Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 20 août 2013

"Il tempêtait en vain, ce brave petit orage". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:
(L'ENVIE EST TOUJOURS
LA COMPAGNE DES
MAUVAIS JOURS)

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"Wouf, wouf!
- Yes, mes braves toutous!
On a fini par les avoir,
ces sales terroristes de
Tu Quoque!"


Two dogs welcome their soldier dad home

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"Oui, c'est aussi mon copain...
- Et alors? On n'a pas le droit, en plus,
d'être celui de Snowden, peut-être?"


Affaire Snowden : 
vives protestations après l'arrestation 
du compagnon d'un journaliste du «Guardian»
AFP

   (...) David Miranda, compagnon de Glenn Greenwald, journaliste au quotidien britannique Guardian, a été détenu dimanche à l’aéroport international de Heathrow en vertu de l’article 7 de la loi anti-terroriste datant de 2000.

   Selon le Guardian, le jeune homme, de nationalité brésilienne et âgé de 28 ans, s’est vu confisqué ses équipements électroniques, dont son ordinateur et son téléphone portables, des clés USB, des DVD et des jeux vidéo.

   Les autorités britanniques avaient «zéro soupçon» sur une implication éventuelle de David Miranda dans des activités terroristes, a insisté Glenn Greenwald, visiblement furieux, dans un article dans le Guardian.(...)

   (...) David Miranda a uniquement été interrogé sur les activités de l’Agence nationale américaine de sécurité (NSA), pour laquelle travaillait Edward Snowden, a-t-il affirmé, estimant que les Britanniques avaient«totalement abusé de leur loi sur le terrorisme pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le terrorisme.»

   Cette détention était «évidemment destinée à intimider ceux qui travaillent d’un point de vue journalistique sur la NSA et son équivalent britannique, le GCHQ», a-t-il encore jugé. Mais «si les gouvernements américain et britannique pensent que cette stratégie va nous dissuader de continuer à couvrir de façon agressive ce que ces documents révèlent, ils se trompent. Cela aura seulement l’effet inverse: nous encourager à aller plus loin», a-t-il prévenu.

   Le ministère de l’Intérieur s’est refusé lundi à tout commentaire mais les autorités britanniques étaient de plus en plus pressées de s’expliquer. Cette détention est «extraordinaire», s’est indigné le président de la commission parlementaire britannique de l’Intérieur, Keith Vaz, qui va exiger des «explications» de la police.

   «Ils ont peut-être des arguments absolument raisonnables. Mais (...) si nous avons recours à la législation anti-terroriste de cette manière, pour des sujets qui ne sont pas relatifs au terrorisme, nous devons le savoir», a-t-il déclaré sur la radio BBC lundi.

   Un autre député de l’opposition travailliste, Tom Watson, a jugé indispensable de connaître l’implication éventuelle du gouvernement dans cette arrestation. «Nous devons savoir si des ministres étaient au courant de la décision» d’arrêter David Miranda et «qui exactement a pris la décision.»

   Le Brésil a aussi vivement protesté contre cette rétention, jugeant "injustifiable d’impliquer un individu contre lequel ne pèse aucune charge pouvant justifier le recours à la législation britannique anti-terroriste". (...)

Lire sur:
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"Comment? Facebook vous considère comme indésirables
ou dangereux? Ils ont fumé ou quoi?"(1)


(via technohell)

(I)Pour la première fois de son existence, Tu Quoque fait l'objet d'une "censure"
qui ne dit pas son nom puisque son lien est désormais interdit de séjour
sur Facebook. Pour les  vagues "raisons" évoquées plus haut. La gloire, quoi!
Celle des promoteurs d'un capitalisme à visage évidemment
inhumain... 

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Benoît Barvin

mercredi 26 décembre 2012

"Il édictait des phrases creuses pour qu'on y mette des idées dedans". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

°°°
Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE RESPIRE

LE MÊME AIR QUE TOI)

°°°
COURTS RÉCITS AU LONG COURS(61)
pcc Benoît Barvin

http://www.zazzle.fr/visage_heureux_de_retro_clown_vintage_de_kitsch_
carte_postale-239286534116789386

Clown

   Il se réveilla avec l'envie d'éternuer. Il porta la main à son nez et rencontra une étrange protubérance qui l'inquiéta aussitôt. Dans la salle de bain, il rencontra son visage, dans le miroir un peu sale, affublé d'une boule rouge. Il resta quelques secondes interdit, d'abord surpris et presque amusé. Ce nez de clown - ce ne pouvait rien être d'autre - lui donnait un air légèrement ahuri qui tranchait agréablement avec sa bouche sinistre, ses yeux sévères, sa coiffure en brosse. D'un coup, devant l'eau un rien fatigué de son miroir, il ressemblait à quelqu'un de sympathique.

   Ceci dit, pour un directeur financier de Grande Entreprise, arborer ainsi un nez de clown, ça ne faisait pas... heu... très sérieux. Aussi tenta-t-il de l'ôter, d'abord d'un geste naturel, puis qui devint agacé quand il se rendit compte que la matière, pourtant spongieuse du nez, résistait à ses tentatives. Il examina "l'objet" dans la glace. Il s'agissait d'une banale protubérance qui, lorsqu'on la touchait, était molle, mais qui adhérait parfaitement à son propre appendice.

   Il passa une bonne heure à tenter, par tous les moyens, de se débarrasser de cet objet incongru qui, maintenant, l'inquiétait. Rien n'y fit: pas plus le savon, que la paire de ciseaux, ou un couteau terriblement aiguisé. Il ne fit que s'entailler la peau, déclenchant une mini fuite vermeille qui était en accord avec la couleur du nez de clown. Il dut décommander des rendez-vous, prétextant une nuit difficile et beaucoup de fièvre. Le téléphone à son praticien lui permit de prendre une semaine de vacances. 

   Il avait délégué ses différentes fonctions à son second, une jeune aux dents longues, mais il n'avait qu'une idée en tête: se débarrasser de ce "truc", ce "machin" qui, cependant, ne l'empêchait ni de respirer, ni d'avoir d'étranges idées rigolotes. C'était comme si le nez lui insufflait une nouvelle idée de l'existence quotidienne. Il en voyait, d'un coup, tout le ridicule et il se surprit plusieurs fois à rire aux éclats.

   Le lendemain matin, hélas, après qu'il eût pensé que la nuit allait arranger cette situation ridicule, il dut se rendre à l'évidence: le phénomène s'amplifiait. Cette fois, en s'éveillant, et alors qu'il passait la main dans sa chevelure, il la sentit sacrément touffue. Le miroir de la salle de bain lui révéla qu'en plus du nez de clown, il avait à présent hérité des cheveux du susdit, agrémentés de plusieurs colorations qui, bien entendu, résistèrent au nombreux shampoings qu'il se fit, au cours de la journée.

   Une nuit de plus... Il eut du mal à fermer l'oeil, sombra au petit matin dans un sommeil de brute. En soulevant avec difficulté les paupières, vers les midi , la première chose qu'il aperçut ce fut la paire de "groles" très longues, démesurées, même, qui enserraient ses pieds. Une nouvelle journée fut nécessaire pour qu'il s'habituât à la démarche si particulière qu'ont les clowns, à la fois dandinement, claudication et petits sauts de côté. 

   La situation ne pouvait qu'empirer, il le savait. L'aspect comique avait laissé place à une profonde dépression - ce que l'on comprend aisément - et il passa cette journée à boire. Il eut une nuit agitée au cours de laquelle il se vit sur une piste cendrée, en train de débiter des phrases inaudibles qui, toutes, comportaient l'expression "Les petits n'enfants", lui qui avait en horreur les gamins.

   Tour à tour, les jours suivants, il reçut des mains d'un Dieu facétieux - ou sadique - les attributs d'un vrai clown de cirque, gants blancs immaculés et fleurs truquées à la boutonnière compris. Evidemment, son visage disparaissait sous des fards voyants et même sa diction s'était modifiée. Sa dépression se voilait maintenant de pensées suicidaires.

   Lorsqu'on sonna à la porte, le dimanche, le clown qu'il était devenu se dandina jusqu'à l'étrange visiteur qui se tenait debout, une arme à la main - un vieux tromblon qu'il pressentit, cependant, redoutable. L'homme avait une apparence sinistre. Il arborait un chapeau haut de forme, une barbe imposante, portait un costume noir anthracite et c'est d'une voix sépulcrale qu'il dit: "Je suis chasseur de clown triste. Mon détecteur m'a signalé la présence d'un de ces immondes individus dans le quartier".

   Aussitôt le clown actionna sa fleur qui fit gicler de l'eau sur le costume du "croque-mort" et c'est d'une voix de fausset qu'il déclama un discours absurde, tout en se tortillant sur place, discours qu'il termina en exécutant, à peu près bien, une cabriole.

   "Excusez-moi, dit le chasseur de clown triste, on m'a sûrement mal renseigné". Et il s'en alla d'un pas lourd, laissant son interlocuteur au bord de l’évanouissement  Un interlocuteur qui, maintenant, savait comment il allait devoir gagner sa vie...

°°°
« La mer est aussi profonde dans le calme 
que dans la tempête. »
John Donne 
Extrait du Sermons 

     Juarez Machado Picnic On The Sea Painting
paintinghere.org 

"Heu... Pas trop profonde, j'espère?"

°°°
« Le vrai bonheur est dans le calme 
de l’esprit et du coeur. »
 Charles Nodier 



"C'est pour moi que tu dis ça, Man?"

°°°

« Le voeu fait dans la tempête 
est oublié dans le calme. »
Thomas Fuller 
Extrait du Gnomologia 

Corrado Mastantuono

"Papa, tu avais promis de ne pas le tuer!
- Mais pas de ne pas lui tirer dessus..."

°°°

« C'est magnanimité que supporter avec calme 
le manque de tact. »
 Démocrite 
Extrait du Fragments
DOROMANIA

(L'Empire du Milieu distribuant ses cadeaux,
moyennant le droit de détruire la Planète)

°°°
Benoît Barvin

jeudi 30 août 2012

"Cet éventail magique éventait les idées surchauffées". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE QUE TU AIMERAIS SUIVRE
EST CELUI QUE TU SUIVRAS)

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"Tiens, sal... de Croissance,
voici ce que je pense de Toi!
Hulk contre Iron Man

Dennis Meadows : 
« Nous n’avons pas mis fin à la croissance, 
la nature va s’en charger »


    (...) En 1972, dans un rapport commandé par le Club de Rome, des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) publient un rapport intitulé « Les limites de la croissance ». Leur idée est simple : la croissance infinie dans un monde aux ressources limitées est impossible. Aussi, si les hommes ne mettent pas fin à leur quête de croissance eux-mêmes, la nature le fera-t-elle pour eux, sans prendre de gants.
   En 2004, le texte est, pour la deuxième fois, remis à jour. Sa version française vient – enfin – d’être publiée aux éditions Rue de l’échiquier.(...)

   (...) / Terra eco : Vous avez écrit votre premier livre en 1972. Aujourd’hui la troisième édition – parue en 2004 – vient d’être traduite en français. Pourquoi, selon vous, votre livre est encore d’actualité ?

   Dennis Meadows : A l’époque, on disait qu’on avait encore devant nous quarante ans de croissance globale. C’est ce que montrait notre scénario. Nous disions aussi que si nous ne changions rien, le système allait s’effondrer. Pourtant, dans les années 1970, la plupart des gens estimait que la croissance ne s’arrêterait jamais.

   C’est aujourd’hui que nous entrons dans cette période d’arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent. Le changement climatique, la dislocation de la zone euro, la pénurie d’essence, les problèmes alimentaires sont les symptômes d’un système qui s’arrête. C’est crucial de comprendre qu’il ne s’agit pas de problèmes mais bien de symptômes. Si vous avez un cancer, vous pouvez avoir mal à la tête ou de la fièvre mais vous ne vous imaginez pas que si vous prenez de l’aspirine pour éliminer la fièvre, le cancer disparaîtra. Les gens traitent ces questions comme s’il s’agissait de problèmes qu’il suffit de résoudre pour que tout aille bien. Mais en réalité, si vous résolvez le problème à un endroit, la pression va se déplacer ailleurs. Et le changement ne passera pas par la technologie mais par des modifications sociales et culturelles.

   / Comment amorcer ce changement ?

   Il faut changer notre manière de mesurer les valeurs. Il faut par exemple distinguer la croissance physique et de la croissance non physique, c’est-à-dire la croissance quantitative et la croissance qualitative. Quand vous avez un enfant, vous vous réjouissez, au départ, qu’il grandisse et se développe physiquement. Mais si à l’âge de 18 ou 20 ans il continuait à grandir, vous vous inquiéteriez et vous le cacheriez. Quand sa croissance physique est terminée, vous voulez en fait de la croissance qualitative. Vous voulez qu’il se développe intellectuellement, culturellement.

    Malheureusement, les hommes politiques n’agissent pas comme s’ils comprenaient la différence entre croissance quantitative et qualitative, celle qui passerait par l’amélioration du système éducatif, la création de meilleurs médias, de clubs pour que les gens se rencontrent… Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. C’est pourtant un mythe de croire que celle-ci va résoudre le problème de la zone euro, de la pauvreté, de l’environnement… La croissance physique ne fait aucune de ces choses-là.

   /Pourquoi les hommes politiques s’entêtent-ils dans cette voie ?

   Vous buvez du café ? Et pourtant vous savez que ce n’est pas bon pour vous. Mais vous persistez parce que vous avez une addiction au café. Les politiques sont accros à la croissance. L’addiction, c’est faire quelque chose de dommageable mais qui fait apparaître les choses sous un jour meilleur à courte échéance. La croissance, les pesticides, les énergies fossiles, l’énergie bon marché, nous sommes accros à tout cela. Pourtant, nous savons que c’est mauvais, et la plupart des hommes politiques aussi.

   Ils continuent néanmoins à dire que la croissance va résoudre la crise. Vous pensez qu’ils ne croient pas en ce qu’ils disent ? Prenons l’exemple des actions en Bourse. Auparavant, on achetait des parts dans une compagnie parce qu’on pensait que c’était une bonne entreprise, qu’elle allait grandir et faire du profit. Maintenant, on le fait parce qu’on pense que d’autres personnes vont le penser et qu’on pourra revendre plus tard ces actions et faire une plus-value. Je pense que les politiciens sont un peu comme ça. Ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre le problème mais ils croient que le reste des gens le pensent. 
   Les Japonais ont un dicton qui dit : « Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou. » Si vous allez voir un chirurgien avec un problème, il va vous répondre « chirurgie », un psychiatre « psychanalyse », un économiste « croissance ». Ce sont les seuls outils dont ils disposent. Les gens veulent être utiles, ils ont un outil, ils imaginent donc que leur outil est utile. (...)

Lire la suite sur:


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"La Croissance? Ils z'ont quoi contre la Croissance, hein?"


sheyla-hershey-plus-gros-seins-du-monde-

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"J'aime pas, ils s'attaquent à toi...
- Ne t'inquiètent pas, ma Joly...
Les chamots aboyent et les chiengs, y passent"




Guillaume Musso : "Bons ou mauvais, 
les choix ont toujours 
des incidences sur la vie"
(Mazette! Quelle leçon philosophique!)
ZOÉ CADIOT

   /Votre dernier roman s’ouvre sur une citation d’Alfred Hitchcock. Est-il une de vos sources d’inspiration ?

   Oui. Et quitte à avoir des maîtres (Musso laisse à penser qu'il pourrait ne pas en avoir... heu, besoin?), autant bien les choisir et assumer. Comme lui, j’ai eu envie de jouer avec les codes du suspense. D’où l’idée de partir d’une situation ordinaire, avec un couple séparé, pour arriver à une histoire très hitchcockienne avec des ramifications inattendues.

   /Inattendues, mais aussi dépaysantes avec cette intrigue sur trois continents. Pourquoi ? (vraiment, quelle question! Chère Zoé vous prenez le lecteur pour... heu...?)

   L’inconnu est une des pièces essentielles du roman (un type inconnu? L'Inconnu avec la majuscule? Une intrigue inconnue car pas maîtrisée? Pas d'intrigue du tout... On s'interroge...). Il aiguise la curiosité du lecteur et permet à mes personnages de se révéler. (Maître Musso nous distille ses conseils d'écriture... Prenons des notes) Car quand on ne maîtrise pas les codes et qu’on doit réagir, il y a des choix à faire. Bons ou mauvais, qu’importe, ils auront une incidence. Comme dans la vie. Choisir les bas-fonds de New York, le cadre romantique de Paris ou la forêt amazonienne n’est pas anodin (Ah bon?). Surtout que la véritable jungle peut être, contre toute attente, la ville lumière (Non? NON???!!!). Surtout pour un Américain qui ne parle pas la langue (comme beaucoup) et ne connaît pas les coutumes (de qui?).

   /“Sept ans après” se lit comme un thriller, mais aussi comme une histoire d’amour. Seriez-vous finalement un grand romantique ? (Thriller romantique, nouveauté qu'elle est nouvelle, hein?)

   J’adore les comédies des années quarante avec Cary Grant, Katharine Hepburn, Spencer Tracy, James Stewart qui posent les bases de la comédie romantique (hé, ho, et Hitchcock... Il est où, Hitchcock, hein?) . J’en aime le rythme soutenu, les répliques pleines d’esprit et les personnages féminins, élément moteur de l’action (tiens, comme dans... heu... Je commence à fatiguer, là). Ce n’est pas un hasard si dans mon livre Nikki et Sebastian, couple séparé depuis 7 ans (d'où le titre, peut-être?), vont, en jouant au chat et à la souris, se retrouver, tout en cherchant leurs enfants. C’est un peu “je t’aime, moi non plus” (et du Gainsbourg, maintenant... Pour un type qui pourrait se passer de maître, y'a quand même des références qui sont balancées), mais on avance (quoi? L'hypothèse que c'est, comme d'hab', un "machin" écrit avec un ordi?). Finalement, l’intrigue devient presque un prétexte pour que ce couple puisse se réinventer et renaître. (Bon... Ou c'est un prétexte - après les références intellos, ça la fout mal, quand même -, ou ça n'en est pas. Mais les deux en même temps, ça n'est pas possible et... Comment? Ah oui, pardon, c'est Musso qui parle. Excusez-moi, j'avais oublié... Continue à chauffer, Marcel, on t'aime toujours autant!)

Lire sur:


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"Oh Mon Dieu, le Monstre Musso/Lévy/Werber
a de nouveau sévi! Sauve qui peut!!!"



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Benoît Barvin

dimanche 5 août 2012

"Ce muezzin progressiste avait pris des cours de chant". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes"

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ENTENDS RIEN D'AUTRE
QUE CE QUE TU DOIS ENTENDRE)

µµµ


Lettres d'inconnus (10)

pcc Benoît Barvin 


BARBEY d'AUREVILLY, Jules.- Les Diaboliques.




Monsieur Mon ex-Amant,


   Vous fîtes bien de me demander si cela ne me dérangeait pas. Certes, votre prière avait déjà été faite et, devant l'assemblée de fidèles, je trouvais cela un rien indélicat. Cependant, n'étions-nous pas dans une soirée sado-masochiste où chacun et chacune se doit d'obéir aux désirs - et aux exigences - les plus secrets? 

   J'avais déjà été flagellée gentiment, avec deux fouets à brins longs, munis de minuscules boules d'acier qui, sur ma chair pourtant habituée aux hommages de cette sorte, avaient produit de légères ecchymoses vaguement rosâtres. Bien sûr, la Maîtresse de Cérémonie - Madame D - m'a gentiment enduit les lésions de son onguent intime, fait à base de lait d’ânesse et de menstrues de vierges helléniques. Comme à chacune de ses interventions, ses caresses forcèrent le respect et elle eut droit, une fois encore, à une salve d'applaudissements pleine de componction. 

   J'acceptai plus tard, après que la coupe de champagne millésimé eut humecté mon gosier, l'assaut - assez rude, je le confesse - de deux Apollons du Belvédère, couleur anthracite, dont chaque engin me fit craindre pour ma santé. Mais Madame D - décidément notre Ultime Bienfaitrice - s'occupa de moi, une fois de plus et c'est sous un unanime murmure d'extase que je fus la proie de ces rudes gaillards. Vous nous regardiez, Monsieur Mon ex-Amant, assis dans un large fauteuil, les mains occupées par des rondeurs de pimprenelles dont je ne doutais pas que vous les goûtassiez à leur juste valeur.

   A peine les deux éphèbes eurent-ils procédé ainsi qu'il le fallait - et je vous avoue qu'à un moment, j'ai réellement perdu la notion du temps -, c'est de nouveau Madame D qui est intervenue pour étancher une soif "inextinguible", ainsi qu'elle l'affirma au public présent, via une langue que j'ai toujours trouvée très rose et diablement mutine.

   Bref, la soirée - que dis-je? - la nuit se déroulait suivant le plan habituel, ainsi qu'il sied à ce genre de pratique hors normes - mais oh combien jouissives, lorsque vous vous levâtes, Mon Cher et, devant l'auditoire esbaudi, vous formulâtes votre demande. 

   Il se fit alors un silence contraint, presque pesant. Chacune et Chacun allait de vous à moi, ne sachant que penser d'une telle obstination, car vous insistiez une seconde fois, en dépit des sourcils froncés de Madame D. Je coupai court au malaise qui menaçait la chaude ambiance de cette fête et, la voix sévère, je répondis: "Jamais, Monsieur le Jean-Foutre! Jamais je ne me teindrai les cheveux en roux, la couleur de Satan lui-même. Reprenez un peu de champagne, Monsieur mon ex-Amant, avant que de nous fausser compagnie car, je n'en doute pas, des gourgandines vous attendent dans un ignoble estaminet afin d'assouvir vos désirs plébéiens!

   Madame D n'eut pas à ouvrir la bouche. L'assemblée vous fusilla des yeux, vous, l'odieux personnage qui, reprenant ses effets, tête basse, disparûtes de la salle, à notre grand soulagement. Et nous pûmes, alors, reprendre la soirée là où nous l'avions laissée avant vous eussiez osé émettre ce voeu ignominieux. 

   Sachez, Monsieur Mon ex-Amant, que désormais je vous voue aux gémonies les plus abjectes.

Duchesse de Brabante et Corréos



µµµ

« Ne craignez pas d’être lent, 
craignez seulement d’être à l’arrêt. »
Proverbe chinois


Illustration by Coby Whitmore

"Laisse-moi, tu m'empêches de bouger...
- Et de respirer si tu te débats, sale allumeuse!"

µµµ

« Plus on prend de la hauteur 
et plus on voit loin. »
 Proverbe chinois

Red

"Même si on se met un foulard sur les yeux?"

µµµ

« Aux grandes âmes, 
les grands challenges. »
 Anne Marquier

(via ladyscat)

"Pfff... Tu... Tu crois qu'on va... Pfff...
réussir... à gagner notre... Pfff...
poids en nourriture?
- Pfff... Si ça dure pas... Pfff... 
pas trop longtemps... oui"

µµµ

« Les conséquences de ce qu'on ne fait pas 
sont les plus graves. »
Marcel Mariën


"Vous voulez dire que si je mords dans cette pomme,
il ne m'arrivera rien? C'est ça?"


µµµ
Jacques Damboise (ex maître zen)

dimanche 17 juin 2012

"Les Femmes, si tu les crois, t'es mal barré. Si c'est le contraire, c'est pareil". Benoît barvin in "Pensées de mes voisins"

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Pensées pour nous-mêmes:

(SI LE FEU BRÛLE TA MAISON
IL LAISSERA TOUJOURS TON COEUR INTACT) 

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COURTS RÉCITS AU LONG COURS(25)
pcc Benoît Barvin

fright_belarski

La cachette

   Luc devait avoir dans les 6 ans. Il n'allait pas encore au jardin d'enfants. Le seul disponible,  dans ce pays Africain des années soixante-dix, était complet. L'enfant restait donc à la maison, à la garde de sa mère qui, dans quelques mois, deviendrait institutrice pour les  petits d'expatriés. 
   Luc était rêveur. Il s'amusait seul, dans sa chambre, ou bien dans le salon, meublé de quelques fauteuils en forme de chaises longues, d'une longue table basse, de deux meubles, dont l'un était rempli de bouteilles d'alcool. Sa mère était dans la cuisine attenante. 
   Luc avait combattu aux côtés de Zorro, monté sur Tornado et ils avaient tué beaucoup de méchants. Maintenant il s'ennuyait. Il regarda autour de lui, ne vit que la terrasse qui ouvrait sur un petit jardin aux herbes brûlées - on était en pleine saison sèche. La baie avait été fermée, pour l'empêcher de sortir et de faire des bêtises. Au plafond tournait mollement un large ventilateur qui remuait de l'air poisseux. Les climatiseurs, ce serait pour l'appartement dans lequel ils allaient emménager, dans quelques semaines. 
   Jusqu'à présent, Luc avait joué comme à l'habitude. Maintenant il se sentait morose, à la fois mal à l'aise et de méchante humeur. Ces changements d'humeur étaient rares mais brutaux.
   "Luc! appela sa mère. Viens goûter". Il ne bougea pas. Il était dissimulé derrière un des fauteuils et décida qu'il ne répondrait pas. Plus jamais. Qu'il ferait comme s'il avait disparu et que personne ne le retrouverait, qu'on le regretterait énormément, mais ce serait trop tard. 
   "Luc! Tu te dépêches, oui? Je n'ai pas que ça à faire!". La voix de sa mère montait dans les aigus quand elle se mettait en colère. Ce qui était le cas maintenant. Luc l'aperçut fugitivement qui surgissait dans la pièce, les yeux froncés, lanceurs d'éclairs, des rides déformant méchamment son front. Même son opulente chevelure lui parut en bataille. Il pouvait encore s'extraire de derrière le fauteuil, apparaître avec son petit sourire contraint, timide, presque maladif, et tout serait dit. Mais il n'en fit rien. 
   Au contraire, il se roula en boule pour offrir le moins de prise au regard maternel, s'efforçant même d'inspirer très doucement pour ne pas faire de bruit. 
   "Luc! Si je te trouve, tu vas passer un sale quart d'heure!". Le garçon pensa que sa mère était de plus en plus nerveuse, depuis quelques temps. Papa lui avait dit qu'il aurait un petit frère. Qu'il ne fallait pas être méchant avec Maman, sinon il le regretterait. Mais, décidément, Luc ne pouvait pas se résoudre à renoncer à sa cachette, même s'il entendait se rapprocher le pas de sa mère qui claquait sur le sol dallé du salon. Sa mère qui ne disait plus rien. Elle respirait fort, comme un animal en furie. Il ressentait presque matériellement sa rage. 
   Cette fois, plus question de se montrer, sinon il prendrait une sacrée correction. Les pas s'approchaient du fauteuil-chaise longue. Il se mit à trembler, s'attendant à tout instant à ce que le visage de sa mère surgisse, les yeux flamboyants de colère et qu'elle le saisisse par le col pour l'extirper de sa cachette et qu'elle...
   Mais Maman poussa un drôle de cri, puis il y eut un bruit mat, bizarre, comme si on jetait un grand sac plein sur le sol. Ensuite, le silence... Le garçon attendit un moment avant de pointer le bout de son nez. Il aperçut le corps de sa mère, allongée par terre, visage dans sa direction, les yeux grands ouverts. Il patienta encore un peu, puis sortit de sa cachette, s'approcha du corps, le regarda longuement. Parce que ses yeux ne cillaient pas, il comprit que sa mère ne dormait pas. Il ne savait pas exactement ce que ça voulait dire, que d'être mort, mais il le pressentit. Il tourna autour du cadavre un moment puis, tenaillé par la faim, il se dirigea vers la cuisine pour goûter. 
   Luc pensait à ce que dirait Papa quand il rentrerait, dans une petite heure. Il devrait de nouveau se cacher. Papa ne le verrait pas et peut-être qu'il jouerait à mourir, comme Maman... 
   A cette idée, une belle excitation s'empara de lui et il mordit à belles dents dans son pain au chocolat.

%%%

"Alors, tu as compris ce que tu dois faire?
- Je le chauffe, toi tu l'allumes et, toutes
les deux, on le fait brûler en enfer...
- C'est bien résumé..."

(Les tueuses de membres virils
n'étaient pas des Saintes Nitouches)


%%%

"Non, décidément, ce pull en peau de petits orphelins
ne me va pas du tout... Encore un achat compulsif!"

%%%

"Comment lui annoncer qu'à cause d'une loi scélérate,
le port de la culotte est désormais obligatoire...
sigh..."

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"Chérie, peux-tu, s'il te plaît, cesser d'avoir cette...
hum... érection... Ça m'empêche de me concentrer
sur tes seins..."

%%%

"Oui, je suis la Maîtresse de votre mari. Et alors?
- Alors vous aimez les pruneaux?
- C'est-à-dire que..."

%%%
%%%
Blanche Baptiste

vendredi 3 février 2012

"La belle bobine de ce Bobby faisait bicher béatement la bonne de BB". Jacques Damboise in "Pensées z'épouvantables".


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Pensées pour nous-mêmes:

(AIE PITIÉ DE L'ENVIE)

°°°
« C'est pas parce qu'on a rien à dire 
qu'il faut fermer sa gueule. »
Michel Audiard

"Honhon..."

« Dodo la Saumure » 
veut créer le syndicat des maisons closes
(avec, comme président honoraire
DSK?)

   (...) À peine sorti de prison après trois mois de préventive et avant d'être jugé en Belgique pour proxénétisme le 1er mars prochain, Dominique Alderweireld, alias « Dodo la saumure », veut créer un syndicat des patrons de maisons closes, afin de légaliser leur activité. (...)
   (...) « Faisons en sorte, comme beaucoup de pays européens, que ce soit strictement légal, avec un bon code de déontologie. On évitera les problèmes de drogue, les problèmes de violence sur les filles, les problèmes de violence sur les clients », ajoute Dominique Alderweireld.
   Celui qui nie encore avoir « fourni des filles » à DSK et à ses amis du Nord de la France mis en cause dans l'affaire dite du Carlton, n'entend pas se risquer du côté français de la frontière, qu'il estime bien trop risqué.
   Mais il dit vouloir « développer ses affaires » en Belgique en créant des « services sexuels à domicile pour les personnes handicapées et âgées », des « salons de massage pour dames » et des « galeries fermées », l'équivalent sécurisé des « quartiers rouges » que l'on trouve dans les grandes villes belges ou néerlandaises. Provocateur jusqu'au bout, mais où s'arrêtera donc «Dodo la Saumure» ?.w (...)

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« Pourquoi certains n'auraient pas tout ? 
Il y en a qui n'ont rien. 
Ça fait l'équilibre. »
 Michel Audiard
"Ça c'est ben vrai"


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Nadine Morano:
Ministre (?) auprès du ministre du Travail (?), 
de l'Emploi (?) et de la Santé (?), 
chargée de l'Apprentissage (de la langue?) 
et de la Formation professionnelle
(en langue de bois
et en propos un rien timbrés?)

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« Heureux soient les fêlés, 
car ils laisseront passer la lumière. »
Michel Audiard
"Des prothèses PIP?
Non... Je ne vois pas..."

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Prothèses PIP: 
le grand bazar mondial
Jean-Yves Nau

   (...) Que recommande l’OMS aux 300.000 ou 400.000 femmes qui à travers le monde sont directement concernées par l’affaire des prothèses mammaires PIP? De consulter leur médecin ou leur chirurgien en cas de suspicion de rupture de la prothèse, de douleur, d'inflammation ou «de toute autre préoccupation».
   Ainsi à la différence notable du gouvernement français, l’institution sanitaire onusienne ne recommande pas de procéder à l’explantation systématique de ces implants. Pour autant l’OMS vient, après d’autres autorités sanitaires, mettre en lumière les failles des systèmes réglementaires nationaux et internationaux concernant la sécurité des dispositifs médicaux implantables. A ce titre, elle vient ajouter à l’inquiétude de toutes les femmes concernées par les prothèses mammaires.
   Comment a-t-on bien pu, en moins d’un mois, arriver à une situation à ce point incohérente? (...)
   (...) La recommandation gouvernementale française a conduit à s’interroger sur les conditions qui ont permis à une société de fabriquer et de commercialiser –durant dix ans et à l’échelon international— des prothèses à partir d’un gel de silicone qui n’était pas autorisé à cette fin. L’enquête en cours cherche à déterminer qui et quand savait quoi. Il apparaît que les petits secrets de fabrication étaient largement partagés au sein de l’entreprise (Heu... On va oser: "Maréchal, nous voilà", hymne qui résonne encore aux oreilles de certaines oreilles françaises?).
   Il apparaît aussi que les chirurgiens utilisateurs ne se sont guère précipités pour tenir le rôle de lanceur d’alerte auprès de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Assaps) (en raison de... heu... leur nouvelle villa/goélette/maîtresse à payer?). Et quand ils se sont tardivement inquiétés (comme ceux de l’importante clinique esthétique Phénicia de Marseille), l’Afssaps n’a pas réagi dans l’urgence ("Hé, Ho, on n'est pas à l'Hôpital, ici, hein?").
   On a ainsi rapidement mis en lumière les failles majeures du dispositif, qu’il s’agisse de l’instance nationale en charge de la sécurité sanitaire (l’Afssaps) ou du groupe allemand en charge de la certification (TUV Rheinland). C’est ainsi que les chirurgiens devant aujourd’hui procéder aux très nombreuses explantations et réimplantations s’alarment de ne pas disposer de critères précis et fiables quant à l’innocuité des différentes marques de prothèses sur le marché français. (...)
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« Les conneries c’est comme les impôts, 
on finit toujours par les payer. »
Michel Audiard

"C'est pour qui qu'vous dites ça?
- C'est pas Nous mais Audiard.
- Faux-Culs...
- Oui, Votre Majesté""

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