Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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samedi 8 novembre 2014

"L'Homme aux dents de loup avait un appétit d'oiseau". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA CHAIR DE TA CHAIR
EST ÉGALEMENT CELLE
DE L’HUMANITÉ)

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"Comment ça va, ma Biche?
- Oh, Edmond, on avait dit qu'on
ne s’appellerait pas par nos prénoms!"


(Après trente ans de vie commune,
Monsieur et Madame Martin tentaient
toujours de se surprendre)

(c) Sempé

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"Alors vous avez bien compris?
On ne déquille que les impôts locaux
de nos compatriotes, hein?"


la-croix.com

Les Britanniques propriétaires en France
vont devoir mettre la main à la poche

ADAM SAGE
THE TIMES
   Les Britanniques possédant une résidence secondaire dans certaines villes de France verront leurs impôts locaux augmenter de plusieurs centaines d'euros par an. Le gouvernement français, qui a désespérément besoin d'argent, s'en prend aux "riches étrangers". Cette mesure, annoncée [le 4 novembre], concernera tout propriétaire d'une résidence secondaire dans quelque 28 grandes agglomérations et banlieues, parmi lesquelles Paris et Nice. Elle devrait rapporter 150 millions d'euros à ces communes.

   Les zones rurales sont exemptées de cette "taxe week-end", comme l'a présentée François Hollande. Même s'il dit vouloir en faire un moyen de résoudre la crise du logement en incitant les propriétaires à louer leurs résidences secondaires, il est fort probable qu'elle soit plutôt là pour renflouer les caisses de municipalités en difficulté en soutirant de l'argent à des personnes dont la plupart n'ont pas le droit de vote.(...)

   (...) Le gouvernement socialiste a récemment été contraint de réduire les aides de l'Etat aux communes pour satisfaire les exigences de Bruxelles en matière de déficit budgétaire. La Commission européenne menaçait de rejeter son budget parce qu'il ne réduisait pas le déficit significativement. Le chef de l'Etat a donc dû annoncer une réduction de 3,7 milliards d'euros supplémentaires sur les dépenses publiques de l'année prochaine.

   L'augmentation des impôts locaux provoque une violente polémique et tout indique que le gouvernement lui-même est divisé sur la question. D'après le projet rendu public par Michel Sapin, le ministre des Finances, les municipalités seront autorisées à augmenter de 20 % la taxe d'habitation pour les propriétaires d'une résidence secondaire dans 28 communes données.(...)

   Cela ajoutera 90 euros à la taxe d'habitation d'un appartement moyen à Paris – qui est parmi les plus faibles de France – mais 200 à 300 euros dans certaines banlieues de la capitale et dans d'autres villes. Tous les foyers paient au moins un type d'impôt local : la taxe d'habitation, que tout le monde paie, et la taxe foncière, qui ne touche que les propriétaires.

   A en croire la presse française, certaines destinations appréciées des Britanniques, comme Annecy ou Bordeaux, devraient être touchées par la taxe. La plupart des 200 000 Britanniques possédant une maison de vacances en France échapperont à cette augmentation car leur bien se trouve en zone rurale. Néanmoins, 10 000 d'entre eux possèdent une résidence secondaire sur la Côte d'Azur, dont certaines zones urbaines, par exemple Nice, seront concernées par la surtaxe. De plus, nombre de Britanniques ont investi dans l'immobilier à Lyon et Toulouse, par exemple.


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(Pour des raisons de probable censure, je refusai
que la fille aux tétons durcis les exhibe)


Susan George


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Luc Desle

mardi 29 avril 2014

"Miss Berlingot fit saliver tous les mâles de l'assemblée". Jacques Damboise in "Pensées inconséquentes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA HAINE A SOUVENT
UNE BELLE VÊTURE)

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(Lunette de Cyclope. Modèle unique)


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"Dors, petit pauvre, dors,

je m'occupe du reste"




Le capitalisme se mord la queue

WILL HUTTON
THE OBSERVER

   (...) Un nouvel économiste crée aujourd'hui la polémique et il n'est pas de droite. Début avril, à la conférence de l'Institute of New Economic Thinking, à Toronto, l'ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle, a été mentionné au moins une fois à chacune des séances auxquelles j'ai assisté. Il faut remonter aux années 1970, avec Milton Friedman, pour trouver un économiste ayant suscité un tel débat.

   Comme Friedman, Piketty est un homme de son temps. Si durant les années 1970, les inquiétudes portaient sur l'inflation, aujourd'hui elles sont liées à l'émergence de ploutocrates et à leur impact sur l'économie et la société.

   Piketty est convaincu que le niveau actuel des inégalités de richesse, qui est vouée à augmenter, compromet l'avenir du capitalisme. Et il le démontre. Cette thèse étonnante est très mal accueillie par ceux qui considèrent que le capitalisme et les inégalités sont interdépendants. Selon cette idée, soutenue par le centre droit, le capitalisme a besoin des inégalités de richesse pour stimuler la prise de risques et les initiatives. C'est pourquoi David Cameron et George Osborne plaident pour une diminution des droits de succession et se flattent du faible niveau d'imposition des plus-values et des sociétés, un système favorable aux entreprises. (...)

   (...) Piketty déploie deux siècles de données pour prouver qu'ils ont tort. Le capital, dit-il, est aveugle. Quand son rendement – par l'investissement dans des secteurs allant de l'immobilier à la construction automobile – dépasse la croissance réelle des salaires et de la production, comme il l'a toujours fait, à l'exception de quelques périodes comme les années 1910-1950, le stock de capitaux augmente beaucoup plus rapidement que l'ensemble de la production. Et les inégalités de richesse explosent.

   Ce processus est exacerbé par les héritages et, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, par l'augmentation du nombre de "superpatrons", royalement rémunérés. Les inégalités de richesse en Europe et aux Etats-Unis ont déjà atteint les niveaux d'avant la Première Guerre mondiale et s'orientent vers ceux de la fin du XIXe siècle, quand la chance de pouvoir compter sur un héritage jouait un rôle crucial dans la vie économique et sociale.

   Les dépenses excessives et les terribles tensions sociales qui ont marqué l'Angleterre édouardienne [1901-1910], la France de la Belle Epoque et les Etats-Unis des magnats de l'industrie semblent à jamais derrière nous, mais Piketty montre que la période comprise entre 1910 et 1950, durant laquelle ces inégalités ont été réduites, était anormale. Il a fallu une guerre et une récession pour mettre un coup d'arrêt à la dynamique des inégalités et pour mettre en place des impôts élevés sur les hauts revenus, en particulier ceux du capital, pour préserver la paix sociale. Aujourd'hui, le processus inéluctable de multiplication du capital aveugle au bénéfice de quelques privilégiés est à nouveau à l'œuvre, et qui plus est à une échelle mondiale. (...)

   (...) Il n'existe pratiquement pas de nouveaux entrepreneurs, hormis une ou deux start-up de la Silicon Valley, qui puissent gagner suffisamment d'argent pour concurrencer les concentrations de richesses incroyablement puissantes qui existent déjà. En ce sens, on peut dire que "le passé dévore l'avenir". Le fait que le duc de Westminster et le comte de Cadogan soient deux des hommes les plus riches de Grande-Bretagne est révélateur. Ce phénomène s'explique par les terrains que leurs familles possèdent depuis des siècles à Mayfair et à Chelsea et par les réticences à éliminer les possibilités d'évasion fiscale qui permettent à ces familles de faire prospérer leur patrimoine.

   Aujourd'hui, on est davantage encouragé à devenir rentier qu'à prendre des risques. Il suffit de voir l'explosion des investissements immobiliers. Nos sociétés et nos riches n'ont pas besoin de soutenir des innovations audacieuses ni même d'investir dans la production.

   D'autres forces se conjuguent contre le capitalisme. Piketty note que les riches savent très bien protéger leurs richesses de l'impôt et que la proportion du fardeau fiscal supporté par les ménages à revenus moyens a progressivement augmenté. En Grande-Bretagne, 1 % des ménages les plus riches paient effectivement un tiers de la totalité de l'impôt sur les revenus, mais ce dernier ne représente que 25 % des revenus du Trésor public : 45 % viennent de la TVA, de droits d'accises et de diverses contributions sociales payées par l'ensemble de la population. (...) 

   (...) De ce fait, la charge de dépenses publiques comme l'éducation, la santé et le logement incombe de plus en plus aux contribuables moyens, qui n'ont pas les ressources financières nécessaires pour les payer. Et c'est ainsi que les inégalités de richesse deviennent un facteur de dégradation des services publics et des conditions de travail.

   L'enseignement que l'on peut tirer du passé est que les sociétés s'efforcent de se protéger en fermant leurs frontières ou en menant des révolutions, voire des guerres. Les solutions – un taux d'imposition sur les revenus allant jusqu'à 80 %, des droits de succession réels, un impôt sur la propriété adéquat et une taxe mondiale sur les richesses – sont actuellement inconcevables. Mais comme l'écrit Piketty, la tâche des économistes est de les rendre plus concevables. Et c'est ce que fait Le Capital au XXIe siècle.


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(L'Homme au Chapeau avait 

une tête de bouledogue)




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Luc Desle

vendredi 15 février 2013

"Elle se voila la face et, comme d'habitude, eut du mal à respirer". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE CHEMIN DE LA VÉRITÉ 
NE SERA JAMAIS UNE AUTOROUTE)

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(Grande enseigne embarquant ses bénéfices pour ne pas
les payer dans le pays où elle est installée)


Comment Ikea 
réduit ses impôts en France
Jamal Henni | Nina Godart

   (...) L'évasion fiscale est dans le collimateur du G20. Les ministres des Finances du G20, lors de leur réunion ce week-end à Moscou, vont se pencher sur la question, et notamment examiner le rapport publié sur le sujet par l'OCDE, mardi 12 février. 

   Ce rapport montre que l'optimisation fiscale est aussi pratiquée par des entreprises traditionnelles vendant des biens matériels. Un des champions du monde dans ce domaine est Ikea, qui utilise toute une palette d'outils de défiscalisation ayant bien peu de rapport avec la vente de meubles... 

   Ainsi, la filiale française fait un usage intensif de la loi Girardin, qui permet de déduire de ses impôts effectués les investissements en outre-mer. Une filiale d'Ikea France, Finvest, détient six centrales photovoltaïques à La Réunion; un ferry assurant des liaisons maritimes en Nouvelle Calédonie; un ensemble de villas à Tahiti baptisé "les Jardins de Paea"; et enfin des parts dans le navire méthanier M32 appartenant à GDF. 

   Une autre filiale, Finpart, a investi dans le câble sous-marin Honotua qui relie Tahiti à Hawaii. (...)

   "Il est rare qu’une entreprise industrielle utilise de la défiscalisation en outre-mer", indique Hervé Israel, avocat associé chez Holman Fenwick Willan.

   Mais Ikea profite aussi des incitations fiscales liées aux énergies renouvelables, même si ces investissements ont officiellement un but écologique. Il s'est ainsi offert trois fermes d'éoliennes dans l'Aisne et l'Indre, et des panneaux photovoltaïques. Ceci permet en outre au fabricant de meubles de vendre à EDF l’énergie ainsi produite avec un surcoût.

   Last but not least, une dernière filiale, Apollo Finance II, détient... un Airbus A 340, utilisé par Air France via un crédit bail. Le montage est construit de telle sorte que cette filiale génère des pertes opérationnelles, réduisant ainsi la rentabilité du groupe. 

   Au total, selon les comptes, ces différentes filiales de défiscalisation ont permis à Ikea France de réduire l'impôt sur les bénéfices de 34,7 millions d'euros sur l'exercice clos fin août 2010, puis de 35,6 millions d'euros sur l'exercice suivant. (...)
Lire sur:

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(L'arpenteur de rêves enfouis en pleine action)


Moebius - “The Gold Digger” - First page - Project for AEdena Editions

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(Face aux Indiens, le gouvernement brésilien prenait toujours 
ses conseils auprès d'experts de la concertation)


Les Indiens de Rio 
veulent garder leur musée
Diana Brito 
de São Paulo 

   (...) Les propositions du gouvernement de l’Etat de Rio n’y changeront rien. Les Indiens qui occupent depuis 2006 l’ancien musée de l’Indien sont bien décidés : personne ne les convaincra de quitter leurs ocas [paillotes traditionnelles] construites autour de l’ancien musée. 

   Leur motivation est simple : pour eux, ce site voisin du stade de Maracanã est un emplacement commercial de premier choix. Les touristes qui se rendent au grand stade de Rio passent généralement par la zone qu’occupent les Indiens [le bâtiment colonial de l’ancien musée et les baraquements construits autour] et leur achètent au passage les objets d’artisanat qu’ils confectionnent. 

   Le mouvement s’est essoufflé depuis que les travaux ont commencé dans le stade, mais la perspective de bonnes affaires pendant la Coupe des confédérations [du 15 au 30 juin], et surtout pendant le Mondial 2014, remotive le groupe. “C’est le point de vente d’artisanat le plus important pour les Indiens du pays, en raison de la fréquentation du quartier”, assure Arão Araújo Filho, président du Conseil national des droits indigènes et un des avocats des Indiens. (...)

   Le gouvernement carioca de Sérgio Cabral (PMDB, Parti du mouvement démocratique brésilien) entend pourtant démolir le bâtiment. Lui aussi est motivé par la proximité du stade : il s’agit d’en faciliter l’accès. Pour le gouverneur, l’attitude des Indiens “est un acte politique marqué par la volonté d’empêcher quelque chose (quoi?) qui bénéficierait à des millions de Brésiliens” (une fois encore les méchants indiens face aux millions de Blancs?). (...)


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Benoît Barvin

jeudi 10 janvier 2013

"Ce pipologue avait une formation d'homme politique". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(CHAQUE JOUR EST TON DERNIER JOUR.

FAIS-EN BON USAGE)

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"Oh Toi, Dieu de l'Iniquité,
je t'implore de rendre ce peuple humain stupide...
- Mais? Heu... C'est déjà fait...
Et depuis un certain temps, il me semble..."

circusofdoom.blogspot.com


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"Da... Porrrter drrrôle de bonnet en Rrrussie 
êtrrre démocrrratique, surrrtout en Sibérrrie
où frrroid rrrégner souvent..."


Gérard Depardieu dans "Raspoutine"
telegraph.co.uk

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Depardieu. 
Plus minable que misérable
Gérard Ponthieu

   (...) Je me sou­viens, à ce pro­pos, avoir relevé la réac­tion indi­gnée d’un Fin­kiel­kraut, sur la radio publique, volant au secours du pré­levé : « Il donne la moi­tié de son man­teau, tout de même ! » D’abord, il ne donne pas – n’est pas saint-​Martin qui veut… Ensuite, il y a un abîme entre le fait de don­ner un euro quand on n’en a que deux, et celui de se faire appe­ler à un devoir de soli­da­rité par une contri­bu­tion d’un mil­lion d’euros sur deux mil­lions de revenus.

   Dans un cas, il vous reste un euro, dans l’autre un million !

   Ainsi donc, même en ayant payé 85 % d’impôts sur le revenu (tranche qui n’existe pas…), Depar­dieu peut conti­nuer à vivre sans chan­ger son grand train de vie (quitte à vendre son hôtel de Cham­bon, dans le 6e arron­dis­se­ment de Paris, 1 800 m², estimé à 50 mil­lions d’euros). Ou bien, il a un tel appé­tit d’ogre qu’il se voit tenu de se faire invi­ter à des tables de dic­ta­teurs, genre Kha­di­rov, le bou­cher tchét­chène, à l’occasion de son mariage à Grozny ; ou bien lors d’un autre mariage, déci­dé­ment, celui de la fille de Kari­mov, pré­sident facho de l’Ouzbékistan…

   L’avidité le ren­dant aveugle à la détresse ravageuse, Depardieu se place en vic­time d’un « sys­tème » qui, selon lui, dénie­rait le talent. Minable argu­men­ta­tion ! s’agissant de soli­da­rité et d’éthique.

   S’agissant de cette décence com­mune chère à George Orwell et par laquelle l’écrivain saluait cette faculté du genre humain à l’entraide.

   Depar­dieu aura som­bré dans l’indécence com­mune, y rejoi­gnant la cohorte des innom­brables som­mi­tés du show­biz, dans les para­dis fis­caux où ils jouissent à l’ombre du dieu Fric.

   Qu’il eût été plus talen­tueux, sinon grand « notre Gégé » en s’empêchant cette bas­sesse. En refu­sant de jouer dans un tel navet, si bas dans l’affiche des nantis. (...)
Lire sur:

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(Tu Quoque vous présente, en exclusivité,
la nouvelle petite amie d'un célèbre exilé français)



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"On vient échanger nos armes contres les vôtres,
qui semblent beaucoup plus efficaces"

Neandertaliens
Frazetta

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Etats-Unis : 
une ville rachète 
les jeux vidéo violents

   (...) Une petite ville du Connecticut, aux Etats-Unis, a monté une opération de rachat de jeux vidéo violents et de nombreuses villes américaines ont décidé de racheter des armes à feu à leurs propriétaires, après la tuerie dans une école de Newtown mi-décembre.

   Les commerçants de la ville de Southington, à une cinquantaine de kilomètres de Newtown, vont ainsi offrir des bons d'achat aux personnes qui rapporteront des jeux vidéo, CD ou DVD violents. La collecte se déroulera le 12 janvier dans les locaux du théâtre de la commune.

   A l'origine de cette initiative, l'association Southington SOS, créée dans la foulée du drame de Newtown, estime ainsi qu'il y a des "preuves évidentes" que les jeux vidéo violents contribuent à "l'augmentation de l'agressivité, de la peur et de l'anxiété" dans la société.

   De nombreuses villes ont également organisé des opérations de rachat d'armes à feu contre des bons d'achat ou de l'argent. Dans le même temps, les ventes de chargeurs ont atteint un niveau sans précédent et dans les zones rurales, les foires aux armes ont vu leur ventes d'armes augmenter, ont rapporté plusieurs journaux locaux. Les amateurs d'armes à feu veulent en effet acheter des modèles de fusil et de pistolets qui pourraient être prochainement interdits par une réglementation plus stricte.(...)


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Benoît Barvin

samedi 22 septembre 2012

"A la porte du Paradis ne se tenait aucun videur". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ENSEMENCE LA TERRE
DE TON IMAGINATION)

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"C'est tout toi, ça... Oublier sa défense,
je te demande un peu... Et tu crois qu'on
va la retrouver en claquant des doigts, peut-être?"



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"Il ne peut y avoir ni vraie liberté 
ni justice dans une société 
si l'égalité n'est pas réelle."
Condorcet - 1743-1794 - 
Journal d'instruction sociale - 1793 


(La classe de clarinettes de la laïcité
avait un franc succès)

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Laïcité : Pas de sermons à l’école, 
davantage d’instruction, M. Peillon !
Charles Arambourou

   (...) (L)a laïcité n’est ni une « valeur », ni une philosophie, ni une idéologie. C’est un cadre juridique, assurant la liberté de conscience (dont découle le libre exercice des cultes) et séparant les religions et les pouvoirs (et services) publics. Autrement dit, un contenant, pas un contenu – ou, mieux, un contenant permettant tous les contenus philosophiques, l’incroyance comme la croyance.

   Il s’ensuit qu’il n’y a pas plus de « morale laïque » que, par exemple, de « science laïque ». La laïcité – au sens de la séparation d’avec le religieux – est la conditionsine qua non de la morale comme de la science. Sans elle, ni recherche ni éthique possibles : seulement le rabâchage et la justification des dogmes. C’est à Kant, tout croyant qu’il fût, que l’on doit d’avoir arraché, aux temps modernes, la morale à la théologie.

   Jules Ferry l’avait compris, dont Vincent Peillon invoque à tort la « lettre aux instituteurs » : il ne traitait que de « l’enseignement laïque de la morale », et refusait explicitement toute « morale laïque ». La seule morale à enseigner, selon Ferry, se composait de « premières vérités… universellement acceptées », et ne devait choquer aucun « père de famille ». Si les présupposés idéologiques sont aussi clairs que contestables, du moins la laïcité n’est-elle pas invoquée pour fonder la morale, mais seulement pour encadrer son enseignement.

   La deuxième question qui se pose alors est de savoir si la morale peut et doit faire l’objet d’un enseignement disciplinaire, comme le propose le ministre. « Le sens de l’existence » et « la vie bonne » relèvent bien des questions que la philosophie apprend à poser en terminale. Mais appartient-il aux programmes scolaires d’en faire une doctrine, aux maîtres d’en tirer des sermons ? C’est oublier que chaque religion, chaque philosophie, chaque individu, a sa propre réponse. Est-ce à l’État de formater les jeunes esprits ?(...)

   (...) Que l’école assure d’abord « l’instruction », comme le voulait Condorcet. L’éducation vient par surcroît. Il serait bien plus efficace, pour combattre la « communautarisation » haineuse de l’espace scolaire – dénoncée à juste titre par le ministre –, de renforcer le cadre laïque de l’enseignement, et d’en pratiquer avec fermeté les principes. Au professeur d’histoire la liberté de parler du Coran sans être croyant ; à celui de SVT l’enseignement de l’évolution, non des dogmes créationnistes ; à celui de français ou de philosophie, la découverte des penseurs et des écrivains du doute critique, des athées comme des croyants…

   Le respect pour la loi morale, disait Kant, chaque homme, même le moins instruit, l’éprouve au fond de lui. On peut ajouter : tout comme il possède les structures de sa langue. Mais dans les deux cas, l’instruction est nécessaire pour accéder, soit à la maîtrise linguistique, soit à la notion du devoir. C’est en les instruisant qu’on fait progresser les esprits, pas en les endoctrinant. (...)

Lire sur:


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"Mais enfin, t'es ridicule!
Donne-moi ma guitare, faut que j'aille jouer...
- Naannn... J'l'aime plus que toi.
Toi t'es qu'un loser..."

Guitar, 1993 by Todd Burris


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"Viens, Gertrud, allons tout droit! 
L'avenir est à nous!
- Avec ce précipice, tu es sûr?
- Nous, les Suédois, 
nous sommes bénis des Dieux"


Pendant ce temps, en Suède, 
on baisse les impôts des retraités
Julien Bonnet 

   (...) Nouvel exemple de la bonne santé des finances publiques de la Suède, les retraités vont payer moins d'impôts l'année prochaine. Contrairement à la France, qui envisage de les mettre davantage à contribution, le pays "qui ne connaît pas la crise" prend donc le chemin inverse.

   Le budget 2013 préparé par le gouvernement de centre-droit prévoit en effet de lutter contre les conséquences de la crise de la zone euro, destination privilégiée des exportations suédoises. En misant sur la consommation intérieure et l'investissement, le Royaume compte donc limiter l'impact sur sa balance commerciale de la mauvaise passe traversée par ses principaux partenaires. En clair, pendant que les pays de l'Union monétaire se serrent la ceinture pour respecter au plus vite un objectif de 3% de déficit public imposé par Bruxelles, la Suède prépare sa propre politique de relance. (...)

   (...) Les retraités paieront donc entre 500 et 700 couronnes suédoises (entre 58 et 81 euros) d'impôts en moins par an, ont détaillé les dirigeants des quatre partis de la coalition gouvernementale dans une tribune publiée lundi par le journal Dagens Nyheter. Pour les caisses de l'Etat, cette mesure représentera un surcoût de 1,15 milliard de couronnes suédoises (133 millions d'euros) par an. Le gouvernement réfléchirait en outre à revaloriser les pensions des retraités célibataires et affirme qu'il se penchera de nouveau sur la situation fiscale des retraités lors de l'examen du budget 2014, année des prochaines élections générales suédoises. (...)

Lire sur:


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Luc Desle

lundi 28 mai 2012

"Le nouveau Résident jeta toutes les chaussures orthopédiques de l'Ancien". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LES PROPHÈTES DU MALHEUR
ONT LE VENTRE PLEIN)

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"Les pôôôvres, ils n'ont qu'à travailler...
- Et s'il n'y a pas de travail?
- Ils n'ont qu'à payer leurs z'impôts!
- Même s'ils n'ont pas de travail?
- Oh, vous m'embrouillez avec vos questions
qui sont d'un commun..."

Les Grecs furieux contre Lagarde 
pour ses déclarations sur leurs impôts

   (...) Christine Lagarde a donné une longue interview au journal britannique The Guardian, où elle aborde la situation actuelle en Grèce sans mâcher ses mots (mais en fumant un cigare?).
   Quand la journaliste demande à la directrice du FMI si, lorsqu'elle demande à la Grèce de prendre des mesures économiques qui voudront nécessairement dire que des femmes n'auront pas accès à une sage-femme pour leur accouchement ou que des patients ne pourront obtenir des médicaments qui auraient pu leur sauver la vie, elle répond:

   «Non, je pense plus aux petits enfants d'une école dans un petit village du Niger, qui ont cours deux heures par jour, qui partagent une chaise à trois, et qui veulent vraiment avoir une éducation. Je pense à eux tout le temps (et je leur donne mes émoluments, en cachette, sans que ça se sache, car je suis d'un naturel discret?). Parce que je pense qu'ils ont encore plus besoin d'aide que les gens à Athènes (y'a des pauvres pauvres et des pauvres moins pauvres, donc... ). Vous savez quoi? (Non, on aimerait mieux pas savoir...)  Quand je pense à Athènes, je pense aussi à tous ces gens qui essayent d'échapper aux impôts en permanence. Tous ces gens en Grèce qui cherchent à échapper aux impôts. (et qui ne s'expatrient pas en Suisse ou dans d'autres Paradis fiscaux? Qu'est-ce qu'ils sont c... ces Grecs!)»

   Mais pense-t-elle à ceux qui luttent pour survivre sans emploi ou sans services publics?
   «Je pense à eux également. Et je pense qu'ils devraient aussi tous s'aider eux-même collectivement [...] en payant tous leurs impôts. Oui. (oui... soupirs...)»

Autres pénibles élucubrations sur:

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"Jadav! Jadav! Où t'en vas-tu?
- Je vais porter la bonne parole
des plantes et des arbres,
un peu partout dans le monde..."
Jack et le Haricot magique
Inde : l’homme qui a planté 
une forêt de ses mains 

   (...) A lui tout seul, Jadav Payeng a fait pousser une vaste forêt sur un banc de sable de 550 hectares situé au milieu du fleuve Brahmapoutre. Le site compte désormais plusieurs animaux dont l’espèce est en voie de disparition, dont au moins cinq tigres. Une femelle a eu deux petits récemment. L’endroit se situe à Jorhat, à 350 kilomètres de route de Guwahati, et il n’est pas facile d’accès. Il faut quitter la voie principale et prendre une petite route sur une trentaine de kilomètres pour arriver au fleuve. Là, avec de la chance, on trouve des bateliers pour passer sur la rive nord. Après 7 kilomètres de marche, on arrive près de chez Payeng. Les gens du coin appellent cet endroit Molai Kathoni (“le bois de Molai” – d’après le surnom de Payeng). 
   Tout a commencé en 1979. Des crues avaient rejeté un grand nombre de serpents sur le banc de sable. Après le retrait des eaux, Payeng, qui n’avait que 16 ans, trouva le site couvert de reptiles morts. Ce fut le tournant de sa vie. “Les serpents étaient morts de chaleur, il n’y avait pas d’arbres pour les protéger. Je me suis assis et j’ai pleuré sur leurs corps sans vie. C’était un carnage. J’ai alerté le ministère des Forêts et leur ai demandé s’ils pouvaient planter des arbres. Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont dit d’essayer de planter des bambous. C’était dur mais je l’ai fait. Il n’y avait personne pour m’aider”, raconte Payeng, qui a désormais 47 ans. Le jeune homme quitta ses études et son foyer, et se mit à vivre sur le banc de sable. 
   Contrairement à Robinson Crusoé, il accepta volontiers cette vie d’isolement. Et non, il n’avait pas de Vendredi. Il arrosait les plants matin et soir et les taillait. Au bout de quelques années, le banc de sable est devenu un bois de bambou. “J’ai alors décidé de faire pousser de vrais arbres. J’en ai ramassé et je les ai plantés. J’ai aussi rapporté des fourmis rouges de mon village : les fourmis rouges changent les propriétés du sol. J’ai été piqué plusieurs fois”, raconte Payeng en riant. 
   Bientôt, toute une série de fleurs et d’animaux s’épanouirent sur le banc de sable, y compris des animaux menacés, comme le rhinocéros à une corne et le tigre royal du Bengale. “Au bout de douze ans, on a vu des vautours. Les oiseaux migrateurs ont commencé à arriver en masse. Les daims et le bétail ont attiré les prédateurs”, déclare Payeng, qui s’exprime comme un écologiste chevronné. (...)
Lire sur:


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"Tiens, tes pauvres!
- J'en veux pas, ce sont les tiens!
- Tricheuse!
- Sans c...!"

The Art of Heinrich Kley. 
Posted By Jeffro. Parlor Game by Heinrich Kley

Même les dieux se perdent dans la crise !

   (...) Si la Grèce était un être humain, ce serait le neveu dépensier incapable de se trouver un vrai boulot et qui ne cesse de se faire renflouer par sa riche et vieille Tatie Allemagne. A ceci près que cette image-là ne marche pas tout à fait non plus : la Grèce est plus vieille que l’Allemagne, et puis la dynamique tatie pourrait tout aussi bien décider de fermer le robinet.

   Enfin, en fait non, tata Allemagne ne peut pas faire ça, d’une part parce que son panier percé de neveu lui doit désormais tellement d’argent que la banque, si elle apprenait que la Grèce ne la remboursera jamais, pourrait confisquer la maison de tata, et d’autre part (oh mon Dieu, ça se corse vraiment), parce que l’essentiel de l’argent emprunté par la Grèce n’est en fait pas du tout celui de tatie Allemagne, mais provient de prêts concédés par d’autres personnes, même pas de la famille, qui jugeaient la Grèce sûre puisque tatie Allemagne serait toujours là pour sortir le chéquier.

   Et si Tatie Allemagne… Vous me suivez toujours ? Je comprendrais que vous ayez perdu le fil. Donc, si jamais Tatie Allemagne n’est plus là, alors ces personnes cesseront de prêter d’argent à la Grèce. Mais pas seulement : ils ne prêteront plus, non plus, à tous les autres ratés de la famille, ni sa sa nièce Espagne, prostituée toxico à la rue, ni à ses filleuls Irlande et Portugal, qui ne valaient guère mieux mais ont fini par se trouver une place en foyer et commencent à s’en sortir, ni, surtout, à son frangin France qui persiste à porter son beau costume et à fréquenter des restaurants chics pour sauver les apparences, mais qui chaque soir rentre chez lui s’endormir en sanglotant, horrifié par le terrible secret que cache sa facture de carte de crédit.

   Et si les choses prennent cette tournure, Tatie Allemagne ne reverra jamais un seul de ses sous et se retrouvera à peu près dans le même merdier que les autres. (...)

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(La femme de l'ex-Résident était vraiment dans la mouise)

Benoît Barvin