Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 6 mai 2014

"A chaque point de croix, elle se signait". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA SAGESSE NE SE SÉPARE
JAMAIS DE SA BOITE A OUTILS)

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(Entre cette Belle-Fille et sa
Belle-Mère, les relations
n'étaient pas au beau fixe)




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(Empire  américain galopant
vers l'Eurasie pour la piller)


(Source: jasper-Elings , via hummungus )

La crise ukrainienne à travers 
le prisme stratégique américain

Gabriel Galice
Président du GIPRI* (Genève).

   (...) La vérité occidentale martelée veut que le président russe Vladimir Poutine entende reconstituer à la fois l’empire russe et l’Union soviétique. Commis voyageur zélé, le président américain Barack Obama vint à Bruxelles proposer aux Européens de remplacer du gaz russe par du gaz états-unien, à l’heure où se prépare la grande affaire du Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique (TTIP).

   Tout cela n’est ni soudain, ni inattendu pour qui prend la peine de relire les meilleurs stratèges des Etats-Unis. Dès 1997, Zbigniew Brzezinski explique dans son maître livre, «Le grand échiquier – l’Amérique et le reste du monde» (actualisé dans « Le vrai choix » en 2004), pourquoi et comment contrôler l’Eurasie. « L’Eurasie reste l’échiquier sur lequel se déroule la lutte pour la primauté mondiale. » Né Polonais, successivement conseiller des présidents Carter et Obama, Brzezinski annonce que « le but de ce livre est de formuler une politique géostratégique cohérente pour l’Amérique sur le continent eurasien ». Hypothèses et raisonnements sont d’une grande rigueur intellectuelle. 

   L’Eurasie est centrale, l’Amérique doit y être présente pour dominer la planète, l’Europe est la tête de pont de la démocratie en Eurasie, l’OTAN et l’Union européenne doivent, de concert, étendre leur influence en Eurasie, les Etats-Unis doivent jouer simultanément l’Allemagne et la France (carte des zones d’influences respectives de ces deux pays à l’appui), alliées fidèles mais, de façon différente, remuantes et capricieuses. Cela sera laborieux : « Quoi que l’avenir nous réserve, on peut raisonnablement conclure que la primauté américaine sur le continent eurasien sera soumise à de fortes turbulences et même confrontée à des épisodes de violence. »

   L’auteur repère cinq « acteurs géostratégiques » : la France, l’Allemagne, la Russie, la Chine et l’Inde, et cinq « pivots géopolitiques » : l’Ukraine, l’Azerbaïdjan, la Corée, la Turquie et l’Iran. Russie et Chine sont les deux limites à l’expansion projetée. « Exclure la Russie (de l’UE ou de l’OTAN) pourrait être lourd de conséquences – cela validerait les plus sombres prédictions russes –, mais la dilution de l’Union européenne ou de l’OTAN aurait des effets fortement déstabilisateurs. » « Le dilemme se résume à un choix entre équilibre tactique et dessein stratégique », estime l’Américain. Le « pivot géopolitique » ukrainien fait l’objet de longs développements : « Au cours de la période 2005–2010, l’Ukraine pourrait à son tour être en situation d’entamer des négociations en vue de rejoindre l’UE et l’OTAN. » 

   Brzezinski suggère d’étendre à l’Ukraine le « triangle de Weimar », constitué en 1991 par la France, l’Allemagne et la Pologne pour en faire « la colonne vertébrale de la sécurité européenne ». « Une question essentielle se pose, poursuit Brzezinski : ce scénario se déroulera-t-il dans un environnement apaisé ou dans un contexte de tension avec la Russie ? »


   Nous avons la réponse. Mais le défi lancé aux Russes s’encombre peu de subtilités : « Pour que le choix de l’Europe – et, en conséquence, de l’Amérique – se révèle fructueux, la Russie doit satisfaire à deux exigences : tout d’abord, rompre sans ambiguïté avec son passé impérial ; ensuite, cesser ses tergiversations à propos de l’élargissement des liens politiques et militaires entre l’Europe et l’Amérique. » Bref, un désarmement unilatéral.

   Benjamin Barber, ancien conseiller du président Clinton, complète utilement la vision états-unienne, dans une version plus modérée. Adversaire résolu du président George W. Bush et des néo-conservateurs, il oppose, dans son ouvrage « L’Empire de la peur » (2003), les « aigles », schématiques et brutaux, aux « chouettes », subtiles dans leur chasse entre chien et loup. Reste que les chouettes sont aussi des prédateurs. A la « guerre préventive », Barber préfère la « démocratie préventive », sans s’illusionner sur la « démocratie de marché » chère à certains démocrates : 

   « Le désir de favoriser l’expansion de la démocratie forme une composante déterminante de la démocratie préventive comprise comme politique nationale de sécurité, mais on confond souvent ce soutien avec le désir tout aussi intense d’exporter le capitalisme et de cultiver les marchés mondiaux. [...] Dans le secteur international, l’âge des « robber barons » (barons voleurs) – appelons-les les banques prédatrices ou les spéculateurs hors-la-loi – est de retour. »

   La teneur de l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE illustre largement la volonté prédatrice de s’emparer des richesses de l’Ukraine, moyennant quelques corruptions des nouvelles élites, au nom de « la concurrence libre et non faussée », de la « mobilité des travailleurs », de la « récupération ou du rapatriement des capitaux investis, de même qu’aux profits qui en découlent. » Le volet militaire n’est pas oublié : « Promouvoir une convergence graduelle en matière de politique étrangère et de défense. »

   Serait-ce l’empire euro-américain ?

   * GIPRI : L’« Institut international de recherches pour la paix à Genève » (en anglais « Geneva International Peace Research Institute », GIPRI) est une organisation non gouvernementale basée à Genève.


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(Dans l'espace,
personne ne vous voit faire le guignol)



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Luc Desle

lundi 21 janvier 2013

"Ce porteur de journaux était aphalnabête". Jacques Damboise in "Pensées de Rien, un peu".

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Pensées pour nous-mêmes:

( LE CHEMIN DES ETOILES
EST DEVANT TOI)

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"Et pourquoi pas une femme noire
comme présidente, hein?"


ÉTATS-UNIS  
Pourquoi le prochain président sera noir
Ben Smith 
BuzzFeed 

   (...) S'il existe une loi d'airain de la politique américaine, c'est bien celle-ci : le président a toujours un successeur de la même couleur de peau que lui. Cette règle s'est vérifiée à l'occasion de 42 transferts de pouvoir sur 43 et il y a tout lieu de penser qu'elle se perpétuera : le prochain président sera donc, selon toute probabilité (c'est-à-dire?), africain-américain.

   Certes, c'est là le genre d'absurdité dont les commentateurs politiques et sportifs se délectent à longueur de journée sur les chaînes du câble et à la radio (hem, on ne le fait pas dire...). C'est également vrai que sur 44 présidents, 43 étaient blancs.

   Mais il y a de bonnes raisons de penser que le candidat investi par le Parti démocrate, tout au moins, sera africain-américain. D'abord, les Africains-Américains représentent un groupe d'électeurs crucial lors les primaires démocrates et, comme la plupart des minorités, ils se rallient généralement derrière le favori. Lors des primaires démocrates de 2008, les Africains-Américains ont représenté 55 % des suffrages en Caroline du Sud, et près de 20 % en Floride. Et les Blancs démocrates et progressistes, qui constituent la principale force électorale dans des Etats comme l'Iowa, n'ont manifestement pas de problèmes à voter pour un candidat noir.

   De fait, comme l'a montré Obama, les deux grands blocs de la coalition démocrate sont des électeurs blancs diplômés et des électeurs issus des minorités, majoritairement noirs. Le candidat capable de s'allier ces deux groupes d'électeurs est assuré de remporter les primaires. Sans un vrai champion blanc des idées progressistes, un candidat africain-américain qui se présenterait en 2016 aurait une longueur d'avance sur ses concurrents.

   En second lieu, l'argument le plus solide contre l'élection de Barack Obama en 2008, opposé par les partisans des autres candidats aux primaires démocrates, Hillary Clinton et John Edwards, n'est plus valable aujourd'hui. Un homme noir, affirmaient-ils, n'aurait aucune chance de remporter la présidentielle. Or Obama l'a fait à deux reprises. Ce précédent peut même donner à penser que, durant cette décennie, un candidat africain-américain sera mieux placé que n'importe qui pour se faire élire président des Etats-Unis.

   Et puis, et c'est là le facteur le plus important, deux des candidats les plus sérieux sont noirs. Le premier est le candidat de l'establishment, le gouverneur du Massachusetts Deval Patrick, qui pourrait occuper un poste ministériel durant le second mandat d'Obama et qui présente tous les antécédents requis pour être investi par le Parti démocrate : diplômé de Harvard, procureur, puis dirigeant d'entreprise dans un Etat démocrate. Le deuxième est l'étoile montante démocrate, Cory Booker, maire de Newark, déjà connu à l'échelon national et en course pour l'élection de 2014 au Sénat. Les deux hommes sont des amis d'Obama (ce qui n'est pas un mal pour eux) et, s'ils devaient tirer une leçon de sa candidature de 2008, ce serait : n'attendons pas.(...)

Lire sur:

µµµ

"Comment ça, notre tandem 
peut être considéré comme de la triche?
Va falloir que vous m'expliquiez pourquoi!"


µµµ

"Oui, oui, je sais... 
Je fais honneur au drapeau américain,
à mon sport, à la Vérité, au business, à...
- Heu... Si vous la boucliez un peu, pour une fois?"


La lutte contre le dopage? 
Mieux vaut en rire!
Yannick Cochennec

   (...) La chute orchestrée de Lance Armstrong, qui a avoué s'être dopé lors de sa très attendue interview avec Oprah Winfrey la nuit dernière, marquera-t-elle un tournant dans la lutte antidopage? S’il s’agit, à l’évidence, d’une date importante, à l’image du jour de la révélation de la supercherie Ben Johnson lors des Jeux olympiques de Séoul en 1988, il est évident que cet événement en mondiovision ne constituera pas un coup d’arrêt voire un frein à un fléau continuellement mutant avec l’apparition de produits toujours plus sophistiqués et toujours aussi peu détectables dans l’instant.

   Il y a quelques jours, Stade 2 a diffusé un reportage sur l’une des prétendues nouvelles drogues actuellement en vogue, l’Aicar, un «cardioprotecteur» ayant un effet sur l’endurance avec une action sur les tissus musculaires et une capacité à brûler les graisses —Slate en avait déjà parlé lors d’un précédent Tour de France. Et il était évidemment impossible de ne pas penser à Bradley Wiggings en regardant le reportage.(...)

   (...) Il y a quelques semaines, l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) nous avait déjà ramenés, en quelque sorte, à sa propre impuissance en nous rappelant des statistiques embarrassantes pour l’année 2011, celles de 2012 n’étant pas encore disponibles. Cette année-là, 35% des tests antidopage effectués dans le cyclisme avaient consisté ainsi en des contrôles sanguins réputés plus performants que les prélèvements urinaires qui représentaient donc 65% de l’ensemble des contrôles.

   Premier de la classe, en quelque sorte, après avoir payé le prix de ses scandales, le cyclisme était, sur ce point, très en avance sur d’autres disciplines en apparence nettement moins pointilleuses au sujet de la recherche de substances dopantes.

   L’athlétisme se contentait, par exemple, de 17% de contrôles sanguins, mais méritait quelques félicitations à côté du football et du tennis, sports hautement médiatiques et parmi les mieux rémunérés, cantonnés à un minuscule 3% qui faisait véritablement tâche. La gymnastique était, elle, réduite à un infime 1% qui ne manquait pas d’étonner non plus.

   «C’est là une préoccupation majeure de l’AMA, car une organisation antidopage ne peut prétendre offrir un programme antidopage efficace si elle ne prélève pas d’échantillon sanguin en laissant d’éventuels abus de substances et de méthodes qui ne peuvent pas être détectées dans l’analyse d’urine, comme l’hormone de croissance humaine et des transfusions sanguines», avait souligné l’AMA dans un communiqué en 2011. Lors des récents Jeux olympiques et paralympiques de Londres, sur les quelque 6.000 tests antidopage effectués, 1.000 seulement étaient sanguins.

   De manière presque risible, Roger Federer a révélé, en novembre, lors du dernier Masters de Londres qu’il était moins testé qu’il y a six ou sept ans. Il s’étonnait notamment de ne pas avoir été contrôlé en 2012 après sa victoire à Indian Wells, en Californie, pas plus qu’à Rotterdam et Dubaï où il s’était aussi imposé. «Je ne dis pas que mes performances étaient suspectes, mais un sport qui aspire à une réputation irréprochable devrait au moins contrôler ses vainqueurs, tous ses vainqueurs, sans exception, avait-il affirmé. Je ne connais pas d’autres moyens de dissiper le doute.»(...)
Lire la suite sur:

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Luc Desle

vendredi 11 janvier 2013

"Echange multiples fractures contre fracture solitaire, même si pas consolidée". Jacques Damboise in "Echange, échange".

°°°
Pensées pour nous-mêmes:

(SI TU EN PRENDS CONSCIENCE,
LE SAGE EST DANS TOUTES TES ACTIONS)

°°°
- Et tu sais ce que je lui ai dit?
- Non, dis-moi...
- Hé, j'peux v'nir avec vous?
- Nan! Toi t'es trop petit pour tout ça...
- Et puis tu pues du bec."

Three magpies, circa 1998 by François Dupuy

°°°
"Ben quoi? Y t'plaît pas, mon béret européen?
- Autant que mon gourdin US qui va vous 
chatouiller les côtes, Madame, 
si vous ne déguerpissez pas 
immédiatement!"


L’Amérique à l’heure européenne
Presseurop
The Economist

   (...) “L’Amérique devient européenne”, plaisante The Economist, qui représente en une le président américain Barack Obama et le républicain John Boehner (Speaker de la Chambre des représentants) sous les traits d’un Français et d’un Allemand. “Au cours des trois dernières années, les dirigeants américains ont regardé la gestion européenne de la crise de l’euro avec un mépris à peine voilé”, observe l’hebdomadaire britannique, qui compare l'accord de dernière minute pour esquiver le “mur budgétaire”, à la gestion européenne de la crise de l’euro.

   Washington a des “dysfonctionnements [qui] sont de manière préoccupante similaires à ceux de la zone euro”. Les Etats-Unis et l’UE semblent incapables d’aller au-delà des remèdes de court-terme, qui sont souvent négociés bien après minuit, ajoute The Economist, qui souligne la trop grande influence de certains individus ou groupes sur les accords finaux. Il critique également le manque d’honnêteté des Etats-Unis et de l’Europe envers leurs électeurs respectifs :

   Tout comme la chancelière Angela Merkel et le président François Hollande ont évité de dire la vérité aux Allemands et aux Français à propos de ce qu’il faudra faire pour sauver la monnaie unique, ni M. Obama ni les dirigeants républicains n’ont eu le courage de dire aux Américains ce qu’il est nécessaire de faire pour remédier au désordre budgétaire. [...] L’Europe ayant échoué à gérer la monnaie unique, sa réputation dans le monde en a pris un coup. Pour quelle raison les pays en développement devraient-ils se fier au leadership américain, alors que les Etats-Unis semblent incapables de résoudre quoi que ce soit chez eux ? Et pendant que la démocratie occidentale – la plus avancée – reste paralysée, la Chine, elle, prend des décisions et va de l’avant. (...)


°°°

"Chérie, Chérie! Regarde! J'y arriveee!!!"

Dancing with bebop music, 1953 
photo by Lood van Bennekom

(Aux Urgences ils avouèrent n'avoir jamais reçu
une hanche brisée en autant de morceaux)


°°°
"Heu... Twitter, c'est bien le nom
d'un site de nu artistique, hein?
J'ai soudain un doute, moi..."

Saudek Shy Congratulators 1996

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Les seniors français 
sont 1.3 million sur Twitter .
Une augmentation de 100% en un an.
 Seniorenforme

   (...) La France compte 5.5 millions d’utilisateurs de Twitter et les seniors français adorent ce réseau social car ils sont les premiers utilisateurs, en terme de tranche d’âge ! Ils dépassent même les adolescents, les trentenaires et les quadras! Étonnant non ? En douze mois, les seniors se sont passionnés pour Twitter passant de 600 000 utilisateurs en Novembre 2011 à plus de 1 million 300 000 un an après ! Comment peut-on expliquer cet engouement ?

   Les seniors sont massivement présents sur Twitter et en comparaison, ils délaissent Facebook. Pourquoi ? Facebook apparaît plus futile plus propice aux adolescents alors que Twitter donne des gages de sérieux et les sujets économiques et politiques abordés leur semblent plus intéressants et plus conformes à leurs aspirations.

   Pour preuve un pic d’utilisation des seniors à Twitter lors du fameux tweet de La Rochelle de Madame Trierweiler ! Ils se sont passionnés pour cette histoire et ont voulu mieux comprendre ce réseau social ! Toutes les radios, les télévisions ont relayé cette information et les seniors ont alors vraiment découvert Twitter et ils se sont manifestement pris aux chants des petits gazouillis !

   700 000 utilisateurs seniors en plus en un an, ces chiffres font rêver et ce n’est vraisemblablement pas terminé !

En savoir plus sur: 


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Luc Desle

vendredi 30 novembre 2012

"Ce livre Saint pensait trop aux mamelles". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE JUSTE N'EST PAS
FORCEMENT LE BIEN)

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(Jeune gorille très mal élevé. 
Petits n'enfants, ne prenez pas exemple 
sur ce méchant polisson!)

A young mountain gorilla (Gorilla beringei) 
enjoys the comfort of resting in its mother’s arms 
in the remote Virunga Mountains of Rwanda

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"Que Dieu bénisse cette jolie dinde qui...
- Révérend! C'est de moi que vous parlez?
- Hein? Meuh non..."


frenchiesinlex.wordpress.com

Obama, Thanksgiving 
et la peine de mort

Daniel Salvatore Schiffer 
22/11/2012

   (...) Quel grand humaniste, ce Barack Obama ! Il s'apprête en effet, son large sourire aux lèvres et sa charmante petite famille à ses côtés, à gracier deux dindes, qui viennent d'être acheminées sous escorte policière dans le luxueux hôtel W de Washington, comme il le fait chaque année, depuis son élection à la présidence des États-Unisd'Amérique. L'événement aura lieu tout à l'heure, lors d'une très officielle cérémonie, comme tous les quatrièmes jeudis du mois de novembre, à l'occasion de Thanksgiving : fête traditionnelle depuis 1671, époque des guerres amérindiennes. C'est à cette célébration populaire que remonte le premier grand repas historique que les colons anglo-saxons du Nouveau Monde concoctèrent pour remercier Dieu - d'où le nom de "thanksgiving", signifiant "actions de grâce" - de leur avoir octroyé une victoire aussi providentielle qu'inespérée (de leur point de vue) sur les indigènes. En d'autres termes, les Indiens.(...)

(...) D'où notre perplexité : étrange, donc, que ce président, Prix Nobel de la paix et dont les ancêtres furent des esclaves, se prête d'aussi bonne grâce (c'est le cas de le dire) à la commémoration de ce qui s'avéra ainsi là, via cette sanguinaire guerre de conquêtes territoriales, le prélude au premier génocide - la quasi-extermination des Indiens d'Amérique, précisément et, plus tard, leur abjecte concentration en d'infâmes réserves dites "naturelles" - de l'histoire moderne !

   Mais passons : il est vrai qu'Obama, qui n'aura strictement rien fait jusqu'ici pour mériter les honneurs de l'Académie d'Oslo, hormis quelques beaux discours théoriques (c'est plutôt le prix Nobel de littérature, censé récompenser phrases et mots, qu'il aurait alors fallu lui attribuer), n'en est plus à une contradiction ni à une baliverne près. Que la nation que ce bavard préside depuis maintenant près de cinq ans - et que l'on dit par ailleurs être (sans rire) la plus grande démocratie du monde - occupe la troisième place du podium en matière de peine capitale, juste derrière l'Iran et la Chine, mais avant même les dictatures religieuses pratiquant la charia (l'Arabie saoudite, le Bahreïn, le Qatar, la Somalie...), ne semble pas trop le déranger. Pas un seul petit mot, en effet, n'a jamais été prononcé par son illustre personne, pourtant friande donc de belles paroles, à l'égard des condamnés à mort de son pays, où la Californie vient par ailleurs de rejeter, à une écrasante majorité, l'abrogation de la peine de mort.(...)

   (...) Pensez : 218 exécutions par injonction létale (l'un des pires supplices qui soit) ont déjà été effectuées depuis que Barack Obama a été élu président des États-Unis, en 2008, sans que celui-ci trouve à redire, du moins publiquement, ni même bronche ! À ceux qui voudraient le détail des chiffres, en ce macabre décompte d'assassinats légalisés (il est vrai très "high-tech" malgré parfois leurs très cruels "ratés" pour les plus inexpérimentés de ces bourreaux) dans les pénitenciers yankees, le voici donc : 37 en 2008 ; 52 en 2009 ; 46 en 2010 ; 43 en 2011 ; 40 pour l'instant en 2012. Une bonne et très stable moyenne, apte à satisfaire ces tortionnaires en col blanc et cravate "regimental" qui ne jurent que par la Bible : "In God we trust", assure même, dans un bel encadré sur fond de billet vert, le sacré dollar ! (...)

Lire l'article:


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(Moutons extraterrestres tentant d'envahir la Terre,
de nuit, évidemment...)


(Source: pqfigurine)

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(Jolie forêt ne servant qu'à faire courir les joggeuses sexys)


« Donner un prix à la nature, 
c’est dire que les forêts 
ont plus de valeur mortes que vivantes »
Alice Médigue auteur du livre 
« Temps de vivre, lien social et vie locale ».

   (...) Depuis le milieu des années 2000, émerge un véritable marché de la biodiversité, sur le modèle du marché carbone, grâce notamment aux institutions internationales. En 2008, les ministères de l’environnement du G8 ont ainsi commandé au banquier de la Deutsche Bank, Pavan Sukhdev, un Rapport sur « l’économie des écosystèmes et de la biodiversité ». Ce rapport a stimulé le lancement en octobre 2010 du partenariat piloté par la Banque mondiale baptisé «WAVES», qui vise à « promouvoir le développement durable en garantissant l’intégration de la valeur des ressources naturelles dans les comptabilités nationales utilisées pour mesurer et planifier la croissance économique (wouah!)».

   Ces démarches visent à donner un prix à ce qui de la valeur (déterminée par?). Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) résume ainsi : « s’il se trouve, dans votre économie, quelque chose que vous ne valorisez pas, cette chose n’a aucune valeur par essence ». Pour mettre un terme à ce « vide de valeur » qui affecte les ressources naturelles, l’ONU a commandé en 2005 une « évaluation des écosystèmes », qui recense quatre principaux types de services découlant des écosystèmes, appelés « services écologiques » :

les services d’approvisionnement (comme la fourniture de bois, d’eau ou de ressources halieutiques)
les services de régulation (du climat, maîtrise des crues…)
les services culturels (usages récréatifs, valeurs spirituelles des paysages…)
les services de soutien, prodigués par les grands cycles naturels dont dépendent les trois autres, comme le cycle des nutriments ou la photosynthèse.(...)(...) Ces services concernent directement ce que la nature, par essence, prodigue aux êtres vivants pour leur survie, comme l’eau, l’air, la possibilité de vivre dans des conditions géophysiques tenables (pluie suffisante, qualité de l’air, fertilité du sol..), autant d’éléments que les régimes démocratiques considèrent comme relevant du Bien commun.

   Le sommet de Rio de juin 2012 a ensuite consacré les principes d’une «économie verte» qui encourage la financiarisation de ces biens communs naturels. Élément de contexte inquiétant : le document officiel issu des négociations de Rio+20 a été préparé en amont par un partenariat réunissant l’ONU, la Chambre internationale du commerce et de l’industrie, et le Conseil mondial des affaires pour le développement durable (WBCSD en anglais)- qui regroupe les plus grandes multinationales, dont General Motors, DuPont, Coca-Cola et Shell.(...)

   (...) Selon ce même WBCSD, le marché de la compensation de la biodiversité, voué à une croissance rapide, vaut minimum 3 milliards de dollars (miam!). Une nouvelle profession est d’ailleurs née avec les« gestionnaires de certificats commerciaux de préservation », les nouveaux traders de la biodiversité. Pour faciliter la tâche des marchés financiers, plusieurs pays sont en train de créer les bases légales du PSE (« paiement pour services écologiques »), tandis que l’ONU montre l’exemple par l’adoption récente d’un Système de comptabilité économique et environnementale (SCEE).(...)
Lire la suite, passionnante, sur:

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Benoît Barvin (avec Jacques Damboise dit le polisson)

vendredi 14 septembre 2012

"Cet Imam progressiste portait une barbe postiche". Benoît Barvin in "Dieu est Dieu Nom de Lui"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE BONHEUR NI NE SE DÉCIDE NI NE SE
DÉCRÈTE. IL EST)

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"Alors, Blondin, tu fais moins le mariole, hein?
- Sais-tu que ces flingues ne sont que l'expression
de ta peur panique de mâle de ne pas pouvoir
assurer, face aux chaudes femelles?
- Hein? Qu'ess-tu dis? 
C'est pas dans le script, ça?!"


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"Alors, vous en pensez quoi, de ce revolver?
- Qu'il va te trouer la panse, c...,
si tu me remets pas la caisse!"

Marchand d'armes à Fort Worth,
 au Texas, Etats-Unis.

Lobby des armes : 
comment même Obama s'est couché
 Philippe Boulet-Gercourt

   (...) Un beau jour, ils sont sortis de leurs gonds. Pour Seth Williams, le procureur de Philadelphie, c'était il y a quelques semaines, quand un type a pris le métro à l'heure de pointe avec sa kalachnikov et une autre arme dans un sac, plus un chargeur de 40 balles : "Je me moque de ce que dit la NRA, qu'ils aillent se faire foutre ! Un type comme cela n'a aucune raison déposséder un flingue pareil." Le maire de Lancaster, lui, a décidé de passer à l'action après une nuit d'insomnie, à la suite du décès d'une fillette de 9 ans tuée par une balle perdue.

    Le 9 juin, dans cette petite ville de Pennsylvanie, Rick Gray a fait voter une ordonnance imposant à toute personne ayant perdu ou s'étant fait voler son arme de le déclarer dans les soixante-douze heures à la police. Un chiffon rouge pour la National Rifle Association (NRA), mais Rick Gray n'en est pas à son premier duel avec le lobby des porte-flingues : "Ils ont financé la campagne de mon adversaire, un vendeur d'armes, et ils font passer des lois absurdes dans le seul but d'exciter leur base. Moi, je vais aux funérailles. Je vois le résultat de leurs lois." (...) 

   (...) Invincible, la NRA ? On est en droit de le penser, au vu de la démission de la classe politique et de la résignation des médias américains tout au long de cet été, depuis le massacre dans un cinéma du Colorado (12 morts, 58 blessés) jusqu'à la tuerie dans un temple sikh du Wisconsin (7 morts, 3 blessés), en passant par le règlement de comptes au pied de l'Empire State Building (2 morts, 9 blessés). La classe politique, divisée sur les mesures à prendre, a fait preuve d'une belle unanimité dans... la médiocrité.

   Fin de non-recevoir pour Mitt Romney, le candidat républicain ("Je ne crois pas que l'Amérique ait besoin de nouvelles lois sur les armes"), déni de réalité du gouverneur démocrate du Colorado après la tuerie d'Aurora : "Ce n'est pas un problème d'armes" mais d'"individus malades, déments", "même s'il n'avait pas eu accès à des armes, le type était diabolique, il se serait procuré des explosifs, du gaz toxique, il aurait trouvé quelque chose pour semer la terreur."(...)

   (...) Barack Obama ? Il a botté en touche, comme trop souvent (il faut "examiner les moyens de réduire la violence"). Impossible de savoir s'il s'agit d'un recul tactique en attendant d'être réélu et, peut-être, de nommer des juges à la Cour suprême plus favorables au contrôle des armes. Ou si, au contraire, le président et les démocrates se sont résignés à l'immobilisme - "No, we can't".

   En apparence, la victoire de la NRA est totale. Ecrasante. " Comment les armes à feu ont gagné " titrait récemment " Time Magazine " en couverture. Depuis le début des années 1990, rien ne semble résister au rouleau compresseur de la NRA, ses 4,3 millions de membres et son budget de 228 millions de dollars […]

Lire sur:


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"Cette danseuse est remarquable...
- Mais qu'a-t-elle dans la main gauche?
- Un petit poignard pour se défendre, au cas où...
- Tu me rassures. Je croyais que c'était pour
découper en tranches les gros lards..."

 (via lacriniere) )

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« On n'offense que Dieu qui seul pardonne. »
Paul Verlaine 
Extrait de "Sagesse"
(Ses affidés, par contre...)

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Une nouvelle "affaire des caricatures" 
sème la mort
Blake Hounshell 
Foreign Policy

   (...) Au moment où j'écris ces lignes, Al-Jazira annonce que Chris Stevens, ambassadeur des Etats-Unis en Libye, a été tué, ainsi que trois autres personnes, lors d'une attaque contre le consulat américain à Benghazi. Le gouvernement libyen, à peine formé, a promptement condamné cette agression, et de violents échanges de tirs ont opposé l'armée libyenne à une milice islamiste jusque tard dans la nuit.

   Sans conteste, c'est une terrible tragédie, un incident choquant en ce jour où les Américains commémoraient les victimes des attentats du 11 septembre 2001. Toutes les sources confirment que Stevens était un diplomate apprécié, qui avait contribué à établir la présence américaine à Benghazi pendant la guerre et s'était engagé aux côtés de l'opposition [à Kadhafi].

   Ces morts sont d'autant plus tragiques qu'elles ne manqueront pas d'être politisées. Le 11 septembre, des sites Internet conservateurs ont dénoncé sans ménagement l'ambassade américaine au Caire. Elle avait publié un communiqué [dans lequel elle "condamne fermement les actions de ceux qui abusent du droit à la liberté d'expression pour attenter aux convictions religieuses d'autrui] (propos un rien faux-culs, il n'y a aucun abus de la liberté d'expression dans le monde, plutôt un abus de la bêtise sous toutes ses formes, notamment religieuse, la preuve...); le lendemain, une manifestation a éclaté, et l'enceinte de la représentation diplomatique a été prise d'assaut par des émeutiers - des images qui ont rappelé l'Iran de 1979.

   Liz Cheney [la fille de l'ancien vice-président] et la commission des Affaires étrangères à la Chambre - dominée par les républicains - ont eux aussi accusé le gouvernement d'avoir présenté ses "excuses" pour un film aussi étrange que mystérieux. Ce film, qui s'en prend au prophète Mahomet (...), a servi de prétexte aux troubles. L'équipe de campagne de Romney y est allée de sa propre déclaration. Il est probable que les accusations se multiplient aujourd'hui. (Mais Dieu, Allah ou Jéhovah sont amour, à ce qu'on m'a dit...) 
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Benoît Barvin (et Blanche Baptiste)