Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

lundi 14 juillet 2014

"Mon Maître ne donnait jamais de la voie". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu-près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(JUSQU’À TON DERNIER SOUFFLE
TU PEUX NAÎTRE A L'AMOUR)

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(Ouvriers heureux de travailler 
pour la grande finance internationale)


Emile Zola, Le grand magasin - Zoom.

CAMBODGE
"Ne protestez pas, consommez !"

LUKE HUNT


   (...) Un centre commercial rutilant vient tout juste d'ouvrir à Phnom Penh. Et dans quelques semaines, le nom de Rolls Royce s'ajoutera à la liste des constructeurs automobiles de luxe qui possèdent une boutique dans la capitale cambodgienne. Bien sûr, il y a déjà des centaines de centres commerciaux et de vendeurs de voitures select en Asie du Sud-Est. Mais on ne peut pas blâmer le Cambodge d'arriver tardivement au grand banquet de la consommation. Le pays sort de décennies de guerres et de bouleversements politiques – qui n'ont pris fin qu'il y a une génération à peine. (...)


   (...) Cela dit, lors de l'inauguration du centre commercial AEON [géant japonais de la grande distribution], le Premier ministre Hun Sen n'a pas pu résister à la tentation de se livrer à son habituelle diatribe, devant un auditoire de jeunes Cambodgiens bardés de sacs contenant leurs emplettes : le lieu serait fermé si la paix et l'ordre public n'étaient pas respectés.

   "S'il vous plaît, jeunes gens, travaillez dur pour le succès du centre commercial. Si l'AEON ne fait pas de profits, ses patrons n'augmenteront pas vos salaires", a menacé le Premier ministre. Avant d'ajouter : "Cela ne sert à rien de protester et de détruire le centre commercial. [...] N'allez pas protester, vos protestations feraient fermer l'AEON."

   Le ministre des Affaires étrangères japonais, Fumio Kishida, était présent aux côtés de Hun Sen lors de l'inauguration. Le Premier ministre a fermement pris la défense du groupe AEON, qui a investi 205 millions de dollars [150 millions d'euros] dans le projet. "Y aura-t-il des gens pour faire leur shopping à l'AEON si le pays est déchiré par la guerre ou si les rues de la capitale sont livrées à l'anarchie ? Non, personne. La paix et la réconciliation nationale, ainsi que la stabilité politique sont les conditions sine qua non au développement du pays", a-t-il scandé. (...)

   (...) Hun Sen, qui n'a plus guère la cote, est un habitué de tels propos menaçants. Il a même tendance à les multiplier depuis que, à la suite des élections de 2013, son Parti du peuple cambodgien (PPC) ne possède plus qu'une petite majorité de sièges au Parlement [68, contre 55 à l'opposition]. Le clou de son discours : "Ne jouez pas à ce jeu-là. Si M. Kishida rentre chez lui, il n'en mourra pas. Mais nos 2 500 salariés, eux, sont voués à la mort s'ils perdent leur travail."

   Penser que les clients aisés vont ranger leur portefeuille pour aller manifester dans la rue, c'est ne pas comprendre les jeunes Khmers et les raisons pour lesquelles ils ont voté en masse pour l'opposition représentée par le Parti du sauvetage national du Cambodge (PSNC). L'idée selon laquelle la guerre serait plausible et menacerait de fermeture les boutiques à la mode est complètement tirée par les cheveux. Tout aussi folle celle, partagée par l'immense majorité des Khmers, selon laquelle certaines personnes paieraient plus de 295 000 euros pour une Rolls Royce Phantom. (...)

   (...) On reproche à Hun Sen et à sa coterie de riches hommes d'affaires de se désintéresser des attentes de la jeunesse cambodgienne, qui a peu – voire pas – de souvenirs de la guerre. Les temps sont révolus où, pour remporter des élections, on faisait des tournées dans les campagnes pour distribuer des sacs de riz et des packs de cigarettes. Les moins de 30 ans représentent 78 % de la population, et ils veulent des iPhones, des motos, des formations et des emplois. Si le PNSC a gagné en popularité l'année dernière, c'est grâce aux mouvements de protestation en réaction aux élections frauduleuses. (...) 

   (...) En tout cas, ce n'est probablement pas en agitant la menace d'une guerre que le PPC remportera l'adhésion des jeunes Cambodgiens, adhésion dont il a désespérément besoin s'il veut gagner le scrutin de 2018. Les centres commerciaux ne ferment pas pendant les coups d'Etat en Thaïlande, pendant les manifestations en Indonésie, pendant les attentats à la bombe aux Philippines, pendant les vagues de répression contre les dissidents au Vietnam. Si Hun Sen veut vraiment améliorer sa popularité, il devrait un peu moins user de la menace. Et davantage penser à redistribuer les richesses de la nation.


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"Où est mon bol pour le petit-déjeuner?
Celui qui l'a pris, je vais lui tanner les fesses!"


Aguirre la Colère de Dieu
Klaus Kinski

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Benoît Barvin

dimanche 13 juillet 2014

"Ses vieux os craquèrent pour un superbe squelette". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(AIME AUSSI LE SAGE
QUAND IL NE L'EST PAS)

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Histoire d' un Amour - French Latino



Histoire d'un amour

Mon histoire c'est l'histoire d'un amour
Ma complainte c'est la plainte de deux cœurs
Un roman comme tant d'autres
Qui pourrait être le vôtre
Gens d'ici ou bien d'ailleurs

C'est la flamme qui enflamme sans brûler
C'est le rêve que l'on rêve sans dormir
Comme un arbre qui se dresse
Plein de force et de tendresse
Vers le jour qui va venir

{Refrain:}
C'est l'histoire d'un amour, éternel et banal
Qui apporte chaque jour tout le bien tout le mal
Avec l'heure où l'on s'enlace, celle où l'on se dit adieu
Avec les soirées d'angoisse et les matins merveilleux

Mon histoire c'est l'histoire qu'on connaît
Ceux qui s'aiment jouent la même, je le sais
Et tragique ou bien profonde
C'est la seule chanson du monde
Qui ne finira jamais.

C'est l'histoire d'un amour
Qui apporte chaque jour tout le bien tout le mal
Avec l'heure où l'on s'enlace, celle où l'on se dit adieu
Avec des soirées d'angoisse et les matins merveilleux

Mon histoire c'est l'histoire qu'on connaît
Ceux qui s'aiment jouent la même, je le sais
Mais naïve ou bien profonde
C'est la seule chanson du monde
Qui ne finira jamais
C'est l'histoire d'un amour

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Chico et les Gypsies - Hommage Gloria Lasso - 

Histoire d'un Amour - Live dans les années bonheur



Historia De Un Amor:

Ya no estas mas a mi lado, corazón
En el alma sólo tengo soledad
Y si ya no puedo verte
porque Dios me hizo quererte
para hacerme sufrir más

Siempre fuiste la razón de mi existir
Adorarte para mí fue religion
Y en tus besos yo encontraba
El calor que me brindaban
El amor y la pasión

Es la historia de un amor
Como no hay otro igual
Que me hizo comprender
Todo el bien, todo el mal
Que le dió luz a mi vida
Apagándola después
Ay, qué vida tan oscura
Sin tu amor no viviré

Siempre fuiste la razón de mi existir
Adorarte para mi fue religión
Y en tus besos yo encontraba
El calor que me brindaban
El amor y la pasión

Es la historia de un amor
Como no hay otro igual
Que me hizo comprender
Todo el bien, todo el mal
Que le dió luz a mi vida
Apagándola después
Ay, qué vida tan oscura
Sin tu amor no viviré

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Historia De Un Amor Laura Fygi


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historia de un amor Flamenco


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Nadine Estrella

samedi 12 juillet 2014

"Ce nain regardait sous les jupes des filles bien malgré lui". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE SE CONTENTE-T-IL
DE LA SAGESSE?)

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(La femme que son mari punissait en la suspendant

dans les airs finit par porter plainte)



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(Fermeture définitive d'une centrale,

quelque part, dans le Monde)




Non, fermer Fessenheim 
ne fera pas 2 000 chômeurs de plus



   (...) Construite au-dessus d’une faille sismique, Fessenheim (Haut-Rhin) cristallise les craintes des anti-nucléaires. Le hic, c’est que, directement ou indirectement, elle génère aussi 2 000 emplois. Au total, sa présence influe sur les revenus de 5 000 Alsaciens. Ces chiffres, déjà avancés par le cabinet Syndex (étude en pdf) missionné par les syndicats du site en 2012, viennent d’être confirmés par l’Insee, Institut national de la statistique et des études économiques. 

   Dans une étude (en pdf) publiée mardi 1er juillet, les statisticiens dénombrent 850 personnes directement employées par EDF, 510 emplois indirects liés à l’activité des sous-traitants et 550 emplois induits par la présence de tout ce petit monde sur le territoire. Les syndicats y voient autant d’« emplois perdus » en cas d’arrêt de l’activité. Si la promesse présidentielle de stopper la production en 2016 est tenue, le délégué CGT de la centrale Laurent Raynaud prédit aussi un « appauvrissement de la région ». Au niveau local comme national, ces corrélations méritent d’être nuancées. 

   Le démantèlement ? 15 000 emplois... « Ce qu’on a mesuré, ce sont les emplois qui dépendent de Fessenheim aujourd’hui, à un instant T, précise Jean-Pierre Courson, responsable des études et de la diffusion à l’Insee Alsace. Le nombre de personnes qui se retrouveront au chômage si le site ferme, ça l’Insee ne peut pas le prévoir. »

   « Pour arrêter une centrale nucléaire il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton », rappelle Marc Jedliczka, porte-parole de l’association Négawatt, partisane d’une sortie du nucléaire à l’horizon 2033. « Le site n’est pas déserté lorsque la production s’arrête », précise-t-il. Ainsi, pour le réacteur Bugey 1 dont la cessation d’activité a été décidée en 1996, les opérations de mise à l’arrêt n’ont pris fin qu’en 2005. A Fessenheim, l’argument ne rassure pas la CGT. « L’expérience de Bugey 1 et celle de Superphénix nous montrent que douze mois après l’arrêt des réacteurs, seuls 10% des effectifs sont encore sur place », s’inquiète Laurent Raynaud. Sauf qu’aucun de ces réacteurs n’a encore été démantelé. 

   « Pour l’heure, il est très difficile de quantifier l’emploi généré par ces opérations car il n’existe aucun précédent, note Jean-Pierre Courson. Ce qui est sûr, c’est qu’elles s’inscriront dans le temps long. » Dans son scénario de transition énergétique, l’association Négawatt estime qu’à l’horizon 2030, le démantèlement aura créé 15 000 emplois. Un gisement conséquent mais insuffisant pour remplacer les 125 000 emplois directs qui, selon une étude du cabinet PwC commandée par Areva, dépendent de la filière électro-nucléaire. (...)

   (...) « Ce qui va amortir l’impact ce n’est pas tant le démantèlement que les départs à la retraite », tempère Philippe Quirion, économiste, auteur d’une étude (en pdf) consacrée à l’effet net sur l’emploi de la transition énergétique . A Fessenheim, un quart des salariés directement employés par EDF a plus de 50 ans. Sur l’ensemble du parc nucléaire français, près de la moitié du personnel approche de la retraite. Philippe Quirion voit dans cette pyramide des âges « une opportunité » de transition en douceur. 

   « La plupart des salariés ont commencé leur carrière dans les années 1970, quand les centrales démarraient. Si on arrête les réacteurs aujourd’hui, les hommes et les centrales partiront à la retraite en même temps. » A l’inverse, la prolongation de leur durée de vie est synonyme d’ embauche et de formation. Autant de nouveaux salariés qui, selon Philippe Quirion, « se retrouveront sur le carreau à la moitié de leur vie professionnelle ». L’argument ne convainc pas Laurent Raynaud. Le syndicaliste voit dans ces départs « un potentiel d’embauche » dont le bassin d’emploi aurait tort de se passer.

   « Sur le plan industriel, la région est déjà assez sinistrée, ce serait irresponsable de supprimer une source d’emploi », estime le syndicaliste. Son diagnostic est confirmé par l’Insee. « Aucun moteur d’emploi ne se dégage pour remplacer la centrale », indique son rapport. Mais Jean-Pierre Courson nuance : 

   « La centrale est implantée dans un territoire résidentiel, les habitants travaillent pour la plupart dans les villes voisines, l’inscription de la centrale est diffuse. » De fait, seule la commune de Fessenheim vit de la centrale pour plus d’un tiers (35%) de sa population (2 300 habitants). Sur le bassin d’emploi, entre 2% et 12,5% de la population (dans quatorze autres communes) ont une activité liée à la centrale. « Nous ne sommes pas dans le cas de figure d’une mine ou d’une usine dont la fermeture met toute une région au chômage », relativise le statisticien. A titre de comparaison, dans la même zone géographique, 42 000 emplois sont liés directement ou indirectement à l’activité de PSA Peugeot-Citroën, soit 122 00 ménages. (...) 

   (...) Diffuse, l’empreinte de la centrale l’est aussi chez les sous-traitants. Sur les 400 entreprises concernées, seules 16 y consacrent plus de 10% de leurs effectifs. « Parmi ces sous-traitants, il y a aussi les nomades du nucléaire, qui vont de centrales en centrales pour des opérations de maintenance en zone contaminée, note Marc Jedliczka. Pour eux, deux réacteurs en moins sur 58 ne va pas chambouler la gestion des effectifs. »

   « Il faut arrêter de se raconter des histoires, proteste Laurent Raynaud, sur le site. On peut tourner le problème dans tous les sens, moins d’activité c’est forcément moins d’emplois. » Cette causalité, Marc Jedliczka ne la nie pas. « Evidemment des postes vont disparaître. C’est le principe même d’une transition. Par exemple, aujourd’hui le métier de cocher n’existe plus, et alors ? ». Pour lui, ces pertes de postes ne sont pas regrettables tant que la transition énergétique crée de nouveaux emplois. Une étude de l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, indique qu’en 2010, 106 000 équivalents temps pleins ont été créés dans les énergies renouvelables. Sans compter l’efficacité énergétique qui en 2010 a entraîné la création de 126 000 équivalents temps plein, soit autant d’emplois directs que dans toute la filière électro-nucléaire !« L’intensité en emploi est beaucoup plus importante dans le bâtiment que dans la production d’électricité », note Philippe Quirion. Ainsi, un million d’euro investi dans l’efficacité énergétique crée 16 emplois, contre 6 pour la production d’électricité.

   « L’énergie que ne produira plus la centrale de Fessenheim, il va bien falloir l’économiser ou la produire autrement, résume Marc Jedlizcka pour qui ces nouvelles activités vont générer de l’emploi. » Reste que ce tournant est peu anticipé. La communauté de communes Essor du Rhin, dans laquelle est située la centrale alsacienne, n’a relevé « aucun projet de transition énergétique assez abouti pour mériter qu’on en fasse état ». EDF, interrogé sur le devenir des salariés de Fessenheim, reconnaît qu’aucun plan de reconversion n’est pour l’instant envisagé. « En l’absence d’annonce sur le devenir de la centrale, ce serait précipité », justifie son service communication. (...)


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(Comment ça, mes lunettes?

Je croyais que vous n'en aviez 
qu'après les chapeaux...)




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Benoît Barvin

vendredi 11 juillet 2014

"L'Homme au chapeau claque a une tête de même acabit". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE PEUT-IL
RÉPARER LES ÂMES?)

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(Cette femme voilée s'était un peu mélangée les pinceaux)



°°°
(Pour sa défense, le vieil homme prétendit
qu'il faisait la collection des boîtes de médicaments)



Medicaments-les-seniors-en-prennent-trop
youmag.com

Les patients âgés reçoivent
trop de médicaments

ANNE JEANBLANC
   (...) "Il faut traiter tout ce qui doit l'être et rechercher les solutions alternatives adaptées à chaque fois que c'est possible." En présentant les derniers résultats de son étude sur "la non-intervention médicamenteuse", le Dr Philippe Denormandie - directeur général adjoint du groupe Korian (qui gère près de 600 établissements dans 4 pays d'Europe) et directeur de l'institut du Bien Vieillir Korian - avait le sourire. Car la politique de réduction des "polymédications" des patients menée depuis 2009 porte ses fruits. Et les personnes âgées n'en vont que mieux. 

   Il faut savoir que la moyenne d'âge des individus vivant en Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) est de 86,7 ans et que le nombre moyen des pathologies est de six (principalement des affections cardiaques et des maladies d'Alzheimer ou apparentées). Il faut y ajouter la fréquence des souffrances physiques, expliquant la consommation très régulière d'antalgiques, avec en premier lieu le paracétamol. Les traitements sont donc multiples, même s'il est reconnu par tous les spécialistes qu'il ne devrait jamais y avoir plus de six médicaments sur une ordonnance. (...)

   (...) Avant d'intervenir, il fallait faire un état des lieux. "Notre première observation s'est portée sur 479 résidents de 5 Ehpad du mois d'avril 2012 à mars 2013", raconte le Dr Nadia Cohen, conseillère médicale du groupe. Là, les équipes ont créé des outils de référence pour la prévention et la gestion des problèmes (ateliers thérapeutiques, promenades, activités manuelles, musique, photos...) proposés à chacun en fonction de ses préférences antérieures et actuelles. Rien n'est imposé. En cas de trouble aigu comme l'agitation, des comportements d'errance, l'agressivité ou encore des idées délirantes, des solutions "flash" sont immédiatement envisagées. Et, évidemment, la pertinence de la prescription des psychotropes est régulièrement réévaluée.

   Selon le Dr Denormandie, 78 % des animations ont eu un effet bénéfique sur les troubles du comportement des personnes concernées. À titre d'exemple, la prescription de neuroleptiques est aujourd'hui évaluée à 11,8 % dans les Ehpad pilotes où sont déployés ces programmes, contre 24,7 % en moyenne nationale. Grâce aux programmes d'activités, la consommation de somnifères, d'anxiolytiques et de dépresseurs a également nettement diminué.

   Mais, comme il n'est pas question de supprimer les traitements à ceux qui en ont besoin, un guide du bon usage du médicament chez la personne âgée a été rédigé. "Il est destiné à aider les soignants de Korian, mais aussi les médecins traitants, les pharmaciens, les professionnels de santé désireux d'améliorer la prise en charge de leurs patients âgés", précise Philippe Denormandie en donnant des informations précises sur les risques iatrogéniques (effets indésirables) spécifiques à cette population. Selon lui, les prescriptions de médicaments figurant dans ce livret sont passées de 56,7 à 61,1 % entre 2011 et 2013. Qui plus est, le coût du traitement journalier dans ces établissements a diminué de 18 % pendant la même période. Il est passé de 4,45 euros à 3,64 euros. De quoi plaire à la Sécu.


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(L'Ogre demanda la main de la mariée
qu'il trouvait très jolie, ou appétissante,
je ne sais plus)


(Source: petitepasserine, via ana-rosa)

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Benoît Barvin

jeudi 10 juillet 2014

"Cette Blonde cessa de respirer pour voir ce que cela faisait". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(REGARDE-TOI AVEC
LES YEUX DU CŒUR)

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(Après sa folle soirée, Aristide Glandin
avait la tête un brin à l'envers)



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"J'aime pas tes cheveux!
- Non, c'est moi qui aime pas les tiens!
- Non c'est moi!"
(etc)



Aïssatou, coiffeuse : 
« Avant, on travaillait 
jusqu’à minuit tous les jours »

   (...) Aïcha, grand sourire et robe bariolée, rejoint Pascale Heurteux, responsable de l’union locale CGT du Xe arrondissement parisien, dans son bureau à la Bourse du Travail. « Pour prendre un café », dit-elle, essoufflée par la volée de marches qu’elle vient de monter. Entre Aïcha et « Pascale H. », comme l’appelle la première en souriant, l’amitié est toute récente. Aïcha est sans-papiers et travaille dans une boutique de manucure-coiffure au 57 boulevard de Strasbourg, à quelques centaines de mètres des bureaux de la CGT. Il y a encore quelques mois, c’est au n°50 de la même rue que la jeune femme coiffait. (...)

   (...) En février puis en mars dernier, sept de ses collègues se sont mis en grève et ont occupé la boutique, épaulés par la section locale de la CGT. Ils réclament alors le paiement de leur salaire et s’inquiètent d’un patron qu’ils ne voient plus depuis un mois. Aïcha et d’autres, craignant de s’exposer alors qu’ils sont sans-papiers, quittent le n°50 pour le n°57, sur le trottoir d’en face. Mais fin avril, la mobilisation du n°50 et du syndicat permet à tous les grévistes d’obtenir, en plus de leurs salaires, des contrats de travail et des titres de séjour. Une première victoire qui fait des émules.

   Face à un patron qui rechigne lui aussi à les payer, Aïcha et 19 de ses nouveaux collègues du n°57 se mettent alors en grève fin mai. Début juin, le gérant du salon cède : il paiera et déclarera ses travailleurs. Leur régularisation est en cours par la préfecture du Paris.

   Pour ces salariés, le changement est radical. Aïssatou, coiffeuse au n°57, explique: «Avant, on travaillait jusqu’à minuit tous les jours, et on ne savait pas qu’on avait des droits. Depuis, c’est bien mieux. Pas seulement concernant nos conditions de travail aujourd’hui mais aussi pour demain, pour préparer notre futur. » (...)

      (...) Pour lutter contre le travail au noir dans le secteur, des négociations sont en cours depuis juin entre l’union locale de la CGT, la mairie du Xe arrondissement et les gérants de l’Association des salons de beauté Afro coiffure du Château d’Eau (ASBACE). La CGT espère une mise en conformité des contrats de travail des salons, et cherche à convaincre les gérants qu’il en va de l’avenir même de leur activité.

   Parallèlement, l’union locale du Xe arrondissement a débuté vendredi 4 juillet une campagne d’information sur le boulevard de Strasbourg via la distribution de tracts traduits en anglais et en chinois. Pascale Heurteux affirme : « Le quartier de Château-d’eau est une zone de non-droit depuis des années. La différence, c’est qu’aujourd’hui on peut intervenir car les travailleurs ont fait le premier pas. C’est la preuve que quelque chose a germé chez eux. » (...)

   (...) « On voulait d’abord être payées ». Pourtant, la poussée gréviste ne s’est pas (encore) propagée aux autres boutiques du quartier. Bien qu’il existe « entre 80 et 150 salons concernés » et que, selon Pascale Heurteux, « la CGT [soit] aujourd’hui connue des travailleurs du boulevard ».

   Comment l’expliquer ? Pour la syndicaliste, deux facteurs doivent être pris en compte :

   /La peur : la plupart sans-papiers restent traumatisés par une descente de police dans le quartier qui avait conduit, en 2010, à plusieurs gardes à vue restées sans suite.
   /Ceux qui ont osé se dresser contre les gérants sont ainsi très mal vus. Une ancienne gréviste du n°50 témoigne :

   « Quand on s’est mis en grève, les filles des autres salons nous regardaient méchamment. Elles pensaient qu’on attirait l’attention pour rien car on n’obtiendrait jamais de papiers. Mais nous, ce qu’on voulait, c’était d’abord être payées. » L’attitude des gérants des salons. Après le succès de la grève des travailleurs du n°50, Pascale Heurteux affirme que les gérants cherchent à désamorcer les contestations qui pourraient naître en veillant à ce que les salaires soient distribués plus régulièrement. ​Ce qui leur permet de continuer à profiter d’emplois non déclarés.


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"Miroir, gentil miroir, dis-moi
quelle est la plus jolie sirène?
- Ben... Heu... Y'en a pas des masses,
hein? Alors je pense que c'est vous..."



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Luc Desle

mercredi 9 juillet 2014

"Ce milliardaire donnait beaucoup de lui en méprisant ses contemporains". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TA VIE T'APPARTIENT-ELLE VRAIMENT?)

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(Femmes déguisées en fantômes de désir)



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(Ballet de femmes cancanières)


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(L'Homme qui parlait à l'oreille des chevaux
le fit ensuite à l'oreille de quidams,
avec moins de succès)



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(Jenny Slurpslurp en faisait un peu trop)



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Jacques Damboise

mardi 8 juillet 2014

"Ce vendeur d'illusions fut payé en monnaie de singe". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS PAS DU ROI
QU'IL T'OFFRE SA COURONNE)

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"Un papillon? Sur la Tête?
Mais c'est un chapeau..."


(Source: gitmekilekalmak)

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(Dette argentine cherchant à étouffer
un bel hidalgo)


feverdance.e-monsite.com

Argentine : 
un vautour peut en cacher d’autres

Renaud Vivien
Article mis en ligne le 1er juillet 2014

   (...) La Cour suprême des Etats-Unis vient de rejeter le recours de l’Etat argentin contre la décision d’un tribunal new-yorkais le condamnant à payer 1,33 milliard de dollars à deux fonds vautours, NML et Aurelius.

   Basés généralement dans les paradis fiscaux, les fonds vautours sont des fonds d’investissement spéculatifs qui profitent des crises pour racheter les dettes des Etats à des prix très bas. L’objectif est de les contraindre par la voie judiciaire à les rembourser au prix fort, c’est-à-dire le montant initial des dettes, augmenté d’intérêts, de pénalités et de divers frais de justice. La plus-value que ces fonds engrangent est phénoménale. A titre d’exemple, NML a racheté en 2008 des titres de la dette argentine affichant une valeur nominale de 222 millions de dollars. Alors qu’il n’a déboursé que 48 millions pour acquérir ces titres de la dette, il réclame à l’Argentine le paiement de 222 millions de dollars plus les intérêts de retard ! Au total, l’Etat argentin doit payer 1,33 milliard de dollars à NML et Aurelius, selon la décision des juges new-yorkais confirmée par la Cour suprême.

   La compétence des tribunaux new-yorkais, extrêmement protecteurs des créanciers, découle d’une grave erreur commise par le gouvernement argentin au moment des négociations qu’il a menées avec ses créanciers privés en 2005 et en 2010 et auxquels les fonds vautours ont toujours refusé de participer.

   Petit retour en arrière... Suite à la suspension unilatérale du paiement de sa dette fin 2001, le gouvernement argentin a pu inverser le rapport de force en sa faveur et obtenir de l’écrasante majorité de ces créanciers privés (93 %) une réduction de 70 % de sa dette commerciale. Mais au cours de ces négociations, il a renoncé à une partie de sa souveraineté en confiant aux tribunaux new-yorkais la compétence de trancher les litiges avec ses créanciers à la place des juridictions argentines. C’est cette brèche qu’ont utilisée NML et Aurelius pour poursuivre l’Etat argentin sur le sol étasunien et l’affaire n’est pas finie…

   En rejetant le recours de l’Argentine, la Cour suprême des Etats-Unis vient, en effet, d’ouvrir la voie à d’autres condamnations puisque les autres fonds vautours, qui ont refusé de négocier, vont très certainement eux aussi poursuivre l’Argentine. La facture pourrait alors augmenter de 15 milliards de dollars ! Insupportable pour l’économie du pays et pour le peuple argentin. Le gouvernement n’a pas le choix. Désobéir à ce jugement est une nécessité quitte à se mettre dans l’illégalité du point de vue du droit étasunien. Rappelons toutefois que l’Argentine, comme tous les autres Etats a, en vertu du droit international, des obligations envers sa population qui sont supérieures à toute autre obligation comme celle de rembourser ses créanciers.

   Dans ce bras de fer avec les fonds vautours, l’Argentine a reçu le soutien formel des créanciers « traditionnels » tels que le FMI, la Banque mondiale et de plusieurs Etats membres du Club de Paris, le groupe informel réunissant les 19 plus riches Etats créanciers (dont fait partie la Belgique). Tous condamnent en apparence les fonds vautours, mais tous portent une lourde part de responsabilité dans cette situation.

   Premièrement, ces fonds vautours gagnent devant les tribunaux car leur action reste légale ! Leurs agissements ne sont pourtant pas nouveaux. En l’occurrence, NML obtenait déjà en 1999 le versement par le Pérou de 58 millions de dollars pour une dette que le fonds avait rachetée seulement 11 millions de dollars. Les Etats doivent dès lors multiplier les lois pour stopper l’action des fonds vautours au niveau de leurs juridictions nationales. Il y a urgence vu les ravages causés par les fonds vautours dans les pays du Sud, mais également en Europe où la Grèce et Chypre sont déjà attaqués.

   Deuxièmement, les créanciers « traditionnels » ont lourdement endetté les pays du Sud avec la complicité des gouvernements débiteurs. Ces créances rachetées par les fonds vautours sont à l’origine très souvent odieuses, illégales ou illégitimes. C’est le cas de la dette argentine qui a été déclarée nulle par la Cour suprême argentine dans le jugement Olmos de 2000. Les juges argentins ont identifié 477 délits dans la formation de cette dette, avant même l’arrivée des fonds vautours.

   Ces créanciers « traditionnels » qui font mine de soutenir l’Argentine contre les fonds vautours sont donc également ceux qui extorquent le peuple argentin en lui faisant payer une dette frauduleuse léguée en partie par la dictature argentine qu’ils ont soutenue.

   Les Etats membres du Club de Paris sont même parvenus le 29 mai à un accord avec l’Argentine prévoyant le remboursement de cette dette odieuse. Cela faisant treize ans que l’Argentine avait cessé tout remboursement à l’égard du Club de Paris. L’accord prévoit le paiement de 9,7 milliards de dollars dont 3,6 milliards correspondent à des intérêts punitifs sur les arriérés ! Les vautours sont décidément plus nombreux que ce que l’on pense.

   Si les créanciers veulent vraiment être pris au sérieux dans leur soutien à l’Argentine, ils doivent d’une part, prendre des lois contre les fonds vautours et, d’autre part, annuler totalement et sans conditions toutes les dettes odieuses, illégales et illégitimes de l’Argentine.

Source originale : Carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 23 juin 2014


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(La Femme rayée portait-elle un pyjama?)


Danilo Martinis

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Luc Desle