Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 10 mars 2014

"Le dernier écrivain était sur la Terre quand un critique frappa à la porte". Jacques Damboise in "Le Dernier de...".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA SAGESSE DU MAÎTRE
EST-ELLE DIFFÉRENTE DE LA TIENNE?)

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(Cette pluie londonienne de gentlemen
était très classe)



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"On les accuse de quoi?
- D'avoir dénoncé le péril issu du nucléaire civil...
- Hem... Vous en êtes sûr?"



Tchernobyl, Fukushima, 
à qui le tour ?

Olivier Cabanel

   (...) Convaincus que les dangers de l’activité nucléaire ne concernent pas que l’Ukraine et son Tchernobyl, ou le Japon et son Fukushima, il est temps de découvrir qu’ils nous concernent particulièrement en France, vu la densité de réacteurs nucléaires présents sur notre sol.



Carte du risque nucléaire en francehttp://www.agoravox.fr/IMG/jpg/cart...

   En effet, sans pour autant tomber dans la paranoïa, considérant qu’en France, vu les 58 réacteurs nucléaires, la multiplication des « incidents », et les zones qui seraient perdues pour longtemps en se limitant à 50 km autour d’un site nucléaire, nous sommes très nombreux à être menacés en cas d’un accident majeur qui se produirait dans notre pays.

   Contrairement à une idée reçue, la France n’échappe pas à la règle, et les accidents, la plupart du temps qualifiés d’incidents, se multiplient. Octobre 1969 et mars 1980, deux dates pour lesquelles nous avons, dans notre pays, échappé au pire, puisqu’à St Laurent des Eaux, dans les 2 cas, les combustibles ont fusionné dans un des réacteurs de la centrale nucléaire. lien

   En 1998, un des réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux n’a plus été refroidi, et en décembre 1999, le réacteur de la centrale du Blayais a du être arrêté d’urgence, tous les systèmes de sécurité ayant été inondés, menaçant toute la région au point qu’à l’époque, Alain Jupé avait envisagé l’évacuation de Bordeaux. lien  Puis en 2003, c’est celle de Golfech qui a du être arrêté : à chaque fois, nous sommes passés à 2 doigts de la catastrophe, tous ces événements ayant été classé de niveau 4. lien

   Sur ce lien, on ne peut que constater l’accumulation des « incidents », formule consacrée pour éviter de traumatiser les populations.

   Afin de permettre de constater la proximité des uns et des autres des différents sites nucléaires, un site propose une carte, pour laquelle il suffit de cliquer sur la centrale nucléaire la plus proche pour découvrir si vous êtes, ou non, dans la zone d’exclusion. lien

   Ajoutons que la pollution nucléaire ne se déplace pas d’une façon régulière, et peut épargner les zones relativement proches d’une centrale accidentée, et suivant le déplacement des vents, de la pluie, aller bien au-delà des 50 km, comme on peut le constater sur cette carte de l’Ukraine.

   Dans le cas de Fukushima, on voit très bien que les vents sont allés au-delà de Litate, très éloigné pourtant de la centrale, alors que la ville de Naraha, à moins de 20 km de la centrale dévastée a été relativement épargnée. lien

   Un autre point est inquiétant car aujourd’hui encore, les plans d’urgence mis en place ne concernent en France que les personnes habitant dans un rayon de 10 km autour des centrales, et l’évacuation éventuelle de grandes villes comme Lyon ou Bordeaux n’est pas prévue alors que ces villes sont aux premières loges en cas d’accident majeur. lien

   On pourrait aussi s’interroger sur l’absence de plan de distribution de pastilles d’iodes, lesquelles permettraient pourtant de sauver de nombreuses vies en empêchant la pollution radioactive de se fixer sur la thyroïde. En juin 2013, la ville de Brest s’est décidée à distribuer des milliers de pilules d’iode aux Brestois qui vivent dans le périmètre de 500 mètres autour de la base de sous-marins nucléaires, (lien) d’autant que de nombreuses failles de sécurité ont été signalées. lien

   Ajoutons que l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) et les pouvoirs publics organisent de temps à autre des campagnes de distribution de comprimés d’iode, mais en limitant la zone à moins de 10 km autour des sites, et sous la forme de bons distribués en mairie, écoles, hôtels, et entreprises, lesquels doivent approvisionner les personnes menacées. Si l’intention est louable, le résultat l’est moins, car, lors de la dernière campagne de distribution, en 2009, seuls 22,5% des intéressés se sont déplacés dans les pharmacies pour recevoir leurs pilules, chiffre montant à 51,9% pour les particuliers. lien

   On pourrait s’interroger sur la contradiction de limiter à moins de 10 km l’approvisionnement en pilules d’iode, alors que le plan national en cas d’accident nucléaire majeur prévoit d’évacuer les populations dans un rayon de 20 km autour du site accidenté (lien) d’autant que dans le « plan national accident nucléaire et radiologique majeur », c’est le chiffre de 10 km qui est avancé… on essaye de comprendre.lien

   Nos voisins Helvètes, plus prudents, ont élargi récemment la zone à risque à 50 km autour des sites nucléaires, et au lieu d’attendre que les intéressés viennent, comme en France, chercher leurs pastilles, les autorités suisses les envoient directement aux domiciles des habitants. lien

   Ajoutons que ces pilules ont une période de validation limitée (entre 5 et 7 ans), qu’elles ne sont pas en vente libre, et qu’il faudrait être prévenu le plus vite possible après l’accident, faute de quoi, leur efficacité serait nulle.

   Certaines recommandations pourraient faire sourire, telles celles du site « doctissimo » qui conseille, en cas d’accident nucléaire, « de s’abriter dans un local clos, de ne pas rester dans son véhicule, de se confiner en fermant portes et fenêtres, de boucher toute ouverture d’aération, et de ne pas téléphoner ». lien

   On peut légitimement s’interroger sur cette dernière recommandation… Mais revenons au « plan national accident nucléaire et radiologique majeur », et plongeons nous dans sa lecture, afin de découvrir le large flou artistique qui l’enveloppe. On peut y lire que « le plan n’est pas un cadre rigide »… « Qu’il comporte des questions que le décideur devra se poser pour bien appréhender l’évènement »…mais rassurons nous, il est prévu qu’à « la mi-2014, il sera décliné au niveau des zones de défense et de sécurité, et que fin 2014, au niveau des départements afin de garantir une réponse plus réactive en différents points du territoire… ».lien

   Nous voilà rassurés, espérant que rien de grave ne se produira d’ici là. Il est donc conseillé de toucher du bois, de croiser les doigts, ou, comme le proposent les militants du réseau « sortir du nucléaire », d’alerter les populations sur les risques encourus réellement. En effet, pendant 50 jours, pour commémorer à la fois les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, plusieurs actions sont envisagées aux 4 coins du pays.

   Ça a commencé le 8 mars prochain, puisque, en Rhône-Alpes, des citoyens responsables ont occupé des ronds points, avec banderoles et affiches, avec sur chaque ronds points le même message, et quelques centaines de mètres avant le rond point le message : « Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ? ». lien


   Le détail des 50 jours d’actions du 8 mars au 26 avril dans toute la France est sur ce lien.

   On découvre beaucoup d’actions d’occupation de ronds-points, mais aussi des marches, des rassemblements, manifestations, projection de films, débats, expositions, conférences, déambulations, pique-niques et autres festivals. lien

   Et puis les nouvelles ne sont pas bonnes pour Areva, qui est en train d’abandonner le chantier EPR d’Olkiluoto. Ce chantier commencé en 2005 devait être bouclé en 2010…aujourd’hui, il est question d’envisager qu’il soit terminé en 2018, voire en 2020, et ce renoncement de l’entreprise nucléaire consacre en quelque sorte le désastre de l’industrie nucléaire française. lien

   Sur la question du prix, c’est la bérézina aussi, puisqu’à l’image de l’autre EPR, celui de Flamanville, les prévisions de départ ont explosé, passant de 3,3 milliards initialement prévus, à 10 milliards aujourd’huilien

   Quant à la « rénovation » des vieux réacteurs nucléaires français, on est passé des 55 milliards envisagés à 300 milliards, d’après un document interne d’EDF. lien

   Sachant qu’aujourd’hui, seulement 18 millions de ménages payent l’impôt sur le revenu, (lien) en partageant ces 300 milliards avec tous les contribuables, cela signifie que chaque foyer fiscal français payera pour le rafistolage des vieux réacteurs la modique somme de 16 600 euros, ce qui par ces temps de crise n’est pas une très bonne nouvelle. D’autant plus dommage que ces 300 milliards seraient bien plus efficace à lancer enfin le chantier de la rénovation de l’isolation thermique des habitations française, et serait créateur de centaines de milliers d’emplois. lien

   La fameuse « transition énergétique » promise par celui qui n’était alors que candidat n’est toujours pas en route, au point que des groupes de citoyens ont pris le taureau par les cornes, en le mettant à l’ordre du jour, sans attendre des lendemains qui chantent. lien

   En attendant, pour le solaire et l’éolien, la transition énergétique, « c’est pas maintenant » : alors qu’en 2013, le photovoltaïque à chuté de 45% par rapport à 2012, l’éolien n’est pas mieux loti, avec seulement 535 MW installés, contre 815 en 2012. lien

   Au Japon, Fukushima continue depuis 3 ans à cracher sa radioactivité, et le gouvernement vient d’inviter les villageois à retourner dans leurs maisons, alors que la radioactivité de 20 mSv/an y est 4 fois supérieure à celle autorisée pour les travailleurs du nucléaire. lien

   Comment qualifier cette décision ? Comme dit mon vieil ami africain : « le fou est l’échelle du sage ».

L’image illustrant l’article vient de « cartesfrance.fr » Merci aux internautes pour leur aide précieuse.


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(Femme pleurant sur l'iniquité du Monde)


Sorrow // Vincent Van Gogh

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Luc Desle

lundi 2 septembre 2013

"Lady castagnettes, personne ne la voulait pour voisine". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE A-T-IL TOUJOURS
ÉTÉ LE MAÎTRE?)

***
(Certains jours, au petit matin,
Irina trouvait que la terre
était désespérément basse...)



***
(Scientifique proche du lobby des OGM
décrivant le danger des études fausses
et entachées d'erreur qui les remettent en cause)

Afis : 
information scientifique 
ou manipulation de l’opinion ?
(faut-il vraiment poser la question?)
Fabrice Flipo | Maître de conférence

   (...) Si l’on en croit les tribunes de Jérôme Quirant, des associations sans aucune légitimité alimenteraient des peurs irraisonnées dans l’opinion et bloqueraient « le progrès ». Des arguments qui me rappellent trait pour trait ceux du fameux appel de Heidelberg, lancé peu avant le premier Sommet de la Terre de Rio en 1992.

   Le problème avec ce soi-disant promoteur de la « science », c’est qu’il fait un usage extrêmement libre de « la science ». Les erreurs sont grossières, la méconnaissance des dossiers est flagrante, même pour un amateur éclairé.

   Aucun de ses articles ne tiendrait plus d’une minute devant un panel pluraliste composé d’experts reconnus dans les domaines concernés.

   Quirant confond science et défense aveugle de l’expertise officielle, oubliant l’Histoire : les agences ont souvent sous-estimé les risques environnementaux, accordant la priorité aux intérêts industriels : amiante, réchauffement climatique, trou dans la couche d’ozone etc. L’Agence européenne de l’environnement a même publié deux volumes sur les leçons tardives issues de signaux précoces qui n’ont pas été entendus à temps.

   Les scientifiques sont dans leur rôle quand ils attestent de faits. Ils ne le sont plus quand ils sélectionnent les faits qui doivent être jugés pertinents pour un problème de société tel que les OGM, et ils sombrent carrément dans l’autoritarisme quand ils prétendent en plus tirer à eux seuls des conclusions définitives en matière de politique. (...)

   L’auteur commence par nous dire que la publicité autour de Séralini(1) a été un déni de science. Une approche réellement scientifique aurait soupesé l’influence relative des partisans de Séralini et ceux des OGM, qui utilisent aussi la voie des médias. Mais non, Quirant fait comme si Claude Allègre, Marc Fellous et bien d’autres n’avaient pas voix au chapitre.

   Second argument : Séralini ne serait pas le premier à avoir conduit une étude de long terme. Lesquelles ? Avec quels résultats ? Quirant n’en dit rien. Le point est important car ce qui a fait scandale est que 3 mois d’analyse suffisent pour l’homologation des OGM, alors que l’étude Séralini suggère que les effets néfastes apparaissent plus tard. Quirant se contente de nous asséner qu’il est « scientifiquement peu vraisemblable » qu’un risque existe sur « la comestibilité », et que les tests à 90 jours sont « reconnus satisfaisants » - par qui ? Par quoi ? On ne saura pas.

   L’argument massue, celui d’un allongement plus rapide de l’espérance de vie aux Etats-Unis, où l’on mange des OGM, qu’en France, outre que c’est de l’épidémiologie de comptoir, pointe vers un lien qui indique le contraire : +1,9 ans en France contre +1,3 ans aux Etats-Unis (2005-2011). Quirant est tellement convaincu d’avance par ce qu’il croit être le vrai qu’il n’a même pas pris le temps de lire.

   La suite est du même acabit : Quirant mentionne les pays qui importent des OGM, mais pas ceux qui, comme la Zambie en 2003, en pleine famine, a refusé une aide parce qu’elle était OGM. Pourquoi ? Quirant claironne que « l’ensemble de la communauté scientifique a tiré à boulets rouges sur cette étude », sur foi d’un communiqué de presse des Académies, alors qu’il aurait plutôt fallu parler de propos très contrastés, en témoigne cette pétition-réponse signée de biologistes. Il attaque bien sûr la souche de rats utilisée, soupçonnée de favoriser les tumeurs, mais ne dit pas qu’elle est utilisée pour les tests d’homologation, et qu’une autre souche aurait évidemment fait courir à l’étude le risque d’incomparabilité.

   D’autres explications existent, nous dit-il, concernant les tumeurs, « un agronome » « en a fait la démonstration brillante ». A ce stade de la lecture on ne s’étonne pas de ne trouver aucune référence sérieuse à l’appui de cette énième affirmation farfelue.

   Rappelons alors à Quirant la revue dans laquelle Séralini a publié est reconnue et conforme aux critères de bonne science tels que Quirant lui-même les définit, et auxquels il ne juge pas nécessaire de se plier lui-même. Quirant n’a rien lu des adversaires qu’il combat, sinon des articles de presse, à rebours de la « simple étude bibliographique » qu’il prétend avoir fait. Il existe pourtant des documents extrêmement complets expliquant les raisons d’une opposition aux OGM, qui sont très loin d’être seulement alimentaires, et qu’il serait trop long de développer ici. (...)

(1) Gilles-Eric Séralini  est un professeur de biologie moléculaire qui a travaillé sur les OGM et leurs effets néfastes dans une étude bien entendu controversée en septembre 2012. 

Lire la suite sur:


***
(Ce peintre original payait ses consommations
en faisant un crobar sur le visage des
serveuses des bars qu'il écumait)


Doublefaced No. 6
Sebastian Bieniek

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Luc Desle

mardi 2 octobre 2012

"Cette mariée souriante songeait à son futur divorce". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

°°°
Pensées pour nous-mêmes:

(TES ENVIES ENLACENT TA LIBERTÉ)

°°°

"Oh? Des lecteurs!
Et des lectrices?
- Oui, aussi...
- Heu... Y'en a beaucoup?
- Au moins 10...
- Ouais, tu sais compter que jusqu'à 10, alors..."



Photo by Roman Vishniac


°°°

"Y'en n'a que pour les phoques...
Et les éléphants des mers, hein,
vous y avez pensé aux éléphants des mers?
- Laisse, Mario, tou té fais dou mal...
"
La Côte belge 
veut une population de phoques
Agathe Mahuet

   (...) S’il arrive que l’un d’eux vienne donner quelques coups de nageoire jusque dans le port de pêche, sous l’œil attendri des touristes, les phoques se font généralement rares à Ostende. Sur l’ensemble des côtes belges, on en compterait une dizaine, tout au plus. C’est bien moins qu’au début du XXe siècle, époque où la densification du trafic maritime et la pollution n’avaient pas encore affecté l’habitat de ces phocidés. Ils se regroupaient alors fréquemment en petites colonies près de Knokke ou d’Ostende.

   C’est là, justement, que le ministre de la mer du Nord est venu exposer son "Plan Action Phoque" - un programme environnemental qui se veut offensif. "Jusqu’ici, nous n’avons pris que des mesures restrictives, comme l’interdiction de naviguer ou de pêcher dans certaines zones , explique Johan Vande Lanotte. Nous voulons aujourd’hui donner un vrai coup de pouce à la nature, d’où ces initiatives pour promouvoir directement la biodiversité. "

   Dès 2013, les parcs éoliens Belwind et C-Power, récemment construits au large des côtes belges, serviront de champ d’expérimentation à ce programme décidé à l’échelle fédérale. La zone est stratégique, car non seulement pêche et navigation y sont interdites - et impossibles - mais la présence d’éoliennes semble même jouer un rôle positif sur la biodiversité locale. " A l’endroit où les mâts sont ancrés, analyse Jan Mees, le directeur de l’Institut flamand de la Mer (VLIZ), on constate un développement significatif du matériel organique. Cela signifie qu’il y a davantage de nourriture pour les poissons, les crevettes et, de fait, pour l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire. "

   C’est donc dans cette zone que des récifs artificiels seront aménagés dans un premier temps, à l’aide à la fois de matériaux naturels (comme le gravier) et de modules bétonnés et aérés, spécialement conçus en "trois dimensions" afin que les organismes marins y trouvent un réel refuge. Et pour que les adeptes du dragage ne puissent s’y aventurer sans risquer d’y laisser leurs filets. "A cause de cette technique longtemps utilisée, les pêcheurs au chalut ont mis à plat en un siècle la plupart des récifs naturels de la mer du Nord" , assène le directeur du VLIZ.

   Deuxième axe du plan d’action : la réintroduction d’huîtres européennes, à compter de 2014. Pour Johan Vande Lanotte, l’objectif est clair : faire venir les phoques dans cette zone-test en leur proposant un environnement alimentaire riche et diversifié, tout en mettant à leur disposition des "aires de repos" artificielles. L’aménagement de telles plates-formes n’est pas prévu avant 2015, mais constitue un point élémentaire du programme environnemental. " Sans structure flottante où se reposer, les phoques ne pourront pas se réinstaller de façon durable dans la région ", assure le ministre.

   Mais pourquoi focaliser ces mesures sur ce seul mammifère marin ? " Simplement parce que le phoque est une marque de qualité, et que le nombre de phoques présents dans une zone donnée constitue un indicateur remarquable de la richesse de l’écosystème ", répond le Pr Jan Mees. En clair, si les phoques investissent le parc éolien d’ici à 2018, date à laquelle la phase expérimentale prendra fin, alors la mission de préservation et d’augmentation de la biodiversité en mer du Nord aura été un succès. Pour le professeur, il faudra alors développer l’expérience à l’ensemble de la côte belge, afin " d’obtenir une mer du Nord en bonne santé et durablement productive ". (...)



°°°

"NAANN! C'est MON doudou!
T'y touche pas, sinon je te p...
la g...!"

Primate and tiger cub, 1937 by Lucile and William Mann

°°°

"Moi, c'est le tapis rouge que j'irradie,
hihihi...
- Pauvre cloche!"

Lady Gaga
news-de-stars.com

(Le respect n'est plus ce qu'il était)


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Risque de tsunami : 
23 centrales nucléaires concernées
KARINE LE LOËT

   (...) 23 installations dans le monde pourraient un jour avoir à faire à un tsunami, selon une cartographie réalisée par Joaquin Rodriguez-Vidal de l’Université de Huelta (Espagne) et publiée dans la revue Natural Hazards. Car les centrales nucléaires ayant besoin d’eau pour être refroidies, sont, pour certaines, construites sur le littoral. Or, certaines de ces zones constituent des zones à risque.

   Selon l’étude révélée par le site Futura Sciences, 23 centrales, soit un total de 74 réacteurs, seraient situées en zones dangereuses. Les lignes rouges indiquent les zones côtières susceptibles d’être un jour submergées par un grand tsunami.


   Si « les sites visés se répartissent sur l’ensemble de la planète (…), certaines régions dangereuses sont plus denses en installations nucléaires que d’autres, à l’image de sud ou du sud-est asiatique », précise Futura-Sciences. (...)


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Luc Desle

lundi 13 février 2012

"Le Petit Poussah détestait le Petit Poucet". Jacques Damboise in "Pensées poussives".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE RIS PAS DU NÉCESSITEUX,
CE POURRAIT-ETRE TON FRÈRE)
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« Le blasphème fait partie 
de la religion populaire. »
Antonio Machado
"Tu es Dieu, alors?
- Oui, je suis le  leurre ultime pour tous ceux 
et toutes celles
qui ont la trouille de mourir...
- Ben dis donc, ça en fait un sacré nombre...
- Hélas."

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L'enquête pour laquelle 
"le Nouvel Obs" a été censuré au Maroc
Agathe Logeart

   (...) "Le Nouvel Observateur" a décidé de publier intégralement sur son site internet l’enquête d’Agathe Logeart consacrée, dans son numéro 2465, à la situation des femmes en Tunisie, sous le titre "Un voile sur la révolution". (...)

   (...) Cette publication est une réponse à la censure des autorités marocaines, qui ont interdit la diffusion de notre journal, car parmi les illustrations, figure une reproduction d’une scène du film de la réalisatrice iranienne Marjane Satrapi, "Persépolis", dans laquelle l’héroïne, enfant, dialogue avec son Dieu.
   Le ministre marocain de la Communication , M. Mustapha Khelfi, a justifié cette censure auprès de l’Agence France Presse par le fait que l’article est accompagné d’une "représentation de Dieu, ce que la loi marocaine ne permet pas. (la loi ou le Coran? ou la co... humaine?)" Il a ajouté que "cette décision n’a rien à voir avec la liberté d’expression." (ben voyons... il s'agit juste de censure obscurantiste...)
   Déjà censuré début janvier pour son hors-série sur "Les Arabes", "le Nouvel Observateur" juge "inadmissible et inquiétant d’être interdit au Maroc pour la deuxième fois en un mois. (quelle est jolie, la Révolution du Printemps arabe qui se jette dans les bras des fascistes religieux...)"
Lire l'enquête sur:



"Je sais ce qu'ils vont me dire...
Tu pouvais pas demander, avant
de vérifier la solidité du barrage, hein?
Moi je m'en moque... Sous l'eau,
le village est joli aussi..."

priceminister.com
Charlier-Mitacq-la patrouille des castors-

Une centaine de barrages français 
présentent des risques immédiats
Jean-Michel Bezat 

   (...) Serait-il devenu dangereux de flâner au bord des rivières françaises ? On pourrait le croire à la lecture d'un rapport confidentiel d'EDF, révélé jeudi 22 février par le magazine Capital, qui indique qu'environ 200 des 450 barrages du groupe sont dans un état médiocre, voire préoccupant. Les experts de sa direction production-ingénierie décrivent les problèmes de sûreté, le degré de risque pour les riverains et les travaux à réaliser pour rendre ces ouvrages plus sûrs. Une centaine d'entre eux fait peser un risque sur l'environnement immédiat, note le rapport.
   Capital décrit l'accident survenu, le 29 janvier 2006, à Saint-Capraise-de-Lalinde (Dordogne). Rongée par la corrosion, une vanne du barrage s'est effondrée, libérant brutalement 5 millions de mètres cubes d'eau qui ont entraîné un quadruplement du débit de la Dordogne à cet endroit, une lame de fond, des inondations et des effondrements de terrain. Par bonheur, l'accident est survenu la nuit... 
   EDF avait diagnostiqué le mal depuis longtemps sur cet ouvrage, bâti en 1909, sans y apporter de remède, dénonce un élu local. A Mauzac (Dordogne), où"des vannes et parties métalliques sont dans un état de corrosion avancé", il existe un "risque de rupture", même si le danger est limité (petite retenue d'eau, vallée très large). Au fil du rapport, on peut lire, par exemple, que sur le barrage de Pont Escoffier, "des travaux sont programmés depuis 1995 et toujours reportés". (...)
Suite sur:

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"Si acheter à tout va c'est une Qatar-sis?
Qui c'est qui pose une telle question idiote?
- Des petits trublions d'Internet,
Votre Majesté..."
Sheikh-Hamed-Bin-Khalifa-Al-Thani

Le Qatar, Cézanne 
et les 250 millions de dollars
Harry Bellet 

   (...) Mercredi 8 février, Doha a été au centre du monde de l'art. La capitale de l'émirat du Qatar a inauguré ce jour-là une exposition de l'artiste japonais Takashi Murakami. Les plus grands marchands du monde étaient attendus, de l'Américain Larry Gagosian au Parisien Emmanuel Perrotin. Mais aussi Philippe Ségalot, courtier new-yorkais, que le magazine Vanity Fair soupçonne d'être derrière la plus grande transaction jamais effectuée sur le marché de l'art.
 Il aurait servi d'intermédiaire entre les héritiers de l'armateur grec Georges Embiricos, décédé en 2011, et les musées du Qatar, qui se seraient offert une des cinq versions des Joueurs de cartes de Paul Cézanne, la dernière qui était dans des mains privées - les quatre autres sont au Musée d'Orsay, à la Fondation Courtauld de Londres, au Metropolitan Museum de New York et à la Fondation Barnes.(...)
   (...) L'émirat serait également l'acquéreur d'une oeuvre de Damien Hirst, Lullaby Spring, vendue 14,34 millions d'euros par Sotheby's, en juin 2007, à Londres, et qui avait fait de son auteur l'artiste vivant le plus cher du monde ; ou encore d'un tableau de Mark Rothko cédé un mois plus tôt par la famille Rockefeller pour la somme ahurissante de 72,8 millions de dollars. C'est donc assez naturellement que la cheikha Al-Mayassa Bint Hamad bin Khalifa Al-Thani, une des filles de l'émir, responsable des musées de son pays, a été désignée par le mensuel américain Art and Auction comme la personnalité la plus influente du monde de l'art en 2011. (tiens donc...) (...) 

+++"Ah, ce gaz de schiste, 
c'est vraiment une adorable
 énergie renouvelable"

priceminister.com

Gérard Mestrallet : 
"Privilégier les énergies renouvelables 
pénaliserait notre compétitivité"
(et nos dividendes?)
Propos recueillis par Jean-Michel Bezat
(c'est vraiment un métier de chien,
que celui de journaliste...)

   (...) Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, souligne (oh le joli terme), dans un entretien au Monde, que la période de grand froid justifie plus que jamais le développement du gaz. Il met en garde l'Europe contre l'idée selon laquelle les énergies renouvelables, "plus coûteuses que les autres formes de production d'électricité" (chiffres?), pourraient remplacer le nucléaire en perte de vitesse. Il plaide pour la réouverture du dossier des gaz de schiste (ben tiens... Le pilori, ça existe encore?). (...) 
Suite sur:


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 Luc Desle

jeudi 2 février 2012

"Ce tord-boyaux le faisait avec classe". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

***
Pensées pour nous-mêmes:

(ENIVRE-TOI DE L'AIR QUE TU RESPIRES)

***
"En quel... hips... état j'erre...
- Toi, l'rosbif, t'es complètement paf!
- Yes, indeed...
Et ça va durer quelques siècles..."

José Bové: "Notre vrai problème 
ce sont les Etats"
Julien Vlassenbroek 
entrevue (extraits)

   (...) Il faut (...) sortir du modèle économique qui prévaut actuellement en Europe et dans le monde. Modèle économique où "pour pouvoir gagner de la croissance, il faut conquérir des parts de marché".
   "On est dans un monde fini" aux ressources et aux matières premières"limitées" rappelle le célèbre fumeur de pipe (qu'est-ce que ça vient faire dans l'argumentaire?). Il n’est donc matériellement plus possible de poursuivre avec le modèle actuel d’après José Bové. "Il est évident que c’est maintenant qu’il faut changer de modèle", affirme-t-il haut et fort.
   Mais pour y mettre quoi à la place ? Il faut se diriger vers "une alternative qui permet de mieux organiser la société, de lutter contre le réchauffement climatique", estime le syndicaliste agricole (et fumeur de pipe?).
   "C’est comme cela qu’on va créer de l’emploi non délocalisable: en investissant massivement dans les énergies renouvelables, dans le bâtiment, l’isolation, des nouveaux modes de transport, des nouveaux modes d’agriculture, dans les énergies renouvelables…", énumère cette figure de proue de l’altermondialisme (et syndicaliste agricole?).
   "On a une véritable richesse à mettre en œuvre mais pas de manière quantitative", assène-t-il avec conviction.

- Eva Joly, candidate à la présidentielle. Une erreur de casting ?

   Il ne faut pas être fin psychologue pour comprendre que le choix d’Eva Joly comme candidate d’Europe écologie-Les Verts à la présidentielle française ne convainc pas totalement José Bové. Mais "cela a été le choix de 80% des militants", dès lors "on est tous derrière elle", promet-il.
   "Je crois qu’elle dérange car c’est la première candidate qui n’est pas née en France, qui a un accent et qui peut dire des choses qui bousculent", confie le Girondin d’origine (et altermondialiste?... Quelle belle leçon d'écriture journalistique, quand même, hein?).
   Déplorant qu’on enferme la candidate des verts dans "de petites phrases", l’invité souhaite surtout "qu’on puisse parler du fond"(du trou?) lors de la campagne. (...)
"Moi, dans les boîtes, 
je testostérone au quart de tour...
Hihihi..."

L'hormone mâle peut aussi induire 
des attitudes égocentriques
(Oh, la grande nouvelle...)

   (...) La testostérone est secrétée chez les femmes, mais à moindre dose par rapport aux hommes. C'est pour éviter les interférences de la sécrétion naturelle que cette étude a été réalisée chez des femmes et non pas chez des hommes.
   Le degré de coopération a été testé sur des groupes composés de deux femmes auxquelles on avait administré alternativement des doses de testostérone et des placebos.
   Il était demandé aux deux femmes de coopérer pour trouver une réponse commune en cas de désaccord sur les réponses à apporter à un test.
   Les chercheurs ont trouvé que lorsque des doses de testostérone étaient administrées "la coopération était nettement réduite".
   "De fortes doses de testostérone sont allées de pair avec un comportement égocentrique", selon un communiqué diffusé à l'occasion de la publication de l'étude dans la publication britannique Proceedings of the Royal Society B.
   Lorsqu'une décision de groupe doit être prise, il faut faire la part entre coopération et intérêt personnel : trop de coopération et on pourrait ne pas s'en sortir, mais si on est trop égocentrique, on ignorera vraisemblablement l'avis d'une autre personne éclairée, explique le Dr Nick Wright qui a dirigé l'étude.
   "Notre comportement semble modulé par nos hormones", souligne le Dr Wright (enclair, le brave homme n'en sait rien). On savait déjà qu'une hormone, l'ocytocine, pouvait rendre plus coopératif. (...)


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"Si quoi?
Si l'aluminium est dangereux pour la santé?
Non, pas vraiment... Mais si l'autre cruche
continue à se mettre en valeur,
 je vais tester la résistante 
de ma poêle, moi!"
Paco Rabanne, 1968

L'aluminium nous empoisonne-t-il? 
Les chercheurs (avec prudence)
conseillent la prudence
C.B. avec Dominique Dussein 

   (...) L'aluminium est le troisième élément le plus présent sur terre. On en absorbe, chaque jour, une certaine quantité car il est présent à l'état naturel dans de nombreux aliments et c'est là que le problème se pose. 
   Aujourd'hui, de plus en plus de produits contiennent de l'aluminium, que ce soit le papier alu, les canettes, les déodorants, les dentifrices, les vaccins, les prothèse dentaires, les céréales ou la charcuterie. Et même si aucune preuve formelle n'a encore pu être établie, on soupçonne l'aluminium de provoquer des maladies chez certaines personnes affaiblies.
   C'est lorsque l'on chauffe l'aluminium, en présence de produits acides que le métal migre dans la nourriture. Il est donc déconseillé de faire des papillotes de poisson, de cuire des lasagnes dans des barquettes ou d'emballer des tomates ou du citron dans du papier alu. L'eau du robinet contient également de l'aluminium et l'absorption tout au long de la vie de ce métal pourrait favoriser la maladie d'alzeihmer, même si toutes les études n'arrivent pas à la même conclusion ("ça n'amène qu'un banal cancer, pas de quoi la ramener" disent d'autres études).
   Un dernier soupçon porte sur les déodorants qui contiennent de l'aluminium, ce qui pourrait provoquer des cancers du sein. Ici aussi, les études sont en cours et rien n'est prouvé. Mais les chercheurs conseillent la prudence et demandent qu'on utilise moins ce métal dans les industries cosmétiques et alimentaires, histoire de limiter les risques. (empoisonnons les humains, mais pas trop, enfin juste ce qu'il faut pour qu'ils continuent à consommer, en polluant et se détruisant quand même un peu... Bon...) (...)

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"Kylie...
Tu ne saurais pas où sont tous ces échantillons
de tissu que je voulais jeter à la poubelle?"

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Benoît Barvin