Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 8 août 2013

"Parfois ses idées dérapaient sur ses aigreurs d'estomac". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LES MAÎTRES SONT-ILS
INTERCHANGEABLES?)

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(L'invasion des chats extraterrestres
donnait le tournis)



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"Habiller un homme de petite taille,
atteint d'un problème de couleur
de peau, d'une tenue de clown,
vous ne trouvez pas ça
politiquement incorrect?"


Quand l'art est pris pour cible
Soisic Belin

   (...) Toute controverse est bonne à entendre et celle qui se joue depuis plus d'un mois au Musée du Jeu de Paume est assez significative d'une société en mal être, d'une société affaiblie et craintive.

   Malraux disait "le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas", et bien nous y sommes, au centre de cette tornade. Tout est religieux et quand ça ne l'est pas directement on en vient à déceler les liens qui pourraient faire que ça le soit. Symptômes d'une société susceptible, une société qui veut mettre un visage sur ses peurs. L'art n'est pas que question d'esthétisme, c'est bien plus et on ne peut en douter lorsque l'on se retrouve face au travail de la photographe palestinienne Ahlam Shibli et plus particulièrement face à sa série de 68 clichés intitulée "Death", où elle expose ce qui pourrait s'apparenter à l'apologie du terrorisme : des fantômes ; autrement dit des "martyrs" photographiés, affichés dans les rues mais aussi dans les foyers pour rendre hommage et ne pas les oublier. Il est vrai que le sentiment d'héroïsme qui s'en dégage va à contre sens de l'acte qui en est à l'origine : mourir et tuer pour affirmer son idéologie, pour défendre sa confession est plus qualifiable d'acte néfaste que valeureux.

   Il a fallu au Musée expliquer, notifier, argumenter, pour permettre à cette exposition de se maintenir et pour se rassurer face aux multiples menaces. Certes, il y a un parti pris, certes ces photographies sont subjectives, elles font plus que montrer, elles parlent, elles signifient, mais quoi donc si ce n'est l'éloge du Mal ? Eh bien, peut-être la folie ? Peut-être l'absurdité de la situation ? Comment explique-t-on à un enfant que "tuer c'est mal" lorsque la photo de son oncle en poster géant couvre un pan du mur du salon ? Lorsque l'on vous éduque avec un fantôme pour préserver sa mémoire vive et intacte !

   C'est en cela que l'art est utile, à la réflexion et à l'ouverture d'esprit. Une philosophie que prône depuis de nombreuses années Malek Chebel (anthropologue et philosophe des Religions) et qu'il matérialise désormais dans sa revue NOOR pour un islam des Lumières, un Mook dans la veine actuelle de la "slow information" pour savourer ce que la culture islamique a de beau et de bon à nous offrir, loin des préceptes religieux, la volonté de lier Orient et Occident par la compréhension de l'autre, sans avoir à annuler la religion mais simplement en la replaçant dans le cercle privé, là où elle se doit de rester. (...)



***
"Qu'est-ce que vous faites?
- Je m'imprègne du sujet...
- Pas de trop près, s'il vous plaît..."


"Take Off Your Glasses So I Can See What You Look Like", 
Playboy cartoon illustration, page 64, July 1956 ~ 
ARNOLD KOHN (American, d. 1984)
Tempera on board


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Luc Desle (et Jacques Damboise)

dimanche 10 février 2013

"L'Envie qui fait Pitié, je n'y crois pas beaucoup. Pas plus que la Pitié qui fait envie...". Jacques Damboise in "Je n'y crois pas beaucoup".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE DOIGT DÉSIGNE LA LUNE.
MAIS LA LUNE, QUI DÉSIGNE-T-ELLE?"


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COURTS RÉCITS AU LONG COURS (71)
pcc Benoît Barvin


Haine

   Le pneu était crevé. Je m'en aperçus en contournant le véhicule et en me penchant. L'incision était nette, à ce qu'il me semblait, et la voiture inutilisable. Du moins pour l'instant. Qui avait décidé ainsi de l'immobiliser? De me faire payer le fait d'être "le" nouveau voisin? J'allai chez le cafetier du coin et pris une bière pression. J'avais besoin de réfléchir. Au bout de trois bocks, ma pensée avait enflé, se nourrissant de tous les petits incidents qui avaient émaillé mon emménagement.

   D'abord, j'avais dû faire plusieurs fois le tour du pâté de maison pour trouver un place. Aucun de mes nouveaux condisciples, dans l'immeuble, ne m'avait aidé. Ils n'avaient pas eu non plus la décence de laisser ouverte la porte d'entrée, de sorte que j'avais à chaque fois dû déposer mes cartons, sortir ma clé, l'enfoncer dans un penne qui, d'avoir trop servi, fonctionnait mal. J'avais loué au quatrième étage. Il fallait se farcir 64 marches, au cours desquelles on passait, successivement:

   Devant des maghrébins qui faisaient sans cesse du couscous, ou du mouton, ou je ne sais quoi d'autre; des blacks - une mère et les deux filles - qui laissaient leur porte ouverte et remuaient des fesses sur des rythmes chaloupés et indécents; une famille venue du centre mou de l'Europe - Roumains ou apparentés -, dont les enfants étaient sales et vous jetaient des regards sournois; un Anglais qui vivait en couple avec un Allemand (!), ce qui ne lassa pas de me surprendre...

  Les locataires du petit immeuble étaient bigarrés, pas vraiment non sympathiques, d'ailleurs, mais bruyants, odorants et de culture différente. Dès la première journée, j'en eus ma claque. Mais j'avais une mission et chacun doit bien boire sa coupe jusqu'à la lie, n'est-ce pas, s'il veut progresser? Je collai une croix sur la porte de mon appartement, ce qui attira aussitôt des quolibets. 

   Après l'histoire de la porte d'entrée, le second incident fut à mettre à l'actif des petites crapules ex-yougoslaves qui taguèrent mon crucifix dans la nuit en écrivant, sur un bout de papier, coincé sous la croix, "Il é ou son zizi?". Je n'en tins pas compte, j'avais mieux à faire. Je m'occupai toute la journée sur le site du Parti, en évitant, d'abord, d'écouter les rumeurs d'éclats de voix, de musiques de sauvages, de bruits de casseroles et autres nuisances sonores. Quatre heures plus tard, j'avais pris deux cachets de mon psychotrope habituel et je travaillais avec des écouteurs sur les oreilles.

   C'est le Parti  qui m'avait trouvé l'immeuble. Le chef de section avait souri, derrière sa moustache, et il avait dit: "Tu verras, Compagnon, ça te fera le plus grand bien... Je sens que cette promiscuité va enflammer tes neurones et que tu vas vite grimper dans la hiérarchie". A présent, au bout d'une semaine, face au pneu crevé, et après plein de petits faits en apparence anodins, j'en étais persuadé.

   Le pneu succédait à la serrure de mon appartement qui refusait souvent tout service immédiat, elle aussi (la faute à qui?); aux saluts ironiques des voisins qui voulaient tous m'inviter à manger, chose que je refusais sous les prétextes les plus divers. Je savais qu'on ne fraternise pas avec l'Ennemi. Je restais prudent, souriait quand il le fallait et même, deux ou trois fois, je montai les sacs de la grosse Black, avec répugnance il est vrai, mais ma côte remonta elle aussi instantanément auprès de la population de l'immeuble.

   Je réussis à ne pas trop les côtoyer "physiquement". Quand j'étais enfermé chez moi, je "craquais" le mot de passe de leur box et j'allais piocher tous les renseignements utiles au Parti.  Je me rendais souvent dans le café voisin et écoutais les conversations, en distillant, ici et là, quelques propos rassurants sur un futur qui serait moins anxiogène... Je parlai du pneu crevé, du bruit, des différences "culturelles", et un autre amateur de boissons forte fit écho à mes paroles,  avouant qu'il n'attendait qu'un ordre pour se débarrasser, lui et ses potes, de toutes les "raclures de bidet" étrangères. Mon travail de lobbying portait peu à peu ses fruits. Je crois d'ailleurs que le pneu crevé a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase...

  Le Parti n'utilisait pas encore la violence. Il avait évolué et préférait se servir des "armes" de la technologie. Il m'ordonna donc rapidement de faire plonger mes voisins, un à un, dans différents trafics fictifs, mais qu'il fallait rendre crédibles. C'est, je l'avoue, avec une certaine jubilation que j'accomplis cette tâche. La Black se fit arrêter pour proxénétisme aggravé (elle vendait ses propres filles à des types libidineux); le couple homo fut arrêté car il aimait les petits enfants (ceux qui avaient tagué mon crucifix avouèrent tout); les maghrébins plongèrent en raison d'un trafic de shit (que je réussis à mettre, sous forme de mignons petits sachets, dans les WC), etc .

   On me félicita, une fois que l'immeuble fut enfin débarrassé de ses nuisibles. Il faut dire que la population du quartier m'avait beaucoup aidé, auparavant, en déclenchant plusieurs incendies mystérieux, ou quelques tabassages nocturnes, en suivant rigoureusement mes instructions - et avec des scénarios que j'avais moi-même conçus et qui se révélèrent parfaits. Comme me l'avait prédit mon chef de section, je pris du galon et, après quatre mois de ce travail de fourmi, je fus affecté au service de propagande. Je partis de l'immeuble avec la satisfaction du devoir accompli.

   Je m'arrêtai devant le véhicule dont le pneu avait, en quelque sorte, cristallisé les ressentiments de mes affidés et je souris intérieurement. Bien entendu, j'étais le responsable de ce petit acte de vandalisme et jamais je n'aurais pensé qu'un geste si rapide, si anodin, en apparence, eut autant de superbes conséquences...

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(Lectrice, lecteur: saurez-vous désigner 
le Dieu de l'Amour parmi ces 3 archers qui...
Ah, excusez-moi... On me signale qu'aucun de ces gentlemen 
ne tire sur leurs proies pour les enivrer d'amour 
mais pour les...  QUOI? Mais c'est horrible!
Que fait la Police?"

Bryson Burroughs (American, 1869-1934), The Archers, 1917. 
Oil on canvas, 30 x 30 in. Smithsonian American Art Museum, Washington, D.C


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"Mais, Gontran?! Je ne parlais pas en vrai...
Je ne faisais que vous lire l'extrait
de ce roman cochon... Veuillez remettre 
de l'ordre dans... Hem... votre tenue, je vous prie"

Alan Foster, Cover detail, Colliers, December 1932
awake. with this look on my face.

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"Votre histoire de fou et de plafond ne me fait
pas rire, Monsieur Guignol... Je suis désolée,
mais vous ne serez pas mon nouveau chambellan..."

http://lacriniere.tumblr.com/

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"Alors? Que penses-tu de ma démarche?
- Superbe, vraiment, maîtresse...
Mais, heu... Avec une robe, ce serait mieux..."


Kupka_Money_1899

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Blanche Baptiste (sous influence Damboisienne)

dimanche 20 janvier 2013

"En plein sevrage, l'écrivaine Françoise Sangan sniffait les pages de ses livres". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(CE QUE TU VOIS N'EST PAS FORCEMENT
CE QUI EST)

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COURTS RÉCITS AU LONG COURS(67)
pcc Benoît Barvin


love crime detective 1942

Jeux

   Nous nous étions mariés sur un coup de tête. Nous étions jeunes, plein d'allant, persuadés que l'avenir nous appartenait. Quinze ans plus tard, alors que j'étais devenu commercial et elle laborantine, la fièvre était retombée et une haine tenace - bien qu'insidieuse - me taraudait. J'avais en horreur cette femme à la blondeur écoeurante, aux manies infantiles, à la voix trop haut perchée, aux "idées" dont même un brocanteur n'aurait pas voulu. Je décidai donc de la supprimer car laisser une telle erreur de la Nature en vie, c’était impossible.

   J'achetai de la mort aux rats - chez un dealer qui en possédait avec l'ancienne formule, celle contenant du trioxyde d'arsenic - et en glissai dans sa tisane préférée, attendant avec impatience les gesticulations de son corps, les grimaces de ce visage que j'avais, autrefois - il y avait des siècles - baisé avec passion. Rien ne se passa, pourtant. Elle ne se roula pas par terre, en bavant et en me vouant aux gémonies. Elle resta digne et, bien que j'entendis des bruits suspects qui ressemblaient à des vomissements dans les toilettes, elle en ressortit, certes bien pâle, mais souriante. Elle me fit un clin d'oeil et continua, comme si de rien n'était, sa journée insipide dans ce dimanche mortel.

   Quelque chose avait foiré, mais quoi? Je le sus lorsque je vis le titre du livre qu'elle avait laissé, certainement à mon intention, sur le buffet du salon: "Les anti-poisons". Cette garce devait avoir trouvé le moyen de contrer les effets d'un empoisonnement... Peut-être même avait-elle imité les Anciens en prenant une petite dose quotidienne de toxiques pour se prémunir? Il me fallait tout recommencer.

   Par le biais du même dealer, je pris contact avec un "éradicateur", autrement dit un exécuteur de basses oeuvres. Je lui donnai la moitié de la somme en liquide, le reste viendrait quand il aurait supprimé mon épouse. Je me fabriquai un alibi béton en jouant aux cartes avec des collègues de travail, et j'attendis l'heure prévue pour "découvrir" le corps de ma femme, lardée de coups de couteau.

   Vers les deux heures du matin, il y avait pas mal de monde autour et dans ma demeure. Beaucoup de flics, bien sûr, des gens de la Criminelle qui m'apprirent qu'un type avait voulu pénétrer chez moi pour me voler, certainement. Mon épouse, "dotée d'un sang-froid à toute épreuve", lui avait bondi dessus et, dans la lutte qui s'en était suivie, le suspect avait chuté dans les escaliers et s'était rompu le cou. Je compris tout de suite où elle allait, tous les jeudi, cette femme du Diable: à un cours de self défense, sans aucun doute, cours qui lui avait appris comment lutter efficacement contre un assaillant deux fois plus grand et lourd qu'elle. Je ne pus m'empêcher d'éprouver pour mon épouse un certain respect.

   Une fois les différentes paperasses signées, nous nous retrouvâmes face à face. Ma femme avait des griffures sur le visage et le cou violacé. Je la réconfortai, persuadé qu'elle ne se doutait pas de mon rôle dans l'affaire, puisque c'est elle qui, pour la première fois depuis des années, me déshabilla. Nous fîmes l'amour comme lors de notre rencontre, de sorte que je faillis bien renoncer à mon funeste projet. Mais, au matin, en la découvrant, corps vautré, alangui, blanchâtre, visage terni par une nuit de débauche, je recouvrai mes esprits: il fallait que j'aille jusqu'au bout...

   Par prudence, j'attendis un long mois avant de me décider. C'est au petit matin, alors que j'entrais dans la voiture pour partir au boulot, que je l'appelai. La porte du garage s'était ouverte automatiquement. Le moteur ronronnait. J'avais le pied sur l'accélérateur. Je n'attendais qu'une chose: que sa silhouette surgisse devant le museau du véhicule... Je n'aurais qu'à appuyer brutalement et tout serait dit.

   Elle apparut, son corps nimbé dans la lumière du matin. Je m'exécutai. Un grand choc, la voiture qui poursuit sur quelques mètres, mon coeur est prêt à exploser et... Un cri - ou plutôt un hurlement - se vrilla dans ma cervelle. Dans ma surprise, je lâchai la pédale de l'accélérateur, provoquant l'arrêt instantané du véhicule meurtrier, sur un dernier hoquet. Je sortis, me précipitai vers le corps que j'avais heurté, avec une belle violence, du moins l'espérai-je. Autour de moi, des silhouettes apparaissaient. Les voisins étaient déjà là et...

   En me penchant sur la femme qui gisait, dans une drôle de position, au milieu d'une mare de sang qui s'élargissait tel un drap funèbre, je compris que j'étais cuit. Il s'agissait de notre voisine immédiate. Et, dans la foule des gens qui s’agglutinaient, j'aperçus mon épouse et son téléphone portable, qu'elle agitait à mon intention, avec un sourire sardonique. 

   La garce était certainement en conversation avec la voisine quand je l'avais appelée. Se doutant de mes intentions - comment avais-je pu en douter un seul instant? - elle lui avait donné rendez-vous devant le garage. Et, stupidement, j'avais appuyé sur ce maudit champignon. C'était le crime parfait. A mon encontre. Car il m'était absolument impossible de l'accuser, elle, à moins de révéler mes motivations. J'avais essayé, j'avais perdu, elle ramassait la mise.

   Beau joueur, je lui envoyai un baiser, juste avant que le mari de la victime ne m'envoie son poing dans la figure, lui...

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"T'inquiète, qu'il disait... Ce pont je le ferai
quand ce sera nécessaire... Pour l'instant,
tu peux traverser sans problème... T'as
simplement qu'à t'entraîner..."

Thomas Henri Joseph

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"Chérie, tu sais ce que m'a dit ce crétin d'Alfred?
Chérie? Tu m'écoutes?
- Comme je te vois, mon Amour"

Wingate Paine

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"Oui, je suis une greluche... ET ALORS?
- Heu... Ben rien, Madame... Nous, 
d'abord, on n'a rien dit, vous savez..."

Jean Patchett wearing a gown by Dior, 1953. Photo by Horst P. Horst.
Source: pinterest.com

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(Le costume en peau de boudin et en cloches à fromage
fit un tabac auprès de la gente animale)

CHU CHIN CHOW_Samuels. Photo F. W. Burford 
Source: flickr.com


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Jacques Damboise

dimanche 30 septembre 2012

"C'est dans une ruelle sordide que le flouze et le pèze firent un sort définitif au prétentieux argent". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(MÂCHE AMOUREUSEMENT CHAQUE MINUTE DE TA VIE) 

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COURTS RÉCITS AU LONG COURS(45)
pcc Benoît Barvin


Enfant

   Je devais le garder mais, bien que je connaisse bien ses parents - des amis proches - je n'en avais pas envie. Je n'avais pourtant pas pu me défiler. C'est pourquoi nous étions face à face, moi et... l'Enfant. Un petit blondinet poupin qui aurait pu sembler charmant, si ce n'était qu'il ne souriait pas et qu'il me fixait avec un regard dur. Je cherchai dans ma cervelle fatiguée le mot qui conviendrait le mieux à cette qualité de regard, et je ne trouvai que dur, suivi aussitôt de intense. Une "intensité dure"? Absurde. Ce n'était qu'un môme, après tout, et je ne devais le supporter que quelques heures.

   Nous restâmes un moment silencieux, à nous observer. "Surveiller" serait plus exact, d'ailleurs, car c'est exactement ce que je faisais. Que craignais-je? Un gamin de 6 ans, ça n'est vraiment pas dangereux et... Oh là là, voilà que je commençais à délirer, moi. Ma dose d'alcool quotidienne me manquait. Mais allais-je oser me saisir de la petite fiasque glissée dans ma poche et, d'un coup sec, dévisser le boucher et m'envoyer une lampée? ... Non, cela ne se faisait pas. Je ne pouvais quand même pas l'envoyer se coucher, tout à trac, alors que nous n'avions échangé qu'un vague baiser et, qu'aussitôt, je m'étais senti mal à l'aise...

   Un gosse de 6 ans. Ah il était beau, le videur de boîtes! Avoir la trouille d'un petit niard qui devait encore porter des couches et... Non, pas à cet âge, quand même. Pourquoi cet enfant m'angoissait-il autant? Je n'en savais rien mais il me foutait, maintenant, carrément la trouille. Ses parents, l'un dans l'informatique, l'autre dans l'ingénierie, m'avaient pourtant à la bonne, puisque c'est moi qui les avais fait se rencontrer. La mère - Jenny - avait la blondeur naturelle qui fait craquer tout homme normalement constitué. Il faut dire que ses formes y étaient également pour beaucoup. Quand à Michel, le mari, il trouvait une solution à tous les problèmes et m'avait même prêté de l'argent - que je ne lui avais jamais rendu.

   Le gosse - j'avais oublié son prénom, preuve de mon désintérêt à son égard - était né et la petite famille avait disparu, à mon grand soulagement. J'avais été l'amant de Jenny avant qu'elle rencontre Michel. Quand elle avait été enceinte, je l'avais détestée, autant que son copain, et des pensées de meurtre avaient secoué mon bulbe rachidien. Puis je m'étais calmé et, devenu videur, j'avais fait des rencontres. Agréables, certes, mais toujours les mêmes: des filles soûles, des gamines qu'un type baraqué émouvait instantanément. Mais pas - plus - de grand amour.

   "Tu comprends, le gosse, fis-je intérieurement. Je te hais, en fait, car tu devrais être mon gamin et pas celui de cet empaffé de Michel. Tes parents se sont connus grâce à moi et c'est ton papa chéri qui m'a fait, en quelque sorte, un enfant dans le dos... Si tu savais comme, aujourd'hui encore, je lui en veux. A lui et à Jenny également. Avec moi elle aurait eu... Non, pas une vie aussi classe que celle qu'elle a avec ce gominé qui se la joue futur Prix Nobel. Mais une vie sympa, tu comprends..."

   Je me disais tout ça, tout en fixant le gosse qui, assis sur le fauteuil d'en face, me dévorait du regard. Des yeux bleus, comme ceux de sa mère. Des yeux si intenses... Et c'est alors que j'eus le plus grand choc de ma vie. Car, soudain, j'entendis une voix qui me parlait. Directement dans le cerveau.

   "Une vie sympa, mais fauchée, pauvre tâche, disait la voix. Je comprends tout ce que tu te dis et je suis content que Maman ait trouvé quelqu'un d'autre que toi. T'es qu'un ringard, Mec, si tu veux savoir ce que je pense de toi. Et tu ne mérites pas de poser tes yeux de pourceau sur ma Maman..."

   C'est à peine si j'aperçus le couteau que l'enfant tenait dans la main. J'étais stupéfié par cette télépathie vécue en direct. Une télépathie qui tenait du miracle... ou de la science... ou de la magie, je ne savais plus. La seule chose que je comprenais, c'est que j'allais devoir faire appel à toutes les ressources de mon physique pour lutter contre cette demi-portion qui, maintenant, était debout et s'approchait de moi, couteau brandi, avec une sale expression peinte sur le visage. La même que j'avais vue inscrite sur celui de Jenny, la dernière fois que nous nous étions vus. 

   Et où je l'avais violée... Je compris alors les raisons pour lesquelles elle m'avait appelé, la veille, et pourquoi elle et Michel m'avait laissé seul face à leur moutard. La vengeance est un plat qui se mange froid et qu'on assaisonne de mille manières. 

   Celle-ci était vraiment très originale...

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BIOGRAPHIE du peintre allemand OTTO DIX (1891/1969)


   En 1910 (à 19 ans), Otto Dix intègre l'école d'arts de Dresde. Volontaire dans l'armée allemande lors de la Première Guerre mondiale, il est profondément affecté par cette expérience, comme en témoignent nombre de ses travaux. Il étudie ensuite à l'académie des arts de Dresde, et contribue à l'exposition 'Neue Sachlichkeit' à Berlin, en 1925. Il exprime à travers ses oeuvres sa perception du sexe et du côté sombre de la vie, en particulier la guerre, s'inspirant d'images durement réalistes. Son travail est par ailleurs très critique envers la société contemporaine, à l'instar de celui de William Blake. 
   La montée du nazisme oblige Otto Dix à quitter son poste de professeur à l'Académie, étant considéré comme un artiste dégénéré. Il doit rejoindre la Chambre impériale des beaux-arts s'il veut continuer son travail, limité aux paysages. Il est arrêté puis relâché en 1939 pour complot contre Hitler. De nouveau soldat, cette fois contre son gré, il est capturé par les troupes françaises lors de la Seconde Guerre mondiale. Il ne rentre à Dresde qu'en 1946, où il se consacre à des allégories religieuses et à des oeuvres imprégnées de souffrance, dans un style purement expressionniste. 
   Traumatisé par les deux guerres, Otto Dix s'éteint à Singen en 1969, laissant un lourd témoignage des horreurs humaines derrière lui.

   La peinture de Otto Dix étant particulièrement cruelle, il a semblé à Blanche Baptiste - secondée par Jacques Damboise - qu'il serait bon de passer par le tamis de l'humour pour vous les présenter. Les tableaux choisis conservent leur part émotionnelle, celle d'un homme qui a vécu par deux fois l'horreur mais qui gardait, au fond de sa palette, les couleurs chaudes d'un timide espoir.
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"Je m'interroge... Les agences de notation 
se moquent-elles du Monde?... Mmm..."

Otto Dix (1891-1969)
Femme allongée sur une peau de léopard (Portrait de Vera Simailowa),1927 Huile sur bois. 
Herbert F. Johnson Museum of Art Cornell University Gift of Samuel A. Berger 
© Succession Otto Dix / SODRAC (2010)

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"Donc, moi je suis la Vérité Toute Nue... Et toi?
- Le mensonge tout habillé"

Autoportrait avec modèle nu, 1923 Huile sur toile. Collection particulière 
avec l’aimable concours de Richard Nagy Ltd., Londres
© Succession Otto Dix / SODRAC (2010)

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"Tu sais que tu me fais b..., s... p...!
- Toi, tu sais comment parler aux femmes..."

Matelot et fille (avec cigarette), 1926, ou vers 1923, aquarelle, Otto Dix Stiftung, Vaduz

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(Le hideux chapeau de l'épouse
décida le mari à demander le divorce... qu'il
obtint aussitôt, évidemment, le juge étant
un homme de bon goût.)

Couple au café (1921)
Aquarelle et crayon sur papier (51 x 41)

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"Messieurs les banquiers, voici un nouveau client à plumer...
- Mouaif, il est pas bien gras... Tant pis, on fera avec,
tant qu'y'a du flouze à se faire, y'a de l'espoir"

Nouveau-né sur des mains, 1927

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Blanche Baptiste et Jacques Damboise.

mercredi 15 février 2012

Étrange: "Un corsage sur une Bonne Soeur". Benoît Barvin in "Etrange, vous z'avez dit?"."

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Pensées pour nous-mêmes:

(DANS TA MAIN TU PEUX CONTEMPLER L'UNIVERS)

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Lettres d'inconnus (7)
pcc Benoît Barvin

Très cher vicomte,

J'aimerais tant que vous eussiez raison. 
   
   Hélas! Le temps, vous ne l'ignorez pas, travaille contre l'humaine condition, sciant la branche sur laquelle nous nous tenons, tant bien que mal, tels de malhabiles animaux pensants. Certes, en d'autres temps, les moeurs étant ce qu'elles étaient, on n'eût pas parlé "d'inconduite" ou "d'inconvenance", plutôt de "propos bigarrés" et autre billevesées. Depuis, sous le pont Mirabeau, se sont succédées les eaux d'une Seine qui a charrié de nombreux cadavres, ceux de nos amours défuntes, comme le dit le poète. 

   Votre insistance à vouloir gommer ces dires inconvenants aurait pu trouver sa place dans un univers nettement plus permissif. Au jour d'aujourd'hui, notre société, vous ne l'ignorez pas, n'accepte plus les écarts de langage tels que celui que vous commîtes, hier soir, lors du dîner que je donnai en l'honneur de ma jument Hétaïre. 

   J'eusse pu vous pardonner vos propos injurieux s'ils eussent été prononcés en fin de repas, instant propice où l'esprit, engourdi par l'alcool et la bonne chère, se met à divaguer sans frein. Vos mots blessants ont été émis lors du début de cette collation et vos épithètes ont joué le rôle du picador face à un taureau qui n'en pouvait mais. Hétaïre ne s'est jamais laissé "monter" par tout un "haras", ainsi que vous l'avez prétendu. J'y ai veillé... Je suis trop jaloux de sa croupe à nulle autre pareille pour accepter, dans le sein de ma propre maisonnée, un autre maître étalon que moi-même. 

   Vos sous-entendus ricaneurs ont agi sur moi comme des coups de couteau me lardant le coeur. C'est la raison pour laquelle, très cher vicomte, je vous refuserai désormais l'entrée de mon haras et, par conséquent, celle de la croupe rebondie d'Hétaïre.

Votre dévoué - mais profondément blessé - 
marquis de Lafère Motte.

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   Virgil Finlay (23 juillet 1914-janvier 1971) est un illustrateur américain de magazine de science-fiction, de fantasy et d'horreur.
   Il commence à publier ses dessins dans Weird Tales en 1935. Son style réaliste et son utilisation des textures le font tout de suite remarquer, ainsi qu'un expressionnisme qui fera, durant toute sa carrière, merveille. En 1938 il travaille avec l'équipe de The American Weekly sous la direction d'Abraham Merritt. Après avoir servi pendant la Seconde Guerre mondiale, il dessine pour de nombreux pulps, magazines de science-fiction et magazines d'astrologie. Il meurt juste avant la première publication de la collection de ses œuvres.

   (Pour rappel: Weird Tales est un magazine américain de type pulp lancé en mars 1923. Il est célèbre pour avoir publié dans ses pages des récits et des nouvelles, appartenant principalement au genre du fantastique et de la fantasy, écrits par certains des auteurs les plus emblématiques du genre.)

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(La main du marché se faisait très lourde sur celles et ceux
qui jouissaient amoureusement de la vie)

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(Pendant la nuit, ce directeur d'un fond international 
était submergé de remords. Le jour, il en rajoutait une couche)

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(Dans son fol imaginaire, ce ministre de la Culture 
s'imaginait ainsi, tambours compris)

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(Paranoïaque, la femme du Résident imaginait
qu'on l'observait perversement lorsqu'elle se douchait)

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"Je pense que ce gros obus est la figuration de ton pénis...
- Mais, ma Chérie, ce n'est qu'une fusée.
- Figuration, j'ai dit... Car dans la réalité, hein?"
(Suite à cette acide réflexion, ce cosmonaute demanda le divorce)

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Blanche Baptiste

lundi 30 mai 2011

"Quand, dans une fête, le saule pleureur se pointait, l'ambiance s'en ressentait". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Jean-Gabriel Domergue (1889-1962)

   Il est le frère de René Domergue et petit cousin d'Henri de Toulouse-Lautrec, nouvelliste, critique d'art, puis rédacteur à La Liberté et à L'Écho de Paris. Il est élève au Lycée de Bordeaux, puis à Paris au Lycée Rollin, il est passionné de dessin. Il est ensuite élève des Beaux-Arts de Paris. En 1939, il réalise l'affiche du premier Festival international du film de Cannes, rapidement interrompu en septembre 1939, lors de la mobilisation générale. En 1950, il est élu membre de l'Institut de France (Fauteuil 14), et devient conservateur du Musée Jacquemart-André de 1955 à 1962. Il y organisa des expositions sur la peinture de Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Goya... Il vécut à Cannes dans la Villa Fiesole (devenue depuis Villa Domergue) avec sa femme, sculpteur, Odette Maugendre-Villers.
   La parisienne est l'un des sujets favoris de ce peintre « mondain » : « Je suis l'inventeur de la pin-up » dit-il. Il eut pour modèle Nadine Lhopitalier, future Nadine de Rothschild. Les couples aux courses, à l'opéra, au théâtre... ou encore des femmes nues, à demi nues, toujours très coquettes et à la pointe de la mode. 
   Ses femmes sont légères, un rien minaudant, toujours élégantes et donc venant d'un milieu aisé. Son art s'accommode aussi bien de l'huile que de techniques mixtes. Il sait rendre, en quelques traits, un frais minois et l'attitude mi-enfantine mi-sensuelle d'un modèle. Portraitiste toujours juste, il capte souvent l'oeil pétillant, la bouche avide, le modelé d'une chair. Son art est dans la transparence, dans l'élégance un rien désincarnée car il n'y a pas d'érotisme dans ses tableaux. Juste l'ébauche d'un coup d'oeil coquin. 
    Le catalogue raisonné de l'artiste est actuellement en préparation par Noé Willer, expert de l'artiste.
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"Oui, je fais exprès du rentre-dedans à cet homme politique... 
Pour voir s'il est digne de confiance et...
Heu... Je crois que c'est mal barré et... 
Monsieur le directeur, je vous en prie, 
n'enlevez pas votre slip Petit-Badaud(c) 
je vous en supplie..."
"Pierrette au masque"

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"En fleurs je suis, peut-être, 
mais si je reste seule dans cette cage dorée,
une semaine de plus, 
ce sont des chrysanthèmes qu'on me fera parvenir"
"A l'ombre d'une jeune fille en fleur"

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"Cette chaleur... Hum... Si tu savais à quoi ça me fait penser...
- A une bonne glace, ma chérie, peut-être?"
"Summer"

(Leur couple battait de l'aile, c'était indubitable)

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(Ce parfum viril avait, auprès des femmes, d'étranges conséquences)
"La garçonne" (détail)

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(En raison de son chapeau en plumes de paon, 
cette élégante se croyait inaccessible. 
Les malfrats qui vinrent la voler et la violer 
lui démontrèrent le contraire)
"Élégante au chapeau à plumes"

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Blanche Baptiste