Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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samedi 8 février 2014

"Il était sourd d'une oreille et muet de l'autre". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(MARCHE AVEC TES PIEDS
ET PAS DANS TA TÊTE)

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"On lui dit que ce fameux Prince qu'elle embrasse
n'est autre que notre amie Edwige qui lui 
fait une blague?
- Non, pas tout de suite, on a le temps..."


Hans Christian Andersen The Princess and the Swineherd-Illustrated 
by Heinrich Lefler-Vienna, 1897

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« La mort dans l’âme » :
la réponse de Schneidermann à Patrick Cohen
(extraits)

Daniel Schneidermann 
Fondateur d'@rrêt sur images

   (...) Je crois que le rôle d’un journaliste, c’est de de tenter d’appréhender et de montrer toute la réalité. Même celle qui lui déplaît. Même la réalité désespérante. Même la réalité nauséeuse. Non, elle n’est pas belle, la France des dieudo-soraliens.

   Mais la France d’aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les puissants et les « sachants ». La France, ce ne sont pas seulement les ministres, les corps constitués, et les intellectuels labellisés, qui se succèdent deux fois par jour à votre micro, de matinales en prime time, en un ballet immuable (j’apprends d’ailleurs que vous allez élargir le cercle, que vous allez inviter l’économiste anti-euro Jacques Sapir. Quelle audace ! Savez-vous que Moscovici vient de le taxer d’être d’extrême-droite ? Etes-vous bien certain qu’il n’est pas, lui aussi, un cerveau malade, un idiot utile de quelque chose ? N’est-ce pas un peu imprudent ? Réfléchissez bien).

   La France que nous devons regarder en face, c’est aussi ce jeune dieudonniste sur notre plateau, que l’on place devant l’odieuse sortie de Dieudonné vous envoyant aux chambres à gaz, et qui non, vraiment, ne voit pas le problème, c’est juste de l’humour, voyons.

   Cette France-là, il nous appartient de la regarder en face, de la sonder sans fin, de la révéler à elle-même et aux autres. Pour un reporter, ça veut dire : aller les voir. Pour un animateur d’émission : les inviter. La mort dans l’âme.(...)

   (...) L’ironie de cette polémique, c’est que je n’ai jamais invité, moi non plus, ni Dieudonné, ni Soral, et les dieudonnistes de notre forum nous le reprochent assez, idiots qu’on est décidément. Ni à l’époque de France 5, ni depuis 2008 sur ce site.

   Non pas que je me l’interdise. A l’époque où Arrêt sur images était encore sur France 5, je refusais, comme vous, d’être la porte d’entrée de ces discours-là dans le débat public. Je raisonnais en journaliste des anciens médias.

   Aujourd’hui, on a changé de monde. Pour le meilleur et le pire. On est dans une terra incognita, dont je reconnais qu’elle peut sembler terrifiante. Où la moindre vidéo de Dieudonné ou de Soral sur YouTube totalise dix fois, vingt fois plus de vues que les émissions d’Arrêt sur images. Où Dieudonné remplit les salles (avec l’aide remarquable de Manuel Valls et, je pense, la vôtre). Où les cerveaux malades ont sans doute, dans leur champ étroit, bien davantage d’influence que moi, et même que vous, du haut de vos estrades de la radio et de la télé publiques.  Et il faudrait se boucher les yeux ? Rien regarder, rien écouter, rien tenter de comprendre ?(...) 

   (...) Et pourtant, ici, nous ne les avons toujours pas invités. Pour plusieurs raisons. D’abord, tout simplement, parce que...leur champ reste un champ étroit. La polarisation périodique du débat public autour de leurs figures et de leurs thèmes: quel gaspillage d’énergie !

   Comme si la question de l’antisémitisme ou de l’antisionisme étaient les questions centrales de la France aujourd’hui, davantage que l’évasion fiscale, la disparition de l’emploi industriel, le maintien ou non de l’euro, le réchauffement planétaire, la dissolution de la vie privée, la marchandisation des données, l’espionnage américain, la révolution numérique sous tous ses aspects, et je pourrais allonger la liste.

   En outre, je l’avoue aussi, je ne saurais trop, sur un plateau, comment leur faire cracher leur vérité enfouie. Entre l’interview-interrogatoire et l’interview-accouchement, entre les écueils symétriques du trop agressif et du trop à l’écoute, je crains de ne pas trouver l’angle d’attaque, outre que j’ai passé l’âge de jouer à cache-cache. Mais je n’en suis pas fier. C’est une lacune. Mes compétences d’animateur trouvent ici leurs limites. (...)

   (...) Si d’autres animateurs de débats plus doués que moi s’en chargent, et y réussissent, je crie bravo. Voilà pourquoi il n’était pas correct de reprocher à Taddeï de le faire. Invitant les « cerveaux malades » (et pour peu évidemment qu’il leur porte la contradiction nécessaire, et pertinente, qu’il les accouche avec sagacité de leurs impasses et de leurs non-dits, comme on devrait le faire avec tous les invités), il fait le job. Ce job que ni vous ni moi ne faisons.

   Voilà. Vous noterez que je viens de vous répondre, Patrick Cohen, comme si votre papier de L’Obs était, à mon égard, une critique acceptable. Je suis décidément un gentil garçon. Car acceptable, il ne l’est pas. Vous ne me reprochez pas seulement de vous avoir critiqué. Vous me reprochez de vous avoir critiqué en tant que juif. « Le juif Cohen », glissez-vous au détour d’une phrase. Et ça, cette manière de brandir son étoile jaune en bouclier, je vous le dis, c’est infâme.

   Qui vous a mis en cause « en tant que juif », Patrick Cohen ? Trouverez-vous sous ma plume une ligne vous autorisant cette grotesque imputation larvée d’antisémitisme ? Et alors, pourquoi ne pas avoir porté plainte, comme France Inter l’a fait, à raison, contre Dieudonné ?

   Relisez-moi. Aucune autre critique que professionnelle. De journaliste à journaliste. « Que savez-vous de moi ? » demandez-vous. Rien. Rien d’autre que ce que vous montrez, dites et écrivez dans l’espace public, C’est mon seul matériau. Que des obsessionnels s’en emparent ensuite, je le constate comme vous, la mort dans l’âme encore une fois, mais c’est la règle, on la connait, et celà ne doit nous conduire, journalistes, à aucune autocensure, ni aucun aveuglement. (...) 


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"Et une tête d'intello de gauche, une de plus!"


Jean Benner, Salome c. 1899

(Dans cette période un peu trouble,
la penseuse de ce Parti Extrême se régalait)

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Benoît Barvin

vendredi 10 janvier 2014

"Raide comme la Justice, il était aussi un petit peu mort". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MÉCHANT SE NOURRIT DE TA PEUR)

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(La Liberté poursuivie par la haine. Allégorie)


A powerful illustration by Heinrich Kley,
 watercolor and pen and ink over ...


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"Et voilà une nouvelle tête!
- Encore une! Et on en fait quoi?"

Dieudonné :
 Pas drôle mais pas de quoi le censurer

CAROLINE STEVAN
LE TEMPS

   (...) On peut se demander ce qu’il reste d’humour et de théâtre dans les stand-up de Dieudonné, mais tant qu’ils seront considérés comme tels plutôt qu’assimilés à des meetings politiques et haineux, il ne sera pas justifiable de vouloir les éliminer. Dieudonné n’est pas drôle. Ce n’est pas une raison pour interdire ses spectacles, les brigades du bon goût étant un concept trop aléatoire et périlleux. 

   Dieudonné est antisémite, selon certaines associations de lutte contre le racisme ou l’antisémitisme.  Ce n’est pas davantage une raison pour l’empêcher de monter sur scène. Censurer une œuvre relève de pratiques que l’on préfère associer à d’autres époques et à d’autres régimes que le nôtre. Les attaques contre la liberté d’expression sont multiples et féroces – l’affaire des caricatures du Prophète n’en est qu’un exemple – et le rempart à leur opposer doit être sans faille, quel que soit le public malmené. (...)

   (...) Des centaines de femmes rêvent que les sketches de Jean-Marie Bigard soient bannis de l’espace public; heureusement il n’en a jamais été question jusque-là. Surtout, ne pas créer de précédent. On peut se demander ce qu’il reste d’humour et de théâtre dans les stand-up de Dieudonné, mais tant qu’ils seront considérés comme tels plutôt qu’assimilés à des meetings politiques et haineux, il ne sera pas justifiable de vouloir les éliminer. En France, en Belgique et en Suisse, toutes les municipalités qui ont tenté de déprogrammer le trublion ont été désavouées par la justice. Dieudonné est malin. 

   Il noie les sujets délicats parmi des tas d’autres, mêle la défense des Noirs à l’attaque des Juifs, exprime ses opinions les plus litigieuses hors de scène. Il jongle avec les limites, sous-entend des horreurs et laisse le soin à un public conquis de parfaire le raisonnement. Inviter le négationniste Robert Faurisson sur scène est abject, mais non punissable. Inventer une gestuelle sur fond d’antisionisme est idiot mais efficace en termes de marketing; le mouvement, interprété par certains comme un salut nazi inversé, a été repris à l’infini, jusque devant le Mémorial de la Shoah à Berlin. Mais Dieudonné, parfois, se plante. 

   Chanter "Shoah­nanas" sur un air d’Annie Cordy lui a valu une condamnation récente pour incitation à la haine. Si l’Etat ne peut pas interdire un spectacle a priori, la justice doit se saisir des propos délictueux a posteriori. Il lui incombe, surtout, de se donner les moyens d’être respectée. Multirécidiviste, plusieurs fois condamné, Dieudonné se paie le luxe de ne pas payer ses amendes. Dans une interview donnée au Temps en 2004, il évoquait une "immunité de l’humoriste". A condition d’en être encore un. Et de ne pas confondre scène et tribune.


Voulons-nous, en 2014, en France, illustrer la maxime de Saint-Just:

« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. »?


A Tu Quoque nous sommes résolument contre, même si Dieudonné ne nous inspire pas des sentiments très  sympathiques...

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"Ils sont où les Amis de la Liberté?
- Je t'en envoie quelques-uns"


Heinrich Kley


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Benoît Barvin

mardi 16 avril 2013

"Sur cette tablette numérique, il voulait à toute force écrire à la craie". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA LIBERTÉ TE GUIDE
MAIS NE T'OBLIGE PAS)

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(Panoplie pour ne plus être génétiquement antisémite)

© Steven Hermans


Dans la boîte à outils 
du petit sophiste des médias…

   (...) « Pierre Moscovici ne pense plus dans la langue française mais dans la langue de la finance internationale »

   Si l’on trouve dans cette formule de Jean-Luc Melenchon, la moindre trace d’antisémitisme, alors on peut d'ores et déjà renoncer à toute critique, tout débat contradictoire, en intégrant directement l’appartenance communautariste dans toute citation. L’exact contraire de l’esprit républicain.

   En psychiatrie, on dit que la suspicion de pathologie crée la pathologie.

   Il faut être sacrément tordu ou avoir un sacré strabisme politique pour interpréter chaque déclaration à l’aune ethnique, en projetant sa propre obsession tribale ou religieuse, en usant d’une pseudo rhétorique à l’argumentaire appauvri sacrément pervers.

   User à tort et à travers de l’antisémitisme, un de ces mots terribles, cette arme de destruction massive, cette pétition de principe fallacieuse censée vous vitrifier, c’est faire la sale économie de la moindre démonstration dialectique.

   Hurler ainsi au loup antisémite en permanence depuis 30 ans, pourrait bien finir par le faire sortir du bois vraiment sans que personne ne l’identifie cette fois.

   Car le vrai danger de ce mauvais procès est que si tout le monde est antisémite, Siné, Ménargues, Boniface, Mermet, Godard, Bourdieu, Onfray, Bové, Besancenot… alors plus personne ne l’est.

   Or de l’antisémitisme, il en est. On en constate la mauvaise résurgence en Grèce, en Roumanie ou en Hongrie par exemple.

   Mais plutôt que le combattre là où il pointe vraiment sa triste figure, on joue à instrumentaliser et galvauder la notion par raccourci facile ou confort argumentaire, par volonté malsaine de détruire et salir en usant d’une pression psychologique visant à l’autocensure, jusqu’à justifier tout comportement douteux pour mieux s’exonérer de toute responsabilité.

   Ainsi brandir l’antisémitisme pour mieux couvrir les acrobaties érotico-suicidaires de Strauss Kahn, les petites combines africaines de Kouchner, l’abus de Polanski ou la politique libérale de Moscovici…c’est rendre un bien mauvais service à la cause juste et cruciale de la traque du poison racial, de la bête immonde. (...)
Lire la suite et le blog  sur:




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"Lalala... 
J'ai mon brevet de non antisémitisme pour 6 mois"


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« On parle souvent de sacrifier 
la liberté de chacun 
à la liberté collective. Stupidité ! 
Il n'y a pas de liberté collective : 
il n'y a que des libertés individuelles. »

 Jean-Charles Harvey 
Extrait du Les paradis de sable




La guerre aux pauvres 
commence à l'école: 
Sur la morale laïque
Ruwen Ogien

AGNÈS GAYRAUD

   (...) « Mêle-toi de ce qui te regarde » pourrait être la morale de la morale selon Ruwen Ogien. La morale d’une morale de notre temps : minimale, plus soucieuse de préserver les libertés individuelles que de les contrôler. À l’heure où les revendications identitaires font imploser la vieille métaphysique des mœurs chargée de préjugés séculaires sur la vie bonne, une philosophie morale contemporaine semble devoir gagner en souplesse. Si tout le monde ou presque l’accorde en théorie, Ogien en affronte les conséquences en refusant toute ingérence de la morale dans les choix personnels des individus, fût-elle dictée par les bonnes intentions de l’État.

   Limiter les ingérences de ce qu’après John Stuart Mill, il appelle la « police morale », c’est tout l’enjeu du travail du philosophe mené depuis près de vingt ans, selon une approche qui emprunte à la philosophie analytique comme à la critique postmoderne des genres. Assumant sa totale permissivité sur le plan des mœurs, Ogien fait de cette tolérance maximale à l’égard des choix de vie la base de son éthique minimale dont le référent n’est plus une idée du Bien, mais une idée de ce qui est juste. 

   Et ce qui est juste est ce qui laisse aux libertés individuelles la possibilité de coexister. Rejetant toute forme de discrimination sexiste, raciste, xénophobe, l’éthique minimale limite son intervention aux torts causés à autrui. Elle n’exige nul devoir envers soi-même ni envers des valeurs envisagées pour elles-mêmes. L’impartialité est son contenu : un principe d’égale considération des positions de chacun, quelles qu’elles soient. 

   C’est là, défend Ogien, l’unique principe dont nous disposons pour nous déterminer face à des phénomènes tels que la pornographie, les mères porteuses ou le suicide assisté. S’il faut en discuter certains aspects, ce ne peut être au nom de « l’amour » pour la pornographie, de « la maternité » pour les mères porteuses, ou de « la vie » pour le suicide : car toutes ces notions sont susceptibles d’évaluations morales différentes, chaque individu étant légitimement autorisé à défendre la sienne. Seuls sont recevables les arguments qui signalent une menace sur le plan de l’égalité des chances données aux individus, sans nécessité d’invoquer pour ce faire de grandes injonctions morales. (...)

Lire la suite sur:


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Qui est-ce ?
   (...) Ruwen Ogien est philosophe, directeur de recherche au CNRS (au laboratoire Cerces), docteur en anthropologie sociale et proche de la philosophie analytique. Depuis 1993, il a publié une vingtaine d’ouvrages où il développe tous les enjeux d’une éthique minimale articulant justice et libertés individuelles. Son précédent livre, L’Influence des croissants chauds sur la bonté humaine (Grasset) a reçu le prix Procope des Lumières en 2012. (...)
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Benoît Barvin

dimanche 5 juin 2011

"Ce bourreau au coeur tendre mettait des boules Quies pour ne pas entendre les hurlements de ses suppliciés". Benoît Barvin in "Pensées pensées"



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"Depuis que la TNT existe, 
les citoyens n'ont plus besoin de moi 
pour être endormis...
(Soupirs)
(C) Claude Laydu

Pas de lâcher d'ours dans les Pyrénées cette année

   (...) Le gouvernement a renoncé à lâcher un ours dans les Pyrénées en 2011, ont annoncé mercredi l'organisation mondiale de protection de la nature (WWF) et l'association Adet-Pays de l'ours.
   Le ministère de l'Ecologie a confirmé l'information sans autre commentaire dans un premier temps.
   "L'engagement pris en juillet dernier par le gouvernement a été renié. L'Etat renonce à lâcher un ours dans le Béarn cette année", s'est indigné le maire PS d'Arbas, François Arcangeli, qui préside l'association pro-ours Adet.
   "C'est l'arrêt de mort de l'ours sur ce territoire (du Béarn) où il est présent depuis des millénaires", a surenchéri Alain Reynes, de l'Adet.
   "C'est complètement aberrant. Alors qu'il n'y a même pas huit jours, on a lancé la stratégie nationale pour la biodiversité, avec des axes très ambitieux; mais quand il faut passer dans le concret, il n'y a plus personne. Ce sont les agendas politiques, les lobbies, les enjeux électoralistes qui priment", a pour sa part regretté Christine Sourd, directrice ajdointe des programmes WWF France. (...)


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"Seuls les vivants respectables
font des morts respectables."

[Françoise Giroud]
Extrait de La rumeur du monde
moutons.karma-lab.net

(Et les vivants ridicules
des morts ridicules?)
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Ministre et partouze pédophile: 
Luc Ferry se félicite de la polémique 
et précise ses accusations

   (...) «Je n’en aurais jamais parlé s’il n’y avait pas eu ce papier du Figaro qui raconte toute l’histoire très en détails», assure (faux c...?) l’ancien ministre de l’Education. Mais pour lui, tout le monde (Moi, toi, nous?) était au courant de cette affaire, et il n’a fait qu’expliquer que dans ce genre de situations, «nous (qui, nous?) savons un certain nombre de choses qui sont crédibles, mais nous ne pouvons pas le dire parce que nous n’avons pas de preuves. Et quand on n’a pas de preuves, on ferme sa gueule.»
   Et à Rachida Dati, qui l’accuse de non-dénonciation de crime, il répond: «C’est complètement absurde, ça veut dire qu’elle ne connait pas le droit.» En effet, selon lui, «on peut être accusé de non-dénonciation quand on a été témoin de quelque chose.» Et l’ancien ministre affirme qu’il n’a «évidemment aucune preuve», et que s’il en avait il aurait «saisi la justice», comme le réclament un certain nombre de ses camarades.
Entre omerta (délation?) et délation
   «Quand Alain Juppé était mis en examen et que je bavassais (c'est exactement le mot que je cherchais...) dans la presse pour le défendre, il était bien content», rappelle d’ailleurs Luc Ferry à l’adresse du pensionnaire du Quai d’Orsay. «C’est le bal des faux-culs (qu'est-ce que je disais?)», dénonce l’ancien ministre, qui se dit «ravi d’avoir jeté le pavé dans la mare». Car pour lui, «nous naviguons sans cesse entre deux reproches»: l’omerta d’un côté, la délation et la diffamation de l’autre. (...)
Julien Ménielle

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"Que fait là votre main?
- Je tâte la précision des accusations
d'un... hum... philosophe français"
Eraste et Eromène
   (...) Dans la Grèce classique, l'éraste était un homme adulte engagé dans un couple pédérastique avec un adolescent, appelé son éromène. 

   L'éraste était généralement un citoyen influent, engagé dans la vie sociale et politique de sa cité, le plus souvent marié et père de famille, jouissant d'une certaine fortune. Assumer la charge d'une relation pédérastique était en effet coûteux, notamment au cours des réjouissances qui clôturaient la période de probation, qui supposaient un banquet et des cadeaux prescrits :

   - un bœuf, pour sacrifier à Zeus ;

   - un équipement militaire, pour signifier que l'éromène était désormais un guerrier pouvant défendre sa cité ;

 - une coupe, pour signifier que l'éromène pouvait désormais partager les banquets (symposions) des hommes.

   Il n'était pas rare que les amis de l'éraste se cotisent pour faire face à la dépense, l'événement réunissant les amis de l'un et de l'autre partenaire, comme une fête de famille importante contemporaine.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89raste

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"Il paraîtrait qu'il en a une toute petite...
- Alors toi aussi tu fais partie des complotistes!
Je ne te savais pas aussi influençable...
Heu... petite comment?"
pasgrandchoseadire.free.fr

Affaire DSK: 
les théories du complot lui vont si bien
Peur, victimisation, pouvoir, Etats-Unis, judéité... 
les conspirationnistes sont servis avec l'histoire actuelle.

   (...) En avril dernier, DSK estimait que ses principales difficultés pour sa candidature à la présidentielle de 2012 étaient «le fric, les femmes et[sa] judéité».
   Une judéité qui pourrait s'avérer être du «pain béni» pour un type de population particulier: les professionnels du complot juif mondial, comme le relève Pierre-André Taguieff:
   «Il est vrai que DSK cumule pas mal de caractéristiques qui font le noyau dur du conspirationnisme anti-juif depuis deux siècles et qui sont, premièrement, l'extrême puissance, deuxièmement une puissance assise sur la richesse et enfin troisièmement, des éléments de perversité voire de cruauté, comme dans le mythe de Shylock.»
   Toutefois, le statut de victime que lui concèdent 57% des Français change la donne.
   «Les conspirationnistes antisémites sont donc pour l'instant un peu embêtés car pour eux DSK jouait jusqu'à présent le rôle d'un agent du complot mondial, le fait qu'il soit victime, dans ce cas précis, gêne. Normalement, c'est lui qui devrait être à l'origine des conspirations.»(...)
Stéphanie Plasse et Laura Guien
Lire l'article en entier sur:

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"Elle est où, la soi-disant violée?
On voudrait lui faire sa fête"



Le Qatar expulse la Libyenne 
qui avait accusé des soldats de viol


   (...) Le triste feuilleton continue. Une Libyenne, qui s'était plainte d'avoir été torturée et violée par des hommes du régime Kadhafi, a été expulsée jeudi du Qatar, où elle s'était réfugiée. 

   «Elle a été renvoyée par un avion militaire qatari» et se trouvait jeudi en fin de journée dans un hôtel de Benghazi, fief des rebelles dans l'est de la Libye, a déclaré Vincent Cochetel, représentant à Washington du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (UNHCR). Pourtant, Iman Al-Obeidi ne voulait pas rentrer en Libye, craignant pour sa vie. «Sa crainte était à notre avis fondée», a estimé Vincent Cochetel, soulignant qu'il y a dans ce pays «des gens qui ont intérêt à la faire taire». (...)


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Benoît Barvin

mardi 18 janvier 2011

"La Belle au Bois Dormant tomba amoureuse d'un bûcheron pour son plus grand malheur". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pets"



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Ce qu'on appelle liberté, dans le langage politique, 
c'est le droit de faire des lois, 
c'est-à-dire d'enchaîner la liberté.

[Auguste Vermorel] 
Extrait de Le Petit Socialiste

"Ben oui, évidemment... Et alors? Ça vous dérange?"


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La liberté ne peut être que toute la liberté ; 
un morceau de liberté n'est pas la liberté.

[Max Stirner]  
Extrait de L'unique et sa propriété



L'annulation d'un débat dans le pays de la liberté d'expression


Par Esther Benbassa | Historienne, dir. d'études à l'EPHE. (extraits)


(...) La 18 janvier, devait se tenir autour de Stéphane Hessel, nouvelle star de la librairie française, une conférence-débat faisant suite à la pétition qui dénonçait les poursuites lancées contre lui, contre Alima Boumediene-Thiery, sénatrice d'Europe Ecologie-Les Verts, et contre quelques autres, pour leur implication dans la campagne BDS (Boycott-Désengagement-Sanction) visant Israël.(...)

(...) Dès jeudi, dans un long « éditorial », Richard Prasquier, président du Crif, s'enorgueillissait d'être à l'origine, lui et son institution, de l'annulation de cette rencontre. Ainsi écrivait-il :
« Valérie Pécresse, ministre des Universités, ainsi que le rectorat de l'université de Paris que nous avons contactés en urgence ont réagi sans ambiguïté : je leur rends hommage, ainsi qu'à Claude Cohen Tanoudji, prix Nobel de Physique, Bernard Henri Lévy et Alain Finkielkraut, tous anciens élèves de l'Ecole normale supérieure. Et une pensé particulière à Mme. Canto-Sperber qui mène un combat incessant contre des dérives inquiétantes ».(...)



Le Crif terrorise certains Juifs et tous les non-Juifs

   Le Crif fait régner sa loi à l'intérieur de la communauté juive, bannissant l'un, qui n'obéit pas à ses injonctions, l'autre, qui publie un livre non conforme, un troisième encore qui ose critiquer la politique d'Israël. Alors que tous les Juifs sont loin de se reconnaître en lui, le Crif ne s'en considère pas moins comme leur porte-parole et aussi comme leur directeur de conscience.
    Mais le Crif fait aussi la loi à l'extérieur de la communauté, accusant qui ils veulent d'antisémitisme, suscitant des procès contre tel journaliste, contre tel intellectuel, contre tel militant. Le Crif, en un mot, terrorise psychologiquement certains Juifs et tous les non-Juifs au nom de la défense d'Israël.
    Le renforcement de ce communautarisme sera à la longue préjudiciable aux Juifs eux-mêmes. La dernière offensive contre Gaza a ruiné l'image d'Israël auprès du public et a poussé des extrémistes pro-palestiniens (qui n'en avaient pas vraiment besoin) à se radicaliser davantage. On assiste à une réémergence de l'antisémitisme et la détestation d'Israël gagne chaque jour du terrain. (...)


Article à lire en entier sur:



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On ne va pas mendier sa liberté aux autres. 
La liberté, il faut la prendre.

[Ignazio Silone] [+] 
Extrait de Le pain et le vin



(En espérant qu'elle ne sera pas trop vite confisquée)


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"Bon alors, c'est entendu. Si ça tourne mal 
pour moi, tu m'accueilles chez toi!
- Croix de bois, croix de fer, 
si je mens, je vais en enfer"




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La liberté d'aimer n'est pas moins sacrée 
que la liberté de penser.

[Victor Hugo]
Cary Grant et Ingrid Bergman



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Luc Desle