Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 30 juin 2014

"L'Homme qui, noblement, baisait la main des femmes avait une maladie labialement transmissible". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOIS L'AMI
DE TON PLUS FIDÈLE ENNEMI)

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(Le bras et la main qui voyageaient 
de concert attiraient toujours, 
bien malgré eux, l'attention)



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Michel Kichka


Inde: 
Deux jeunes filles retrouvées pendues 
après leur viol collectif

   (...) MONDE - Des proches des deux jeunes filles de 14 et 15 ans avaient porté plainte pour viol en réunion... Deux jeunes adolescentes ont été retrouvées pendues à un arbre dans un village du nord de l'Inde après avoir été violées en réunion par cinq hommes, a indiqué ce jeudi la police.

   Un examen post-mortem suggère que les deux jeunes filles, des intouchables («dalits») de 14 et 15 ans, se seraient pendues mardi soir après avoir été agressées dans un village du district de Budaun, dans l'Etat de l'Uttar Pradesh, selon la police.

   «Le rapport penche pour une pendaison avant la mort, ce qui signifierait que les jeunes filles se sont suicidées. Mais nous allons étudier tous les aspects de l'affaire avant d'en tirer une conclusion», a expliqué Atul Saxena, chef de la police de Budaun. (...)

   (...) Le suspect principal, un homme nommé Pappu, a été arrêté après le dépôt d'une plainte par des proches des deux victimes contre cinq hommes pour viol en réunion, meurtre et agression sexuelle de mineurs, a-t-il ajouté. «Une équipe de 50 policiers est à la recherche des accusés en fuite», a-t-il encore dit. Les familles des victimes et des habitants de villages ont protesté contre l'apathie de la police depuis la découverte des corps mercredi matin. (...)

   (...) Ces violences mettent à nouveau en lumière la difficulté de prévenir les violences sexuelles en Inde en dépit d'un durcissement de la loi et d'efforts pour changer les comportements envers les femmes depuis le viol en réunion et la mort d'une étudiante à Delhi fin 2012 qui avait choqué l'Inde.

   En début d'année, une jeune fille a été violée en réunion dans un village reculé du Bengale occidental (est) sur ordre d'un conseil d'anciens qui s'opposait à sa liaison avec un musulman.


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(Dieu tentait de faire enfin les Hommes à son image)



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Benoît Barvin

lundi 30 décembre 2013

"Vend cause double emploi maîtresse mariée". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ES-TU TOUT NEUF
DANS L’ANNÉE NOUVELLE?)

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"Ça y est?
 L'Année Nouvelle arrive?"


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"Dors, je le veux!
- Mais, Docteur, vous ne m'avez pas donné
de psychotrope pour cela..." 



L'hypnose ne permet pas
de retrouver la mémoire de faits réels...

JEAN-MARC BENHAIEM

   (...) Cécile veut porter plainte pour un viol qu'elle aurait subi à l'âge de cinq ans. Elle aurait retrouvé ce souvenir à la suite d'une thérapie par l'hypnose. Ce mercredi 18 décembre la Cour de cassation a rejeté sa demande : après plus de trente ans, il y a prescription. Le jugement a été rendu sur la forme mais n'a pas pris position sur le fond.

   Depuis quelques années, régulièrement, médecins et psychologues pratiquant l'hypnose sont sollicités par des patients désireux de retourner dans leur passé. Certains veulent simplement retrouver et revivre des moments de leur enfance dont ils n'ont plus aucun souvenir. D'autres imaginent avoir subi un traumatisme, des attouchements, un abus sexuel étant enfant et voudraient que l'hypnose leur ravive la mémoire. (...)

   (...) Tous les thérapeutes savent ou devraient le savoir : la mémoire n'est pas constituée d'un disque dur qu'il suffit d'activer pour obtenir les images du passé. La mémoire est vivante. Elle se modifie en permanence. Elle est individuelle et différente d'une personne à l'autre. Elle n'est pas une camera de surveillance. Elle ne capte que certaines images et pas d'autres. La mémoire peut aussi transformer la réalité et la voir autrement que ce qu'elle est, parce qu'elle ne réagit qu'à certains faits et pas à d'autres.

   Nous avons donc d'une part une mémoire incapable de nous restituer une vérité historique de ce qui a été vécu et cela d'autant plus que les faits sont anciens. Et d'autre part, une séance d'hypnose qui est censée l'activer et l'amplifier. Si l'hypnose peut parfois favoriser la mémoire, par des associations et par une plongée dans l'imaginaire, elle ne peut donc faire revenir que des souvenirs parcellaires, non fiables pour les faits bruts et transformés par des reconstructions permanentes.

   Les instances judiciaires et juridiques ont donc raison de douter de la véracité de souvenirs trop anciens et encore plus si ces souvenirs sont revenus sous hypnose. Aux USA, depuis l'épidémie des faux souvenirs des années 70, la Police n'a plus recours à l'hypnose pour raviver la mémoire des témoins et la Justice ne tient plus compte des souvenirs retrouvés sous hypnose.

   L'hypnose médicale offre cette possibilité d'inventer, de créer et d'imaginer. Sa puissance thérapeutique provient de cette liberté et de cette malléabilité très utile sur des problèmes complexes. L'hypnose peut créer de faux souvenirs parce qu'elle a pour objectif le soulagement de la souffrance. Mais ces souvenirs n'ont aucune valeur pour le Police ou la Justice : ils sont fabriqués de toute pièce.

   La vraie application de l'hypnose n'est pas la remémoration, mais l'oubli. La plupart des pathologies obsessionnelles, les regrets, la rumination, les plaintes, les culpabilités et les douleurs, attendent leur remède : l'oubli. Oublier n'est pas ne pas savoir. Oublier c'est ne plus se référer au passé pour exister. Tous ceux qui veulent réactiver le passé devraient penser qu'ensuite il leur faudra oublier pour trouver un apaisement. (...)


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(La Nouvelle Année commençait sur les chapeaux de roue)



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Luc Desle

samedi 7 décembre 2013

"Ce martyr s'insurgea contre ses bourreaux qui faisaient mal leur boulot". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:
(LE BONHEUR POUSSE DANS LES ETOILES)

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(La vieillesse avait bien changé)


(Source: fuckanimals, via viva-la-ink)

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(Prisonnier de Guantanamo reconduit dans son 
home résidentiel en limousine américaine)


Pour la restitution à Cuba 
du territoire occupé par la base militaire US 
de Guantanamo
 (Granma)

   (...) Des pacifistes du monde entier se sont donnés rendez-vous dans la province de Guantanamo pour exiger la restitution à Cuba du territoire illégalement occupé depuis plus d’un siècle par la base navale des États-Unis.

   Cette revendication était au centre du 3e Séminaire pour la paix et pour l’élimination des bases militaires étrangères, qui a tenu séance pendant trois jours dans la province de l’est de l’île.

   Prenant la parole à ce séminaire, Silvio Platero, président du Mouvement cubain pour la paix et la souveraineté, a souligné que cette revendication est une question de principes.
  
   Pour sa part, René Gonzalez, président de l’Institut d’Histoire de Cuba, a qualifié la présence de la base navale des États-Unis à Guantanamo d’absurdité stratégique, militaire et politique.

   Selon Gonzalez, l’enclave que les États-Unis occupent contre la volonté du gouvernement et du peuple cubains constitue un foyer de tension susceptible de servir de prétexte à une agression. « Cette base est d’autant plus absurde que plusieurs hauts responsables militaires étasuniens ont signalé que Cuba ne constitue aucune menace pour la sécurité nationale des États-Unis », a-t-il rappelé.

   Parmi les personnalités présentes à ce séminaire figuraient la présidente du Conseil mondial pour la paix, la Brésilienne Maria do Socorro Gomes, et l’ancien procureur général des États-Unis, Ramsey Clark. (c'est tout?)

   Les autorités cubaines sont opposées à la présence de cette enclave militaire, considérée comme la plus ancienne base des États-Unis hors du continent nord-américain et la seule située dans un pays n’ayant pas de relations diplomatiques avec eux. Elle constitue une violation de la souveraineté et de l’intégrité de Cuba, ainsi que du Droit international.

   Depuis 2002, la base navale abrite une prison militaire de haute sécurité que les États-Unis ont transformé en un centre de torture

   Rappelons que Washington a occupé ce territoire au début du XXe siècle en vertu d’instruments juridiques imposés à Cuba comme condition pour accéder à son indépendance formelle suite au retrait de l’armée coloniale espagnole.

   Ce Séminaire, de fréquence biennale, qui réunit des dirigeants de mouvements populaires, pacifistes et des activistes sociaux de nombreux pays, se veut une tribune pour exiger la fin de la domination impérialiste.

PL, La Havane, le 20 Novembre 2013.


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(Certaines femmes musulmanes étaient décourageantes)


(Source: National Geographic, via nevver)

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Benoît Barvin

jeudi 21 novembre 2013

"Cette porte blindée craignait plus la rouille que les voleurs". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA BONTÉ EST ÉTERNELLE)

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Nouveau court récit au long cours (20)

LE LIBÉRÉ 
DU 
CLUB MAD

   Le rapprochement entre Daniel et Rachel prend forme, peu à peu, dans une ambiance pourtant peu propice à ce genre de situation.


   (...) Rachel se laisse enduire le corps d’huile et elle s’abandonne au massage. Le toucher est tonique, très enveloppant. Elle découvre. C’est d’une grande qualité. Elle a les yeux fermés et ses pensées vagabondent. Le corps oublie les repères traditionnels et ne s’en tient qu’à ce qu’il ressent là sous les paumes qui l’englobent. C’est du jamais encore ressenti et elle s’ouvre à ce qui est semblable à la caresse, à ce bain de peau fait de cellules au bord de l’éparpillement. Et le plaisir de se fondre la submerge.

***

   Le Ptiboss a pesté tout l’après-midi. Les essais techniques se sont très bien passés, mais les deux estivants étaient partis en vadrouille et il a fallu faire venir Katerina et Tessia pour les essais image et son. A la base, c’était bien prévu comme cela, mais Ptiboss s’était fait un film et il aurait aimé surprendre Rachel et Daniel dans leurs cases, comme ça, rien que pour savoir ce qu’ils mijotaient tous les deux. On ne les avait pas encore vus au bar et on ne signalait aucun achat de leur part. Le genre de clients commercialement indésirables, catégorie non rentable.

   Maintenant qu’il est seul, il essaie de rebrancher le système vidéo, mais il doit y avoir un code spécial. Et tous les techniciens sont repartis à leur hôtel. Ils ne reviendront que demain, mais ils s’occuperont exclusivement des caméras extérieures, un gros boulot à boucler en sept jours.

   Alors, il tripatouille les fiches et parvient à capter du son. Pas génial, mais il y a peut-être moyen d’affiner. A première audition, ce ne sont pas des paroles qui s’échangent à la case « Zeus », mais plutôt des gémissements, comme des râles de plaisir. Ça l’échauffe immédiatement d’autant plus que depuis le début de la saison il n’a pas eu l’occasion de se laisser distraire par le cul de toutes ces nanas qui gravitent autour de lui dans les bureaux. Les temps où l’on s’envoyait en l’air à longueur de journée, sont terminés depuis longtemps. On a même dû jeter des stocks de préservatifs périmés. L’ambiance n’est plus à la baise, mais à trouver comment rentrer au plus vite un max’ de tunes.

   Pourtant, il y a des fois où la nature reprend le dessus et de façon brutale, et ceci, malgré l’éclate cérébrale orgasmique qu’il se procure chaque nuit grâce aux techno-parties.

   Présentement, c’est donc une autre espèce de sons qui commence à l’exciter sérieusement. Les gémissements deviennent des cris et il réalise trop tard qu’il est en train de gicler sur la table de mixage. Le pied ! Ça va être coton pour nettoyer les touches et les haut-parleurs incorporés.

   De ces derniers, s’élève alors une voix douce, celle de Rachel.

   - L’amour avec toi, c’est vraiment un délice. Un vrai bain de douceur. On pourrait penser que c’est le prolongement naturel du massage.

   Ptiboss a un haut-le-cœur. Hors contexte, il se demande comment il a pu se branler sur les râles d’un vieillard du quatrième âge, qui se met à ânonner, qui plus est, un discours lénifiant.

   - Pour moi, c’est cela la formule du bonheur : pouvoir passer des moments de joie totale avec des êtres qui me correspondent, en partageant des instants de vie, que ce soit faire l’amour ou se balader c’est pareil. Ca me comble.

   Si vous croyez que le Club n’a que cela à faire, à veiller sur le confort émotionnel de ses clients ! C’était bon à ses débuts, ce système. On n’en veut plus de ces parasites qui sont comblés en vingt quatre heures et qui, pendant tout le restant de leur séjour, vont vivre dans leur autarcie relationnelle, hédonistement, en profitant tout de même largement des repas et des structures mises à disposition, de celles qui ne leur coûtent rien surtout, comme le soleil et la mer. Jamais un pied au bar, à la boutique ou au stand excursions, non, les balades, vous les faites tout seuls. Vous êtes une race touristique à rejeter. 

   S’il n’y avait que des clients comme vous, on en serait encore à chanter « y’a du soleil et des nanas ». Et encore, avec des gonzes comme vous deux, même les jeux-apéritifs seraient voués à l’échec. Mais heureusement, vous ne faites pas d’adeptes. Votre bonheur emmerde la jeunesse. Trop pépère. On a mieux à leur offrir.

   Un peu après l'an 2000, les jeunes en ont eu marre qu’on leur interdise d’organiser des rassemblements dans des entrepôts ou dans des coins reculés. S’en sont suivi des free-parties sauvages tout azimut et une répression modérée par souci de ne pas donner une mauvaise image politique. Il fallait trouver une solution. Il apparaissait comme évident que ces jeunes avaient besoin de défoulement, qu’ils réclamaient à hauts cris ce qui autrefois leur était octroyé sous forme de Carnaval, et autres festivités. Des sociologues se sont penchés sur la question et ont montré qu’il était urgent de donner à la jeunesse des espaces de liberté totale, où ils puissent défouler leurs instincts et sortir pour une période courte de la grisaille de la vie quotidienne. 

   La nuit devait redevenir pour eux leur royaume. Plus question de couvre-feu ou autres restrictions. Alors, le concept est vraiment né, recevant l’aval des responsables sécuritaires qui ont vu d’un bon œil que le mouvement soit récupéré par des adultes capables de structurer ce défoulement, sans gêner la société, qui plus est, en générant du profit.

   Et ce produit abouti, c’est le Club Mad, qui offre chaque nuit une méga rave party à un public conquis d’avance, en manque d’éclate et de lieu fédérateur.

(A Suivre)


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(Prince des mers faisant le beau,
avant d'être capturé par un baleinier japonais)



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"Paraît qu'on a le choix...

- Le choix de quoi?
- Le choix des chaînes..."

Publication de l’Accord secret de Partenariat Trans-Pacifique -
 Chapitre portant sur la Propriété Intellectuelle

Wikileaks

   (...) Le 13 Novembre 2013, WikiLeaks a publié le projet de texte secret négocié pour l’ensemble du chapitre du TPP (Trans-Pacific Partnership ) portant sur la Propriété intellectuelle. Le TPP est le traité économique le plus important jamais négocié et englobe les nations représentant plus de 40 pour cent du PIB mondial. La publication de ce document par WikiLeaks s’inscrit dans la perspective du sommet décisif des négociateurs en chef du TPP à Salt Lake City, Utah, le 19-24 Novembre 2013.

   Le chapitre publié par WikiLeaks est peut-être le chapitre le plus controversé du TPP en raison de ses multiples effets sur les médicaments, les éditeurs, les services Internet, les libertés civiles et les brevets biologiques. De manière significative, le texte publié comprend les positions de négociation et de désaccords entre les 12 états membres potentiels.

   Le TPP est le précurseur du pacte également secret entre les États-Unis et l’Union Européenne (Transatlantic Trade et Investment Partnership ), pour lequel le président Obama a entamé des négociations américano-européennes en Janvier 2013. Ensemble, le TPP et le TTIP couvriront plus de 60 pour cent du PIB mondial. Les deux pactes excluent la Chine.

   Depuis le début des négociations sur le TPP, le processus de rédaction et de négociation autour des chapitres du traité a été entouré d’un niveau de secret sans précédent. L’accès aux projets des chapitres du TPP est protégé du grand public. Les membres du Congrès américain ne sont en mesure de consulter que certaines parties choisies des documents relatifs aux traités et dans des conditions très restrictives et sous stricte surveillance. Il a été précédemment révélé que seulement trois personnes dans chaque pays concerné par le TPP ont accès au texte intégral de l’accord, tandis que 600 « conseillers commerciaux » - les lobbyistes qui défendent les intérêts des grandes sociétés américaines comme Chevron, Halliburton, Monsanto et Walmart – ont un accès privilégié aux sections cruciales du texte du traité.

   Les négociations du TPP sont actuellement à une étape critique. L’administration Obama se prépare à accélérer le traité TPP d’une manière qui empêchera le Congrès américain de discuter ou de modifier tout ou une partie du traité. De nombreux chefs d’État du TPP et hauts responsables de gouvernement, dont le président Obama, ont déclaré leur intention de signer et de ratifier le PPT avant la fin de 2013.

   Le Rédacteur en chef de WikiLeaks, Julian Assange, a déclaré : « L’administration américaine pousse de manière agressive et à la sauvette le TPP dans le processus législatif américain ». Le projet avancé du chapitre sur la propriété intellectuelle, publié par WikiLeaks le 13 Novembre 2013, fournit au public la meilleure possibilité jusqu’à présent de se familiariser avec les détails et les implications du TPP.

   Le chapitre de 95 pages et 30.000 mots énonce des dispositions pour instituer un régime juridique et d’application transnational de grande envergure, qui modifiera ou remplacera les lois en vigueur dans les États membres du TPP. Les paragraphes du chapitre comprennent des accords en matière de brevets (qui peuvent produire des biens ou des médicaments), de droits d’auteurs (qui peuvent transmettre des informations ), de marques déposées (qui peuvent décrire ou authentifier des biens) et de conception industrielle.

   La section la plus longue du chapitre - « mise en œuvre » - est consacrée à détailler de nouvelles mesures de police, avec de profondes implications pour les droits individuels, les libertés civiles, les éditeurs, les fournisseurs de services Internet et la vie privée sur Internet, ainsi que pour le patrimoine de création, intellectuel, biologique et environnemental. Parmi les mesures proposées on trouve en particulier des tribunaux de contentieux supranationaux à qui les tribunaux nationaux sont censés céder leur souveraineté, mais sans aucune garanties en matière de droits de l’homme. Le Chapitre du TPP précise que ces tribunaux peuvent tenir des audiences avec des preuves tenues secrètes. Le chapitre reprend également de nombreuses dispositions de surveillance et d’application des traités SOPA et ACTA qui avaient été écartées.

   Le texte de synthèse obtenu par WikiLeaks après la réunion du 26-30 Août 2013 à Brunei - contrairement à tous les autres documents liés au TPP qui ont été diffusés au public - contient des annotations détaillant les positions de chaque pays sur les questions en cours de négociation. Julian Assange souligne que l’Australie, « extrêmement obséquieuse », est le pays le plus susceptible de soutenir la position intransigeante des négociateurs américains contre d’autres pays, alors que des états dont le Vietnam, le Chili et la Malaisie sont plus susceptibles d’être dans l’opposition. De nombreux pays du contour Pacifique et proches - dont l’Argentine, l’Équateur, la Colombie, la Corée du Sud, l’Indonésie, les Philippines et, surtout, la Russie et la Chine - n’ont pas été impliqués dans la rédaction du traité.

   Selon Julian Assange, le rédacteur en chef de WikiLeaks, « Si ce traité est institué, le régime de propriété intellectuelle du TPP piétinera les droits individuels et la liberté d’expression, et foulera aux pieds le patrimoine intellectuel et créatif. Si vous lisez, écrivez, publiez, pensez, écoutez, dansez, chantez ou inventez, si vous cultivez ou consommez des aliments, si vous êtes actuellement malade ou si un jour vous tombez malade, le TPP vous a dans sa ligne de mire ».

   Actuellement, les états membres de la négociation TPP sont les États-Unis, le Japon, le Mexique, le Canada, l’Australie, la Malaisie, le Chili, Singapour, le Pérou, le Vietnam, la Nouvelle-Zélande et Brunei.

Traduction "encore merci à la grande presse pour nous tenir si bien informés" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

Le document est téléchargeable ici : https://wikileaks.org/tpp/

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(Chuchoté)

"Ton chapeau est ridicule...
- Et le tien encore plus!"

(Il semblait évident que ce mariage
partait sous de mauvais auspices)

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Benoît Barvin (avec Jacou Damboise)

mardi 15 octobre 2013

"Dans la penderie, l'enfant du placard se sent beaucoup mieux". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOURIS A LA VIE COMME A LA MORT)

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(Le Maître de la Croissance
hypnotisant les dirigeants des pays du Monde)




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(Prisonnier en zone rouge démontrant que les geôles russes
sont tellement attractives...)



Témoignage depuis un nouveau Goulag

ANTON ELINE

   (...) Avec le combat de l'une des Pussy Riot incarcérée en Russie, les conditions de détention sont revenues sur le devant de la scène. Un journaliste a recueilli le témoignage d'un détenu d'un système carcéral hérité du goulag.

   Nadejda Tolokonnikova doit encore purger 155 jours de peine. Et il est probable que ces 155 jours coûteront cher à la direction du système carcéral. La lettre de la jeune femme aux doigts piqués par les aiguilles des machines à coudre et qui barbouille la table de son sang en cousant 150 uniformes de police par jour a ravivé les plaies d'un système carcéral encore proche du goulag stalinien à bien des égards. (...)

   (...) Moi aussi, j'ai écarquillé les yeux, et puis j'ai imprimé la lettre et je suis parti voir un ami récemment sorti de la colonie pénitentiaire IK-3, dans la ville de Safonovo, région de Smolensk. Tolokonnikova est incarcérée en zone "rouge" (régime administratif), tandis que mon ami D. M. a passé quatre ans dans une "colonie noire", où la direction délègue une partie de ses pouvoirs aux "voleurs dans la loi" [les "caïds" du camp]. Et il est intéressant de comparer ces deux pôles diamétralement opposés du monde de la réclusion. Nous avons ouvert une bouteille de whisky et discuté quatre heures durant. J'ai découpé notre conversation en quatre monologues...

   Le "rouge" et le "noir"

   Tolokonnikova est internée en zone "ultrarouge", que l’on peut comparer à une caserne militaire. Les règles les plus idiotes sont parfois observées et les normes de rendement constituent des principes absolus. Pour comprendre la différence entre les zones "rouge" et "noire", je vous donne le cas d'un zek [terme populaire pour qualifier les prisonniers, remontant à l'époque soviétique du goulag] en zone noire qui s'était fait prendre la main dans une presse à vis de 120 tonnes, à l'usine de la colonie. Ses os avaient été comprimés mais pas brisés, car on avait réussi à arrêter la machine à temps. La particularité d'une presse est qu'elle ne peut pas être remontée tant qu'elle n'a pas atteint sa base, jusqu'à la table.

   Que faire ? Si on remettait la machine en route, le gars perdait sa main. Si on la démontait et puis la remontait, les objectifs de production ne pourraient pas être rattrapés avant longtemps. Les types de l'administration hurlaient : "Remettez la presse en marche, on se fiche de sa main, les médecins lui en coudront une nouvelle." Les zeks ont refusé et n'ont laissé personne s'approcher du commutateur de la machine.

   Les caïds sont intervenus et ont négocié avec la direction pour que la presse soit démontée et que la production soit compensée par la "caisse commune" [des caïds]. Et c'est ainsi que cela s'est passé. On a finalement sauvé la main du zek. En zone "rouge", l'administration ou les prisonniers eux-mêmes auraient remis la machine en route. C'est ce qui explique que Tolokonnikova ait les mains piquées par des aiguilles et que la table des "couturières" soit maculée de sang. Et c'est précisément pour cela que la responsabilité collective est si répandue dans les camps de Mordovie [région où est incarcérée Tolokonnikova]. C'est plus commode.

   Le travail

   Quand on m'a transféré dans le camp IK-3 (en 2008), 700 personnes sur 1 200 travaillaient à l'usine. Vingt personnes de chaque équipe fabriquaient de la bière dans la cave du baraquement. Les autres flânaient dans la zone d'habitation ou jouaient aux cartes, ce qui est interdit. Cette zone était alors presque "verte" (l'administration n'y apparaissait pas, ou juste le soir pour prendre deux jerricans d'eau de vie : vingt litres étaient attribués au surveillant du baraquement et nous conservions les vingt autres litres). Quand j'en suis parti n'y travaillaient plus que 200 personnes. On n'y distillait déjà plus d'eau de vie (l'héroïne avait remplacé l'alcool), les 1 000 autres ne savaient pas comment s'occuper. Il n'y avait pas du tout de travail. 

   Pour ne pas crever d'ennui, j'ai mis en place un petit atelier de sculpture sur bois. J'ai trouvé un peintre et un sculpteur, fait venir du matériel de l'extérieur. Nous devions faire quatre coffrets et un jeu de jacquet par semaine, à nous trois. Nous les fabriquions en deux jours et les cinq autres jours, nous travaillions pour des cigarettes, du thé – la monnaie locale. Finalement, pour ne pas retourner au baraquement, nous avons demandé l'autorisation de travailler de jour comme de nuit. Dans l'atelier, on était trois, tandis que, dans le baraquement, on était mille, ce qui fait une différence. Mais notre motivation pour les heures supplémentaires était diamétralement opposée à celle de Tolokonnikova [qui subit des heures supplémentaires imposées]. Dans son cas, cela relève de l'arbitraire total, même vu depuis la zone "noire". 

   La violence

   Il existe des zones plus dures que les "rouges" de Mordovie, comme celles, célèbres, de Saratov et de Kirov, où dix-huit voyous ravalés au rang d'"intouchables" se sont pendus dans le baraquement de quarantaine. Dans les zones "noires'', il est interdit d'en venir aux mains. Cette interdiction n'est, du reste, pas imposée par l'administration, elle vient des "caïds". Pour casser la gueule de quelqu'un, tu dois poser la question en haut lieu, le notifier au surveillant du baraquement. Il faut avoir une sérieuse raison. Si tu n'as pas respecté ces règles et que tu as cogné quelqu'un, tu devras verser de l'argent ou alors, toi aussi, tu te feras casser la gueule, et pas à coups de poing.

   Bien que dans les zones "rouges", la même interdiction soit en vigueur (l'administration dirige via des "collabos'' ou des zeks proches de la direction), dans les zones "rouges" pour femmes, la situation est plus complexe. Les colonies de femmes sont, par nature, plus pénibles. Si les hommes commencent à se battre pour le pouvoir, les femmes, elles, deviennent des hommes. Et leur personnalité se dégrade. Une de mes amies qui travaille dans un centre de détention pour femmes m'a raconté qu'elle risque fréquemment de se recevoir de l'eau bouillante en plein visage, lors de la distribution de la nourriture. Cela n'arrive pas dans les zones des hommes.

   On m'a tabassé, mais pas plus que lorsque j'étais en liberté. Si le chef de Tolokonnikova est "stalinien", le mien ne l'était pas. Alexandre Mikhaïlovitch Lartchenko était un soudard avec un humour de soudard. Il avait sur lui un gros poste de radio Motorola et, si tu lui cherchais querelle ou le dévisageais, il pouvait sans façon te lancer ce poste à la figure. Tout simplement parce que cela lui était plus facile de communiquer ainsi (on dit que 20 % de sa tête est en titane : il s'est fait esquinter la boîte crânienne un jour sur une ligne de montage). C'est comme ça que nous avons fait connaissance. J'ai reçu le poste de radio sur l'oreille et j'ai entendu : "Voilà un brave gars !" En quoi je suis un brave gars, je ne le sais toujours pas. 

   Plaintes

   Il est nécessaire de se plaindre. Particulièrement dans les zones "rouges", où il n'y a pas de levier pour faire pression sur l'administration et où il est impossible de passer des accords. Tolokonnikova a raison d'agir ainsi. Du reste, elle ne demande rien d'extraordinaire, juste le respect du Code de procédure pénal. Le fait que Tolokonnikova n'ait pas le droit de s'allonger dans sa cellule et a fortiori d'aller aux toilettes signifie qu'elle n'est pas maintenue dans cette cellule pour "raison de sécurité", comme l'affirme le représentant du Service pénitentiaire fédéral. Un "lieu sûr", c'est une cellule comme celle du quartier disciplinaire, dans le même bâtiment, mais dans laquelle le lit n'est pas attaché au mur et sur lequel on peut s'allonger. Après avoir écrit cette lettre ouverte, elle a vraiment été punie.

   J'ai écouté mon ami parler et une question m'a taraudé : le chef du Service pénitentiaire fédéral de Russie, Guennadi Kornienko, restera-t-il à son poste jusqu'à la fin de la peine de Tolokonnikova ? Son prédécesseur, Alexandre Reïmer, avait été nommé par Dmitri Medvedev pour faire une grande réforme du système carcéral. Il a souvent visité les colonies, où l'on avait vite appris à noyer dans des seaux les chiots et chatons errant du camp et à confisquer les livres des zeks, une heure avant son arrivée. Après une mutinerie à la colonie pénitentiaire n° 1, la réforme en est restée là [Reïmer a été démis de ses fonctions pour corruption]. Les observateurs disent que Kornienko a pour mission de ramener la paix dans le monde carcéral. C'est loin d'être gagné pour l'instant. (...)


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Benoît Barvin

mardi 11 décembre 2012

"Tu as des jambes de gazelle grillée, fit l'Ogre, qui avait très faim, à son épouse". Benoît Barvin in "Pensées au cours du taon".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAITRE A LA PENSEE

ET LE GESTE JUSTES)


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"Mais, Père Noël, vous z'êtes un peu... Hem...
vieux, quand même? Non?
- Non!"


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(Photo de femme proposée dans le catalogue
IKEA et étrangement refusée par 
l'Arabie Saoudite)

SUEDE 
Affaire Ikea : 
arrêtons l’hypocrisie vis-à-vis 
du régime saoudien !

   (...) Ikea a effacé les femmes de son catalogue en Arabie Saoudite par “respect de la culture locale”. Mais la firme n’est pas la seule à jouer un double jeu avec la dictature : le gouvernement suédois y vend des armes en même temps qu’elle critique l’absence des droits de l’homme, rappelle le Dagens Nyheter.(...)

   (...) L’un des grands scoops de cette année a été révélé par Ekot, la radio publique d’information suédoise qui fête ces jours-ci ses 75 ans d’existence, et concernait le commerce des armes avec l’Arabie Saoudite.

   Le fait que la Suède vende des armes à la dictature saoudienne n’est pas un mystère. En revanche, le grand public ignorait le projet suédois de proposer au régime des services de consulting pour la création d’usines d’armement sur place. Ce scoop aux multiples ramifications a relancé le débat sur le type de relation que la Suède et l’industrie suédoise peuvent moralement tisser avec un pays qui refuse à ses citoyens la liberté de culte et d’expression, avec un régime dont les plus hauts dirigeants politiques ne peuvent être évincés par les urnes et qui discrimine lourdement la population féminine.

   Gênés aux entournures, plusieurs ministres ont préféré se lancer dans des arguties administratives et techniques plutôt que de prendre moralement position sur l’exportation de matériels de guerre et de savoir-faire en matière d’armement à destination d’une dictature de fer. Pour sa part, Carl Bildt, le ministre des Affaires étrangères, n’a pas eu ce problème. Il a clarifié sa position au sujet des exportations de missiles antichars dans [le quotidien économique] Dagens Industri en posant une question rhétorique : “La situation des droits de l’homme sur place serait-elle différente s’ils avaient acheté aux Français et non aux Suédois ?”

    Sans doute pas. Voilà comment la question des exportations d’armes se trouve réduite – en tout cas pour les modérés [libéraux-conservateurs], les centristes et les sociaux-démocrates – à la question des exportations suédoises et des emplois suédois. Or on ne peut pas se défausser de sa responsabilité morale aussi facilement. Nul ne peut ignorer le message envoyé en filigrane quand on voit des entreprises suédoises sous contrôle de l’Etat fournir au régime saoudien des outils lui permettant de conserver la main sur le pays et la région. Une telle attitude témoigne de notre indulgence vis-à-vis de la répression, quelles que soient nos critiques à son égard.(...)

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"Miroir, mon Beau Miroir, dis-moi

quelle est la plus belle:
Moi ou les autres sal...
que tu vas voir en cachette?
- Chérie, ta jalousie est ridicule..."

George Gross (by oldcarguy41)

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"Tiens, saleté de Viet! Ça t'apprendra à dealer"



(Rambo avait proposé ses services aux policiers français

qui, très aimablement, avaient décliné l'offre)

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Les clandestins travaillaient 
dans des "usines à cannabis"

   (...) La police a annoncé mercredi avoir démantelé "de bout en bout" lundi une "filière d'aide au séjour irrégulier favorisant l'arrivée" en France de ressortissants vietnamiens. Afin de rembourser leur "voyage", certains étaient contraints de travailler dans des "fermes" de culture de cannabis dans l'est de la France dont 2.000 pieds ont été saisis.

   Cette saisie est à mettre en parallèle avec celle effectuée en septembre. Deux plantations de plus de 3.000 pieds avaient été découvertes dans l'Aube après l'interpellation de trois Vietnamiens en région parisienne, une saisie qualifiée de record en France par la police. Cela avait mis en évidence l'existence d'"usines à cannabis", se substituant à la culture artisanale, dont cette nouvelle affaire est l'illustration, selon des sources policières.

   Sur commission rogatoire d'un juge parisien, les policiers de l'Office central de répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titre (Ocriest) de la police aux frontières (Paf) ont débuté leur enquête le 12 septembre lors d'un contrôle à Hendaye. Six ressortissants vietnamiens à bord d'un train Lisbonne-Paris, dont les visas Schengen comportaient des "incohérences", ont été interpellés. Ils ont déclaré avoir été recrutés par une société située à Hanoï dans le but de ramasser des fruits au Portugal.

   Les policiers ont mis en place des surveillances, soupçonnant une filière de clandestins, puis mis au jour une "organisation très structurée" de deux cellules. La première, en région parisienne, était chargée de réceptionner les clandestins dont certains étaient acheminés en Grande-Bretagne, les autres restant en France.La seconde les récupérait dans des lieux d'hébergement pour les acheminer dans l'est de la France afin de travailler dans des "fermes" où était cultivé le cannabis.

   Les "parrains" et complices présumés de cette filière ont tous été arrêtés, la structure étant organisée autour d'une famille vietnamienne résidant dans le Bas-Rhin dont six membres figurent parmi les gardés à vue, a expliqué l'une des sources policiers. Neuf personnes ont été arrêtées en région parisienne, les quatre autres à Strasbourg et étaient toujours en garde à vue mercredi. La structure a rapporté cette année quelque 250.000 euros nets, apparemment réinvestis au Vietnam, a dit l'une des sources policières.

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Luc Desle