Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 9 février 2015

"Il fumait des Gitanes sans filtre puisqu'elles n'en avaient pas". Jacques Damboise in "Evidences, vous avez dit évidences?".

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Pensées pour nous-mêmes:

(QUE LA MORT TE SOIT DOUCE
COMME LA PLUME SUR LA
CARESSE DU VENT)

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(Toutes les nuits, Mickey rêvait
qu'il était puni pour sa gourmandise)


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"Tu lis un livre de qui, mon Chéri?
- D'un certain Alexandre Dumas...
- Et c'est comment?
- Pas mal... Pas mal du tout..."



   Alexandre Dumas, né le 24 juillet 1802 et mort le 5 décembre 1870, est l’un des écrivains majeurs de la langue française, aux œuvres fameuses tels que Les Trois Mousquetaires, La Reine Margot ou Le Comte de Monte-Cristo. Auteur prolifique, populaire, figure de proue des Romantiques, le flambeau littéraire familial a été poursuivi par Alexandre Dumas fils qui écrivit notamment La Dame aux Camélias. 

   Quelques jours avant sa disparition, le fils rend un ultime hommage dans cette lettre à cette gloire de la littérature française. Témoignage poignant d’un fils au chevet de son père…
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"22 novembre 1870

   C'est moi qui ai reçu votre lettre et votre article, mon cher Asseline. Vous avez raison, les cerveaux comme celui-là ne tombent pas en enfance ; ils ne reviennent pas en arrière, ils vont en avant, et quand ils se taisent ou parlent un langage que l'on ne comprend plus, c'est qu'ils contemplent l'infini dont ils ont été une des molécules, pour ainsi dire, et qu'ils conversent avec lui. Pour un étranger, en effet, mon père, à un certain moment, eût pu paraître frappé de paralysie intellectuelle, mais non pour moi qui ai connu et suivi depuis vingt-cinq ans les habitudes de cette organisation exceptionnelle.

   J'ai vu aussi Mme Sand dans cet état. Elle s'endormait tout à coup pendant vingt heures, trente heures, se laissant tomber n'importe où elle se trouvait, rêvant tout haut, balbutiant des paroles incohérentes, n'ayant plus besoin de rien que de sommeil, mais d'un sommeil équivalant à la fatigue résultant d'un trop grand effort de l'esprit ; puis peu à peu elle rouvrait les yeux, elle ne se réveillait pas, ce n'est pas le mot, elle renaissait, elle refaisait connaissance avec les choses extérieures et marchait pendant deux ou trois jours dans son jardin, sans dire une parole, et comme à la recherche d'elle-même. Enfin elle se retrouvait ; et rentrée en possession de son individualité, elle la remettait dans son mouvement ordinaire.

   Dans le commencement de ces phénomènes bizarres, on croyait à une paralysie imminente, et l'on était tout étonné, après ces interruptions momentanées, de lui voir écrire Le Marquis de Villemer ou Mlle de la Quintinie, car il y a de cela dix ou douze ans. Ce sont tout bonnement les repos forcés de ces forçats volontaires. Ils se croyent [sic] invulnérables et la nature qui leur a permis quelques exceptions surhumaines, les rappelle cependant à la règle de temps en temps ; et pour qu'ils n'oublient pas qu'ils ne sont que des hommes, elle les réduit pendant quelques heures ou quelques mois à l'état d'animaux, c'est-à-dire au sommeil et à la vie purement végétative. Le bœuf fatigué, épuisé, se laisse tomber sur son sillon, procumbit humi bos - et il regarde autour de lui jusqu'à ce que les forces lui reviennent. C'est ce qui est arrivé à mon père. Un jour la plume lui est tombée des mains, et il s'est mis à dormir.

   Il venait de faire un voyage fatiguant et de se livrer à un travail excessif. Je l'ai amené chez moi à la campagne, au bord de la mer, et je lui ai collé la bouche au sein de cette grande nature qui avait tant fait pour lui et qui seule pouvait le refaire. Le contact a été rude, les secousses ont été inquiétantes. Elle résistait plus que lui ; enfin ils ont fini par se reconnaître, par s'entendre, par se sourire. Il lui a fait toutes ses excuses et toutes les promesses qu'elle exigeait, et elle lui a rendu en échange sinon toutes ses vigueurs d'autrefois, du moins sa bonne humeur, son esprit et sa sérénité des meilleurs temps. Seulement comme il n'a jamais su faire les choses à demi, il se trouve si bien de ce repos, de cette contemplation, de cette vie intime de la famille, harmonieuse et apaisante, qu'il n'avait jamais eu le temps même d'entrevoir, au milieu de ses immenses travaux, qu'il ne veut plus en sortir. Il jouit doucement de se sentir libéré, gracié. Tous les soucis, toutes les excitations, tous les énervements de sa vie fiévreuse sont le soleil et le grand air. Il s'y mêle quelquefois un peu trop de vent, mais il l'a toujours aimé, et comme il me le disait hier : « J'aime le vent parce qu'il m'empêche de penser. » L'appétit est bon et régulier, le sommeil devenu plus court est plus réparateur, mais, le soir venu, il s'y replonge avec délices. Supposez un homme prenant un bain à même les éléments, voilà son état.

   Je lui ai lu votre article en passant le commencement, parce que nous lui cachons toute allusion à la maladie dont on l'a accusé ; il en a été très touché et nous a entretenus de cette époque de sa vie comme il l'eût fait il y a dix ans. Quand pour conclure, je lui ai dit : « Eh bien, veux-tu te remettre à travailler ? », il m'a répondu en secouant la tête avec ce sourire que vous lui connaissez : « Il n'y a pas de danger qu'on m'y reprenne, je suis trop bien comme ça. » Il a ajouté : « Dis à Asseline que si jamais je reprends la plume, ce sera pour lui écrire, mais qu'il n'y compte pas trop. » Sur quoi il s'est remis à jouer aux dominos avec mes enfants qu'il adore. Il en a pris son parti, il est retiré. Il n'aspire plus qu'au repos. Il l'a bien gagné, entre nous […].

   J'ai résolu, grâce à cette raison dont vous voulez bien faire le contre-poids de mon cœur, de ne pas entretenir le public de mon père. On ne sait jamais, quand on est le fils d'un pareil homme, comment il faut parler de lui en public. On est toujours dans le trop ou dans le trop peu. Ces choses-là regardent les amis, l'histoire et la postérité. Les enfants ne doivent intervenir que pour remercier les sympathies et rectifier les erreurs. Je n'ai que l'une des deux choses à faire avec vous, la première ; et je la fais de toute la force de nos bons souvenirs et de notre vieille amitié.

   A. Dumas fils.

   Puys, 23 novembre 1870."


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Benoît Barvin

samedi 27 septembre 2014

"Ce poitrinaire aurait aimé avoir une épouse à forte poitrine". Jacques Damboise in "Pensées décervelées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOIS L'INTELLIGENCE
DE TON MONDE)

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"Bon Sang! Le retour de l'ancien Résident...
Quel cauchemar..."



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(Migrant touché/coulé)



BABA


Naufrages en Méditerranée :
le système de sauvetage en bout de course


   (...) Sur 500 passagers, neuf auraient survécu au naufrage. Deux d’entre eux, des Palestiniens de Gaza repêchés par un porte-conteneur italien, ont témoigné auprès de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), apportant un début d’explication sur le drame.

   Leur bateau est parti de Damiette (Egypte), le 6 septembre, à destination de Malte. A bord, des Soudanais, Syriens, Egyptiens et d’autres qui cherchaient à fuir leur pays pour l’Europe. Les passeurs les ont fait changer plusieurs fois d’embarcation avant de se heurter à un refus des migrants, qui craignaient pour leur sécurité à bord du dernier bateau proposé. Alors, les passeurs les auraient délibérément coulés.

   D’après l’OIM, si ces informations sont confirmées, il s’agirait d’un « homicide de masse » et « du naufrage le plus grave de ces dernières années ». Encore plus meurtrier que celui qui a coûté la vie à 366 personnes près de Lampedusa, en octobre 2013. Les autorités italiennes ont ouvert une enquête. Dimanche, un autre bateau a coulé avec 200 passagers à bord au large de Tripoli. La marine libyenne a sauvé 36 personnes. (...)

   (...) Pour les migrants venus d’Afrique et du Proche-Orient, la Méditerranée est l’une des routes les plus meurtrières du monde. 130 000 d’entre eux ont réussi à atteindre les côtes européennes depuis le début de l’année pour demander l’asile, d’après les chiffres du Haut Commissariat aux réfugiés, soit deux fois plus qu’en 2013. Mais 2 900 seraient morts sur le trajet. Quatre fois plus que l’année précédente.

   Les bateaux de migrants cherchent la discrétion. Ils ne sont donc pas équipés de matériel radar donnant leur position, comme les navires « réguliers ». Pour autant, ils ne sont pas invisibles pour les bâtiments militaires et civils circulant en Méditerranée.

   « C’est un espace assez petit et l’une des zones les plus balisées du monde, peu de bateaux peuvent échapper à toute surveillance », rappelle Claire Rodier, juriste au Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti). Plusieurs organisations, dont la sienne, se sont d’ailleurs fondées sur cet argument pour appuyer la plainte déposée par les survivants d’un naufrage, en 2011, pour « non-assistance à personne en danger ». Elle mettait notamment en cause la Marine française, qui dément avoir repéré l’embarcation. (...) 

   (...) En cas de détresse, les règles de navigation imposent à tout navire d’intervenir, dans la mesure de ses moyens : son équipage peut porter secours lui-même (cela arrive régulièrement) ou avertir les autorités compétentes. S’ils ne le font pas, estime Claire Rodier, « c’est qu’ils choisissent de ne pas s’embêter avec ça, parce que ça leur ferait perdre du temps ou les obligerait à se dérouter ». Dans le cas du dernier naufrage, aucun élément sur les navires à proximité n’a été rendu public pour l’instant. (...)

   (...) Le trajet qui va de l’Egypte à Malte « n’est pas le plus courant », explique Claire Rodier. La route libyenne, vers les côtes de l’Italie, est plus fréquentée, d’où les crispations autour de Lampedusa. Ce bateau est peut-être passé suffisamment loin des eaux territoriales italiennes pour que les autorités de ce pays ne le repèrent pas.

   Depuis octobre 2013 et le naufrage de Lampedusa, l’Italie est devenu le « gendarme » de la Méditerranée concernant les opérations de sauvetage de migrants. Dans le cadre de l’opération Mare Nostrum, elle a renforcé ses patrouilles dans ses eaux territoriales et légèrement au-delà. L’Italie demande régulièrement à l’Union européenne de prendre le relais, menaçant même de laisser tomber. En théorie, elle a eu gain de cause. La Commission européenne a annoncé fin août que l’opération Frontex Plus serait mise en route d’ici le mois de novembre.

   « Frontex Plus aura un périmètre plus restreint que Mare Nostrum, a averti la commissaire européenne Cecilia Malmström, et son succès reposera sur la contribution supplémentaire des Etats membres, compte tenu des ressources limitées de Frontex. » Vu ces réserves, l’Italie, qui espérait se désengager progressivement, pourrait être obligée de poursuivre Mare Nostrum, qui lui coûte 9 millions d’euros par mois. (...)

   Ne vous attendez pas à croiser des bateaux labellisés Frontex en Méditerranée. L’agence se contente de coordonner la participation des Etats européens, qui lui « prêtent » ses équipages. Si l’Italie prend ses distances, la France, Malte, l’Espagne, la Grèce ou d’autres devraient s’impliquer davantage. Mais rien n’est tout à fait calé, malgré la satisfaction affichée des ministres de l’Intérieur français et italien.

   Frontex a pour mission de « repousser » les bateaux clandestins pour les empêcher d’accoster sur les côtes européennes. De protéger les Etats-membres, pas les migrants. Dans ces opérations conjointes, la frontière entre secours et lutte contre l’immigration illégale est floue. Ce qui pose régulièrement problème, comme le rappelle Vox : « Les survivants d’un naufrage survenu en 2013 affirment qu’ils ont vu de nombreux hélicoptères les survoler, sans que personne ne leur vienne en aide jusqu’à ce que des pêcheurs italiens les retrouvent, cinq heures après que le bateau a coulé.

   Onze survivants ont été secourus – aucun d’entre eux par Frontex. (Deux par un cargo privé, neuf autres par des bateaux grec et sicilien.) Les autres sont portés disparus.» Cette année, une enquête journalistique internationale – les « Migrant files » – a montré que 23 000 personnes sont mortes entre 2000 et 2013, en tentant de rejoindre l’Europe. Ce chiffre ne cesse d’augmenter.


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(L'Hôtesse de l'air qui attirait les éclairs
fut définitivement rayée du personnel navigant)



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Benoît Barvin

jeudi 28 août 2014

"La collusion avec mon colocataire était collante". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MENSONGE
N'EST PAS UNE VÉRITÉ DEGUISÉE)

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"Hé, Papa, attends-moi!
Je ne suis pas encore monté
dans la voiture... PAPA!!!"


sail0rmoonlight reblogged this from mewringo

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"Et allez! Bis repetita placent...
- Tu m'insultes, c'est ça?"


muhammad-ali-vs-superman


«Avec Obama, les Noirs 
ont cru que ça allait s’améliorer»


INTERVIEW
Thomas Sugrue, 
professeur d’histoire et de sociologie 
à l’université de Pennsylvanie

   / Ferguson est-il un cas isolé ou reflète-t-il des tensions raciales plus générales aux Etats-Unis ?

   - Ce qui se passe à Ferguson fait écho à des tensions anciennes, qui se sont déjà vues en d’autres endroits, comme en Floride après la mort de Trayvon Martin. L’émoi que l’on voit à Ferguson est le produit de quarante ans d’investissements dans le traitement policier et judiciaire, plutôt que social, des inégalités raciales. Les Afro-Américains sont beaucoup plus souvent contrôlés, arrêtés, poursuivis et emprisonnés que les Blancs. Le phénomène est si courant qu’il a engendré l’expression«Driving While Black» (littéralement «conduite en état de négritude»), exprimant le fait que les conducteurs noirs ont beaucoup plus de probabilité que les Blancs d’être arrêtés et poursuivis pour infraction routière. Souvent, les policiers profitent des contrôles routiers pour fouiller leurs voitures et voir s’ils ne transportent pas de drogue ou d’autres produits interdits. Dans des villes comme Ferguson, c’est aussi une source majeure de revenus pour les policiers locaux qui encaissent les amendes. Cela nourrit bien sûr beaucoup de ressentiments.

   / Cela aurait empiré ces dernières années ?

   - Le changement le plus dramatique, c’est la militarisation de la police. Cela a débuté dans les années 60 avec les émeutes urbaines, mais cela s’est dramatiquement aggravé après les attentats du 11 septembre 2001. Dans une petite ville de banlieue comme Ferguson, on a pu voir que la police locale était équipée comme une véritable petite armée!

   / L’élection d’Obama n’a donc pas apaisé les tensions raciales aux Etats-Unis ?

   - L’élection d’Obama a conduit beaucoup de gens à croire que l’Amérique avait surmonté sa longue histoire d’inégalités raciales. Avec un Noir à la Maison Blanche, beaucoup ont pensé que le problème était réglé. Les Blancs sont moins prêts à reconnaître le problème. Et les Noirs ont cru que leur situation allait s’améliorer : il y a aujourd’hui un gouffre entre leurs attentes et les inégalités qui perdurent, c’est ce gouffre qui nourrit la colère. Ferguson et Saint-Louis sont deux parfaits exemples de villes encore profondément «ségréguées». Les Noirs sont partis vivre dans ce que j’appelle les «banlieues de seconde main» : les maisons n’y sont plus en très bon état, les Blancs les quittent et les Noirs s’y installent. Il y a beaucoup d’autres Ferguson aux Etats-Unis, où Noirs et Blancs vivent dans des quartiers encore séparés. Il y a bien un mouvement d’intégration, mais il est extrêmement lent. Les changements ne se font qu’aux marges.

   / Barack Obama aurait-il pu faire plus ?

   - Sa réaction à Ferguson a été typique : il a appelé à la paix, au respect et au rassemblement. Il reprend sa rhétorique bien connue de réconciliation des races. Il aurait pu faire plus, en allant lui-même à Ferguson ou à Saint-Louis s’adresser à toutes les communautés rassemblées pour l’occasion. Mais chaque fois qu’il aborde ce sujet racial, il déclenche des controverses.

   Ses détracteurs de droite l’accusent aussitôt d’être lui-même raciste… ce qui l’amène à être extrêmement prudent. Ceci dit, il a aussi demandé une enquête approfondie à son ministre de la Justice, Eric Holder, qui a plus de crédit parmi les militants des droits civiques.

   / Certains militants noirs accusent même Barack Obama d’avoir aggravé le problème en faisant croire que l’Amérique serait maintenant post-raciale…

   - Le fait est que nous sommes piégés dans cette illusion que les Etats-Unis sont entrés dans une ère post-droits civiques. L’idée est que s’il y a encore des inégalités, c’est le fait d’échecs individuels plutôt que d’injustices systémiques. Alors même que les systèmes éducatif, policier ou bancaire perpétuent toujours ces inégalités. Le taux de chômage des Noirs est encore le double de celui des Blancs.

   Ceci dit, le mouvement de protestation à Ferguson, comme celui qui avait suivi la mort de Trayvon Martin, donne aussi l’espoir que les Afro-Américains expriment maintenant leur mécontentement. A Ferguson, les manifestants sont descendus dans la rue pour s’en prendre aux institutions qui les discriminent, la police et le gouvernement local. On se rapproche des émeutes urbaines des années 60. Il faut écouter ces manifestants.

(1) Editions Fahrenheit, 174 pp., 16 €.


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"Tu peux te pousser? Je voudrais ouvrir ma porte...
- Pourquoi moi? J'étais là avant toi.
- Pas du tout, sale pouf...
- Répète ce que tu as dit, pour voir!"


(C'est ainsi que débuta le combat fratricide entre 
la Tribu des Blondes évaporées et celle des Brunes teigneuses)

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Luc Desle

dimanche 17 août 2014

"Maître de ballet, le Chat Botté choisissait lui-même ses jolies petites souris danseuses". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TA VIE T'APPARTIENT,
PAS CELLE DU MAÎTRE)

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"Alors, Petit Ourson, tu apprends
à nager?
- Blub...Blub...Blub..."


(Source: senpais, via johnmyersart)

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(L'humour de la Mort était d'une grande gaminerie)



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(Le roi de la bouche démesurément ouverte
ne la ferma plus jamais)



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(La fille qui essayait les matelas en faisait
toujours un peu trop)


(Source: weheartit.com, via t-s-k-b)

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Jacques Damboise (et Nadine Estrella)

dimanche 27 juillet 2014

"Ayant l'estomac dans les talons, je portais des chaussons pour ne pas glisser dessus". Jacques Damboise in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(VOIS-TU L’INTÉRIEUR
DU CŒUR DE TON ENNEMI?)

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"Yoyo, Man!
- Heu... Yo... yo..."



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"Comment ça, pas frais?"


mccay

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(La Femme-Girafe est très coquette)


"Oui, et alors? Ca vous dérange?"


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(L'homme-Béton aimait bien
sauter du haut des immeubles
sur les bolides de ses ennemis)



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Nadine Estrella (avec Jacques Damboise)

jeudi 14 novembre 2013

"Ce changeur de monnaie vous refilait des vues de son derrière rebondi". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA PIERRE DANS L'EAU
NE DÉTOURNE PAS LE FLEUVE)

***
Nouveau court récit au long cours (13)

LE LIBÉRÉ 
DU 
CLUB MAD

   Surveillés par les gens du Club, via un système informatique des plus perfectionné, Daniel et Rachel ont fini de se confier.



CHAPITRE 4 

« Le monde monotone et petit, aujourd’hui, 
Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image : 
Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui ! » 

Baudelaire 

   Daniel et Rachel se sont un peu séparés. Elle avait très envie de marcher seule le long de la mer et lui aussi avait besoin d’être en solitude. La plage était déserte, une plage de lendemain de fête comme elle les aime près de Palavas, au matin du premier janvier, quand tout le monde dort encore et qu’elle est là à se croire seule au monde, dans son petit cinéma existentiel. A la différence, qu’ici, l’air est chaud, que cela sent les eucalyptus et le sable salé, qu’elle est en tee-shirt et que, hier, à peine arrivée, elle a rencontré quelqu’un de formidable. 

   Jusqu’à présent, elle avait plus appris par les livres que par les êtres. Il fallait bien que cela change. 

   Tout au bout de la baie, il y a une grande demeure, dans un bois d’oliviers centenaires. Un bulldozer retrace des allées. Des échafaudages grimpent le long de la bâtisse. Peut-être que toute cette baie n’était, dans un temps reculé, qu’une seule et même propriété ? Son esprit échafaude lui aussi. Peut-être y avait-il, plus loin, des maisonnettes de pêcheurs vivant de peu, et heureux d’être là au bord de cette mer placide ? Comme cet homme qui est là sur une avancée rocheuse en train de surveiller sa ligne-alibi. Toute la matinée, il va contempler le paysage et ce sera suffisant. 

   L’homme immobile lui adresse cependant la parole. Combien de fois les touristes doivent-ils le regarder d’un air navré, en gesticulant pour lui faire comprendre qu’ils ne parlent pas le grec ? Mais cette fois, ça marche, il a une touche. Il l’avait deviné rien qu’en la voyant s’approcher et sauter de rocher en rocher, légère comme un criquet. Celle-ci parle sa langue et Rachel est ravie d’entrer en conversation avec ce solitaire contemplatif, revenu des expéditions de pêche pour se poser là, sur ce ponton, pareil à l’oiseau des mers qui a trop voyagé, trop vu et enduré. 

   Il lui fait comprendre pourquoi il est là à faire semblant de pêcher alors que tous ceux de la rade de Dessia savent pertinemment qu’il n’y a plus de poissons dignes de ce nom dans la baie. Il est celui qui veille, qui scrute. Du moins s’en donne-t-il la fonction, et tous les matins il vient là, jusqu’à sentir en lui un soupçon de l’immortalité que l’on confère aux Dieux. Il a, d’ailleurs, du respect pour ces derniers, pour cette mythologie vectrice d’imaginaire. 

   Il s’étonne que Rachel loge au Club. Il la voyait plutôt faisant du camping sauvage ou dans quelque village, chez l’habitant. Surtout qu’elle parle bien le grec ! Elle aurait plus goûté à ce qui reste de la Grèce profonde, non standardisée, en évitant la vie du Village Vacances. Elle en convient, ce n’est pas ce à quoi elle s’attendait. C’est pour cela qu’elle s’échappe à l’extérieur. 

   Lui, en veut à ses compatriotes d’avoir laissé faire, d’avoir vendu leur âme à ces sauvages qui électrisent les jours et les nuits avec leurs vociférations et leurs rythmes de fous. L’hiver dernier quand enfin tout allait redevenir calme, ils n’ont pas arrêté d’aller et venir avec des excavatrices et autres engins de chantier. La baie n’a pas connu de repos et il a idée que les esprits divins qui hibernent dans les profondeurs vont se rebeller. C’est sa croyance de pêcheur grec et il a des preuves pour appuyer ses dires. 

   Il lui demande si elle distingue la falaise, là-bas, près de la presqu’île. Eh bien, elle s’écroule, oui, et plus vite que la normale, et bientôt tout s’effondrera dans la mer, car ils ont touché au domaine d’Hadès, le Dieu des enfers. Ils ont osé pénétrer dans son royaume sans discernement, en violant toutes les règles ancestrales. Ils auraient plutôt intérêt à se méfier mais n’en font qu’à leur tête. 

   Rachel est dans l’expectative. L’homme a l’air plus que censé, avec des illuminations se voulant prémonitoires. Elle ne sait que dire. Troublée, elle bafouille un au revoir. Il lui conseille de ne pas rester au Club, que sa famille se ferait une joie de l’accueillir dans leur petite spiti, la maison que l’on distingue parmi les oliviers, là-bas, au-dessus de la baie. Qu’elle réfléchisse... 

   Elle revient à pas lents vers le Village, se baigne un moment pour se rafraîchir. Les restaurants grecs, en bordure de plage, ont rouvert. Musique traditionnelle en sourdine, bouzouki, sirtaki, et odeur de brochettes. Ce sont les clichés touristiques typiques, mais dans ce lieu et à cette heure, ils sonnent juste, sont à leur place, peut-être justement, parce qu’il n’y a pas de touristes à ce moment-là, et que ceux qui ont mis la cassette nasillarde dans le lecteur, apprécient vraiment dans leurs fibres, ce qu’ils écoutent.

(A Suivre)

***

 "Hooo Mon Diiieeuu...
Nooonnn!
- Ça sera non pour moi aussi,
Mademoiselle la figurante. 
Au suivant!"



***
(Il fallait absolument effacer cette affreuse danse
à la Belle-Mère, exécutée un jour de cuite...)



MULTIMÉDIA
Gérer l'au-delà numérique

 EMMA JACOBS

   (...) Lorsqu'il s'est connecté à Facebook quelques semaines après la mort de sa tante, Paul Golding a reçu un message l'invitant à reprendre contact avec elle. "C'était bizarre", commente-t-il sobrement.

   Il a alors suggéré à ses cousins de fermer son compte Facebook. Mais ils ne connaissaient pas le mot de passe de leur mère et, submergés par le chagrin, se sentaient incapables de s'occuper de ses effets immatériels.

   En réfléchissant à leur problème, M. Golding, qui était consultant en technologies, s'est dit qu'il y avait quelque chose à faire dans le domaine de l'administration de biens numériques. Il y a 18 mois, il a créé Cirrus Legacy avec son frère.

   Ce ne sont plus seulement votre maison, vos actions et vos effets personnels que vous laissez derrière vous à votre mort. Il y a aussi votre compte Twitter et les codes d'accès à vos comptes en banque, et peut-être même votre inscription secrète à un site de paris en lignes, voire à des pages plus osées. Voudriez-vous que votre épouse, votre mère, votre fils ou votre fille tombe dessus ?

   Des agences comme Cirrus s'engagent à gérer les détails de votre succession numérique en consignant vos mots de passe et vos dernières volontés sur qui aura accès à quoi, ainsi qu'à inclure vos instructions dans un testament concernant vos biens immatériels. Un administrateur de biens numériques - un service offert par de plus en plus de notaires - peut vous aider à désigner un exécuteur virtuel, ou plusieurs, pour appliquer vos instructions. (...)

   Ce sont les conséquences de la mort de Justin Ellsworth, un marine américain tué par une bombe sur une route irakienne, qui ont poussé Jesse Davis et Nathan Lustig, deux étudiants de l'Université du Wisconsin, à créer Entrustet en 2008. La famille d'Ellsworth avait dû poursuivre Yahoo devant les tribunaux pour obtenir l'accès aux courriels du défunt, et obtenu gain de cause.

   L'idée derrière la création d'Entrustet était d'éviter aux proches de devoir intenter une action en justice pour pouvoir accéder aux données numériques de leurs défunts, et d'aider les gens à organiser la transmission de leur patrimoine virtuel aussi bien que celle de leurs biens matériels. "Les effets numériques sont des choses bien réelles qui peuvent avoir une valeur sentimentale ou pécuniaire", explique M. Lustig.

   "Neuf fois sur dix, [les mots de passe et les données numériques] sont gravés dans la tête des gens", souligne M. Golding. "Et comme l'homme est fainéant, il est rare qu'il les écrive. Et si par hasard il le faisait, est-ce qu'il les tiendrais à jour ?"

   Certains des clients de M. Lustig étaient ce qu'il appelle des "personnes à haute valeur Internet", des gens qui gardaient "beaucoup de choses sur le Net". Ils se divisaient plus ou moins en deux catégories. La première, c'était les mères d'enfants de moins de quinze ans, qui archivaient toute la vie de leur progéniture sur des supports numériques : "Comme elles avaient peu de photos sur papier, tout ce qui concernait leurs enfants pouvait disparaître avec elles", explique-t-il.

   La deuxième catégorie se composait de membres de professions libérales qui ne partageaient pas leurs données numériques. Cette catégorie s'est fortement étoffée après la mort soudaine d'un directeur d'agence de publicité. Un mois plus tard, le nom de domaine de l'agence devait être renouvelé, or le mot de passe avait disparu avec lui. Cela a donné à M. Lustig l'idée de proposer un service post-mortem autorisant sa compagnie à négocier avec les sociétés informatiques au nom d'un associé ou d'un proche d'un défunt pour toutes les questions liées aux biens numériques de ce dernier. (...)

   L'administration de biens numériques n'est qu'une possibilité parmi d'autres pour ceux qui ont l'esprit d'entreprise. Des sites comme Legacy.com proposent à leurs utilisateurs de rédiger des messages qui seront envoyés après leur décès avec des photos, des vidéos et des enregistrements audio. Des services comme LivesOn et DeadSocialenverront des tweets et actualiseront votre statut Facebook et vos blogs même lorsque vous ne serez plus.

   Evan Carroll et John Romano sont des concepteurs de logiciels installés en Caroline du Nord. Ils dirigent un site nommé TheDigitalBeyond.comet ont publié un livre, Your Digital Afterlife [Votre vie numérique après la mort], qui donne des conseils sur le sujet. "Nous avons créé un blog en 2008 pour informer les consommateurs parce que personne ne s'occupait de la mort numérique ou de la vie numérique après la mort. La question s'était posée à l'époque pour des jeunes gens qui avaient connu une fin prématurée", explique M. Carroll. Mais, ajoute-t-il, cela a changé avec le vieillissement de la génération Internet et l'accroissement de la popularité des médias sociaux auprès des populations plus âgées.

   Cette année, Google a lancé un nouveau service, Inactive Account Manager, qui permet à l'entreprise de savoir ce qu'elle devra faire des biens numériques de ses utilisateurs lorsqu'ils auront disparu ou ne pourront plus utiliser leur compte à cause d'une incapacité physique ou mentale.

   Ce secteur a pris de l'ampleur. L'année dernière SecureSafe, le spécialiste suisse de la sécurité informatique, a acheté Entrustet. Après avoir vendu son entreprise, M. Lustig a fait une pause dans sa vie professionnelle.

   Il dit avoir "sous-estimé à quel point les gens détestent parler de la mort". Il se souvient qu'une avocate spécialisée dans le droit des successions lui a confié un jour que "lorsqu'elle obtient des gens qu'ils rédigent leur testament - des gens qui se préparent effectivement à disparaître -, la plupart refusent de dire : 'Quand je serai mort'. Ils la corrigent et insistent pour qu'elle écrive : 'Si je meurs'."

   Selon M. Lustig, la plupart des personnes qui avaient souscrit aux services d'Entrustet ne consultaient pas particulièrement les sites pornographiques et n'avaient pas non plus d'addiction aux paris. Ils cherchaient plutôt à protéger leurs proches d'éventuels malentendus : "Par exemple, ils ne voulaient pas que leur femme lise les courriels dans lesquels ils se plaignaient d'elle à leur mère", explique-t-il. "Les courriels servent parfois à évacuer les tensions, et il y a des choses que vous ne voulez peut-être pas que votre femme lise après votre mort." (...)

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(Son chapeau était si ridicule,
que cette femme crut bon de prendre le voile)


Zelda Boden circus performer 1910’s

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Luc Desle

samedi 3 août 2013

"Le moins qu'il puisse faire était de faire quelque chose". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOIS UNE FLEUR ODORIFÉRANTE)

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(Une sans-textile Blonde lisant le journal...)


Esquire Girl Calendar March 1957.
Pin-up art by Mike Ludlow


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"Mais ne tirez pas! 
Je ne transporte aucun passager clandestin!"


Un passager clandestin
 tombé d'un vol Air France 
retrouvé mort au Niger

   (...) Un passager clandestin tombé d'un avion en plein vol mercredi a été retrouvé mort à Niamey, capitale du Niger. Cette information, relayée par la BBC Afrique, a été confirmée, avec beaucoup de prudence, par Air France.

   "#bbc-af Niger, un avion d'Air France immobilisé à #Niamey pour avoir largué un corps en plein vol (officiel)— bbcafrique (@bbcafrique) July 25, 2013"

   "Selon les premières informations dont nous disposons, il s'agirait d'un passager clandestin qui se serait caché dans l'avion. Il serait tombé de la trappe du train d'atterissage le 24 juillet", explique un porte-parole d'Air France. "Pour l'instant, nous ne disposons pas d'éléments avérés. L'avion est immobilisé à Niamey, et l'enquête est menée par les autorités locales", poursuit-il.

   Un peu plus tôt, le ministre nigérien de l'Intérieur, Abdou Labo, avait fait état lors d'une conférence de presse d'un corps "vraisemblablement largué" au-dessus de Niamey. Il s'agirait du vol Air France AF547, qui devait relier Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, à Paris-Charles-de-Gaulle, le 24 juillet.

   En septembre 2012, un homme avait été retrouvé mort dans une rue de la banlieue de Londres. Il avait été identifié en avril comme étant un passager clandestin originaire du Mozambique, tombé du train d'atterrissage d'un avion à l'approche de l'aéroport d'Heathrow.

   Même tragédie en France, où le corps disloqué d'un homme, tombé du train d'atterrissage d'un avion, avait été découvert en décembre 2007 à Soisy-sous-Montmorency, dans le Val-d'Oise, près de Roissy. Plus récemment, en avril, un homme a été retrouvé mort à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle dans le train d'atterrissage d'un avion de la compagnie CamAir-Co, en provenance du Cameroun. (...)




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"T'as d'beaux yeux, tu sais...
- Embrassez-moi..."


Lourdes, France
(furoaから)

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Luc Desle