Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 4 novembre 2014

"Le fantôme de la Liberté, personne n'y faisait attention". Benoît Barvin in "Pensées coïncidentes".

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Pensées par nous-mêmes:

(LE TEMPS 
ÉCHARDE-T-IL TON CŒUR?)

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(Ces fenêtres voilées observaient les étranges
créatures, également voilées, 
qui déambulaient placidement)


pentti sammallahti

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Crédit d’impôt compétitivité :
le grand détournement

Yves Housson

   (...) François Hollande l’avait claironné, en janvier dernier : « Le pacte de responsabilité, c’est un grand compromis social, sans doute le plus grand qu’il ait été proposé depuis des décennies à notre pays. » Au cœur de ce pacte, à côté de nouvelles baisses de cotisations sociales, le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), décidé fin 2012. Un nouveau cadeau fiscal d’une ampleur sans précédent, destiné à abaisser le coût du travail, et qui devrait déboucher en contrepartie, promettait-on, sur des investissements et des créations d’emplois. À ce jour, pourtant, même les plus favorables au projet peinent à voir émerger les effets positifs annoncés. 

   En revanche, une chose est sûre : jamais, dans la longue histoire des exonérations diverses, d’impôts ou de cotisations sociales, accordées au patronat le gouvernement n’avait consenti, d’un coup, à une telle dépense, contrastant singulièrement avec l’austérité imposée tous azimuts. Le CICE, qui devrait coûter 6,5 milliards d’euros cette année, pèsera dix milliards dans le budget 2015 de l’État. La mesure devant par la suite monter encore en charge pour atteindre 20 milliards d’euros en rythme de croisière à partir de 2019. Pour quelle efficacité économique et 
sociale ? Au vu des premiers éléments de bilan, tirés de quelques exemples de branches ou d’entreprises, l’interrogation se fait de plus en plus inquiète.

   Et si le « plus grand compromis social » donnait lieu à l’un des plus grands gâchis d’argent public ? Pire : à un véritable détournement, au profit de la petite minorité des détenteurs du capital ?

BANQUES : « UN PUR EFFET D’AUBAINE »

   Après s’être fait longtemps prier, le patronat des banques vient d’ouvrir des négociations sur la déclinaison du pacte de responsabilité dans cette branche. Dirigeant de la fédération CFDT, premier syndicat du secteur, Luc Mathieu convient qu’on puisse s’interroger sur la réalité d’un besoin de « restauration de la compétitivité des banques ». Un secteur dont le leader, la BNP, par exemple, « n’a eu aucun mal à débourser les 9 milliards de dollars de l’amende » que lui ont infligée les États-Unis dernièrement. Au moins, souligne Luc Mathieu, « on peut être plus exigeant vis-à-vis d’entreprises financières que d’entreprises industrielles ». D’où le vif mécontentement du syndicaliste devant les premières mesures proposées par l’organisation patronale, l’Association française des banques (AFB). 

   L’AFB dit vouloir recruter entre 40 000 et 42 000 personnes, tous types de contrats confondus (CDI, CDD et autres formules précaires) sur trois ans. Soit 1 300 embauches supplémentaires par an par rapport à 2013, ce qui représente une dépense annuelle d’environ 35 millions d’euros. À comparer avec le 1,3 milliard d’euros « minimum » que devrait rapporter aux banques le pacte de responsabilité, observe le syndicaliste CFDT, qui « exhorte les dirigeants à des engagements dignes des enjeux ». Même frustration chez Régis Dos Santos, leader du syndicat SNB-CGC, qui a réalisé une étude sur les projets d’utilisation du CICE annoncés par les banques. Des informations fournies, il ressort que « l’essentiel, pour ne pas dire la totalité des utilisations annoncées du CICE, correspond à des projets, actions et dépenses déjà largement engagées » et « malheureusement pas à un surcroît d’investissement ». « Un pur effet d’aubaine. Ils encaissent tous le CICE et il n’y a strictement aucune contrepartie », résume Régis Dos Santos.

INDUSTRIES CHIMIQUES : L’EXEMPLE, SELON HOLLANDE

   « Effet d’aubaine », la formule revient chez des syndicalistes de la chimie. En juillet, deux syndicats, CFDT et CFTC, paraphaient le premier, et unique à ce jour, accord de branche sur le pacte de responsabilité, aussitôt salué comme un exemple par François Hollande. Au titre du pacte, les entreprises du secteur devraient toucher 300 millions d’euros en 2015. En contrepartie, l’Union patronale des industries chimiques (UIC) prétend vouloir recruter 47 000 personnes d’ici à 2017. Soit un peu plus de 15 000 par an. Soit… à peu près le rythme d’embauches dans le secteur ces dernières années, qui, au demeurant, ne compense pas les départs. La fédération CGT de la branche, qui avait demandé, sans succès, un engagement sur la création de 47 000 emplois net, dénonce « une supercherie ». « L’accord n’améliore rien et ne s’engage sur rien », insiste de son côté la fédération CGC.

MÉTALLURGIE : 4 MILLIARDS POUR « SAUVER » 30 000 POSTES

   Dans la métallurgie, première branche en termes d’effectifs, où viennent de s’engager des négociations, l’organisation patronale, l’UIMM, ne montre pas plus d’allant. « Elle en reste à des intentions. Chaque fois qu’on demande un engagement concret, on n’a rien », constate, après quelques réunions paritaires, Philippe Martinez, secrétaire général de la fédération CGT, la plus influente dans la branche. D’après une étude réalisée par un cabinet d’experts, le BIPE, les entreprises du secteur bénéficieront de quelque 4 milliards allègements de charges sociales et fiscales grâce au pacte, ce qui, assure l’UIMM, « devrait (leur) permettre de continuer à recruter à un niveau élevé (plus de 100 000 recrutements par an d’ici à 2025) ». « Bluff ! De la com ! », réplique le syndicaliste. 

   Les prévisions patronales concernant l’évolution des effectifs le confirment : de 1,3 million en 2013, ils tomberaient à 1 040 000 d’ici à 2025. Avec le pacte, la chute serait légèrement limitée, à 1 070 000. Autrement dit, trente mille postes seraient donc préservés grâce à la manne des 4 milliards. « Ça fait cher l’emploi ! » Seul point, relativement, positif, l’UIMM se propose d’augmenter le nombre de contrats d’alternance, à 46 000 d’ici à 2020 (au lieu de 38 000 actuellement)… Sans, toutefois, aller jusqu’à s’engager sur un taux d’embauches en CDI à la fin du contrat, précise Philippe Martinez. « Nous demandons que chaque somme versée soit affectée à des investissements précis. »

CHEZ AUCHAN, UN PACTE 
POUR FINANCER UN PSE ?

   Bien qu’il ne soit pas vraiment confronté à la concurrence internationale, le commerce est le deuxième plus gros bénéficiaire du CICE (avec 18,5 % de la créance totale, selon un rapport parlementaire, derrière l’industrie, qui en représente 19,9 %). Exemple : Auchan, propriété de la famille Mulliez, première fortune de France, qui a perçu 40 millions d’euros de CICE au titre de 2013 – 60 millions prévus au titre de 2014. Dans le même temps, le groupe a annoncé, début 2014, un plan social visant à supprimer 25 % de l’effectif cadres, soit 800 postes. Ainsi, s’insurge Guy Laplatine, délégué central CFDT, « c’est le contribuable qui va financer les gains de productivité. Alors qu’Auchan n’est pas en concurrence avec l’étranger ! Auchan explose même son chiffre d’affaires à l’international, où il ouvre deux nouveaux magasins par semaine ». 

   Auchan n’est pas un cas à part. Le cabinet d’expertise pour les comités d’entreprise Secafi a réalisé, pour la fédération CGT du commerce, une étude sur les six groupes de grandes surfaces à dominante alimentaire (Carrefour, Casino, Leclerc, Système U, Intermarché, Auchan). Elle révèle qu’ils ont perçu, au titre de 2013, 1,6 milliard d’euros d’aides publiques, dont 1,25 million d’exonérations de cotisations sur les bas salaires, et 355 millions de CICE. Or, ces mêmes géants de la distribution ont réalisé, entre 2011 et 2013, la bagatelle de 14 milliards de profits, dont ils ont redistribué près des deux tiers (9 milliards) à leurs actionnaires en dividendes…

LES GÉANTS DU CAC 40 NE LAISSENT PAS LEUR PART

   Ils réalisent des profits à milliards, mais les groupes du CAC 40 ne crachent pas sur le CICE. Total, par exemple, numéro un de l’indice, champion aussi des bénéfices (8,4 milliards d’euros en 2013), a reçu 20 millions d’euros de crédit d’impôt compétitivité. « C’est le coût de la rénovation du hall de la tour Total à la Défense », observe Éric Sellini, délégué CGT… Le laboratoire pharmaceutique Sanofi émarge, lui, au CICE à hauteur de 11,2 millions d’euros pour 2013 (auxquels il faut ajouter 125 millions de crédits d’impôt recherche), année pendant laquelle il a engrangé 3,7 milliards de profits, dont 70 % sont allés dans la poche des actionnaires. 

   Le directeur général, Chris Viehbacher, pour sa part, étant rémunéré à 8,6 millions d’euros en 2014, chiffre en hausse de 15 % sur 2013. À part cela, non, comme dit Manuel Valls, « le pacte, ce n’est pas un moyen d’augmenter les dividendes ou les plus hautes rémunérations »… Et la tendance ne semble pas s’inverser : d’après une étude récente, au deuxième trimestre 2014, les grands groupes ont distribué rien de moins que 40,7 milliards de dividendes, montant en hausse de 30 % par rapport à l’exercice précédent.

LA POSTE, CHAMPION DU CICE

   L’hypocrisie du discours gouvernemental éclate encore avec le cas de La Poste, première entreprise pour le montant du CICE reçu : 297 millions d’euros pour 2013. Ce qui a permis à l’entreprise publique d’améliorer sensiblement son résultat d’exploitation. Et, du coup, de verser davantage de dividendes à… l’État actionnaire (171 millions d’euros). Cela n’a pourtant pas empêché La Poste de saigner ses effectifs de 4 473 emplois l’an dernier. « Pour La Poste, commente Bernard Dupin, administrateur CGT, le CICE, c’est un CISE : crédit d’impôt suppression d’emplois. » Une illustration de plus – la liste pourrait être de beaucoup longue – de la nécessité de remettre à plat toute la politique dite d’aides aux entreprises.

   Voté fin 2012, entré en vigueur en janvier 2013, le CICE est calculé à partir de la masse des salaires de l’entreprise jusqu’à 2,5 Smic. Il représente une baisse du coût du travail de 4 % pour 2013 et de 6 % à partir de 2014. Il s’applique uniformément à toutes les entreprises payant l’impôt sur les sociétés, sans conditions. En 2014, il devrait représenter un coût budgétaire pour l’État de 6,5 milliards d’euros. En 2015, 10 milliards. Le dispositif devrait atteindre son rythme de croisière en 2019, il coûtera alors 20,1 milliards d’euros. Le CICE entre dans le pacte de responsabilité, qui se compose aussi de nouveaux allègements de cotisations sociales (en particulier une baisse de 1,8 point des cotisations patronales famille sur les salaires jusqu’à 3 fois et demie le Smic, applicable au 1er janvier 2016). 

   Au total, d’ici à 2017, le pacte s’élèvera à 41 milliards d’aides aux entreprises. Selon un rapport de l’Assemblée nationale, la répartition de la créance du CICE par branche fait apparaître au premier rang l’industrie (19,9 %), suivie du commerce (18,5 %), des services administratifs (11,9 %), des finances et assurances (7,8 %), de la construction (7,6 %). Le classement par taille indique que les grandes entreprises accaparent 35,2 % du CICE, devant les PME (31 %), ?les entreprises de taille intermédiaire (22,5 %).


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(Rare témoignage d'une goule venue de la mer)


coming back
(Fonte: m-o-n-o-l-i-t-h, via reikogeisha)

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Luc Desle

vendredi 24 octobre 2014

"L'Homme qui rit, en période de crise, enviait les femmes voilées qui pouvaient faire des grimaces sous leur accoutrement". Jacques Damboise in "Pensées contraignantes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NETTOIE CHAQUE JOUR TON CERVEAU
DES PENSÉES MORTIFÈRES)

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(Sauras-tu sortir intact de la tête
de Frankenstein, le néo-libéral?)



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Au deuxième temps de la valse…

Yann FIEVET

   (...) Depuis trente ans les gouvernements se suivent et se ressemblent. Ils se ressemblent mais chacun, tantôt par petites touches, tantôt par saccades, amplifie la marque de la trajectoire lancée à l’orée de l’ère néolibérale. A la fin du mois d’août dernier Valls 2 a succédé à Valls 1 qui n’a pas tenu deux saisons au calendrier grégorien. Valls 3 lui succèdera peut-être pour faire bonne mesure dans l’adaptation funeste de la Gauche française de gouvernement à l’air du temps. Si d’ordinaire la musique adoucit les mœurs, la partition jouée par Manuel Valls est destinée à les bousculer si ce n’est les mettre à la renverse. C’est l’air du mépris pour ce à quoi l’on a sincèrement cru hier, ce pour quoi l’on a vibré vraiment, ce que nos aïeux avaient arraché de haute lutte à « la loi d’airain du capitalisme ». 

   Le Premier Ministre déclare que le socialisme est une idée du 19ème siècle qui a réussi à survivre au cours du 20ème siècle mais va disparaitre au 21ème siècle. Il a prononcé cette sentence péremptoire avant d’être intronisé à Matignon. La valse ne faisait là que commencer. La suite ne saurait donc nous étonner.

   L’adaptation inavouée de la Gauche aux lois du capitalisme néolibéral ne date pas d’hier. On en fixe communément l’origine au tournant de la rigueur « négocié » en 1983 par Laurent Fabius. Certes le jeu de l’alternance politique a permis des pauses, voire de timides reprises en main à l’instar des trente-cinq heures, mais la trajectoire fatale des renoncements est durablement inscrite dans l’Histoire contemporaine. Il faut rendre justice à Manuel Valls : son discours est en accord avec sa pensée et les réformes qu’il entend mener. Avec lui, l’hypocrisie n’est pas de mise. Il « aime l’entreprise » et pas seulement devant le Medef. Il oublie que celle-ci, avant d’être une machine à investir , est une association d’hommes et de femmes au travail. Il prend tous les chômeurs inscrits à « Pôle emploi » pour des fainéants en puissance qu’il serait bon de contrôler sévèrement. Puisque les principaux dogmes du néolibéralisme sont d’ordre financier il nomme à Bercy un ancien jeune banquier d’affaires. 

   Il va poursuivre – et sans doute intensifier – la traque des rigidités « économiques et sociales qui entravent « la bonne marche des marchés » et des affaires, à commencer par celles qui pèsent sur le marché de l’emploi et sur le monde du travail. Ses oreilles sont particulièrement attentives aux propositions innovantes du patronat qui le plus souvent ne sont rien d’autres que la suppression de ce que l’on avait autrefois nommé conquêtes sociales. Il en va ainsi de la remise en cause des « seuils sociaux ». Le Medef jubile et aurait bien tort de ne pas surenchérir. Puisque désormais on rase gratis, réclamons la généralisation de l’ouverture des commerces le soir et le dimanche, la création d’un salaire inférieur au SMIC, la fin des « trente-cinq heures » , etc. Tout ceci fait déjà peine à voir mais nous ne sommes pourtant pas au bout de nos peines!

   Au deuxième temps de la valse on pousse la sincérité jusqu’à appeler un chat un chat et à ne plus prendre de gants. Ainsi, face aux ouvrières de quelque entreprise agro-alimentaire bretonne qui sont allées peu à l’école. Au lieu de les en plaindre – ou à tout le moins de les comprendre - comme le faisait autrefois l’homme de gauche, il est aujourd’hui grand temps de se rendre à l’évidence : à l’heure de « l’efficience optimale » de la production ces femmes sont inemployables. Le jeune banquier de Bercy aurait pu se contenter de dire cela, après tout d’autres ministres de gauche se sont servis de ce vocable gestionnaire avant lui, toute honte vue. Mais, il lui fallut ajouter de surcroît son mépris, par médias de « masse » interposés, en proclamant que certaines de ces femmes sont illettrées. Elles le sont, en effet. Et, bien sûr, elles le savent. 

   Doivent-elles l’entendre dire par un ministre de la République à la France entière. Le mépris fut à son comble lorsque nombre de journaux prirent la défense du ministre indélicat qui selon eux n’avait rien fait d’autres que d’affirmer une triste réalité. Au travers de ces ouvrières de Bretagne ce sont évidemment des pans entiers de la population active française que l’on incrimine. Tous ces inadaptés font prendre du retard au pays, empêchent son alignement nécessaire aux règles de la « mondialisation heureuse ». Ils vont devoir rapidement faire les efforts souhaités pour se mettre au bon niveau. Ou sinon… Des discours de père fouettard, voilà à quoi l’on est réduit quand la plupart des principes moraux de la gauche ont été lâchement mis à bas. Affligeante décrépitude !

   Nos gouvernants – qui, tous comptes faits, gouvernent bien peu – aiment donc les entreprises. Leur aveuglant amour leur fait du coup oublier de se poser la bonne question : les entreprises aiment-elles les hommes et les femmes qui travaillent en leur sein ? L’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau a fermé ses portes l’an dernier. A ce jour, seulement 10% de ses anciens salariés ont retrouvé un emploi. L’effectif ne comprenait que 40% de femmes et les « illettrés » des deux sexes y étaient en fait peu nombreux. Tous souhaitent travailler pour peu qu’un emploi leur soit offert. 

   Nous constatons là que M. Macron n’est pas seulement méprisant à leur égard : il est pitoyablement ignorant des réalités économiques et sociales de notre pays. A ce niveau-là il est permis de plaider l’incompétence. Ses excuses formulées a posteriori n’y changent rien. Un fossé s’est lentement creusé entre la classe politique supérieure et l’humaine substance de la société civile au point d’être devenu infranchissable. Ne transformons pas le fossé en gouffre engloutissant les derniers vestiges de l’idéal socialiste honni. Sur leurs cendres naitrait une société à la face vraiment hideuse.


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"Bonjour, les n'enfants z'électeurs!
Voici, rien que pour vous, une tarte
périmée, économies obligent..."



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Luc Desle

samedi 11 octobre 2014

"Il tirait le Diable par la queue, ce Dernier en faisait de même avec lui". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE SOIS PAS LE TERRORISTE 
DE TES NUITS)

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(La dispute du matin rendit le magicien
beaucoup moins performant, ce dont
se rendit compte son épouse qui chût
 fort inopportunément sur le sol dallé)



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"Rebelle clément?
Terroriste modéré?
Tueur gentil?
Politicien honnête?
Grgggllllargh!!!"


(Source: robotkid)

Hervé Gourdel entre les mains
du rebelle modéré et (du) terroriste clément

Omar CHAALAL
   (...) Je commence ce débat par la belle phrase d’Hervé Gourdel « Pourquoi chercher ailleurs alors que l’ailleurs des autres, c’est ici même ». Cette phrase donne une idée de la personnalité de cet homme. Dommage ! C’est ailleurs qu’il s’est éteint.

   Son assassinat est une énigme qui a plusieurs interprétations. Un citoyen de Tizi Ouzou exprime sa tristesse « Je suis meurtri par l’exécution d’un ressortissant français alors que nous sommes une terre d’accueil où les gens sont ouverts et tolérants. Cet acte barbare nous replonge dans l’horreur des années quatre-vingt-dix ». En France, les Verts ont rendu hommage à cet homme dans le respect et la dignité « Gardons-nous des réactions guidées par la haine ou par la peur, que les terroristes recherchent à travers leurs actes cruels. La France, l’Europe et la communauté internationale doivent tout mettre en œuvre pour neutraliser ces groupes et retrouver une stabilité durable au Moyen Orient et en Afrique ».

   Par contre, certaines personnalités politiques ont utilisé l’assassinat d’Hervé Gourdel pour faire surface dans une eau troublée de sang et retourner dans le décor politique macabre. Les opportunistes de la politique de guerre tel monsieur Sarkozy, le fouteur de pagaille en Lybie, ont saisi cette occasion barbare pour renaitre dans le sang d’un innocent nommé Hervé Gourdel. Le député socialiste Yann Galut dénonce les opportunistes sur Twitter « La récupération politicienne de l’assassinat d’Hervé Gourdel par Nicolas Sarkozy, qui l’a en plus fait savoir à la presse est indigne. Yann Galut reproche à Nicolas Sarkozy ou à ses conseillers en communication d’avoir fait fuiter cette information pour qu’elle puisse être rapportée par Europe1 » L’audace politique d’Yann Galut dévoile l’ambition et la prétention de la politique barbare.

   L’assassinat d’Hervé Gourdel nous donne une image sombre de ce qui se déroule dans le monde et au Moyen Orient en particulier. Les choses au Moyen Orient sont très compliquées. Elles sont gouvernées par l’unique règle des renseignements « Ceux qui savent ne parlent pas et ceux qui parlent ne savent pas ».

   David McCandless est l’auteur du site « Information is beautiful ». Voici comment il voit le Moyen Orient « Pas facile d’y voir clair au Moyen-Orient. A moins d’être un spécialiste de la région, il est complexe de saisir les relations entre les Etats, les différentes organisations et groupes djihadistes, ainsi que les affiliations liées à la confession religieuse, chiite ou sunnite ». Dans le même sens, Kaïd Ahmed disait presque la même chose dans un discours à la place des Martyrs devant une foule d’algériens après sa visite au Moyen Orient, quelques mois après la guerre des six jours en 1967 « Après ma tournée au Moyen Orient, j’ai constaté que tout le monde driblait comme Lalmas, la vedette du CRB. Je n’ai rien compris. J’ai constaté que les gens de là-bas ne voient pas les choses comme nous les voyons ici. Chacun a sa manière de définir l’ennemi. Nous avons perdu trop de temps en essayant de concevoir la vérité chez eux ». Dans ce discours, Kaïd Ahmed avait la témérité politique de dire aux algériens la pure réalité.
   
   Pour mieux comprendre ce qui se passe au Moyen Orient, je commence mon analyse avec les paroles de Dominique de Villepin : « La coalition formée par Obama, s’engageant vers une troisième guerre d’Irak, est une décision absurde et dangereuse. On se précipite sous le coup de l’émotion et sous la pression de la politique intérieure. On voit la situation politique de la France et on peut s’inquiéter de voir un président s’engager dans cette affaire avec la crise intérieure. Il serait temps que les pays occidentaux tirent les leçons de l’expérience. Depuis l’Afghanistan, nous avons multiplié les interventions militaires, pour quel résultat ? Il y avait en 2001 un foyer de terrorisme central. Aujourd’hui nous une quinzaine. L’État islamique, ISIS, c’est l’enfant monstrueux de l’inconstance et de l’arrogance de la politique occidentale… »

   Pour vérifier la sincérité dans les paroles de Dominique de Villepin, je me réfère aux paroles du général Wesley Clark. L’ex-commandeur suprême de l’OTAN, le général Wesley Clark, a bien dit en 2007, lors d’une interview télévisée, que la décision de faire la guerre à la Syrie a été prise par le président George W. Bush et ses faucons deux semaines après les attentats de New York et Washington. Le plan de guerre a été débattu lors de la réunion à Camp David, le 15 septembre 2001. Dans ce même lieu on a parlé d’intervenir militairement simultanément en Libye et en Syrie pour montrer l’aptitude d’action et la force militaire étasunienne.

   Dix ans après les attentats de New York et Washington une autre réunion s’est tenue au Caire en février 2011. La réunion était présidée par John McCain. Bernard-Henry Lévy était parmi les délégués français présents dans ce rassemblement. La réunion a donné le signal des opérations secrètes pour commencer les manifestations du printemps arabe à la fois en Libye et en Syrie (le 15 février à Benghazi et le 17 à Damas). Dans cette réunion, des personnalités libyennes comme Mahmoud Jibril (alors numéro 2 du gouvernement de la Jamahiriya) et des personnalités syriennes comme Malik al-Abdeh et Ammar Qurabi se tenaient autour d’une table avec John McCain, Joe Lieberman et Bernard-Henry Lévy. Bernard Henri Levy n’a jamais caché ses intentions expliquant que « Le Printemps Arabe est bon pour Israël ».

   Les artisans du printemps arabe ont décidé de réorganiser le monde arabe. Bernard-Henry Lévy et le sénateur sont au cœur de cette stratégie. Ils ont réussi à déstabiliser le monde arabe. Tous les indices démontrent que la réunion du Caire a lancé le « printemps arabe » en Libye et en Syrie. C’est dans ce rassemblement noir que l’extrait de naissance de l’enfant monstrueux ISIS est enregistré.

   Chez nos frères égyptiens, ISIS est une reine mythique et une déesse en même temps. Cette déesse est funéraire, rusée, magicienne et épouse exemplaire. Elle revivifie Osiris, son bien aimé, après son assassinat. En Egypte, les frères musulmans pensent que des lettres d’ISIS forment dans une combinaison bizarre le mot SISSI. Même produit sous un nom lui ressemblant. Ils croient qu’ISIS a entouré le corps de son époux assassiné par de bandes pour en faire une momie. Tout le monde témoigne que Morsi a ramené Sissi. Comme ISIS, Sissi veut faire de Morsi une momie politique pour la revivifier au moment opportun. Et le « momiage » politique est connu en Egypte.

   Pour les Étasuniens, le nom du monstre ISIS est fabriqué de toute pièce en groupant la première lettre des mots composant the la suite des mots « Islamic State of Iraq and al-Sham ». Le produit ISIS est une marque américaine. Hillary Clinton confirme que l’État Islamique de l’Iraq et du Levant DAECH ou ISIS a été créé par l’administration étasunienne ! Elle veut dire « Une propriété du gouvernement américain ». Les djihadistes de l’Etat Islamique sont équipés d’armes militaires étasuniennes. Ils utilisent des armes militaires étasuniennes destinées aux rebelles modérés en Syrie. 

   L’expression « le rebelle modéré » est vague. Elle est synonyme de l’expression « le terroriste clément » ! Clément est un prénom français. Il n’a rien avoir avec la clémence de Dieu. Ce terroriste est mentionné dans les paroles de la chanson de Michel Fugain « Un certain Clément Jean Baptiste. Qui habitait rue Saint-Vincent. Voulant écrire un compliment. Trempa sa plume dans le sang. Qu’elles étaient rouges les cerises. Que nous chantait Monsieur Clément » [Jean-Baptiste Clément, chansonnier communard, auteur du “ Temps des cerises ” et de … “ Dansons la capucine ”, LGS].

   Comme monsieur Clément, les Étasuniens ont toujours qualifié l’Émirat islamique ISIS de « combattants de la liberté » en Syrie avant d’inventer la résistance modérée. Le même scenario se répète. Ils ont inventé al-Qaida en Afghanistan. Une fois sa mission terminée, ils l’ont remplacé par ISIS. Les groupes terroristes sont comme les produits consommables. Ils changent d’emballage pour être mieux vendus. Chez nous, ISIS a remplacé OMO. Même produit dans un emballage diffèrent et sous un autre nom. Quel que soit leur usage, les terroristes procèdent aux mêmes abus : viols, tortures, décapitations, crucifixions.

   Pour les algériens de la rue ISIS est un nettoyant. Ce détergent est souvent utilisé pour laver le linge sale des politiciens qui mènent le monde vers le désordre et le chaos. Chacun de nous a lu la publicité : ISIS lave avec la force des vagues. Après l’assassinat du guide de haute montagne, d’Hervé Gourdel, nous remorquons qu’ISIS ne lave plus avec la force des vagues. Il utilise le couteau et les balles comme monsieur Clément. L’acte de Clément est barbare, monstrueux, lâche, ignoble et inhumain. Tous les Algériens le condamnent.

   L’histoire de monsieur Clément n’est pas une imagination. Je rappelle aux Algériens, qu’en mai 2013, le sénateur John McCain se rendait illégalement près d’Idleb en Syrie, via la Turquie, pour y rencontrer des leaders de l’« opposition armée ». Son voyage n’était rendu public qu’à son retour à Washington. Le sénateur McCain a rencontré le proclamé Khalifa, Abou Bakr Al Baghdadi. Le hasard a voulu que les ravisseurs d’Hervé Gourdel aient cité l’ami de McCain, après leur acte criminel. Il faut avoir le courage politique de dénoncer les coupables. John McCain, Joe Lieberman et Bernard-Henry Lévy sont indirectement impliqués dans la mort d’Hervé Gourdel. Ils sont responsables de son assassinat.

   En conclusion : La stabilité chez nous crée un grand malaise au pays des marchands de stupéfiants où vit monsieur Clément. On se souvient d’Alain Juppé accompagné de Bernard-Henri Lévy et d’un certain Clément à l’hôpital de Tripoli. Je rappelle encore une fois aux algériens les paroles idiotes de l’écrivain français Pascal Bruckner, un cousin de Clément : « L’intervention de l’OTAN en Lybie a été très bien menée et a été exemplaire. Il n’y a pas eu d’intervention terrestre, on a permis aux Libyens de se débarrasser de leur dictateur. Qu’ils s’entretuent aujourd’hui, c’est malheureux mais ce n’est plus de notre ressort ». En plus clair, ces idiots intellectuels veulent que les arabes s’entretuent. Autrefois tout semblait ne pas les concerner, aujourd’hui c’est le chaos.

   Soyons vigilants ! Nos soi-disant amis veulent nous draguer vers le chaos. Nous devons serrer nos rangs et s’aligner derrière notre armée. Fini les querelles politiques internes. Unissons-nous pour relever les défis de ce siècle. Les actes terroristes de tignetourine et l’assassinat d’Hervé Gourdel sont les empreintes des malfaiteurs qui prennent monsieur Clément pour un clément.


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(Pour ne pas voir l'horreur du Monde
elle mettait un mouchoir sur les yeux,
cette naïve aveugle)


hermosanikita: Silvia Idili

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Luc Desle

mardi 13 mai 2014

"Pendant la nuit, sa mauvaise conscience tapotait aux portes de ses rêves". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(QUE LA BRISE DISPERSE
TES MAUVAISES PENSÉES)

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"Allo? Entreprise Bâtiquick?

C'est pour signaler une malfaçon..."



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"Par Crom, j'approuve la vision de la femme
qu'on trouve dans Games of Thrones"



Pourquoi j'ai laissé tomber 
Game of Thrones

DANIELLE HENDERSO
THE GUARDIAN

   (...) En 2013, dans le dernier épisode de la troisième saison de Game of Thrones, Daenerys Targaryen – la mère des dragons – attend devant les murailles de Yunkai les esclaves qu’elle vient de libérer, dans l’espoir qu’ils rejoignent son armée en tant qu’hommes libres. Daenerys, la reine blonde platine autrefois vendue aux Dothrakis par son frère, se déplace parmi tous ces bras hâlés tendus vers elle. La foule scande "mhysa" ("mère" dans la langue de ce peuple) et la transporte à mesure que la caméra recule pour montrer qu’elle flotte au milieu de cet océan humain, comme la planète la plus brillante d’une sombre constellation.

   Je me suis alors tournée vers mon mari : "personne chez HBO ne se souvient de ce à quoi ressemblait l’esclavage, visiblement ?"  C’est à ce moment que j’ai décidé d'arrêter. (...)

   (...) J’ai bien conscience que Game of Thrones est une série télévisée, une œuvre de fiction. Mais après y s'être consacrés pendant trois saisons, les créateurs ne me semblent plus à même de proposer une mise à distance permettant de réconcilier l’action et les intentions. Quelle débauche de misogynie et de racisme sommes-nous censés encaisser au nom du divertissement ? Et que devons-nous penser du fait que ces systèmes d'oppression ne sont plus seulement inventés par l’auteur, mais aussi encouragés par les cadres d’une chaîne télévisée qui cherchent à renforcer la portée dramatique de l'histoire ?

   C’est étrange d’abandonner une série après y avoir consacré autant de temps. J’ai également décidé de ne pas regarder la dernière saison de Mad Men, car j’ai depuis longtemps perdu tout intérêt pour la misogynie et la malveillance que le personnage principal, Don Draper, sème partout sur son passage. Certes, il est le produit de son époque, mais je n’ai pas pour autant envie de subir chaque semaine le dénigrement qu’il inflige à ses épouses et sa propension à taper du pied, persuadé d’être un magnat des affaires, un maître de l’univers.

   Je suis excédée par cette technique narrative qui fait systématiquement triompher les hommes au détriment des femmes. C’est non seulement ennuyeux, mais aussi un peu trop proche de la réalité à laquelle je suis confrontée en tant que femme et personne de couleur. Je ne peux pas cautionner ces séries et faire abstraction de ce qu'elles véhiculent alors que le monde de la télévision demeure inaccessible aux personnes issues de minorités, et qu'il refuse de traiter les thèmes qui les touchent. Il ne s'agit pas de priver tous les bons scénarios d'aspects polémiques ou de les rendre parfaitement équitables et justes. Juste de s'assurer qu'une série ne repose pas entièrement sur une trame profondément violente et misogyne.

   Depuis le départ, Game of Thrones est d'un tel niveau de sexisme que cela me détourne de l’histoire. Pour chaque femme qui accède à l'autorité, cinq autres sont dénigrées. Et parmi celles qui s'emparent du pouvoir, soit elles ont au préalable subi une humiliation physique et psychologique (comme Daenerys), soit elles sont froidement détachées de la réalité (comme Cersei). Les fans s’empressent de défendre le sexisme dans les livres, mais depuis quelque temps, les choix artistiques de la série télévisée s’éloignent s'éloignent des œuvres de George R. R. Martin, au point que tout le monde commence à se poser des questions. (...)

   (...) Dans le troisième épisode de la saison 4, "Breaker of Chains" [Briseuse de chaînes], il ne fait aucun doute que Jaime viole Cersei près du cercueil de leur défunt fils. Les fans des livres ont immédiatement remarqué la différence de ton : ils ont fait valoir que cette scène était plus nuancée sur le papier, où il apparait clairement que Cersei veut faire l’amour avec son frère, après une brève hésitation. Cette scène a déclenché un tel tollé que l’auteur, George R. R. Martin, a publié un communiqué expliquant que la dynamique était différente dans la série et que si ce moment se voulait perturbant, il n’était pas censé l’être pour "de mauvaises raisons".

   Dans le quatrième épisode, "Oathkeeper” [Féale], les responsables de la série se sont une nouvelle fois affranchis du texte d’origine - et ce de façon de plus en plus dérangeante - avec le viol des filles de Craster par les insurgés de la Garde de nuit.

   J’avais abandonné la série, mais j’ai néanmoins décidé de regarder les deux derniers épisodes pour mettre ces violences sexuelles en contexte et me faire une opinion. Dans sa chronique du 24 avril [sur le site duGuardian], Jessica Valenti aborde les mots que l'on utilise pour désigner un viol et le danger qu’il y a à ne pas appeler les choses par leur nom. Elle reproche ainsi à Alex Graves, l'un des réalisateurs de Game of Thrones, d’avoir affirmé que le rapport sexuel entre Jaime et Cersei était consentant. Dans ce cas, ses choix artistiques reflètent un déni trop fréquent de la violence qu’implique le viol.

   Enchaîner deux épisodes avec des scènes d'abus sexuels crée un climat de méfiance qui a des conséquences notables sur le déroulement de l’histoire et la volonté de certains téléspectateurs - comme moi - de poursuivre l’aventure. Si nous ne pouvons plus compter sur les responsables de la série pour rester fidèles à l’esprit de l’histoire, que nous reste-t-il ? (...)


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"Non je n'ai pas une tête de hérisson!
Bien sûr que NON!!!"


Max Linder


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Benoît Barvin

lundi 21 juin 2010

"Je me fais plus d'injure en mentant que je n'en fais à celui à qui je mens" Montaigne. evene.fr


"La trahison est la seconde nature des femmes "

Paul Léautaud  extrait de "Amour"




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"Un couple, c'est fait de trahisons multiples.  
Mais un homme ou une femme seuls aussi"

Jacques Dutronc.

"Bisous-bisou, Fraulein Merkell.
- Mais bas afec la lanke! Arr, cés Français!! Dous des gochons!"

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"C'est de la confiance que naît la trahison."

 Proverbe arabe.
 
 

"Faites-moi confiance... Fai-tes-moi-con-fi-an-ce..."

(c) Walt Disney

"Oui... M'sieur le sinistre... le binistre... Oui... Confiannnceee... Ouah! 
Super mantra m'sieur le ninistre... Encore, encore!!"


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Chanson Le Livre de la jungle Aie confiance


[Kaa]
Aie confiance
Crois en moi
Que je puisse
Veiller sur toi ...

[Kaa]
- Attention, on va descendre

[Kaa]
Fais un somme
Sans méfiance
Je suis là
Aie confiance

[Kaa]
Le silence propice te berce
Souris et sois complice
Laisse tes sens glisser vers ces délices tentatrices

[Kaa]
- Tu dors petit ?

[Mowgli]
- Oui !

[Kaa]
Aie confiance
Oui, crois en moi
Que je puisse
Veiller sur toi


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"Une certaine qualité de gentillese
est toujours signe de trahison"

François Mauriac 
Yoann Gourcuff

(Trahison envers la c..., la stupidité, la crapulerie et autres "qualités" d'aujourd'hui. Plus qu'hier (?) et bien moins que demain (?) )

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"La trahison ne réussit jamais, car, lorsqu'elle réussit,  
on lui donne un autre nom."

Proverbe américain





(Ministre ou secrétaire d'état, peut-être...)

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 L'ego selon le bouddhisme 

   Le bouddhisme perçoit l'ego comme une construction mentale ne correspondant à aucune réalité tangible. Il s'interroge ainsi : Où l'ego peut-il être situé ? Dans les bras, dans les jambes ? L'objectif serait de réaliser qu'il n'est ni dans le corps ni dans l'esprit. Cette voie consiste, entre autres, à libérer l'être humain de cette perception qui le place au centre de tout, et surtout, de le libérer de la souffrance, qui a pour cause notamment la croyance à l'existence du moi. Voir le concept de non-soi.
L'ego amène à des sentiments dépréciatifs, notamment de l'autre, que le terme ci-dessous traduit bien:
 
Racaille, non féminin.
Sens: Groupe de population jugée méprisable. Synonyme: canaille.








   Le premier terme "ego" semble s'appliquer au groupe vu ci-dessus. Certainement pas dans son ensemble, du moins je le suppose. Le second terme, "racaille", n'a évidemment que de très lointains rapports avec certains de ses membres multimillionnaires...

   Quant au troisième terme, peut-être englobe-t-il, lui, toutes ces personnalités:
    L'égoïsme est un trait de caractère, l'attitude d'une personne dont les actions ou les idées sont uniquement orientées par ses propres intérêts, sans prendre en compte les nécessités d'autrui.

Luc Desle