Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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samedi 23 août 2014

"Pour plomber l'ambiance dans une soirée, on appelait Superchelou". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA BIENVEILLANCE NE TE LAISSERA
 AUCUNE AMERTUME DANS LA BOUCHE)

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(La fillette qui ne voulait pas vieillir gardait
en otage son réveil)


Keeping Time - Ray Caesar


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(Ce drone Français était...
hem... original)


Supercheron


Le drone, nouvel allié 
des archéologues au Pérou



   (...) Une pyramide de plus de 4 000 ans détruite avec une simple grue. Ce stupéfiant acte de vandalisme, perpétré sur un site archéologique non loin de Lima, la capitale péruvienne, avait frappé les esprits l'été dernier. Il avait été orchestré anonymement par des promoteurs. Au Pérou, la forte hausse du prix du foncier explique l'appétit pour les parcelles de terres, et les ruines des splendeurs passées ne représentent qu'une entrave pour les spéculateurs. Face à ce phénomène, les archéologues ont trouvé un nouvel allié : le drone. Ou plutôt Luis Jaime Castillo Butters, le ministre délégué à l'héritage culturel du pays, féru de drones et archéologue de métier. (...)

   (...) La situation est devenue tellement critique pour les sites péruviens que Luis Castillo a mis en place une flotte de drones afin de cartographier, contrôler et protéger les trésors historiques du pays. « Il y a un avant et un après» le drone dans l'histoire de l'archéologie, a déclaré au New York Times ce spécialiste, qui participera à une conférence internationale sur le sujet à San Francisco en 2015. Car les drones sont désormais utilisés par les archéologues du monde entier, aussi bien comme outil scientifique que de surveillance : au Nouveau Mexique, par exemple, il permet de détecter les murs et passages enfouis grâce à des caméras à imagerie thermique, en Israël ou en Jordanie, il aide à lutter contre les pillages. Mais le Pérou, avec son extraordinaire concentration de sites, est devenu le terrain d'expérimentation privilégié des drones dans le domaine, ce d'autant plus que le travail des archéologues au Proche-Orient a été interrompu par les conflits régionaux.

   Au Pérou, détaille le New York Times, le danger vient principalement de la corruption autour de la gestion des terrains, permettant d'empiéter sur des parcelles en théorie protégées. Au total, plusieurs centaines, voire milliers, de sites seraient en danger. Le grand avantage du drone, c'est qu'il permet de convertir rapidement et à peu de frais des prises de vue en images en 3D et en plans très détaillés. Ces cartes servent ensuite à enregistrer légalement les délimitations des sites, afin de pouvoir contrer les abus devant les tribunaux. La menace d’empiétements est devenue particulièrement forte à Lima et Cuzco, près de la citadelle inca du Machu Picchu, où le prix du foncier ne cesse d'augmenter, avec une population en hausse et une économie en plein boom. « Lima s'est développée au point que les seules parcelles non exploitées sont les sites archéologiques », explique Luis Castillo. (...) 

   (...) Le ministre délégué, qui est également professeur à l'Université pontificale catholique du Pérou, a commencé à utiliser un petit drone à 100 dollars il y a deux ans, à des fins scientifiques. Il dispose aujourd'hui d'un escadron de huit engins – dont les prix s'échelonnent entre 1 500 et 20 000 dollars – qu'il espère compléter rapidement par vingt autres. Il avait eu le déclic alors qu'il enseignait en Suède, en 2012, où des chercheurs utilisaient un logiciel russe permettant de combiner des centaines de photographies en une image en 3D. Il a alors réalisé qu'en utilisant des photos prises par drone, il pourrait produire des images extrêmement détaillées et nettes des temples, fortifications et autres cimetières anciens. (...) 

   (...) Il explique que le travail d'une équipe d'archéologues réalisé pendant deux mois pour cartographier un site, avec un budget de quelques milliers de dollars, ne prend que 10 minutes de prises de vue à son drone. Le temps que le logiciel charge les photos dans le programme, il peut récupèrer la carte dès le lendemain. Les drones ont bien quelques inconvénients : leurs batteries ne tiennent pas plus de 6 minutes, et la poussière, très présente sur les sites, particulièrement dans les zones désertiques, peut bloquer le matériel.

   Lorsqu'il s'est vu proposer en 2013 un poste de ministre délégué à l'archéologie au sein du ministère de la culture, le scientifique a emporté sa force aérienne avec lui. Le sous-sol du ministère, à Lima, est ainsi devenu un laboratoire du drone. Une équipe de huit scientifiques travaille à l'élaboration de cartes en 3D qu'ils tiennent à jour, avec des précisions sur la propriété des parcelles de terre ou les excavations. Leur tâche s'annonce vertigineuse, puisque le Pérou possèderait quelque 100 000 sites archéologiques importants, dont seulement 2 500 ont été cartographiés et 200 référencés en bonne et due forme sur les registres publics. (...) 



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(Ce drone voyeur fut vite découvert)



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Luc Desle

jeudi 31 juillet 2014

"Il ne montrait ses fesses qu'à la glace sans tain". Jacques Damboise in "Pensées coïncidentes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(DANS CE DÉSERT SANS SABLE
MÉFIE-TOI DES VAGUES)

PCC Jacques Damboise

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"Allons, Tallulah, c'est ridicule!
Ca fait un quart d'heure que tu montres
ta cuisse et que...
- Que je l'exhibe, Monsieur le grognon,
 nuance!"



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"Gentils drones,
allez voir là-bas si j'y suis"



ÉTATS-UNIS

Drones : un hobby envahissant

JOSEPH SERNA

   (...) En juin, quelques fans des Los Angeles Kings fêtaient la victoire de leur équipe à la Stanley Cup [championnat nord-américain de hockey sur glace] quand ils ont remarqué un drone quadrirotor de la gamme Phantom qui surveillait la scène d’en haut. Furieux de cette intrusion, ils l’ont fait tomber et l’ont réduit en miettes à coups de skateboards. Les restes du drone attendent que son propriétaire vienne les récupérer à la salle des objets trouvés de la police municipale de Los Angeles [LAPD]. 

   Si le propriétaire se présente, la police lui rendra son drone mais ne fera pas grand-chose de plus. Il n’est pas interdit de faire voler un drone dans l’espace public, a-t-elle conclu. “Cet incident nous a ouvert les yeux. Il va vraiment falloir qu’on prête attention à ce genre de choses, confie le commandant Andrew Smith, du LAPD. Cela va sans doute prendre une ampleur énorme.La multiplication de ces appareils sans pilote commence à faire débat. Ils servent en particulier à produire des vidéos : YouTube déborde de films montrant les sites du Yosemite [parc national californien], à tel point que les rangers ont publié en mai un communiqué interdisant les drones dans le parc. 

   Un de ces appareils s’est récemment écrasé dans le Grand Canyon, à la stupéfaction des visiteurs qui admiraient le coucher de soleil. Le service des parcs nationaux a annoncé en juin avoir l’intention d’interdire les vols de drone à basse altitude au-dessus des 340 000 kilomètres carrés qu’il gère, invoquant la sécurité des visiteurs et les effets sur la faune. D’autres vidéos filmées par des drones, qui montrent des événements sportifs, des plages et même des contrôles d’alcoolémie ont également fait leur apparition sur la plateforme vidéo. La Federal Aviation Administration [FAA, agence fédérale de l’aviation civile] a beau avoir toute une réglementation régissant l’usage des drones par les entreprises privées et les forces de l’ordre, l’utilisation du drone de loisir est peu réglementée. 

   D’après la FAA, il pourrait y avoir 7 500 drones civils de loisir en circulation d’ici cinq ans. L’agence espère élaborer des règles plus claires en la matière d’ici à 2015, mais certains experts jugent que c’est trop optimiste. Daniel Saulmon, 42 ans, habitant de Torrance [dans le comté de Los Angeles], fait voler son drone dans la South Bay depuis deux mois. Il a créé un site web sur lequel il poste régulièrement des vidéos de contrôles d’alcoolémie qu’il dit destinées à identifier les abus de pouvoir des forces de l’ordre. “Mon avocat m’a dit qu’il n’y avait pas vraiment de réglementation”, confie-t-il. 

   La police de South Bay connaît bien ses vidéos. Saulmon a également fait voler son drone au-dessus des raffineries de pétrole de South Bay et le long de la jetée de Hermosa Beach. Il ne voit pas en quoi ses films constitueraient une violation de la vie privée. La présence des drones provoque cependant parfois des réactions violentes. “Une fois que les drones seront largement répandus dans notre société, cela va susciter beaucoup d’inquiétude. Ils sautent aux yeux et il est facile de voir les implications qu’ils peuvent avoir pour la vie privée”, déclare Jennifer Lynch, juriste et membre de l’Electronic Frontier Foundation [EFF, association de défense des libertés sur Internet]. (...)

   (...) L’année dernière à Hermosa Beach, une dame, furieuse, s’est plainte auprès d’un maître-nageur sauveteur d’un drone en vol stationnaire qui prenait des photos d’elle et de sa fille en train de bronzer. Dans le Connecticut, un homme qui faisait voler un drone au-dessus d’une plage s’est fait agresser par une femme qui l’accusait de prendre des photos d’elle. Au mont Rushmore, un ranger a confisqué un drone qui tournait autour du monument et au-dessus de la tête des visiteurs. En avril, des volontaires du Zion National Park, dans l’Utah, ont vu un drone tourner autour d’un troupeau de moutons, séparant les brebis des agneaux. “C’est du harcèlement”, souligne Jeffrey Olson, porte-parole du service des parcs nationaux. 

   Selon la FAA, l’usage récréatif des drones est autorisé tant que les pilotes ne sont pas trop téméraires. Les directives relatives aux aéromodèles, élaborées en 1981, recommandent de voler à une altitude sûre, à bonne distance des aéroports, et d’éviter les foules. La police considère certaines activités comme illégales, par exemple la perturbation de la cir-culation des avions ou l’espionnage de ses voisins. “Je dois juger au cas par cas”,confie le lieutenant Phil Smith, de l’unité aérienne de la police de Los Angeles. (...)


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"GRRRRRR....
Encore un bas qui a filé!"


Poison Ivy from the Cramps in tiger costume.


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Luc Desle

samedi 8 mars 2014

"Ce crabe qui me serrait la pince avait une sacrée poigne". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TON ÂME VOLE-T-ELLE
SUR LES AILES DU VENT?)

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"Non, pas question!
Je ne te ferai pas un nouveau massage
à l'oeil! N'y compte pas!"


Othello and Desdemona, Adolphe Weisz

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"Non, CA SUFFIT!
Je ne veux plus qu'on dise du mal
de nos z'amis les z'américains,
sales ruskofs de Tu Quoque!"

Echo, Alexandre Cabanel

La scandaleuse impunité 
de l’assassinat par drones

Silvia Arana

   (...) L’utilisation de la violence, que ce soit par les attaques de drones, l’emprisonnement et la torture dans des prisons comme Guantanamo fait, à présent, pourrait-on dire, partie de la culture américaine post 11 septembre 2001. Au nom de la lutte contre le terrorisme, les Etats- Unis attaquent systématiquement avec des drones, au Pakistan, au Yémen et en Somalie ; ils utilisent aussi des drones dans les invasions militaires d’Afghanistan, d’Irak et de Lybie.

   Le Bureau du Journalisme investigateur [1] estime que 98% des victimes d’attaques de drones sont des ’dommages collatéraux’ c’est-à-dire des civils. Bien que le gouvernement des Etats— Unis vante l’efficacité des drones, la réalité est différente. Le niveau de précision des drones est très faible, il fluctue entre 1,5 et 2%.

   Un article du Bureau du Journalisme investigateur, organisation indépendante, du mois de janvier de cette année dit : ’Il y a 5 ans, le 23 Janvier 2009, un drone de la CIA a détruit une maison au Pakistan. C’était le 3e jour de la présidence d’Obama et la première attaque masquée de ce nouveau Commandant en chef. Les premiers rapports affirmaient que 10 militants étaient morts dont des combattants étrangers. Mais très vite d’autres rapports faisaient état de victimes civiles ; plus tard, il fut confirmé que 9 de ces personnes étaient des civils dont la majorité étaient de la même famille. Il y eut un survivant, un adolescent de 14 ans, Fahim Qureshi, avec des blessures terribles dont des morceaux de métal dans l’estomac, une fracture du crane et la perte d’un œil. Peu après, ce même jour, la CIA attaqua une autre maison, ce fut une autre erreur. Dans cette deuxième attaque, entre 5 et 10 personnes sont mortes. C’étaient tous des civils [2].

   Au Pakistan, au Yémen et en Somalie, le gouvernement d’Obama a attaqué 390 fois avec des drones en 5 ans, depuis la première attaque où Fahim Qureshi fut blessé, huit fois plus que le total des opérations lancées pendant le gouvernement de Bush. Les attaques de drones du gouvernement Obama ont tué presque 6 fois plus de personnes que le gouvernement de Bush, et ça continue.

   Autres données relevées par le Bureau du Journalisme Investigateur :

   1- Civils assassinés par des drones : on estime que les attaques de drones au Pakistan, Yémen et Somalie ont causé la mort de 4000 personnes dont 954 étaient des civils, et 225 des enfants.

   2- Qui ordonne les attaques de drones ? : Le directeur de la CIA, John Brennan présente la liste des cibles au Président Obama, qui approuve chacune des attaques de drones.

   3- Israël et les drones : Après les Etats- Unis, Israël occupe la 2e place dans la fabrication et la possession de drones. L’Utilisation de drones contre la Syrie remonte à 1982. Les Israéliens ont aussi attaqué le Liban avec de drones. A Gaza, les attaques israéliennes avec des drones ont tué 29 civils dont 8 enfants. A Beyrouth, un drone a tué 6 civils et en a blessé 16.

   4- Les drones et le droit international : Les Nations Unies ont affirmé que les attaques avec des drones des Etats- Unis au Pakistan sont illégales et représentent une menace pour les droits de l’homme au regard du nombre important de morts et parce que le Gouvernement du Pakistan s’oppose à ces attaques. (...)

   (...) Le gouvernement des Etats- Unis justifie les attaques de drones par son droit à se défendre d’Al Qaeda et des autres groupes djihadistes. Les Nations Unies de même qu’Amnistie International et d’autres organismes internationaux des Droits de l’homme, ont dénoncé l’illégalité des attaques de drones, mettant l’accent sur le pourcentage élevé de morts de civils et la faiblesse légale du droit à l’autodéfense invoqué par les Etats- Unis.

   Comme le souligne Mary Ellen O’Connell, dans l’article ’La loi internationale sur les drones’, selon les lois internationales, le droit à l’autodéfense est conçu comme réponse à une attaque armée, il ne peut justifier une mesure préventive face à la possibilité d’une attaque dans le futur. L’autodéfense n’inclut pas non plus le droit d’initier une action militaire contre une personne ou un groupe, spécialement quand le pays où se trouvent ces personnes n’est pas responsable de leurs actions [3]. 

   C’est exactement le cas du Pakistan. Le gouvernement de ce pays a dénoncé l’illégalité des attaques de drones des Etats- Unis. (Malgré que certains pakistanais, selon plusieurs plaintes enregistrées par Amnesty International, soient complices de la CIA, en fournissant des informations au sujet de supposés djihadistes, mais en termes légaux, seul le gouvernement d’un pays est autorisé à l’utilisation de la force).

   La campagne militaire avec des drones mise en œuvre par la CIA sous le commandement direct du Président des Etats- Unis, est maintenue totalement secrète. Certains législateurs américains ont commencé à exprimer un désaccord face au silence du gouvernement qui se refuse à donner les chiffres des victimes civiles. Adam Schiff, membre du Congrès démocrate de Californie, demanda aux services d’intelligence – lors d’une audience du Comité d’Intelligence du Congrès- qu’un rapport annuel soit publié sur les attaques de drones, indiquant combien de combattants mais surtout combien de non-combattants ont été assassinés lors d’attaques d’avions sans pilotes [4]. 

   Le New York Times s’est abstenu de mettre en question la légalité de ces attaques et garde à ce sujet le silence, comme d’ailleurs toute la presse américaine. Mais il publia la lettre de Ruth Holt, membre du Congrès démocrate du New Jersey, qui demande à la CIA de reprendre son rôle initial, qui était de collecter et analyser l’Intelligence, et de cesser d’être ’une organisation paramilitaire’ qui réalise des attaques masquées avec des drones [5].

   A part quelques rares et honorables exceptions, le silence prime aux Etats- Unis, comme dans les pays alliés, au sujet de l’illégalité et de l’anti constitutionnalité des attaques de drones et de la mort de civils. Le journaliste reconnu Robert Fisk, correspondant de ’The Independent’ au Moyen Orient, remarque qu’il existe un ’syndrome des drones’ qui affecte principalement le Pakistan, le Yémen et la Palestine. Il souligne que le malheur éthique de ce ’syndrome’ n’est pas seulement dans le fait que le président Obama décide qui doit vivre ou mourir mais que la plus grande honte est que la guerre des drones se soit convertie en quelque chose de ’normal, habituel, prosaïque’ [6].

   Il y a une forte opposition aux attaques de drones américaines parmi la population du Pakistan (et des autres pays qui subissent la mort de leurs êtres chers). Pourtant, dans le reste du monde, il n’y a pas une réaction à la hauteur de la gravité de la situation. Si le fait que le Président des Etats Unis décide de la vie et de la mort de citoyens d’autres pays n’est pas considéré comme une enfreinte au Droit international et un délit de lèse- humanité, alors le terrorisme d’état jouit d’impunité au niveau national et international.

traduction IRISINDA pour le Grand Soir

Notes :
[1] Global Drones Watch, Fact Sheets and Flyers http://droneswatch.org/fact-sheets-flyers/


[3] The International Law of Drones, Mary Ellen O’Connell :http://www.asil.org/insights/volume/14/issue/37/international-law-drones#28

[4] How Many Non-Combatants are Killed by Drones ? David Firestone -Páginas de Opinión, The New York Times - Febrero 2, 2014 : http://takingnote.blogs.nytimes.com/2014/02/04/how-many-non-combatants-are-killed-by-drones/?_php=true&amp ;_type=blogs&hp&_r=0




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"Pff... Qu'est-ce qu'on s'em...
- Ouais, pas la seule queue d'un animal
humain dans le coin...
- Ben si... Ce type qui nous zieute depuis
tout-à-l'heure...
- Pff... Un poète... Qu'es-ce qu'on peut bien
faire avec un rimailleur?"


Sweet idleness, Rupert Charles Wulsten Bunny
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Luc Desle (avec le concours de Nadine Estrella)

samedi 2 mars 2013

"Il percutait quand on le lui demandait, cet automatique". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(FAIM D'AMOUR EST PRÉFÉRABLE
A FAIM DE VIANDE)

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« Mieux vaut dormir debout 
que courir couché. »
Ruppert Barnes


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"Bien d'accord avec vous"


Le plus vieux marathonien du monde 
prend sa retraite

   (...) Coiffé de son éternel turban, le plus vieux marathonien du monde, un Britannique, sikh, participera dimanche à Hong Kong à sa dernière course. À 101 ans, il commence à trouver la compétition "difficile". Fauja Singh, surnommé "la tornade en turban", a commencé à courir à 89 ans et a terminé depuis neuf marathons, dont ceux de Londres et New York. Il a réussi son meilleur temps à Toronto, en 5 heures, 40 minutes et 4 secondes. Dimanche, il courra sur 10 km, en parallèle du marathon de Hong Kong.

   Singh, qui fêtera ses 102 ans le 1er avril, indique qu'il n'est pas malade, mais que la course devient "difficile" à son âge : "Je crois que je dois me retirer quand je suis encore en forme." Pesant à peine 52 kg, le visage orné d'une longue barbe blanche et la tête coiffée d'un turban orange imposant, le vieil homme apprécie la notoriété. "J'ai peur que, lorsque je m'arrête de courir, plus personne ne m'aime. Pour le moment, tout le monde m'aime... J'espère qu'on ne m'oubliera pas", déclare-t-il avec un brin de coquetterie aux journalistes. Il parle en pendjabi, un traducteur à ses côtés. Cet arrière-arrière-grand-père était agriculteur dans l'État du Pendjab (nord de l'Inde) avant de s'installer en Grande-Bretagne, à Ilford, au nord-est de Londres. (...)

   (...) Il a découvert le marathon à travers une émission télévisée, peu après la mort de sa femme et d'un fils, à un moment où il avait besoin de se trouver un centre d'intérêt. "Turbaned Tornado" est considéré comme le plus vieux marathonien au monde, mais le Livre des records ne peut homologuer le record, car le vieil homme n'a pas... d'acte de naissance. Il a été porteur de la flamme olympique aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004 et à nouveau aux JO de Londres en 2012. Il a également participé à des spots publicitaires. 

   Son entraîneur, Harmander Singh, se dit toujours "intrigué et impressionné" par son "poulain", au bout de 13 ans de collaboration. "Il a toujours eu une attitude positive. Si je lui dis on fait 10 km aujourd'hui, il répond et pourquoi pas 20 km", explique-t-il. Fauja Singh ne participera plus aux compétitions, mais pas question de s'arrêter de courir : il continuera d'aligner les foulées pour "prendre soin de (sa) santé". (...)



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"Quelle déchéance! Nous voilà 
sur un petit blog Frenchie, maintenant"

lego-marvel-super-heroes-magneto-wolverine-deadpool

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"Maître, Maître, j'ai trouvé un nouveau
moyen de combattre les drones!"



Léonard, par Turk et De Groot

22 astuces pour échapper aux drones


   (...) C'est une sorte d'inventaire à la Prévert, retrouvé par des journalistes de l'agence de presse américaine Associated Press au Mali. On peut y lire les 22 conseils et autres astuces technologiques recommandés par Al-Qaida pour se prémunir contre les frappes de drones.

   - Astuce numéro un : il est possible de connaître les intentions et la mission des drones, grâce au logiciel russe 'Sky Grabber', disponible sur le marché pour la modique somme de 2 595 dollars [1 961 euros]. 
   - Astuce numéro deux : utiliser du matériel de brouillage radio pour désorienter les drones. 
   - Astuce numéro trois : disposer des bouts de verre sur le toit des voitures ou des immeubles pour réfléchir la lumière. 
   - Astuce numéro quatre : disséminer des snipers expérimentés pour abattre les drones, en particulier les drones de reconnaissance.

   S'ensuivent un certain nombre de directives de dissimulation plus classiques : éviter de rester longtemps à découvert en particulier de nuit, s'abriter sous des arbres feuillus, utiliser des abris naturels (grottes, forêts), se servir de la fumée pour se protéger en faisant par exemple des feux de vieux pneus... Et enfin, que les chefs de groupe ou les personnes recherchées n'utilisent sous aucun prétexte du matériel de communication car l'ennemi peut toujours vous identifier puis vous localiser.


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Benoît Barvin

mardi 8 janvier 2013

"La Bête pensait que la Belle était belle; la Belle pensait que la Bête était bête". Jacques Damboise in "Pensées à contrario".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE TEMPS A LE TEMPS,
TOI UN PEU MOINS)

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"Bon, d'accord, je te raconte l'histoire des 7 nains...
Mais c'est la dernière fois, hein?
Et puis, fais gaffe à mon doudou!"

EPIMYTH
[nouon]
the moral of a story.

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"Hé ben moi, j'préfère les drones...
Les soldats de plomb, c'est nul"

Dur, dur de faire la guerre à distance !
David Zucchino 
Los Angeles Times |

   (...) Assis devant des ordinateurs à des milliers de kilomètres des aéronefs qu’ils contrôlent, les opérateurs de drones veillent à la protection des troupes américaines au sol vingt-quatre heures sur vingt-quatre en repérant de potentielles embuscades et en menant des missions d’observation. Il est rare qu’ils ouvrent le feu. La plupart du temps, ils se contentent de rester les yeux vissés sur leurs écrans, pendant des heures, jour après jour. C’est un travail monotone mais qui peut aussi se révéler très perturbant. Les opérateurs de drones voient des soldats au sol se faire attaquer et perdre des camarades. Ils zooment sur les morts pour confirmer le nombre de victimes. Physiquement, ils ne sont même pas sur le même continent mais, psychologiquement, ils sont sur le front et cela peut créer chez eux un profond sentiment d’impuissance. 

   “L’absence de contrôle est l’un des principaux facteurs de stress de cette profession”, explique Hernando Ortega, colonel de l’armée de l’air américaine. 

   La hiérarchie militaire commence tout juste à prendre la mesure du problème alors que l’utilisation des drones ne cesse d’augmenter. Ces dernières années, l’armée américaine a formé davantage d’opérateurs de drones que de pilotes conventionnels et le Pentagone mise de plus en plus sur ces appareils pour ses opérations militaires et antiterroristes à l’étranger. Les équipages de drones ont effectué 54 sorties quotidiennes en Afghanistan et en Irak l’année dernière, contre seulement 5 par jour en 2004. L’objectif est d’atteindre 65 sorties par jour d’ici à 2013. La terminologie militaire évolue elle aussi : autrefois appelés UAV [Unmanned Aerial Vehicles, véhicules aériens sans pilote], les drones sont aujourd’hui désignés dans le jargon militaire comme des RPA [Remotely Piloted Aircraft, avions pilotés à distance]. “Ils ne sont pas ‘sans pilote’, insiste Ortega. Les opérateurs sont au cœur du système.” (...)

   (...) Même si la plupart des pilotes de drones travaillent sur des bases militaires aux Etats-Unis, l’armée de l’air les considère comme des soldats déployés sur le terrain. “Un opérateur de Predator m’a dit : "Je passe douze heures sur le front à combattre des insurgés et vingt minutes plus tard je me retrouve chez moi à vérifier si mes enfants ont bien fait leurs devoirs", témoigne Ortega. De plus, même à distance, les équipages de drones développent des liens forts avec les troupes au sol car ils communiquent en permanence avec elles via une messagerie ou par radio. “En fait, ils se transportent vraiment sur la ligne de front”, souligne Ortega. Cela contribue à leur sentiment d’impuissance quand ils voient leurs camarades en danger. 

   “Ils peuvent se sentir coupables, même si aucun coup de feu n’est tiré, simplement parce qu’ils sentent qu’ils ne peuvent rien faire”, explique le colonel Kent McDonald, psychiatre de l’armée de l’air qui a participé à une récente étude sur 900 opérateurs de drones. Cette étude a révélé que 46 % des pilotes en service subissaient des niveaux de stress élevés et que 29 % manifestaient des signes d’épuisement. (pauvres, pauvres choux...) (...)


Lire sur:


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(Parfois la Gloire éternelle
doutait de sa propre existence)

Chimères by Pascal Adolphe Jean Dagnan Bouveret

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"Cet hôpital pour gens sains malades,
c'est quel numéro, déjà?"


"Le jour des morts-vivants". Romero
blog.dvdpascher.net

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE :
L’hôpital dont on ne revient pas
MLADÁ FRONTA DNES 

PRAGUE

   (...) Appelons-le… Jiří. Il se trouvait depuis un an au Congo, lorsqu’une épidémie d’Ebola s’est déclarée dans la région où il était en mission. La probabilité était très forte qu’il ait été infecté par cette maladie, mortelle dans quasiment 100 % des cas, qui se caractérise par d’importantes hémorragies internes.

   Après son retour en République tchèque, le responsable en chef hygiène des armées l’avait dirigé immédiatement vers l’unité de quarantaine du Centre de protection biologique de Těchonín, un hôpital militaire, dissimulé au cœur des monts Orlické hory. Aucune autre structure semblable n’existe en Europe. Il peut servir en cas d’attaque terroriste à l’arme biologique, comme le SRAS ou l’Antrax. (...) 

   (...) Autre caractéristique singulière : il n’accueille pratiquement aucun malade. Jiří était son unique patient, si l’on ne compte pas les soldats qui, de retour de mission à l’étranger, y passent toujours 24 heures en quarantaine.

   Jiří a eu de la chance. Malgré les forts soupçons d’une infection par le virus Ebola, le diagnostic n’a pas été confirmé après deux semaines de quarantaine et il a pu rentrer chez lui. Jiří est donc l’un des rares mortels à savoir à quoi ressemble l’intérieur de ce complexe hypermoderne. 

   Presque tout ici est fait d’acier inoxydable et les médecins examinent les patients vêtus de scaphandres munis de leur propre système d’alimentation en oxygène. Les portes s’ouvrent dans un bruit sourd du fait de la dépressurisation.Il faut plusieurs minutes aux médecins pour se rendre auprès de leur patient, qui pourtant se tient à portée de main, derrière une paroi à triple vitrage. Et même si leur patient s’étouffait, les médecins devraient tout d’abord revêtir leur scaphandre et traverser les zones de sécurité. Environ trois minutes se seraient écoulées avant qu’ils n’aient pu le rejoindre. (...)


   (...) Les visites médicales se déroulent avec des micros placés dans le scaphandre. Les observations du médecin sont retranscrites par ordinateur par un de ses collègues qui se trouve à l’extérieur, derrière la paroi à triple vitrage. Presque tous les appareils ne sont utilisés qu’une seule fois, y compris les détecteurs les plus coûteux, car il est quasiment impossible de les désinfecter totalement après qu’ils aient été en contact avec un patient réellement contaminé.

   Chaque patient est en fait isolé dans une sorte d’aquarium alimenté en oxygène et en eau propre et disposant d’un système fermé de gestion des déchets. Contrairement aux autres hôpitaux, et malgré l’existence d’une salle d’opération, on n’envisage pas vraiment ici la possibilité d’opérer les patients. En revanche, leur autopsie est clairement programmée. La salle d’autopsie et le laboratoire d’analyse se trouvent juste à côté des chambres des patients.

   L’évolution des maladies infectieuses mortelles est souvent rapide. Et il est indispensable de déterminer le plus vite possible la nature de la contamination afin de pouvoir protéger l’entourage du patient. (SF des années 60, tu avais tout dit) (...)
Lire sur:


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Luc Desle