Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 1 mai 2014

"Il était gai comme un curé qui vient de recevoir une nouvelle soutane". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'ART TE DONNE SES AILES)

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(Petit rappel historique)


(Les promesses des autres? Qui peut nous éclairer?)

annefrankguide.net

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(Manifestement, Glenda Pancake
était légèrement déprimée)


(Source: modrules, via mayzom)

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"Qui c'est?
- Votre gentil commissaire européen
qui vient vous faire faire des économies...
- Encore?!"



La machine à punir

Serge Halimi

   (...) Qu’est devenu le rêve européen ? Une machine à punir. A mesure que le fonctionnement de celle-ci se perfectionne, le sentiment s’installe que des élites interchangeables profitent de chaque crise pour durcir leurs politiques d’austérité et imposer leur chimère fédérale (1). Ce double objectif suscite l’adhésion des conseils d’administration et des salles de rédaction. Mais, même en ajoutant à ce maigre lot les rentiers allemands, quelques prête-noms luxembourgeois et bon nombre de dirigeants socialistes français, on n’élargit pas démesurément l’assise populaire de l’actuel « projet européen ».

   L’Union ne cesse de rabrouer les Etats qui n’ont pas pour souci prioritaire de réduire leur déficit budgétaire, y compris quand le chômage s’envole. Comme ils obtempèrent en général sans se faire prier, elle leur impose aussitôt un programme de rectification comportant des objectifs chiffrés à la décimale près, assorti d’un calendrier d’exécution. En revanche, quand un nombre croissant de patients européens doivent renoncer à se faire soigner faute de ressources, quand la mortalité infantile progresse et que le paludisme réapparaît, comme en Grèce, les gouvernements nationaux n’ont jamais à redouter les foudres de la Commission de Bruxelles. Inflexibles lorsqu’il s’agit de déficits et d’endettement, les « critères de convergence » n’existent pas en matière d’emploi, d’éducation et de santé. Pourtant, les choses sont liées : amputer les dépenses publiques signifie presque toujours réduire dans les hôpitaux le nombre de médecins et rationner l’accès aux soins.

   Davantage que « Bruxelles », exutoire habituel de tous les mécontentements, deux forces politiques ont promu la métamorphose des dogmes monétaristes en servitude volontaire. Depuis des décennies, socialistes et libéraux se partagent en effet le pouvoir et les postes au Parlement européen, à la Commission et dans la plupart des capitales du Vieux Continent (2). Ultralibéral et partisan de la guerre d’Irak, M. José Manuel Barroso fut d’ailleurs réélu président de la Commission européenne il y a cinq ans à la demande unanime des vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, socialistes compris, même si chacun reconnaissait alors la médiocrité époustouflante de son bilan.

   Rivalisent en ce moment pour lui succéder un social-démocrate allemand, M. Martin Schulz, et un démocrate-chrétien luxembourgeois, M. Jean-Claude Juncker. Un débat télévisé les a « opposés » le 9 avril dernier. Lequel des deux estima que « la rigueur est nécessaire pour regagner la confiance » ? Et lequel lui répliqua que« la discipline budgétaire est inévitable » ? Au point même que le premier, pour qui les « réformes » impitoyables de son camarade Gerhard Schröder constituent « exactement le modèle » à suivre, laissa échapper : « Je ne sais pas ce qui nous distingue. » Certainement pas en tout cas la volonté de fermer la caserne économique européenne.

(1) Lire « Fédéralisme à marche forcée », Le Monde diplomatique, juillet 2012.

(2) Le 7 juillet 2009, le Parti populaire européen (PPE, droite) et les socialistes ont signé un « accord technique » au terme duquel l’ultraconservateur polonais Jerzy Buzek a présidé le Parlement européen de juillet 2009 à janvier 2012, et le social-démocrate allemand Martin Schulz lui a succédé.


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(La fille aux cheveux d'or
se la pétait un peu)



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Benoît Barvin

lundi 19 août 2013

"Ce gobeur de mouches gobait également les émissions de télé-réalité". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(APPRENDS A TON ESPRIT
A VOGUER SUR L'AILE DU VENT)

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"Mon Dieu, cachez les agissements de la NSA,
que je ne saurais voir..."


Vanity Fair Outtake #7
photo by Mark Shaw
1953


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"Ainsi donc, les comptes de ces JO sont au rouge...
- A votre avis?"


JO, Coupe du monde, Euro : 
un gouffre financier, forcément ?
Jean Saint-Marc 

   (...) Deux cent milliards de dollars. Selon une étude du cabinet Deloitte, c’est ce que le Qatar prévoit de dépenser pour organiser la Coupe du monde de football 2022. Un chiffre qui rend tous les autres dérisoires. Au Brésil, le coût de la Coupe du monde est pour l’instant estimé à 11 milliards d’euros : trois fois rien comparé au Mondial qatari mais suffisant pour éveiller la colère. Parmi les principales revendications des manifestants au Brésil, le coût des événements sportifs – Coupe du monde puis JO – organisés en 2014 et 2016.

   Notamment parce que les budgets de rénovation des stades ont explosé : les travaux du stade Mané-Garrincha, par exemple, à Brasilia, devaient coûter 250 millions d’euros. La facture définitive se chiffre à plus de 500 millions.

   Pour les prochains JO d’hiver, organisés à Sotchi (Russie), la situation financière est encore pire : de 12 milliards de dollars, le budget des JO 2014 est passé à 50 milliards, un record absolu dans l’histoire des Jeux.

   Un phénomène classique : les coûts prévus initialement sont souvent dépassés. Quand une ville se porte candidate, elle doit proposer une étude estimant les coûts et les retombées de l’événement.(...) 

   (...) Joint par Rue89, l’économiste du sport Wladimir Andreff explique que ces études sont « la plupart du temps faites n’importe comment » pour trois raisons :

   / la première est politique : « Il y a des conflits d’intérêts, tout simplement. Les sociétés de consulting ne peuvent pas remettre aux maires des études facturées quelques millions d’euros et qui disent “Laissez tomber, c’est un mauvais projet”. Elles ne seraient plus jamais sollicitées... » ;
   / la deuxième est méthodologique : "L’étude d’impact économique compte souvent des choses qui ne devraient pas être comptabilisées. Par exemple, pour les JO d’Athènes, comme pour la Coupe du monde en Afrique du Sud, les études prévoyaient un boom du tourisme grâce à l’événement, alors qu’il y a eu une chute du nombre de touristes en Grèce l’année des Jeux."
   / Il y a aussi des effets de substitution : tout ce que les gens dépensent est comptabilisé comme revenus pour les Jeux mais on oublie de se demander ce que les gens auraient fait de leur argent si les Jeux n’avaient pas été organisés.»

   « Il y a enfin un vice plus fondamental, ce qu’on appelle la malédiction du vainqueur de l’enchère. Le meilleur moyen de gagner, c’est de tricher un peu, de biaiser l’information. La ville qui est choisie en fin de compte est “piégée” : elle obtient les Jeux, mais elle obtient aussi un déficit financier quasi certain. » (...)

   (...) /Les coûts d’organisation sont pris en charge par le CIO, qui abonde le comité d’organisation des Jeux avec les droits de retransmission, les revenus apportés par les sponsors, etc.
   / le coût des équipements sportifs : le CIO y participe, mais les collectivités locales règlent une bonne partie de la facture ;
   / les coûts des infrastructures non-sportives : aéroports, RER, autoroutes, etc. Entièrement pris en charge par les collectivités, ce sont principalement eux qui provoquent les dépassements de budgets.

   Souvent, les recettes directes – billetterie, droits télé, sponsors – ne parviennent pas à couvrir les coûts d’organisation, sans même parler des dépenses d’infrastructure.

   Et quand le comité d’organisation est déficitaire, c’est la municipalité qui doit rembourser. Le record en la matière est détenu par les JO de Montréal, en 1976. Les contribuables québécois ont fini de les payer trente ans plus tard. Parmi les éditions récentes, les comités d’organisation des Jeux de Sydney, Salt Lake City, Athènes, Turin ou Vancouver ont eux aussi été déficitaires.

   Mais les défenseurs des Jeux assurent qu’à long terme, les Jeux sont généralement rentables pour l’économie du pays grâce aux recettes indirectes qu’ils génèrent. (...) 

   (...) C’est par exemple ce qu’assurent les organisateurs des JO de Londres. Un an après, le gouvernement britannique affirme que les retombées des Jeux se chiffrent à 9,9 milliards de livres alors qu’ils en ont coûté 9. Certes ils devaient coûter initialement 2 milliards... Mais tout va bien puisque les retombées sont plus importantes que prévu. Trop beau pour être vrai ? C’est le point de vue de Wladimir Andreff:

   « Dans son dossier de candidature, Londres parlait de 2 milliards de livres de retombées positives. [...] Depuis la fin des Jeux, les organisateurs, les ministres affirment que les retombées se situeront entre 10 et 16 milliards de livres... Simplement pour essayer de dire que les coûts sont couverts. » L’économiste regrette l’absence d’études indépendantes pour étayer ces affirmations :

   « On fait faire des études avant pour promettre des Jeux magnifiques... Mais après l’événement, on se borne à des déclarations de ministres ! »

   A défaut d’études systématiques et objectives sur la rentabilité à long terme de ces évènements sportifs, le débat sur leur pertinence pour l’économie d’un pays ne sera jamais tranché. On peut donc déjà anticiper les polémiques sur l’organisation de l’Euro 2016 en France. (...)

Lire la suite sur:

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(Sous le chapeau la plage...)



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Luc Desle

lundi 28 janvier 2013

"L'heure tournait, le derviche aussi". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE BONHEUR EST UNE ILLUSION.
L'ILLUSION EST UNE ILLUSION)

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"Nous sommes tous des Grecs dépouillés 
par les vils spéculateurs!
- Hihihi..."



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"Je vais leur faire croire que ma cuirasse en or massif
a été payée par l'Etat Grec, afin que ça creuse le déficit"


La Grèce aurait gonflé son déficit public 
sous l'oeil de Bruxelles 
pour justifier l'austérité
Romain Renier 

   (...) La Grèce, son port du Pirée, ses îles... et ses scandales politico-financiers. En tête mardi, l'ouverture de poursuites par la justice grecque contre trois cadres de l'office national des statistiques (Elstat) de la péninsule. Les trois sont soupçonnés d'avoir manipulé le déficit public du pays pour l'année 2009. Ni plus ni moins. (...)

   Les faits reprochés sont graves. A l'origine du scandale, une ancienne cadre démissionnaire d'Elstat avait accusé l'office d'avoir artificiellement gonflé le déficit public de l'État grec en 2011 afin d'en faire un record en zone euro. La supercherie, si elle est avérée, aurait eu pour but de choquer l'opinion afin qu'elle accepte mieux la cure d'austérité imposée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en échange de leur aide financière.

   Dans le viseur de Zoe Georganta, qui porte ces accusations, son patron à Elstat et ancien statisticien au FMI, Andréas Georgious, qu'elle accuse d'avoir insisté pour faire entrer dans le déficit public de l'État les dettes des entreprises publiques de la péninsule hellénique. Une pratique à laquelle elle s'était opposée. Selon elle, sans cette manipulation, le déficit public pour l'année 2009 ne dépassait pas 12,5%, au lieu des 15,4% annoncés, et aurait pu être aisément ramené en dessous des 10% à l'aide de mesures immédiates.(...)

   Suite à ces accusations, Grigoris Peponis, le procureur d'Athènes, avait réclamé la mise en place d'une commission parlementaire chargée d'étudier le niveau réel du déficit public en 2009. La Vouli, le parlement grec, a finalement accédé à cette demande en février dernier, mais l'enquête n'a pas abouti.

   Devant cette commission, Zoe Georganta s'était montrée peu diserte sur la question de savoir si le gouvernement de l'époque, celui du socialiste Georges Papandréou, pouvait être derrière cet acte de tromperie présumé. Tout juste s'était elle contentée d'avancer une hypothèse selon laquelle le gouvernement pouvait avoir fait preuve "d'inexpérience ou de maladresse", concédant à peine que certains de ses membres pouvaient "peut-être en avoir profité".

   Interrogée mardi sur une radio athénienne, Zoe Georganta s'est cette fois montrée plus catégorique, affirmant que Georges Papandréou et le ministre des Finances de l'époque, Georges Papaconstantinou, avaient approuvé le maquillage, sans pour autant être capable de dire qu'ils y avaient participé.(...)

Lire sur:


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"Psstt... May I Comme In?
- Who are you?
- An English Gentleman...
- With this hideous hat? Impossible!"


Eric Sykes stars as the secretary of the Prince's Hill Golf Club 
in the television series 'The Nineteenth Hole', 1989

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"Horseflesh is bullshit, isn't?
- Yes, it is, indeed..."




ROYAUME-UNI 
La viande de cheval, 
une horreur juste bonne à exporter
Susanna Forrest
The Daily Telegraph 

   (...) Notre industrie agroalimentaire nous réserve parfois quelques surprises : vaches folles, œufs mortels, corn flakes qui ressemblent à Jésus. Alors à quoi bon s'inquiéter si quelques bouts d'ADN provenant d'un animal d'abattoir se retrouvent parmi les ingrédients entrant dans la composition d'aliments transformés bon marché. Mais quand, à la mi-janvier, a éclaté la nouvelle selon laquelle de la viande hachée de "bœuf" vendue dans plusieurs enseignes de grandes surfaces contenait de l'ADN chevalin, le Royaume-Uni et l'Irlande sont montés sur leurs grands chevaux.

   Pour trouver l'origine de cette viande, il a fallu remonter jusqu'à Silvercrest Foods, un transformateur agroalimentaire situé dans le comté de Monaghan, en pleine Irlande équestre. Le PDG de la maison mère de Silvercrest, le groupe ABP Food, s'est empressé de souligner que la substance inattendue provenait d'un fournisseur européen et a été ajoutée accidentellement aux steaks hachés. Ironie du sort, le nombre des chevaux abattus en Irlande est passé de 822 en 2006 à 7 000 en 2010-11, à cause de la récession, et quatre nouveaux abattoirs chevalins y ont été construits au cours de la même période. La plupart des carcasses qui en sortaient ont été exportées vers l'Europe. Dans le circuit mondial tortueux de l'industrie agroalimentaire moderne, les chevaux arrivés dans le comté de Monaghan sous la forme d'un prétendu "produit bovin" retournaient peut-être au bercail. (...) 

   Une indigne hypocrisie va de pair avec le dégoût que nous inspire, à nous les Anglo-Saxons, la consommation de la viande chevaline. A l'heure actuelle, 1 milliard de personnes en mangent. Elle est servie couramment à table dans de nombreuses contrées (Chine, Russie, Asie centrale, Mexique, Pays-Bas, Suisse, Italie, Japon, Belgique, Argentine). La consommation mondiale est en hausse de 27,6 % depuis 1990. De leur côté, le Royaume-Uni, l'Australie, l'Irlande et l'Amérique expriment ostensiblement leur répulsion à l'égard de leurs cousins hippophages, tout en expédiant allègrement leurs chevaux indésirables à l'étranger pour qu'ils y soient transformés en bresaola et autres Sauerbraten [un plat allemand, comparable au bœuf bourguignon].

   La viande chevaline a une histoire aussi vieille et contradictoire que celle de l'humanité. Des centaines de milliers d'années durant, l'homme a mangé du cheval, et ce n'est que depuis cinq mille ans qu'il a fait de l'animal son ami. Ce n'est qu'en 732 que le pape Grégoire III a qualifié l'hippophagie de pratique païenne ignoble en usage chez les barbares germaniques. Cette distinction entre "eux" et "nous" était une façon commode de définir la civilisation chrétienne par opposition aux hordes barbares qui la menaçaient, envahissant les villes un arc dans une main et une brochette de cheval dans l'autre.(...)
Lire sur:


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Luc Desle

lundi 26 décembre 2011

"A la Noël, comme il était minuscule, on enferma le Résident dans un paquet cadeau... et on l'oublia dans un coin de la pièce". Benoît Barvin in "Pensées à bourre-pif"


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"Noël au balcon, 
enrhumé comme un con. "
 Proverbe (catarrheux?)

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« Plus le mensonge est gros, plus il passe. »
 Joseph Goebbels
http://www.evene.fr/citations/
(Et plus on l'a dans l'baba?)



("Des chiffres à ne surtout pas oublier", 
disait cet homme politique, atteint d'Alzheimer)
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"LAISSEZ-MOI TRANQUILLE!!!
JE NE SUIS PAS CELUI QUE VOUS CROYEZ!"

L'embarrassant courrier 
de Georges Tron à Pierre Lellouche
(la gangrène affairiste s'étendrait même
aux secrétaires d'état? On ne peut y croire...)

   (...) Le courrier, en date du 21 septembre, intrigue les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles. Selon "Le Parisien", son auteur est l'ex secrétaire d'Etat à la Fonction publique et député-maire UMP de Draveil (Essonne) Georges Tron, et son destinataire son ancien collègue du gouvernement, le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche (UMP).
   Dans cette lettre, Georges Tron, mis en examen pour viols sur deux anciennes collaboratrices de la mairie de Draveil, demande à Pierre Lellouche d'intervenir auprès de l'administration fiscale pour qu'elle soit indulgente avec un certain Willy Bernard, directeur d'une société de panneaux solaires et ex dirigeant du club de foot d'Angers (Maine-et-Loire), condamné début 2011 à deux ans de prison avec sursis pour abus de biens sociaux.
   Toujours selon "Le Parisien", cette demande émane de deux hommes, Noël D. et Thomas N., qui détiendraient un enregistrement sonore d'une des victimes présumées de Georges Tron susceptible, selon eux, de démontrer qu'elle a menti. Ils auraient alors fait pression sur le maire pour qu'il intervienne en échange de la bande.
   Mais cette bande, transmise anonymement au tribunal d'Evry, "n'apporte rien de probant", assure une source proche de l'enquête au Parisien. Ce qui n'aurait pas empêché les deux hommes de se plaindre, en août dernier, du non-respect du "deal". (...) (tant qu'à faire, hein?)


µµµ

"Ton cheval, il est même pas casher!"

Israël, quel est ton nom ?
(Heu... on a le droit de le dire?)
Frédéric Koller

   (...) Le Parlement israélien doit prochainement débattre d'un projet de loi qui définirait Israël comme un "Etat juif". Un projet qui isolerait un peu plus les citoyens arabes de ce pays et tendrait encore davantage les relations avec l'Autorité palestinienne. (...) (non? Vous croyez vraiment?)
   (...) C’est le débat qui échauffe les esprits en Israël : doit-on parler d’un Etat juif plutôt que de l’Etat d’Israël ? Un Etat peut-il être juif et démocratique ? (ceci étant, il y aurait aussi des états musulmans et... heu... démocratiques... A ce qu'on dit...) Le Premier ministre Benyamin Netanyahou et ses alliés de l’extrême droite, emmenée par le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, tentent d’imposer ce nouveau vocabulaire à leurs partenaires internationaux. Le parlement israélien (Knesset) a pour sa part été saisi d’une proposition de loi qui définirait de façon plus stricte la notion d’Etat juif en l’inscrivant dans la Constitution : l’arabe ne serait plus langue officielle et la loi hébraïque servirait de source d’inspiration au législateur.
   En acceptant un plan de partage de la Palestine en 1947, l’ONU avait présidé à la création d’Israël comme un Etat pour les juifs, où les droits de la minorité arabe seraient préservés. (dans une fosse à purin?) Parler d’un Etat juif est de nature à changer l’identité d’Israël. La judéité devenant consubstantielle à l’Etat, quelle place sera dès lors faite aux non-juifs ? (...) (on ose une hypothèse: aucune?)


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Luc Desle

samedi 24 septembre 2011

"Cet écrivain, jaloux, brûlait tous les dictionnaires sur son passage". Benoît Barvin in "Etrange, vous avez dit?"


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(Le Dir' Com de l'Armée Chinoise était amoureux)

L'Armée Chinoise :
 2,3 millions d'individus

   (...) Quelques 2,3 millions de personnes participaient, en 2008, à la défense de plus de 1,3 milliard de chinois. Difficile à mesurer, son budget officiel s'élève à 91,5 milliards de dollars pour 2011, probablement beaucoup plus si l'on tient compte, par exemple, des participations de l'armée dans l'industrie chinoise.
Reuters

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"Si militaires aimer femmes? Da... 
Aider nous gentiment à ôter vêtements..."

Ukraine : 
des féministes manifestent seins nus
Le 06/07/2011 - Maëlle Boudet

   (...) Pour montrer leur opposition à la visite de Vladimir Poutine à Kiev le 6 juillet dernier, et protester contre une ingérence de la Russie dans les affaires internes ukrainiennes, une vingtaine de féministes s'est rassemblée pour manifester seins nus. Ce genre de mouvement semble être habituel en Ukraine (ce qui veut dire? Réprobation de la part de l'auteur?). (...)

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(L'apparition des elfes ukrainiennes
déroutaient les policiers balourds)
"Youhou... Youhou...
- Rester là... Pas bouger"

Ukraine : 
seins nus contre la réforme des retraites
(suite...)
Créé le 05/07/2011 à 14h23

(...) Trois jeunes femmes la tête couronnée de fleurs à la mode folklorique ukrainienne ont enjambé la clôture en fer forgé de l'entrée principale du Parlement à Kiev et se sont dirigées vers le milieu de la cour, a constaté un photographe. Vêtues d'un pantalon noir et d'un petit gilet recouvrant les bras et le haut du dos, les femmes aux seins nus ont couru dans la cour en agitant un morceau de tissu rouge tels des toreros, devant des policiers qui les ont rapidement interpellées. "Notre action vise cette réforme de brutes. Les gens ne survivront tout simplement pas jusqu'à l'âge de la retraite", a crié une militante de FEMEN. 
   Le projet gouvernemental de réforme des retraites, qui doit être adopté en dernière lecture jeudi, prévoit notamment l'augmentation graduelle de l'âge de la retraite de 55 à 60 ans pour les femmes, et de 60 à 62 ans pour les hommes employés dans la fonction publique. Les adversaires de ce projet très impopulaire font valoir que bon nombre d'Ukrainiens vont mourir avant d'atteindre l'âge de la retraite dans ce pays où l'espérance de vie est de 62 ans pour les hommes et de 74 pour les femmes. La réforme du système des retraites largement déficitaire est une des principales conditions exigées par le (gentil et non ultra-libéral) FMI pour la reprise de son aide financière à l'Ukraine, suspendue depuis fin 2010. Le FMI avait accordé en juillet à l'Ukraine un prêt de 15,3 milliards de dollars pour aider cette ex-république soviétique à sortir de la crise économique et soutenir ses réformes. (...)

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(termitière moderne grouillante de vermine 
de valeureux combattants de la Paix)
Le Ministère de la défense américain : 
3,2 millions d'employés

   (...) Premier employeur au monde, le Pentagone gère 3,2 millions d'employés, l'équivalent de 1% de la population totale des Etats-Unis. Parmi eux : 700.000 civils à travers le monde. Pour 2012, le budget dont devrait disposer la première armée au monde s'élève à 553 milliards de dollars auxquels il faut ajouter 118 milliards pour les conflits irakiens et afghans.(..)
Reuters
Rappel:
En 2010, les Etats-Unis accusent un déficit budgétaire record de 
220 milliards de dollars.

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Jacques Damboise

lundi 11 avril 2011

"Pour cause d'agacement journalier, échange petit résident brouillon contre sage nain de jardin". Benoît Barvin in "Annonces déclassées"


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"Il n'y a eu aucun incident à la centrale. 
Nos centrales sont les plus sûres 
de l'univers visible et invisible"

Le professeur Pellerin (voir plus bas)

Incident à la centrale nucléaire française de Fessenheim
Mis à jour le 08.04.11 à 12h43

   (...) La centrale nucléaire de Fessenheim a connu un incident entre dimanche et lundi, selon son exploitant. L'un des deux réacteurs du site alsacien été arrêté automatiquement après une «manoeuvre inappropriée». C'est au moment de faire remonter en puissance le réacteur après des travaux de maintenance, que les opérateurs (professionnels?) ont commis une erreur (qui aurait pu être fatale?).
   Une erreur qui a entraîné l'incident, classé de niveau 1 sur l'échelle INES qui en compte 7. Le réacteur a été remis en marche lundi, «après réalisation des contrôles appropriés» selon Christelle Mutschler, porte-parole de la centrale. En 2009, un incident de niveau 1 à Fessenheim a été déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). 
(Le doigt du Résident esquissait, comme à l'habitude, un geste inélégant)

Nucléaire: il n'y a pas 150 solutions, il y a le nucléaire.


   (...) Le seul bémol ajouté à son discours (celui de N. Sarkozy) est « un indispensable renforcement de sa sécurité », tout en vantant le « niveau de sûreté maximal » des réacteurs français EPR. (...)
   Or, nombre d’observateurs savent que notre parc nucléaire a de nombreuses faiblesses et que nous avons souvent frôlé des catastrophes. Cette déclaration intervient alors que l'Autorité de sûreté nucléaire étudie l'hypothèse d'un éventuel moratoire sur l'EPR en construction à Flamanville.
   Elle intervient également au moment où aurait dû avoir lieu le procès du Pr Pierre Pellerin, l'ancien patron du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI), qui a été mis en examen en 2006 pour «tromperie aggravée ».
   A la tête de l'autorité de protection du nucléaire, il avait diffusé plusieurs communiqués rassurants, affirmant notamment que « l'élévation relative de la radioactivité » en France était « très largement inférieure aux limites réglementaires » et avait minimisé les risques encourus, alors que les pays voisins avaient tous dénoncé la radioactivité sur l'Hexagone au moment du passage du nuage de Tchernobyl au printemps 1986.
   Alors que la juge chargée de l'enquête, Marie-Odile Bertella-Geffroy, a été priée de suspendre ses investigations, le Pr Pellerin a demandé un non-lieu, soutenu par le parquet général qui requiert également la fin de l'enquête car il estime qu'aucune conséquence sur la santé n'a pu être prouvée.
   Pour le parquet général, les analyses scientifiques (établies par des organismes indépendants?) s'accordent pour établir que la catastrophe nucléaire n'a pas eu de conséquence sanitaire mesurable (heu...) en France, en particulier aucun lien n'a été fait avec des maladies de la thyroïde.
Sylvie Simon

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"Tu as un déficit abyssal de confiance en toi... 
T'inquiète, je vais te reprendre en main"


Déficit abyssal des Etats-Unis

   (...) Les élus des «Tea Parties» proches des républicains, bataillent pour diminuer drastiquement le budget fédéral, et donc réaliser des coupes budgétaires de l’ordre de 61 milliards de dollars (43 milliards d’euros).

   Un objectif démesuré pour les démocrates. Il y a quelques jours, les deux camps semblaient avoir trouvé un accord sur le chiffre de 33 milliards, accord qui n’a finalement pas tenu. Le déficit américain devrait atteindre environ 1.600 milliards de dollars cette année. (Payé par qui?) (...)
Anne-Laëtitia Béraud
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"Tiens, et si on serrait un peu plus la vis à ces s... de pauvres?
- Ben, c'est ce qu'on fait déjà...
- Bon, alors on continue, pourquoi se gêner."


Trichet/Weber, deux amis du capital 
- et des tea-parties - en grande conversation


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Le Pacte pour l’Euro : rigueur, flexibilité, 
compétitivité par les coûts

   (...) Les principales questions visent le "pacte pour l’Euro", qui vient d’être adopté par le Conseil européen le 25 mars. 
   Celui-ci vise à imposer, par des changements législatifs dans chaque État, à partir de 2012, des efforts accrus de rigueur budgétaire, sociale et salariale au nom du renforcement de la compétitivité des économies de la zone euro. 

   Ses principales dispositions sont les suivantes : 
   - Modération salariale : encouragement à la maîtrise des coûts salariaux via la révision des systèmes d’indexation automatique sur l’inflation et la limitation des accords salariaux dans le public, considérant que " les augmentations significatives et durables [des salaires] pourraient provoquer l’érosion de la compétitivité" (et appauvrir ces s... de pauvres, c'est toujours ça de pris, idéologiquement parlant),
   - Compétitivité par les coûts : réduction des charges sur les entreprises et stricte maîtrise des allocations chômage pour "inciter à la reprise au travail" (idem... Tant qu'à être inique, soyons-le jusqu'au bout de nos cigares de la Havane). 
- Réforme des retraites : incitation des Etats à relever l’âge de la retraite pour tenir compte de l’espérance de vie (hypothétique, mais on s'en fout) et pour alléger leur fardeau sur les comptes publics (oh le fardeau des êtres humains...)
   - Emploi : incitation à la « flexisécurité » (j'te prends, j'te jette car tu pues?), à la formation continue (mais avec quel argent? Celui des chômeurs et des travailleurs?) et à la lutte contre le travail au noir (mais pas le travail des Noirs, nuance) ; flexibilité accrue des marchés du travail et des biens et services (flexibilitons en coeur...)
   - Règle d’or : incitation des Etats à inscrire dans la Constitution (rien que ça!) des règles pour plafonner dette et déficit public (et pourquoi pas cette déclaration: Tout homme naissant libre et égal à l'autre a le droit de travailler, ou pas, et d'être quand même considéré comme un homme à part entière?).
   Entre la croissance et la rigueur, le curseur est désormais résolument placé sur le second de ces termes. (...)
Thomas Chalumeau
Article à lire sur:
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"Tu vois le nuage japonais?
- Non... De toute façon je parle pas japonais, alors...
- Qu'elle est c... Mais Bon Dieu, qu'elle est c..."

08/04/2011
Les cigognes sont de retour en Allemagne, 
où elles ont construit leurs nids comme à Mindelheim, dans le sud du pays.

Crédit : AFP PHOTO / KARL-JOSEF HILDENBRAND

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Luc Desle