Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 27 octobre 2014

"L'homme qui croyait aux mites se dit qu'il avait fait une erreur quelque part". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(AIME QUI T'AIME)

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"Tu as raison, Edward, 
j'ai moins froid maintenant...
- Approche-toi plus près encore...
- Tu es sûr?"


(via groundbreak)

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(Remember)


bouffonduroi.over-blog.fr

Quand le président de Total
jouait l’imbécile au café du Commerce‏

MYRIAM (REPORTERRE)
   (...) Christophe de Margerie, président de la compagnie Total, et un des barons de l’oligarchie française, est décédé dans un accident d’avion à Moscou lundi 20 octobre. Je tiens à préciser que je n’ai rien contre le journal Libération. Il m’arrive même de l’acheter et de le lire… Mais ce que j’ai vu du « Forum » Libération qui s’est tenu à Rennes ce week-end était tout simplement écoeurant.

   Le thème : 2030. Les invités ce samedi matin 12 avril : Christophe de Margerie, PDG de Total, Pascal Lamy, ex-secrétaire général de l’OMC, et Navi Radjou, optimiste par nature (je ne lui ai pas trouvé d’autre fonction officielle que celle-ci). De Forum, il ne fut point. Juste un exercice de séduction de Christophe de Margerie pendant 1h30 (c’est long).

   Introduction de C de Margerie : « Ce que je souhaite pour 2030, c’est que les gens se parlent sans rentrer dans les vieux antagonismes. » La gouvernance mondiale ? Les Etats et la classe politique ont fait leur temps. Place aux citoyens et aux entreprises car « c’est elles qui créent l’emploi et fabriquent l’innovation dont le monde a besoin ».

   Le dérèglement climatique ? Il a fallu que quelqu’un dans l’assistance, moi, pose la question car la journaliste modératrice du « débat » n’avait pas jugé utile d’évoquer le sujet. J’ai pourtant lu sur un média très sérieux que Total était le plus gros émetteur de CO2 en France, et de loin, avec 398 millions de tonnes rejetées en 2010 par les barils extraits au large des côtes du monde entier (article de Jade Lindgaard et Arthur Pivin).

   Réponse de Christophe de Margerie : « En France, ce sont les raffineries qui émettent du CO2, mais quand j’ai voulu en fermer une en France, la France entière s’est mise en grève. Êtes-vous venue me soutenir pour fermer cette raffinerie ? »

   Pourtant, la question ne portait pas sur le raffinage sur le territoire national mais bien sur l’extraction mondiale. Les experts du climat affirment que si les grands producteurs pompent toutes les réserves de pétrole connues ou en cours de découvertes, nous serons bien au-delà de 2° C espérés d’augmentation de la température moyenne mondiale.

   La transition énergétique ? Petit sourire narquois pour expliquer que Total avait acheté une exploitation photovoltaïque en Californie. « Mais c’est moche. Je ne voudrais pas de cela dans ’ma’ Normandie. D’ailleurs il n’y a pas beaucoup de soleil en Normandie ! » S’en suit une diatribe pour dire que l’économie française était déjà largement« décarbonée » et que c’est dans les pays émergents que la transition doit avoir lieu. « Et nous, Total, on les aide à produire proprement ». Sans plus de précision sur l’aide.

   La journaliste de Libé ne semblait pas disposée à demander des éclaircissements. Et puis, rien ne remplacera un réacteur nucléaire, pas même l’exploitation photovoltaïque de Californie. « Il faut garder ce qui marche ». Pour finir, les cinq questions posées par l’assistance n’ont donné lieu à aucun débat, le micro étant sur le champ retiré à celui ou à celle qui avait la chance de l’attraper.  Tiens, la journaliste prend la parole ! « On a pu finir sur une note d’optimisme, on a bien fait de ne pas faire la grasse matinée ce matin ».

   L’optimisme de circonstance était le suivant :

   Navi Radjou : « Je viens souvent en France car il y a beaucoup d’innovation en terme d’économie de partage, d’économie circulaire et d’économie du système D. »

   Christophe de Margerie : « La France est très attendue dans le monde. Je reviens de Mexico et je peux vous dire que là-bas, ils ne savent pas que nous sommes dans un profond pessimisme. Alors allez travailler à l’étranger, bougez, vous verrez ! Mais j’aime aussi Rennes, et je vais l’aimer encore plus car ma fille va s’y installer. Mais pas sous le nom de Margerie, heureusement pour elle » (regard à la personne, moi, qui a évoqué les 398 millions de tonnes de CO2 en 2010).

   Ouf, on a quand même pu finir sur de l’optimisme. Et puis, comme espéré pour 2030, « les gens se parlent sans rentrer dans les vieux antagonismes ».


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(Ce sauté de champagne avait plus de succès
que le sauté de veau)



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Benoît Barvin

mardi 14 octobre 2014

"Il priait tous les jours pour que Dieu arrête le Temps un peu, juste un peu". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE SOIS PAS LA PORCELAINE
SUR LE CHEMIN DE L’ÉLÉPHANT)

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(L'Homme qui buvait trop
buvait vraiment trop...)



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Gaz de schiste en Algérie :
un nouveau désastre pour la population,
une nouvelle rente pour son gouvernement


Frack Free Europe – Groupe France – octobre 2014


   (...) Si l’accès aux informations sur les projets des compagnies exploitant les hydrocarbures non conventionnels a été et est toujours très difficile dans la plupart des pays européens, en Algérie et au Maghreb, l’opacité est totale.

   Le soutien que les multinationales reçoivent très facilement des gouvernements en place est scandaleux : en effet, ces projets se situent dans des zones désertiques où l’utilisation de l’eau est une question de vie ou de mort pour les populations locales, alors que les conséquences sanitaires (1) dramatiques (tant sur la quantité nécessaire que pour la pollution irréversible), et l’impact avéré sur le climat (2) engendrés par l’exploitation de ces hydrocarbures sont parfaitement connues.

Les français, européens et étatsuniens, citoyens vivant dans les pays où ces multinationales ont leur siège, sont ignorants de toutes ces « bonnes affaires ». Il est temps de lever le voile et de mettre à jour l’impunité des multinationales au Maghreb. (...)

   (...) (Total et Gdf-Suez les deux groupes français intéressés), restent assez discrets sur leurs activités en Algérie, que ce soit la nature de la l’hydrocarbure visé (tight gas, shalegas, shaleoil) ou la technique utilisée. Les annonces successives et parfois contradictoires du nombre de forages réalisés ou programmés sont faites pour rassurer les actionnaires.

   Le gouvernement algérien continue ainsi à s’assurer une rente confortable. Total a réalisé, en janvier 1995, un accord d’1,5 milliards de dollars pour une exploitation de gaz conventionnel dans le sud du pays (BP avait fait de même un mois avant) : ces ont, sans aucun doute, renforcé le régime qui a pratiqué une violence systématique à travers le pays à un moment d’isolement national. Liées à l’Algérie, grâce à de très grands investissements, ces entreprises et l’Union Européenne avaient un intérêt évident à ce que le régime répressif ne tombe pas(3).

   Depuis fin 2013, Total est opérationnel en Algérie dans le bassin de Timimoun où elle dispose d’un contrat avec Sonatrach et la société espagnole Cepsa. Sur le bassin d’Ahnet, à 2 000 km au Sud d’Alger dans la région d’In Salah, Total, associé à Schlumberger, Sonatrach et le turque Partex, annonce l’exploration de réservoirs de tight gas, en assurant la « maîtrise de technologies de forage par fracturation et stimulation des puits ». Le groupe prétend une capacité de 70 000 barils équivalents pétrole par jour, soit 4 milliards de m3 par an avec le forage de 120 puits.

   Et tout ceci, sans vergogne des parties, puisque le fisc algérien poursuit Total pour avoir « triché sur l’origine et le montant de ses importations » et lui réclame 80 millions d’euros (4). Le groupe franco-belge GdF-Suez dispose d’un contrat d’exploration de gaz dans la région de Touat. Le premier forage d’exploration intervient en juillet 2012, première étape d’un programme de 40 puits, sur une superficie de 3 000 km2 ; avec une estimation d’extraction de 4,5 milliards de m3 par an de gaz et 630 000 barils de condensat (pétrole mélangé au gaz).

   En octobre 2012, les annonces de GdF-Suez pleuvent : exploitation à partir de 2016, investissement de 1,5 milliards de dollar, création de 2500 emplois, construction d’un centre de traitement des eaux usées domestiques, projets culturels et éducatifs…

   Des blocs sur le bassin d’Illizi sont explorés par un consortium associant GdF-Suez (9,8%), l’opérateur Repsol (25,7%), Enel (13,4%) et Sonatrach (51%) créé en janvier 2010. La campagne d’exploration est programmée entre mai 2010 et mai 2015. Après la campagne sismique, les forages d’exploration ont commencé en juillet 2012. Un premier gisement de gaz exploitable est découvert en novembre (Tihalatine Sud-1, à une profondeur de 1192 m) ; un second en avril 2013 (Tin Essameid Est-1, à une profondeur de 1512 m). Les accords de commercialisation confie à Sonatrach la vente de la totalité du gaz produit et GdF-Suez en est le principal client de gaz. (...)

   (...) Les sous-sols du Maroc et de la Tunisie comprennent aussi des hydrocarbures non- conventionnels. En Tunisie, des permis de recherches sont accordés, à la société Shell dans la région de Kairouan, au polonais Serinus dans l’extrême Sud-Ouest du pays ; là ou le franco-britannique Perenco est déjà installé.

   Au Maroc, ce sont principalement des gisements de schistes bitumineux qui vont être exploités avec une prévision de plus de 50 milliards de barils. Les principaux sites visés sont Timahdit dans la chaîne du Moyen- Atlas et Tarfaya, le long de la côte à 1500 km au Sud de Rabat. En septembre dernier, la société irlandaise San Leon Energy extrait pour la première fois du pétrole de schiste sur le site de Timahdit dans la région de Melnès. L’espagnol Repsol et l’américain Anadarko visent des gisements de gaz de schiste. (...)

   (...) En exportant 68% de sa production gazière en 2012, l’Algérie est le 6 ème exportateur mondial de gaz. L’Europe est le client quasi-exclusif de l’Algérie, absorbant 88,6 % des exportations algériennes de gaz. L’Algérie est au 7ème rang mondial des exportateurs de GNL, ce qui représente 97% du total de la valeur de ses exportations. En 2011, L’Algérie fournissait à la France 16 % de son approvisionnement en gaz.

   En juillet 2013, le président de la Commission européenne, M. Barroso, et le premier ministre algérien A.Sellal, signent un accord de partenariat stratégique sur l’énergie. L’Union Européenne veut la sécurité sur les approvisionnements, l’accès au gaz algérien étant identifié comme une priorité économique et stratégique ; et l’Algérie la garantie de parts de marché5. Les ressources en gaz algérien peuvent être visées à travers différents instruments institutionnels européens : EuroMed-Energies, programme de coopération P3A6, MedReg… ; certains d’entre eux associant le lobby des industriels avec des regroupements tel que MedEmip7, OME8 ; le tout avec le soutien de la BERD ! (...)

   (...) Dès 2004, l’Agence américaine US Energy Information Administration (EIA), annonce que le sous-sol algérien comprend la troisième réserve mondiale de gaz de schiste récupérables, après la Chine et l’Argentine. Les négociations entre la Sonatrach, entreprise d’état, et des sociétés transnationales, Eni, Shell et Exxon-Mobil, Total, GDF Suez… vont très vite commencer. Dès 2009, le gouvernement algérien prévoit un plan de développement de 8 gisements dans le Sud-ouest algérien entre les villes de Timimoun et Adrar et la construction d’installations de collecte et traitement du gaz. Le projet MedGaz, aujourd’hui opérationnel, est détenu par Sonatrach, Total, et l’espagnol Cepsa.

   Le système de gouvernance algérien fait que la société d’Etat Sonatrach dispose de plus des trois quarts des actifs dans l’industrie des hydrocarbures. Les sociétés transnationales ne représentent que 18% des investissements, avec une part de 2% pour Total. En février 2012, l’Agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) annonce le programme d’exploitation de ces gisements à partir de 2014, avec une prévision de production de 5 millions de m3 de gaz et de condensat par jour sur une période de huit ans.

   Une nouvelle loi sur les hydrocarbures est publiée en février 2013 (9). Elle ouvre la voie à l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels et comprend des mesures fiscales incitative pour attirer les investisseurs. En novembre 2013, l’administration française publie une note précisant que les gisements algériens en gaz de schiste sont estimés à 700 trillons de m 3, soit quatre fois le niveau des réserves actuelles (10)

   Le 21 mai 2014, le gouvernement autorise officiellement l’exploitation du gaz de schiste. Devant l’assemblée nationale, le premier ministre déclare : « Si les réserves (de gaz naturel et de pétrole), restent en 2030 à leur niveau actuel, nous n’allons couvrir que la demande nationale. Il n’en restera que très peu pour l’exportation. »

   Les autorités annoncent un objectif de production de 30 milliards de m3 de gaz par an ; et qu’elle doivent investir 300 milliards de $ sur 50 ans, dont 100 milliards entre 2014 et 2018 (11). C’est la valse des chiffres. En deux ans, on est passé d’une prévision d’extraction àmillions m3/jour à 82 millions de m3/jour ! Désormais, ce sont sept bassins algériens qui sont concernées par des projets d’exploration : Tindouf, Reggane, Timimoun, Ahnet, Mouydir, Ghadames Berkine et Illizi, zones habitées par près de 1,5 million d’habitants. (...)

   (...) La perspective d’extraction d’hydrocarbures non conventionnels en Algérie offre des opportunités aux géants français : Total et GdF-Suez. _ Mais la concurrence entre entreprises européennes est rude. Depuis quelques années, Sonatrach négocie des partenariats tous azimuts, avec Shell, Exxon Mobil, Eni, Talisman…

   En janvier 2014, l’ALNAFT procède au « 4 ème appel d’offres pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures », avec la mise en concurrence de 31 « périmètres d’hydrocarbures », dont 17 ciblent du gaz de schiste. 52 sociétés sont autorisées à concourir, dont TOTAL, GdF-Suez, Shell, Amerada Hess, Gazprom…, toutes déjà actives en Algérie. La date limite de dépôt des soumissions, initialement fixé au 4 septembre, est repoussée au 30 septembre prochain. (...)

   (...)  Quelles alternatives ? L’Algérie, comme ses pays voisins, est en stress hydrique permanent et la nappe Albienne, étendue sous trois pays (Algérie, Tunisie et Libye) n’est pas renouvelable. Les pluies sont trop faibles pour recharger les aquifères.

   Le journaliste algérien Mehdi Bsikri, militant antigaz de schiste, rapporte, le 2 février 2014, la crainte des agriculteurs du sud « Le projet d’exploitation de gaz de schiste, décidé par le gouvernement, met en péril l’agriculture dans le Sahara ». Exploiter le gaz de schiste dans cette région revient à provoquer un véritable écocide : d’une part, en utilisant une ressource en eau non renouvelable et de manière excessive ; d’autre part en condamnant les populations sédentaires et nomades qui vivent dans cette région désertique à consommer une eau polluée par les adjuvants chimiques injectés lors de fracturations hydrauliques ou les métaux lourds qui vont se mélanger aux eaux de surface.

   Cette perspective d’extraction d’hydrocarbures non conventionnels dans tout le Maghreb rappelle la période des années 60, durant laquelle les Français ont procédé à des essais de tirs nucléaires impactant très fortement et durablement une très vase zone, dépassant largement les frontières algériennes.

   L’Europe prétend à une « Stratégie Méditerranéenne de Développement Durable » alors qu’elle soutient ses industriels qui investissent dans ces pays dont la règle est de vivre de la rente pétrolière et gazière, sacrifiant le développement de l’agriculture et du tourisme, alors que ces secteurs peuvent produire de quoi nourrir une grande partie de la population du pays et créeraient de l’emploi. « Il existe dans notre région des centaines d’oasis. Elles font travailler des milliers de personnes… Le gouvernement ferait mieux de multiplier les projets agricoles dans le Sahara et d’en finir avec les importations de denrées alimentaires. L’eau de la nappe albienne est le véritable moteur du développement du pays » (Mehdi Bsirki – El Watan – février 2014).




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(La femme qui devait se séparer d'un sein
hésitait sur celui qu'elle allait donner)



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Luc Desle

vendredi 12 juillet 2013

"Il écrivait à l'encre sympathique des romans qui l'étaient moins". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ÔTE UNE FOIS POUR TOUTES

TES FARDS)

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Long Texte au long cours (2/7). 

Blanche Baptiste


   Peu à peu, Lucie remonte son passé et revient sur cet été où elle a rencontré Tonio et où sa vie a basculé... 



HAUTES DILUTIONS

couple-kissing-vintage-

3

   Josefa, ce matin-là, était venue aider à la vigne des Bassettes.

   Ils avaient pris du retard la veille quand un orage les avaient surpris juste après le déjeuner. Qu’est-ce qu’ils avaient ri ! Ils étaient allés se réfugier près du cabanon, sous les cyprès où, profitant de la débandade, Tonio et Lucie s’étaient arrangés pour se retrouver seuls.

   - Je suis bien content d’être un peu avec toi, lui avait dit Tonio. Tu pars si vite dès qu’on arrive à la ferme. Tu dois encore du travail au régisseur ?

   - Non, pas du tout. Je vais étudier. J’ai un examen d’entrée en octobre.

   - Je préfère ça. Moi aussi, j’ai beaucoup étudié.

   - Et qu’est-ce que tu fais là comme simple vendangeur ?

   - Ce serait une longue histoire. Disons que j’avais envie de venir un peu en France. En fait, je suis en vacances.

   - Tu es ethnologue ?.. professeur de faculté ?..

   - Presque ça. Je suis bibliothécaire-archiviste.

   Lucie avait du mal à imaginer qu’un garçon pourvu d’un bon métier, intellectuel qui plus est, puisse venir se perdre dans ce coin du Roussillon.

   - Tu fais une étude sur la région, peut-être ?

   - Voilà, c’est un peu ça.

   La pluie redoublait et il fallait se recroqueviller sous les branches. Lucie avait envie que ce garçon la prenne dans ses bras et qu’il l’embrasse, et qu’ils restent là, sans personne, pour se faire ce fameux amour qu’elle n’avait appréhendé qu’en songe, très fortement ces derniers mois. Son corps était prêt, ouvert à ce Tonio, qui après s’être retenu un instant, s’était mis à l’embrasser. Elle avait laissé faire. Il était inutile de jouer les mijaurées alors qu’elle ne désirait que cela.

   Soudain, une voix tonitruante avait franchi la barrière de l’averse.

   - Camillo, Luis, Tonio, il vous faut vider les seaux. On perd du degré. Tonio !

   - Tonio, c’est toi qu’on appelle, avait murmuré Lucie effrayée en entendant la voix paternelle se rapprocher.

   - Désormais, pour toi, je ne serai plus Tonio mais Angelito.

   Et il s’était levé en riant, la laissant tremblante et perplexe. Angel… Angélito? Il plaisantait bien sûr. Ce n’était qu’un mot tendre. Il était son petit ange, voilà tout. Elle se mordit les lèvres pour mieux goûter à son odeur.

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(A Suivre)

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(Financier apprenant à marcher 
plutôt qu'à courir après le profit)


Le financier : 
de l’achat de maison 
à la corruption des âmes.
Auran Derien

   (...) Lorsqu’on a obtenu le monopole de la création monétaire, de telles ressources sans limites et sans fin permettent d’acheter l’univers. Un si gigantesque flot de dollars coulant à ciel ouvert permet aux financiers de s’approprier par exemple les constructions existantes sur le territoire des Etats-Unis. Au-delà, il s’agit surtout de corrompre des âmes.

   Fannie Mae et Freddie Mac: Ce sont deux organismes privés américains, fonctionnant sous tutelle du ministère du logement. En échange des quelques contraintes qu’acceptent ces établissements de crédit, ils bénéficient d’un régime fiscal favorable et de la garantie du gouvernement.
(cf: le livre de Pascal Salin : Revenir au capitalisme, O.Jacob, 2010, chapitre 1.)

   Ces deux institutions achètent aux banques leurs créances immobilières. Elles les compactent en nouveaux titres, garantis par les hypothèques, puis vendus à toutes sortes d’agents auxquels elles promettent le paiement du principal et des intérêts lorsqu’un créancier initial cesse de rembourser son prêt immobilier. 

   Au moment où démarra la crise des subprimes en 2007, les deux organismes garantissaient à peu près 5.400 milliards de dollars, soit plus de 40% des prêts immobiliers américains et 80% du total du marché hypothécaire. On ne rappellera pas ici la corruption sordide, habituelle, à laquelle se livraient ces institutions, pour simplement insister sur le fait que ces compagnies sont exemptées de l’impôt sur le revenu national et local, n’ont pas à informer la SEC (Securities and Exchange Commission) au sujet de leurs activités et leurs titres sont assimilés à des titres d’Etat. D’ailleurs, en 2008, le gouvernement américain prit en main ces deux compagnies pour éviter leur faillite.(...) 

   Depuis la fin 2012, la Réserve Fédérale a accepté d’acheter les titres de ces officines pour créer de la monnaie. Ils font partie du “quantitative easing”. Il en résulte un gonflement du portefeuille de titres adossés aux hypothèques en possession de la banque fédérale, qui devient peu à peu propriétaire réel des actifs immobiliers. En même temps, les compagnies Fannie et Freddie se portent bien, génèrent des profits qui ne servent pas à éponger les pertes de valeurs de leurs actifs composés de crédits sur des clients insolvables. On comprend bien que ce procédé, l’une des sources du fleuve dollar, excite les valets médiatiques qui peuvent proclamer que le marché immobilier s’améliore….alors qu’une nouvelle bulle s’amorce, simplement. (...)

   (...) L’achat des titres de Fannie et Freddie permet au gouvernement américain d’obtenir de l’argent, 40 billions de dollars par mois, avec quoi il inonde le monde pour acheter toutes les âmes, de Londres à Berlin, en passant par Paris, Genève et Bruxelles, l’Asie et l’Amérique du sud. On comprend le pourquoi de ces réunions perpétuelles de Bilderberg ou Davos, du G20 et G8, avec leur processus ininterrompu de révolutions stimulées, de servitudes entretenues, de conversions aux saintetés américaines. Il y a tant à évangéliser ! Cela ne peut se faire sans la force naturelle des choses, le poids de l’argent, l’universel aplatissement devant cet idole dont peu acceptent de voir qu’il s’agit de simples trucs de montreurs de foire. Avec un peu de volonté, chaque autorité légitime peut en faire autant, sans courber l’échine. 

   La méthode du grand fleuve d’argent (ou d’or) maintenu systématiquement au niveau de ses hautes berges est aussi ancienne que le pouvoir financier anglo-saxon. Récemment, on vient aussi d’apprendre qu’il est la source de l’attitude espagnole durant la seconde guerre mondiale (El soborno británico a España que cambió la historia mundial, rafael moreno izquierdo / madrid Día 27/05/2013). L’Angleterre a déclassifié un document qui explique tout. L’entourage de Franco avait été acheté par les financiers londoniens. Pour 20 millions de dollars de l’époque, Nicolás Franco, les généraux Varela et Aranda, ainsi que Gallarza et Kindelán, de même que Queipo de Llano, Orgaz et Asensio se mirent au service de la Grande Bretagne. (...)

   (...) La sainte colère de tous ces maniaques de l’idée fixe, l’argent, lorsqu’on évoque le retour à la création monétaire faite par l’Etat, ou la faillite de leurs établissements gérés comme des guinguettes, au service de ratés de toutes sortes, s’employant à détruire tout ce qu’ils ne comprennent pas, tout ce qui est trop délicat pour leur fanatisme triste et borné, résulte surtout de cette religiosité implacable, le culte du veau d’or, qui les oblige à acheter l’humanité pour en assurer la rédemption. Ces banquiers, jetant des sorts aux êtres qui se mettent en travers de leur route, ont une place aménagée, prête à les accueillir, l’asile pour névrosés et psychopathes. Car cette corruption méticuleuse de tout et de tous, cette boue en laquelle se transforme leurs billets et leurs programmes monétaires, sont une atteinte permanente et systématique à la dignité humaine. (...) 

(Le moral des pauvres était au beau fixe)
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 (Multinationale s'immisçant subrepticement
dans la vie de tout un chacun)
2-©-J.-J.-Sempé-Multiples-Intentions-Éditions-Denoël
Total dépense des millions
pour entrer dans les écoles de vos enfants 
Sophie Caillat

   (...) Le fils de Julien, élève de CM2 à Pau (Pyrénées-Atlantiques), a reçu l’an dernier « Les Lettres de mon moulin », d’Alphonse Daudet. Avec le logo de Total en quatrième de couverture. Une opération de mécénat de la compagnie pétrolière menée pendant deux ans dans le cadre de la lutte contre l’illettrisme.

   En bas de la couverture, Julien voit marqué « Planète énergies ». En tapant ces deux mots sur Internet, le père de famille découvre qu’il s’agit d’un site pédagogique, « initiative » de Total.Cette année, le petit garçon est revenu avec une bande dessinée« Alerte sur Ooxia », une histoire d’aventures dont les héros sont en quête de « l’énergie miracle ».

   Il apprend ensuite que son fils a aussi eu droit à une conférence (dite« intervention pédagogique » [PDF]) sur le thème des énergies, proposée par la même structure, gratuitement. Julien s’en est plaint au directeur de l’école, d’autant qu’il n’avait pas été prévenu, et qu’à Pau, où est installé un important centre de recherche, c’est un peu « Total city » : le maillot de rugby de son fils porte déjà le logo de la compagnie, qui sponsorise le club. Mais l’école, c’est sacré :

   « Total n’a rien à faire à l’école primaire. C’est de l’entrisme. Moi je leur demande juste de me vendre de l’essence. A quand Servier expliquant le corps humain et Monsanto l’agriculture ? » (...) 

   Si 800 000 écoliers se sont vu offrir « Les Lettres de mon moulin » en 2012 et les Contes de Perrault en 2011 par Total dans le cadre du « livre de l’été », la BD est un « accident » spécifique à cette école. En effet, Ooxia, publiée en 2006, était un cadeau offert sur les aires d’autoroutes, et pas dans les écoles.

   Prévenue, la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) du département explique que « quelqu’un a dû en retrouver un carton dans un grenier et l’a distribué aux enfants », alors que le livre était destiné aux adolescents.

   Quant aux conférences, le président de l’association locale de parents d’élèves, Dominique Rousselet n’est « pas au courant ». Planète Energies a pourtant réalisé 250 interventions dans les écoles sur l’année scolaire 2011-2012, du CM1 à la terminale. Contactée, l’équipe du site nous explique son positionnement :

   « Nous ne sommes pas du tout dans la promotion du groupe. Par exemple, Total ne fait pas d’éolien, mais on en parle quand même. Nos kits pédagogiques sur le solaire sont réalisés par des éditeurs. Si nous n’étions pas affranchis de la promotion, la confiance des profs serait rompue. » (...)


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Luc Desle

jeudi 27 septembre 2012

"Depuis le jour de sa naissance, il faisait le décompte des heures lui restant à vivre". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE T'AVISE PAS D'IMITER
LE VENT FOU DE L'ORGUEIL)

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"Puisqu'on te dit qu'il n'y a plus de nouvel IPhone!
T'arrives trop tard, tocard!"


Le 17 novembre, Zuccotti Park est évacué manu militari. 
(Photo Mike Segar. Reuters)

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"Si je suis garanti sans OGM?
Pourquoi cette question?"

OGM : comment 
le lobby contre-attaque
KARINE LE LOËT

   (...) 1. Jouer la carte de la prudence:
   Ne pas paniquer ni hurler au scandale, il faut stopper l’emballement. Dans les heures qui ont suivi la publication de l’étude, le premier intéressé, Monsanto, s’est montré très mesuré : un porte-parole a déclaré que le groupe allait « examiner [l’étude] attentivement, comme nous le faisons pour toutes les études concernant nos produits et nos technologies ». Prudent, lui aussi, Mark Tester, professeur à l’Australian Centre for Plan Functional Genomics, un institut de recherche sur les biotechnologies qui a pour objectif d’ « assurer que l’Australie demeure compétitive dans la production de céréales » et a recours entre autres à la manipulation génétique s’est demandé pourquoi d’autres études n’avaient jamais montré de pareils résultats.

   2. Attaquer le sérieux de l’étude:
   Une fois l’étude publiée – elle ne l’a été qu’à 15h alors que le Nouvel Observateur publiait l’info dès le matin - les chercheurs s’en sont emparé. Et les critiques ont commencé à pleuvoir. « Cela ne vaut pas un clou, confiait ce jeudi au Figaro, le toxicologue Gérard Pascal. Pour faire une étude de cancérologie sérieuse sur deux ans, il faut des groupes d’au moins 50 rats. Or ici, ils n’en comptent que dix. Du fait des décès spontanés qui surviennent pendant l’expérience, l’échantillon est bien trop faible pour tirer la moindre conclusion. Enfin, la souche de rats utilisée est réputée pour développer spontanément des cancers mammaires. » Or, Gérard Pascal, un ancien de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), aurait contribué « aux autorisations d’un grand nombre d’OGM au sein des comités français d’évaluation », selon le Criigen.

   Le Pr Marc Fellous, président de l’Association française des biotechnologies végétales- un institut réunissant 200 membres « convaincus de l’intérêt des biotechnologies végétales pour notre pays et plus particulièrement pour son agriculture »- a pointé, le manque d’information sur le régime alimentaire des rats. « A part le maïs OGM, on ne sait pas ce qu’ils ont mangé. De plus, le maïs renferme des mycotoxines, des substances naturelles fortement cancérigènes. A-t-on mesuré leur concentration ? La publication ne le dit pas. » Devant le vent de critiques, le Dr Joël Spiroux, co-auteur de l’étude a répondu point par point dans les colonnes du Nouvel Obs.

   3. Démonter la crédibilité de l’équipe
   Pour être sûr d’enterrer les propos, mieux vaut carrément décrédibiliser les auteurs. « Les études de Séralini et de ses collègues militants anti-OGM n’ont pas, dans le passé, résisté aux revues de pairs, a déclaré Dr Julian Little du Conseil de biotechnologie agricole, un lobby industriel britannique pro-Ogm. Elles se sont notamment attirées les critiques de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA, ndlr), de l’autorité sanitaire d’Australie et de Nouvelle Zélande (FSANZ) et du Public Research and Regulation Initiative (PRRI), un forum pour le secteur public de la recherche. » Anthony Trewavas, pour sa part, professeur de biologie cellulaire à l’université d’Edimbourg, a rappelé que M. Séralini est un militant anti-OGM. 
   Une critique que l’on peut renvoyer à son auteur : M. Trewavas, lui, est clairement identifié pro-OGM. Il a notamment signé un article dans AgBioWorld titré « Les OGM sont notre meilleure option » Mais a-t-il néanmoins raison ? Oui sans aucun doute pour ce qui est des produits agricoles transgéniques. Mais pas pour le reste. Gilles-Eric Séralini et son équipe « n’ont rien contre les OGM pour la fabrication de médicaments. L’insuline par exemple, est fabriquée à partir d’OGM. (…) En revanche, Gilles-Eric Séralini et nous autres sommes contre les OGM agricoles, mal étiquetés et dont la toxicité au long court est mal étudiée », explique Joël Spiroux dans les colonnes du Nouvel Obs. (...)
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(La fière Allemagne priant peut-être pour que
les pays émergents émergent
le plus tard possible)

 La chancellière Angela Merkel 
attend l'ouverture d'une session parlementaire à Berlin. 
(Photo Fabrizio Bensch. Reuters) 

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"On n'a gagné, On n'a gagné!
- Pauvre naze, tu crois encore à la Justice?
- Oh Toi, depuis que ton mec t'a larguée,
t'es d'un ch..., tu sais!"

une nuit girl by buzillo
Marée noire de l'Erika : 
la procédure contre Total pourrait être annulée 
(heureusement, cela n'a pas été le cas,
mais qu'on puisse poser la question
en dit long sur les dessous peu glorieux
de cette affaire)
Mehdi Pfeiffer 

   (...) Plus de 400 kilomètres de côtes françaises souillées et pas moins de 150 000 oiseaux mazoutés... Le 12 décembre 1999, le naufrage de l'Erika, un vieux navire battant pavillon maltais et transportant du pétrole pour groupe français Total, avait provoqué une catastrophe écologique sans précédent. Presque 13 ans plus tard, la cour de cassation doit dire ce mardi après-midi, si oui ou non elle valide les condamnations, dont celle de Total, prononcées pour la pire marée noire qu'ait connue la France. (...)

   (...) Le 30 mars 2010, la cour d'appel de Paris avait confirmé les condamnations pénales pour pollution du groupe Total, de la société de classification Rina, de l'armateur Giuseppe Savarese et du gestionnaire Antonio Pollara. Les parties civiles (l'Etat, les collectivités locales et des associations de protection de l'environnement) avaient obtenu plus de 200 millions d'euros de dommages et intérêts, dont environ 13 millions au titre de leur «préjudice écologique». 
   Les quatre condamnés s'étaient alors pourvus en cassation, où au printemps dernier, Didier Boccon-Gibod, l'avocat général, avait recommandé l'annulation pure et simple de de procédure, arguant que la justice française n'était pas compétente». (...)

   Le navire a en effet sombré en Zone économique exclusive (ZEE), c'est à dire en dehors des eaux territoriales françaises. L'avocat général a également remis en cause l'indemnisation du «préjudice écologique», accordé en première instance et en appel à plusieurs collectivités et associations, comme la Ligue de Protection des Oiseaux, indépendamment de tout dommage économique.
   Mais plus que financier, l'enjeu est ailleurs. Total et Rina ont en effet déjà versés les 200 millions d'euros de dommages et intérêts et ne comptent pas récupérer cette somme, quelle que soit la décision rendue par la Cour de cassation. En revanche, les parties civiles craignent les répercussions juridiques en cas d'annulation de la procédure. Car la décision ferait jurisprudence et d'autres navires pourraient polluer en toute impunité. (La Cour de Cassation n'a donc pas osé ce qui, peut-être quelques mois plus tôt, aurait été possible?) (...)

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Luc Desle