Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 27 octobre 2014

"L'homme qui croyait aux mites se dit qu'il avait fait une erreur quelque part". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(AIME QUI T'AIME)

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"Tu as raison, Edward, 
j'ai moins froid maintenant...
- Approche-toi plus près encore...
- Tu es sûr?"


(via groundbreak)

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(Remember)


bouffonduroi.over-blog.fr

Quand le président de Total
jouait l’imbécile au café du Commerce‏

MYRIAM (REPORTERRE)
   (...) Christophe de Margerie, président de la compagnie Total, et un des barons de l’oligarchie française, est décédé dans un accident d’avion à Moscou lundi 20 octobre. Je tiens à préciser que je n’ai rien contre le journal Libération. Il m’arrive même de l’acheter et de le lire… Mais ce que j’ai vu du « Forum » Libération qui s’est tenu à Rennes ce week-end était tout simplement écoeurant.

   Le thème : 2030. Les invités ce samedi matin 12 avril : Christophe de Margerie, PDG de Total, Pascal Lamy, ex-secrétaire général de l’OMC, et Navi Radjou, optimiste par nature (je ne lui ai pas trouvé d’autre fonction officielle que celle-ci). De Forum, il ne fut point. Juste un exercice de séduction de Christophe de Margerie pendant 1h30 (c’est long).

   Introduction de C de Margerie : « Ce que je souhaite pour 2030, c’est que les gens se parlent sans rentrer dans les vieux antagonismes. » La gouvernance mondiale ? Les Etats et la classe politique ont fait leur temps. Place aux citoyens et aux entreprises car « c’est elles qui créent l’emploi et fabriquent l’innovation dont le monde a besoin ».

   Le dérèglement climatique ? Il a fallu que quelqu’un dans l’assistance, moi, pose la question car la journaliste modératrice du « débat » n’avait pas jugé utile d’évoquer le sujet. J’ai pourtant lu sur un média très sérieux que Total était le plus gros émetteur de CO2 en France, et de loin, avec 398 millions de tonnes rejetées en 2010 par les barils extraits au large des côtes du monde entier (article de Jade Lindgaard et Arthur Pivin).

   Réponse de Christophe de Margerie : « En France, ce sont les raffineries qui émettent du CO2, mais quand j’ai voulu en fermer une en France, la France entière s’est mise en grève. Êtes-vous venue me soutenir pour fermer cette raffinerie ? »

   Pourtant, la question ne portait pas sur le raffinage sur le territoire national mais bien sur l’extraction mondiale. Les experts du climat affirment que si les grands producteurs pompent toutes les réserves de pétrole connues ou en cours de découvertes, nous serons bien au-delà de 2° C espérés d’augmentation de la température moyenne mondiale.

   La transition énergétique ? Petit sourire narquois pour expliquer que Total avait acheté une exploitation photovoltaïque en Californie. « Mais c’est moche. Je ne voudrais pas de cela dans ’ma’ Normandie. D’ailleurs il n’y a pas beaucoup de soleil en Normandie ! » S’en suit une diatribe pour dire que l’économie française était déjà largement« décarbonée » et que c’est dans les pays émergents que la transition doit avoir lieu. « Et nous, Total, on les aide à produire proprement ». Sans plus de précision sur l’aide.

   La journaliste de Libé ne semblait pas disposée à demander des éclaircissements. Et puis, rien ne remplacera un réacteur nucléaire, pas même l’exploitation photovoltaïque de Californie. « Il faut garder ce qui marche ». Pour finir, les cinq questions posées par l’assistance n’ont donné lieu à aucun débat, le micro étant sur le champ retiré à celui ou à celle qui avait la chance de l’attraper.  Tiens, la journaliste prend la parole ! « On a pu finir sur une note d’optimisme, on a bien fait de ne pas faire la grasse matinée ce matin ».

   L’optimisme de circonstance était le suivant :

   Navi Radjou : « Je viens souvent en France car il y a beaucoup d’innovation en terme d’économie de partage, d’économie circulaire et d’économie du système D. »

   Christophe de Margerie : « La France est très attendue dans le monde. Je reviens de Mexico et je peux vous dire que là-bas, ils ne savent pas que nous sommes dans un profond pessimisme. Alors allez travailler à l’étranger, bougez, vous verrez ! Mais j’aime aussi Rennes, et je vais l’aimer encore plus car ma fille va s’y installer. Mais pas sous le nom de Margerie, heureusement pour elle » (regard à la personne, moi, qui a évoqué les 398 millions de tonnes de CO2 en 2010).

   Ouf, on a quand même pu finir sur de l’optimisme. Et puis, comme espéré pour 2030, « les gens se parlent sans rentrer dans les vieux antagonismes ».


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(Ce sauté de champagne avait plus de succès
que le sauté de veau)



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Benoît Barvin

mardi 12 novembre 2013

"Ce collectionneur de grosses coupures finit exsangue". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ÉTOILE TON CIEL INTÉRIEUR)


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Nouveau court récit au long cours (11)


LE LIBÉRÉ 
DU 
CLUB MAD

   Et Daniel continue à décortiquer les changements qui sont intervenus dans ce Club alors que, pendant ce temps, on l'observe, via un système sophistiqué de caméras... 




CHAPITRE 3

   Thibault, alias Ptiboss, vient d’arrêter le ronron du système d’insonorisation et maintenant ce sont les cigales qui scient le silence. De sa villa de fonction, il voit la mer qui scintille, sillonnée par les premiers skieurs. Il voit aussi la terrasse de la discothèque où s’agitent les derniers balayeurs, et sur le chemin, ce couple aperçu la veille. Un couple bizarre, oui. La fille, la trentaine, et lui, au moins septuagénaire ! Une allure à la Cousteau, se débrouillant drôlement bien en ski nautique. Il l’a aperçu au ponton et on voit bien qu’il a été entraîné le mec. C’est louche qu’il rôde par ici. Il y a d’autres Clubs pour ce type de clients…
 
   Ca le turlupine, le Ptiboss. Il se dit qu’il a peut-être à faire à un indic’. En général, la direction les choisit plus jeunes, se fondant dans la masse. C’est certainement une nouvelle tactique, roublarde, mais qui se veut efficace. Mais on ne l’aura pas. Il va faire son enquête. Il y a aussi ce stagiaire qu’on lui a imposé et qui ne lui dit rien qui vaille. Un étudiant en doctorat, affecté aux sports terrestres, même pas capable de faire dix pompes d’affilé, qui ne boit pas, ne fume pas et ne met pas les pieds au night, et qui risque d’emmerder les G.M. avec des questions à la con ! Pas du tout le genre de la maison.

   Bon, c’est pas tout ça. Comment s’est passé la nuit ?

   Ptiboss consulte l’écran de surveillance en baillant. On relève que dix personnes sont sorties du camp entre 23h15 et 0h40, que deux personnes sont restées sur le ponton de voile toute la nuit et qu’il a fallu raccompagner cent treize Gravepartistes à leur cases.

   Le marquage magnétique résistant aux douches, bains de mer et autres frottaisons, a été une sacrée invention. Depuis, on peut suivre à la trace tous les vacanciers du Club, sans qu’ils puissent trouver de parade. Pour cela, les bracelets n’étaient pas fiables. Trop facilement enlevables ou détériorables.

   Sur l’écran apparaît la liste des noctambules ayant participé à la soirée Grave, de ceux qui sont restés dans leur case, pas plus de trente. Un très bon score. Tant mieux que ça remonte un peu, car à Paris, ils lui mettent la pression. Et que ça ne consomme pas assez au bar, et qu’il faut insister sur l’animation sonore, encore et encore !

   Les deux guignols sur le ponton, c’était les numéros 43 et 47, respectivement, Rachel Leroy et Daniel Doucet. Il suffit de cliquer sur « entrée » et ça donne le numéro de case et l’état civil complet. Vue la date de naissance qui s’affiche pour le mec, il pourrait bien s’agir, justement, de ce vieux qui l’intrigue. Tout de même, c’est une erreur grave de la part de l’agence que d’avoir inscrit ce vétéran dans ce Village. Il faudra rajouter ça sur la brochure : Club interdit au moins de dix-huit ans et aux plus de trente.

   Ptiboss est content de lui. Il n’aura pas à se déranger pour faire son enquête auprès de ces zigotos. Rien qu’en consultant son écran, il peut en apprendre pas mal sur eux.

   La nana vient de Montpellier, célibataire, en formation. Le type vient de Nîmes, départ Marseille, veuf, cadre supérieur retraité.

   Il faut creuser un peu plus dans d’autres fichiers, et de bon matin, ça lui prend la tête, au chef.

   Rubrique fréquentation du Club : premier séjour pour la miss, douzième pour monsieur ! En fait, ce n’est peut-être qu’un habitué qui a décidé de venir se payer une jeunette à Corfou. En tout cas, il doit trouver qu’il y a eu du changement depuis son premier séjour qui remonte en mai 65. Fichtre ! Il a dû connaître toute la bande à Jean-Pierre Batard... Celui qui, paraît-il, avait instauré les Crazy Signs, les fameux gestes démentiels qui sont devenus aujourd’hui les Mad Mouvements, copyright oblige. Et puis, il faut innover, reformuler. On ne va pas rester confiner à ce soit-disant bon vieux temps ! Une autre époque que Ptiboss n’a pas connue mais dont les nostalgiques n’ont pas pu s’empêcher de lui parler, tant et si bien qu’il les a fait virer, à commencer par l’ancien chef des sports, le chef de la maintenance et pour finir le staff des spectacles. Tous avaient des vues archaïques à vous faire chuter le chiffre d’affaires en moins de deux.

   En observant bien les dates de séjour de monsieur Doucet, Ptiboss remarque qu’il est toujours venu en mai ou en juin, et une fois en septembre. Apparemment, ce n’était pas par économie mais pour profiter de ce qui était alors considéré comme la saison creuse. Du coup, tu pouvais faire dix tours de ski dans la matinée et idem l’aprèm’. Les moniteurs étaient en surnombre. Les G.M. avaient tout à gogo ! Or maintenant, il n’y a plus à proprement parlé de périodes creuses. Les prix d’appel et l’étalement généralisé des vacances font que le Village est plein tout le temps. ( Il est même prévu d’ouvrir toute l’année, mais cela personne ne le sait encore. Ce sera la surprise de la brochure d’hiver. 

   Si la formule Grave-Party continue de faire un tabac, bien sûr.). Comme il s’est mis à y avoir foule sur les pontons, et que cela tournait vite à la bagarre parce qu’untel passait devant tel autre, ou en avait eu plus qu’un autre, on a restreint encore plus les prestations sportives. Belle économie ! Et parallèlement, on a investi dans les animations terrestres, avec des Mad-afternoon, Crazy-night, bain géant de mousse et autres joyeusetés psychédéliques remises au goût du jour pour ne pas faire ringard. Et ça marche! Et le bar réalise des records de vente !

   En plus, les nouveaux G.M. deviennent vraiment des gentils membres dans tous les sens du terme. Ils sont tellement crevés, anéantis, qu’ils ne songent même plus à s’envoyer en l’air. Exit les pugilats et les histoires de cul. Contrairement à ceux qui pensaient que le marché du sexe allait s’imposer, le Club Mod’M, lui, a misé sur la défonce. Bourguignon, l’ancien PDG du Club Med, s’y était essayé avec son village Oyyo, mais il avait lésiné sur la qualité. Les gens s’attendaient à mieux, ils voulaient une orgie de techno et de rap, jour et nuit confondus, tout ça dans une ambiance luxueuse et sécurisante. Corfou, au nom évocateur, a été choisi, pour relancer le concept. 

   De gros investissements ont permis au site de demeurer ce qu’il était, sans attirer les foudres des autorités locales, tout en y gagnant en confort. Le pari semble gagner. Et Ptiboss se dit qu’il est là au bon moment, que c’est excellent pour sa promotion, lui qui aspire à partir aux Bahamas, donner un coup de fouet aux Villages-Hôtels qui battent de l’aile depuis la récession touristique de 2001 et deux cyclones dévastateurs. Il espère bien en faire des lieux de totale éclate et devenir responsable de ces nouveaux Villages, qui seront appelés « Club Mad ». 

   Une appellation qu’il a fallu payer bonbon à un jeune publiciste qui s’était amusé à faire enregistrer auprès de l’INPI, l’Institut National de la Propriété Industriel, tous les jeux de mots tournant autour de l’ancienne marque.

(A Suivre)

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(Le Bourreau avait l'habitude de
s'entraîner tous les matins)



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(Rapport sur la pollution mondiale,
 brûlant écologiquement dans une rue de New-York)


On nous pollue

Patrick Schindler

   (...) On a beau le dire, le répéter jusqu’à indigestion, les profiteurs et affameurs de la planète s’en tapent le coquillard des alertes ! Pourtant, selon le rapport de l’Agence européenne de l’environnement (AEE), la pollution atmosphérique demeure à des niveaux jugés dangereux dans de nombreuses régions de l’Union européenne (UE) et est responsable de décès précoces, de troubles de la santé et de dégâts sur l’écosystème. En entrée en matière, si le rapport salue la baisse des rejets de polluants atmosphériques au cours des dernières décennies, il souligne en revanche que « le problème de la pollution de l’air est loin d’être résolu en Europe. Vingt-deux pays de l’UE, dont la France, l’Italie et la Pologne, affichent des niveaux d’émission quotidienne de particules fines supérieurs au plafond prévu par l’Union en 2011 ». 

   On est donc en droit de se demander ce à quoi peuvent bien servir les institutions de contrôle… En effet, selon l’AEE, « les seuils plus bas mais non contraignants fixés par l’OMS ne sont quasiment jamais respectés, selon les relevés effectués par les antennes locales de contrôle ». Pour résoudre le problème (et ce n’est pas un gag), Janez Potocnik, commissaire européen à l’Environnement, estime que « l’UE peut se fixer d’une manière réaliste l’objectif de parvenir aux seuils préconisés par l’OMS au plus tard en 2050 ». Si, d’ici-là, nous ne sommes pas tous crevés ! Continuons avec le même optimisme en plein naufrage : toujours selon le rapport, « la réglementation plus restrictive appliquée depuis dix ans a permis une réduction de 50 % des émissions de dioxyde de soufre responsables des pluies acides et d’un tiers des émissions de monoxyde de carbone ». 

   Mais, car il y a un mais, « en revanche, les niveaux d’émission de particules fines et d’ozone n’ont que peu baissé [admirons au passage la nuance contenue dans le terme “peu”], laissant en suspens la question des conséquences sanitaires de cette pollution ». Rien que ça ! Et Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEE, de gentiment nous prévenir : « La pollution de l’air est nocive pour la santé des hommes et pour les écosystèmes. Selon les normes actuelles, une grande partie de la population ne vit pas dans un environnement sain. » C’est gentil de nous prévenir ! En effet, « près d’un tiers des Européens sont exposés à des niveaux dangereux d’émission de particules fines très présentes dans les zones urbaines et particulièrement nocives car elles passent directement des poumons dans le système sanguin », poursuit le rapport. 

   Diantre ! Ce dernier constate encore que « les chances de voir appliquer à l’avenir une réglementation plus contraignante sont minces, car de nombreux gouvernements européens peinent déjà à faire respecter les seuils d’émission mis en place en 2010 ». Alors, à l’horizon 2050 ! Tu m’Eltonne John… Mais ce n’est pas tout : comble du mauvais goût, l’AEE conclut le rapport toute fière que, cependant, « les émissions de microparticules demeurent à un niveau relativement bas en Europe, en comparaison de ceux enregistrés dans les zones urbaines en Asie, au Proche-Orient ou en Afrique »… Quelle chance on a, alors, de vivre dans des pays riches relativement épargnés et de pouvoir envoyer nos technologies polluer ailleurs, chez les plus pauvres. Une logique capitaliste et colonialiste bien ficelée !


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"Mais non, t'es pas ridicule avec
ton pyjama fashion! Crois-moi,
Marcel... T'es vraiment pas ridicule..."


Drone Captain by Xeno

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Benoît Barvin

vendredi 9 décembre 2011

"Echange politicien véreux contre... heu... autre chose, en moins pire". Benoît Barvin in "Annonces déclassées"


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   "Tu Quoque a aimé cette analyse du POI (Parti Ouvrier Indépendant). Sans en être membre, ni appeler à l'être, bien sûr. Mais, parfois, dans les sphères de réflexion, des pensées simples nous parlent, à nous les Sans-grade, mais pas forcément obtus... Et puis entendre ce doux nom "d'ouvrier", qui a sa noblesse - mais que les Dirigeants cherchent à vider de sa substance... Les Citoyens ne sont-ils pas, à leurs yeux, que des Consommateurs -, ce doux nom d'ouvrier, donc, ça fait chaud au coeur...

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"Soyez ouvrier, qu'ils disaient,
c'est noble et ça gagne de l'argent...
Et puis vous verrez du pays...
Tu parles!"
Vérités et mensonges 
dans un vent de panique
   (...)  L’OCDE exige de la France 8milliards de coupes supplémentaires s’ajoutant aux 29 milliards déjà décidés : « L’OCDE préconise d’étendre la RGPP “à tous les niveaux de l’administration”, de regrouper les petites communes et supprimer les départements ou encore de réduire la durée des séjours hospitaliers, poursuivre le déremboursement des médicaments les moins efficaces » (Les Echos). 
   Soumis à ce déferlement d’informations catastrophes les travailleurs s’interrogent : qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ? 
   Vrai : la crise du capitalisme s’approfondit de jour en jour, entraînant l’humanité vers la barbarie. 
   Fausse : l’affirmation selon laquelle les « plans » constituent une solution. C’est un puits sans fond : des milliers de milliards d’euros engloutis depuis trois ans dans le renflouement des banques n’ont servi qu’à éviter la faillite de quelques fonds de pension qui s’empressent de spéculer à nouveau ! 
  Vrai : un large consensus règne, en France comme Europe, sur « l’impérieuse nécessité » de sauver l’euro, rembourser la dette et réduire les déficits (même si les uns et les autres divergent sur les moyens à employer). 
  Faux : prétendre qu’il n’existe pas d’autre issue. Un gouvernement qui en aurait la volonté annulerait la dette, interdirait licenciements et délocalisations, prendrait en mains les rênes de l’économie, confisquerait les banques et leurs avoirs, et les mettrait au service d’une politique de relance fondée sur le droit de chaque travailleur et jeune à un vrai travail, un vrai salaire, un vrai logement. 
   Vrai : les institutions de l’Union européenne et de la Ve République interdisent tout pas dans cette direction. La mise en œuvre d’une telle politique appelle donc la rupture avec ces institutions antidémocratiques. Elle exige de bâtir d’autres institutions, celles d’une République démocratique inscrite dans une union libre et démocratique de toutes les nations libres et souveraines d’Europe, fondée sur les droits de la classe ouvrière, de la jeunesse, de la paysannerie.(...)

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"... et pour mon épouse, 16 Méga d'espace web..."
bric-a-brac.org

Face aux dettes de leurs parents,
de plus en plus de Français
renoncent à hériter
Catherine Rollot


   (...) C'est une démarche qui se fait par un simple formulaire administratif. Un acte enregistré dans les tribunaux de grande instance (TGI) qui raconte la France en crise, les fins de mois difficiles, et les petites retraites. En guise de bas de laine, les héritiers découvrent de plus en plus souvent, au moment du décès d'un proche, des dettes, arriérés de loyer ou de charges, factures impayées, remboursements de prêts à la consommation, frais hospitaliers... Faute de biens à vendre, et tenus d'honorer les ardoises de leurs parents, ils n'ont pas d'autre solution que de renoncer à la succession.
   Selon les chiffres du ministère de la justice, arrêtés au 31 décembre 2010, le nombre de refus d'héritage est passé, entre 2004 et 2010, de 50 031 à 67 249, soit une augmentation de 33,5 %. Cette tendance à la hausse s'accélère en 2011, année qui pourrait bien être record en la matière. (...)
Lire l'article sur:

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"Moi, au moins, j'annonce la couleur
de l'état de mon esprit"
radio-courtoisie.over-blog.com
(La jolie photo de Besson sur une jolie radio...)

Vives critiques contre un billet 
"xénophobe" du "Point" contre Joly

   L'association SOS Racisme et le Front de Gauche ont dénoncé samedi 3 décembre un billet "xénophobe" de l'écrivain (de droite, ex-chiraquien) Patrick Besson, paru cette semaine dans Le Point, et qui moque l'accent de la candidate franco-norvégienne à l'élection présidentielle Eva Joly pour Europe Ecologie-Les Verts.
   "Zalut la Vranze !", écrit Patrick Besson en se mettant dans la peau d'une Eva Joly élue à la présidence de la République à la suite de la mort accidentelle de tous les candidats et qui menace de "mèdre en examen et égrouer doute intifitu qui s'élèfera gontre la falitité du scrudin hisdorique te mai 2012" 
   (A Tu Quoque, nous nous moquons de l'accent Allemand pour illustrer certaines situations politiques - Francis Blanche n'est pas loin... Mais jamais nous ne le ferions de l'accent Norvégien, car rien, dans notre inconscient collectif, ne ferait tilt à propos de cet accent, ma foi exotique et agréable à l'ouïe. Besson se trompe de cible... Mais de là à parler de "xénophobie"... Il est vrai que SOS Racisme a toujours eu énormément d'humour...)


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"Ils me poursuivent pour concurrence déloyale"


Petoman


La population privée de gaz
   (...) "L'année du vingtième anniversaire de son indépendance, l'Ouzbékistan est frigorifié, sans gaz dans les chaumières", rapporte le site russe Rosbalt. Alors que les températures se font hivernales dans ce pays riche en hydrocarbures, troisième producteur de gaz en ex-URSS, les habitants ne sont plus fournis en gaz ni électricité depuis plusieurs semaines. La population est priée de se chauffer au charbon - dont le prix ne cesse de grimper - et au bois. La cause officielle à cette coupure reste "les impayés de plusieurs milliards de dollars de la population pour le gaz consommé". 
   Mais la vraie raison se cache ailleurs, estime Rosbalt : "Le pétrole et le gaz sont vendus via des compagnies offshore contrôlés par des proches [du président Karimov] à l'étranger, puis l'argent atterrit dans les banques occidentales. Bref, un schéma de sortie de capitaux [issus de principaux postes d'exportation] typique pour l'Asie centrale postsoviétique." L'objectif étant pour le président Islam Karimov, donné comme très malade et qui n'a pas de fils, "d'assurer à ses deux filles, Lola et Gulia, un avenir sans soucis matériels ni financiers"...(...)

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Benoît Barvin

dimanche 24 juillet 2011

"Quand viendra la fin, ne va pas à la poussière va aux étoiles ! ". Antun Branko Simic. Extrait "d' Avertissement"


***
"Il y a des larmes d'amour 

qui dureront plus longtemps 
que les étoiles du ciel.


[Charles Péguy]
Poèmes d'amour
***

Will You Still Love Me Tomorrow 
(M'Aimeras-Tu Encore Demain)

Tonight you're mine completely
You give your love so sweetly
Tonight the light of love is in your eyes
But will you love me tomorrow?

Is this a lasting treasure
Or just a moment's pleasure?
Can I believe the magic of your sighs?
Will you still love me tomorrow?

Tonight with words unspoken
And you say that I'm the only one
But will my heart be broken
When the night meets the morning star?

I'd like to know that your love
Is love I can be sure of
So tell me now, cause I won't ask again
Will you still love me tomorrow?
Will you still love me tomorrow?
Will you still love me tomorrow?


Ce soir tu es tout à moi
Tu donnes ton amour avec tant de douceur
Ce soir la lumière de l'amour est dans tes yeux
M'aimeras-tu encore demain


Est-ce un trésor éternel
Ou juste un moment de plaisir
Puis-je croire à la magie de tes soupirs
M'aimeras-tu encore demain

Ce soir avec des mots tus
Tu vas me dire que je suis la seule et unique
Mais mon coeur va-t-il être brisé
Quand la nuit rencontrera l'étoile du matin

J'aimerais savoir que ton amour
Est un amour en lequel je peux croire
Alors dis-moi car je ne redemanderais pas
M'aimeras-tu encore demain

J'ai besoin de savoir
M'aimeras-tu encore demain


***
Amy's cover of "Will You Still Love Me Tomorrow" 
for the soundtrack to "Bridget Jones: The Edge of Reason."


***
L'équipe de Tu Quoque remercie Amy de son bref passage...