Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 27 octobre 2014

"L'homme qui croyait aux mites se dit qu'il avait fait une erreur quelque part". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(AIME QUI T'AIME)

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"Tu as raison, Edward, 
j'ai moins froid maintenant...
- Approche-toi plus près encore...
- Tu es sûr?"


(via groundbreak)

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(Remember)


bouffonduroi.over-blog.fr

Quand le président de Total
jouait l’imbécile au café du Commerce‏

MYRIAM (REPORTERRE)
   (...) Christophe de Margerie, président de la compagnie Total, et un des barons de l’oligarchie française, est décédé dans un accident d’avion à Moscou lundi 20 octobre. Je tiens à préciser que je n’ai rien contre le journal Libération. Il m’arrive même de l’acheter et de le lire… Mais ce que j’ai vu du « Forum » Libération qui s’est tenu à Rennes ce week-end était tout simplement écoeurant.

   Le thème : 2030. Les invités ce samedi matin 12 avril : Christophe de Margerie, PDG de Total, Pascal Lamy, ex-secrétaire général de l’OMC, et Navi Radjou, optimiste par nature (je ne lui ai pas trouvé d’autre fonction officielle que celle-ci). De Forum, il ne fut point. Juste un exercice de séduction de Christophe de Margerie pendant 1h30 (c’est long).

   Introduction de C de Margerie : « Ce que je souhaite pour 2030, c’est que les gens se parlent sans rentrer dans les vieux antagonismes. » La gouvernance mondiale ? Les Etats et la classe politique ont fait leur temps. Place aux citoyens et aux entreprises car « c’est elles qui créent l’emploi et fabriquent l’innovation dont le monde a besoin ».

   Le dérèglement climatique ? Il a fallu que quelqu’un dans l’assistance, moi, pose la question car la journaliste modératrice du « débat » n’avait pas jugé utile d’évoquer le sujet. J’ai pourtant lu sur un média très sérieux que Total était le plus gros émetteur de CO2 en France, et de loin, avec 398 millions de tonnes rejetées en 2010 par les barils extraits au large des côtes du monde entier (article de Jade Lindgaard et Arthur Pivin).

   Réponse de Christophe de Margerie : « En France, ce sont les raffineries qui émettent du CO2, mais quand j’ai voulu en fermer une en France, la France entière s’est mise en grève. Êtes-vous venue me soutenir pour fermer cette raffinerie ? »

   Pourtant, la question ne portait pas sur le raffinage sur le territoire national mais bien sur l’extraction mondiale. Les experts du climat affirment que si les grands producteurs pompent toutes les réserves de pétrole connues ou en cours de découvertes, nous serons bien au-delà de 2° C espérés d’augmentation de la température moyenne mondiale.

   La transition énergétique ? Petit sourire narquois pour expliquer que Total avait acheté une exploitation photovoltaïque en Californie. « Mais c’est moche. Je ne voudrais pas de cela dans ’ma’ Normandie. D’ailleurs il n’y a pas beaucoup de soleil en Normandie ! » S’en suit une diatribe pour dire que l’économie française était déjà largement« décarbonée » et que c’est dans les pays émergents que la transition doit avoir lieu. « Et nous, Total, on les aide à produire proprement ». Sans plus de précision sur l’aide.

   La journaliste de Libé ne semblait pas disposée à demander des éclaircissements. Et puis, rien ne remplacera un réacteur nucléaire, pas même l’exploitation photovoltaïque de Californie. « Il faut garder ce qui marche ». Pour finir, les cinq questions posées par l’assistance n’ont donné lieu à aucun débat, le micro étant sur le champ retiré à celui ou à celle qui avait la chance de l’attraper.  Tiens, la journaliste prend la parole ! « On a pu finir sur une note d’optimisme, on a bien fait de ne pas faire la grasse matinée ce matin ».

   L’optimisme de circonstance était le suivant :

   Navi Radjou : « Je viens souvent en France car il y a beaucoup d’innovation en terme d’économie de partage, d’économie circulaire et d’économie du système D. »

   Christophe de Margerie : « La France est très attendue dans le monde. Je reviens de Mexico et je peux vous dire que là-bas, ils ne savent pas que nous sommes dans un profond pessimisme. Alors allez travailler à l’étranger, bougez, vous verrez ! Mais j’aime aussi Rennes, et je vais l’aimer encore plus car ma fille va s’y installer. Mais pas sous le nom de Margerie, heureusement pour elle » (regard à la personne, moi, qui a évoqué les 398 millions de tonnes de CO2 en 2010).

   Ouf, on a quand même pu finir sur de l’optimisme. Et puis, comme espéré pour 2030, « les gens se parlent sans rentrer dans les vieux antagonismes ».


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(Ce sauté de champagne avait plus de succès
que le sauté de veau)



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Benoît Barvin

lundi 21 avril 2014

"Pour réussir il se donnait juste un an après sa naissance". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'AMOUR EST-IL
AUSSI FIDÈLE QUE LA MORT?)

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"Toucher le sol avec les mains?
Faciiile!!!"


Jackie Hilton


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(Prédateur naturel de poissons 
bourrés de CO2)


Le CO2 pousse les poissons
vers leurs prédateurs

Joël Ignasse

   (...) L'acidification des océans est une conséquence de l'augmentation des émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Les océans sont des puits naturels de carbone, ils en absorbent quotidiennement 22 millions de tonnes. Ce CO2 est ensuite transformé dans l’eau en acide carbonique, directement responsable de la diminution du pH des océans.

   Le pH moyen des eaux était de 8,15 durant la période préindustrielle, et maintenant il a chuté à 8,05. Avec des conséquences pour beaucoup d'animaux marins, les crustacés et les coraux notamment dont les coquilles ou les exosquelettes ont plus de difficulté à se former dans les eaux acides. Aujourd'hui, des chercheurs australiens découvrent de nouvelles victimes du phénomène... (...)

   (...) Pour se rendre compte de l'effet du CO2, une équipe de l'Australian Institute of Marine Science (AIMS), a étudié une zone où l'eau est particulièrement riche en CO2 : la baie de Milne, à l'est de la Papouasie-Nouvelle Guinée, parsemée de récifs coralliens.

   À cet endroit, l'activité volcanique sous-marine engendre des bulles de dioxyde de carbone qui enrichissent la baie en acide carbonique. "Nous avons constaté que vivre dans un environnement acide fait que les petits poissons de récif sont attirés par l'odeur de leurs prédateurs potentiels. Leur sens de l'odorat est gravement affectée dans les eaux riches en CO2, d'une manière qui menacent leur survie ", explique Alistair Cheal de l'AIMS. (...)

   En plus de l'odorat déficient, les chercheurs ont aussi remarqué une modification du comportement des poissons : "dans cet environnement les poissons deviennent plus audacieux et ils s'aventurent plus loin d'un abri sûr ce qui les rend également plus vulnérables aux prédateurs" renchérit Alistair Cheal.

   Une constatation d'autant plus inquiétantes que les scientifiques ont aussi noté que les poissons ne peuvent pas s'adapter à la hausse des niveaux de dioxyde de carbone au fil du temps. Or les rejets de CO2 augmentant, l'acidification des océans restera problématique un bout de temps...



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(Alice s'ennuyait de son lapin blanc)


Rabbit Head

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Benoît Barvin

lundi 8 juillet 2013

"Il lisait des livres aux pages blanches pour se reposer l'esprit". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'AIME NI NE DÉTESTE
MAIS AIDE)
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Long Texte au long cours (2/3). 
Blanche Baptiste


   La jeune Lucie se souvient de son enfance et de ces travailleurs espagnols qui venaient, chaque année, pour les vendanges... 


HAUTES DILUTIONS



   Marcel finissait de décharger la camionnette. Et le gros de la troupe était là en train de rassembler ses affaires. Matilda, la doyenne, toujours alerte malgré ses soixante deux ans. Puis venaient José, son fils et sa femme Cristina , Santiago, un de ses frères, et d’autres adultes dont les noms échappaient à Lucie. Enfin, sortant du fourgon, les jeunes Camillo, Luis, José… Mais elle avait beau chercher Ricardo du regard, elle ne le voyait pas. Elle avait failli sortir avec lui l’année précédante et ensuite, pendant onze mois, il avait occupé ses rêveries. Du coup, elle n’était pas une seule fois allée en discothèque. 

   Penser à Ricardo lui avait suffi et lui avait donné assez d’énergie pour bûcher son bac comme une dingue. D’ailleurs, elle avait toujours fonctionné comme cela depuis qu’elle avait mis les pieds au lycée. La présence lointaine de fiancés potentiels et la certitude de leur venue tous les ans lui procuraient une joie et un allant que beaucoup de ses copines lui enviaient sans pour autant tomber dans ce genre de dévotions imaginaires, leur préférant les sorties répétées et les flirts plus tangibles.

   Lucie, elle, portait dans sa tête un imaginaire très fort dont l’archétype majeur se devait d’être Espagnol, brun, doux comme l’étaient certainement les anges, mystérieux, spirituel, tout puissant, amoureux et fraternel. Bien évidemment, une relation prolongée avec cette personne idéale aurait certainement fait descendre rapidement cette dernière de son piédestal. Mais les jeunes hidalgos repartaient si vite au pays de Don Quichotte, que Lucie avait tout le loisir de les magnifier et de jouer les princesses éprises d’amour courtois mais cependant sensibles aux songes torrides qui, parfois, fulgurants, faisaient des incursions nocturnes du côté des vignobles des Guirandes.

***

   Lucie sentait son cœur battre. La déception s’infiltrait en elle, piquante. Il fallait qu’elle sache.

   - Holà, vous voilà enfin !

   Quelques mots de bienvenue à chacun en espagnol. Puis sur un ton anodin, cette question qui lui barrait la gorge.

   - Je ne vois pas Ricardo.

   - Il vient de se mettre militaire. Un de ses amis le remplace. Pas vrai Tonio ?

   Elle sentit comme une pointe au creux de l’estomac mais déjà, un solide gaillard lui tendait la main. Une poignée de main ferme, sèche et douce au toucher, avec un bon sourire en prime, des yeux sombres qui lui semblèrent familiers.

   - Enchantée, je suis Lucie. Je vendangerai avec vous.

   Elle n’aimait pas dire d’emblée qu’elle était la fille du régisseur.

   Tonio la regardait avec simplicité. Il aimait ce genre de fille fraîche et spontanée. 

   Un homme aux cheveux grisonnants s’avançait vers le groupe. Il arborait une grosse moustache qui faisait ressortir ses yeux perçants. Celui-là voyait tout, remarquait tout d’un seul regard. 

   - Hé bien, il y a deux nouveaux à ce que je vois et on ne m’a pas averti. 

   Matilda, la chef d’équipe, la mousseigne comme on dit en Roussillon, expliqua les défections de dernière minute. D’abord, son mari Juan, une jambe dans le plâtre, puis Ricardo, juste engagé. 

   - Vous verrez, señor Mirales, vous ne serez pas déçu. Alfredo c’est un de mes gendres et Tonio, c’est Ricardo qui nous l’a recommandé et… 

   - Bon, ça ira, abrégea Mirales. Vous leur montrerez les logements et vous les mettrez au courant de nos habitudes… Je vous attends d’ici une demi-heure dans mon bureau pour signer les papiers. 

   Puis, il se tourna vers Lucie. 

   - Et toi, tu as peut-être autre chose à faire qu’à traîner là. Tu ne vois pas qu’ils ont fait un long voyage et qu’ils ont envie de s’installer. 

   - Justement, je venais les aider ! 

   Son père lui lança un regard noir. Cette attirance maladive qu’elle montrait pour ces bougres d’Espagnol commençait à lui porter sur le système. Et si elle avait la tête dure, lui aussi. Elle n’aurait pas le dernier mot !

***
(A Suivre)
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"Comment ça, je dois dormir dans un clapier surpeuplé?
- C'est comme ça et pas autrement,
Monsieur mon futur repas...
- Futur quoi?"


Le scandale de l'élevage 
en batterie des lapins
Bioaddict

   (...) Ce mardi 2 juillet, une délégation de L214 a remis à la Commission européenne 40 000 signatures de citoyens français demandant l'interdiction de l'élevage en cage des lapins.

   La requête de l'association de protection des animaux fait suite à quatre ans d'enquêtes au sein de la filière cunicole française, documentant les problèmes de bien-être causés aux animaux par cette forme d'élevage.

   En mars dernier, L214 révélait en effet les conditions d'élevage exécrables des lapins sur 8 sites de production industrielle français : de nombreux lapins morts ou malades au sein des élevages et des poubelles remplies de cadavres et de flacons d'antibiotiques.

   Reçue par Andrea Gavinelli, chef d'unité Bien-être des animaux de la Direction générale de la santé et des consommateurs, L214 a exposé le résultat de plusieurs années de recherches sur la production française de lapins de chair :

   / une haute morbidité : d'origine bactérienne (pasteurellose, colibacillose, entérotoxémie, staphylococcie, klebsiellose, salmonellose...) , virale (maladie hémorragique virale) ou parasitaire (coccidiose) ;
   / une consommation d'antibiotiques plus élevée que dans toute autre filière animale (proportionnellement 6 fois plus importante qu'en élevage porcin) ;
une haute mortalité : 20% des lapins de chair n'atteignent pas l'âge d'abattage de 73 jours.
une liberté de mouvement entravée par des densités d'élevage très élevées (jusqu'à 19 lapins/m2) et des cages exiguës ;
   / un environnement dénué de tout aménagement et un sol grillagé source de blessures aux pattes et d'écrasement de lapereaux. La Directive 98/58 CE concernant la protection des animaux dans les élevages exige une liberté de mouvement conforme aux besoins éthologiques et biologiques des animaux. Cette condition n'étant jamais respectée en élevage en cages de lapins, L214 a demandé au représentant de la Commission européenne de mettre les pratiques de l'élevage cunicole en conformité avec droit européen en interdisant l'élevage des lapins en cages de batterie.(...)

   (...) Le mercredi 27 mars 2013, L214 a rendu public un film d'enquête réalisé dans 8 élevages français de lapins de chair, commercialisant notamment la viande dans les grandes surfaces. Les images ont été filmées entre novembre 2012 et janvier 2013 en Bretagne et Poitou-Charente.

   L'enquête réalisée dans la plus grande zone productrice de France montre les conditions d'élevage exécrables des lapins élevés pour leur viande et l'état de santé très dégradé de nombreux animaux. Les images montrent de nombreux lapins malades (syndrome vestibulaire), blessés (infections aux yeux, oreilles, nécroses...) ou morts au fond des cages dans des élevages comptant en moyenne plus de 6000 animaux. Huit à neuf lapins s'entassent dans chaque cage de batterie nue. Chaque animal dispose d'une surface équivalente à une feuille A4.

   Les statistiques professionnelles indiquent que 20 lapins sur 100 meurent dans les élevages avant d'avoir atteint l'âge de deux mois et demi.

   La vidéo d'enquête montre également des poubelles remplies de flacons antibiotiques et d'hormones. Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), les lapins sont les animaux d'élevage les plus exposés aux antibiotiques. En 2011, 71.09 tonnes d'antibiotiques ont été vendus à destination des élevages cunicoles. Pour une production de viande équivalente, il faut au moins 6 fois plus d'antibiotiques pour l'élevage de lapins que pour l'élevage porcin.

   La viande de lapin présente également le taux de résidus d'antibiotiques non conforme à la réglementation le plus élevé (0,62% en 2010). En 2010, un échantillon prélevé en France présentait un résidu de Chloramphénicol, un antibiotique interdit du fait d'une grave toxicité potentielle. (...)


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"Oh, un joli papillon... Je fais un voeu."
(Le chat):
"Oh, un joli papillon,
je fais un bond... 
et, hop!"

(outerlimboから)

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(Voiture allemande non polluante)


Limitation en trompe l'oeil 
pour les émissions de CO2 
des voitures européennes
Claire Stam à Francfort 
© 2013 Novethic - Tous droits réservés

   (...) Selon l’accord conclu entre les représentants du Parlement européen et la présidence irlandaise le 24 juin 2013, les constructeurs devront limiter les émissions de CO2 de leurs flottes automobiles à une moyenne de 130g/km de CO2 d’ici 2015, et 95g/km d’ici 2020. Pour être validé, l’accord doit être voté par les Etats membres et le Parlement.

   Ce seuil-limite fixé par Bruxelles aura un impact certain sur l’industrie automobile allemande. Selon l’organisation International Council on Clean Transportation (ICCT), la flotte automobile des constructeurs allemands émet en moyenne 147g de CO2/km, contre une moyenne européenne de... 132g de CO2/km (en 2011). «Les constructeurs allemands se sont concentrés sur la production de grosses cylindrées, explique Gerd Lottsiepen, de l’Organisation pour une mobilité écologique. Ils ont produit des modèles toujours plus lourds, toujours plus puissants et fortement émetteurs. Limiter les seuils d’émissions revient à revoir la conception de leur modèle économique et de leurs stratégies». (...) 

   (...) Un argument repris par l’industrie automobile allemande : revoir les modèles signifie devoir disposer de temps et de moyens pour développer de nouvelles technologies répondant aux normes européennes. Or, dans cette course contre la montre, elle s’estime "lésée" par rapport à ses concurrentes française et italienne, qui, avec leurs modèles de moyenne gamme, électriques et hybrides, peuvent remplir plus facilement et plus rapidement les objectifs européens. Des arguments entendus par Bruxelles, qui a mis en place un système de bonification prévoyant l’attribution de crédits d’émissions de CO2 aux fabricants de modèles faiblement émetteurs. 

   «Les constructeurs allemands tentent avec ces crédits de contourner les seuils fixés par Bruxelles pour pouvoir continuer à vendre leurs gros modèles», critique Wolfgang Lohbeck, expert du secteur automobile chez Greenpeace. De quoi s’agit-il? Appelés «super crédits», ces allocations doivent favoriser le développement des technologies électriques et hybrides. Pour les organisations environnementales, il ne s’agit ni plus ni moins que de « permis à polluer ».

   Les «super crédits» sont calculés sur la base d’un facteur multiplicateur, ou coefficient. Ainsi, si on applique un coefficient 2, la vente d’une voiture électrique à zéro émission sera comptabilisée deux fois et permettra la vente de deux voitures émettant 190g de CO2/km. Cette astuce comptable permet au constructeur de pouvoir remplir l’objectif des 95g de CO2/km - tout du moins sur le papier. Plus le coefficient sera élevé, plus le dispositif sera avantageux aux constructeurs de véhicules fortement émetteurs. 

   C’est donc sans surprise que les constructeurs allemands revendiquaient pendant les négociations l’application d’un coefficient de... 3,5 pour 2016, 1,5 pour 2020. Les négociateurs européens ont finalement retenu le coefficient 2, applicable en 2020 et pour 3 ans. Les constructeurs allemands souhaitaient une entre en vigueur à plus court terme, demande rejetée, de même que celle visant à transférer les crédits inutilisés d’une année sur l’autre.

   «En fait, l’application des super crédits contribuera à reporter de facto les objectifs des 95g de 2020 à 2023. L’objectif sera atteint, oui, mais avec trois ans de retard», relève Gerd Lottsiepen. Pour autant l’accord n’est pas entièrement mauvais selon les ONG. Comme le résume Wolfgang Lohbeck, «nous aurions préféré avoir un accord avec les 95g de CO2/km sans les super crédits, mais nous aurions également pu voir bien pire». (...)


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Luc Desle

lundi 7 mars 2011

"Le comte Dracula avait, à demeure, un quarteron d'illustres dentistes". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"


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Jane Russell


   L’actrice américaine Jane Russell, la brune incandescente qui donna la réplique à Marilyn Monroe dans « Les hommes préfèrent les blondes », est décédée lundi en Californie, à l’âge de 89 ans. La légende veut que Jane Russell, née en 1921 dans le Minnesota, ait été repérée par le producteur Howard Hughes chez son dentiste. Ses formes voluptueuses en feront l’un des plus célèbres sex-symbols des années quarante et cinquante, ainsi qu’une pin-up fort appréciée des militaires américains.





Débat sur la laïcité: "On ne touchera pas à la loi de 1905"
(On continuera simplement à ne pas l'appliquer)


Lors d'un débat télévisé, l'UMP Jean-François Copé a aussi promis "des solutions" le 5 avril. Côté PS, Pierre Moscovici refuse "qu'on dramatise les différences".



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"Vous êtes sûrs que les Immams et les prêtres sont partis?"


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"La pollution? Connaît pas!"



USA : les républicains tentent de bloquer la régulation du CO2

Un texte a été déposé devant les deux chambres du Congrès pour empêcher l'agence de l'environnement de promulguer des régulations des émissions de gaz à effet de serre.

   (...) Des élus républicains du Congrèsaméricain ont déposé jeudi 3 mars un projet de loi visant à empêcher l'administration Obama de réguler les émissions de gaz à effet de serre, alors que l'Agence américaine de l'environnement (EPA) défendait son budget devant les élus.
Le texte qui a été déposé devant les deux chambres du Congrès stipule que "l'administrateur (de l'EPA) ne peut promulguer des régulations ou prendre des mesures (...) concernant les émissions de gaz à effet de serre pour répondre aux changements climatiques".
   Plusieurs élus démocrates de la Chambre des représentants - à majorité républicaine - ont annoncé leur soutien à ce projet de loi. Mais le texte devrait rencontrer plus d'opposition au Sénat où les démocrates sont restés maîtres.(...)

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"P'tain... Quand donc ils arrivent, ces étrangers, 
afin que je leur f... la pâtée...
Ecraser mon Bon Peuple, c'est d'un ch..."


Libye: 
les USA veulent sous-traiter une intervention trop risquée
Jean-Louis Denier –

   (...) S'il parait évident que les Etats-Unis comptent sur le renversement du régime de Khadafi pour mettre la Libye sous influence américaine, leurs échecs afghan et irakien ne leur permettent pas d'utiliser l'intervention militaire directe. Dès lors, pour « tirer les marrons du feu », les Américains font tout pour que le « sale boulot » soit fait par leurs alliés, et en particulier par la France dont l'intervention humanitaire prochaine s'avère complexe : comment pourrait-elle se faire sans une protection militaire concomitante ?(...)

   (...)Ceci amène à se souvenir de la guerre dite de Succession d’Autriche et de sa conclusion : elle ne profita qu’au roi de Prusse de l’époque – Frédéric II – qui tira, seul, les marrons du feu, bénéficiant, par voie d’annexion de territoire, des effets d’une intervention militaire française fort coûteuse humainement et financièrement pour le royaume de Louis XV qui, lui, ne profita de rien.
   L’on attribue à Voltaire la phrase « travailler pour le roi de Prusse » en évoquant, en la moquant, cette intervention extérieure sans contrepartie aucune pour le royaume de France, ni en terme de bénéfice territorial ou financier, ni en terme de prestige.

   Cette situation risque de se répéter en Libye où la France risque de travailler pour et à la place de l’Oncle Sam, mais pour son plus grand profit politique à moyen et long terme. Voulant faire pardonner ses atermoiements diplomatiques divers face aux soulèvements arabes, Sarkozy aura à cœur de se racheter en faisant de l’humanitaire puis ensuite de la « stabilisation ». Il oublie simplement que, d’une part des Français seront alors en première ligne pour gérer l’ingérable c'est-à-dire une insurrection et toutes ses conséquences, que, d’autre part, les USA dénigreront cela et récupèreront, ensuite, la situation à leur compte en dispensant, alors, de l’aide et de l’intervention, non pas humanitaire, mais économique (et remboursable en pétrole) une fois que le plus dur aura été fait par les Français.(...)


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Benoît Barvin