Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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samedi 8 mars 2014

"Ce crabe qui me serrait la pince avait une sacrée poigne". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TON ÂME VOLE-T-ELLE
SUR LES AILES DU VENT?)

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"Non, pas question!
Je ne te ferai pas un nouveau massage
à l'oeil! N'y compte pas!"


Othello and Desdemona, Adolphe Weisz

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"Non, CA SUFFIT!
Je ne veux plus qu'on dise du mal
de nos z'amis les z'américains,
sales ruskofs de Tu Quoque!"

Echo, Alexandre Cabanel

La scandaleuse impunité 
de l’assassinat par drones

Silvia Arana

   (...) L’utilisation de la violence, que ce soit par les attaques de drones, l’emprisonnement et la torture dans des prisons comme Guantanamo fait, à présent, pourrait-on dire, partie de la culture américaine post 11 septembre 2001. Au nom de la lutte contre le terrorisme, les Etats- Unis attaquent systématiquement avec des drones, au Pakistan, au Yémen et en Somalie ; ils utilisent aussi des drones dans les invasions militaires d’Afghanistan, d’Irak et de Lybie.

   Le Bureau du Journalisme investigateur [1] estime que 98% des victimes d’attaques de drones sont des ’dommages collatéraux’ c’est-à-dire des civils. Bien que le gouvernement des Etats— Unis vante l’efficacité des drones, la réalité est différente. Le niveau de précision des drones est très faible, il fluctue entre 1,5 et 2%.

   Un article du Bureau du Journalisme investigateur, organisation indépendante, du mois de janvier de cette année dit : ’Il y a 5 ans, le 23 Janvier 2009, un drone de la CIA a détruit une maison au Pakistan. C’était le 3e jour de la présidence d’Obama et la première attaque masquée de ce nouveau Commandant en chef. Les premiers rapports affirmaient que 10 militants étaient morts dont des combattants étrangers. Mais très vite d’autres rapports faisaient état de victimes civiles ; plus tard, il fut confirmé que 9 de ces personnes étaient des civils dont la majorité étaient de la même famille. Il y eut un survivant, un adolescent de 14 ans, Fahim Qureshi, avec des blessures terribles dont des morceaux de métal dans l’estomac, une fracture du crane et la perte d’un œil. Peu après, ce même jour, la CIA attaqua une autre maison, ce fut une autre erreur. Dans cette deuxième attaque, entre 5 et 10 personnes sont mortes. C’étaient tous des civils [2].

   Au Pakistan, au Yémen et en Somalie, le gouvernement d’Obama a attaqué 390 fois avec des drones en 5 ans, depuis la première attaque où Fahim Qureshi fut blessé, huit fois plus que le total des opérations lancées pendant le gouvernement de Bush. Les attaques de drones du gouvernement Obama ont tué presque 6 fois plus de personnes que le gouvernement de Bush, et ça continue.

   Autres données relevées par le Bureau du Journalisme Investigateur :

   1- Civils assassinés par des drones : on estime que les attaques de drones au Pakistan, Yémen et Somalie ont causé la mort de 4000 personnes dont 954 étaient des civils, et 225 des enfants.

   2- Qui ordonne les attaques de drones ? : Le directeur de la CIA, John Brennan présente la liste des cibles au Président Obama, qui approuve chacune des attaques de drones.

   3- Israël et les drones : Après les Etats- Unis, Israël occupe la 2e place dans la fabrication et la possession de drones. L’Utilisation de drones contre la Syrie remonte à 1982. Les Israéliens ont aussi attaqué le Liban avec de drones. A Gaza, les attaques israéliennes avec des drones ont tué 29 civils dont 8 enfants. A Beyrouth, un drone a tué 6 civils et en a blessé 16.

   4- Les drones et le droit international : Les Nations Unies ont affirmé que les attaques avec des drones des Etats- Unis au Pakistan sont illégales et représentent une menace pour les droits de l’homme au regard du nombre important de morts et parce que le Gouvernement du Pakistan s’oppose à ces attaques. (...)

   (...) Le gouvernement des Etats- Unis justifie les attaques de drones par son droit à se défendre d’Al Qaeda et des autres groupes djihadistes. Les Nations Unies de même qu’Amnistie International et d’autres organismes internationaux des Droits de l’homme, ont dénoncé l’illégalité des attaques de drones, mettant l’accent sur le pourcentage élevé de morts de civils et la faiblesse légale du droit à l’autodéfense invoqué par les Etats- Unis.

   Comme le souligne Mary Ellen O’Connell, dans l’article ’La loi internationale sur les drones’, selon les lois internationales, le droit à l’autodéfense est conçu comme réponse à une attaque armée, il ne peut justifier une mesure préventive face à la possibilité d’une attaque dans le futur. L’autodéfense n’inclut pas non plus le droit d’initier une action militaire contre une personne ou un groupe, spécialement quand le pays où se trouvent ces personnes n’est pas responsable de leurs actions [3]. 

   C’est exactement le cas du Pakistan. Le gouvernement de ce pays a dénoncé l’illégalité des attaques de drones des Etats- Unis. (Malgré que certains pakistanais, selon plusieurs plaintes enregistrées par Amnesty International, soient complices de la CIA, en fournissant des informations au sujet de supposés djihadistes, mais en termes légaux, seul le gouvernement d’un pays est autorisé à l’utilisation de la force).

   La campagne militaire avec des drones mise en œuvre par la CIA sous le commandement direct du Président des Etats- Unis, est maintenue totalement secrète. Certains législateurs américains ont commencé à exprimer un désaccord face au silence du gouvernement qui se refuse à donner les chiffres des victimes civiles. Adam Schiff, membre du Congrès démocrate de Californie, demanda aux services d’intelligence – lors d’une audience du Comité d’Intelligence du Congrès- qu’un rapport annuel soit publié sur les attaques de drones, indiquant combien de combattants mais surtout combien de non-combattants ont été assassinés lors d’attaques d’avions sans pilotes [4]. 

   Le New York Times s’est abstenu de mettre en question la légalité de ces attaques et garde à ce sujet le silence, comme d’ailleurs toute la presse américaine. Mais il publia la lettre de Ruth Holt, membre du Congrès démocrate du New Jersey, qui demande à la CIA de reprendre son rôle initial, qui était de collecter et analyser l’Intelligence, et de cesser d’être ’une organisation paramilitaire’ qui réalise des attaques masquées avec des drones [5].

   A part quelques rares et honorables exceptions, le silence prime aux Etats- Unis, comme dans les pays alliés, au sujet de l’illégalité et de l’anti constitutionnalité des attaques de drones et de la mort de civils. Le journaliste reconnu Robert Fisk, correspondant de ’The Independent’ au Moyen Orient, remarque qu’il existe un ’syndrome des drones’ qui affecte principalement le Pakistan, le Yémen et la Palestine. Il souligne que le malheur éthique de ce ’syndrome’ n’est pas seulement dans le fait que le président Obama décide qui doit vivre ou mourir mais que la plus grande honte est que la guerre des drones se soit convertie en quelque chose de ’normal, habituel, prosaïque’ [6].

   Il y a une forte opposition aux attaques de drones américaines parmi la population du Pakistan (et des autres pays qui subissent la mort de leurs êtres chers). Pourtant, dans le reste du monde, il n’y a pas une réaction à la hauteur de la gravité de la situation. Si le fait que le Président des Etats Unis décide de la vie et de la mort de citoyens d’autres pays n’est pas considéré comme une enfreinte au Droit international et un délit de lèse- humanité, alors le terrorisme d’état jouit d’impunité au niveau national et international.

traduction IRISINDA pour le Grand Soir

Notes :
[1] Global Drones Watch, Fact Sheets and Flyers http://droneswatch.org/fact-sheets-flyers/


[3] The International Law of Drones, Mary Ellen O’Connell :http://www.asil.org/insights/volume/14/issue/37/international-law-drones#28

[4] How Many Non-Combatants are Killed by Drones ? David Firestone -Páginas de Opinión, The New York Times - Febrero 2, 2014 : http://takingnote.blogs.nytimes.com/2014/02/04/how-many-non-combatants-are-killed-by-drones/?_php=true&amp ;_type=blogs&hp&_r=0




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"Pff... Qu'est-ce qu'on s'em...
- Ouais, pas la seule queue d'un animal
humain dans le coin...
- Ben si... Ce type qui nous zieute depuis
tout-à-l'heure...
- Pff... Un poète... Qu'es-ce qu'on peut bien
faire avec un rimailleur?"


Sweet idleness, Rupert Charles Wulsten Bunny
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Luc Desle (avec le concours de Nadine Estrella)

mardi 21 janvier 2014

"Dans ce journal, les brèves étaient trop longues". Jacques Damboise in "Pensées coïncidentes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ES-TU UN CHAT QUI RONRONNE,
GRIFFES SORTIES?)

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(Capitaliste regardant l'Etat du Monde)



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(Rédacteur de "The Economist" surveillé par
un membre de la Commission de Déontologie)


Le Petit Spirou

The Economist… économise la vérité
sur le Venezuela (Venezuelanalysis)

Ryan Mallett-Outtrim

   (...) Un bon écrivain dit beaucoup en peu de mots. Le dernier article de The Economist sur les élections municipales de décembre 2013 au Venezuela dit beaucoup sur la valeur des faits pour la feuille de chou préférée de l’idéologue néo-libéral. Malgré une forte concurrence, The Economistremporte aisément la palme pour la quantité de mensonges déversés dès le deuxième paragraphe de son “analyse”.

   The Economist déclare que “la perte la plus douloureuse pour le Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) fut Barinas, berceau de la famille Chávez”. Ce serait une perte douloureuse… si c’était vrai. En réalité Hugo Chavez est né à Sabaneta, capitale de la municipalité Alberto Arvelo Torrealba. Si The Economist avait vraiment examiné les résultats de l’élection, il aurait remarqué qu’Anibal Chavez (frère de l’ex-président) a remporté facilement la mairie avec 62.87% des suffrages. Pour être juste, Chavez vécut dans la capitale de l’État de Barinas lorsqu’il fréquentait l’école secondaire mais c’est Sabaneta qui est reconnue au plan national comme la demeure de l’ex-président, et non Barinas. (...)

   (...) Cette ignorance de The Economist à propos de celui qui fut président du Venezuela pendant 14 ans, n’est qu’un avant-goût. Suit une régurgitation acritique de la complainte du leader de la droite Henrique Capriles pour qui le Venezuela est “coupé en deux moitiés” et “la moitié du président est celle qui dispose de tous les leviers du pouvoir réel”.

   Le premier point est exact… à l’instar de la plupart des démocraties représentatives. Lors des élections municipales, le PSUV et ses alliés ont remporté 49% du vote populaire alors que la coalition de droite, la MUD, a réuni 43% des suffrages. L’écart entre les deux camps tourne donc autour de 6%. L’an dernier, Barack Obama s’est maintenu à la Maison Blanche avec 51,1% des votes tandis que Mitt Romney faisait 47,2%. Ces quelques points de différence signifient que les États-Unis sont divisés ? Bien sûr ! C’est ainsi que fonctionne la démocratie représentative.

   Si The Economist veut comprendre pourquoi il arrive aux électeurs de se diviser, nous l’invitons à lire l’appui résigné à Obama de The Economist pour se faire une idée des raisons qui poussent des électeurs différents à voter pour des candidats différentsLe problème commence lorsque l’auteur de l’article affirme que “tous les niveaux de pouvoir réel” appartiennent à Maduro. (...) 

   Non seulement une part importante des médias, la plus grande fédération patronale et la majorité du secteur privé national ne sont nullement les amis du gouvernement bolivarien mais ils mènent contre lui, de concert avec les États-Unis et la droite locale, une guerre économique. Sans doute The Economist considère-t-il que les grandes entreprises ne constituent pas un “niveau de pouvoir”. Ce ne serait pas la première fois que le magazine publie un article s’apitoyant sur ces victimes que sont les élites du secteur privé“Je crois que le message d’un possible changement n’a pas été compris par la population … si j’avais réussi cela, alors nous aurions aujourd’hui un pays repeint en bleu.”

   Dans le paragraphe suivant, on nous informe que “les médias télévisés – maintenant sous contrôle de l’État ou intimidés pour qu’ils obéissent – ont ignoré Mr Capriles”. Si The Economist se soucie tant de Capriles, pourquoi n’est-il pas alarmé par les apparitions répétées à la télévision vénézuélienne d’un imposteur affirmant être Capriles ? L’imposteur s’est récemment glissé dans les studios de Venevision pour y répondre à une fausse et longue interview, un faux Capriles qui semble si réel qu’on vous pardonnera de croire que c’est lui ! Venevision n’est pas le seul grand média à s’être laissé duper par le sosie du leader de la droite : Globovision a retransmis un discours du même imposteur le soir de l’élection, en croyant évidemment qu’il s’agissait de Capriles ! Et le revoici sur TeleSUR

   L’habile imposteur a même trompé CNN en espagnol en faisant croire qu’il était le vrai Capriles. Tout se passe comme si tout le monde ouvrait l’antenne à l’imposteur alors que le véritable Capriles est ignoré, de toute évidence. Heureusement,The Economist est capable, lui, de percer les apparences et sait bien que le vrai Capriles a été absent des programmes de radio et télévision. (...)

   (...) The Economist déclare ensuite que les “[c]andidats et les leaders de la droite ont été menacés de prison”. Il est vrai que dans l’offensive en cours contre la corruption, des membres de l’opposition ont été arrêtés… mais The Economist a décidé d’occulter que cette offensive a permis d’arrêter également des alliés de Maduro, également pour faits de corruption. Si pour le magazine ceci n’est pas la preuve que certaines arrestations n’ont pas de motivation politique, elle nous autorise à rester sceptique quand la droite affirme que ses membres imputés sont tous honnêtes.

   Le même scepticisme serait de rigueur quand The Economist prétend que “la totalité de l’appareil gouvernemental a été déployée pour aider le PSUV”. Vraiment ? Par le passé, le Carter Centre a exprimé sa préoccupation au sujet du mauvais usage des ressources de l’État lors des élections, et, de nouveau, des rapports sur le mauvais usage de biens gouvernementaux ont surgi le 8 décembre. Pourtant le degré de ce “mauvais usage” n’est pas clair (les observateurs internationaux n’ont pas noté de fraude). L’idéal serait que The Economist cite quelque témoignage lorsqu’il affime que “la totalité de l’appareil” a été déployé (les refroidisseurs d’eau dans les bureaux du gouvernement ont-ils également enrôlés ?). 

   Sans preuves à l’appui, il semble que The Economist exagère juste un petit peu. Pire encore est le péché par omission. Capriles aura fait campagne dans 117 municipalités de 21 états à l’approche des élections. Au cours de 2013 ses escapades internationales (par exemple à Santiago, pour se réunir avec Jovino Novoa, ex-secrétaire de gouvernement de Pinochet) ont commencé à agacer certains des habitants de l’État de Miranda pour qui il est censé travailler en tant que gouverneur élu. Mais le magazine ne semble pas très concerné par l’hypothèse que Capriles délaisse ses obligations de gouverneur. L’idée que les deux camps puissent avoir des comptes à rendre ne semble pas explorée très souvent par ce magazine.

   Le leader de la droite vénézuélienne Henrique Capriles Radonski (à gauche) réuni à Santiago le 19 juillet 2013 avec Jovino Novoa, sous-secrétaire de gouvernement de Pinochet. Capriles Radonski est impliqué dans la violence et les assassinats de militants bolivariens le 15 avril 2013 et dans le coup d’État meurtrier contre le président Chavez en avril 2002. 

   Au paragraphe suivant, The Economist nous resort le refrain usé de la destruction de l’économie du Venezuela à cause des “politiques populistes de Chavez qui ont plongé le pays dans le chaos”, l’entraînant vers une “spirale d’inflation”. De nouveau cela n’a tout simplement pas de sens. Même si l’inflation a connu une hausse cette année(causée notamment par la guerre spéculative du secteur privé), en général l’inflation a été plus basse sous Chavezque sous les présidences précédentes. Selon le FMI, pourtant peu suspect de “chavisme”, l’inflation tournait autour de 90 % sous la social-démocratie de Carlos Andrés Pérez et autour de 25 % pendant la révolution bolivarienne. Et plutôt que de me croire simplement sur parole, prenez votre calculette et comparez l’indice de l’inflation vénézuélienne avant et après l’élection de Chavez. Étonnant, non ? Le FMI dit qu’elle a baissé mais The Economistdit qu’elle a augmenté.

   The Economist termine son article en demandant si les Vénézuéliens "accepteront docilement une forte baisse de leur niveau de vie"… sauf que la question est purement hypothétique. Selon la CEPAL (ONU), rien que durant l’année dernière, la pauvreté a chuté de 19%. Les salaires continuent à augmenter, la croissance se maintient et le chômage poursuit sa chute (6,6 % en novembre 2013). Le gouvernement dispose de réserves monétaires suffisantes pour amplifier les politiques sociales (Voir "l’apocalypse tant espérée n’aura pas lieu") (...)

   (...) Parmi les préoccupations de The Economist pour de fictives dégradations du niveau de vie ou débâcles générales de l’économie, une autre perle s’est glissée dans “l’analyse” : “Quand Mr Capriles a remis en cause les résultats de l’élection d’avril, le Centre National Électoral et la Cour Suprême ont refusé d’examiner ses preuves”. (...)

   (...) Lorsqu’elle a annoncé la décision de la Cour Suprême de rejeter la demande d’annulation du scrutin par la droite, la Magistrate Gladys Gutierrez a déclaré que Capriles n’avait pas présenté de “preuves suffisantes” à l’appui de ses dénonciations d’une victoire frauduleuse de Maduro, ajoutant que le dossier de l’opposition était tellement léger qu’il “dépréciait le débat démocratique”.

   Le malheur pour The Economist, c’est que lorsqu’on détecte l’origine de ses opinions, on comprend aisément pourquoi les faits ne comptent pas à ses yeux. L’analyse du magazine ressemble en réalité à la copie de l’écolier qui a oublié d’étudier la veille au soir et remet un plagiat de son voisin de pupitre, fautes y comprises. Les réponses fournies par The Economist sont extraordinairement semblables à celles de Capriles. Sa récente interview à l’Universal égrène les points qui résument exactement la position de The Economist. Avec tant d’exactitude que ces phrases de Capriles m’ont été très utiles pour ordonner mes notes et rédiger les intertitres de cet article. Voici quelques échantillons de ses propos :

“Nous avons un pays divisé, aucun n’a obtenu 50%…”

“Je crois que le message d’un possible changement n’a pas été compris par la population … si j’avais réussi cela, alors nous aurions aujourd’hui un pays repeint en bleu (couleur de la droite, NdT).”

“Le gouvernement est un tricheur qui joue salement, il ne respecte pas les lois…”

“Le Centre National Électoral et la Cour Suprême sont des tricheurs, tout est contre nous …»

Source : Venezuelanalysis.com



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(La Crise était loin d'être terminée... 
Batgirl pouvait en témoigner)



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Luc Desle

mercredi 8 janvier 2014

"Je demandai à l'orage de cesser de gronder". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE BONHEUR N'A PAS DE SAISONS)

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(Une de ces deux soeurs venait de sortir de l'asile.
Sauriez-vous dire laquelle?)


COCOROSIE
MODZIK MAGAZINE

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(Membres de la CIA travaillant incognito
pour la présidence Colombienne)



Uribe a été aidé par la CIA
pour combattre les Farc

   L'ex-président très controversé Alvaro Uribe (2002-2010) a confirmé avoir été aidé par la CIA pour "localiser les chefs guérilleros" abattus par l'armée sous son gouvernement, rapporte El Tiempo. Il a fait cette déclaration sur son compte Twitter, suite à un long article du Washington Post qui révèle que l'organisme américain a consacré un fond secret de près de 9 milliards de dollars dès les années 2000 dans un programme destiné à éliminer les dirigeants guérilleros en Colombie, notamment en fournissant des bombes télédirigées. 

   Uribe précise toutefois que les opérations militaires contre les dirigeants des Farc se sont faites "avec des hommes et des équipements [colombiens]". D'après le Washington Post, les Etats-Unis avaient installé une unité d'espionnage dans l'ambassade américaine à Bogotá, qui suivait les déplacements des rebelles grâce à des images satellites. Les informations recueillies étaient ensuite transmises aux autorités colombiennes. 

   L'opération la plus spectaculaire et la plus polémique avait été un bombardement en territoire équatorien effectué par l'armée colombienne qui avait coûté la vie au numéro 2 des FARC, Raúl Reyes, en mars 2008.

   Après la publication de ces informations, le président de l'Equateur, Rafael Correa, a qualifié ces faits de "gravissimes" et a mis en garde contre la possibilité que "derrière ces révélations peuvent se cacher des intérêts contraires au processus de paix que négocient les Farc et le gouvernement colombien à La Havane, depuis plus d'un an", explique El Tiempo.


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(Cette jeune femme, chaude comme la braise,
était une amie des plus dangereuses pour
ce benêt de Bonhomme de neige)



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Benoît Barvin

mardi 14 février 2012

"Sensible aux flatteries, le Comte Dracula buvait alors du petit lait... ce qui le rendait affreusement malade". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".


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Pensées pour nous-mêmes:

(EN T’ÉVEILLANT, LAISSE TES RÊVES ENLACER LA RÉALITÉ)

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"Alors, Maman, ton nouveau métier d'espionne te plaît?
- Qui parle d'espionner, petits brigands?
Je surveille, un point c'est tout"

Quand Nestlé faisait espionner Attac
Arnaud Crevoisier 
et Yanik Sansonnens 

   (...) Les faits remontent à l’automne 2003. Sous le pseudonyme de Sara Meylan, une employée de Securitas rejoint la section d’Attac Vaud, alors en pleine préparation du livre Attac contre l’empire Nestlé. Ayant gagné la confiance du groupe, elle participe à plusieurs réunions, où elle a accès à des documents confidentiels. Elle livre à Nestlé des comptes-rendus détaillés des discussions. (c'est vilain, ça, de rapporter et... Ah bon, c'est votre boulot? Mille excuses...) Ses rapports mentionnent également des détails sur la vie privée des auteurs. Elle rédigera même un chapitre du livre en préparation. Peu après la révélation des faits, en 2008, une deuxième « taupe » de l’entreprise de sécurité sera confondue. Barbara Rimml, l’une des auteurs d’"Attac contre l’empire Nestlé", rappelle qu’« une plainte a été déposée il y a trois ans. Tout a pris beaucoup de temps et j’espère que la justice fera son travail » (humour?).
   Après les révélations de la Télévision suisse romande (TSR), à l’été 2008, une plainte avait été déposée au pénal. En juillet 2009, la procédure s’est conclue par un non-lieu. Le juge a en effet estimé que la seule infraction susceptible d’être poursuivie, à savoir une contravention à la loi fédérale sur la protection des données, était prescrite au bout de trois ans. Il n’a tenu compte que de la première espionne, qui a agi entre l’automne 2003 et l’été 2004, et n’a pas pris en considération la seconde «taupe», débusquée par Attac en septembre 2008 (pas de chance, vraiment...).
   Cette affaire représente-t-elle un cas isolé ou d’autres scandales couvent-ils ? Après le «Nestlégate», une autre infiltration d’un agent de Securitas avait déjà été révélée: à Lausanne, une jeune femme avait espionné durant plusieurs années le Groupe Anti-Répression (GAR), toujours pour le compte de Nestlé. (...)

Lire la suite sur:


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"Si Lance est mon cousin?
Pfff... Ce n'est que la millième fois
que vous, les Frenchies, 
vous me la faites, celle-là..."
Armstrong à Contador : 
"Dear Alberto, tu as tant à apprendre"
(notamment que t'es pas z'américain,
donc intouchable?)

(...) Dear Alberto,

   J'ai appris pour ta suspension, la perte de ton Tour de France, du Tour d'Italie, etc... Tu m'excuseras, mais je me suis marré. T'avoueras que ça ne manque pas de sel. Vendredi, la justice américaine me laisse tranquille et trois jours plus tard, tu prends deux ans ! (selon que vous serez Etats-Unien ou n'Européen...)
   Tu as beaucoup à apprendre, Alberto. (...)
   Ce n'est pas qu'une question de malchance. J'ai contre moi plusieurs contrôles positifs, des tas de témoignages, et tu vois, je n'ai jamais été suspendu. On ne m'a pas retiré UN seul Tour de France, UNE seule course, UNE seule médaille. (jusqu'à présent...)
   Chez moi, je suis un héros (tricheur... mais américain). Toi ? Un contrôle positif pour un produit bas de gamme, qu'aucun autre laboratoire n'aurait détecté, et tu prends deux ans.
   Tu t'es forcément trompé quelque part.
   J'ai envie de t'aider un peu. J'aime les mecs malins, tu l'es au fond. Mais tu n'as rien compris de la manière dont marchait le vélo, encore moins la justice sportive.
   Première chose : ton contrôle. T'as merdé à un moment, que tu aies pris du clenbutérol – mais pourquoi, franchement, avec les merveilles qu'on a de nos jours ! – ou non. Tu le sais sans doute comme moi : pour passer entre les mailles du filet, il faut de la rigueur, du professionnalisme et un grand sens de la mesure. Comme à l'entraînement.
   Tu n'as pas lu le bouquin de Philippe Gaumont ? C'était pas un Goncourt, je te l'accorde mais c'est quand même un expert qui livre ses petits secrets. Je te l'envoie, tu vas avoir le temps de lire maintenant.(...)
Suite sur:
http://tempsreel.nouvelobs.com/sport/20120206.OBS0713/armstrong-a-contador-dear-alberto-tu-as-tant-a-apprendre.html


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"Si j'suis chuté à cause d'la dope?
Non, pas... Hips... Pas du tout!
Ca n'a rien... Hips! Rien à voir"

lepoetedupmu.fr


   (...) Philippe Gaumont (né le 22 février 1973 à Amiens) est un ancien coureur cycliste français. Médaillé de bronze au contre la montre par équipe aux JO de Barcelone (1992), il passe professionnel en 1994 dans l'équipe Castorama. Il rejoint l'équipe Gan en 1996 puis Cofidis en 1997. A son palmarès, figurent un Gand-Wevelgem en 1997, une victoire aux Quatre jours de Dunkerque (1996) et un Tour de l'Oise (1996). Contrôlé positif aux produits dopants à plusieurs reprises (1996, 1998, 1999), il est épinglé dans l'affaire Cofidis en 2004. En 2005, il publie "Prisonnier du dopage" aux Editions Grasset. Il y raconte son expérience du dopage. D'après lui, 95% du peloton professionnel est dopé. Parmi les exceptions notables, il cite David Moncoutié

Son livre "Prisonnier du dopage"

   (...) Suite à sa mise en examen, dans l'affaire Cofidis, il révèle devant le juge tous les travers du cyclisme auxquels il a assisté ou participé (principalement le dopage, l'importance des médecins dans une équipe, les victoires achetées). Il rédige alors le livre Prisonnier du dopage, dans lequel il décrit la médicalisation de ce sport. Il affirme que les coureurs actuels peuvent toujours procéder avec des cures d'EPO, à condition d'arrêter la prise une semaine avant la compétition. Il décrit l'utilisation courante de produits qu'il a lui même régulièrement utilisés, tels les hormones de croissance, lescorticoïdes, les anabolisants, la testostérone, l'EPO, les amphétamines... Il précise que son témoignage ne représente pas un cas particulier parmi les cyclistes mais la normalité, et qu'au contraire les coureurs qui ne respectent pas la loi de l'omerta ou qui sont propres et qui le clament trop fort (tel Christophe Bassons) se font vite sortir du cyclisme par le peloton. (...) 

***
"Bon, je crois que vous avez besoin
d'un cours de pédagogie
pour mieux comprendre
comment les States fonctionnent..."
Noyade dans l’hypocrisie: 
guerre au delà des frontières 
et austérité en-deçà
 Dr. Paul Craig Roberts

   (...) Le gouvernement américain est si prétentieux qu’il est devenu une caricature d’hypocrisie. Leon Panetta, un ancien membre du congrès qu’Obama a nommé directeur de la CIA et maintenant chef du Pentagone, vient juste de dire aux marins à bord du porte-avions USS Enterprise, que les Etats-Unis maintiennent une flotte de 11 porte-avions afin de projeter une puissance maritime contre l’Iran et de convaincre l’Iran que “cela est mieux pour eux d’essayer de négocier avec nous par la diplomatie” ( “it’s better for them to try to deal with us through diplomacy.” 

) (...)

   (...) S’il faut 11 porte-avions pour gérer l’Iran, combien Panetta projette t’il d’en avoir pour contrer la Russie et la Chine ? (Ben... 22?) Mais pour en venir au point plus important, l’Iran a essayé de “négocier au moyen de la diplomatie”. La réponse de Washington n’a été que menaces de guerre et d’attaques militaires, accusations infondées et irresponsables (selon les)que(lles) l’Iran essaie de construire une arme nucléaire, (en y ajoutant) sanctions et embargo pétrolier. Les accusations de Washington font écho à celles d’Israël et sont en contradictions avec ses propres agences de renseignement et l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA). Pourquoi Washington ne répond-elle pas à l’Iran de manière civilisée, avec diplomatie ? (parce que...) Réellement, lequel de ces deux pays est la plus grande menace pour la paix ? (...)
Suite sur:

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Luc Desle