Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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dimanche 16 novembre 2014

"Offre mon temps gracieusement à vieille femme richissime". Benoît Barvin in "Pensées coïncidentes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L’ÉLIXIR DE VIE EST LA BONTÉ)

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(Ma fille m'observait de manière pénible)



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(La danse des fantômes réclamait une sacrée souplesse)



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(La Mort, chaque jour, faisait quelques
exercices d'assouplissement)


(Source: crimewave420, via tasslehassle)

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(Ma fille m'indiqua ce qu'elle ferait à mes
bouteilles d'alcool, si je persistais à boire)


(via ninjaikke)

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Jacques Damboise

mercredi 9 juillet 2014

"Ce milliardaire donnait beaucoup de lui en méprisant ses contemporains". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TA VIE T'APPARTIENT-ELLE VRAIMENT?)

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(Femmes déguisées en fantômes de désir)



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(Ballet de femmes cancanières)


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(L'Homme qui parlait à l'oreille des chevaux
le fit ensuite à l'oreille de quidams,
avec moins de succès)



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(Jenny Slurpslurp en faisait un peu trop)



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Jacques Damboise

mercredi 6 novembre 2013

"Ce tueur en série aimait la chair bien saignante". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA SAGESSE N'EST PAS UNE ACTION)
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Nouveau court récit au long cours (5)

LE LIBÉRÉ
DU
CLUB MAD

   La visite du "nouveau" club se poursuit, avec son lot de désillusions...


   Côté détails pratiques, le restaurant est tel qu’il l’avait connu, avec ses terrasses ombragées, ses points de vue romantiques sur la mer, ses abris de style provençaux qui offrent des buffets très variés. A y regarder vite, la nourriture semble aussi fraîche et naturelle qu’autrefois. Mais là encore, tout n’est qu’artifice, art de l’accommodation de produits pour la plupart surgelés. Tout le monde étant habitué à ce genre de matières premières, personne n’y trouve à redire car le tout est présenté somptueusement et fleure bon l’authentique artificiel, fumet indécelable aux papilles non averties. Les ex G.O. sont discrets à moins que ce ne soit leurs effectifs qui aient diminué. Ils passent inaperçus et ont certainement droit à des pauses comme a le droit d’y prétendre tout salarié dans la norme.

   Rachel, visiblement, n’est pas venu là pour se faire draguer, contrairement aux autres filles qui se trouvaient à leur table. Elle, aura l’avantage de ne pas essuyer de déception, car vus les gars qui tentent leur chance, il serait bien étonnant que ces demoiselles apprécient à long terme ces rentre-dedans grossiers. Ce style de rapports n’est pas nouveau. Notons simplement que les personnages ressemblent à des pantins manipulés par on ne sait quelle instance qui leur dicterait un schéma de comportement à suivre coûte que coûte, comme dans cette émission à succès de l’époque, Lost Story, si ses souvenirs sont exacts. Rachel échappe à cette règle.

   - J’ai envie de monter à ma case, Daniel. J’en ai un peu assez d’être à table. Ensuite j’irai à la plage. Vous restez là ?

   - Je vais monter moi aussi, mais avant, je veux faire le tour du propriétaire.

   Il achève un morceau de pastèque. Les jeunes autour plaisantent entre eux. Ils parlent plus fort que de raison comme s’ils étaient sourds. Ils mangent sans prendre le temps d’être à ce qu’ils font. Ils consomment sans conscience.

   Plus ça va, moins Daniel se sent à sa place. Il vit en constant décalage. Ce n’est pas une question d’âge ou de jeunesse. C’est l’état d’esprit qui ne correspond plus à ce dont il rêve. Leurs rêveries, le monde virtuel auquel ils aspirent, sont aux antipodes de ses imaginaires.

   En sortant du restaurant il est surpris de croiser Rachel.

   - Vous avez changé d’avis ? Pas de sieste ?

   - Je dormirai ce soir. Je préfère visiter le Village avec vous.

   Bien sûr, il n’y voit aucun inconvénient, au contraire. Il lui dit juste que pour sa part, il préfère la tutoyer.

   Ils partent vers la discothèque. Au détour d’un chemin ils croisent le chef du Village qui sort de sa villa. Il a un rapide coup d’œil vers la main de Daniel, histoire de vérifier s’il porte bien la marque de fabrique.

   - Vous avez l’œil du Maître !

   Le ton de Daniel est un peu sarcastique. Il ajoute pour le rassurer.

   - On visite les lieux... Votre logement est vraiment super… La plus belle vue…

   Le chef du Village ne sait que répondre à ce compliment qui pourrait aussi bien être un reproche. Il s’éloigne en hochant la tête et Daniel a l’intime conviction que le petit homme le trouve louche, un client pas comme les autres, du style envoyé spécial, testeur du Gault et Millau, espion mandaté par les instances supérieures de la grande direction.

   Par ici on domine l’autre baie, du côté d’Ipsos, en un à-pic qui vous donne envie de plonger.

   - La discothèque est juste là. Personnellement je n’y suis jamais allé danser bien que la terrasse soit très agréable. Le son y est beaucoup trop fort, même en extérieur.

   A l’intérieur, c’est toujours le même aspect rustique de vieille grange. Les jeunes n’appréciaient pas tellement ce décor et Daniel est étonné qu’ils n’aient rien modifié. Rachel est ressortie ; elle n’aime pas l’odeur confinée du tabac froid

   - Daniel, venez voir. Il y a un ponton tout en bas.

   - Oui, c’est celui de la voile. C’est un endroit très calme, surtout quand il n’y a pas du tout de vent comme aujourd’hui. Les bateaux ne sortent pas et le coin est désert.

   - J’ai bien envie d’y aller.

   - Rien de plus simple, il suffit de passer aux cases et de descendre par un escalier à flanc de falaise. J’en profiterai pour faire un tour de ski nautique.

   - Ca risque d’être drôle ?

   - Il y a des chances. Cela fait un bail que je n’en ai pas fait.

(A Suivre)


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"Chabadaba... heu...
- Da...
- Ah, oui, da..."



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(Lunette fabriquée spécialement pour le chef indien
"N'a-Qu'un-Oeil-Mais-C'est-Le-Bon")



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(Je compris - à des petits riens - 
que mon contact n'avait pas
une grande confiance en moi)


Get Carter (1971) - Michael Caine

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(Le planteur d'arbres en pleine action,
même par mauvais temps)


Stanley Hall Brooklyn, New York, August 31, 1954.

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(Intellectuel faisant le guignol, 
avant de s'entamer sérieusement la chair
 avec cette paire de ciseaux, mal maîtrisés)



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Jacques Damboise

lundi 12 août 2013

"Ce baiser moustachu fut soudain attaqué par le rasoir terroriste". Benoît Barvin in "Pensées non efficientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA SAGESSE N'EST PAS
UNE MALADIE)

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"Oh, Jésus! Tu viens nous sauver?
- Mais... Je ne vous connais pas,
Mademoiselle! Veuillez cesser
immédiatement où j'appelle la Police!"


El Abrazo del Viernes


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"Si j'aime ce nouveau foulard islamique? Ben...
- Pas foulard... Masque: soyons moderne,
que Diable!"


"La piel que habito". Pedro Almodovar.

Faut-il interdire le "foulard"
 islamique à l’université ?
Bernard GENSANE

   (...) S’agit-il d’un foulard, c’est-à-dire d’un bout de tissu carré que les femmes (ou les hommes : le bandana) se mettent sur la tête, comme les ouvrières du textile quand il y avait encore du textile en France ? S’agit-il de la tente de camping noire à l’iranienne qui ne laisse apparaître – et encore pas toujours – que les yeux de la personne ? Ce n’est pas tout à fait la même chose.

   Ne pas admettre qu’il existe, parmi les musulmans du monde entier, des activistes au sens propre du terme, c’est se … voiler la face. Nous en sommes au point où les pratiques et le discours religieux (pas seulement musulman, bien entendu) sont en train de devenir la norme, les pratiques et le discours laïcs tendant à apparaître comme une gêne, une aberration, quelque chose à combattre séance tenante. Le pire étant l’intériorisation acceptée de cette évolution.

   Pour certains penseurs de l’islam comme Tarik Ramadan, la laïcité, donc la République, sont des moments de l’histoire, pour ne pas dire des accidents. Dans l’absolu, ils n’ont pas tort. À l’époque d’Hugues Capet, la France n’était pas une république laïque. Peut-être qu’un jour elle aura cessé de l’être. D’ici là, toute avancée est bonne à prendre.

   Un vieil ami me disait récemment qu’il y a une quarantaine d’années il allait donner régulièrement des cours dans une université marocaine. Les amphis étaient mixtes et les cheveux des étudiantes globalement visibles. En deux ans, la gent féminine fut réduite à une portion congrue d’environ 10%, le voile devenant obligatoire (mais pas statutaire), les étudiants étant pour la plupart barbus. Concomitamment, mon collègue ressentit que l’hostilité diffuse vis-à-vis du système monarchique en milieu estudiantin avait fortement diminué.

   J’ai résidé pendant dix ans dans des pays d’Afrique noire plus ou moins islamisés. Je n’y ai jamais vu un voile intégral à l’iranienne. Il a fallu que j’habite près de l’université du Mirail à Toulouse pour en croiser quotidiennement. Qu’il soit l’apanage de récents convertis ou pas, l’islam extrémiste en France est un combat d’adultes généralement jeunes qui n’ont pas pu ou pas voulu trouver, leur place dans la République. 

   Achille Mbembe l’a remarquablement formulé : « La proclamation de la différence est le langage renversé du désir de reconnaissance et d’inclusion. » De même que les anciennes gauchistes californiennes qui se font appeler « Ms » et non « Mrs » amusent beaucoup Wall Street (tout comme celles qui refusent de parler de leur « husband », « fiancé », voire « partner » et préfèrent « significant « other »), les activistes musulmans qui choisissent l’éclatement cautionnent la désintégration de la République laïque, donc du social et du politique.

   Sur l’autre rive de la Méditerranée, on rencontre des marques de résistance à l’emprise de la religion sur la société. Après tout, la dénomination officielle de l’Algérie est « République algérienne démocratique et populaire ». Pas islamique. Récemment, à Tizi-Ouzou, plusieurs centaines de personnes ont mangé, bu et fumé de concert et en public pour protester contre l’islamisation du pays. Ils militaient de la sorte pour que le religieux reste du domaine privé. Certains ont même rappelé que, dans les années 1980, les restaurants restaient ouverts pendant le ramadan pour ceux qui ne souhaitaient pas l’observer. Heureusement, lutte des classes oblige, seuls les établissements de luxe demeurent aujourd’hui ouverts.

   Pendant ce temps, dans nos universités – où il n’y a pas de problèmes, n’est-ce pas ? – un étudiant musulman refuse de travailler en binôme avec une étudiante non musulmane, ce que l’enseignant finit par accepter. Fort bien, mais il lui faudra alors admettre la requête de tel étudiant adventiste du Septième jour qui refuse de composer le samedi. C’est un exemple parmi des dizaines d’autres de la reculade de la laïcité là où elle devrait être en pointe.

   En France, la laïcité n’est pas “ imposée ”. Elle est la loi républicaine, comme la conduite à droite. Encore une fois, elle est la cause, le moyen et la conséquence de l’intégration républicaine. La laïcité n’est nullement responsable de la “ désintégration ” de nombreux jeunes musulmans français. Le modèle économique, oui. Avec son chômage structurel obligatoire et tellement évident, avec le pouvoir exclusif donné aux actionnaires dans l’entreprise, avec la soumission du politique à la finance.

   Toutes les guerres sont de religion parce qu’aucune guerre n’est de religion. À commencer par le conflit israélo-palestinien, qui n’est qu’une histoire d’eau.…

   Un correspondant qui résida en Côte d’Ivoire avant moi (de 1965 à 1968) m’écrit ceci :

   "J’étais coopérant en Côte d’Ivoire de 65 à 68 ’à Dimbokro et Toumodi) et chaque année la fin du ramadan était un grand moment : en effet les femmes dioulas sortaient en cortège dans les rues et dansaient torses nus accompagnés de leurs hommes. Le cortège aboutissait toujours dans le quartier européen, où par un hasard miraculeux c’était les plus jolies filles qui se trouvaient en tête pour ... les photos, photos et films qui évidemment étaient l’objet de tractations financières menées par les hommes. Un monde a disparu...." (...)


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"Mmmmhhhh..."



(Traduction:
"C'est comme ça qu'il se met,
ce foutu foulard?")

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Luc Desle

mercredi 8 mai 2013

"Cette ciguë, dit l'Empereur romain, a un meilleur goût que la précédente". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SUR LE FLEUVE DES JOURS
LES PENSÉES SE NOIENT)


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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/3)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste

   La naissance d'Angélus Galin s'est mal passée. La mère est morte en couche. Mais une des soeurs, Camille, sauve l'enfant qui est d'une beauté singulière, lui le miséreux, né dans une famille où les tares sont nombreuses...

ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE 

Murillo, Saint Jean-Baptiste enfant.


   Au bout de quelques jours, la vie reprit son cours. Chaque matin, le père et le frère aîné s’en allaient à l’usine et ils baignaient là dans la vapeur étouffante des cuves de teintures, brassant et essorant des kilomètres de tissus. Ils en ressortaient le soir, éreintés, la peau cuite et tâchée. 

   Thérèse se rendait au lavoir et ne manquait pas d’ouvrage car elle avait récupéré les clientes de sa mère. Elle travaillait deux fois plus, abattant son battoir sur le linge avec la régularité d’un métronome, le visage fermé, les yeux vides. Mariette, de sept ans sa cadette, l’accompagnait et faisait sa part de travail. 

   Camille quant à elle, depuis le mois de juin, n’allait plus en classe. La mère avait eu besoin d’elle pour garder Pierre, le plus petit. Toutes ces absences étaient bien dommage car, aux dires de la Mère Supérieure du couvent voisin, cette petite avait toujours été très vive et intelligente pour son âge. Elle aurait bien aimé poursuivre ses études d’autant que les Soeurs l’y exhortaient, mais il n’en était plus question maintenant que la mère les avait quittés. Il y avait toute la maison à tenir avec les trois petits, Joseph, Germaine et Pierre qui n’avait que cinq ans, sans compter Angélus, son protégé. 

   Ce dernier lui donnait bien des joies mais aussi de nombreux soucis, tant il était délicat. Elle savait d’instinct que ce petit ne survivrait pas s’il était entouré des rudesses qui faisaient le lot quotidien des autres. Elle avait d’ailleurs consulté en cachette le docteur Gagey qui avait été fort impressionné par la délicatesse de cet enfant et qui, contrairement aux autres habitants du bourg, avait immédiatement vu que cette créature était pleine de grâces dans tous les sens du terme. 

   Il avait dit à Camille de lui donner tout ce qu’il y avait de plus fin, de plus aérien. Elle avait dû lui confectionner des langes dans les précieux draps de soie récupérés par sa mère chez le comte et la comtesse d’Argelliers lorsque ces derniers l’avaient congédiée, après un an de service au château d’Aubenac, le bourg voisin. 

   A cette occasion, les langues, au lavoir, étaient allées bon train et l’on disait que le comte, qui usait encore volontiers de l’ancestral droit de cuissage, avait dû s’acoquiner avec Marthe puis, une fois sa toquade passée, avait dû faire pression sur sa femme pour renvoyer la domestique pourtant fort appréciée pour son travail soigné et les bons soins qu’elle avait prodigués à Raphaël, leur fils. 

   Il ne s’agissait que de médisances qui, cependant, portèrent tort à Marthe et qui fit naître un sourd antagonisme entre la pauvre femme et son mari. 

***
(A suivre)


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"Hé... Pssiiittt... Tourne-toi, tourne-toi!"


Ballet West

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"Hihihi... J'adore tous ces petits poissons coquins..."


Vladimir Fedotko - a fish spa

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"En Mai, je fais ce qui me plaît et si ça déplaît
aux opposants au mariage pour tous,
je m'en bats les c..."



Peter Kolchin

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(L'Homme Invisible était un voleur de femmes...)


Leonid Bourtsev


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Jacques Damboise

dimanche 14 avril 2013

"Chez ce joaillier, ces pierres spécieuses provoquèrent un vrai malaise". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

***
Pensées pour nous-mêmes:

(NE SINGE PAS LE SINGE
CAR LUI NE SE SINGE PAS)

***

(La vérité toute nue avançait quand même masquée)


***
(Nul petit épargnant, si infime soit-il,
ne pouvait échapper à la langue gluante du Marché)

 mehmet

***

(Dans cette République, les animaux participaient
à la Résistance Passive)


***
(La danseuse un peu cruche n'avait pas remarqué
le vol de sa glace pendant la nuit)


***
Jacques Damboise

jeudi 11 avril 2013

"Satan, de prime abord, était quelqu'un de très chaleureux". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

***
Pensées pour nous-mêmes:

(DANSE DANS LES ETOILES
EN GARDANT LES PIEDS SUR TERRE)

***

"Qu'ils essaient de me donner...
Qu'ils essaient... Mon Donateur,
il n'est pas de ce monde..."

blogs.lexpress.fr

RUSSIE 
Les danseuses du ballet seraient offertes 
aux généreux donateurs...
C.C.

   (...) Le Bolchoï au cœur de la tourmente. Après l’agression à l’acide de son directeur artistique commanditée en janvier par l’un des danseurs du fameux ballet russe, une ex-danseuse l’a comparé dimanche à un «bordel géant», a rapporté mercredi ABC News.

   Anastasia Volochkova a révélé que ses ex-congénères étaient livrées aux désirs sexuels des riches mécènes du ballet lors de grandes fêtes organisées par ces derniers. Selon elle, tout refus de la part des danseuses pouvait avoir des conséquences sur leur carrière.

   Mais Anastasia Volochkova, renvoyée du Bolchoï en 2003 car jugée trop grosse, est une personnalité controversée en Russie. Citée par ABC News, la direction du ballet a réagi mardi en refusant de commenter ces «propos sales et absurdes». (...)


***
"Hop! 
Si à l'Opéra de Paris on veut m'envoyer de l'acide...
Hop! J'évite! Hop! Je saute!"



Le Bolchoï  nie offrir ses ballerines 
aux donateurs riches

   (...) Ancienne étoile de ballet, Anastasia Volotchkova a fait sensation, dans un talk show russe, ce dimanche (31 mars 2013), en qualifiant le théâtre du Bolchoï de "bordel géant."

   La jeune femme a affirmé que certaines ballerines avaient été contraintes par la direction du théâtre d'assister à des parties fines organisées par ses plus grands bailleurs de fonds, parties qui se seraient terminées  au lit avec de riches hommes d'affaires. Elle a affirmé que certaines ayant refusé, cela pourrait avoir de fâcheuses répercussions professionnelles au sein du théâtre.

   Anastasia Volotchkova a été renvoyée par le Bolchoï en 2003, parce que la compagnie la trouvait trop "grosse".

   Le directeur général du Bolchoï, Anatoly Iksanov, a rejeté ces allégations, affirmant, selon les médias russes, "Je ne commente ni la saleté ni les non-sens."

   Hier, le porte-parole du théâtre, Katerina Novikova, s'est refusé à tout commentaire concernant des revendications internes qui ont agité la troupe. Ces revendications font suite à  l'attaque à l'acide qui a été commis sur le directeur artistique du théâtre en Janvier.

   En effet, Sergei Filin a été aspergé avec de l'acide sulfurique alors qu'il se dirigeait vers son immeuble, le 17 janvier 2013. Plus tard, la police a arrêté Pavel Dmitrichenko, un danseur du Bolchoï, et deux autres individus, pour avoir prétendument ordonné et réalisé cette attaque.

   Certains, dans le théâtre, pointent le doigt vers d'autres danseurs de haut niveau qui seraient accusés d'avoir fomenté cet attaque. La semaine dernière, cependant, plusieurs centaines d'employés du Bolchoï ont signé une lettre soutenant Pavel Dmitrichenko, lettre qui expliquait que son aveu lui aurait été extorqué.

   Rappelons que Sergei Filin a subi de graves brûlures au visage et qu'il est actuellement en convalescence dans un hôpital allemand où les médecins se battent pour sauver sa vue.

(Texte original traduit et reformaté par Nadine Estrella)


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(Cette électrice avait une manière bien à elle
de traiter les politiciens menteurs)

Audrey Hepburn

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"Vous donner à vous, les déposants? 
Sans contrepartie?
Mais n'est-ce pas déjà ce que nous faisons?"


Donner, 
c'est bon pour l'économie
Catherine Bernard

   (...) Donner? Dans une société marchande, où l'économie repose sur l'échange, pourquoi serait-il judicieux de donner? Voire d'ériger le don en véritable outil économique comme le propose l'auteur? N'est-ce pas même limite dangereux puisque que l'on risque ainsi de financer des projets sans intérêt?

   Eh bien figurez-vous que le don peut, dans certaines circonstances, se révéler plus rentable que l'échange monétaire. Précisons à ce stade que Jean-Michel Cornu ne s'intéresse pas à n'importe quelle forme de don: le seul don qui vaille, pour lui, est le don «désintéressé», autrement dit celui qui n'attend pas de contrepartie de la part de la personne à qui l'on a donné. Exit donc le mécanisme du don-contre don cher à Marcel Mauss: celui-là n'est qu'une forme d'échange décalé dans le temps et où les valeurs monétaires ne s'équilibrent pas nécessairement.

   Non: Jean-Michel Cornu parle bien du don sans réciprocité motivé seulement par le désir de rendre heureux, ou de secourir des personnes. Et cette forme de don remplit parfois des fonctions précieuses que l'échange monétaire, lui, ne sait pas satisfaire.(...)

   (...) Par exemple: c'est mathématique, le don ne crée pas, par définition, de dette. Rien n'empêche donc de multiplier les dons, sans pour autant mettre en cause la solvabilité à terme des personnes ou des groupes qui en profitent. Une façon, en quelque sorte, de remettre les compteurs à zéro. 

   Autre différence: dans l'échange, le vendeur et l'acheteur éprouvent chacun un besoin que la transaction satisfait simultanément. Quitte à ce que le vendeur use et abuse du marketing pour «créer» un besoin naguère inexistant chez l'acheteur. Le don en revanche est motivé par une seule chose: le besoin de celui à qui l'on donne. Il régule donc mieux la production de richesses, et se révèle plus efficace que l'échange en termes de répartition de ces richesses: elles peuvent circuler y compris chez les moins solvables.

   Enfin, le don peut créer de la valeur de façon illimitée: un petit don pour moi peut avoir une importance considérable pour celui qui reçoit. C'est bien du reste sur ce thème que pas mal d'ONG fondent leurs campagnes de collecte. Et c'est ainsi, aussi, qu'ont été mis au point des concepts comme le «pay it forward». Là, le don initial est bien désintéressé –le premier donateur ne reçoit rien en échange–, mais le bénéficiaire doit ensuite réaliser trois dons nouveaux, à trois personnes distinctes. (...)
Lire sur:

Jean-Michel Cornu, 
Editions Fyp

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Benoît Barvin