Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 25 avril 2014

"J'eus un sourire complice qui attira l'attention de l'inspecteur". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'EAU VIVE EST ÉTERNELLE)

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(Future victime de l'Ogre voulant démontrer
que son cou n'avait rien à voir avec
celui d'un banal poulet)



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(Technocrate européen écoutant la douce musique
des OGM, accompagnée en sourdine par
une cascade de piécettes)



OGM: 
le dernier coup de force de Barroso

José Bové
Eurodéputé Europe Ecologie-Les Verts

   (...) Le 11 février 2014, un nombre record de 19 États de l'UE sur 28 se sont prononcés contre l'autorisation du maïs OGM TC1507 de Pioneer, sans parvenir toutefois à atteindre une majorité qualifiée qui aurait débouché sur une interdiction pure et simple. Malgré ce signal fort, la balle retourne dans le camp de la Commission européenne qui doit trancher et qui ne cache pas ses intentions d'ouvrir les champs européens aux OGM.

   Parallèlement à cette tentative de passage en force pour l'acceptation d'une variété de maïs OGM, la Commission européenne tente de sortir en catimini de l'impasse dans laquelle elle se trouve depuis décembre 2008. C'est en effet à cette date que les États Membres ont demandé que les évaluations des OGM prennent mieux en compte les aspects environnementaux et intègrent les impacts sociaux-économiques. La Commission n'a pas donné mission à l'AESA pour intégrer ces nouveaux aspects fondamentaux dans une véritable évaluation. Toute nouvelle législation européenne doit impérativement respecter cette demande unanime des pays. Le Commissaire à la Santé Tonio Borg, en pleine période des élections européennes, tente d'imposer un accord au Conseil qui permettra aux multinationales des OGM d'assouplir les procédures d'homologations au niveau européen tout en leur proposant de négocier avec chaque pays le droit de cultiver des OGM.

   Les multinationales se frottent déjà les mains car une fois qu'une variété sera cultivée dans un pays, aucun autre état ne pourra empêcher la vente de produits alimentaires transformés utilisant ces variétés transgéniques, libre circulation oblige. Le renard sera enfin rentré dans le poulailler; la traçabilité sera encore plus difficile et, en cas de problème, in fine personne ne sera responsable comme on le voit aujourd'hui avec la vache folle.

   Cette proposition est totalement inacceptable. Mais ce qui l'est plus encore, ce sont les rumeurs qui courent dans les couloirs de Bruxelles. Certains grands états membres comme l'Allemagne, la Pologne ou la même la France serait sur le point de valider cette pirouette de la Commission.

   Cette tentative de passage en force de la Commission européenne sous la pression permanente des lobbies qui développent des OGM, est une pseudo subsidiarité qui va à l'encontre du renforcement de la protection des agriculteurs et des consommateurs.

   Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie a toujours été une défenseure de l'agriculture familiale de qualité et s'est, à de nombreuses reprises, prononcée contre l'utilisation des OGM en agriculture.

Si cette proposition arrivait au Conseil, Madame Royal devrait s'y opposer farouchement et au besoin, activer le veto de la France, dans l'attente que la Commission européenne fasse le travail qui lui a été demandé en 2008 et qu'elle n'a toujours pas fait.

   Madame Royal doit demander à Monsieur Barroso d'arrêter ce processus qui ne répond ni aux risques environnementaux et socio-économiques, ni à la concurrence déloyale entre pays et encore moins à des poursuites devant l'OMC pour les pays refusant les OGM. Elle doit surtout prendre cette initiative pour garantir aux consommateurs français et européens qu'ils ne trouveront pas, demain, des OGM dans leurs assiettes. (...)


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(Liberté chérie américaine, un tout petit peu
ligotée par les lobbies de l'argent)



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Benoît Barvin

lundi 24 février 2014

"Le Bonheur errait dans ce pays en ruine, inutile". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAITRE EST-IL L'EXEMPLE
DE L'EXEMPLE?)

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"Hips... La terre... hips... est basse...
De plus en plus basse... hips...
Why?"


Bart van Leeuwen

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(Lobbyiste travaillant un coeur de cible
particulièrement rétif)



Contre-lobbying :
remettre le citoyen au coeur de la démocratie

Benjamin Sourice
Auteur, blogueur, agitateur

   (...)« Le lobbying, c’est l’argent, l’alcool et les femmes », proclame un dicton américain, réduisant ainsi les stratégies d’influence des décideurs à une caricature digne d’une série hollywoodienne. Un stéréotype viril qui pourrait prêter à sourire, s’il n’était pas tant implanté dans l’imaginaire collectif et ne servait pas à faire diversion sur les méthodes modernes de lobbying.

   Dans mon premier ouvrage « Plaidoyer pour un contre-lobbying citoyen » (ECLM, 20 février 2014), je me suis attaché en tant qu’auteur à saisir la modernité du lobbying à partir d’expériences, d’entretiens avec des professionnels, des élus et des associatifs, mais aussi de nombreuses enquêtes journalistiques.

   Il s’agit d’établir une cartographie précise des stratégies de lobbying, autant les méthodes les plus légales que les aspects les plus critiquables lorsque l’exercice tourne à la manipulation ou à la tromperie. Polymorphe, alternant entre opacité maîtrisée et transparence calculée, souvent critiqué pour sa volonté permanente de s'autodéfinir, amalgamant sans distinction tous les intérêts, toutes les valeurs, le lobbying se fait aujourd’hui insaisissable pour mieux échapper à une régulation trop contraignante.

   S’il ne s’agit pas d’interdire le lobbying, ce qui reviendrait à le repousser dans ces marges opaques du pouvoir qu’il affectionne, il faut au contraire le mettre en lumière et lui imposer la plus stricte transparence afin d’en contrôler tous les aspects et d’en sanctionner les dérives.(...)

   (...) Comme le sous-entendait ce dicton américain, le lobbying serait apparenté à une forme de corruption, pourtant une distinction s’impose : « Si le lobbying vise à orienter, la corruption tend à diriger. » Lorsque le souhait d’influencer le pouvoir cède la place à la volonté de le contrôler, le lobbying se transforme alors en stratégie de capture de la décision publique au profit d’intérêts privés.

   Cet excès de pouvoir est caractérisé lorsque, dans la poursuite de ses intérêts particuliers, une entité régulée – une entreprise ou un groupement industriel (lobby) – se trouve en situation de dicter ses règles à l’entité régulatrice, qu’il s’agisse d’une agence d’expertise ou de régulation d’un marché, plus largement de toute structure de gouvernance nationale et internationale responsable de la production de normes.

   Au long de l’ouvrage, nous analysons ainsi les stratégies de capture de la science menant à une influence excessive des lobbies pharmaceutique ou agrochimique sur des organismes comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en particulier lors de l’épisode de Grippe A, ou encore l’étude des conflits d’intérêts au sein de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), sur les politiques d’évaluation des pesticides et des perturbateurs endocriniens.

   La situation française est également scrutée à l’aune d’affaire comme le sang contaminé ou le Mediator, afin de comprendre la faillite des multiples agences sanitaires françaises. (...) 

   (...) Exemples à l’appui, nous démontrons que le financement d’études biaisées, l’infiltration des administrations et les conflits d’intérêts, ou encore la rémunération de « conseils » à des personnalités publiques ainsi que la multiplication des « portes tournantes » entre administration et industrie sont autant de comportements caractérisant cette capture du pouvoir mise en place par certains secteurs industriels.

   De trop nombreux scandales attestent que la corruption a su se moderniser pour maintenir son emprise sur le pouvoir à travers de nouveaux canaux jouant des marges de la loi. Celle-ci ne se réduit plus à quelques enveloppes maladroitement glissées sous une table ; au contraire, elle vise désormais à offrir, en échange d’un service rendu, des opportunités économiques tout à fait légales.

   Le livre pose ainsi la question de l’indépendance discutable de certains experts et « leaders d’opinion » auxquels les groupes de pression ont recours pour imposer leurs intérêts tout en leur donnant le lustre de la science. Nous étudions ainsi la place croissante laissée à ces experts dans l’orientation de politiques relatives aux choix technologiques, comme par exemple les OGM ou les nanotechnologies. (...)

   (...) Pour répondre à ce risque de dépossession citoyenne sur les enjeux sociétaux relatifs aux nouvelles technologies, nous appelons donc à un « contre-lobbying » entendu comme le moyen de construire un véritable contre-pouvoir citoyen garant des règles du jeu démocratique et de la prévalence de l’intérêt général.

   Selon Jacques Testart, « père scientifique » du premier bébé éprouvette, et auteur de la préface du livre : « La transparence, partout évoquée, mais partout mise à mal, est nécessaire pour créer des contre-pouvoirs car on ne se bat pas efficacement si tout est caché, mais elle devrait aller beaucoup plus loin : faire la différence entre le lobbying qui défend des intérêts financiers et le plaidoyer qui défend des idées ; rendre obligatoire l’inscription du premier sur un registre dûment vérifié, commun à l’Assemblée nationale et au Sénat ; exiger des traces explicites de toute intervention auprès des élus ou de leurs conseillers, au sein du Parlement et au-dehors ; connaître les sommes en jeu et la nature précise des intérêts défendus, etc. »

   Mettre en place les conditions d’un contre-lobbying revient donc à recentrer la décision publique sur l’intérêt général et à rappeler les fondements éthiques qui doivent prévaloir dans la vie politique.

   Ce plaidoyer pour un contre-lobbying citoyen se fait ainsi l’écho de ces nombreux acteurs de terrain et associations qui développent des alternatives concrètes, se faisant tantôt lanceurs d’alerte ou citoyens profanes, mais aussi inventeurs d’outils citoyens inscrit dans le mouvement de l’open data.

"Plaidoyer pour un contre-lobbying citoyen"
Editions Charles Léopold Mayer, 244 pages, février 2014- ISBN 978-2-84377-179-8


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(Le courageux anonyme qui dénonça l'identité du
Soldat Inconnu fut obligé de fuir)


(Source: anyskin)

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Benoît Barvin

mercredi 4 décembre 2013

"Tous les Printemps, l'Homme à la jambe de bois refleurissait". Benoît Barvin in "Pensées confidentes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ÉVITE QUE LE MALHEUR
SOIT UN AMI FIDÈLE)

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"Regarde, Maman, je vais de plus en plus vite!"


The Liberator June 1919

(Vite... et loin, également, quand la balançoire se brisa.)


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(Finalement, le saumon OGM était... mignonne)



LE  CANADA  AUTORISE 
LA  PRODUCTION DU «FRANKENFISH»,
 LE SAUMON OGM

 Lucie de la Héronnière 

   (...) «Les animaux OGM nourriront-ils la planète?», se demandait Terra Eco en juin 2012. Le journal se penchait sur les modifications génétiques d'animaux et sur le cas particulier d'«un saumon qui grossit deux fois plus vite» (qui grandit toute l'année et pas seulement au printemps), suite à un remaniement de son patrimoine génétique. Il est commercialisable plus rapidement, et permet donc de produire à moindre coût. On lisait alors: 

   «Ces animaux transgéniques pourraient bien être les premiers à se faire une place dans nos assiettes. Bientôt. Jusqu’à présent, à travers le monde, aucun animal aux gènes bidouillés n’est autorisé à entrer dans la chaîne alimentaire humaine. L’arrivée prochaine sur le marché des animaux OGM à des fins de consommation humaine pourrait, selon certains, résoudre les problèmes d’insuffisance alimentaire.»

   Le saumon AquAdvantage® (ou Frankenfish pour ses détracteurs) est censé être élevé dans des parcs, mais les craintes de dissémination sont nombreuses. Jean-Yves Nau expliquait aussi ici en 2011 les tenants et les aboutissants de la production de ce «saumonstre». 

   Mais aujourd'hui, le saumon OGM devient de plus en plus réel et proche, puisque le «Frankenfish» a changé de statut au Canada. Terra Eco met ainsi à jour son article ce jeudi:  (28 novembre) «Le saumon génétiquement modifié de la firme américaine AquaBounty Technologies se rapproche des assiettes à grands coups de nageoire. Le gouvernement canadien vient d’autoriser en début de semaine la production à des fins commerciales des œufs de ce "Frankenfish", dans la couveuse de l’entreprise, située sur l’île-du-Prince-Edouard.»

   Sciences et Avenir explique que les oeufs seront exportés au Panama pour être engraissés, avant d'être proposés aux marchés. Et précise: «Cette autorisation d’exportation et de production porte pour l’instant sur 100.000 œufs par an. Ce premier obstacle franchi, Aquabounty devra convaincre les États et les distributeurs d’autoriser l’accès de son produit aux marchés nationaux. Des chaînes de supermarché nord-américaines ont d’ores et déjà assuré qu’elles refuseraient de vendre ces poissons».

   C'est donc un premier pas vers la mise en vente. Aux Etats-Unis, l'avis final pour l'autorisation (ou non) de la mise sur le marché par la FDA (Food and Drug Administration) se fait attendre. Mais Le Monde soulignait en mai qu'il y a «une réelle opposition des consommateurs américains». 


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(La révolte des pavés de la ville fut vite matée)


The aftermath of the 1906 San Francisco Earthquake


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Luc Desle (avec Jacques Damboise)

jeudi 5 septembre 2013

"Il aima ses contemporains, vus du ciel". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L’OCÉAN EST PLUS VASTE
QUE LA SOMME DE TOUTES TES PEURS)

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(Soldat US hésitant sur  sa participation
à une future guerre pour la Démocratie)

(via mudwerks)


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(Réponse de la Démocratie participative
aux lobbies OGM)



OGM : la démocratie est en danger

   (...) Une grenouille mise dans l’eau chaude saute et se sauve. Une grenouille mise dans l’eau froide et chauffée progressivement se laisse cuire. La démocratie en est à un degré de cuisson proche de l’irréversible.

   Les organisations signataires du présent article sont concernées au cœur même de leurs activités par les biotechnologies et notamment les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). C’est donc ce domaine-là qui sera pris comme exemple, à partir du récent vote des États membres de l’Union européenne sur le maïs génétiquement modifié SmartStax® [2] et le pollen du MON810, mais nos remarques et conclusions peuvent être facilement étendues à l’ensemble des nouvelles technologies.

   En effet, les innovations techniques sont tellement nombreuses et arrivent à un rythme tellement effréné, demandant des connaissances tellement pointues, que les citoyens, dont la vie et celle de leurs descendants sont profondément affectées par ces innovations, ne peuvent en prendre connaissance que via des experts, qui sont ceux-là mêmes qui produisent ces innovations (ou en tout cas qui sont dans le même moule).

   En plus de la complexité technique du sujet (le SmartStax® est un maïs à empilage dans lequel on a introduit huit transgènes, dont le Cry1A105, qui est lui-même une synthèse réalisée à partir de plusieurs gènes bactériens, etc.), le cadre règlementaire - national et européen - qui les concerne et les procédures d’autorisation de mise sur le marché, sont d’une opacité redoutable, impliquant en outre de connaître le contexte des accords internationaux, dont l’OMC.

   L’industrie de la semence a, elle, les moyens financiers et humains nécessaires et sait mettre à profit, à son profit, cette opacité. Ainsi, différentes combinaisons de transgènes présents dans le SmartStax® vont être autorisées par la Commission européenne, malgré l’opposition réitérée du gouvernement français, SANS JAMAIS AVOIR ÉTÉ ÉVALUÉES, ceci au nez et à la barbe des citoyens européens, qui ne sont pas prêts de comprendre ce tour de passe-passe et qui devront, très bientôt, consommer ce maïs dont ils ne savent rien et qui leur est imposé par l’industrie semencière via la Commission européenne.

   En plus de cette complexité technique, il y a plus grave encore. En cette période de repos estival où la chaleur du sable l’emporte sur tout autre sujet, la barrière de protection mise par les gouvernements français successifs contre la culture du maïs MON810 (seul maïs GM autorisé à la culture en Europe) va probablement tomber. Cet exemple est particulièrement instructif.

   L’industrie a décidé que les OGM seraient évalués (ce qui n’allait pas de soi lors de l’administration Reagan) et a au moins en partie écrit les procédures de cette évaluation dans le droit international [3]. Il résulte de cela que la question des OGM est réduite à la partie strictement technique, alors même qu’il s’agit d’une question de société. La contestation du bien-fondé d’une autorisation se trouve donc obligatoirement formulée en termes techniques, appuyés par des données scientifiques.

   Ainsi, pour pouvoir prendre un moratoire interdisant la culture en France du MON810 autorisé par la Commission européenne, le gouvernement français DOIT limiter son argumentaire à des éléments techniques, montrant un risque grave pour la santé et l’environnement. Non seulement le citoyen est privé de fait de son droit à la démocratie, mais les gouvernements eux-mêmes sont privés de leur exercice politique par les firmes semencières !

   Que l’apiculture, une profession déjà gravement atteinte par les excès de l’agriculture industrielle, se voit encore fragilisée par l’introduction du maïs MON810 en France, que l’agriculture biologique, enfin reconnue, se trouve devant une difficulté quasi insurmontable [4], que les semences paysannes de maïs, considérées comme devant être préservées, comme l’ont justement souligné deux recommandations du Haut Conseil des Biotechnologies (sur la co-existence et sur la propriété industrielle), ne puissent perdurer tout cela est parfaitement inopérant, car décrété hors sujet par les producteurs d’OGM.

   Un gouvernement a-t-il le droit de s’engager dans une politique agricole ? A-t-il le droit de décider d’encourager la baisse de l’usage des pesticides et de souhaiter ralentir la destruction des sols en incitant aux rotations longues (le MON810, par la solution de facilité à court terme qu’il apporte, va à l’encontre de l’effort nécessaire pour l’adoption de pratiques durables) ? Un gouvernement a-t-il le droit de songer à l’indépendance de son pays en matière d’alimentation alors même qu’il constate la concentration du pouvoir alimentaire entre les mains de quelques multinationales ? Un gouvernement a-t-il le droit, finalement, de faire de la politique ?

   En matière agricole, excusez du peu, la réponse est non : les règles sont fixées par l’industrie, elles sont incompréhensibles par le citoyen, elles emprisonnent les politiques, et la justice, bien malgré elle, devient une arme au service d’intérêts particuliers.

   Ce schéma général est le même pour l’ensemble des technologies émergentes, qui ne sont pas seulement un problème technique, mais bien surtout un problème DÉMOCRATIQUE. Reste la réponse politique que chacun, quelle que soit sa place dans la société, peut donner en son âme et conscience.

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Notes

[1] Amis de la Terre, Confédération Paysanne, FNAB, FNE, GIET, Nature et Progrès, RSP, et UNAF

[2] Le 11 juillet 2013, les États membres n’ont pas atteint de majorité qualifiée pour ou contre une autorisation du maïs SmartStax et huit maïs « sous-combinés » de ce dernier. La Commission européenne est donc seule décisionnaire. Cf. Inf’OGM, « UE - OGM : Bientôt onze nouvelles autorisations pour Monsanto, dont une pour son maïs SmartStax ? », Eric MEUNIER, 11 juillet 2013

[3] L’histoire très instructive du fameux « test de résistance à la pepsine », décortiqué par Inf’OGM dans son ouvrage « Évaluation des OGM : l’expertise tourne le dos à la science » est caractéristique

[4] En Espagne, où le MON810 est autorisé et cultivé, le maïs biologique n’existe qu’à titre relictuel, loin des zones de grandes cultures

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"Si les tueurs de phoques et leurs congénères sont arrivés? 
Non, non, pas encore, on les attend avec impatience"


reblogged from tortilla spider

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Benoît Barvin

lundi 2 septembre 2013

"Lady castagnettes, personne ne la voulait pour voisine". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE A-T-IL TOUJOURS
ÉTÉ LE MAÎTRE?)

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(Certains jours, au petit matin,
Irina trouvait que la terre
était désespérément basse...)



***
(Scientifique proche du lobby des OGM
décrivant le danger des études fausses
et entachées d'erreur qui les remettent en cause)

Afis : 
information scientifique 
ou manipulation de l’opinion ?
(faut-il vraiment poser la question?)
Fabrice Flipo | Maître de conférence

   (...) Si l’on en croit les tribunes de Jérôme Quirant, des associations sans aucune légitimité alimenteraient des peurs irraisonnées dans l’opinion et bloqueraient « le progrès ». Des arguments qui me rappellent trait pour trait ceux du fameux appel de Heidelberg, lancé peu avant le premier Sommet de la Terre de Rio en 1992.

   Le problème avec ce soi-disant promoteur de la « science », c’est qu’il fait un usage extrêmement libre de « la science ». Les erreurs sont grossières, la méconnaissance des dossiers est flagrante, même pour un amateur éclairé.

   Aucun de ses articles ne tiendrait plus d’une minute devant un panel pluraliste composé d’experts reconnus dans les domaines concernés.

   Quirant confond science et défense aveugle de l’expertise officielle, oubliant l’Histoire : les agences ont souvent sous-estimé les risques environnementaux, accordant la priorité aux intérêts industriels : amiante, réchauffement climatique, trou dans la couche d’ozone etc. L’Agence européenne de l’environnement a même publié deux volumes sur les leçons tardives issues de signaux précoces qui n’ont pas été entendus à temps.

   Les scientifiques sont dans leur rôle quand ils attestent de faits. Ils ne le sont plus quand ils sélectionnent les faits qui doivent être jugés pertinents pour un problème de société tel que les OGM, et ils sombrent carrément dans l’autoritarisme quand ils prétendent en plus tirer à eux seuls des conclusions définitives en matière de politique. (...)

   L’auteur commence par nous dire que la publicité autour de Séralini(1) a été un déni de science. Une approche réellement scientifique aurait soupesé l’influence relative des partisans de Séralini et ceux des OGM, qui utilisent aussi la voie des médias. Mais non, Quirant fait comme si Claude Allègre, Marc Fellous et bien d’autres n’avaient pas voix au chapitre.

   Second argument : Séralini ne serait pas le premier à avoir conduit une étude de long terme. Lesquelles ? Avec quels résultats ? Quirant n’en dit rien. Le point est important car ce qui a fait scandale est que 3 mois d’analyse suffisent pour l’homologation des OGM, alors que l’étude Séralini suggère que les effets néfastes apparaissent plus tard. Quirant se contente de nous asséner qu’il est « scientifiquement peu vraisemblable » qu’un risque existe sur « la comestibilité », et que les tests à 90 jours sont « reconnus satisfaisants » - par qui ? Par quoi ? On ne saura pas.

   L’argument massue, celui d’un allongement plus rapide de l’espérance de vie aux Etats-Unis, où l’on mange des OGM, qu’en France, outre que c’est de l’épidémiologie de comptoir, pointe vers un lien qui indique le contraire : +1,9 ans en France contre +1,3 ans aux Etats-Unis (2005-2011). Quirant est tellement convaincu d’avance par ce qu’il croit être le vrai qu’il n’a même pas pris le temps de lire.

   La suite est du même acabit : Quirant mentionne les pays qui importent des OGM, mais pas ceux qui, comme la Zambie en 2003, en pleine famine, a refusé une aide parce qu’elle était OGM. Pourquoi ? Quirant claironne que « l’ensemble de la communauté scientifique a tiré à boulets rouges sur cette étude », sur foi d’un communiqué de presse des Académies, alors qu’il aurait plutôt fallu parler de propos très contrastés, en témoigne cette pétition-réponse signée de biologistes. Il attaque bien sûr la souche de rats utilisée, soupçonnée de favoriser les tumeurs, mais ne dit pas qu’elle est utilisée pour les tests d’homologation, et qu’une autre souche aurait évidemment fait courir à l’étude le risque d’incomparabilité.

   D’autres explications existent, nous dit-il, concernant les tumeurs, « un agronome » « en a fait la démonstration brillante ». A ce stade de la lecture on ne s’étonne pas de ne trouver aucune référence sérieuse à l’appui de cette énième affirmation farfelue.

   Rappelons alors à Quirant la revue dans laquelle Séralini a publié est reconnue et conforme aux critères de bonne science tels que Quirant lui-même les définit, et auxquels il ne juge pas nécessaire de se plier lui-même. Quirant n’a rien lu des adversaires qu’il combat, sinon des articles de presse, à rebours de la « simple étude bibliographique » qu’il prétend avoir fait. Il existe pourtant des documents extrêmement complets expliquant les raisons d’une opposition aux OGM, qui sont très loin d’être seulement alimentaires, et qu’il serait trop long de développer ici. (...)

(1) Gilles-Eric Séralini  est un professeur de biologie moléculaire qui a travaillé sur les OGM et leurs effets néfastes dans une étude bien entendu controversée en septembre 2012. 

Lire la suite sur:


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(Ce peintre original payait ses consommations
en faisant un crobar sur le visage des
serveuses des bars qu'il écumait)


Doublefaced No. 6
Sebastian Bieniek

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Luc Desle

mercredi 26 juin 2013

"Dans ce Parti extrême on dormait la moustache au-dessus du drap". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE BEAU N'EST PAS SOLUBLE
DANS LE RÉEL)

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/49)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste

      Angélus a commencé à expérimenter ses onguents sur sa soeur Camille...

ANGÉLUS 
ou
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE


Philippe PINEL (La Salpêtrière)

   Une semaine après ces appels à la raison adressés à l’apothicaire, un conseil fut réuni au sujet des étranges maladies qui semblaient n’atteindre que les gens du village. A ce conseil assistèrent le Père Grangeais ; Monsieur Plantade, le maire ; Maître Beaujean, le notaire, ainsi que des notables du bourg. Il en ressortit qu’effectivement la population semblait être la victime de quelque fléau, mais qu’il fallait se garder d’entrer dans des explications irrationnelles. 

   D’après les quelques plaintes déposées, tous les plaignants avaient eu à faire avec Messieurs Gabrielli et Gleize, ce qui était naturel vu leur métier respectif et le fait qu’ils étaient les seuls à exercer ces fonctions dans le bourg. 

   - On ne peut quand même pas accuser Gleize, diplômé de l’école de Montpellier ! s’insurgea le Maire. J’ai moi-même souffert à deux reprises de problèmes cutanés, et ils ont été grandement soulagés par les prescriptions du docteur. Quant à notre apothicaire, c’est librement que je l’ai consulté. Une de ses pommades m’a apporté un grand bien-être et je suis prêt à en témoigner devant n’importe quel tribunal ! 

   - Cependant, on m’a consulté pour faire suivre ces plaintes, fit Maître Beaujean. Pour l’instant, j’ai temporisé et j’ai préféré en parler aujourd’hui, au conseil... 

   - Quels sont les auteurs de ces plaintes ? demanda le Père Grangeais. 

   En entendant les noms de quelques victimes d’Angélus Gabrielli, le prêtre s’efforça de ne pas trahir son trouble. Il savait, pour les avoir entendus en confession, que ces gens avaient bel et bien été traités par l’apothicaire, et lui seul, et que c’est après avoir pris ses drogues que l’état des patients avaient empiré. Oh, certes, il ne s’agissait que d’une multiplication d’érythèmes, par exemple, ou de bubons malgracieux. Mais dans l’état d’effervescence où se trouvait Fontseranne, ces désagréments suffisaient. 

   Le prêtre s’efforça de minimiser les torts de Gabrielli. Il mentit, sachant combien la Supérieure avait en haute estime le jeune homme. C’était pour lui souffrance que de se faire l’apôtre de Satan lui-même, à moins que ce ne fût d’une de ses créatures. 

   Au fur et à mesure que le Père Grangeais essayait de blanchir l’apothicaire et le médecin, son coeur battait plus fort et une mauvaise sueur inondait son corps. 

   - Pourquoi me fais-je l’avocat du Diable ? pensait-il. Je cours à ma perte en agissant de la sorte. Mais si je parle, si je dis tout ce que je sais, qu’adviendra-t-il de ma chère Camille ? 

   Comme aucune preuve ne pouvait étayer les plaintes, le conseil décida de laisser les choses en l’état. Le Maire estimait qu’il valait mieux régler son linge sale dans la commune dont il avait la charge. On conseilla donc aux plaignants de ne plus recourir aux soins d’Angélus Gabrielli, et à ce dernier, de profiter de la fête votive de Fontseranne pour fermer boutique quelques jours 

   Au lieu de calmer les esprits, ces mesures les échauffèrent un peu plus encore et le bourg se mit à bruire d’un désir de vengeance à l’égard de l’apothicaire. 

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(A Suivre)

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"Au moins, cette pomme empoisonnée 
n'est pas contaminée par les OGM"


Etats-Unis : 
la contamination du blé par des OGM
coûte très cher à l'économie américaine
Propos recueillis par Magali Reinert


L'analyse de Bill Freese, de l'ONG Center for food safety.

   (...) / Novethic : Quelles sont les conséquences économiques de la contamination d’un champ de blé par un OGM jamais autorisé à la consommation humaine ?

   - Bill Freese : La contamination par un blé expérimental de Monsanto a eu lieu dans l’Oregon, un État qui exporte 90 % de son blé. Rappelons, qu’aujourd’hui, il n’existe aucun blé OGM commercialisé dans le monde. Les conséquences de cette découverte fin mai ont été immédiates : le Japon et la Corée du Sud ont suspendu leurs importations, des gouvernements asiatiques et européens ont réclamé des tests pour surveiller la présence d’OGM, les cours du blé ont baissé. Depuis, plusieurs plaintes ont été déposées par des agriculteurs contre Monsanto, accusé d’être responsable de la contamination. Il faut bien comprendre que le montant des préjudices peut être très élevé. Une étude publiée en 2005 estimait qu’une contamination du blé par des OGM pourrait coûter une centaine de millions de dollars à l’agriculture américaine.

   / Y a-t-il eu des précédents ?

   - Plusieurs. En 2006, le riz expérimental Liberty Link de Bayer avait été retrouvé dans des produits alimentaires exportés en Europe et en Asie. En quelques jours, la baisse du prix du riz américain avait fait perdre des dizaines de millions de dollars aux producteurs du sud des États-Unis. 11 000 agriculteurs avaient alors porté plainte contre Bayer, qui les avait dédommagés cinq ans plus tard à hauteur de 750 millions de dollars. Et les contaminations vont continuer.

   / Pour quelles raisons ?

   - Parce que le système réglementaire américain est incapable de prévenir la contamination de la chaîne alimentaire par des OGM. Une compagnie biotech peut obtenir une autorisation en 30 jours de la part du ministère de l’agriculture (USDA) pour un essai en plein champ. Aucune exigence n’est imposée aux industriels, qui proposent leur propre procédure. Par exemple, l’USDA ne fixe pas de distances minimales à respecter entre un champ expérimental et les champs cultivés... Dans ce cas précis, Monsanto a conduit des essais en plein champ dans 16 États sur un millier d’hectares, entre 1998 et 2004. Les disséminations du blé expérimental résistant au Roundup sont inévitables dans ces conditions. Si on détecte une contamination seulement aujourd’hui, soit dix ans après la fin des essais, c’est faute de contrôle.Cette contamination intervient alors qu’une partie des Américains réclame une meilleure information sur les produits GM. 

   / Est-ce qu’une réglementation sur l’étiquetage a une chance de voir le jour ?

   - Le blé est un sujet très sensible, car c’est la base de notre alimentation. Ce qui n’est pas le cas des cultures OGM aux États-Unis comme le maïs et le soja, destinées majoritairement aux animaux. Cette contamination du blé renforce donc la mobilisation pour un étiquetage des produits OGM, qui a pris beaucoup d’ampleur cette année. Depuis l’échec de la Californie à légiférer sur un étiquetage obligatoire (voir l'article La Californie rejette l'étiquetage OGM ), 26 États ont engagé des actions similaires. Le Connecticut a voté une loi début juin, et le Maine et le Vermont semblent lui emboîter le pas. Certes, l’application de cette loi reste conditionnée à son adoption par un minimum de cinq autres États, mais elle ouvre la voie à une législation au niveau fédéral. Ce que pousse notre organisation soutenue par une pétition signée par 1,2 million de personnes. Face à ce phénomène, certaines grandes compagnies agro-alimentaires commencent même à se dire prêtes à accepter un étiquetage a minima au niveau fédéral. (...)


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(Jeune femme s'esclaffant à l'ex-cel-len-te
blague d'un vieux milliardaire)



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(Vieux emportant avec eux le matériel adéquat
pour naviguer sur le Web)


Les vieux déferlent sur YouTube
GUERRIC PONCET

   (...) Qu'on se le dise, les séniors sont désormais 3,7 millions à regarder des vidéos sur Internet, soit 500 000 de plus qu'en novembre dernier. N'en déplaise aux clichés sur les geeks jeunes et branchés, c'est bien aux plus de 65 ans que les plateformes de vidéos comme YouTube ou Dailymotion doivent l'essentiel de leur progression du premier semestre 2013 ! Et non seulement les "vieux" sont plus nombreux, mais ils regardent toujours plus de vidéos : 36 % en avril 2013, contre 31 % en novembre 2012. De quoi faire évoluer les stratégies publicitaires des acteurs sur ce secteur très concurrentiel, qui rassemblait en avril 34,4 millions d'internautes sur un total de 53 millions de connectés en France.


   Autre surprise de cette étude Médiamétrie, trois nouveaux adeptes sur quatre (soit 705 000 nouveaux vidéonautes) sont des femmes. Les 15-24 ans, fer de lance historique du secteur, gardent toutefois la tête haute avec une progression tout juste inférieure à celle des séniors (+ 474 000 vidéonautes), et un temps moyen passé devant les vidéos toujours invaincu : onze heures deux minutes par mois. Soit vingt minutes par jour : deux fois plus que la moyenne. Les jeunes sont aussi largement vainqueurs en nombre de vidéos vues chaque mois, avec un score presque fou de 195, contre 89 en moyenne chez l'ensemble des vidéonautes. Ça en fait, des chatons en vidéo...(...)
Lire sur:

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Benoît Barvin