Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 29 septembre 2014

"Cette fille aux reins beaux n'était nullement poétesse". Jacques Damboise in "Pensées confuses".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ES-TU L'AMANT DE TA VIE?)

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(Les Trois Soeurs, par Dog Tchekhov)


12 HOURS AGO · 6,183 NOTES · VIA / SOURCE


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rap.genius.com

Comment Israël « forme »
des journalistes étrangers

Vinciane JACQUET

Journaliste basée au Caire.

   (...) Du 30 août au 4 septembre s’est déroulée à Tel-Aviv une formation tous frais payés par le gouvernement israélien pour « apprendre à parler d’un conflit de manière neutre et professionnelle ». Au programme, des conférences sur le terrorisme et les sujets militaires et politiques, un « tour stratégique » de Jérusalem et des zones de conflit, et des rencontres et échanges avec des leaders politiques, des universitaires et des journalistes israéliens. Trente journalistes du monde entier, triés sur le volet, y ont participé.

   « Les conflits sont partout. Notre vrai défi est d’en parler » : c’est sous ce slogan attrayant qu’une formation de cinq jours tous frais payés à Tel-Aviv, le Media In Conflicts Seminar (MICS), est proposée à de jeunes journalistes du monde entier pour les inviter à adopter une vision plus « objective » des agissements d’Israël. Une action de la hasbara1 très discrètement financée par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou. (...)

   (...) « Je préfère que la Palestine devienne terre d’Israël, plutôt que de la voir tomber aux mains du Hamas », les organisateurs du séminaire « médias en conflit » préviennent que l’interview est « off ». Ce Palestinien ne donnera pas son nom. Il craint pour sa vie. Il explique que si « certaines personnes » venaient à apprendre ce qu’il pense, il serait menacé de mort. Il travaille dans le bâtiment, « avec des Arabes et des juifs, et tout va bien », assure-t-il. Selon lui, cette situation et les morts qui s’accumulent depuis des années sont la faute du Hamas qui utilise les gens de Gaza comme boucliers humains. La résonance avec le discours entretenu par l’armée israélienne laisse perplexe.

   Parmi les seize intervenants du MICS, trois sont des Palestiniens, et les trois soutiennent la politique d’Israël. Là est toute l’étendue de l’« impartialité » proposée par la formation. Le message est asséné tous les jours : Israël nous sauvera tous. Barak Raz est un ancien porte-parole de l’armée israélienne et un ancien chef d’opérations militaires. Il est présenté dans le séminaire comme « un fier sioniste qui aime à l’occasion partager ses pensées et ses impressions sur la situation en Israël et dans le monde ». Il assure que « Mahmoud Abbas et le Fatah savent très bien que seul Israël peut maintenir l’ordre et la sécurité en Cisjordanie. C’est pour cette raison qu’ils nous laissent intervenir ». 

   La perspective israélienne est défensive et protectrice, et leur armée est une « force de défense »2. Miri Eisin, colonel à la retraite et aujourd’hui professeure de géopolitique, explique qu’Israël a besoin de diffuser ce message car les médias étrangers, en choisissant de ne montrer qu’une face du conflit, désignent les Israéliens comme les envahisseurs. « Si vous choisissez, sur une photographie, de montrer des soldats et des chars, vous choisissez de montrer l’occupation. Vous émettez donc l’hypothèse qu’il y a de la violence à cause de cette occupation. En revanche, si vous choisissez de montrer les bombes du Hamas, vous montrez la violence et supposez que l’occupation est nécessaire pour combattre cette violence. Malheureusement, les médias occidentaux ont décidé de montrer seulement l’occupation ». (...) 

   (...) Sharon Banyan, ancien officier de l’armée qui a démissionné en octobre 2013 a toujours d’étroites relations avec le corps militaire et aime mettre en avant les efforts qui sont faits pour soutenir les Palestiniens. « Nous leur avons laissé la plus belle partie de la côte », dit-elle. « Nous leur avons permis de construire des hôtels de luxe en bord de plage, et vous pourrez les voir si vous y allez ». Elle insiste ensuite sur la façon dont le Hamas détruit tous ces efforts et transforme la vie des habitants en cauchemar : « La centrale d’Ashkelon fournit à Gaza toute l’électricité dont elle a besoin. Et pourtant les combattants du Hamas en ont fait une cible légitime et ont essayé d’y envoyer des missiles plusieurs fois ». Schlomi Fogel est un homme d’affaires influent qui affirme qu’Israël assure également son soutien à l’ensemble des pays arabes grâce à des relations commerciales qui représentent plus de cinq milliards de dollars. « En tant que journalistes, vous devez faire attention à ce qui se passe sous la table », conseille-t-il.(...)

   (...) Paul Hirschson, porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères, assène que « ce qui s’est passé à Gaza n’était pas du journalisme. Des questions élémentaires n’ont pas été posées, ils [les journalistes] savaient qu’ils ne faisaient pas leur travail correctement ». Hirschson fait notamment référence aux enfants de Gaza. « Personne, parmi l’IDF, ne veut tuer des innocents », déclare Arie Sharuz Shalicar, porte-parole auprès de l’Union européenne. « Mais nous y sommes forcés. Quel autre choix avons-nous lorsque nous les voyons courir vers nous avec une ceinture d’explosifs à la taille ? », continue-t-il. Photographies à l’appui, les conférenciers mettent en cause le Hamas et l’utilisation indigne de leurs propres familles comme boucliers humains. Les missiles se trouvent sur la terrasse d’un bâtiment avoisinant une école, un hôpital, un centre des Nations-Unies...

   Boaz Ganor, fondateur et directeur de l’Institut international pour le contre-terrorisme, ajoute qu’« il ne connait pas une seule armée au monde qui ait dû faire face à une situation de cette complexité ». Bien triste, mais légitime et inévitable selon tous les porte-paroles de l’armée. Le but de chaque opération militaire israélienne n’est pas d’assassiner les têtes blondes de leurs voisins, mais de protéger les leurs. Banyan, lors de la visite des participants au séminaire à Sderot, insiste : « Lorsque la sirène retentit, vous n’avez qu’une poignée de secondes pour choisir quel enfant vous voulez sauver. Si vous avez trois enfants, jouant à trois endroits différents, vous n’aurez pas le temps d’aller tous les chercher ; c’est une situation insupportable à vivre. » 

   Discours rôdé répété mot pour mot par plusieurs intervenants et saupoudré du témoignage poignant de parents ayant perdu leur fils ou leur fille. Nulle mention des abris anti-missiles construits dans chaque maison de Sderot. Nulle présence des parents palestiniens ayant perdu un ou plusieurs enfants. La compassion et l’empathie deviennent des armes au service de la légitimation de l’action militaire.

   La « formation » devient digne des plus grandes campagnes politiques. Les organisateurs se disent étudiants ou anciens étudiants intéressés par les relations internationales. Mais qui paie les cinq jours tous frais payés (à l’exception du billet d’avion pour se rendre à Tel-Aviv), avec bus privé affrété tous les jours et séjour dans un hôtel à 150 dollars par jour ? Sans compter que devant le micro, ce sont pour la plupart des militaires haut-gradés, des porte-paroles ou d’anciens porte-paroles de l’armée qui se relaient.

   Ce séminaire dit « professionnel » a en fait débuté en 2009, à l’initiative d’anciens membres de StandWithUs Israel, un groupe anti-palestinien basé aux Etats-Unis et généreusement soutenu par Israël à coups de plusieurs millions de dollars. Le projet est approuvé et reçoit la collaboration financière du ministère de la diplomatie (aujourd’hui englobé dans les services du premier ministre). En 2012, un rapport du Molad notait, se référant au MICS, que « le ministère de la diplomatie organise un séminaire annuel [...] pour des membres des médias et des journalistes européens en vue de développer des liens plus intimes et personnels qui encouragent une attitude plus positive à l’égard de la politique intérieure et étrangère d’Israël ». 

   Dans un article de 2010, « Conflict Reporting 2010 : Lessons from Israel », Howard Hudson, ancien éditeur au Centre européen de journalisme, mentionnait que les diplômes reçus à la fin de la formation portaient le sceau du ministère de la diplomatie. La « cérémonie » de remise des diplômes a toujours lieu, autour d’un buffet-traiteur accompagné de verres de vin rouge et blanc. Mais le sceau du ministère a disparu. Tout comme les communiqués de presse officiels qui approuvaient le programme du MICS. Restent l’ambiance estudiantine et le sentiment formidable d’appartenance à une même communauté, cultivés avec enthousiasme et loyauté par les étudiants d’Herzliyya. (...)

   (...) Et à force de bons sentiments, le séminaire se transforme en camp d’été. Les 18 journalistes venus du monde entier, sélectionnés parmi plus de 300 candidats, ont entre 20 et 30 ans. La plupart sont à peine sortis de l’école, d’autres en sont au début de leur carrière. Ils arrivent frais et pleins d’enthousiasme devant des organisateurs du même âge. L’ensemble fait un peu colonie de vacances ; les « monos » rappellent à l’ordre ces jeunes « pioupious » excités qui ne savent pas se tenir.

   Israël, vers laquelle tous les yeux sont braqués depuis des décennies, est la terre promise pour le reporter en herbe qui n’a jamais mis un pied en zone de guerre. Quelle fierté d’y être ! Et pourtant. Les heures de conférences s’enchaînent, mais très peu parmi les auditeurs prennent des notes. Très peu de mains se lèvent pour protester contre les discours assénés. L’oreille semble attentive, c’est déjà bien assez. Tout le monde garde ses forces pour les sorties du soir. Selfies, tournée des pubs et dîner-pizzas initiés par les jeunes cadres dynamiques de la capitale israélienne font oublier les bombes qui pleuvaient sur Gaza il y a à peine quelques semaines.

   Parce qu’au fond, ils ont l’air gentil ces Israéliens. Fi de violence dans les paroles, ils sont prévenants, attentifs, aux petits soins. Respectueux de tous. D’ailleurs « Israël n’a jamais violé les droits civils des Palestiniens en 60 ans », clame l’avocat Elyakim Haetzni. Là, quand même, les pioupious se réveillent. Murmure dans la salle. Mais pas plus, il ne faudrait pas casser la bonne ambiance entre nous. Cela aura été l’unique véhémence journalistique de la semaine. Le séminaire se termine. Seuls deux participants sur 18 y attachent une tentative claire de propagande sioniste. Parmi les 16 autres, on arbore fièrement l’attestation de réussite reçue lors de la cérémonie de clôture. Aucun esprit critique, aucune réflexion personnelle de la part de ceux qui sont présentés comme les « plumes » de demain. Israël et sa stratégie de « communication gentille » peuvent se féliciter de leur succès. Et nous, nous inquiéter de cette trop facile manipulation des jeunes cerveaux du monde des médias.


1 NDLR. La hasbara, mot hébreu qui signifie « explication » ou « éclaircissement », désigne la politique de communication et de propagande israélienne menée auprès de l’opinion internationale.

2 NDLR. L’armée israélienne est appelée « armée de défense d’Israël », ce qui se traduit en hébreu par l’acronyme Tsahal, ou encore « forces de défense d’Israël » (Israel defense Forces, IDF).


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(Le voyeur à la plume d'oie
surpris en pleine mauvaise action)


Peter Pan. Walt Disney.


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Luc Desle

mardi 20 août 2013

"Il tempêtait en vain, ce brave petit orage". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:
(L'ENVIE EST TOUJOURS
LA COMPAGNE DES
MAUVAIS JOURS)

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"Wouf, wouf!
- Yes, mes braves toutous!
On a fini par les avoir,
ces sales terroristes de
Tu Quoque!"


Two dogs welcome their soldier dad home

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"Oui, c'est aussi mon copain...
- Et alors? On n'a pas le droit, en plus,
d'être celui de Snowden, peut-être?"


Affaire Snowden : 
vives protestations après l'arrestation 
du compagnon d'un journaliste du «Guardian»
AFP

   (...) David Miranda, compagnon de Glenn Greenwald, journaliste au quotidien britannique Guardian, a été détenu dimanche à l’aéroport international de Heathrow en vertu de l’article 7 de la loi anti-terroriste datant de 2000.

   Selon le Guardian, le jeune homme, de nationalité brésilienne et âgé de 28 ans, s’est vu confisqué ses équipements électroniques, dont son ordinateur et son téléphone portables, des clés USB, des DVD et des jeux vidéo.

   Les autorités britanniques avaient «zéro soupçon» sur une implication éventuelle de David Miranda dans des activités terroristes, a insisté Glenn Greenwald, visiblement furieux, dans un article dans le Guardian.(...)

   (...) David Miranda a uniquement été interrogé sur les activités de l’Agence nationale américaine de sécurité (NSA), pour laquelle travaillait Edward Snowden, a-t-il affirmé, estimant que les Britanniques avaient«totalement abusé de leur loi sur le terrorisme pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le terrorisme.»

   Cette détention était «évidemment destinée à intimider ceux qui travaillent d’un point de vue journalistique sur la NSA et son équivalent britannique, le GCHQ», a-t-il encore jugé. Mais «si les gouvernements américain et britannique pensent que cette stratégie va nous dissuader de continuer à couvrir de façon agressive ce que ces documents révèlent, ils se trompent. Cela aura seulement l’effet inverse: nous encourager à aller plus loin», a-t-il prévenu.

   Le ministère de l’Intérieur s’est refusé lundi à tout commentaire mais les autorités britanniques étaient de plus en plus pressées de s’expliquer. Cette détention est «extraordinaire», s’est indigné le président de la commission parlementaire britannique de l’Intérieur, Keith Vaz, qui va exiger des «explications» de la police.

   «Ils ont peut-être des arguments absolument raisonnables. Mais (...) si nous avons recours à la législation anti-terroriste de cette manière, pour des sujets qui ne sont pas relatifs au terrorisme, nous devons le savoir», a-t-il déclaré sur la radio BBC lundi.

   Un autre député de l’opposition travailliste, Tom Watson, a jugé indispensable de connaître l’implication éventuelle du gouvernement dans cette arrestation. «Nous devons savoir si des ministres étaient au courant de la décision» d’arrêter David Miranda et «qui exactement a pris la décision.»

   Le Brésil a aussi vivement protesté contre cette rétention, jugeant "injustifiable d’impliquer un individu contre lequel ne pèse aucune charge pouvant justifier le recours à la législation britannique anti-terroriste". (...)

Lire sur:
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"Comment? Facebook vous considère comme indésirables
ou dangereux? Ils ont fumé ou quoi?"(1)


(via technohell)

(I)Pour la première fois de son existence, Tu Quoque fait l'objet d'une "censure"
qui ne dit pas son nom puisque son lien est désormais interdit de séjour
sur Facebook. Pour les  vagues "raisons" évoquées plus haut. La gloire, quoi!
Celle des promoteurs d'un capitalisme à visage évidemment
inhumain... 

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Benoît Barvin

lundi 2 avril 2012

"La nuit, tous les chats sont Bi". Benoît Barvin in "Proverbes à noeud".

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Pensées pour nous-mêmes:

(QUAND ON TE LOUE, 

SACHE QUE C’EST BABINES RETROUSSÉES)
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"M'enfin! On ne crache pas ainsi sur le Résident!
- C'est lui qui a commencé"

« Casse toi pôv’ con » : 
le récit (imaginaire) 
de l’homme insulté par Sarkozy

Cerise Simet (journaliste)


   (...) Il s’appelle Yves Bouvière, il a 69 ans. Cet homme, aujourd’hui garde forestier au domaine de Chambord, est celui à qui Nicolas Sarkozy a lancé son « casse-toi pôv’ con » – en réponse à un « touche-moi pas, tu me salis » – au Salon de l’agriculture, le 23 février 2008.
   Jusqu’à ce jour, Yves n’avait jamais accepté de dévoiler son identité. Aujourd’hui, il explique à Rue89 n’avoir pas supporté que le Président dise de lui, le 6 mars dans « Des paroles et des actes » sur France 2, qu’il n’avait « pas un physique agréable » :
   « Il ne faut pas exagérer tout de même, il m’insulte et puis (...) il remet ça en disant que je ne suis pas beau. »(...)
   D’après le témoignage d’Yves, son vif échange avec Nicolas Sarkozy n’avait rien de spontané : tout était organisé par l’Elysée.
   Ce qui devait être une opération de communication destinée à faire passer le Président « bling bling » pour un chef d’Etat plus proche du peuple – et doté d’un solide sens de la répartie – a tourné au fiasco.
   Selon nos informations, le scénario initial prévoyait que Nicolas Sarkozy, face à un agriculteur qui refuse de lui serrer la main, prononce quelque chose comme « une poignée de main est pourtant décisive pour juger un homme » ou « mieux vaut un mauvais caractère que pas de caractère du tout ». La scène aurait dû être filmée par toutes les caméras de France mais le résultat est celui que vous connaissez. (...)

Suite de l'invraisemblable scénario 



(Mais ce détournement, lui, il est vrai...
et drôle. Merci laseptiemewilaya)

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"Comment ça on n'a pas le droit d'apprendre à piloter?
Vous avez quelque chose contre les femmes
d'Azerbaïdjan, peut-être?"
L'Azerbaïdjan, 
le terrain d’atterrissage 
secret d’Israël

   Les responsables américains pensent que les Israéliens ont obtenu l’accès à des bases aériennes en Azerbaïdjan (ils n'ont donc pas de moyens techniques pour le savoir? Hum...) . Cela les rapproche-t-il d’une guerre contre l’Iran?
   (...) En 2008, l’assistant chef de mission de l’ambassade américaine à Bakou, Donald Lu, avait envoyé au quartier général du département d’État à Foggy Bottom un câble titré «La symbiose discrète de l’Azerbaïdjan avec Israël». Ce mémo, publié plus tard par Wikileaks, cite le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev décrivant la relation de son pays avec l’État juif comme un iceberg. (...) 
   (...) Pourquoi cela importe-t-il? Parce que l’Azerbaïdjan se situe stratégiquement sur la frontière septentrionale de l’Iran et parce que selon plusieurs sources de haut rang à qui j’ai parlé au sein du gouvernement américain, des responsables de l’administration Obama pensent aujourd’hui que la partie «immergée» de l’alliance israélo-azerbaïdjanaise, la coopération militaire entre les deux pays, augmente les risques d’une attaque israélienne sur l’Iran.
    En particulier, quatre diplomates et officiers de renseignement de haut rang disent que les Etats-Unis estiment désormais qu’Israël a récemment obtenu l’accès à des bases militaires à la frontière nord de l’Iran. Pour quoi faire exactement, cela n’est pas clair. «Les Israéliens ont acheté un terrain d’atterrissage», m’avait dit un responsable de l’administration Obama au début du mois de février. «Et ce terrain d’atterrissage, c’est l’Azerbaïdjan.» (...)
Suite sur:

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"Ben non, ch'suis pas
Strauss-Kahnnien.
Pourquoi cette question?"
Strauss Kahn 
et le "matériel" féminin
Michela Marzano 

   (...) Qui est vraiment Dominique Strauss-Kahn ? Après des mois de conjectures et d’interprétations, les premiers éléments objectifs pour comprendre l’anthropologie de cet homme font surface. À en croire les procès-verbaux de sa garde à vue, la conception que DSK se fait des rapports sexuels n’est pas tout à fait la même que celle des libertins, contrairement à ce qu’il a toujours affirmé.
   Les femmes, plus que de simples "objets de désir" ne sont pour lui que des "bouts de viande". Mis en examen pour proxénétisme dans le cadre de l’affaire sur les parties fines à l’hôtel Carlton de Lille, l’ancien directeur du Fonds monétaire international a affirmé "n'avoir jamais eu la moindre conscience que certaines femmes rencontrées" pouvaient être des prostituées. 
   Mais les procès-verbaux laissent entrevoir une autre vérité, faite de milliers de SMS et de périphrases où l’on parle de mystérieux "cadeaux". Une vérité faite de "copines", de "filles" et de "petites" qui se transforment, comme par magie, en "matériel". "Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi (et du matériel) le 4 juillet ?" ou encore "Qui auras-tu dans tes bagages ?" (un vibro vivant? Chouette!). Les escort-girls ne manquaient pas, dans les fêtes et les rencontres organisées par Strauss-Kahn et Fabrice Paszkowski [un industriel et ami de Strauss-Kahn]. Au point qu’il aurait été trop long de toutes les désigner par leur prénom. Il suffit de trouver un bon synonyme. L’important est de se faire comprendre. (...) 


Suite sur:


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(Journalistes - de droite mais sans étiquette - 

recueillant la parole emmiellée 
du candidat à la Résidence perpétuelle)
"L'est crop fort!
- j'l'aime!
- super génial!
- caca zocialistes..."
(etc)

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UN ÉLU PS SAISIT LE CSA 
POUR COMPTABILISER 
LES JOURNALISTES DE DROITE
(y'en a trop, de toute façon)
 Grégoire Fleurot

   (...) LES ÉDITORIALISTES SONT-ILS DES POLITIQUES comme les autres? Si l’UMP a été la première à soulever cette question dans la campagne, c’est aujourd’hui au tour du PS de riposter: Jérôme Impellizzieri, un conseiller régional socialiste, a saisi jeudi 29 mars le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) afin qu'il se penche sur le temps de parole d'éditorialistes«proches de la droite».
   Une démarche qui répond directement à celle de Geoffroy Didier, conseiller régional UMP d'Ile-de-France, qui avait saisi deux semaines plus tôt le CSA sur «l'éventualité de comptabiliser, dans le temps de parole» du candidat socialiste François Hollande, «les interviews politiques d'Audrey Pulvar dans les médias audiovisuels». La question du temps de parole de la journalistede France Inter et de France 2, par ailleurs compagne d'Arnaud Montebourg, fait débat depuis plusieurs mois. Elle avait été suspendue d'I-télé lorsque son compagnon concourait à la primaire socialiste, et a plus récemment eu de vifs échanges avec Jean-François Copé sur le plateau de l’émission «On est pas couché», où ce dernier avait mis en doute la partialité d’Audrey Pulvar.
   Geoffroy Didier avait expliqué dans la demande au CSA: «Je considère curieux qu'une journaliste qui s'est affichée devant des caméras lors d'un meeting socialiste, une rose à la main, puisse prétendre interviewer de manière équitable les candidats à l'élection présidentielle dans la mesure où son engagement pour l'un d'entre eux est publiquement assumé.»(ben, ça s'appelle le principe de déontologie, je crois) (...) 
lire sur:


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Luc Desle

lundi 28 novembre 2011

"Echange Terre d'Election contre Terre Sacrée, pour évaluer l'éventuelle différence". Benoît Barvin in "Annonces déclassées"

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(Les extraterrestres écolos furent mal reçus par les forces de l'ordre humaines)

Autour de la voie ferrée, les champs sont le théâtre de manifestations qui débouchent sur des accrochages avec les forces de l'ordre. 
(à propos des affrontements entre antinucléaires et policiers) (David Vincent/AP/SIPA)



°°°
"Ouiii... Devant tant d'acharnement, nous filons à l'Israélienne"

DSK et le harcèlement… de presse
Serge Raffy 

   (...) Ainsi donc, le couple Sinclair-Strauss-Kahn s’en va-t-en guerre contre les journaux français. Ils estiment que les médias sont devenus d’ignobles procureurs, des voyeurs pervers, collés au petit trou de la serrure de leur vie privée, des marchands de papier qui sentent les égouts. En contre-attaquant juridiquement, ne sont-ils pas en train de mettre à nouveau les projecteurs sur eux-mêmes et sur une affaire, osons le dire, qu’on aimerait tous oublier ? Comment, en effet, ne pas compatir au drame d’un homme déchu et d’une femme humiliée ? Leurs avocats ont donc décidé de passer à l’offensive et de déclencher la grosse Bertha des plaintes en diffamation tous azimuts.
   Parmi les horribles "harceleurs" mis au ban d’infamie, il y a "Le Nouvel Observateur". Les gens de robe qui soutiennent DSK sont des grands futés. Ils ont trouvé une arme infaillible pour contrer la furie des cover trop "people", à leurs yeux : le miracle du couple encore soudé, harcelé par une presse vengeresse (ben, on y a cru, à ce noceur/jouisseur, et voilà qu'il nous fait douter de notre déontologique métier?). DSK est passé du statut de présumé coupable à celui de victime. Ses défenseurs ont, habile subterfuge, appelé à la rescousse l’ancienne journaliste de TF1, désormais embarquée dans une bataille judiciaire, qui, au fond, ne la concerne qu’à la marge. DSK-Anne Sinclair même combat ? A part quelques dérapages intempestifs sur l’état de leur relation, cette dernière échappait pourtant aux flèches des journalistes. Elle était au contraire la victime, la grande dame bafouée et digne dans la tempête. Une héroïne sanglée dans le costume de la matriarche fitzgéraldienne.(...)
   (...) Or, jusqu’à preuve du contraire, les journaux ont couvert logiquement un événement non pas national, mais planétaire. Ils ne se sont pas précipités dans le caniveau. C’est le caniveau qui est venu vers eux. Si les avocats de DSK veulent impliquer l’ancienne reine des médias dans la défense de leur client, il faudra qu’ils poursuivent la presse américaine, anglaise, russe, espagnole, taïwanaise, sud-américaine, canadienne, japonaise, ouzbèque, et tous les media du monde sans exception.
   Tous, à des degrés divers, ont attenté à l’image du couple. Tous ont relaté la procédure judiciaire en cours à Lille. Tous suivront encore la procédure civile de Mme Nafissatou Dialo, à New York. Tous ont mérité d’être renvoyés devant les tribunaux. (Ce qu'on veut savoir, nous, les gens de peu, c'est si DSK est coupable. Et si oui, qu'il paye. Point barre) (...)
Lire sur:

   (...) La nouvelle du départ de France de Dominique Strauss-Kahn et d’Anne Sinclair se précise. Annoncés en Israël (tiens, pourquoi se faire?) , le couple pourrait s’installer à Tel Aviv où l’ancien patron du FMI se serait vu proposer un poste en or.  (Heu, on ose: les Juifs parlent aux juifs? Aie, aie, aie, antisémitisme primaire, là, même si ce sont les faits qui nous amènent à ce - piteux et désolé - commentaire... ) (...)

°°°
(Nouvelle tenue conseillée aux femmes journalistes en Egypte,
ainsi que dans tous les pays musulmans?)

EGYPTE. Une journaliste de France 3, 
agressée sexuellement

   Caroline Sinz, une journaliste française de France 3 a été victime d’une agression sexuelle au Caire en Egypte, a-t-on appris jeudi 24 novembre.
   La journaliste a raconté son calvaire à la fin de son reportage dans "Soir 3" :"Nous (avec son cameraman, Salah Agrabi) étions en train de filmer dans la rue Mohamed-Mahmoud quand nous avons été assaillis par des jeunes de quatorze ou quinze ans", a-t-elle raconté, faisant état "d'attouchements".
   "Nous avons alors été agressés par une foule d'hommes. J'ai été tabassée par une meute de jeunes et d'adultes qui ont arraché mes vêtements" avant de procéder à des attouchements répondant "à la définition du viol", a-t-elle ajouté.
   "Quelques personnes ont essayé de venir m'aider sans y parvenir. J'étais lynchée. Cela a duré environ trois quarts d'heure, jusqu'à ce qu'on puisse m'extraire. J'ai cru que j'allais mourir", a-t-elle dit, en précisant que son cameraman avait aussi été "tabassé". (...)
   "C’est au moins la troisième fois qu’une femme reporter est agressée sexuellement depuis le début de la révolution égyptienne. Les rédactions doivent en tenir compte et cesser momentanément d’envoyer des femmes journalistes en reportage en Egypte. C’est malheureux d’en arriver là, mais face à la violence de ces agressions, il n’existe pas d’autre solution", a déclaré "Reporters sans frontières".
   Et de réclamer une condamnation "forte et unanime en Egypte" : "Toutes les forces en présence - partis politiques, autorités religieuses, civiles et militaires - doivent rappeler que de telles violences sont inacceptables" (ou alors les journalistes femelles pourraient se déguiser en hommes?).
   Depuis la reprise des manifestations (pacifiques...) place Tahrir le 19 novembre, "Reporters sans frontières" a recensé une quinzaine d'agressions de journalistes.


°°°
"Oui, nous sommes prêts au dialogue social, 
nous affirment les CRS. La preuve..."

Des CRS en plus aux Tarterêts : 
"pour quoi faire ?"
(de l'esbrouffe, comme d'hab'?)
Publié le 24-11-11  Celine Rastello 

   (...) "Impossible de ne pas le voir, il y avait plus de 20 camions de CRS et le quartier était complètement cerné, ils filtraient même l'entrée" (comme une vedette hollywoodienne...), s'insurge Cédric, 29 ans, rencontré au local de l'Amicale des locataires, quartier des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (Essonne). Jeudi 24 novembre, dans l'après-midi, l'épais brouillard blanc qui plombe le ciel tente laborieusement de réchauffer l'atmosphère (ouah, l'image... Tu devrais être n'écrivaine, madame la journaliste!). Mais l'heure est à l'agacement : "le ministre n'est pas resté longtemps, il a fait un petit tour avant de filer au commissariat" poursuit le jeune homme. Tôt dans la matinée, Claude Guéant a voulu marquer le coup après "l'agression inqualifiable" de policiers samedi dernier dans le quartier : une voiture de police en patrouille a été la cible de projectiles et quatre policiers ont été légèrement blessés.(...)
   (...) à l'instar du récent déplacement du ministre à Montfermeil (Seine-Saint-Denis), les habitants n'étaient tout simplement pas informés de sa visite. (tiens, pourquoi? Ben... pass'qu'ils sont pas concernés...) (...) 
   Un "oubli" que José Kinkela, président de l'Amicale des locataires, ne digère pas. Depuis son bureau situé au pied d'un des immeubles de la rue Paul Gauguin, en face du terrain de football, celui qui vit là depuis 22 ans et s'investit aux côtés des habitants depuis presque 15 ans aurait au minimum "souhaité être prévenu" : "le ministre vient chez nous et on n'est pas au courant ! Il n'a pas rencontré les associations ni les jeunes et est reparti sans les éléments nécessaires pour comprendre ce qu'il se passe ici. Comment peut-il avoir une juste vision de la réalité ? (ben il en a pas car il veut pas, c'est aussi simple que ça)" Il n'a pas oublié le passage de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur : "depuis, rien ne s'est passé, rien n'a été réglé, il n'est pas revenu et aujourd'hui Claude Guéant vient et on ne nous dit rien. C'est déplorable (méprisant? Cynique? Électoraliste?)". (...)
   (...) "Le gouvernement souhaite que les associations puissent travailler convenablement, mais comment est-ce possible si on n'est pas associés ? (be, justement, c'est pas possible, hé, banane! car c'est tout simplement pas le but)" interroge encore José Kinkela. A ses côtés, Cédric, magasinier qui a toujours vécu aux Tarterêts, ne comprend pas non plus pourquoi le gouvernement ne propose pas plutôt "de se réunir et de discuter, pour poser les choses vraiment." "Parler des problèmes d'insécurité, les gens ne sont pas à l'aise quand ils rentrent tard le soir, mais aussi des difficultés liées au logement, aux ascenseurs, au travail" renchérit José Kinkela, demandant également : "quel est, par exemple, le projet du ministre pour la jeunesse ?" (°+°= la tête à Toto, peut-être?)(...)
   (...) Comme d'autres habitants, ils ont tous deux été particulièrement choqués par le grand nettoyage qui a précédé le déplacement du ministre. "Tous les arbres ont été coupés, les carcasses de voitures brûlées retirées, les rues nettoyées" énumère Cédric, énervé : "les habitants peuvent vivre toute l'année dans la saleté et l'insalubrité sans que ça ne suscite de réaction, mais quand un membre du gouvernement se déplace, on nettoie ! On nous prend vraiment pour des imbéciles (moi, j'aurais utilisé d'autres termes...)." Pour le président de l'Amicale des locataires, la priorité est aussi de "restaurer le dialogue" et "de réfléchir à la façon dont on pourrait se défaire de l'image négative qui colle au quartier, comme à d'autres. (pourquoi se défaire, vous êtes - nous sommes tous - des imbéciles utiles... surtout quand nous sommes pauvres, ou appauvris?)"(...)


°°°
Luc Desle (et Jacques Damboise)

mercredi 6 avril 2011

"La Mère Michel appelait un chat un chat, en dépit des convenances". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"


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"Bonjour, Monsieur BHL... Une question:
A. Debat est-il votre mentor?"



Comment Alexis Debat a trompé tout Washington
Par Rue89 |

   Comment peut-on, à l'heure d'Internet, bidonner des interviews de tous les grands de ce monde, sans se faire confondre, tout en travaillant pendant cinq ans pour le réputé département d'investigation d'une des plus grandes chaînes américaines ?
   Révélée par Rue89, l'affaire de l'expert affabulateur tourne au scandale aux Etats-Unis. Comment Alexis Debat, spécialiste autoproclamé du terrorisme, a-t-il pu se forger pareille carrière : collaborateur des revues Politique Internationale ou National Interest, consultant d'ABC News, chercheur au prestigieux Nixon Center où passait, au gré des conférences, la crème de la politique étrangère américaine ?

   Le 5 septembre (2007), donc, Rue89 révèle que Debat a fourni à la revue française Politique Internationale une fausse interview, signée sous son nom, du sénateur Barack Obama, candidat à l'investiture du Parti Démocrate pour la présidentielle de 2008. Alexis Debat, selon notre enquête, a également gonflé son CV, faisant valoir un doctorat qu'il n'a pas, ou se targuant de titres imaginaires…

Article passionnant à lire sur:

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"Vous trouvez pas que le Résident a une drôle de tête? 
Et grosse, de surcroît..."


Angers. « Grosse tête » de Sarkozy : 
le procureur classe l’affaire


   (...) Le procureur de la République d’Angers, Brigitte Angibaud, a décidé de classer la procédure engagée, la semaine passée, après la confiscation à Angers (Maine-et-Loire) d’une « grosse tête »  de carnaval à l’effigie du président de la République, Nicolas Sarkozy, et de la restituer à ses créateurs, a-t-elle déclaré à l’AFP. (...)

    (...) « Dans une affaire quasi similaire au Portugal, la Cour européenne des droits de l’homme a jugé disproportionnée une condamnation pour diffamation, estimant que la mise en scène relevait de la caricature, et qu’il y avait ingérence dans le droit d’un artiste à s’exprimer. J’ai pris ma décision au regard de cette jurisprudence », a expliqué Brigitte Angibaud. « J’estime qu’il n’y a pas d’infraction pénale et j’ai donc demandé à la police de restituer les objets », a précisé le procureur de la République. (...)


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(L'armée de métier et de la Nation 
avait indubitablement fait son temps)


La force de frappe française bientôt privatisée ?


   (...) Une réflexion (super brain trust) sur la privatisation de nos (qui ne le seront donc plus)  forces armées est bien engagée au sein du gouvernement, dans les états-majors et au sein de « think tank » discrets et influents qui regroupent nombre d’officiers généraux et de membres éminents du lobby (oh le vilain mot) militaro-industriel.

   Historiquement, les mercenaires ont une solide tradition pleine de hauts faits d’arme. Ils ont occupé des fonctions prestigieuses : pensons aux gardes suisses du Vatican. Ils incarnent depuis l’antiquité le culte du guerrier, commun à de nombreuses cultures, de la philosophie spartiate aux célèbres samouraïs.

   Récemment, les États-Unis ont expérimenté les armées privées en Irak et en Afghanistan, à une échelle encore jamais vue, et avec succès : le vrai coût de la guerre peut être masqué aux parlements (c'est pas joli joli), et on peut toujours leur attribuer les bavures éventuelles (et ça, c'est carrément médiocre). De toute façon, les drones sont dirigés depuis le pays par des civils sous contrat avec le Pentagone. Les guerres modernes ont de moins en moins besoin de soldats classiques : pourquoi salarier tant de fonctionnaires, quand l’heure est aux coupes claires dans la fonction publique ?
   En France même, le développement des polices municipales a été très avantageux : la mégalomanie (non, vous croyez?) des élus locaux a été comblée par le fait d’avoir « leur » police, l’État s’est désengagé de certaines missions de service public trop coûteuses (par rapport à ce qui est donné aux banques?)  et a taillé (avec une joie sadique?) dans les budgets formation de la police ; pourquoi gaspiller des centaines de balles en formation quand une seule bien placée suffit ? (...) 

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"Toi, t'as une gueule de végétarien!
- Non, M'sieur, j'vous jure... Argh... M'sieur... 
J'mange de tout"


Impossible d'être végétarien en France?

   Le fait d'être végétarien(ne) semble ne pas s'intégrer à la culture culinaire française, et encore moins celui d'être végétalien(ne), alors que des études montrent qu'environ 4 millions de Britanniques sont végétariens —soit presque 15% de la population— contre une estimation d'un million de végétariens en France.
   «Une étude non scientifique montre que la page Facebook britannique “société végétalienne” a 60.978 fans [61.147 au moment de l'écriture de cette revue de web], contre 1.518 [1.540] pour la page de l'“association végétarienne” française et 1.173 [1.178] pour la page “végétarien et végétalien”. À titre de comparaison, la page “Giffler une végétarienne avec une escalope” a plus de 168.000 fans», continue l'article du Guardian.
   De son côté, Rosa Jackson, journaliste et chef de cuisine, a eu de grandes difficultés à faire admettre à la cantine scolaire française que son fils de 7 ans soit végétarien: «En France, les cantines scolaires fonctionnent sur le principe de faire manger de tout aux enfants, ou tout du moins de les faire goûter à tout, sauf s'ils ont une raison religieuse ou de santé pour ne pas le faire. Le bon côté des choses,c'est que la France ne fait pas d'histoire à propos de nourriture. Le mauvais côté, c'est que la différence n'est pas bien reçue», raconte-t-elle sur son blog. Son fils, qui ne veut pas que l'on tue d'animaux pour les manger, doit tout de même se faire servir un repas comprenant de la viande ou du poisson chaque jour d'école, et ne manger que l'accompagnement.
http://www.slate.fr/lien/36419/vegetarien-france-impossible

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"Sans la barbe, je suis plus féminine"


"la barbe" ! 
La remise du prix du livre politique perturbé

   Des femmes portant des barbes ont fait irruption sur la tribune du prix du livre politique samedi en fin de matinée. Elles ont perturbé la manifestation pendant une dizaine de minutes avant d’être reconduites hors de l’Assemblée. 


   Elles dénoncent le manque de femmes dans le milieu politique et dans le palmarès du prix. Un incident déploré par Luce Perrot, organisatrice de l’événement, qui assure qu’elles auraient eu la parole si elles en avaient fait la demande.

Benoît Barvin