Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 26 août 2014

"Cet océan miniature n'était qu'une banale piscine". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA MORT T’INDIFFÈRE-T-ELLE?)

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(Cette tempête dans mon bol ne présageait rien de bon)


The Fine Art of Japanese Cuisine by Sheharzad Arshad
A homage to Katsushika Hokusai.

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(Représentant de fonds vautours
s'apprêtant à se goberger)



ARGENTINE

Un projet de loi 
pour contourner les vautours



   (...) Après plusieurs jours d'incertitude sur les effets de la cessation de paiement du pays depuis le 31 juillet, la présidente argentine Cristina Kirchner a fait parvenir au Congrès un projet de loi pour rembourser ses créanciers à Buenos Aires et non plus New York, où les fonds ont été gelés par la justice américaine. Le texte propose aussi de rouvrir la restructuration de la dette aux créanciers qui ne l'avaient pas acceptée en 2005 et 2010. 

   Dans une allocution préenregistrée de quarante-cinq minutes, diffusée mardi 19 août en prime time, en lieu et place des séries télé préférées des Argentins, Cristina Kirchner n'a pas retenu ses critiques à l'encontre des fonds spéculatifs et du juge américain Thomas Griesa, chargé du dossier. 

   “Par son ton grave, le discours de Cristina a rappelé certains des pires moments de l'Argentine dans le passé récent [les manifestations survenues fin 2001, quand les Argentins ont vu leurs économies en dollars converties en pesos]”, analyse le journal économique El Cronista. 

   Le texte va être soumis aux députés, porté par la rhétorique de “la patrie ou les vautours” chère aux supporters de Kirchner, faite pour museler l'opposition. 

   “L'initiative a l'impact politique dont rêvait le ministre de l'Economie, Axel Kicillof. Elle comporte aussi tous les aspects juridiques et financiers déconseillés par les analystes les plus respectés”, relève El Cronista. (...)


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(Petite nation en défaut de paiement
très justement fustigée par un gentil fond souverain)


The responsibility of being in charge!
(Source : savagepumpkin, via animageisha)

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Benoît Barvin

mardi 8 juillet 2014

"Ce vendeur d'illusions fut payé en monnaie de singe". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS PAS DU ROI
QU'IL T'OFFRE SA COURONNE)

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"Un papillon? Sur la Tête?
Mais c'est un chapeau..."


(Source: gitmekilekalmak)

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(Dette argentine cherchant à étouffer
un bel hidalgo)


feverdance.e-monsite.com

Argentine : 
un vautour peut en cacher d’autres

Renaud Vivien
Article mis en ligne le 1er juillet 2014

   (...) La Cour suprême des Etats-Unis vient de rejeter le recours de l’Etat argentin contre la décision d’un tribunal new-yorkais le condamnant à payer 1,33 milliard de dollars à deux fonds vautours, NML et Aurelius.

   Basés généralement dans les paradis fiscaux, les fonds vautours sont des fonds d’investissement spéculatifs qui profitent des crises pour racheter les dettes des Etats à des prix très bas. L’objectif est de les contraindre par la voie judiciaire à les rembourser au prix fort, c’est-à-dire le montant initial des dettes, augmenté d’intérêts, de pénalités et de divers frais de justice. La plus-value que ces fonds engrangent est phénoménale. A titre d’exemple, NML a racheté en 2008 des titres de la dette argentine affichant une valeur nominale de 222 millions de dollars. Alors qu’il n’a déboursé que 48 millions pour acquérir ces titres de la dette, il réclame à l’Argentine le paiement de 222 millions de dollars plus les intérêts de retard ! Au total, l’Etat argentin doit payer 1,33 milliard de dollars à NML et Aurelius, selon la décision des juges new-yorkais confirmée par la Cour suprême.

   La compétence des tribunaux new-yorkais, extrêmement protecteurs des créanciers, découle d’une grave erreur commise par le gouvernement argentin au moment des négociations qu’il a menées avec ses créanciers privés en 2005 et en 2010 et auxquels les fonds vautours ont toujours refusé de participer.

   Petit retour en arrière... Suite à la suspension unilatérale du paiement de sa dette fin 2001, le gouvernement argentin a pu inverser le rapport de force en sa faveur et obtenir de l’écrasante majorité de ces créanciers privés (93 %) une réduction de 70 % de sa dette commerciale. Mais au cours de ces négociations, il a renoncé à une partie de sa souveraineté en confiant aux tribunaux new-yorkais la compétence de trancher les litiges avec ses créanciers à la place des juridictions argentines. C’est cette brèche qu’ont utilisée NML et Aurelius pour poursuivre l’Etat argentin sur le sol étasunien et l’affaire n’est pas finie…

   En rejetant le recours de l’Argentine, la Cour suprême des Etats-Unis vient, en effet, d’ouvrir la voie à d’autres condamnations puisque les autres fonds vautours, qui ont refusé de négocier, vont très certainement eux aussi poursuivre l’Argentine. La facture pourrait alors augmenter de 15 milliards de dollars ! Insupportable pour l’économie du pays et pour le peuple argentin. Le gouvernement n’a pas le choix. Désobéir à ce jugement est une nécessité quitte à se mettre dans l’illégalité du point de vue du droit étasunien. Rappelons toutefois que l’Argentine, comme tous les autres Etats a, en vertu du droit international, des obligations envers sa population qui sont supérieures à toute autre obligation comme celle de rembourser ses créanciers.

   Dans ce bras de fer avec les fonds vautours, l’Argentine a reçu le soutien formel des créanciers « traditionnels » tels que le FMI, la Banque mondiale et de plusieurs Etats membres du Club de Paris, le groupe informel réunissant les 19 plus riches Etats créanciers (dont fait partie la Belgique). Tous condamnent en apparence les fonds vautours, mais tous portent une lourde part de responsabilité dans cette situation.

   Premièrement, ces fonds vautours gagnent devant les tribunaux car leur action reste légale ! Leurs agissements ne sont pourtant pas nouveaux. En l’occurrence, NML obtenait déjà en 1999 le versement par le Pérou de 58 millions de dollars pour une dette que le fonds avait rachetée seulement 11 millions de dollars. Les Etats doivent dès lors multiplier les lois pour stopper l’action des fonds vautours au niveau de leurs juridictions nationales. Il y a urgence vu les ravages causés par les fonds vautours dans les pays du Sud, mais également en Europe où la Grèce et Chypre sont déjà attaqués.

   Deuxièmement, les créanciers « traditionnels » ont lourdement endetté les pays du Sud avec la complicité des gouvernements débiteurs. Ces créances rachetées par les fonds vautours sont à l’origine très souvent odieuses, illégales ou illégitimes. C’est le cas de la dette argentine qui a été déclarée nulle par la Cour suprême argentine dans le jugement Olmos de 2000. Les juges argentins ont identifié 477 délits dans la formation de cette dette, avant même l’arrivée des fonds vautours.

   Ces créanciers « traditionnels » qui font mine de soutenir l’Argentine contre les fonds vautours sont donc également ceux qui extorquent le peuple argentin en lui faisant payer une dette frauduleuse léguée en partie par la dictature argentine qu’ils ont soutenue.

   Les Etats membres du Club de Paris sont même parvenus le 29 mai à un accord avec l’Argentine prévoyant le remboursement de cette dette odieuse. Cela faisant treize ans que l’Argentine avait cessé tout remboursement à l’égard du Club de Paris. L’accord prévoit le paiement de 9,7 milliards de dollars dont 3,6 milliards correspondent à des intérêts punitifs sur les arriérés ! Les vautours sont décidément plus nombreux que ce que l’on pense.

   Si les créanciers veulent vraiment être pris au sérieux dans leur soutien à l’Argentine, ils doivent d’une part, prendre des lois contre les fonds vautours et, d’autre part, annuler totalement et sans conditions toutes les dettes odieuses, illégales et illégitimes de l’Argentine.

Source originale : Carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 23 juin 2014


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(La Femme rayée portait-elle un pyjama?)


Danilo Martinis

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Luc Desle

vendredi 14 décembre 2012

"Je veux bien être pendu si je suis coupable, disait le condamné à mort". Benoît Barvin in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TU PEUX BOIRE L'EAU DU CIEL
ET MANGER LE VENT DE LA TERRE)

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(Médor refusant de lâcher la Main du Destin...
Un quelconque bankster de la City)

(出典: aresgoshgar (rllylameから))

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"Le mariage pour tous va détruire la famille traditionnelle!
- Yep!"



Mariage pour tous: 
la famille n'est pas un point de repère, 
c'est un point de départ

Emilien Matter et Xavier Schmitt

   (...) Signé par mille jeunes, un texte de François-Xavier Bellamy («Mariage pour tous, justice nulle part») interpelle les parlementaires sur le mariage pour tous. Avec élégance, loin de la violence homophobe qui émaille discours et manifestations ces temps-ci, il agite le spectre d’une dégringolade des valeurs et d’une perte dangereuse de ce qui constitue l’un des derniers «repères» de notre société en prise à des bouleversements économiques de grande ampleur. (Ahaha...)

   Par gros temps, rien de mieux qu’un repère, qu’une valeur à laquelle s’accrocher quand tout part à vau-l’eau. Et tant pis si l'on ignore le contenu de ce «repère», concept qui a le mérite d'être rassurant en lui-même. De même que la crise économique semble forcer les gouvernements à des politiques d'austérité contre-productives, de même il faudrait répondre à cette soi-disant crise des valeurs par une sorte d'austérité des valeurs.

   Le mariage pour tous mettrait en danger «la» famille et son équilibre. C'est oublier qu'il n'y a pas un modèle unique en la matière, mais une pluralité de types de familles dont la structure et l'existence ne se limitent pas aux seuls liens de filiation et à la différenciation sexuelle. C'est oublier également que la famille «idéale» des opposants au mariage pour tous n'a qu'une existence assez récente dans l'histoire. C'est oublier enfin, au risque de tomber dans une empirie contestable car négligente des Principes, que les conditions matérielles et morales de l'épanouissement d'un enfant ne sont pas suspendues aux préférences sexuelles de ses parents. (...)

   (...) Le souci de l'intérêt supérieur de l'enfant dont témoigne le texte de François-Xavier Bellamy en insistant sur la question de l'adoption est légitime. On est cependant en droit de se demander si les «filiations artificielles» fragilisent vraiment la structure familiale et remettent en cause la complémentarité des sexes.

   Faudrait-il, au nom de ces principes dont l'universalité fait débat, souhaiter que le code civil se contente de traduire les lois de la nature? Qu'en est-il alors de la domination des forts sur les faibles? (...)

Lire la suite sur:


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(La bibliothèque mangeuse de lecteurs en pleine digestion)

(出典: jy1310 (andoiから))

"Blurp!"


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"Et si Monsanto brevetait les semences humaines?
Moi, je serais pas contre..."


Argentine : 
manifestations contre une « loi Monsanto »
Laura Schneider, traduit par Melinda Legendre,

   (...) Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche d’Argentine travaille sur une nouvelle loi visant à protéger les droits de propriété intellectuelle des compagnies qui produisent des semences transgéniques. Ce projet de loi, qualifié par les petits producteurs de «loi de la Semence » ou « loi Monsanto», est vivement critiqué dans divers secteurs qui considèrent que l’Argentine pourrait perdre sa souveraineté alimentaire si la loi passe.

   Sur son site web, le Partido Pirata (Parti Pirate) écrit à propos des conséquences qu’une telle loi pourrait entraîner pour l’Argentine :(...)

   (...) « [La loi] a pour objet de légaliser la politique sur des semences qui ont eu des résultats désastreux aux Etats-Unis et en Europe. Cette loi donnerait à Monsanto la propriété des semences. Les semences que nos petits fermiers et propriétaires terriens sèment n’auraient plus qu’à être contaminées par le gène pour être considérées comme la propriété de Monsanto, et les producteurs de semences ne pourraient plus récolter leurs graines. » (...)

   (...) Dans la Tribune des journalistes, Carlos Forte cite le ministre de l’Agriculture Norberto Yahuar :(...) 

   (...) « Ces derniers temps, les producteurs achetaient des semences génétiquement modifiées qui devenaient leur propriété exclusive. Les quantités des semences produites dans ces champs excédaient les quantités nécessaires pour les nouvelles semailles, si bien qu’a émergé un commerce sans quasiment aucun contrôle. Or, la logique veut que tout développement réalisé par l’Etat ou des compagnies privées soit approuvé selon la défense des droits de propriété intellectuelle. »

   Carlors Forte rétorque 10 bonnes raisons contre cette nouvelle loi : (...)

   (...) « Des organisations telles que Movimiento Nacional Campesino Indígena (MNCI, Mouvement national des fermiers et indigènes), CLOC-Vía Campesina Argentina, GRAIN, Amigos de la Tierra (les Amis de la Terre) et Acción por la Biodiversidad (Action pour la biodiversité) ont eu accès à l’ébauche du projet de loi fin août, qu’ils qualifient de tentative de « subordonner la politique nationale sur les semences » aux demandes de l’UPOV (Union Internationale pour la Protection des Nouvelles Variétés de Plantes) et de sociétés transnationales.

   Dans une déclaration des « 10 raisons pour combattre le projet de loi », [ces organisations] soulignent que “la loi en projet ne fait qu’encourager et protéger la privatisation de l’héritage collectif appartenant au peuple, en particulier aux communautés rurales et au peuple indigène”. » (...)

Lire la suite sur:


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Luc Desle (et Jacques Damboise)

mardi 13 novembre 2012

"Il souriait avec toutes ses dents cariées, ce carriériste". Jacques Damboise in "Pensées contraintes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA MOINDRE DES CHOSES
C'EST QUE TU AIS FOI EN TOI)

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(Comment ça, avec moi, l'amour s'attache?
Petit malotru, va! Vous n'y connaissez rien
en fait de liens, bandeaux et autres coquecigrues"

(SOURCE: RUBBER11)

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"Tu n'es pas indigné, toi?
- Si, que tu montres ta culotte!
- Pauvre type, va!"


Nouvelle protestation de masse 
des Indignés en Argentine
Laura Schneider · 
Traduit par Alice Floury

   (...) Le 8 novembre en Argentine a été jour de nouvelles manifestations dans tout le pays, cette fois sous le signe #8N, en référence à la date de la mobilisation.

   Divers réseaux sociaux ont permis de diffuser massivement la convocation, et dans la journée des opinions, photos, reportages, vidéos ont été publiés sur Twitter, sous le mot-clé #8NYoVoyPorQue (’J’y vais parce que’) pour les partisans et #8NYoNoVoyPorQue (’Je n’y vais pas parce que’) pour ceux qui étaient contre la manifestation.(...)

(...) Le site Web Argentinos Indignados répond à la question « Pourquoi nous mobiliser ? ».  Le site évoque notamment ces raisons :
« Ils nous disent dans quelle monnaie on doit épargner ; mais ils ont converti la nôtre en de petits papiers de couleurs qui ne sont pas reconnus dans le monde et qui perdent tous les jours de leur valeur.
Ils libèrent des assassins et autres criminels pour qu’ils assistent leurs actes politiques.
La pauvreté reste la même, les villas se multiplient et des millions sont dépensés dans les propagandes politiques comme “le football pour tous”.
La liberté d’expression devient peu à peu un simple souvenir.
Les amis du pouvoir monopolisent l’information.
La Présidente abuse de la Chaîne Nationale, d’où un Etat totalitaire
Les alliés d’autres pays sont les pires de la communauté internationale. L’Argentine est chaque jour plus isolée du monde.
La rue appartient aux délinquants, et les terroristes sont les amis privilégiés du gouvernement.
Ceux qui pensent différemment sont des ennemis.
Les partisans du gouvernement possèdent un degré de fanatisme qui peut tout justifier, même l’endoctrinement infantile et la corruption.
Le niveau de corruption des fonctionnaires est le plus élevé qu’on n’ait jamais connu. » (ça rappelle certaines choses, dans d'autres pays, suivez mon regard... oui, oui... du côté de votre nombril, gentils Français...)

   Le blog Digo Pavadas a publié une analyse avant la manifestation : « A quoi cela peut-il servir de plus que de créer un nouvel exemple de que ce gouvernement est sourd à ce qui ne l’arrange pas d’écouter ? On en parlera dans les journaux du monde, ils diront que le gouvernement ne répond pas aux protestations, qu’il génère plus de méfiance au niveau international, etc. A l’heure où est convoquée la manifestation, tous les députés, sénateurs et ministres regarderont tranquillement à la télé la foule en colère qui “se réjouit” de manifester (diront-ils). »

   Il a expliqué ensuite à qui devait être adressée la manifestation : « Notre pays est très présidentialiste, ce pourquoi tout le monde croit que le président est responsable de notre situation, mais en réalité, la faute revient aux complices représentants du peuple qui se laissent manipuler par le pouvoir exécutif. Ce pourquoi j’insiste, c’est à eux qu’il faut réclamer de faire leur travail et d’écouter ceux qui les ont élus. »(...)

Lire sur:

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"Je-suis-en-apesanteur-les-nouvelles-sordides-
du-monde-ne-me-touchent-pas"

BEYOND THE THRESHOLD BY MCQUEEN……….NO.23
(VIA MVAT)



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"Moi, j'ai jamais dit que je voulais 
vendre mes organes...
- Pas les vendre, les donner...
- C'est pire..."

Une Espagnole au chômage 
met en vente ses organes

   (...) Une chômeuse espagnole, âgée de 44 ans, a annoncé ce dimanche proposer à la vente tous les organes qui ne seraient pas indispensables à sa survie pour se payer un logement pour elle et sa fille.

   «J'ai d'abord mis en vente un rein, maintenant je propose aussi les cornées de mes yeux, un de mes poumons, un morceau de mon foie... Je vends n'importe quel organe de mon corps à qui peut le payer, et je fais cela parce que je suis tout simplement désespérée», a déclaré la quadragénaire dans une interview filmée et diffusée ce dimanche sur le site Internet du quotidien El Mundo. (...)

   (...) «J'ai besoin d'un logement (...) pour y installer mon foyer, dans un endroit digne», a-t-elle déclaré en indiquant être sans travail et souffrir d'une incapacité à 66% à cause des mauvais traitements que lui a fait subir l'homme avec qui elle a vécu pendant 18 ans et qui veut maintenant la faire expulser de la maison où elle vit avec sa fille.

   «J'ai reçu un préavis d'expulsion pour ma fille et moi. Nous n'avons pas de famille, nous ne savons pas où aller», a expliqué la quadragénaire. Selon El Mundo, la femme a publié il y a deux semaines une annonce sur Internet pour proposer ses organes à la vente.

   «Je n'ai pas d'autre moyen pour essayer de sauver ma vie et celle de ma fille. Si avec le temps qu'il me reste à vivre je peux ainsi donner à ma fille la force qui lui permette de sortir de cette situation, bien sûr, je vends mes organes», a déclaré la quadragénaire en indiquant ne pas avoir fixé de prix.



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Luc Desle (et Jacques Damboise qui passait par là)

lundi 5 décembre 2011

"A Zombieland, le tri des ordures était sévèrement sanctionné". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"


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(La baisse de la TVA sur les produits dermatologiques 
fut le départ de la révolte des zombies)
Plus de 9 000 personnes ont participé à une "marche des zombies" organisée dans le centre-ville de Mexico. 
Ils ont ainsi battu le record du monde de la plus grande concentration de "zombies". 
Photo Bernardo Montoya/Reuters

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"Ah! Vous voyez bien que les sociétés sans tafioles, ça existe!"

Il existe une société 
où l'homosexualité n'existe pas
Jesse Bering

   (...) Le terrain d'étude des Hewlett est un groupe de paisibles chasseurs-cueilleurs d'Afrique centrale, les Akas, vivant au sein de communautés nomades, comptant entre 25 et 35 individus. D'autres détails ethnographiques, comme l'organisation socio-politique des Akas (leurs chefs ont un pouvoir limité), ou leurs rapports de genre (les hommes et les femmes sont relativement égaux) ont certainement leur importance pour comprendre leur vie sexuelle, mais dans un article publié l'an dernier dans African Study Monographs, les chercheurs ont préféré se limiter uniquement à leurs chambres à coucher.
   C'est l'hypersexualité apparente des Akas qui est à l'origine des recherches des Hewlett.
   Tout d'abord, ils ont énormément de rapports sexuels lorsqu'ils sont mariés. En moyenne –et souvenez-vous, cela ne concerne pas uniquement les jeunes mariés, mais aussi les couples d'âge mûr– les Akas déclarent faire l'amour trois fois par nuit et les Ngandi deux fois. Selon les Hewlett, pour ces groupes, le sexe tient davantage du travail que du divertissement. Le fait d'avoir des enfants étant très important – à quoi s'ajoute une mortalité infantile élevée – les Akas et les Ngandi voient dans le sexe une opération de collecte de progéniture, tout aussi stratégique que les récoltes diurnes dont ils tirent leur subsistance. (...)
   (...) «Le travail du pénis est le travail pour trouver un enfant», déclare un des Akas interrogés. «En ce moment, je le fais cinq fois par nuit parce que je cherche un enfant», dit un autre. «Si je ne le fais pas cinq fois, ma femme ne sera pas heureuse parce qu'elle veut avoir des enfants rapidement». Ils ne sont pas pour autant indifférents aux plaisirs du sexe, soulignent les Hewlett. Mais le plaisir n'est pas leur motivation principale.
   Ce rôle secondaire du plaisir est attesté par le peu de place que la sexualité Aka laisse aux préliminaires. Par exemple, une femme remarque qu'un homme ne met jamais le clitoris dans sa bouche: «S'il le fait, il vomira.» (charmant...) Ce n'est pas nécessairement un signe de pruderie (pas plus que de phallocratisme?). Vu comment ils envisagent le sexe en général, cela indique plus probablement que de telles pratiques non-reproductives ne font pas partie de leurs scénarios (légèrement stakhanovistes, quand même, non?). Ce qui n'est pas sans lien avec les débats actuels jalonnant notre propre culture et concernant le libertarianisme sexuel, comme ceux s'interrogeant sur la «naturalité» de la monogamie. (non intervention de l'Etat mais intervention de la nature, notamment du désir sexuel sans contrôle? On voudrait comprendre les implications qu'amène ce terme...)  (...)
Lire l'article sur:

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"Hi, l'américano, si tou veux avoir des sensaciones, venga con nosotros...
- Merci, sans façon...
- Ahahaha, estos américanos, no tiennen nada en las bragas"

Argentine, 
la vie après la faillite
CORRESPONDANT À BUENOS AIRES, OLIVIER UBERTALLI

   (...) À la faculté d'économie de Buenos Aires, le musée de la Dette extérieure argentine vaut le détour. Des étudiants vous racontent, chiffres à l'appui, l'histoire du naufrage argentin. C'était il y a dix ans. "Le chômage avait grimpé à 22 %. Toutes les classes sociales manifestaient leur ras-le-bol dans un concert de casseroles, décrit Stefano, notre guide. (...) 
   Son salut, l'Argentine le doit d'abord à son toupet. Elle a dit "Basta !" aux plans d'austérité et au FMI, puissance honnie. "J'ai dû répéter trois fois à Horst Köhler, directeur du Fonds à l'époque, que l'Argentine retirait ses demandes de prêt. Il n'en croyait pas ses oreilles", se souvient Roberto Lavagna. L'ancien ministre argentin de l'Économie (2002-2005) a piloté la plus grande restructuration de dette de l'histoire moderne - 102,5 milliards de dollars - avec une "décote" (réduction de la dette) de 75 %. Début 2006, l'Argentine a remboursé d'une seule traite les 10 milliards de dollars qu'elle devait au FMI. Reste que les marchés financiers internationaux la boudent toujours. Ou lui proposent des taux d'intérêt prohibitifs, considérant que le risque pays est trop élevé (mauvais perdants, les marchés financiers qui ne sont pas rassurés?). Car Buenos Aires doit encore de l'argent à certains créanciers récalcitrants qui ont entamé des procès, notamment aux États-Unis et au Club de Paris. (...)
   (...) Bien sûr, le rebond n'aurait pas été possible sans la flambée des prix des matières premières agricoles, portée par la demande chinoise. Le prix du soja est passé d'environ 200 dollars la tonne en 2002 à 450 dollars ces dernières semaines. Une aubaine pour le premier exportateur mondial de farine et d'huile de soja, deuxième pour le maïs et cinquième pour le blé. Un flot de devises (100 milliards de dollars par an) renfloue les caisses de l'État, qui prélève de fortes taxes sur les exportations. Elles atteignent jusqu'à 50 % pour le soja ! La formidable rente agricole des Argentins finance les mesures "K", pour Kirchner, Nestor, le mari qui a gouverné de 2003 à 2007, et sa femme, Cristina, réélue le mois dernier dès le premier tour de la présidentielle. Le modèle Kirchner passe par la relance de la demande, avec une aide spéciale pour les classes moyennes et défavorisées, comme le système d'Asignacion universal por hijo (plus de 40 euros par mois donnés à chaque enfant scolarisé). Le gouvernement subventionne aussi les tarifs de l'énergie, de l'eau et des transports. À Buenos Aires, le ticket de métro vaut 20 centimes d'euro. La consommation est vigoureuse, les centres commerciaux bondés. Cette année, il se vendra en Argentine plus de voitures neuves qu'au Mexique ou en Espagne.
   Dans la pure tradition péroniste (heu... c'est un bien ou un mal? On voudrait comprendre...), les Kirchner mènent une politique interventionniste et protectionniste. Ils n'ont pas hésité, en 2008, à nationaliser les régimes privés de retraite. Le redoutable secrétaire d'État au Commerce, Guillermo Moreno, met les sociétés au pas. Tel le "Parrain", il reçoit parfois les chefs d'entreprise avec un revolver posé sur le bureau ! (Ah, l'économie dirigiste c'est peut-être intéressant, mais elle s'accompagnerait de fonctionnements mafieux, contrairement au credo du "laisser-faire" du capitalisme libéral, c'est ça?) (...)
Lire le très intéressant article sur:

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"Alors, comme ça, cette proposition de loi... pfff... elle serait en faveur
des lobbys... pfff... qu'est-ce qui vous fait dire ça... pfff...
la jalousie?"
La dernière enquête de Maigret

Agriculture : Le beau cadeau de noël 
de l'UMP au lobby semencier ?
(pourquoi le mode interrogatif ?)

   (...) Si à l'UMP on aime fustiger les assistés, on sait quand c'est nécessaire assister les lobbies. Témoin la proposition de loi de Christian DEMUYNCK et plusieurs de ses collègues, relative aux certificats d'obtention végétale, n° 720, déposée le 24 septembre 2010 au Sénat et actuellement en débat à l'Assemblée Nationale.
   Sous couvert de protéger la propriété intellectuelle sur les variétés végétales « (...) lequel permet de rémunérer la recherche (...) », elle vise à mettre en place un système de rente pour les multinationales semencières, toutes réunies au sein de l’Union française des semenciers
   En fait nous expliquent la Coordination nationale pour la défense des semences fermières : « cette proposition de loi bénéficie uniquement à la filière semencière, dont les objectifs sont essentiellement guidés par l'intérêt commercial » Et la Confédération Paysanne : « Cette proposition de loi veut interdire aux paysans de semer leurs propres semences, provenant de leur récolte, pour les forcer à acheter celles de l'industrie (...) »
   En effet, l'article 14 de la proposition de loi prévoit : « (...) que les agriculteurs utilisant des semences de ferme (...) paient une indemnité aux titulaires des COV dont ils utilisent les variétés, afin que soit poursuivi le financement des efforts de recherche et que les ressources génétiques continuent d'être améliorées  (par Monsanto?) (...) » (...) 
   (...) « Les créateurs de nouvelles variétés peuvent faire protéger celles-ci (pourquoi? Parce que. Bon, ok). Cette protection est attestée par un titre de propriété appelé "certificat d'obtention végétale". Il interdit à quiconque (même les petits hommes verts?) la production et la vente des semences de la variété sans l'accord de son propriétaire l'obtenteur (...) » nous dit le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences)
   En fait, résume la Confédération Paysanne : C'est une forme de propriété industrielle sur les plantes cultivées." (et qu'on continue à marchandiser le Monde, hop-là, gaillardement. Vive l'UMP!) (...)
Lire l'article en entier sur:

mercredi 5 octobre 2011

"Lors des soirées qu'il donnait, le Comte Dracula, minaudant, se rengorgeait, sachant qu'il ne risquait rien". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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(Les nouveaux enfants de l'Ogre du Petit Poucet 
ne dormaient que d'un oeil)
Les petits de pandas géants se reposent à la Base de recherche sur la reproduction des pandas à Chengdu, une ville de la province Sichuan (Chine).Reuters

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"La concurrence? Quelle concurrence?
On se f... du canal qui nous diffuse,
pourvu qu'on puisse faire les c...
pour les décérébrés du bulbe"
Les chaînes "bonus" 
épinglées par Bruxelles

   (...) Alors qu’elles devaient commencer à diffuser en novembre, les chaînes de télévision dites "bonus", attribuées aux groupes historiques TF1, M6 et Canal+, ont été retoquées par la Commission européenne. En cause, le non-respect des règles de la concurrence. (...)
   (...) Ces chaînes "bonus" ont été attribuées par loi aux groupes TF1, M6 et Canal+ pour compenser la baisse d'audience, et par conséquent de recettes, provoquée par l'apparition de canaux concurrents lors du passage à la TNT (quelle gentille attention...) . Mais fin 2010, la Commission européenne avait mis en demeure la France sur ce sujet arguant que les groupes historiques avaient déjà bénéficié d'avantages importants dans les années 2000 toujours en vue du passage à la TNT. Bruxelles a pointé à cette occasion un "risque de surcompensation (traduction: de s'en mettre un peu trop dans les poches)".
   Normalement, les chaînes "compensatoires" devaient débuter leur diffusion en novembre. Canal+ avait fait connaître son envie de proposer une chaîne gratuite (Canal 20), s'attirant les foudres de TF1 et de M6 qui ont alors demandé de retarder sa mise en place. Début septembre, Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), avait plaidé pour une abrogation rapide de la loi attribuant les chaînes "bonus" au cas où la Commission les jugerait contraire au droit européen. Selon lui, cette abrogation permettrait "de limiter le montant des indemnités qui pourraient être dues par l'Etat à TF1, M6 et Canal+".
   La question du non-respect des règles de la concurrence se pose d’ailleurs au CSA. Mi-septembre, le Conseil avait fustigé le fait que la TNT était progressivement récupérée par France Télévisions et les trois groupes privés historiques. Avec le rachat des deux chaînes de Vincent Bolloré, Direct 8 et Direct Star, par Canal+, le quatuor cumule en effet 14 des 18 canaux de la TNT gratuite.
E.C (avec AFP) - leJDD.fr
Lire sur:

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"Non, Monsieur! Les blagues sur la moustache 
à mettre ou sur, ou sous le drap,
c'est indigne de vous...
- Mais j'ai pas dit ça!"


Hollande fâche le patron de Total 

   (...) En marge de ce déplacement, le socialiste s'est étonné que Total n'ait pas été soumis à une "contribution exceptionnelle sur ses profits au moment de la crise". L'entreprise, qui a engrangé 10 milliards d'euros de profits en 2010, n'était pas soumise à l'impôt sur les sociétés en France. Si Christophe de Margerie s'est empressé de rappeler que Total a payé 800 millions d'euros d'autres impôts dans l'Hexagone, les gains du groupe à l'étranger sont en revanche taxés dans les pays en question. (...)
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"Comment ça mon inflation n'est pas à 20%?
- Oh toi et tes idées mal placées...
Tu me fatigues, si tu savais..."
Des journaux argentins poursuivis 
pour avoir écrit sur l'inflation

   (...) Pour leur couverture de l’évolution économique de l’Argentine depuis cinq ans, six journaux du pays viennent d’être assignés à comparaître devant la justice. Selon le Washington Post, cette assignation permettra au gouvernement argentin d’obtenir des informations sur les sources de ces journaux, leur ayant transmis des statistiques concernant les taux d'inflation du pays différentes de celles du gouvernement.
   Pour les groupes de presse, cette tentative n’est rien d’autre qu’un moyen d’intimider les médias et de censurer la publication des taux d’inflation records de l’Argentine, qui selon certains économistes et consultants indépendants atteignent les 20% chaque année, ce qui fait deux fois plus que les taux officiels du gouvernement (9,8% en août 2011). (Argentine qui suit pourtant les préceptes du FMI, non? depuis sa faillite d'il y a quelques années... faillite fabriquées par les banques?) (...)
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Luc Desle