Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
Affichage des articles dont le libellé est écologie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est écologie. Afficher tous les articles

jeudi 4 septembre 2014

"Dans ce Parti Extrême on entrait les fesses très très serrées". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

$$$
Pensées pour nous-mêmes:

(TA FORTUNE EST DANS L'AMOUR
QUE TU DISPENSES AUTOUR DE TOI)

$$$

(La Fille qui attendait la fortune était patiente)


Carrie Graber artiste américain


$$$

"Je vous les sers en terrasse ou à l'intérieur?"



Pourquoi les entreprises
pourront continuer à jeter librement


   (...) Il s’est tant fait attendre qu’on avait presque fini par l’oublier. Un simple tweet de @ecologiEnergie, le compte du ministère de l’Ecologie, posté jeudi matin, nous a rappelé que le Plan national de prévention des déchets 2014-2020(PNPD) n’a pas été enfoui. Il entre même en vigueur ce vendredi, comme indiqué dans le Journal officiel. Cela faisait plus d’un an que le PNPD était annoncé, plus de deux qu’il était en discussion. « Entre temps, on a beaucoup changé de ministre », rappelle malicieusement Delphine Lévi Alvarès, de Zero Waste France (ex-Centre national d’information indépendante sur les déchets), qui a pris part aux consultations précédant son élaboration.

   Le contenu du PNPD que Terra eco avait déjà évoqué a, lui, beaucoup moins vacillé, malgré les nombreuses critiques dont il a fait l’objet lors d’une consultation publique. Il fixe toujours l’objectif de réduire de 7% le volume de déchets ménagers et assimilés (soit les déchets issus des ménages, les déchets des artisans, commerçants et des administrations collectés dans les mêmes conditions que les ordures ménagères) produits en 2010 – soit 30 millions de tonnes – d’ici à 2020 et... c’est à peu près tout. Car pour les 326 millions de tonnes de déchets produits par les activités économiques, dont 260 millions sont le fait du secteur du BTP, le seul objectif avancé est une stabilisation de ce niveau de déchets dans les six ans à venir, quel que soit le niveau d’activité économique. La réduction n’est pas à l’ordre du jour. (...)

   (...) « Au moins ce plan reconnaît-il que les ménages ne sont pas les seuls à produire des déchets... », grince Delphine Lévi Alvarès qui s’agace parce qu’« on demande aux ménages de contribuer le plus aux efforts de diminution des déchets, alors qu’il y a tant à faire du côté des universités, des gares, des métros, sans compter bien sûr les entreprises et l’industrie ».

   Pourquoi ces dernières sont-elles ainsi épargnées ? Mathieu Hestin, en charge des problématiques d’économie circulaire et de recyclage chez Bio Intelligence Service, agence de conseil en environnement et développement durable, l’explique par « l’extrême difficulté à accéder aux données de production de déchets des entreprises, dont le ramassage est géré par le privé. On manque d’indicateurs sur la quantité de déchets produits ». Et même si de tels chiffres existaient, fixer un objectif global de réduction ne serait « pas forcément pertinent. Il doit être déterminé secteur d’activité par secteur d’activité, après une analyse fine du potentiel de réduction des déchets ». Pourquoi ? « Parce qu’entre les entreprises de services, les artisans, les industriels et la grande distribution, les problématiques sont très différentes », abonde Vincent Le Blan, délégué général de la Fnade, la fédération professionnelle qui regroupe les principales organisations syndicales des activités du déchet. (...)

   (...) Pourtant, « la prévention des déchets est une priorité qui prévaut sur tout le reste, comme cela est inscrit dans l’article 46 du Grenelle de l’environnement », rappelle-t-il. Alors pourquoi le PNPD nouvelle mouture – il succède au PNPD 2009-2012 – n’oblige-t-il pas au moins les entreprises à faire un reporting, c’est-à-dire à indiquer le tonnage de leurs déchets, ce que les collectivités locales doivent, elles, faire ?

   « Parce qu’avec le tri des déchets, c’est devenu plus compliqué qu’avant, quand on mettait tout dans une seule benne. Désormais, les contrats de collecte ne se font plus à la tonne mais au service : un camion vient pour le verre, un autre pour le plastique recyclable, un troisième pour les déchets organiques, etc. Ce qui, au passage, coûte plus cher pour les entreprises et entraîne plus de déplacements de camions, et plus de nuisances », précise le représentant des activités du déchet. (...)

   (...) Delphine Lévi Alvarès y voit, elle, une autre explication : « D’abord, le gouvernement ne peut pas imposer les mêmes contraintes au privé qu’au public. Ensuite, l’esprit du gouvernement actuel est clairement de ménager les entreprises, qui voient toute politique visant à une baisse notable de leurs déchets comme une contrainte supplémentaire. »

   Alors, s’il y a bien « des mesures emblématiques pour réduire la production de déchets ménagers et assimilés (consigne des emballages pour réemploi, vrac, limitation de l’usage de produits fortement générateurs de déchets, lutte contre l’obsolescence programmée) », note France Nature Environnement dans un communiqué, ce PNDP « manque clairement d’ambition. C’est un ensemble de vœux pieux qui manquent de contenance », tranche Delphine Lévi Alvarès. (...)

   (...) Si le plan ne mentionne pas d’objectif chiffré de réduction des déchets des entreprises, il conforte les filières à responsabilité élargie des producteurs (REP) déjà mises en place pour certains produits (emballages, véhicules, papiers, déchets électriques et électroniques, etc.). Les fabricants nationaux, les importateurs de produits et les distributeurs doivent prendre en charge ou contribuer à la collecte séparée puis le recyclage ou le traitement des déchets issus de leurs produits. C’est ainsi que celui qui met sur sur le marché des emballages doit payer Eco-emballages. Le but est d’inciter à prendre en compte les aspects environnementaux dès la conception des produits afin de prévenir la production de déchets à la source et à en faciliter le recyclage.


$$$

(Ces marchands de sommeil, question étroitesse
des logements, exagéraient)


Brita Seifert (1963) Peintre réaliste allemand

$$$
Benoît Barvin

mardi 4 février 2014

"Le Bourreau, excellent pédagogue, enseignait son métier en live avec passion". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

¤¤¤
Pensées pour nous-mêmes:

(NE LAISSE PAS S’ÉTEINDRE
LA BOUGIE DE L'ESPOIR)

¤¤¤

(Pour arrondir ses fins de mois, l'Etrangleur du Yorkshire
donnait quelques cours sous le manteau)


A group of students in a Ju Jitsu class learn how to break a strangle hold. 
(Photo by Keystone/Getty Images). Circa 1925


¤¤¤

(Cette ville était idéale pour les alarmistes
et les déprimés du bulbe)



Doel, ville fantôme sinistrée par la crise et l'implantation d'une centrale ...

Dessine-moi une ville (intelligente)

ERIC CHOL
COURRIER INTERNATIONAL

   (...) Les villes utopiques ont toujours fait fantasmer les écrivains. En 1879, Jules Verne décrit dans son roman Les Cinq Cents Millions de la Bégum la cité idéale, qu’il implante aux Etats-Unis, sur les bords du Pacifique. France-Ville (c’est son nom) est régie par deux principes : l’hygiène – nous sommes à la grande époque de Pasteur – et la science. Avec, au passage, une touche écolo avant-gardiste : dans cette ville imaginaire, les fumées “sont dépouillées des particules de carbone qu’elles emportent”. 

   A Masdar City (Emirats arabes unis) ou Songdo (Corée du Sud), on n’est déjà plus dans de la science-fiction : architectes et urbanistes font émerger grandeur réelle des villes-laboratoires, avec des vraies gens, mais aussi des vraies peurs : le black-out, la surveillance, le règne de l’hypertechnologie… Pourtant, ces fameuses villes intelligentes sont aussi des creusets d’innovation et préfigurent le monde urbain en devenir. 

   Il y a urgence : comme le rappelle The Guardian sur son nouveau site Internet consacré aux villes*, la planète compte chaque année 60 millions de citadins supplémentaires. Ce qui nécessitera, jusqu’en 2050, la naissance d’une nouvelle ville de 1 million d’habitants tous les cinq ans, calcule le critique d’architecture Oliver Wainwright. Le débat sur les “smart cities”, comme on les surnomme, ne fait que commencer. Dommage qu’à quelques semaines des élections municipales il ne trouve pas plus d’écho en France… 


¤¤¤

"Cité idéale, qu'ils disaient...
Et pas un seul bananier en vue!"


Un indien dans la ville est un film français d'Hervé Palud, sorti en 1994.


Les cinq cent millions de la Bégum

Jules Verne
France-Ville

   (...) France-Ville apparaît dans le roman comme une cité idéale basée sur les règles de l'hygiène, chères au docteur Sarrasin. La cité est établie aux États-Unis sur les bords du Pacifique.

   La description de France-Ville est principalement faite dans le chapitre 10 par la restitution d'un article d'une revue allemande, l'Unsere Century. Bien qu'étant une revue dévouée à la cause du professeur Schultze, l'article est néanmoins élogieux pour France-Ville. De cette manière, l'auteur montre que la ville imaginée par le docteur français est au-dessus des nationalismes et qu'elle s'impose comme une « cité modèle » pour tout le monde.

   Le choix de l'emplacement ne s'est pas fait par hasard, mais suivant des considérations scientifiques, de manière à assurer un cadre de vie idéal : proximité de l'océan, présence d'une rivière et des montagnes qui arrêtent les vents.

   La cité fut entièrement conçue avant sa construction, à la manière d'une ville nouvelle : le plan de la ville et les matériaux de construction des bâtiments sont planifiés. Le tracé des rues se fait à angles droits et à intervalles réguliers. La construction de la ville est régie par dix règles que les architectes sont tenus de respecter.

   Le roman est écrit en 1880, mais il propose des idées novatrices pour l'époque, et dont certaines sont d'actualité.

   L'hygiène conditionne la vie dans la cité. Les briques utilisées sont aérées de manière à laisser passer l'air. La chambre à coucher, la pièce où l'on passe le plus de temps, doit être correctement meublée : « elle ne doit servir qu’au sommeil ». Les enfants sont éduqués pour rester toujours propres : « ils [les enfants] considèrent une tache sur leurs simples habits comme un déshonneur véritable ». Un réseau d'égouts est mis en place, la nourriture est surveillée pour ne pas vendre de nourriture avariée. Les tapis et les papiers peints sont proscrits des maisons (règle 8) car ils sont d'après l'auteur des « nids à miasmes ». Toutes ces mesures sanitaires font de France-Ville, la cité du plus faible taux de mortalité et les hôpitaux ne sont pas en grand nombre dans la ville.

   Toutes ses considérations pour l'hygiène peuvent paraître excessives, mais les découvertes de Louis Pasteur sur les microbes sont contemporaines à l'écriture du roman.

   L'environnement est respecté et la nature a une place importante dans la cité. Ainsi la hauteur des maisons ne peut dépasser deux étages pour ne pas accaparer l'air et la lumière (règle 2). Les maisons sont espacées entre elles et elles possèdent chacune un jardin particulier (règle 1). De même des arbres sont plantés de part et d'autre des rues et chaque carrefour a un jardin public. La règle 10 est même une véritable règle écologique avant l'heure : les fumées sont « dépouillées des particules de carbone qu'elles emportent »; les dangers de l'effet de serre ne sont même pas encore connus à cette époque.

   Concernant la vie civique, n'importe qui peut vivre à France-Ville à condition d'être « apte à exercer une profession utile ou libérale, dans l’industrie, les sciences ou les arts, de s’engager à observer les lois de la ville. Les existences oisives n’y seraient pas tolérées ». Les industries et les commerces sont aussi libres. Dans les chapitres suivants, la vie politique de la cité est affaire de tous les habitants de la cité qui se réunissent lors de conseils pour débattre (dans un calme total) des décisions à prendre pour la cité.

   France-Ville est une utopie, un modèle de ville idéale pour Jules Verne . Un certain nombre d'idées sont même d'actualité : comme la protection de l'environnement, l'importance de la santé (faire du sport, manger sainement).

   Néanmoins, la description de cette ville idéale n'échappe pas aux critiques : l'obsession pour la propreté de la cité pourrait conduire à de graves dérives : que deviennent les malades incurables dans une cité qui refuse les microbes et dont le but est de les exterminer ? Il y a un fort risque d'eugénisme de la société. De même, seuls les citoyens pouvant travailler sont acceptés : que deviennent les handicapés dans cette cité ? Il est clair que certains principes fondateurs de cette cité ne peuvent être appliqués de manière stricte sans risquer des dérives idéologiques qui ont pu apparaître au xxe siècle. L'auteur ne semble pas être conscient de ces risques. (...)


¤¤¤

(Question vestimentaire, l'Homme à la hache n'était pas au top)


Primo Carnera (1906–1967) the Italian heavyweight boxer and wrestler 
poses in a leopard skin to represent a cave-man
 at a “Joy of Life” Ball at the Royal Opera House, 
Covent Garden, London. (Photo by Topical Press Agency/Getty Images).
 13th December 1929



¤¤¤
Luc Desle

jeudi 31 octobre 2013

"Il appliquait la loi sans faiblir, surtout quand elle concernait les Pauvres". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

@@@
Pensées pour nous-mêmes:

(DANS TA MAIN OUVERTE
NE GARDE PAS LE POING FERMÉ)

@@@

(Sirène hélas rhabillée par le Politiquement correct)


helycharlotte:
by Simon Siwak

http://imickeyd.tumblr.com/post/65354747598

@@@

"Miroir, gentil miroir, dis-moi quel est
le sein le plus écologique et...
Comment ça tu les préfères trafiqués?!!"


Margaret O’Brien
photo by Nina Leen 1961

En gros, les gens détestent 
les féministes et les écolos
Blandine Grosjean

   (...) Une étude canadienne déprimante explique en partie pourquoi les combats environnementaux et féministes peinent, voire échouent, à changer les comportements : la plupart des gens ne veulent pas être associés à ces militants.

   Le titre de l’étude est clair, « The ironic impact of activists : Negative stereotypes reduce social change influence » : « L’impact paradoxal des militants : les stéréotypes négatifs réduisent leur influence sur le changement social “.

   Les personnes interrogées ont des stéréotypes négatifs tellement bien ancrés qu’ils n’ont pas envie ‘d’adopter les comportements que ces militants promeuvent’. Les chercheurs qui ont conduit trois enquêtes différentes ont été surpris par ces ‘caricatures cruelles’ qui, selon eux, jouent un rôle clef dans la résistance au changement social. (...)

  (...) Les féministes sont le plus souvent décrites comme ‘haïssant les hommes’ et ‘sales’. Les défenseurs de l’environnement sont vus comme des ‘tree-hugger’ (câlineurs d’arbres, des naïfs) et des babas-cool.

   Malheureusement, concluent les chercheurs, c’est la nature même de l’activisme qui suscite ces stéréotypes négatifs : ‘En promouvant de manière agressive le changement et en adoptant des conduites peu conventionnelles, les militants sont associés à des courants hostiles, excentriques.’

   Et selon eux, ces effets contre-productifs touchent aussi les activistes gays ou ceux luttant contre les privilégiés de Wall Street. Le journaliste du Pacific Standard conclut :

   ‘Peut-être que l’approche la plus efficace serait celle de Henny Yougman [un comédien dont le sketch le plus célèbre est Take my wife -please’, ndlr]. Alors : ‘Sauvez la planète. S’il vous plait.’ (...)


@@@

(Le tueur aux couteaux en papier avait bien du mal à finir son ouvrage)


Anastasia Pavlova - Gravity

@@@
Benoît Barvin

samedi 19 octobre 2013

"Le petite fille de la Belle au Bois dormant rata le concours des Eaux et Forêts". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

µµµ
Pensées pour nous-mêmes:

(TU ES LE MAÎTRE
DE TON PROPRE DESSEIN)

µµµ

"J'obéis-au-capitalisme-mondialisé-
je-tourne-en-rond-comme-lui"



µµµ

"Le premier qui se moque de ma maîtresse
aura affaire à moi!"


(Source: tect0nic)
Reblogged from moja-moja scrap


Le sexisme à l'Assemblée Nationale 
est une réalité

Marie-Cécile Naves
et Amandine Philippe

   (...) Mardi dernier, alors qu'elle s'exprimait sur la réforme des retraites, Véronique Massonneau, députée Europe Ecologie Les Verts (EELV), a été l'objet d'imitations de la part de Philippe Le Ray, député UMP. Celui-ci a fait des onomatopées, imitant une volaille de basse-cour, alors que la députée parlait. Le lendemain, lors des questions au gouvernement, les députées PS sont intentionnellement arrivées en retard afin de soutenir Véronique Massonneau. Cette polémique s'est conclue par la décision de l'Assemblée Nationale de sanctionner Philippe Le Ray d'une amende de 1378 euros (un tiers de son indemnité mensuelle) pour son comportement insultant. Il semble opportun de revenir sur certains points de cet événement.

   Tout d'abord, on peut être surpris de la réaction de la chambre législative: en effet, c'est la première fois qu'un élu du parlement est sanctionné financièrement pour attitude sexiste. De même, la députée concernée a reçu un soutien remarquable de la part de ses collègues. Il faut croire que certaines choses "ne passent plus".

   Les propos aujourd'hui sanctionnés sont tout à fait caractéristiques des stéréotypes liés aux femmes: le parallèle entre une femme et un animal renvoie symboliquement cette dernière à l'état de nature. Le choix de la poule n'est pas, non plus, anodin: une poule "jacasse", "piaille", "glousse", "caquette". Bref, Véronique Massonneau serait bavarde mais n'aurait rien d'intéressant à dire.

   Notons aussi au passage qu'une "poule", au sens figuré, est une maîtresse: le langage étant politique, une "femme publique" n'est pas le pendant féminin d'un "homme public". Le but de ces imitations était donc d'inférioriser, à double titre, la députée (objet sexuel potentiel et sans cervelle).  Néanmoins, la sanction dont Philippe Le Ray a fait l'objet ne doit pas faire oublier l'étendue du sexisme en politique. Loin d'apparaître comme un incident, les propos du député UMP ne sont qu'un exemple du sexisme "ordinaire" subi par les élues.

   Lorsqu'elles ne font pas l'objet de moqueries ou de sifflements approbateurs (ce qui revient au même) sur leur physique ou leurs tenues vestimentaires, comme Cécile Duflot en juillet 2012, elles sont souvent réduites à de nombreux présupposés sur leurs compétences "naturelles" (elles sont souvent cantonnées aux affaires familiales ou sociales) ou bien leur incompétence (les autres domaines). De même, la parité est loin d'être respectée à l'Assemblée Nationale où les femmes représentent à peine plus du quart des députés.

   Le sexisme est bel et bien une réalité et prend différents aspects. Le harcèlement sexuel dont sont victimes de nombreuses assistantes parlementaires est par exemple un secret de polichinelle. Une tradition, presque un droit de cuissage. Pas facile, pour certains, d'accepter le partage du pouvoir et de l'espace public. (...)


µµµ

(La boîte à chat de l'ogre en contenait deux spécimens,
tout mignons...)



µµµ
Luc Desle

samedi 16 mars 2013

"Tu aimes ma petite fourrure? demandait la Belle à la Bête, dans les moments très chauds". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

°°°
Pensées pour nous-mêmes:

(LE PAUVRE ET LE SAINT
NE SONT PAS FORCEMENT
INCLUS DANS LA MÊME PERSONNE)

°°°
"Si je préfère la pauvreté de gauche
à celle de droite? C'est bien ça
vot' question?"

L'Utopie a-t-elle changé de camp ? : 
entretien avec Jacques Julliard (1/3)
Frédéric MARTEL Et Benjamin CARACO
(bref extrait)


   BC : Dans votre livre, vous présentez la gauche comme le parti de l'utopie. Ne pourrait-on pas dire qu'aujourd'hui il y a eu un renversement avec un certain nombre de valeurs de gauche qui sont attaquées par l'idéologie néolibérale ? 

   Si on lit un auteur comme Karl Polanyi, pour lui, le libéralisme est l'utopie suprême. Comme il l'explique, le libéralisme était planifié, il faut une grande intervention des pouvoirs publics pour le mettre en place, c'est une utopie qui se transforme en enfer terrestre... Est-ce qu'on ne retrouve pas des positions plus conservatrices à gauche ? 

   Par exemple, l'oeuvre d'un historien comme Tony Judt empreinte de nostalgie avec Contre le vide moral, restaurons la social-démocratie , pour qui, quand on est de gauche aujourd'hui, il faut être conservateur pour préserver les acquis des Trente Glorieuses. N'assistons-nous pas à un renversement aujourd'hui ?

   JJ : Vous allez jusqu'à dire ou du moins poser la question : est-ce que l'utopie, enfin une certaine utopie, n'est pas passée à droite alors qu'une certaine gauche est devenue conservatrice ? C'est certainement vrai. J'ai répondu en partie en disant qu'il y avait un noyau utopique qui était resté. Simplement, le fait nouveau c'est la rupture entre la gauche que vous appelez conservatrice, en tout cas modérée, et puis la gauche utopique. 

   C'est la première fois qu'un gouvernement de gauche en France, sauf les derniers mois de Mendès France, a une opposition de gauche ! Cela n'existait pas auparavant. Prenez les grandes expériences sous la Troisième République, il y a bien sûr des éléments un peu plus radicaux. Ils ne votent pas contre le gouvernement sauf quelques fois et encore... le plus souvent, ils s'abstiennent. Jusqu'en 1914, "pas d'ennemis à gauche !". C'est la grande devise des républicains, elle est à peu près tenue. Pour le Front Populaire, la rupture intervient tout à fait à la fin, c'est classique. 1945, Mitterrand, Jospin : chaque fois les communistes, ou la gauche radicale, que j'appelle utopique, elle est ou bien dans l'abstention, ou bien carrément dans le soutien, même la participation. 

   Pour la première fois aujourd'hui, il y a coupure entre les deux. C'est ça qui conduit peut-être chacune des deux parties à se caricaturer. Mélenchon n'a plus le poids du réel. Après tout, quand il était ministre, c'était un ministre très réaliste, un des plus modérés du gouvernement Jospin. Il ne faut pas oublier cela ! On a le droit de changer, mais je veux dire qu'à l'époque, sur l'école, il professait des opinions plus proches du SNALC [Syndicat national des lycées et collèges] que de la gauche enseignante. Inversement, il est certain que l'absence de cette pression utopique à l'intérieur du gouvernement amène les réalistes à avoir le pouvoir, encore que d'une certaine manière, il y a une espèce de réinvention, pas utopique mais en tout cas d'une certaine radicalité, au sein même du gouvernement, on l'a vu avec l'affaire de Florange ou avec les nationalisations. 

   Il est vrai que pour l'essentiel, la gauche est devenue conservatrice, ce qui n'est pas nécessairement péjoratif. Après tout, on conserve les livres, les hypothèques, on peut aussi conserver les valeurs ! On voit très bien que dans le débat actuel à propos de l'accord passé avec le patronat par la CFDT, les gens les plus critiques disent : on est en train de détruire et notre rôle c'est de conserver. Conserver quoi ? Un code du travail qui est très rigide, qui est très protecteur des travailleurs, des salariés... pas des chômeurs.

   Je fais remarquer aussi que les écolos, qui sont par définition un parti conservateur puisqu'ils veulent conserver la nature, sont admis au sein de la gauche. Il y a cinquante ans, ils n'auraient certainement pas été admis. D'abord, parce que le problème de l'environnement ne se posait pas dans les mêmes termes mais ce fut-il posé que... j'ai trouvé des textes de Jaurès qui sont puissamment industrialistes ! 

   Le syndicalisme révolutionnaire est industrialiste. Griffuelhes dit : "Nous avons des intérêts communs avec le grand capital contre le petit." Un anarcho-syndicaliste dit ça ! Il parle même du capitalisme à l'américaine ou américain en disant c'est bien. Par rapport à cela, effectivement, on a une gauche qui s'efforce de conserver. C'est un peu inquiétant parce que ça veut dire qu'elle a en quelque sorte enterriné l'idée que le futur est nécessairement récessif, régressif. Si on se méfie à ce point là du futur, c'est quand même un petit peu préoccupant. Si vous regardez simplement au niveau du vocabulaire, celui du Front Populaire, ses chansons : "Ma blonde, entends-tu dans la ville siffler les fabriques et les trains ?" C'est très industrialiste : "Allons au devant de la vie, allons au devant du matin." On ne chanterait plus cela aujourd'hui. Les discours du Front Populaire, ils sont industrialistes, ils sont pour le progrès, c'est complètement différent.

   Inversement, vous avez raison de dire qu'il y a une utopie de droite aujourd'hui. Et cette utopie de droite s'appelle le libéralisme, ou plus exactement - car je trouve toujours dommage car le libéralisme est un très beau mot - c'est la philosophie de la liberté. En tout cas, il y a une utopie néolibérale, qui est l'idéal d'une société automatique. D'une société qui fonctionne pratiquement sans intervention humaine, parce que les mécanismes du marché sont bons et conduisent au plus grand progrès possible à un moment donné. Ce qui n'est pas la doctrine du libéralisme classique, qui est fondé sur la loi, qui implique une série de contrôles, naturellement limités, mais enfin ce capitalisme classique se développe à l'intérieur du système parlementaire, du système de droit, alors que chez les libertariens américains, c'est la destruction de cet Etat de droit d'une certaine manière. 

   Quand on voit par exemple qu'on va privatiser les prisons parce qu'une entreprise privée pourrait faire du gardiennage de condamnés dans de meilleurs conditions avec peut-être plus de confort pour les détenus et en même temps moins de frais pour les contribuables, c'est à la fois une renonciation aux prérogatives de l'Etat, aux droits souverains de l'Etat, cette privatisation du droit et en même temps, il y a l'idée qu'une société – au fond c'est la doctrine de l'Ecole de Chicago mais poussée à ses dernières limites par les libertariens américains – moins elle est contrôlée, mieux elle fonctionne. C'est une utopie. C'est le contraire des utopies de gauche qui, il faut bien le dire, sont toutes contraignantes. Quand on voit Thomas More par exemple, quand on voit Campanella... (...)

L'entrevue est à lire sur:


°°°

(Bourgeoise libertaire attendant que son mari 
ait fini de convaincre les ouvriers de l'usine 
de son concurrent de se mettre en grève)


°°°
"C'est vrai qu'à force de leur agiter 
mon chiffon rouge devant les yeux..."


La rédaction de «L’Express» 
en colère contre son directeur, 
Christophe Barbier
Alice Coffin

   (...) La semaine dernière, la Société des Journalistes de L’Express a émis de lourdes réserves sur la Une de l’hebdomadaire et sur le contenu du magazine, en des termes particulièrement défiants envers le directeur de la rédaction. Christophe Barbier dans un communiqué interne auquel 20 Minutes à eu accès. Rédigé la semaine dernière il dénonçait «une interview de Bernard Tapie, réalisée par le directeur de la rédaction une semaine après la couverture publiée précisément sur Bernard Tapie et l’affaire de l’arbitrage, dans laquelle l’intéressé avait refusé la publication de ses réponses». Il jugeait aussi «la couverture avec Marcela Iacub» «surprenante» alors que Christophe Barbier avait «expliqué sur les plateaux de télévision que jamais L’Express n’aurait fait sa Une sur le livre». Un remous qui fait écho à un autre. Il y a quinze jours c’était la Société des rédacteurs duNouvel Observateur qui exprimait son désaccord face au traitement réservé à l’ouvrage de Marcela Iacub et à DSK. 

   La société des journalistes - qui contactée par 20 Minutes n’a pas souhaité en dire davantage - concluait dans le communiqué d’un: «Christophe Barbier aime à rappeler qu’un journal, c’est un directeur et une rédaction. Or cette rédaction a le sentiment, une fois de plus, de ne pas être entendue par son directeur.» En novembre dernier, déjà, elle avait réagi après une couverture sur le «vrai coût de l’immigration».(...) 

   A quelques mois des 60 ans de L’Express, d’une éventuelle nouvelle formule, et à l’heure d’une réorganisation de la rédaction, d’un plan social dans le groupe Express-Roularta, le climat est, comme dans de nombreuses rédactions de presse écrite, tendu. «Anxiogène et fin de règne» lancent certains membres de la rédaction. Sollicité pour commenter cet affrontement, Christophe Barbier n’a pas voulu répondre.


°°°
Luc Desle

samedi 15 décembre 2012

"La Belle voulut se laisser pousser la moustache pour complaire à la Bête". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

***
Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS DU MAÎTRE
QUE CE QU'IL NE TE DONNE PAS)

***

(Cette chanteuse qui eng... son micro
se trouva fort dépourvue quand celui-ci se fut tu)


Dinah Washington photo by William Claxton
***

"Si je signe pour cette Loi contre la fracturation hydraulique
qui démolirait mon Empire souterrain?
Que j'veux, mon n'veu!"

Michel Simon dans "La beauté du Diable"

Les écologistes proposent une loi 
pour interdire toute exploitation 
des gaz de schiste
THIBAUT SCHEPMAN

   (...) Le député Europe Ecologie - Les Verts François-Michel Lambert a déposé ce mardi une proposition de loi visant à interdire définitivement (définitivement?) l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, « par quelque technique que ce soit » et à abroger l’ensemble des permis de recherche accordés aujourd’hui. Le texte prévoit une amende d’un million d’euros en cas de violation de l’interdiction.

   En effet, seule la fracturation hydraulique est pour l’instant interdite, et d’autres techniques commencent à être mises au point notamment en Amérique du Nord. L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPESCT) a d’ailleurs été chargé de travailler à un rapport sur le sujet depuis le 21 novembre dernier.

   Pour lire le texte en intégralité, c’est ici :


***

(Ada et Ada, les soeurs jumelles, figurant l'expression
"Le monde marche la tête à l'envers")

photo by Joseph Janney Steinmetz

(Après être tombée, l'une des soeurs ne marcha plus du tout...)

***
"Tous ensemble,
Tous ensemble,
Pour la Paix...
- Heu, contre les z'Athées,
Mec, contre les z'Athées!
- Autant pour moi..."

2012: 
mauvaise année 
pour les athées à travers le monde

   (...) Selon un rapport de l’International Humanist and Ethical Union (IHEU), une organisation qui regroupe plus de 120 associations d’athées et d’humanistes non croyants dans plus de 40 pays, les droits des non croyants ont été bafoués dans plusieurs pays en 2012. (de nombreux pays serait plus exact)

   Le rapport a été présenté au rapporteur spécial pour la liberté de croyance et de religion de l’ONU, Heiner Bielefeldt, à l’occasion de la journée des Droits de l’homme, le 10 décembre dernier.
   C’est dans les pays où l’islam est la religion officielle que les non croyants font face aux traitements les plus brutaux de la part des Etats et des tenants de la religion officielle. Il existe, note Reuters, au moins sept pays dans lesquels l’expression de l’athéisme ou le refus de pratiquer une religion officielle peuvent conduire à la peine de mort: l’Afghanistan, l’Iran, les Maldives, la Mauritanie, le Pakistan, l’Arabie saoudite et le Soudan.

   Dans d’autres pays comme le Bangladesh, l’Egypte, l’Indonésie, le Koweit et la Jordanie, l’expression de convictions athées ou humanistes sur la religion est totalement interdite ou strictement limitée par des lois condamnant le blasphème.

   Pour autant, l’organisation n’épargne ni le monde occidental, ni les pays de tradition chrétienne. Ainsi en Europe, en Amérique du Nord et latine comme en Afrique sub-saharienne, des pays qui se réclament laïcs donnent des privilèges aux églises chrétiennes dans les domaines de l’éducation et des services publics. L’Etat de l’Arkansas a même, note Reuters, une loi interdisant à un athée d’être témoin dans un procès.

   Un fait nouveau concerne l’accès généralisé aux réseaux sociaux numériques. Si ces derniers facilitent l’expression de points de vue divergents, en retour il est plus facile de persécuter des non croyants pour l’expression en ligne de leurs idées. Dans certains cas, note le rapport, des gouvernements ont menacé de poursuivre en justice ceux qui ont liké ou re-tweeté des commentaires athées.

   En Indonésie, Alexander Aan a été condamné à une peine de deux ans et demie de prison pour des posts sur Facebook. Deux jeunes athées, Jabeur Mejri et Ghazi Beji, ont été condamnés à sept ans et demie de prison pour des faits similaires en Tunisie. Le pianiste athée Fazil Say risque la prison pour des tweets «blasphématoires» en Turquie. (...)


***
Benoît Barvin (avec l'appui bienveillant de Jacques Damboise)