Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 13 novembre 2014

"Il vendait des tocards ou des autocars, je ne me souviens plus bien". Jacques Damboise in "Pensée de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TA SOIF DE SAGESSE
N’ÉGALE PAS CELLE DU MAÎTRE)

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(L'Ogre aimait tâter la douceur de sa nourriture)


Salvatore Postiglione ”Christening Day”

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"Hum... Mon séant approuve.
Il est où le champ'?"



BHL 
l’ami des « démocrates » islamistes


   (...) Pendant longtemps Bernard-Henri Lévy n’a été que ridicule. Avec parfois une pointe d’odieux dans la série de ses mensonges, dans sa vie inventée et mise en scène façon série B. Un seul exemple pris dans la pile, quand il affirmait avoir livré des postes de radio au commandant Massoud en 1982. Mais la vie est comme la littérature, il lui faut bien des imposteurs ; leur existence gratifie les hommes courageux et discrets. Depuis qu’il a quitté le seul ridicule pour devenir complice des bombardiers, il a cessé de nous amuser. C’est ce qu’ont compris les tunisiens de la « société civile » qui, vendredi 31 octobre, ont réservé à ce pitre portant la faux une standing ovation. Aux cris de « BHL dégage ! ». Reprenant ainsi les mots utilisés pour chasser Ben Ali. Dehors le clown effrayant.

   Prié par le pouvoir, après une nuit passée à « La Résidence », le palace de Tunis, de rentrer au plus vite en France, le vieux philosophe la queue entre les jambes, s’est quand même gentiment assis dans un jet pour filer. A Paris, où ses points de chute médiatiques sont aussi nombreux que les relais de poste à l’époque des diligences, les affidés de BHL se sont mis au travail. Leur ordre de mission, leur story telling : donner son vrai sens à l’expulsion du génie du Flore.

   C’est Liliane Lazar qui, depuis sa chaire (bien faible) de « professeur à Hofstra Univesity », USA, ouvre le premier barrage de contre-artillerie. C’est bien normal, depuis Long Island Liliane voit tout, sait tout de ce qui se passe en Tunisie. Ses mots sur le voyage de BHL sont donc du béton : l’ami de Nicolas Sarkozy ne s’est rendu au pays du jasmin que pour discuter, sur un mode fitzgéraldien, avec quelques amis dans le hall d’un palace et dans la fumée des cigares. Des amis libyens. Exploits, tant l’espèce est introuvable, des démocrates pas du tout islamistes.

   Pauvre Liliane qui, comme souvent quand les serviteurs veulent trop bien faire, se prend les pieds dans le tapis. Ainsi, en légende d’une photo où l’on voit le romanquêteur entouré de ses gens, la professeure nomme l’un des convives comme étant « Djebel Nefousa ». Éclat de rire général : « Monsieur Djebel Nefousa » n’existe pas, il s’agit du nom d’un haut plateau libyen proche de la frontière tunisienne où, aux côtés de conseillers qataris et français, les islamistes rebelles à Kadhafi ont préparé leur raid vers Tripoli. Avec à leur tête le si charmant et démocrate Abdel Hakim Belhadj, le prince du djihad et agent de Doha. C’est aujourd’hui ce grand maître barbu qui règne sur Tripoli. Liliane confond un homme et une montagne… ce qui devrait la pousser bientôt à s’intéresser plus aux voyages de Gulliver qu’à ceux de BHL.

   Dans la brigade de défense de l’homme de Dombasle, qui ne manque pas de bras, après Liliane, le pompon revient à Jérôme Béglé. C’est un courtisan mondain et ne sachant pas écrire, qui a fini par trouver une écuelle au Point. Bien entendu, Jérôme pratique l’art où il excelle, servir la soupe. Même dans ses questions, aussi vides qu’un théâtre où se joue du BHL, on remarque le style du maître. Là notre phare de la nouvelle philo, mais aussi journaliste donc attaché à la vérité, décrit la petite foule qui l’attend à l’aéroport : « Quelques dizaines d’islamistes ou, peut être, d’exilés kadhafistes »… Voilà, crier « BHL dégage ! » est une offense à trois coups, c’est être islamiste, antisémite et aimer les dictateurs. Ceux qui faisaient le pied de grue en attente du génie sortant de l’Airbus, et que nous connaissons comme des tunisiens laïcs, des citoyens de la société civile, vont apprécier l’injure.

   Dans l’Express où BHL a aussi son rond de serviette, on tend les sels afin que notre intellectuel multi spires reprenne connaissance. Mieux que lui prenant la plume, c’est son Sancho Pansa, Gilles Herzog, qui signe le compliment. Divergence avec le patron, le bon Gilles nous dit que les amis libyens, ceux qu’il fallait rencontrer, « habitaient sur place ou venaient de Tripoli », alors que BHL dans son envolée digne d’une carte IGN nous dit que ces démocrates venaient aussi de « Benghazi, des villes du djebel Nefousa (sic), Misrata, Zaouia »…Faudrait savoir ! djebel or not djebel ? Heureusement pour l’intérêt du romanquête, Herzog nous livre un détail avec du sang : à son hôtel, BHL a été agressé par un homme… C’est bien connu, le palace de Tunis est un nid de supporters du Califat. Herzog ne peut imaginer que ce type en colère suit chaque jour le film d’horreur de ses voisin, du technicolor enclenché par BHL en 2011 à Tripoli : « Apocalypse Now ».

   Mais attardons nous un peu sur l’excellent Waheed Burshan, l’un des aimables humanistes avec lesquels BHL s’est entretenu à l’hôtel « La Résidence ». Là, une petite leçon est nécessaire. Souvenez-vous d’un certain Ahmed Chalabi présenté en 2003 par les Américains comme l’homme providentiel qui devait remplacer Saddam Hussein… A l’usage il s’est révélé que ce démocrate était à la fois un voleur et un agent double allant rendre compte à Téhéran. Waheed Bershan, outre, détail important, qu’il n’est pas délinquant, a joué le rôle de Chalabi en Libye. Pour le Département d’État ce libyen exilé à Chicago était un fer au feu. Un joker sans cesse réchauffé par la CIA et le Qatar afin qu’il se tienne prêt à faire bonne figure, « au cas ou », pour devenir le cadre du nouvel État.

   Et, pour la révolution libyenne, Bershan a mouillé son maillot, jusque sur le plateau de Nafousa où, assis dans le fourgon du Qatar piloté par Belhadj, il a rencontré BHL le libérateur, le Sandino, la Marti, le Guevara de la Libye. Notre ami Waheed méritait bien de faire parti du Comité National de Transition, la crème de la crème. Puis, sagement, tout en gardant un œil sur le réchaud libyen, et l’autre sur les envolées de BHL, Burshan a occupé son temps à défendre les intérêts d’entreprises qataries. Ce qui est plus sage. Nourri de la philosophie des Frères Musulmans, le saint homme dont la fille et la femme vivent sous le voile, peut attendre son heure.

   En réalité une réunion politique autour de la « réunification des partis libyens » devait bien se tenir à Hammamet. On attendait là d’autres philosophes, ceux d’Ennadha bien sûr, mais aussi ce cher Belhadj que BHL a croisé sans le voir dans la fureur de Nefousa. On ignorait que, fauteur de guerre, Lévy avait aussi la qualité d’un imam capable de rassembler la Oumma, la communauté des croyants.


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"Bon, OK... Ça demande encore à être travaillé mais..."



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Benoît Barvin

samedi 11 octobre 2014

"Il tirait le Diable par la queue, ce Dernier en faisait de même avec lui". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE SOIS PAS LE TERRORISTE 
DE TES NUITS)

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(La dispute du matin rendit le magicien
beaucoup moins performant, ce dont
se rendit compte son épouse qui chût
 fort inopportunément sur le sol dallé)



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"Rebelle clément?
Terroriste modéré?
Tueur gentil?
Politicien honnête?
Grgggllllargh!!!"


(Source: robotkid)

Hervé Gourdel entre les mains
du rebelle modéré et (du) terroriste clément

Omar CHAALAL
   (...) Je commence ce débat par la belle phrase d’Hervé Gourdel « Pourquoi chercher ailleurs alors que l’ailleurs des autres, c’est ici même ». Cette phrase donne une idée de la personnalité de cet homme. Dommage ! C’est ailleurs qu’il s’est éteint.

   Son assassinat est une énigme qui a plusieurs interprétations. Un citoyen de Tizi Ouzou exprime sa tristesse « Je suis meurtri par l’exécution d’un ressortissant français alors que nous sommes une terre d’accueil où les gens sont ouverts et tolérants. Cet acte barbare nous replonge dans l’horreur des années quatre-vingt-dix ». En France, les Verts ont rendu hommage à cet homme dans le respect et la dignité « Gardons-nous des réactions guidées par la haine ou par la peur, que les terroristes recherchent à travers leurs actes cruels. La France, l’Europe et la communauté internationale doivent tout mettre en œuvre pour neutraliser ces groupes et retrouver une stabilité durable au Moyen Orient et en Afrique ».

   Par contre, certaines personnalités politiques ont utilisé l’assassinat d’Hervé Gourdel pour faire surface dans une eau troublée de sang et retourner dans le décor politique macabre. Les opportunistes de la politique de guerre tel monsieur Sarkozy, le fouteur de pagaille en Lybie, ont saisi cette occasion barbare pour renaitre dans le sang d’un innocent nommé Hervé Gourdel. Le député socialiste Yann Galut dénonce les opportunistes sur Twitter « La récupération politicienne de l’assassinat d’Hervé Gourdel par Nicolas Sarkozy, qui l’a en plus fait savoir à la presse est indigne. Yann Galut reproche à Nicolas Sarkozy ou à ses conseillers en communication d’avoir fait fuiter cette information pour qu’elle puisse être rapportée par Europe1 » L’audace politique d’Yann Galut dévoile l’ambition et la prétention de la politique barbare.

   L’assassinat d’Hervé Gourdel nous donne une image sombre de ce qui se déroule dans le monde et au Moyen Orient en particulier. Les choses au Moyen Orient sont très compliquées. Elles sont gouvernées par l’unique règle des renseignements « Ceux qui savent ne parlent pas et ceux qui parlent ne savent pas ».

   David McCandless est l’auteur du site « Information is beautiful ». Voici comment il voit le Moyen Orient « Pas facile d’y voir clair au Moyen-Orient. A moins d’être un spécialiste de la région, il est complexe de saisir les relations entre les Etats, les différentes organisations et groupes djihadistes, ainsi que les affiliations liées à la confession religieuse, chiite ou sunnite ». Dans le même sens, Kaïd Ahmed disait presque la même chose dans un discours à la place des Martyrs devant une foule d’algériens après sa visite au Moyen Orient, quelques mois après la guerre des six jours en 1967 « Après ma tournée au Moyen Orient, j’ai constaté que tout le monde driblait comme Lalmas, la vedette du CRB. Je n’ai rien compris. J’ai constaté que les gens de là-bas ne voient pas les choses comme nous les voyons ici. Chacun a sa manière de définir l’ennemi. Nous avons perdu trop de temps en essayant de concevoir la vérité chez eux ». Dans ce discours, Kaïd Ahmed avait la témérité politique de dire aux algériens la pure réalité.
   
   Pour mieux comprendre ce qui se passe au Moyen Orient, je commence mon analyse avec les paroles de Dominique de Villepin : « La coalition formée par Obama, s’engageant vers une troisième guerre d’Irak, est une décision absurde et dangereuse. On se précipite sous le coup de l’émotion et sous la pression de la politique intérieure. On voit la situation politique de la France et on peut s’inquiéter de voir un président s’engager dans cette affaire avec la crise intérieure. Il serait temps que les pays occidentaux tirent les leçons de l’expérience. Depuis l’Afghanistan, nous avons multiplié les interventions militaires, pour quel résultat ? Il y avait en 2001 un foyer de terrorisme central. Aujourd’hui nous une quinzaine. L’État islamique, ISIS, c’est l’enfant monstrueux de l’inconstance et de l’arrogance de la politique occidentale… »

   Pour vérifier la sincérité dans les paroles de Dominique de Villepin, je me réfère aux paroles du général Wesley Clark. L’ex-commandeur suprême de l’OTAN, le général Wesley Clark, a bien dit en 2007, lors d’une interview télévisée, que la décision de faire la guerre à la Syrie a été prise par le président George W. Bush et ses faucons deux semaines après les attentats de New York et Washington. Le plan de guerre a été débattu lors de la réunion à Camp David, le 15 septembre 2001. Dans ce même lieu on a parlé d’intervenir militairement simultanément en Libye et en Syrie pour montrer l’aptitude d’action et la force militaire étasunienne.

   Dix ans après les attentats de New York et Washington une autre réunion s’est tenue au Caire en février 2011. La réunion était présidée par John McCain. Bernard-Henry Lévy était parmi les délégués français présents dans ce rassemblement. La réunion a donné le signal des opérations secrètes pour commencer les manifestations du printemps arabe à la fois en Libye et en Syrie (le 15 février à Benghazi et le 17 à Damas). Dans cette réunion, des personnalités libyennes comme Mahmoud Jibril (alors numéro 2 du gouvernement de la Jamahiriya) et des personnalités syriennes comme Malik al-Abdeh et Ammar Qurabi se tenaient autour d’une table avec John McCain, Joe Lieberman et Bernard-Henry Lévy. Bernard Henri Levy n’a jamais caché ses intentions expliquant que « Le Printemps Arabe est bon pour Israël ».

   Les artisans du printemps arabe ont décidé de réorganiser le monde arabe. Bernard-Henry Lévy et le sénateur sont au cœur de cette stratégie. Ils ont réussi à déstabiliser le monde arabe. Tous les indices démontrent que la réunion du Caire a lancé le « printemps arabe » en Libye et en Syrie. C’est dans ce rassemblement noir que l’extrait de naissance de l’enfant monstrueux ISIS est enregistré.

   Chez nos frères égyptiens, ISIS est une reine mythique et une déesse en même temps. Cette déesse est funéraire, rusée, magicienne et épouse exemplaire. Elle revivifie Osiris, son bien aimé, après son assassinat. En Egypte, les frères musulmans pensent que des lettres d’ISIS forment dans une combinaison bizarre le mot SISSI. Même produit sous un nom lui ressemblant. Ils croient qu’ISIS a entouré le corps de son époux assassiné par de bandes pour en faire une momie. Tout le monde témoigne que Morsi a ramené Sissi. Comme ISIS, Sissi veut faire de Morsi une momie politique pour la revivifier au moment opportun. Et le « momiage » politique est connu en Egypte.

   Pour les Étasuniens, le nom du monstre ISIS est fabriqué de toute pièce en groupant la première lettre des mots composant the la suite des mots « Islamic State of Iraq and al-Sham ». Le produit ISIS est une marque américaine. Hillary Clinton confirme que l’État Islamique de l’Iraq et du Levant DAECH ou ISIS a été créé par l’administration étasunienne ! Elle veut dire « Une propriété du gouvernement américain ». Les djihadistes de l’Etat Islamique sont équipés d’armes militaires étasuniennes. Ils utilisent des armes militaires étasuniennes destinées aux rebelles modérés en Syrie. 

   L’expression « le rebelle modéré » est vague. Elle est synonyme de l’expression « le terroriste clément » ! Clément est un prénom français. Il n’a rien avoir avec la clémence de Dieu. Ce terroriste est mentionné dans les paroles de la chanson de Michel Fugain « Un certain Clément Jean Baptiste. Qui habitait rue Saint-Vincent. Voulant écrire un compliment. Trempa sa plume dans le sang. Qu’elles étaient rouges les cerises. Que nous chantait Monsieur Clément » [Jean-Baptiste Clément, chansonnier communard, auteur du “ Temps des cerises ” et de … “ Dansons la capucine ”, LGS].

   Comme monsieur Clément, les Étasuniens ont toujours qualifié l’Émirat islamique ISIS de « combattants de la liberté » en Syrie avant d’inventer la résistance modérée. Le même scenario se répète. Ils ont inventé al-Qaida en Afghanistan. Une fois sa mission terminée, ils l’ont remplacé par ISIS. Les groupes terroristes sont comme les produits consommables. Ils changent d’emballage pour être mieux vendus. Chez nous, ISIS a remplacé OMO. Même produit dans un emballage diffèrent et sous un autre nom. Quel que soit leur usage, les terroristes procèdent aux mêmes abus : viols, tortures, décapitations, crucifixions.

   Pour les algériens de la rue ISIS est un nettoyant. Ce détergent est souvent utilisé pour laver le linge sale des politiciens qui mènent le monde vers le désordre et le chaos. Chacun de nous a lu la publicité : ISIS lave avec la force des vagues. Après l’assassinat du guide de haute montagne, d’Hervé Gourdel, nous remorquons qu’ISIS ne lave plus avec la force des vagues. Il utilise le couteau et les balles comme monsieur Clément. L’acte de Clément est barbare, monstrueux, lâche, ignoble et inhumain. Tous les Algériens le condamnent.

   L’histoire de monsieur Clément n’est pas une imagination. Je rappelle aux Algériens, qu’en mai 2013, le sénateur John McCain se rendait illégalement près d’Idleb en Syrie, via la Turquie, pour y rencontrer des leaders de l’« opposition armée ». Son voyage n’était rendu public qu’à son retour à Washington. Le sénateur McCain a rencontré le proclamé Khalifa, Abou Bakr Al Baghdadi. Le hasard a voulu que les ravisseurs d’Hervé Gourdel aient cité l’ami de McCain, après leur acte criminel. Il faut avoir le courage politique de dénoncer les coupables. John McCain, Joe Lieberman et Bernard-Henry Lévy sont indirectement impliqués dans la mort d’Hervé Gourdel. Ils sont responsables de son assassinat.

   En conclusion : La stabilité chez nous crée un grand malaise au pays des marchands de stupéfiants où vit monsieur Clément. On se souvient d’Alain Juppé accompagné de Bernard-Henri Lévy et d’un certain Clément à l’hôpital de Tripoli. Je rappelle encore une fois aux algériens les paroles idiotes de l’écrivain français Pascal Bruckner, un cousin de Clément : « L’intervention de l’OTAN en Lybie a été très bien menée et a été exemplaire. Il n’y a pas eu d’intervention terrestre, on a permis aux Libyens de se débarrasser de leur dictateur. Qu’ils s’entretuent aujourd’hui, c’est malheureux mais ce n’est plus de notre ressort ». En plus clair, ces idiots intellectuels veulent que les arabes s’entretuent. Autrefois tout semblait ne pas les concerner, aujourd’hui c’est le chaos.

   Soyons vigilants ! Nos soi-disant amis veulent nous draguer vers le chaos. Nous devons serrer nos rangs et s’aligner derrière notre armée. Fini les querelles politiques internes. Unissons-nous pour relever les défis de ce siècle. Les actes terroristes de tignetourine et l’assassinat d’Hervé Gourdel sont les empreintes des malfaiteurs qui prennent monsieur Clément pour un clément.


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(Pour ne pas voir l'horreur du Monde
elle mettait un mouchoir sur les yeux,
cette naïve aveugle)


hermosanikita: Silvia Idili

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Luc Desle

vendredi 13 avril 2012

"Cette belle Belge bécotait buccalement ce bobby béat qui balbutiait 'est bon, Bon Bieu que est bon'". Jacques Damboise in "Pensées à petits pots"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA HAINE EST LA MEILLEURE CONSEILLÈRE
DES PUISSANTS IMPUISSANTS)

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(Les froncements de sourcils du Résident n'impressionnaient plus)
La belle" chevelure" du pinché tamarin ou pinché à crête blanche. 
(MARENT/ARDEA/CATERS NEWS AGENCY/SIPA) 

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"Moi, j'aime les scientifiques élevés au grain"

Montre-moi tes dents 
je te dirai ce que tu manges
Joël Ignasse 

   (...) Pour connaître le régime alimentaire d’un animal, les scientifiques doivent soit analyser le contenu de ses fèces, soit étudier le bol alimentaire après dissection de l’estomac. Rien de très ragoûtant donc. Une nouvelle méthode, en cours de perfectionnement, pourrait leur permettre d’obtenir les mêmes informations grâce à l’analyse de la rugosité des dents.
   Les recherches menées par une équipe internationale de paléontologues et biologistes montrent en effet que la rugosité de la surface des dents peut révéler ce qu'un animal a mangé. Il existerait une correspondance étroite entre cette rugosité et le régime alimentaire : les animaux qui mangent des aliments durs ayant des surfaces plus rugueuses que ceux qui mangent des aliments mous.
   « Passez votre langue sur vos dents. Vous pouvez sentir que certaines sont plus rugueuses que d'autres. La question est de savoir si on peut utiliser cette information pour deviner ce vous avez mangé » précise Mark Purnell, professeur de paléobiologie à l'Université de Leicester. Avec son équipe il a étudié différentes dents au microscope en 3D afin de définir une « échelle » de rugosité et ensuite tenté d’en déduire la nourriture favorite de leurs propriétaires.
   « A notre grande surprise, nous avons constaté que dans certains cas, la rugosité de la dent est un guide plus fiable que l’examen du contenu de l'estomac. Parce que ce dernier permet de constater ce qu'un animal a mangé quelques heures avant qu'il ne soit pris, pas ce qu'il mange habituellement » s’enthousiasme (on a les enthousiasmes qu'on peut) Ole Seehausen, un des participants à l’étude dont les résultats sont publiés dans leRoyal Society journal Interface. (...) 


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(Bières flamandes et wallonnes fraternisant)

Des manifestants flamingants 
ferment (momentanément?) 
un magasin "trop francophone" 

   (...) Une douzaine de manifestants du Taal Aktie Komitee (TAK) ont mené jeudi soir une opération contre le magasin Zeeman de Tervuren, jugé trop francophone.
   Ils ont fermé les portes du magasin à l'aide d'une chaîne et placardé une affiche avec l'inscription "définitivement fermé en raison du non respect du caractère flamand de Tervuren" (qui est très ouvert et accueillant...). "Les propriétaires de cette enseigne persistent dans le caractère francophone du magasin. Non seulement le personnel refuse de parler néerlandais, mais en plus les affiches sont affichées en français.
   Nous continuerons d'agir aussi longtemps que cette situation perdurera", a déclaré le porte-parole du mouvement d'action flamingant (12 personnes!!!).(...)



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"België is van mij, ahaha!"
"La Belgique est à moi, ahaha!"
(rire draculesque)

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Flamand

   (...) Le terme « flamand » désigne un groupe de dialectes du néerlandais. Au sens strict, il peut s'agir du flamand occidental ou du flamand oriental. Au sens plus large, on utilise le terme « flamand » comme terme générique pour désigner l'ensemble des dialectes néerlandais parlés en Belgique (donc on y inclut le brabançon et le limbourgeois), ou même comme synonyme du néerlandais standard, tout comme l'usage populaire du mot « hollandais ». (...)



Belgique:

Nord
La région de langue néerlandaise (Communauté flamande): 
5,9 millions d’habitants (57,6 %).
Sud
La région de langue française (Communauté française): 
3,3 millions d’habitants (32,4 %).
Est
La région de langue allemande (Communauté germanophone): 
70 472 habitants (0,69 %).
Bruxelles
La région bilingue de Bruxelles-Capitale: 
960 000 habitants (9,3 %).


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« Qui se complaît se plaît con ! »
Proverbe belge 


"P'tain, mais qu'y m'lâchent!
Ch'suis pas Belge!"

Bernard Henri Lévy, philosophe mondain

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Benoît Barvin

vendredi 10 février 2012

"Endettée jusqu'au cou, cette tortue fut obligée de vendre son logement principal". Jacques Damboise in "Pensées de noeud-noeud".

***
Pensées pour nous-mêmes:

(TES PENSÉES SONT TES ENFANTS,
ÉLÈVE-LES AVEC AMOUR)


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"Je cherche un certain Lindsay Owen-Jones,
c'est pour régler définitivement un litige"

Lindsay Owen-Jones attaque... 
une baraque à frites
(sal... de - sales - pauvres!)

   (...) L'ancien patron de L'Oréal, propriétaire d'un appartement au pied de la station de Val d'Isère a assigné en justice la gérante d'une baraque à frites pour "troubles au voisinage". (...)

   (...) "Pour des personnes fortunées, c'est sûr qu'une cabane à frites devant chez soi cela dérange, mais nous, nous sommes obligés de travailler pour gagner notre vie", proteste Valérie Maertens poursuivie devant le tribunal d'Albertville par l'ex-PDG du premier groupe mondial de cosmétiques (1988-2006).
   "Ils se plaignent du bruit et des odeurs de frites, mais si vous voulez être tranquilles vous n'achetez pas un appartement sur le front de neige", déplore la gestionnaire de ce chalet de 5m2 devant lequel une quarantaine de transats ont été installés pour accueillir la clientèle. (Voir l'interview de la propriétaire, sur le site d'Europe 1).
   Les copropriétaires reprochent à la commerçante le non-respect du code de l'urbanisme (pour des qui le violent à chaque fois qu'ils peuvent, c'est gonflé), ainsi que la violation des règles d'hygiène (ah, péter dans un bas de soie, c'est pas donné à tout le monde!). Ils demandent en cas de non-fermeture du chalet une compensation financière liée à la perte de valeur de leur bien (combien de millions d'euros?).
   Contacté par l'AFP, l'avocat de Lindsay Owen-Jones a refusé de s'exprimer. (...)


   Info relayée par http://www.pensezbibi.com/, blog que nous vous conseillons de visiter régulièrement. Vous ne serez pas déçus.

***
« La fortune est aveugle 
et l'argent n'a pas d'odeur, 
disent des communs proverbes. 
C'est pourquoi les financiers 
s'efforcent de perfectionner 
le toucher. »
 Paul Laffitte
Extrait du Jéroboam 
ou la finance sans méningite 

"Moi... Chomp, chomp...
quand je serai grand,
c'est aux mamelles d'un pays
que... Chomp, chomp...
je m'abreuverai... 
A m'en faire péter le ventre"

***
La retraite en or d'Owen-Jones
Laurent Mauduit 

   (...) Le groupe L'Oréal, ou plus précisément son ancien directeur général et actuel président du conseil d'administration, Lindsay Owen-Jones, qui arrive en tête de ce hit-parade, avec une retraite-chapeau qui culmine selon le magazine à 3,3 millions d'euros par an, devant le PDG de Danone Franck Riboud, qui touchera à sa retraite 1,8 million d'euros de rente annuelle, et celui d'Axa, Henri de Castries, dont la rente prévue, alors qu'il n'a que 55 ans, est de 1,1 million d'euros annuels. Derrière eux se trouvent le PDG du réassureur Scor et ancien numéro deux du Medef, Denis Kessler (800.000 euros annuels), l'ancien président de Sanofi-Aventis Jean-François Dehecq (779.000 euros) et Henri Proglio, qui outre une pension de 769.000 euros versés par Veolia Environnement, touche 1,6 million d'euros annuels comme PDG d'EDF.

   De ce classement transparaît donc deux grandes tendances. D'abord l'extrême boulimie des PDG français qui, malgré les pressions de l'opinion et les fausses interpellations de l'Elysée (et leur peu de réussite?), ne modèrent toujours pas leurs faramineuses rémunérations. Pour mémoire, le même Lindsay Owen-Jones a en poche la fortune absolument insensée de 360 millions d'euros en stock-options.

   Et puis surtout, l'affaire Bettencourt-L'Oréal révèlent la double caractéristique des plus grandes firmes françaises : en certains aspects, comme les stock-options ou les retraites dites chapeau, elles miment les travers les plus sulfureux du capitalisme anglo-saxon ; et puis, dans la vie ordinaire, elles n'en continuent pas moins à barboter dans les allées poisseuses du capitalisme de connivence parisien (mauvaise langue...). 



***

« Les financiers ne font bien leurs affaires 
que lorsque l'État les fait mal. »
 Talleyrand

"Moi, j'me la pète...
L'Résident, y s'occupe de moi, 
alors..."

***
Fillon (qui?) 
monte au front (de gauche?),
 avec une cote de confiance en chute
(ça s'appelle un boulet, alors?)

ELSA FREYSSENET

   (...) La chute est rude (désolé, j'ai pas de sparadrap pour vous). François Fillon est désormais tout aussi impopulaire que Nicolas Sarkozy selon le dernier baromètre CSA pour « Les Echos » (qui a dit "enfin"?). Pas moins de 61 % (c'est tout?) des sondés ne font « pas confiance » au Premier ministre « pour aborder efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays », soit 7 points de plus que le mois dernier. 
   Le contingent de ceux qui lui font confiance (35 % à égalité avec le chef de l'Etat) a diminué de 6 points (re c'est tout?). La baisse est particulièrement sensible chez les ouvriers et employés, ainsi que chez les travailleurs indépendants (oh, surprise...). Les premiers sont sensibles (heu... "touchés par" serait plus exact) au chômage record, les seconds sont « traumatisés par la TVA sociale » ("assommés par " serait, là, plus judicieux), selon Jérôme Sainte-Marie, le directeur du département opinion de CSA. 
   Pour celui-ci, cette chute est aussi le signe que la différence de style entre les deux têtes de l'exécutif, qui a longtemps profité au Premier ministre, ne joue plus (ben, si le fond est le même, le style, hein?) : « François Fillon s'est banalisé ("a toujours été banal" serait plus exact), car il est entraîné dans la campagne (qui a ricané: "héhéhé"?). Il était le numéro deux de l'exécutif ; maintenant il est le numéro deux de la campagne de Nicolas Sarkozy. » 

***
"Non, Messieurs, je ne m'ennuie jamais...
Je travaille toujours, d'arrache-pied et...
Comment ça, ça ne vous étonne pas?"


Faire la grasse matinée 
rend plus créatif

   (...) Une étude publiée en 2011 démontre en effet que pour les personnes qui ne sont pas du matin, c'est à cette période de la journée que le pic de créativité a lieu. En étant un peu endormi, notre attention est plus diffuse et amène notre esprit à vagabonder d'avantage, augmentant de ce fait la capacité à gérer les problèmes de manière originale... Annie Murphy Paul explique que c'est dans ces moments de rêverie que «les procédés mentaux qui inhibent les pensées déconcentrantes ou hors de propos sont à leur niveau le plus bas, ce qui permet à des connexions inattendues et parfois très inspirées de se faire.»
   D'où l'intérêt de ne pas se presser le matin, pour laisser notre esprit en errance nous rendre créatif (ouah! Juste ce que les gens de Tu Quoque font chaque matin...).
   En octobre, un article publié sur Wired montrait également, en se fondant sur plusieurs études scientifiques, que la rêvasserie est une source importante de créativité intellectuelle et artistique, sorte de mode «par défaut» du cerveau qu'il faut apprendre à maîtriser pour le développer.
   «Ce n'est pas l'ennui en soi qui compte, résumait alors Jonah Lehrer. C'est la façon qu'a l'ennui de nous amener à réfléchir. Quand les gens sont immergés dans la monotonie, ils tombent automatiquement dans cette forme très spéciale d'activité cérébrale», à mi-chemin entre rêve et réflexion consciente.


***
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Benoît Barvin

samedi 24 décembre 2011

"Étrange: L'empereur Néron détestait le vin". Benoît Barvin in "Étrange, vous avez dit?"



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"L'espionnage serait peut-être tolérable 
s'il pouvait être exercé par d'honnêtes gens. "
 Montesquieu 
De l'esprit des lois
roland.grenier1.free.fr
(et de jolies créatures...)

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Questions parlementaires 20 janvier 2011
E-000144/2011
Question avec demande de réponse écrite à la Commission 
Article 117 du règlement Willy Meyer (GUE/NGL)

Objet: «Opération Europe». 
Espionnage, menaces et 
persécution sur le territoire européen 

   (...) Le 20 décembre dernier, le tribunal no 46 de Madrid a déclaré recevable une plainte déposée par différentes victimes de l'espionnage illégal et de la persécution menés sur le territoire espagnol par le Département administratif de sécurité (DAS) du gouvernement colombien d'Álvaro Uribe.
   À Bruxelles également, plusieurs citoyens ont déposé des plaintes à la justice belge parce qu'ils ont été épiés, voire menacés, par de présumés agents du service colombien des renseignements extérieurs, sur les ordres directs du DAS.
   Dans les documents saisis pas le ministère public colombien, on a découvert un véritable programme d'investigations, de suivis, de menaces et de chantages concernant des personnes innocentes qui ne représentaient aucune menace pour la sécurité. De plus, ces documents révèlent la planification par le DAS d'une campagne d'espionnage et de persécution de citoyens européens ou d'exilés colombiens résidant en Europe, ainsi que l'orchestration d'actions contraires aux objectifs de nombreuses ONG et associations défendant les Droits de l'homme en Colombie.
   Les informations recueillies par la justice colombienne comprennent des données indiquant l'implication d'agences de sécurité privée européennes, qui auraient participé aux actions d'espionnage et de suivi de personnes sur le territoire européen.
   En outre, de hautes instances du gouvernement d'Uribe ont, dans le cadre de ladite «opération Europe», planifié la neutralisation de l'influence du système juridique européen, de la sous-commission des Droits de l'homme du Parlement européen, du bureau de la haute commissaire aux Droits de l'homme des Nations unies ou de gouvernements nationaux membres de l'Union. À cet égard, il existe des documents parlant du début d'une guerre juridique et de grandes campagnes de discrédit de ces institutions au sein de la société colombienne.
   La Commission est-elle au courant de cette affaire et en assure-t-elle le suivi? La Commission possède-t-elle des informations complémentaires concernant cette violation des droits fondamentaux des citoyens européens et compte-t-elle prendre des mesures? La Commission a-t-elle fait part de son rejet de ces pratiques et de sa préoccupation aux autorités colombiennes? Au vu de ces faits et de la violation continue des Droits de l'homme en Colombie, où, ces quatre derniers mois, plus d'une vingtaine de syndicalistes ont été assassinés, la Commission entend-elle arrêter le processus de signature du traité de libre-échange et paralyser l'actuel accord multipartite? (...)


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"Oui, c'est le brushing que nous avons proposé à notre
philosophe poète... Pour l'instant, il réserve sa réponse..."
La "guerre juste" de BHL en Libye
François DANGLIN

   (...) Alors que le conflit a fait en quelques mois plusieurs dizaines de milliers de victimes, Bernard-Henri Lévy entretient un lien très distant avec les combats. Il compare même ses habitudes vestimentaires à l'uniforme griffé Poiret que J. Cocteau endossa en 1914 pour aller dans les tranchées (p. 55). Si BHL proclame ne pas aimer la guerre (écrite avec un G majuscule), "il en goûte cependant l'idée, le parfum, les paysages, la force romanesque qui participe au plus haut point à formater la légende de son personnage" . Il aime les militaires français à commencer par les aviateurs mais s'interroge sur leurs ministres d'hier et aujourd'hui qui s'opposent à leurs actions "libératrices". 
   Pour autant, son récit polémologique ne s'embarrasse pas d'analyses et de détails sur les affrontements. Ne cherchez donc pas d'interrogations sur l'enrôlement des enfants-soldats, les exécutions extra-judiciaires des hommes à la couleur de peau sombre accusés d'être à la solde de Tripoli, un usage disproportionné de la force contre des quartiers résidentiels ou tout autre dérive. Sa distanciation des contingences de la guerre est telle qu'il s'exonère de toute responsabilité même quand il se trouve, de facto, impliqué dans commerce d'armement et, tel un broker, aux contacts des dirigeants de Panhard venus rencontrer le général Younès ou auprès de E. Barak à qui il égrène la liste des armements que le gouvernement israélien pourrait fournir (p. 395).(...) 
   (...) Ceteris paribus, Bernard-Henri Lévy vit d'abord son aventure comme la poursuite d'une saga familiale héroïque (son père a combattu dans les rangs des Brigades Internationales), un parcours révolutionnaire personnel inachevé depuis son engagement pour l'indépendance du Bangladesh mais surtout comme une revanche sur l'Histoire et ses démêlés personnels sur la Bosnie-Herzégovine, le Rwanda et l'Afghanistan avec F.Mitterrand, J.Chirac ou encore A. Juppé. Un vécu qui le rend, de fait, méfiant pour ne pas dire hostile aux institutions de la République. Pour conduire une guerre juste, point besoin de "diplomateux", d'examens parlementaires et pourquoi ne pas prendre des libertés avec la loi internationale (Cf. l'emploi de la force semble avoir été décidé même sans mandat des Nations unies, p. 107) ? 
   Fort de sa capacité d'autofinancement, BHL se veut libre de toute contrainte. Exit donc les interrogations des ministres de la Défense et des Affaires étrangères. On peut même s'abstraire des recommandations officielles de ne pas rendre public tel ou tel aspect des opérations (ex. les livraisons d'armements via le Qatar, le déploiement au sol des forces spéciales, non bombardement de l'aéroport personnel du Guide...). Ceci s'apparente, ni plus ni moins, à un mépris des institutions de la Vème République et à une foi absolue dans les relations inter-personnelles avec la tête de l'exécutif. (...)
Lire l'article (qui dispense d'acheter le livre... 
mais qui en avait envie?) sur:

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(Ce peuple, affamé, allait tenter de casser 
les têtes d'oeuf, démocratiquement...)
"Le changement ne devra pas être 
uniquement politique", 
entretien avec Yves Sintomer

   (...) Nonfiction.fr – Vous avez mis en relation la crise de la démocratie et la crise de l’Etat nation. Finalement, ne peut-on pas penser que c’est l’ensemble des catégories issues de la modernité politique qui sont aujourd’hui en crise?(...)

   (...) Il est clair que la démocratie telle qu’elle fonctionne, centrée sur des élections à court termes, centrée sur des carrières politiques de gens qui souhaitent se faire réélire en permanence, centrée sur la pression des lobbys financiers, économiques, sociaux qui jouent un rôle décisif, n’est pas capable d’apporter des réponses à ces problèmes là. Pour l’anecdote, nous l’avons vu encore récemment avec l’intervention d’Areva, entreprise nucléaire qui fait du lobbying auprès d’un candidat et qui remet en cause un accord entre deux parti, et encore, nous avons un financement des partis qui est plus transparent qu’avant et que dans d’autres pays.
   On a donc à faire à une série de crises qui remettent profondément en cause la politique et le cadre républicain et démocratique tel qu’il s’était constitué avec les révolutions française, américaine et anglaise. Il existe en conséquence un très fort besoin de réinvention, à la fois institutionnel et économique (donc des hommes politiques à la hauteur... sans rire, hein?). On peut aussi évidemment évoquer la crise du capitalisme financier, dont on voit bien la difficulté des démocraties à la résoudre et à proposer un autre modèle. Il y a donc toute une série de crises qui se nouent et cela ne pourra pas se résoudre avec quelques rafistolages.(...)

   (...) Nonfiction.fr – Aujourd’hui, lorsque l’on parle de démocratie, il semble que l’on ne parle plus d’un fonctionnement institutionnel, mais d’un idéal. Peut-on parler d’un glissement de la notion de démocratie de cette dimension descriptive à cette dimension normative ?

   Yves Sintomer – la démocratie fait partie de ces mots, assez nombreux dans le vocabulaire politique, qui ont une dimension à la fois descriptive et politique ou normative. Il est difficile d’en parler de façon descriptive sans présupposer des attendus politiques, normatifs, éthiques, extrêmement profonds, que ce soit d’ailleurs pour louer ou pour critiquer : il ne faut pas oublier que le terme de démocratie qui est utilisée aujourd’hui de façon généralement laudative a été pendant longtemps connoté négativement.
   Il y a en effet un constat de dysfonctionnement et d’inadéquation des structures actuelles par rapport à un cours " normal " des choses, une situation où les citoyens n’exprimeraient pas, de façon récurrente et presque structurelle, une insatisfaction par rapport au fonctionnement des institutions du système politique. Et d’un autre côté, on observe une demande de démocratisation accrue de la décision publique et de la politique en général, exprimée par certains courants sociaux ou politiques et qui semble être une aspiration assez largement partagée, mais qui n’est pas unanime. Il ne faut pas oublier qu’il y a, au même moment, le développement de tendances autoritaires, xénophobes ou technocratiques.
   Dans la succession gouvernementale en Grèce ou en Italie, l’une des voies de fuite possibles, dont je ne pense pas qu’elle ait un avenir, est de confier les responsabilités et encore plus de pouvoir à un gouvernement technocratique. Les tendances autoritaires ou technocratiques vont à l’encontre d’une démocratie accrue, que leurs tenants considèrent comme susceptible de mettre en péril, soit les structures d’autorité traditionnelles, soit la rationalité économique et gouvernementale, en cédant aux passions démagogiques et populistes. (...) 
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Luc Desle