Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mercredi 2 juillet 2014

"Il finança ses études de philo en étant tueur à mi-temps". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE JOUR DE TA MORT,
N'INVITE PAS TES ENNEMIS)

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"Voilà, ma Chérie, le jolie cadeau
que je te fais pour notre mariage...
- Joli?"


Only witness

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"AU SECOURS!!!
- T'inquiète pas, j'ai aucun pesticide
dans mes parties putrides..."


Frank Frazetta - Femme & mort-vivant

Danger des pesticides :
on a vérifié les salades des fabricants


   (...) L’industrie des phytosanitaires encaisse coup sur coup. Chaque jour, la publication d’une nouvelle étude lève le voile sur une facette insoupçonnée de la nocivité de ses produits. Lundi, une équipe de chercheurs américains suggérait, dans la revue Environmental Health Perspectives (EHP), le lien entre l’exposition aux produits phytosanitaires et l’autisme. Mardi, une évaluation internationale menée par une équipe rattachée à l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, révélait les effets néfastes des néonicotinoïdes - des neurotoxiques qui pèsent pour 40 % du marché mondial des pesticides - sur des espèces qu’on pensait épargnées : les vers de terre, les poissons et les oiseaux. Une semaine plus tôt, une équipe de scientifiques allemands livrait un diagnostic alarmant sur la contamination des cours d’eau européens.

   Ces nouvelles charges contre les produits phytosanitaires s’ajoutent aux lourds soupçons qui entourent déjà la surmortalité des abeilles et la sur-représentation de certaines maladies chez les agriculteurs. Acculés, les fabricants ripostent. Invitée mercredi matin sur Europe 1, Eugénia Pommaret, directrice générale de l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP), menait la contre-offensive. « Je ne veux pas laisser croire aux auditeurs que nous sommes dans un monde où l’on s’empoisonne tout le temps en respirant, en mangeant » a-t-elle rassuré. Pour parer à la « présentation caricaturale » que constitue, à ses yeux, l’énumération des études, la représentante de l’industrie phytosanitaire dégaine un florilège d’arguments rebattus. Terra ecoles passe en revue.

   /Le doute : questionner la pertinence des études: « Il n’y a pas de massacre. L’étude (menée par les chercheurs proches de l’UICN) porte sur des éléments qui viennent d’études in vitro, faites en laboratoire. Donc ce n’est pas une étude de grande échelle »

   La meilleure défense, c’est l’attaque. Embarrassée par le communiqué (en pdf) du Groupe de travail sur les pesticides systémiques (TFSP) qui préconise de « commencer à planifier la suppression progressive des pesticides à l’échelle mondiale ou, du moins, à formuler des plans visant à réduire fortement leur utilisation », Eugénia Pommaret minimise la portée de ces travaux. Mais la directrice de l’UIPP s’attaque à gros. Pour réaliser cette étude, qui sera publiée en intégralité dans la revue Environmental Science and Pollution Research cet été, une cinquantaine de chercheurs émérites de plus de 15 nationalités ont passé cinq ans à compiler et analyser plus de 800 publications scientifiques. « Dire que ce n’est pas une étude de grande échelle est incorrect » réplique Jeroen P. van der Sluijs, coordinateur du groupe de travail. « Il s’agit de la synthèse exhaustive de tous les travaux, ceux des industriels inclus, réalisés à ce jour sur l’impact des pesticides, précise le chercheur néérlandais. On ne parle pas uniquement d’expériences in vitro. » (...) 

   Pour nier l’existence d’études « à grande échelle », le moment est plutôt mal choisi. Le 16 juin, une autre équipe de chercheurs, celle de l’université de Landau (Allemagne) a également publié son inventaire : le plus gros réalisé à ce jour sur la présence de substances chimiques organiques dans les bassins d’eau douce. En effectuant des prélèvements de 238 produits chimiques sur 400 sites, ils ont constaté que la moitié des cours d’eau européens présentent des niveaux de pollutions susceptibles d’entraîner des « dommages durables » sur les écosystèmes. « Les pesticides sont les principaux contributeurs de ce risque chimique », précise Egina Malaj, co-auteure de l’étude.

   /Le bouclier : se cacher derrière les précautions d’utilisation: « Les pesticides ne sont pas dangereux utilisés selon les conditions d’emploi. (…) Ces études ne sont pas de nouvelles recherches qui montrent le lien avec l’utilisation normale des produits, je dis bien utilisation normale. »

   Si certaines études font état de danger, c’est simplement que les précautions d’usage ne sont pas respectées. L’argument régulièrement brandi par l’UIPP, BASF et d’autres est « un non-sens »selon Jeroen P. van der Sluijs : « Au vu de l’ensemble des publications examinées, ce que la science nous dit c’est que l’usage normal d’insecticides de type néonicotinoïdes entraîne des concentrations de produits bien au dessus du seuil au delà duquel une large éventail d’espèces est impacté. » De même, l’étude américaine sur l’autisme ne s’attarde pas sur le respect des conditions d’utilisation. Que l’agriculteur soit précautionneux ou pas, à proximité des exploitation agricoles qui utilisent des pesticides, les chances pour une femme enceinte d’avoir un enfant autiste augmentent de 66%.

   /La diversion : parler d’alimentation plutôt que d’exposition : « Va-t-on s’empoisonner en mangeant ? Le principal enjeu aujourd’hui c’est de continuer à manger des produits sains. Vous avez moins de 2 % des produits sur le marché pour lequel il y a des dépassements de seuil (de pesticides, ndlr). »

   Interrogée sur les risques liées à l’inhalation de pesticides par les écoliers girondins ou les risques liés à l’exposition chronique des agriculteurs, Eugénia Pommaret rassure sur le contenu de l’assiette du consommateur. Ce tour de passe-passe lui permet d’avancer un chiffre sécurisant. Le rapport annuel de Efsa, l’autorité européenne de sécurité des aliments, indique que, pour la troisième année consécutive, plus de 97 % des échantillons alimentaires étudiés présentent des résidus de pesticides dans des quantités conformes aux règlements européens. Quand l’association Générations futures préfère retenir que « 65% des fruits et 39% des légumes européens contiennent des résidus », dans une quantité conforme ou non, Eugénia Pommaret met l’accent sur le fait que 2 % seulement dépassent les normes. Quant au nombre préoccupant d’agriculteurs souffrant de cancers, de dépressions ou de la maladie de Parkinson, la directrice de l’UIPP finit seulement par reconnaître que « ces questions sont légitimes ».

   /L’amalgame : tout le monde utilise des pesticides, même dans le bio: « Tout type d’agriculture, qu’elle soit conventionnelle, qu’elle soit biologique, qu’elle soit intégrée(raisonnée, ndlr) utilise des produits phytosanitaires. »

   Prise mot à mot, l’affirmation est juste. Mais les phytosanitaires utilisés en agriculture bio peuvent difficilement être mis sur le même plan que ceux épinglés par les différentes études. « Dans l’agriculture biologique aucun produit chimique de synthèse n’est utilisé, seuls les insecticides et fongicides naturels sont autorisés, souligne Antoine Faure, responsable règlementation au sein de l’organisme de contrôle et de certification Ecocert. Par exemple si on décide de traiter une plante contre les insectes avec du pyrèthre on a le choix entre le produit de synthèse et celui extrait du chrysanthème où il est naturellement présent. » Sur son site internet, le ministère de l’Agriculture propose la liste des intrants autorisés en agriculture biologique. On y trouve des huiles essentielles, du cuivre, du sulfate de potassium, et même des huiles de pétrole. 

   Mais pas la moindre trace de néonicotinoïdes. « Ces produits contiennent tous des molécules de synthèse, aucun ne pourrait être autorisé en agriculture bio », souligne Antoine Faure. Or ce sont ces neurotoxiques qui cristallisent les craintes des scientifiques. Jusqu’à présent, aucune étude n’a évoqué une quelconque responsabilité du cuivre, du souffre ou des huiles essentielles dans le déclin des abeilles. (...)


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Luc Desle

vendredi 14 mars 2014

"Au matin, au réveil, le Prince était ridicule avec sa quenouille". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'ESPOIR FAIT-IL 
PERDRE DU TEMPS?)

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"Mais?
Mais? 
Tu n'aimes pas ma nouvelle coupe,
c'est ça?"

adhemarpo:

Prendre la poudre d’escampetteTo show a clean pair of heels

Prendre la poudre d’escampette
To show a clean pair of heels
(via talkytina)

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(Ce thé faisait vraiment un drôle d'effet)


(Source: parepin, via petapeta)

Cinq marques de thé sur dix 
contiennent trop de pesticides
Antonin Iommi-Amunategui 

   (...) L’Agence canadienne d’inspection des aliments (Acia) a révélé que sur dix marques populaires de thé – la boisson la plus consommée au monde après l’eau –, cinq contenaient des pesticides dans des proportions dépassant les limites maximales de résidus (LMR) autorisées.

LES 5 MARQUES HORS LIMITES

le thé vert Lipton,
le thé vert Tetley,
le thé vert Légendes de Chine,
le thé vert Uncle Lee’s Tea,
le thé orange pekoe King Cole.

   C’est ce que détaillent, comme le rapporte le site de Radio Canada, deux études menées en 2010 et 2011 par l’Acia qui a analysé la présence de résidus de pesticides dans des sachets de thé de différentes marques.

   De plus, les dix marques de thé en question ont été de nouveau analysées deux ans plus tard, dans le cadre d’une émission de TV, pour aboutir à des résultats très proches. Cette présence de pesticides est d’autant plus problématique qu’ils ne disparaissent pas lors de l’infusion. (...)

    Sur les dix marques testées, une seule (Red Rose) ne contenait aucune trace de pesticides, et quatre ou cinq (selon les études) dépassaient les limites de résidus autorisées.

   Les thés verts de Lipton et Tetley font notamment partie des marques hors des clous. Le thé vert Légendes de Chine contient des traces de 22 pesticides différents, dont six dépassent les limites en vigueur au Canada (étant entendu que les LMR canadiennes sont relativement harmonisées [PDF] avec les LMR européennes). (...)

   Au téléphone, Julia Roubaud, fondatrice du site Envouthé et spécialiste des thés noir, blanc, jaune ou bleu-vert, rappelle d’emblée que les marques Lipton, Twinings et Tetley représentent respectivement « 45%, 24% et environ 10% de parts de marché » en France.

   La présence excessive de pesticides dans certains thés ne l’étonne pas du tout :
   « C’est lié aux procédés de fabrication des thés industriels. Lipton par exemple, pour leur “Yellow Label”, ils mélangent cinquante thés différents. L’idée, c’est d’avoir le même goût tout le temps... On est aux antipodes du monde du thé, des amateurs qui cherchent un goût spécifique à une plantation. »

   Défenseure du thé de qualité vendu en vrac dans des boutiques spécialisées, Julia Roubaud assure que ce n’est pas vraiment plus cher : « On est à 5-7 euros les 100 g [ce qui correspond à environ 6 l de thé ou 25 mugs, ndlr] contre 2-3 euros la boîte de vingt sachets Lipton. »

   Néanmoins, s’il existe bien une certaine « tendance », les thés bio restent très minoritaires, même parmi les marques non industrielles.(...)

   (...) En effet, en Chine (premier pays producteur de thé, avec 30% du volume mondial), le thé bio ne représente que 1 à 2% de la production.

   Sans compter que ces thés bio, s’ils ne contiennent pas de résidus de pesticides, sont parfois logés à la même enseigne que les non-bio pour ce qui est des traces de métaux lourds.


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(Ces Durs, ces Tatoués acceptaient également
quelque jolies petites pépés, juste
pour la parité)



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Benoît Barvin

mercredi 19 juin 2013

"Il gagnait chaque fois au loto le droit de rejouer". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE BUT N'A AUCUNE IMPORTANCE)

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/42)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste


  Elaine Cantagril tombe sur des textes parlant du Diable. L'apothicaire en serait-il un disciple?

ANGÉLUS 
ou
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE


   Le climat pesant s’accrût un peu plus lorsque la jeune femme se rendit compte qu’Angélus Gabrielli la suivait où qu’elle aille. Elle ne cessait de penser à lui et elle le croisa à plusieurs reprises, sur le chemin menant au monastère ou dans les rues de la ville. 

   A chacune de ces rencontres, l’apothicaire fit mine de ne pas la voir, évitant soigneusement son regard et passant devant elle d’un pas souple, portant une espèce de gibecière, les traits de son visage brouillés par un air préoccupé. A chaque fois, également, Elaine se sentit chamboulée, son cœur battant la chamade. Cette situation était à la fois ridicule et un rien menaçante. Cela raffermit cependant sa détermination à percer le secret d’Angélus. 

   A présent que la jeune femme avait pris ses aises dans le couvent, les Soeurs ne faisaient presque plus attention à elle. Elle supposa qu’elle devait cette liberté à la supérieure. C’était une bonne chose, puisque cela facilitait ses desseins. 

   Elaine pouvait donc se promener en toute tranquillité et elle prit l’habitude d’inspecter autour d’elle, furetant dans les moindres recoins à la recherche d’une information qui la mettrait sur une piste. Mais quelle piste exactement ? elle n’en avait aucune idée. 

   Parfois, en pleine nuit, il lui semblait qu’on l’appelait. Elle s’éveillait en sursaut, la chemise trempée et attendait, l’oreille aux aguets, que la voix – qui était celle d’Adrien - réitère sa supplique. 

   - Je t’en supplie, Elaine, reste en dehors de tout ça. Si tu vas plus loin sur ce chemin escarpé, tu risques de brûler une partie de ton âme... 

   Était-ce une illusion ou bien l’esprit de son bien-aimé parvenait-il vraiment jusqu’à elle ? Plusieurs nuits de suite elle entendit cette voix et, le cinquième jour, pour en avoir le coeur net, Elaine sortit dans la nuit noire, sans châle, alors qu’un vent glacé venant de la montagne égratignait les murs du monastère, s’insinuant dans le jardin, plaquant son haleine froide sur la jeune femme qui, toujours pieds nus, frissonnante, la voix cassée par les sanglots, interrogeait les ténèbres : 

   - Adrien ? Adrien ! Je t’en prie... Si c’est toi, fais-moi un signe... Je t’en supplie! Depuis que tu es parti, je ne vis plus... 

   Les baisers réfrigérants des vent-coulis eurent rapidement raison d’elle et la jeune femme tomba à genoux, les yeux brouillés de larmes, avant de glisser à terre, sans connaissance.
***
(A Suivre)

°°°
"Je me vengerai, Humaine...
Tu attraperas une saleté de cancer!"

Pesticides et santé : 
l’étude qui confirme les craintes

   Le point avec Sylvaine Cordier, épidémiologiste à l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et membre de l’Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail.

   / Terra eco : Après trente ans d’études sur les pesticides, a-t-on une bonne connaissance de leur impact sur la santé ?

  - Sylvaine Cordier : Les conséquences sur la santé de l’exposition professionnelle aux pesticides ont été bien étudiées. On sait désormais identifier les risques de développer des cancers et des maladies neurodégénératives comme Parkinson. Les chercheurs se sont aussi penchés sur les périodes de vulnérabilité, à savoir la grossesse et la petite enfance, pour déterminer l’impact de l’exposition de la femme enceinte sur le fœtus et le jeune enfant.

   / Quels effets a-t-on relevés sur les enfants ?

   - Prenons un exemple, le cas du chlordécone. Ce pesticide a été largement utilisé pendant des décennies aux Antilles. Il est désormais interdit mais comme il persiste des siècles dans l’environnement, la population y est encore exposée par voie alimentaire. Et bien, là-bas, on constate davantage de cancers de la prostate et, chez les enfants, de troubles du neuro-développement, qui se mesurent en baisse des points de Q.I. (quotient intellectuel). Par ailleurs, les femmes exposées professionnellement aux pesticides pendant leur grossesse ont 50% de risques en plus que les autres que leur enfant développe, dans sa petite enfance, des leucémies. Elles-mêmes sont plus exposées aux risques de cancers, de lymphomes, de maladies de Parkinson, que la population générale.

   / Malgré toutes les études et toutes les preuves, on ne parle toutefois pas de lien de cause à effet. Pourquoi ?

  - Non, il subsiste des incertitudes, il manque encore des données, comme l’identification des circonstances d’exposition et des produits en cause. Mais les présomptions sont néanmoins fortes et l’on sait déjà qu’il faut réduire l’exposition aux pesticides de la population.

   / Même les non-agriculteurs sont concernés ?

  - L’exposition concerne toute la population. On constate par exemple plus de cas de leucémies chez les enfants dont les mères, pendant leur grossesse, ont vécu à proximité d’une exploitation agricole, ou ont eu recours à des pesticides sur leurs lieux de résidence, qu’elles en aient utilisé dans leur jardin ou dans la maison, via par exemple un traitement antitermites, ou anticafards. Et puis bien sûr, en plus de cette contamination de l’air intérieur, il y a la contamination par l’eau du robinet et par l’alimentation. On parle de présence ubiquitaire des pesticides.

  / Peut-on imputer aux pesticides les fatigues et douleurs chroniques et à ce jour inexpliquées que subissent de plus en plus de personnes ?

  - Il n’est pas possible de le dire, d’autant que d’autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte comme les champs électromagnétiques, les radiations ionisantes, le tabac pendant la grossesse, etc. Mais du côté des pesticides, on constate une amélioration de la prise en compte des risques. On a tendance à retirer du marché des pesticides très persistants, comme le chlordécone, pour les remplacer par des pesticides à durée de vie plus courte. (...)

Lire la suite sur:


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(Le miroir pour débusquer la Mort
fonctionnait admirablement)

Reblogged 19 hours ago from scumfuc 
(originally from thattrippybitch)

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"Slurp...
- Miam...
- French Kiss...
- Is good..."

Quand la presse glisse sur le French kiss
Claire Maupas

   Entre patins, palots et sabots, la presse s’emmêle les pinceaux. L’entrée dans le Petit Robert 2014 du verbe galocher – FAM. Embrasser avec la langue – met en émoi les médias d’outre-Manche. Enfin, s’enflamme leDaily Mail, la France a un mot officiel pour le French kiss ! “La galoche est une chaussure de patinage, d’où le terme galocher, qui évoque l’idée de tourner sur la glace”, explique le tabloïd, reprenant une dépêche de l’Associated Press. Un patin, la galoche à semelle de bois ? Première nouvelle ! 

   L’agence américaine a manifestement dérapé sur les infos linguales – pardon… linguistiques – données au téléphone par Laurence Laporte, la directrice éditoriale du Petit Robert. L’expression French kiss est attribuée à des soldats américains de retour de la Première Guerre mondiale, notent les médias anglophones. Depuis que les troufions ont goûté aux mœurs délurées des petites Françaises, on French kiss. Car le baiser à la française est aussi un verbe : I French kiss, you French kiss, we French kiss (ou pas)… Les Québécois, eux, font plus court : au pays du patin à glace, on se “frenche” (ou pas). 

   Ce baiser with tongues laisse des traces : lorsque vous embrassez passionnément votre partenaire, outre des bactéries et du mucus, “vous lui transmettez une partie de votre patrimoine génétique”, écrit le New Scientist. Votre ADN reste dans sa bouche pendant au moins une heure. Notons que, s’il est malvenu de filer à l’anglaise – take a French leave – après un fougueux French kiss, il est recommandé d’utiliser une French letter (capote anglaise) quand le baiser français incite à de plus amples rapprochements. Mais je m’égare…(...)

Lire sur:


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Benoît Barvin

vendredi 8 mars 2013

"Ces amoureux transis moururent d'une fluxion de poitrine". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(PIÈTRE DISCIPLE
QUI CHERCHE SON MAÎTRE)

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"Faut-il avoir confiance dans la viande de
cheval boeuf veau et tutti quanti?
Ahahaha!!!"

Faut-il avoir confiance dans le bio ?
EMMANUELLE VIBERT

   (...) Le bio se développe… Et le bio prend des coups. Rien qu’une niche, grincent certains, avec ses misérables 3,6 % de surface agricole utile (SAU). Un truc pour bobos qui ont les moyens, une utopie farfelue. Pis, pour certains, c’est carrément un univers où sévit la fraude. Calmons-nous. Qu’importent les bruits de cour, les acteurs du bio continuent leur chemin. L’agriculture biologique n’est pas la panacée, non. C’est, en revanche, un des univers hypercréatifs de notre époque. Un bouillon de culture susceptible d’inspirer de grands changements – ceux-là mêmes qui sont nécessaires pour relever les défis de ce siècle. La preuve en quelques exemples à lire dans ce dossier.(...)

   Revenons d’abord sur les critiques. Certaines font franchement rire. Dans un article du Nouvel Observateur du 1er novembre dernier, tout y est. Le bio est une« mode », voire une « arnaque », puisque 60 % des fruits et légumes siglés « AB » « sont importés de pays où la légitimité de ce fameux label est, disons, difficilement vérifiable ». Il n’est pas meilleur pour la santé, « comme l’a montré une étude américaine de l’université Stanford parue au début du mois de septembre ». « Ses rendements, comparés à ceux de l’agriculture conventionnelle, sont au mieux moitié moindres. » Ses valeurs aussi sont à jeter : « Dans les magasins bios, on trouve à l’occasion des cristaux magiques censés intercepter les ondes mauvaises ou favoriser les ‘‘ forces astrales ’’. Sans compter le côté pétainiste de la terre qui ne ment pas… »

   Passons sur l’accusation un peu en-dessous de la ceinture de pétainisme et sur les cristaux magiques. Regardons les faits. 60 % de fruits et légumes importés ? Selon les derniers chiffres de l’Agence bio, les importations – tous produits confondus – sont en baisse. De 38 % en 2009, elles passent à 30 % en 2012. La moitié concerne des produits exotiques : café, thé, cacao, bananes, agrumes. Reste 15 %. Et 48 % d’importation pour les seuls fruits et légumes en 2011.

   Des rendements deux fois moindres ? Sur ce point, la lecture de l’interview de l’agronome Jacques Caplat est édifiante. Quant au bio qui n’est pas meilleur pour la santé, finissons-en ! N’évoquons même pas la santé des agriculteurs exposés aux pesticides, ni même le problème de contamination de l’eau. Des problèmes centraux, pourtant. Denis Lairon (1), biochimiste et nutritionniste, directeur de recherche à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), a fait le tour des études sur les qualités nutritionnelles du bio. Résultat : pour les végétaux, toutes – même celle de Stanford – relèvent plus d’antioxydants, et beaucoup d’entre elles plus de magnésium, de fer et de vitamine C. Unanimité aussi (y compris à Stanford !) pour reconnaître que le lait bio affiche plus d’omégas 3. (...)

Lire la suite sur:


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"Vite, vite, je suis en retard... 
Alice ne m'attendra pas..."


(Chez les tortues lettrées, Lewis Carroll faisait un tabac)

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"Halte-là, faquins! 
Le dopage ne passera pas par moi!"


Dopage : 
l’Espagne ne veut pas savoir
Clément Guillou 
Imanol Corcostegui 

   Le procès de l’affaire Puerto aurait pu être celui du sport espagnol. Jusqu’à présent, il révèle surtout son aveuglement obstiné face au problème du dopage. Au pays de Buñuel, ce procès fait honneur à l’absurde. Personnage principal : Eufemiano Fuentes (...)

   (...) Gynécologue de formation, il a dopé des sportifs pendant trente ans avant d’être arrêté. En tant qu’ancien athlète, il comprenait mieux que d’autres les souffrances des champions et leur administrait des traitements leur permettant de travailler plus et récupérer mieux. Un dopeur séducteur, dont la vie a basculé le jour de la perquisition de la Guardia Civil à son domicile madrilène, le 23 mai 2006.

   Pendant le procès, celui qui se décrit comme un baratineur (« sablista ») n’est plus le même, écrit El Pais : « Quand il tourne son regard vers un public hypnotisé par ce qu’il entend, ce regard ne séduit pas, ne demande même pas de compassion. Il file des frissons. » (...)

   (...) Le procès Puerto, c’est aussi un festival de coups du sort, d’escamotage et de prestidigitation :
   - sur les 224 poches de sang saisies par la Guardia Civil, seules 173 sont conservées au laboratoires antidopage de Barcelone. Les 51 autres ? Personne n’est en mesure de dire où elles sont passées ;
   - Alberto Leon, un ancien cycliste assistant de Fuentes, s’est pendu en 2011 ;
   - le docteur José Luis Merino, qui devait figurer parmi les six accusés, a vu son dossier classé juste avant le procès pour cause d’Alzheimer ;
   - Francisco Aguanell, médecin légiste qui devait témoigner à charge contre Fuentes, est décédé au début du procès d’une crise cardiaque ;
   - Angel Vicisio, coureur soupçonné d’avoir été client de Fuentes, a vu son audition reportée pour un mal de dos, puis a disparu des radars. Il a fallu retrouver sa trace en Andorre ;
   - Alberto Contador, qui devait témoigner en défense de son ancien directeur sportif Manolo Saiz, y a finalement échappé : l’avocat de Saiz a annulé sa demande.

    Certains coureurs sont quand même venus témoigner mais là, c’est leur mémoire qui avait disparu. Sur sept coureurs espagnols, seul Jesus Manzano, l’homme par qui le scandale est arrivé, a reconnu avoir été dopé par le docteur Fuentes. (...)

   (...) Que restera-t-il du procès Puerto ? Tout au plus quelques anecdotes, dans la même veine de celles entendues dans l’affaire Armstrong, grâce aux témoignages de Jörg Jaksche, Tyler Hamilton et Jesus Manzano.

   Jaksche s’est souvenu des offres commerciales du docteur Fuentes – 4 000 euros la poche de sang, 6 000 euros les deux – et de sa carte de France des lieux de transfusions pendant le Tour : « Il y avait tellement (de cercles) qu’on ne distinguait pas la France ».

   Tyler Hamilton a raconté l’aller-retour Lyon-Madrid de l’équipe Phonak avant le Critérium du Dauphiné en 2004, pour se faire transfuser. « Pendant la course, on respirait tous par le nez. On a tous fini dans les 10 premiers. » Un mois plus tard, pendant le Tour, Hamilton a cru mourir après une transfusion. Il est devenu fiévreux et son urine était noire. « Le sang devait être dégradé. »

   Chez Kelme, l’équipe dont Fuentes s’occupait en priorité, on prenait avec humour l’absorption de produits aux effets secondaires inconnus, a raconté Manzano. Quand les coureurs avaient pris de l’Actovegin, produit à base de sang de veau, ils poussaient des beuglements. Quand c’était de l’Oxyglobin, utilisé dans le traitement de l’anémie chez les chiens, ils se mettaient à aboyer.

   On aurait aimé qu’un footballeur nous dise s’il pissait bleu ou qu’un tennisman relate son aller-retour Paris-Madrid avant Roland-Garros. La prochaine fois, peut-être. Ou, on peut toujours rêver, d’ici la fin du procès le 22 mars. (...)

Lire sur:

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Luc Desle (avec le concours de Jacques Damboise)

samedi 9 février 2013

"L’Éventreur du Yorkshire avait toujours mal au ventre". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE TEMPS VAQUE A SES OCCUPATIONS.
FAIS DE MÊME)

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"C'est elle, Monsieur le Juge! C'est elle qui a voulu!
- Hem... Voulu quoi? 
- Heu... Je sais pas... Mais ça m'a fait
tellement peur que je... je..
- Vous vous enfoncez, Jeune Homme..."


Une réforme de la justice 
qui inquiète les victimes de viols
Iulia Badea-Guerité 
Courrier international |

   (...) A partir de ce 1er février, la justice roumaine n'acceptera plus de porter une affaire devant les tribunaux si les plaignants ne fournissent pas au préalable la preuve de leur passage devant un médiateur. Concrètement, la justice demandera systématiquement une confrontation entre le plaignant et le coupable présumé, en présence d'un médiateur assermenté, avant d'entamer une quelconque procédure. Cela peut permettre de régler le litige à l'amiable ou par une transaction financière.

   Cette rencontre constitue une preuve de la volonté de la victime et du suspect de trouver une solution à l'amiable. Cette décision fait enrager les organisations non gouvernementales féministes, qui craignent une diabolisation des victimes, en particulier celles ayant subi un viol.

   "Pourquoi les victimes d'un viol devraient-elles recevoir le conseil de pardonner à leur agresseur ?" se demande ainsi România Libera. Le quotidien fait néanmoins remarquer que cette mesure peut être utile en cas de conflits mineurs entre deux parties, car elle désengorgerait les instances débordées par les procès. Mais "elle pose un grand problème dans certains cas pénaux, car elle obligerait les victimes, parfois à la suite d'un viol ou d'une agression domestique, à accepter que leur agresseur tente, moyennant de l'argent, de les convaincre de ne pas porter plainte". (comme dans certains procès New-Yorkais?) (...) 

   (...) Un "problème" sur lequel ne revient pas l'initiatrice de cette loi, la députée libérale Alina Gorghiu, qui défend son texte dans les colonnes de România libera : "La médiation peut soulager le système judiciaire roumain ou bien les instances qui délibèrent parfois pendant de longues années avant qu'une décision ne soit rendue", rappelle-t-elle. Et d'ajouter que "la médiation peut aussi permettre de trouver une solution rapide à des conflits parfois simples à résoudre, comme certains divorces ou partages de biens (qui sont à mettre sur le même plan que les viols, donc?) . De plus, je ne trouve pas cette procédure dérangeante, surtout qu'elle est gratuite !"

   De ce point de vue, clament les ONG, la médiation est gratuite, certes, mais imposée. Pour le site généraliste CriticAtac.ro, c'est le caractère obligatoire qui rend cette loi "hallucinante". "Le problème n'est pas que la nouvelle loi permette d'"acheter" son innocence et mette un prix sur le viol. Ni qu'elle soit taxée d’inconstitutionnalité. Le vrai problème de cette loi est son caractère obligatoire, car, pour un être humain quelconque, s'il y a obligation, il s'agit forcément de quelque chose de malsain." Comme le rappelle CriticAtac, "le viol lui-même représente un déséquilibre de pouvoir : je peux t'obliger à te soumettre. C'est hallucinant de savoir cela et d'obliger la victime à passer par ces procédures", en oubliant "que le rôle de l'Etat est de protéger le citoyen, de combattre l'inégalité et de respecter sa liberté". (...)

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(L'éradicateuse des médiateurs en avait repéré un)


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"Les gouttes de pesticides ne passeront pas par nous...
- Ni aucune goutte, d'ailleurs...
- Hihihi... Coquinou..."

Comment Bruxelles veut protéger 
les abeilles sans bannir les pesticides
Angela Bolis

   (...) La Commission européenne a annoncé, jeudi 31 janvier, une série de restrictions concernant trois pesticides, suspectés par l'Agence européenne de la sécurité des aliments (EFSA) d'accroître la mortalité abeilles. Ces trois néonicotinoïdes – le Clothianidin, l'Imidacloprid et le Thiametoxam, omniprésents dans l'agriculture sous les noms, par exemple, de Cruiser ou de Gaucho – pourraient voir leur usage limité au sein de l'Union européenne pendant deux ans, à compter du 1erjuillet, si les Etats membres valident les mesures proposées par Bruxelles.

   La Commission avait déjà annoncé qu'une "interdiction totale ne serait pas justifiée". Elle a finalement choisi de cibler uniquement les cultures attractives pour les abeilles pollinisatrices (le colza, le tournesol, le coton et le maïs) et non les céréales d'hiver, comme le blé ou l'orge. La Commission prévoit aussi de limiter leur usage aux professionnels, alors qu'ils ont largement fait leur entrée dans les jardins et les potagers des particuliers.

   Pour le moment, ce sont les Etats membres qui, chacun de leur côté, ont pris des mesures contre ces substances. Comme la France, qui a retiré l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser en juillet, accusé d'égarer les abeilles, qui meurent de ne jamais retrouver leur ruche. S'il est banni des champs de colza, ce produit est toutefois encore autorisé dans ceux de maïs. L'Italie et l'Allemagne interdisent quant à eux ces trois pesticides pour le maïs, les Pays-Bas les ont exclus des cultures qui attirent les abeilles, tandis que la Slovénie les a totalement proscrits.(...)

   La proposition formulée à Bruxelles a suscité de sérieuses réserves de la part de plusieurs pays, notamment l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne. En France, la confédération paysanne a jugé "scandaleux" que les restrictions de ces pesticides ne concernent que certaines cultures. Le syndicat dénonce une proposition "qui indique une totale méconnaissance de la question", à moins "qu'il ne s'agisse encore une fois de défendre les intérêts industriels" (on parie?).

   Le fait que ces interdictions ne ciblent que certaines cultures, et pour une durée de deux ans seulement, est aussi dénoncé par l'Union nationale de l'apiculture française, qui prône l'interdiction totale de ces néonicotinoïdes. Son président,Olivier Belval, qualifie la mesure de "complètement inefficace" dans ces conditions, même s'il s'agit d'un "premier pas", "attendu depuis une vingtaine d'années".

   En effet, ces pesticides ont la particularité de persister pendant des années dans la terre. Ainsi, si un agriculteur traite son champ pour son blé d'hiver, le produit sera toujours bien présent dans le sol au printemps, pour sa nouvelle culture. En outre, explique Olivier Belval, les plantes, en transpirant, concentrent ces substances toxiques dans les gouttelettes qui perlent au bout de leurs feuilles – la guttation. Or les abeilles puisent dans ces gouttelettes  riches en sucre et sels minéraux, mais aussi en pesticides, pour boire et ramener, chaque matin, de l'eau à la ruche. Autre source d'exposition : les pesticides présents dans les poussières sont emmenés par le vent et déposés sur les fleurs butinées par les abeilles à des kilomètres des champs traités. (...)

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Benoît Barvin