes ou aux manoirs des particuliers, tout un réseau dont le ministère reconnaît le caractère social, culturel et touristique. Même si elles disent comprendre la part de sacrifice que doit également accepter la culture, clairement, les associations prendraient très mal une baisse de 15% sur cette part du budget : 

   «Nous sommes à 275 millions ; en dessous de 250 millions, nous reviendrions à la situation catastrophique» connue sous le ministère Donnedieu de Vabre. Des dizaines de chantiers avaient alors été interrompus au beau milieu des travaux, estime un de des représentants reçus rue de Valois. Pour éviter cela, la ministre devrait trancher bien davantage dans les grands projets, ce qu’elle a commencé à faire en reportant notamment des travaux importants au château de Versailles.

   Du côté des musées, c’est un peu la foire d’empoigne. Toujours selon nos informations, les grandes lignes de ce qu’un conseiller appelle avec délicatesse «l’épure budgétaire» sont déjà fixées : les grands musées devraient voir leur dotation reculer d’environ 5% par an sur les trois prochaines années (et ce, après une baisse d’environ 9% sous l’ère Sarkozy). En moyenne.(...)

Lire sur:

°°°
Luc Desle (et Jacques Damboise)

mardi 10 juillet 2012

"Son rire glaçant, même pendant l'été, on n'en voulait pas". Benoît Barvin in "Pensées pensées"

***
Pensées pour nous-mêmes:


(SI TU CRÉES TOI-MÊME TA MALADIE
CE SONT LES AUTRES QUI EN PROFITENT)


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(Mais pas de pimenter leur vie, 
bien au contraire...)

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«La Belgique peut exploser»

   (...) Dans «les Assoiffées», son premier roman, Bernard Quiriny imagine qu'une dictature féministe gouverne son pays natal. Dans la réalité, celui-ci est aujourd'hui au bord de la partition. Explications

   Le Nouvel Observateur. - Dans votre roman, une poignée d'intellectuels visite «le pays le plus fermé du monde» ... Et c'est le Benelux, où une dictature féministe s'est installée en 1970. Comment vous est venue cette idée génialement absurde?

   Bernard Quiriny. - Je voulais parler de deux sujets : d'un côté, le totalitarisme, qui paraît aujourd'hui très daté mais reste le phénomène politique typique du XXe siècle ; de l'autre, les passions qu'il a suscitées, notamment chez des intellectuels qui n'étaient pas des crétins. (mais des vendus?) J'aurais pu écrire sur la Russie soviétique, mais je trouvais plus drôle de tout décaler. Au lieu d'avoir un gros pays totalitaire très loin, on en a donc un tout petit, tout près. Et au lieu d'avoir le marxisme-léninisme ou le maoïsme, on a le féminisme.

   N. O. - Ce dernier aurait-il un potentiel totalitaire spécifique?

   B. Quiriny. - Non, pas plus que n'importe quel progressisme. Le sujet, c'est le fanatisme. J'aurais aussi bien pu parler d'une dictature écolo ou d'une secte millénariste. Mais ça aurait été moins drôle. Ce que je mets en scène ressemble peut-être à certaines outrances des années 1970, mais c'est une idéologie de carton-pâte. C'est le décor. De toute façon, je ne crois pas que l'idéologie tienne une grande place en Corée du Nord, par exemple, où le régime est intellectuellement au niveau zéro. Ce qui est formidable avec le totalitarisme, c'est que vous pouvez tout imaginer, les dictateurs ont toujours fait mieux - ou pire.

   N. O. - On reconnaît Bernard-Henri Lévy et Philippe Sollers parmi les intellectuels mis en scène...

   B. Quiriny. - Pour moi, ce sont des personnages de roman autonomes. Libre au lecteur de trouver des ressemblances. Cela dit, je les ai conçus comme des caricatures d'intellectuels mondains parisiens, donc il est assez normal que tous ceux auxquels vous pouvez penser leur ressemblent. Les intellectuels m'agacent, mais je les trouve attachants. S'ils n'étaient pas là, je m'ennuierais un peu. Ce sont des clowns qui à la fois m'énervent et m'amusent. (Nous itou...) (...)

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(Miss Loveless n'était pas douée pour la mécanique)


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"Alors, cher client patient, comment allez-vous?
- Quand je vous vois, pas fort docteur...
- Hem... Pathologie phobique, inquiète et
suspicieuse... Il va falloir soigner tout ça!"


Note de lecture : 
"Les Vendeurs de maladies" 
Emilio La Rosa (Ed. Fayard)
Par F.M.

   (...) Après les scandales du Mediator, du Viox et autres médicaments dangereux, on souhaiterait que les pouvoirs publics se penchent sur le marketing déployé par l’industrie pour vendre toujours plus.
   Un enfant qui a des difficultés à écouter son professeur ou à rester assis à table, un adolescent timide, une femme qui a des troubles sexuels ou hormonaux, l’hypertension, le stress au travail, l’angoisse du chômeur… Toutes sortes de « symptômes », même des plus banals, peuvent devenir de véritables « pathologies » qu’il faut traiter.

   L’ouvrage "Les Vendeurs de maladies" identifie les tendances actuelles à surfer sur l’angoisse d’une population en inventant de nouvelles maladies, en transformant les difficultés de la vie en « syndrome » de maladies, en plaidant pour toujours plus de prévention, avec une masse de lobbyistes, non seulement les visiteurs médicaux, les associations dites « de patients », mais aussi la publicité grand public. Ainsi, la prévention est détournée et l’on dresse une liste de facteurs de risques demandant l’usage de toujours plus de nouvelles molécules, induisant une sur-consommation de produits et une augmentation des risques de mortalité. (...)

   (...) Après avoir passé en revue l’amoncellement de nouveaux facteurs de risques divers et variés, l’auteur s’amuse avec une citation qui fera d’autant plus rire qu’on aura survolé un peu les diverses recommandations à propos de ces facteurs :

   « Un homme sans risque c’est : “un citadin efféminé, salarié ou employé des pompes funèbres, présentant une lenteur physique et psychologique, dépourvu de spiritualité, d’ambition ou d’esprit de compétition, qui n’aurait jamais tenté d’être à l’heure à aucun rendez-vous ; un homme sans appétit, se nourrissant de fruits et de légumes qu’il accommoderait avec de l’huile de maïs et de foie de baleine ; un non-fumeur dédaignant la radio, la télévision ou la voiture, à la chevelure épaisse, mais de constitution sèche et peu sportive, toutefois toujours soucieux d’entretenir ses maigres muscles. Avec un salaire, une tension artérielle, une glycémie, un taux d’acide urique et un taux de cholestérol tous réduits, il serait sous vitamines B2 et B6 depuis sa castration prophylactique et aurait pendant longtemps suivi un traitement anticoagulant.”
   … quant à la femme à faible risque d’accident cardiaque, ce serait “une naine pas encore ménopausée, au chômage et se déplaçant à vélo, avec un faible taux de bêta-lipoprotéines et de graisses dans le sang, vivant à l’étroit dans une chambre en Crète (pourquoi la Crête?)  avant 1925 et se nourrissant de céréales décortiquées, d’huile de chardon et d’eau”. » (p. 63, citation reprise de G.S. Meyers) (...)

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"Tu m'aimes d'amour?
- Toujours!"



"Toujours, c'est sûr?
- Toujours c'est toujours..."



EURO 2012: ANGELA MERKEL, 
LA MASCOTTE DE L'ÉQUIPE D'ALLEMAGNE
Annabelle Georgen

   (...) La question qui tracasse le plus les journalistes allemands aujourd'hui est le comportement qu'aura la chancelière durant le match. Car elle s'est taillée une réputation de supportrice-culte ces dernières années, rappelle le Spiegel, qui publie un diaporama de ses plus beaux élans de fougue lors des victoires de la Mannschaft.

   «Les visites de vestiaires de Merkel, ses venues lors des entraînements et ses poses en train de jubiler font désormais partie de chaque grand tournoi», estime le Spiegel, qui s'amuse de la «double personnalité» de la chancelière:
   «Quand elle parle de paquets de plusieurs milliards d'euros au Bundestag, c'est sur un ton si monocorde qu'on voudrait tout de suite passer à autre chose (hélas...). Quand elle tient un discours au nom du gouvernement devant le conseil de l'Europe, même sa propre équipe s'efforce de ne pas s'endormir. Merkel est au Bundestag ce qu'une boîte à musique est aux enfants: un moyen de s'endormir (peut-être le but recherché?). Au stade, c'est complètement différent. C'est là que se montre l'autre Merkel. 
   Parce que soudain elle ne se contrôle plus du tout. Elle jette ses poings en l'air, pousse des cris de joie, s'arrache les cheveux, (enlève et jette sa grosse petite culotte? Quel niveau...) il est aussi arrivé qu'elle saute au coup du président du DFB [Fédération allemande de football]. Merkel est en extase.»

   Le Spiegel salue le fait que les photos qui la montrent dans la tribune n'ont jamais l'air d'être mises en scène:
   «Les instantanés de son allégresse respirent le naturel (ah, ça...), ce qui fait que même ses adversaires politiques se mettent à bien l'aimer pendant un moment.» (parce qu'elle fait la débile à chaque but, ce qui en dit long sur sa pensée féministe... ou parce qu'elle aime son grand pays?) (...)



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Benoît Barvin (et Jacques Damboise)