Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 2 juin 2014

"Pour souffrir plus commodément, ce masochiste mettait des ongles sur les pointes de bambous glissées dans ses doigts". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SENS-TU CE FRÉMISSEMENT D'AMOUR?)

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(La Femme-mouche venait de mettre

au monde un petit bébé,
aux ailes encore frémissantes)



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(Jeanne entendit des voix étrangères

lui ordonner de bouter le 
libéralisme hors de la planète)


merveilleuse-vie-jeanne-d-arc

Amis, l’entendez-vous ?

Olga Rodriguez

(El Diario)
Traduit de l’espagnol par Irisinda

   (...) Ces dernières années un coup d’état silencieux, idéologique et économique a eu lieu faisant les délices d’un pouvoir financier insatiable. Il nous faut donc montrer du doigt les responsables, et demander la coopération, comme le fit Cortazar depuis l’exil, en criant « ami, l’entends-tu ? »

   Dans un article publié en 1975, Julio Cortazar évoquait Caton le vieux et son exigence qui terminait tous ses discours au Sénat Romain pendant les dernières années des Guerres Puniques par Delenda est Cartago (Carthage doit être détruite), pour réclamer l’invasion de Carthage. Avec cet exemple, Cortazar revendiquait une insistance similaire contre le dictateur chilien Augusto Pinochet.

   « Je suis éveillé à ce qui m’entoure et pour cela, une fois de plus, Delenda est Pinochet. (…). Un écrivain latino-américain a l’obligation d’être Caton, et de répéter jusqu’à n’en plus pouvoir : Delenda est Pinochet ». C’étaient des temps de répression et d’infamie au Chili, mais les grands secteurs, satisfaits des mesures économiques néolibérales mises en place par le dictateur, regardaient de l’autre côté.

   A la même époque, l’Argentine vivait aussi des jours de terreur, mais cela n’a pas importé à l’heure de célébrer le Mondial de football sur le sol Argentin en 1978. Dans les pays latino-américains, les vols de la mort, les décharges électriques, les vols d’enfants, les tortures, les assassinats et les disparitions se mélangèrent avec les festivités dans le stade de football avec des bravos et des goals.

   Une grande partie des pays occidentaux regardèrent aussi de l’autre côté sans que leur importent l’horreur et les violations systématiques des droits de l’homme qui étaient commises dans ces pays. Par leur participation au Mondial, ils légitimèrent la dictature Argentine, bien plus de ce que certains (les Etats-Unis en tête) l’avaient fait jusqu’alors. Plusieurs exilés argentins installés en France organisèrent une campagne de prise de conscience, sous le titre « ami l’entends-tu ? », que Cortazar avait propagé dans ses articles.

    Je reviens au présent. En Espagne il y a de familles dont tous les membres sont au chômage de longue durée et n’ont pas un seul euro de revenu, aucune aide ni pension. Il y a des foyers menacés d’expulsion, et des gens (beaucoup) qui ont déjà dû quitter leurs maisons, dépossédés de leur droit à un logement digne. En même temps on paie avec l’argent public la dette des banques et le gouvernement trouve que construire au roi un pavillon de chasse de 3,4 millions d’euros est « d’intérêt général ».

    Il y a des hommes politiques et des hommes d’affaires qui ont des comptes dans des paradis fiscaux pour échapper aux impôts, pendant que les gens paient les leurs et que la TVA et l’impôt sur le revenu augmentent. Il y a des logements avec des frigidaires vides, où les familles se couchent en même temps que le soleil pour pouvoir payer le chauffage à la fin du mois. En même temps, le gouvernement va dépenser 4 millions d’euros pour faire la publicité du nouveau mode de facturation de l’électricité. En toute logique.

   Les pensions baisseront de trois points de pouvoir d’achat, c’est à dire 3 milliards d’euros approximativement jusqu’en 2017. Les salaires sont gelés, on fait des coupes dans les services et les aides publics, on privatise les entreprises et les hôpitaux publics construits avec l’argent de tous, la pauvreté et l’inégalité augmentent.

   On licencie des gens pour en embaucher d’autres à moindre frais, on exproprie des terrasses pour installer des antennes téléphoniques mais on interdit l’expropriation des maisons appartenant aux banques pour les donner au gens qui n’ont pas de toit, on vend aux fonds vautours les logements sociaux, on socialise les pertes et on privatise les gains.

   Les lobbys nous gouvernent sans se présenter aux élections et donnent des tapes dans le dos de Rajoy parce qu’il a si bien accompli ses devoirs, « et qu’il fait tout si bien », comme l’a dit Botin. Alors que le chômage des jeunes est de 56 % et que des milliers de jeunes préparés, formés, décidés, sont obligés à émigrer ou à revenir vivre chez leurs parents.

   Ces dernières années un coup d’état silencieux, idéologique et économique a eu lieu faisant les délices d’un pouvoir financier insatiable qui, si on ne le freine pas, sera capable de phagocyter tout ce qu’il trouve sur son chemin. Pour cela même, nous devons signaler les responsables de ce saccage. Il faut les photographier et expliquer les bénéfices qu’ils font en dépossédant les gens de leurs droits.

   L’heure est venue de crier bien fort : « amis, les entendez-vous ». Entendez-vous les mères qui ne peuvent pas subvenir aux besoins de leurs enfants ? Entendez-vous les couples condamnés à vivre sous le même toit bien qu’ils ne le veulent plus, parce qu’ils ne peuvent pas faire face aux frais d’une séparation ? Entendez-vous les personnes expulsées de leurs maisons et celles menacées de l’être ? Entendez-vous ces chômeurs de longue durée à qui le système n’offre rien d’autre que de l’humiliation ?

   Entendez-vous ceux qui travaillent au moins 10 heures par jour et ne gagnent même pas 800 euros par mois ? Entendez-vous pendant ce temps la nuée d’argent accumulé dans les valises des grandes fortunes ? Entendez-vous l’inégalité des opportunités? Entendez-vous les avantages des plus riches pour payer moins d’impôts ? Entendez-vous les mensonges que l’on nous débite ? L’entendez-vous, amis ? Ou préférez-vous continuer à l’ignorer ?

   L’heure est venue du Delenda est que criait Cortazar depuis son exil. L’inégalité et la pauvreté ne sont pas des catastrophes naturelles qui tombent du ciel par châtiment divin. Derrière elles il y a des responsables et ils doivent être signalés dans les urnes et dans la rue, par la protestation, la dénonciation, et par le vote. L’heure est venue de dire, face à eux, Delenda est cette grande exaction. Delenda est. Ça suffit comme ça. Ça suffit.


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(Cette nouvelle mode des hommes voilés
n'eut aucun succès)


Italian Monk Wearing a Funeral Mask 1892

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Luc Desle

mardi 27 mai 2014

"Ce pèse-personne ne pesait rien". Jacques Damboise in "Pensées efficientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(AGIS EN CONSCIENCE)

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(La femme voilée qui rêvait à la Liberté,
fut trahie par ses vêtements)



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Gelluck

Les 67 personnes les plus riches 
possèdent autant que la moitié du globe

Challenges.fr
(Avec AFP)

   (...) Les 67 personnes les plus fortunées de la planète possèdent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, a estimé mercredi 9 avril l'ONG Oxfam, appelant le FMI et la Banque mondiale à agir.

   "Les inégalités extrêmes se sont aggravées", a affirmé l'organisation de lutte contre la pauvreté dans un communiqué, rappelant que le club des plus riches comptait jusque-là 85 membres.

   Selon Oxfam, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, qui tiennent leur assemblée générale cette semaine à Washington, doivent passer de la "rhétorique" aux actes pour tenter de réduire ce fossé.

   "Le président de la Banque Jim Yong Kim et la directrice générale du FMI Christine Lagarde ont abondamment parlé des dangers posés par l'explosion des inégalités. Cette semaine, nous devons voir des actions concrètes pour appuyer cette rhétorique", a plaidé Raymond Offenheiser, président d'Oxfam America, cité dans le communiqué.

   Le FMI a récemment publié deux rapports soulignant les méfaits des inégalités sur l'économie. La Banque mondiale s'est, elle, fixé l'objectif de doper les revenus des 40% les plus pauvres partout sur le globe.

   Mais, selon Oxfam, ces deux institutions doivent désormais "changer" leurs recommandations et leur politique de prêts à leurs Etats-membres, en plaidant pour davantage d'investissements dans la santé et l'éducation. Gardien de l'orthodoxie budgétaire, le FMI défend traditionnellement les coupes dans les dépenses publiques et la réduction des déficits.

   "L'austérité aggrave les inégalités et le FMI et la Banque mondiale le savent bien", assure Oxfam, qui appelle également le Fonds à admettre que les stratégies d'évitement fiscal des multinationales sont un des "moteurs" des inégalités.


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"Hein? Quoi?
 Gronder?
Rugir?
Et puis quoi encore?
Fait trop chaud..."



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Benoît Barvin

mardi 13 août 2013

"La fille du marchand de sable n'était pourtant pas bédouine". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TON EGO N'EST PAS INFINI)

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(Dans ce pays l'éducation commençait très tôt
et avec beaucoup d'application)



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"Fais-moi-confiaaance...
Je-t'achète-pour-optimiser-ton-potentiel...
- Je vous crôa,crôa..."


Le Washington Post change de main, 
pour mieux rebondir ?
PAUL GRISOT

   (...) La nouvelle a surpris tout le monde : la famille Graham, propriétaire du titre depuis 80 ans, a annoncé lundi 5 août la vente du Washington Postà Jeff Bezos, fondateur et patron d'Amazon, pour la coquette somme de 250 millions de dollars (188,6 millions d'euros). 

   "Durant la dernière décennie, le Post a été incapable de se sortir de la tourmente financière qui a englouti les journaux et les autres entreprises de médias traditionnelles", note le journaliste du quotidien Paul Farhi. Et d'expliquer que "la montée d'internet et le glissement du print aux technologies digitales a crée une grande vague de concurrence pour les entreprises traditionnelles de médias, dispersant les lecteurs et les annonceurs dans un paysage de l'information plus éclaté, et provoquant des fusions, des faillites et des rapprochements parmi les propriétaires de journaux et d'entreprises audiovisuelles". 

   L'arrivée aux commandes de Jeff Bezos est-elle une bonne nouvelle pour le titre ? Sans se prononcer directement, Farhi veut y croire. Il rappelle que ce qui motive le fondateur d'Amazon, aujourd'hui à la tête d'une fortune estimée à 25 milliards de dollars (18 milliards d'euros), n'est pas la spéculation, mais avant tout l'innovation (ahaha). "Pendant longtemps, il a suscité la frustration des investisseurs et des analystes qui voulaient qu'Amazon réalise des profits de façon plus rapide et plus régulière. En raison de lourds investissements (...), Amazon n'a délivré aucun profit jusqu'à sa neuvième année d'exercice, sept ans après son arrivée sur le marché" (pauvre chou), explique le journaliste. Il souligne que Bezos a déclaré l'année dernière que "les trois grandes idées chez Amazon sont la pensée à long terme, l'obsession du client et la volonté d'inventer".(...) 

   Après l'annonce du rachat, différentes hypothèses ont rapidement surgi sur les réseaux sociaux. Parmi elles, celles qui voudraient que Jeff Bezos ait racheté le Washington Post pour influer sur la politique et les lois du pays : le mariage gay, par exemple, pour lequel il milite, mais aussi et surtout le système de taxes sur les transactions en ligne, cheval de bataille d'Amazon (le géant de l'internet est contraint depuis peu de payer des taxes dans les Etats américains où il est implanté physiquement).

   Des explications trop faciles, pour le spécialiste des médias Peter Himler, qui publie une tribune sur le site de Forbes. Il avance deux autres raisons : tout d'abord, Bezos est riche, et peut se permettre de dépenser 250 millions de dollars pour un journal. Ensuite, il "est avant tout un innovateur", et après avoir révolutionné la vente en ligne, il "voit maintenant dans la relance de cette marque média auparavant puissante et profitable le challenge ultime pour le geek qu'il est". 

   "Je prends M. Bezos au mot quand il dit que 'le journalisme joue un rôle important dans une société libre'", poursuit Peter Himler, avant d'ajouter que le fondateur d'Amazon "pourrait vraiment y arriver avec le Washington Post, contrairement à ces autres millionnaires arrogants que sont M. Zell [depuis peu propriétaire du Los Angeles Times et du Chicago Tribune], M. Murdoch et les frères Koch [qui souhaitaient eux aussi racheter le L.A. Times et le Chicago Tribune]". (...)

Lire sur:

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"Faudra penser à réparer ces p... d'essieux!
- Ta g... le canard!
- C'est pas un canard, c'est un cygne...
- M'en fous! Ta g... le cygne!"



(Source: matty-bojangles, via yoitsmario)

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Benoît Barvin

lundi 17 décembre 2012

"Quand elle était sous sa douche elle n'aimait pas l'idée que Dieu était partout". Benoît Barvin in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TA VIE EST UNIQUE
TA MORT EGALEMENT)

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"Qu'ess-t'as, toi, hein? 
Qu'ess-t'veux?"



Une mouette immortalisée en gros plan, voilà une nouvelle photo prise au moment parfait.  Lle cliché est l’œuvre du photographe suédois Brutus Ostling, un spécialiste de la photo d'oiseau. Sa technique est loin d'être compliquée : il tient du pain ou du poisson dans sa main libre pour appâter les volatiles. (BRUTUS/CATERS NEWS AGENCY/SIPA)



(La preuve est faite que les mouettes ne savent pas articuler)


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(Espion russe surveillant sa future victime dans le public)

ROYAUME-UNI 
Petits meurtres 
entre Russes à Londres
Neil Tweedie 
The Daily Telegraph 

   (...) Il arrive que des individus en parfaite santé meurent aussi subitement que naturellement : dans un premier temps, la police du Surrey ne s’est donc pas plus inquiétée que cela du décès d’Alexandre Perepelitchny . Cet homme d’affaires russe a été retrouvé mort non loin de son domicile, dans le quartier très cossu de St George’s Hill, à Weybridge, le samedi 10 novembre. C’est un membre de son personnel de maison qui a trouvé le corps alors que la nuit tombait, à proximité de la maison qu’il louait 12 500 livres par mois [environ 15 500 euros].

   Agé de 44 ans, Perepelitchny , qui avait été vu en train de faire son jogging un peu plus tôt dans la journée, était encore en tenue de sport. Il n’y avait aucun signe de violence, rien qui suggère une affaire louche. Ce quartier fermé, chapelets de demeures entourées de jardins où rien ne se vend en dessous de trois millions de livres [3,7 millions d’euros], est l’un des plus huppés de Grande-Bretagne (il a vu défiler des chanteurs et des stars du foot), et ce serait aussi l’un des plus sûrs. 

   Pour les policiers en charge de l’affaire, la mort de Perepelitchny est apparue dans un premier temps comme un drame individuel, rien de plus. Ce n’est que plus tard, quand des associés de la victime leur ont mis la puce à l’oreille, qu’ils ont commencé à envisager de plus sombres explications. La première autopsie n’ayant pas été concluante, une deuxième a été ordonnée. Les conclusions du rapport toxicologique ne seront pas disponibles avant plusieurs mois. (Oui, et alors? On attendait une révélation et on n'a rien...) (...)

   (...) Assassinats et tentatives d’assassinat sont rares en Grande-Bretagne, mais quand il s’en produit, il y a souvent de bonnes chances qu’un Russe y soit mêlé. La Russie est aujourd’hui un pays bien moins violent qu’il y a encore cinq ans, mais pour les nombreuses organisations criminelles en activité sur ce vaste territoire, certaines très proches du gouvernement, il y a toujours des vendettas à mener et des individus gênants à faire disparaître. Certes, quand la cible a trouvé refuge au Royaume-Uni, certains assassins en puissance abandonnent leurs projets – mais pas tous.

   Environ 300 000 Russes sont installés en Grande-Bretagne, et Londres en particulier tire profit de l’afflux de ces milliardaires et millionnaires qui ont fait fortune au moment des grandes privatisations des années 1990. Les millionnaires russes, au nombre d’une centaine, représentent ainsi un quart des visas de premier niveau [“Tier 1”, pour les migrants “à haute valeur ajoutée”] délivrés entre janvier et juin 2012. Ces permis privilégiés autorisent un séjour à long terme, sans domiciliation fixe, en échange d’un investissement minimum d’un million de livres [1,23 million d’euros] dans l’immobilier, les actions ou les obligations britanniques. 

   Mais ces immigrés arrivent aussi avec leur histoire, leurs peurs et leurs vieilles querelles. Très peu de vérifications des antécédents sont menées sur les demandeurs de visas de premier niveau, et les riches russes arrivent en si grand nombre que certains commencent à s’inquiéter de leur place grandissante au sein des institutions britanniques. Les services de renseignement du MI6 y voient même un grave danger potentiel. (...)
Lire sur:

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(Image incestueuse insoutenable.
Que fait la police?)

(Source: tinyurl.com)

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(Super héros français travaillant incognito 
dans la guerre économique mondiale)

Intelligence économique en France
Jean-Louis Caccomo


   (...) Depuis le premier choc pétrolier de 1973, le slogan officiel national est que « la France n’a pas de pétrole mais elle a des idées ». Le problème majeur est que nos idées sont en grande partie développées et exploitées à l’étranger (soit par des Français expatriés, soit par des concurrents étrangers) donnant naissance à des produits, des services voire des industries qui vont devenir nos plus redoutables concurrents. Ce mouvement est entretenu par la fuite des cerveaux, la diminution des dépôts de brevets français et la création de start-up françaises à l’étranger, notamment à la Silicon Valley.


   Ce processus ne date pas d’aujourd’hui. La première machine à vapeur a été mise au point par le français Denis Papin, mais c’est l’écossais James Watt (1736-1819) qui déposa le brevet, lançant la révolution industrielle en Angleterre. Les Frères Lumières ont mis au point, à la fin du XIX° siècle, le procédé cinématographique, mais l’industrie du cinéma est née à Hollywood. Dans les années 60, l’entreprise française BULL était parmi les premières sociétés en pointe dans le secteur informatique mais la France est passée à côté de la nouvelle économie. C’est une des manifestations du « paradoxe français ».

   Et cette situation est sans doute liée à la prise de conscience tardive de la nécessité de sensibiliser les acteurs économiques du pays (entreprises, universités, laboratoires de recherche, collectivités locales, État) aux pratiques d’intelligence économique (lobbies, réseau, renseignement, secret, espionnage) mises en œuvre, depuis les années 70, par les Japonais, les Américains puis, plus récemment, les Chinois.

   Pendant que les universités américaines ou chinoises sélectionnent scrupuleusement, et surveillent, aussi les étudiants en provenance de pays concurrents, nous finançons, au nom du social, les études d’étudiants étrangers dont certains n’ont pas toujours des intentions « pacifiques » ou désintéressées. En fait, ils viennent carrément nous piller et nous nous laissons faire...

   Ces pratiques d’intelligence économique ont consisté à transposer, dans le domaine de l’économie, les techniques mises au point par les militaires durant les périodes de guerre, et notamment durant la guerre froide qui a opposé le bloc soviétique (qui a ainsi pillé les technologies occidentales voir l’affaire Farewell popularisée par l’excellent film de Christian Carion). Elles sont généralement mises en œuvre par des anciens agents des services secrets qui travaillent pour des sociétés privées d’intelligence économiques au service des États ou de firmes concurrentes.

   Hélas, la généralisation de ces procédés transforme la compétition économique en une véritable « guerre économique ». Et il vaut mieux œuvrer à pacifier l’économie qu’à entretenir une guerre économique qui dégénère toujours en guerre tout court. Mais il faut aussi être lucide car ce sont ces moyens qui sont à l’œuvre dans les négociations à l’OMC, aux congrès américains ou au parlement de Bruxelles lorsqu’il s’agit de faire adopter des normes, des législations sur les brevets ou autres enjeux stratégiques. Paris a sans doute perdu l’organisation des jeux olympiques au profit de Londres par manque de professionnalisme dans ce domaine.

   Rapport Martre, œuvre collective du Commissariat du Plan intitulée Intelligence économique et stratégie des entreprises, La Documentation Française, Paris, 1994. ↩
Christian Harbulot, La guerre économique, Que Sais-je/PUF, Paris, 2010. Christian Harbulot, « Intelligence économique et stratégie des entreprises », La documentation française, Paris, 1994. 
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Luc Desle

vendredi 29 juin 2012

"Serrant la main de son adversaire, il lui déboîta l'épaule". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:


(TON SAC TROP PLEIN
NE T’EMPÊCHE-T-IL PAS D'AVANCER?)

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(Chat Chinois figurant le sort actuel des chats tibétains.
En attendant pire...)

(Source: thedaintysquid) 

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(Agents de la Démocratie Paraguayenne
chargés de faire respecter les votes
des multinationales)


Le président qui dérangeait les riches
Dante Caputo

   (...) Il est probable que la destitution du président paraguayen Fernando Lugo [arrivé au pouvoir en 2008, il est accusé d’avoir “mal rempli ses fonctions”] ait été conforme à la procédure prévue par la Constitution de son pays. En revanche, elle n’a pas respecté les principes fondamentaux d’une démocratie : la présomption d’innocence et le droit de se défendre.

   Toutes les décisions ont été prises en l’espace de quelques heures, y compris celle de rejeter la requête émise par la défense, qui souhaitait bénéficier de 18 jours pour se préparer. Il faut peut-être le rappeler, même si ça ne devrait pas être nécessaire : c’est un président élu par le peuple qui vient d’être destitué. Autrement dit, on remet en cause la décision de ceux qui détiennent le pouvoir dans une démocratie.

   L’urgence de se débarrasser de l’ennuyeux Fernando Lugo n’a rien à voir avec les chefs d’accusation invoqués. Les événements en cause [le 15 juin, 17 personnes ont été tuées, dont 6 policiers, lors d’une intervention des forces de l’ordre visant à expulser des paysans “sans terre” qui s’étaient installés dans la propriété d’un homme d’affaires à Curuguaty, au nord-est d’Asunción] sont complexes et confus. Par conséquent, personne ne peut décemment affirmer que tous les aspects de la situation ont pu être élucidés en si peu de temps. En résumé, ce qui s’est passé la semaine dernière au Paraguay est contraire aux principes fondamentaux qui régissent une société démocratique.

   Si ces arguments paraissent peu réalistes ou abstraits, jetons un œil à la situation d’une autre perspective. Dans les discours qu’il a prononcés avant d’être élu et après son entrée en fonction, Fernando Lugo a donné priorité à la réforme agraire. La question n’est pas de savoir si c’est vraiment ce qu’il a fait ou s’il a su comment s’y prendre. Je fais seulement remarquer que sa proposition a pu faire figure d’outrage dans un pays où un nombre très réduit de familles possèdent 80 % des terres. Voilà, semble-t-il, une bonne raison de passer outre la volonté populaire.

   Par ailleurs, Fernando Lugo ne faisait pas partie des cercles politiques habituels [ancien évêque, il a abandonné sa charge ecclésiastique en 2006 pour se convertir à la politique]. Il n’était pas particulièrement proche du conservateur Parti Colorado, mais n’était pas non plus soutenu à 100 % par le Parti libéral [Lugo était arrivé au pouvoir soutenu par une coalition, après 61 ans d’hégémonie du Parti Colorado]. Ce président ne convenait à aucun des groupes qui ont du pouvoir au Paraguay, alors le pouvoir s’est débarrassé de lui. (...)


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"Un jean écologique? Pour quoi faire?"

Olive-Ann Alcorn--actress-alta studios

WASHINGTON - 
Une nouvelle technique permettrait 
de produire des jeans plus écologiques
AFP

   (...) Il faut, selon les procédés actuels, plus de 9.450 litres d'eau, près d'un demi kilo de produits chimiques et beaucoup d'énergie pour produire une seule paire de jeans, explique Miguel Sanchez, un ingénieur de la firme chimique Clariant, basée près de Bâle, lors d'une présentation à une conférence de l'Institut de la chimie verte, qui dépend de l'American Chemical Society.

   "Si vous multipliez par près de deux milliards de jeans produits annuellement dans le monde vous avez une bonne idée de ce que représente cette industrie, qui contribue pour une part notable à la production d'eaux usées et aux émissions de gaz à effet de serre dans l'environnement", souligne-t-il.
   Outre les importantes économies d'eau et d'énergie, ce procédé baptisé "Advanced Denim", permet aussi de considérablement réduire (-87%) les déchets de coton qui sont souvent incinérés et ajoutent ainsi des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

   De plus, à la différence des méthodes traditionnelles de production de toile de jeans qui nécessitent jusqu'à 15 cuves de teinture et un ensemble de substances chimiques potentiellement nocives, ce nouveau procédé n'en utilise qu'une seule.
   Il recourt en effet à une nouvelle génération de teinture au soufre liquide concentré et plus écologique.


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"Pourquoi je suis en premier plan?
C'est le photographe qui voulait...
Je ne sais pas pourquoi"


"All-about-Eve"
 Bette Davis ; Ann Baxter...

Bricq et sa « promotion » : 
le mensonge dans ses meubles
Daniel Schneidermann 
Fondateur d'@rrêt sur images

   (...) On n’avait rien compris. Le débarquement de Nicole Bricq du ministère de l’Ecologie, à l’occasion du remaniement, et sa nomination au Commerce extérieur, c’était « une promotion ».
    Ce doit être vrai, puisque c’est Bricq elle-même, sans doute encore sous le coup de la joie, qui l’a confié à son amie Cécile Duflot. Ce doit être encore plus vrai, puisque Duflot, transportée d’enthousiasme, l’a répété à Aphatie sur RTL. Duflot, jeune ministre en jean et en RER, qui ne mange pas du pain du pouvoir, n’aurait tout de même pas colporté un mensonge éhonté.

   Tous les mal-pensants, qui expliquaient depuis la fin de semaine que Bricq avait été débarquée pour rassurer la Shell, fort inquiète que l’on lui interdise de forer au large de la Guyane, n’avaient donc rien compris.(...)
   Débarquée en quelques semaines sur pression de hauts intérêts, Bricq n’est donc pas le Bockel de Ayrault. Ce haut fait a été récompensé par une promotion. Ce qui laisse un goût de pétrole dans la bouche, ce n’est pas le débarquement de Nicole Bricq. C’est son absurde tentative de camouflage.

   Après tout, on peut comprendre que Bricq soit débarquée parce qu’en exigeant que les permis de forer, accordés à Shell en 2001, soient « remis sur la table », elle avait adopté une position juridiquement intenable, et donc commis une erreur politique (si toutefois cette analyse juridique est fondée). On peut même comprendre que Shell, appuyée sur un code minier dont on découvre à l’occasion qu’il date de 1906, défende ses intérêts. On pourrait même – voyez jusqu’où l’on pousse la compréhension – comprendre que le gouvernement se rende aux arguments, juridiquement fondés, de Shell.

   Ce que l’on ne peut pas comprendre, c’est après quelques semaines de gouvernement le retour du mensonge, du mensonge le plus insolent, le plus épais, comme fond de sauce du discours du pouvoir. (Que celles et ceux qui nous soupçonnaient d'être partisans se rassurent, donc: nous ne sommes dupes de personne, pas plus de la Droite que de la Social-Démocratie...) (...)

Lire sur:

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Luc Desle

mardi 26 juin 2012

"Dans ce Parti extrême on montrait les dents, non limées". Benoît Barvin in "Pensées pensées"

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'ANIMAL QUI EST EN TOI
POURQUOI LE MANGES-TU?)

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"Un végétarien!
- Où ça? Où ça?"


Le changement de régime, 
c’est maintenant

   (...) (A)ujourd’hui, l’enjeu n’est pas un accès à la viande, mais à une alimentation équilibrée, où se mêlent joyeusement fruits et légumes. Si l’épidémie d’obésité était due à un abus de haricots verts, cela se saurait.

    L’enjeu, c’est aussi de trouver des solutions à la crise climatique. Or, nos steaks et nos poulets sont responsables de 18 % des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines. Des scientifiques, parmi lesquels Tony McMichael et John Powles, précisent qu’il suffirait de réduire de 10 % notre consommation de viande rouge pour changer cela. (...)

   (...) Dernier point : si le monde a faim, la faim justifie-t-elle tous les moyens ? En France, on « élève » chaque année un milliard d’animaux. 920 millions de volailles, 25 millions de cochons, 19 millions de vaches, 8 millions de moutons qu’il faut nourrir… et abattre. Un porc d’élevage intensif, c’est un nouveau-né de 100 grammes, qui franchit en six mois la barre du quintal. Et que mange ce cochon ? Des végétaux… que nous cultivons intensivement, parfois à coup d’OGM. Résultat, il faut quatre calories végétales pour produire une calorie de porc.

    Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, prévoit que, d’ici à 2050, 1,45 milliard de tonnes de céréales seront utilisées chaque année pour l’alimentation animale. Pourtant, elles permettraient de satisfaire les besoins alimentaires de 4,5 milliards de personnes. Alors les végétariens ont raison de nous secouer et de nous inciter à passer du champ à l’assiette sans détour par la case élevage. Et surtout de penser nos problèmes autrement, pour trouver des solutions nouvelles. (...)

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"Bile... heu... Billevesées!"


Crise de l’euro et lutte de classe
Bernard Teper
Co-animateur du Réseau Education Populaire.

Auteur avec Michel Zerbato de 
« Néolibéralisme et crise de la dette ».

Auteur avec Catherine Jousse et Christophe Prudhomme 
« Contre les prédateurs de la santé ».

   (...) Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, l’introduction de l’euro lors du traité de Maastricht en 1992, réalisée volontairement entre des économies divergentes d’une part et trop inégalitaires d’autre part et sans aucun transfert budgétaire pour compenser la croissance des inégalités économiques, était la pire des choses. 
   
   L’euro dans ces conditions a été un terrain de jeu pour la finance internationale, pour l’enrichissement de la bourgeoisie internationale au détriment des peuples, c’est-à-dire des couches populaires et des couches moyennes intermédiaires, appelées à chaque accentuation de la crise à éponger les dégâts causés par la bourgeoisie internationale dans la spéculation la plus débridée possible.
   
   Le démarrage du processus d’extinction de la démocratie réelle dès le traité de Rome (voir la fin du discours de Pierre Mendès-France du 18 janvier 1957) pour empêcher les peuples - c’est-à-dire les couches populaires (pour la France, 53% de la population au travail ou ayant travaillé) et les couches moyennes intermédiaires (pour la France, 24% de la population au travail ou ayant travaillé) - de s’opposer aux différents coups d’Etat prévus contre les démocraties européennes, l’organisation de la prééminence de la concurrence libre et faussée, du libre-échange dès l’Acte Unique européen en 1986, puis l’abandon par les Etats membres de la souveraineté monétaire au profit du gouvernement des juges de la Banque centrale européenne (BCE), tout cela menait à la confrontation finale.

   Karl Marx développait déjà en son temps l’idée que la direction capitaliste s’appuyait pour régner sur l’exploitation et la domination. L’exploitation était due à l’accaparement toujours plus important d’une partie du travail produit par les salariés à des fins liées uniquement aux intérêts de la bourgeoisie dominante (aujourd’hui pour la spéculation internationale de la bourgeoisie internationale ). 
   Il en résulta en France, à partir du tournant néolibéral de 1983 consécutif à la crise de 1982, le processus de déformation du partage de la valeur ajoutée. Cette déformation du partage de la valeur ajoutée procure à la bourgeoisie internationale française plus de 180 milliards d’euros par an en sus de ce qu’elle aurait eu si la répartition des richesses était restée celle qui prévalait en 1982. La domination, quant à elle, est multiforme. (...)

Suite, très précise, à lire sur:

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(Joueurs Palestiniens pauvres jouant, pour de vrai,
faute de moyens...)


En Israël, les touristes peuvent 
passer leur vacances à "tuer" des terroristes
Anna Benjamin

   (...) Les touristes pour qui les lieux saints d'Israël ne procurent pas assez de sensations peuvent apprendre à devenir des militaires israéliens pendant leurs vacances. Caliber 3, un camp de tir à Gush Etzion, au sud de Jérusalem, en Cisjordanie, dispense depuis 2007 des cours d'antiterrorisme.

   Ces formations de deux heures sont assurées par d'anciens membres des unités d'élite de l'armée israélienne. Leur mission : apprendre aux touristes à tirer avec une arme, à construire un plan de défense contre l'ennemi ou à gérer une attaque terroriste et une prise d'otages.

   "Nous combinons ainsi les valeurs du sionisme avec l'excitation et la jouissance du tir (jouissance!!!), qui rend l'activité plus significative", est-il expliqué sur le site Internet du camp d'entraînement. "Du fait de notre connaissance de ce programme de tir, les participants vivent un apprentissage différent et très original qui ne peut être expérimenté nulle part ailleurs, sauf sur le champ de bataille", ajoute-t-il. (...)

   Ce que le Times d'Israël qualifie de "tourisme sioniste extrême" est, selon ce site,"la tendance du tourisme israélien la plus chaude de l'été". "Le fait que l'attraction touristique soit située au-delà de la Ligne verte [qui sépare Israël et la Cisjordanie] ne fait qu'intensifier le plaisir pour les visiteurs, qui sont souvent déçus lorsqu'ils sont informés par leurs guides qu'ils ne sont pas en danger", explique le YNet News. (explique...)

   Les touristes pratiquent le tir sur des cibles en carton appelées "terroristes", selon le même site israélien. "Shay, le guide du camp, fait la démonstration de la meilleure façon d'attraper un assaillant et présente une grande variété de fusils et de ceintures d'explosifs", ajoute-t-il. Ce guide aurait fait partie du commando qui a mené l'opération d'Entebbe, lors de la prise d'otages d'un vol Air France en 1976."Effet garanti sur l'auditoire", conclut YNet news. 

   Les plus jeunes touristes sont également invités à s'essayer à la guerre. Michel Braun, 40 ans, est venu de Miami avec ses enfants : "Cela fait partie de leur éducation, (...) afin qu'ils sachent d'où ils viennent, et bien sûr avoir un peu d'action." Brian, un adolescent de 14 ans, un faux pistolet à la main, s'entend dire par le guide : "Ta maman ne sera pas là pour te protéger, donc conduis-toi comme un homme. Es-tu prêt à attraper un terroriste ?" "Oui, je suis prêt", rétorque Brian. A la fin de leur journée, chacun obtient un diplôme indiquant qu'ils ont "complété un cours de tir dans une base en Israël". (...)

A lire sur:

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"Quoi, mon coeur? Qu'est-ce qu'il a mon coeur?
Il est trop gros, peut-être?
Le coeur des femmes ne l'est jamais assez,
malotru!"


Instantané des coulisses de "Miss Large", le 18 juin à Beer-Sheva, en Israël.
 Le concours était destiné à des mannequins pesant au moins 80 kilos. 
(AFP PHOTO/MENAHEM KAHANA)


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Benoît Barvin