Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

vendredi 25 mai 2012

"Le roi des gongs voulait se présenter comme président". Benoît Barvin in "Pensées pensées"

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Pensées pour nous-mêmes:

(SI TU VEUX TE BATTRE CONTRE LE TEMPS,
MUNIS-TOI DE BEAUCOUP DE PATIENCE)

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"T'as vu ce qui arrive quand tu contestes ton PV routier?
- Ben M... alors!"


Fichier Ares: 
la Ligue des droits de l’Homme, 
lobby automobiliste?
(et 1 titre stupide, 1)
Hugues Serraf

   (...) La Ligue des droits de l’Homme qui s’associe à un lobby de contestataires de PV routiers, ça n’est pas banal. On a connu cette organisation concentrée sur des causes un chouia plus «nobles», comme la défense des libertés fondamentales ou philosophiques de pauvres hères jetés en prison par un tyran à moustache et casquette de général...
   «C’est que c’est le cas ou presque, s’enflamme Rémy Josseaume, président de l’Automobile club des avocats (ACDA), une structure dont l’intitulé annonce les préoccupations avec assez peu d’ambiguïté. Cette convergence de vues est logique et nous sommes fiers d’avoir la LDH à notre côté même si c’est une première. C’est la preuve que les automobilistes sont avant tout des citoyens et que les entorses à leurs libertés sont des entorses aux libertés de tous.»

   Ok. Pourquoi pas. Mais quel est exactement le problème?

   «Le problème, c’est Ares (Automatisation du registre des entrées et sorties des recours en matière de contravention), un nouveau fichier qui doit recenser les contestataires de délits routiers. Soit un fichier "pré-judiciaire"ne faisant pas la liste de gens condamnés à quoi que ce soit, ce qui se défendrait, mais bien celle de personnes contestant une contravention susceptible d’être levée si elles obtenaient gain de cause. C’est totalement inacceptable.»

   Effectivement, ce n’est pas si banal. La France est un pays où l’on aime faire des fichiers de condamnés à ceci ou à cela, fichiers que l’on oublie d’ailleurs souvent de remettre à jour, mais le fichier «pré-judiciaire» est une première: «La Cnil ne l’a d’ailleurs pas autorisé au sens où elle le fait généralement lorsqu’il n’y a rien à redire. Elle s’est contentée de donner un "avis favorable".» (...)
Lire la suite sur:

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"Moi, mon papa il était banquier...
- Tu mens... Il a jamais travaillé...
- Ben c'est ce que j'dis..."

Frédéric Oudéa: 

"C'est difficile d'être banquier aujourd'hui"
(Pauvre chou...)
Laura Fort

   (...) L'assemblée générale des actionnaires de la Société Générale s'est tenue ce lundi 22 mai à la Défense. Frédéric Oudéa, PDG de la banque, a livré ses analyses de la crise de la zone euro et rappelé les transformations rapides auxquelles le secteur bancaire est confronté. (...)

   (...) Dans un contexte politique et économique défavorable, Société Générale connaît de nombreuses mutations de ses activités. Devant les actionnaires, Frédéric Oudéa en a rappelé l’étendue et la nécessité. D’ici à 2013, la banque au logo rouge et noir cèdera un certain nombre d’activités et poursuivra la restructuration de sa banque de financement et d’investissement (BFI), tout en suivant une politique de maîtrise des coûts, ce, pour se conformer aux exigences réglementaires de Bâle 3.
   "Si j’avais un vœu (un voeu!) à faire, je ferais en sorte que la banque soit aussi rentable que la moyenne des entreprises industrielles", a affirmé le patron de la banque. Il ajoutera plus tard: "C’est difficile d’être banquier aujourd’hui. Le monde a profondément changé. Mais je suis fier d’être banquier". (...)

   (...) Alors que les polémiques entourent actuellement les rémunérations des dirigeants, celles des mandataires sociaux de Société Générale ont fait l’objet d’une présentation détaillée. Les rémunérations fixes versées en 2011 de Frédéric Oudéa (1 million d’euros), et des directeurs généraux délégués Séverin Cabannes (650 000 euros), Jean-François Sammarcelli (650 000 euros) et Bernardo Sanchez Incera (700 000 euros) sont restées inchangées par rapport à 2010 (ah, quand même... Heu... Mais ça fait beaucoup...).
   Quant à leurs rémunérations variables, comprises entre 310 144 euros et 487 937 euros, elles sont toutes en baisse : -43% pour Frédéric Oudéa, -53% pour Séverin Cabannes, -28% pour Jean-François Sammarcelli et -41% pour Bernardo Sanchez Incera. 
   Ce sujet aura été le seul à faire frémir la salle. (...)

Lire sur:

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"Passe-moi les balles!
- Mais y'en a qu'une!
- Que tu dis! Moi, au travers de mon casque,
j'en vois plein!
- Obsédée!"
Je suis montpelliérain 
et je m’en fous
CorsairePR

   (...) (J)e ne résiste pas à l'envie de rappeler les méfaits de la surmédiatisation du sport en général.
   On pourrait constater que cette médiatisation est de fait liée à la TV, mais la TV est un support qui vit déjà ses dernières heures et sur lequel j'ai déjà déversé mes griefs.
   Je vois principalement cinq critiques graves qui peuvent être fait à la médiatisation du football ou plus exactement à tout ce qu'il l'entoure, la pratique sportive en soit n'est pas trop dommageable.
   En outre, avant de commencer, je ne vois pas de différence entre le foot et le rugby à qui on peut faire les mêmes reproches et avec l'ensemble des autres sports.

   Premier critique : le fric et l'apologie consumériste
   C'est un argument qui a fait couler peut-être pas suffisamment d'encre durant la campagne, les salaires dans le football sont indécents, odieusement haut pour les stars et ignoblement bas pour les autres, en outre, le sponsoring et la pub montre à quoi sont astreints les joueurs pour se remplir les poches. (être de banals hommes sandwichs)

   Deuxième critique : La Compétition à tout prix
   Quel modèle est-ce celui qui veut à tout prix qu'il y ait un vainqueur et donc corollairement un perdant ? A mon sens, un « Que le meilleur gagne » est opposé à toute forme d'égalité. (pas nouveau, mais il est bien de le rappeler)

   Troisième critique : Des modèles affligeants
On le voit assez régulièrement, les stars de foot ne brillent ni par leur élocution, ni par leur érudition, sont-ce là les modèles, les icônes et les stars que nous devons avoir ? (pour être des cochons de payants, oui...)

   Quatrième critique : Faillite de l'éducation
   Combien de gamins vont foirer leurs études à vouloir devenir un Zidane ou un Thierry Henry ? Le temps passé à s'entraîner sur la pelouse n'est pas un temps qui sera passé à la bibliothèque (et de là à dire que les livres prennent la poussière et qu'on pourrait tout aussi bien les brûler, il n'y a qu'un pas...) (copuler avec un ballon ou un auteur des siècles passés...)

   Cinquième critique : L'hystérie collective
   Quelle est cette société où on assiste tour à tour à ces scènes de de folie populaire que ce soit pour proclamer sa joie ou éructer sa haine ? Relisez 1984 et vous verrez que nous ne sommes pas si loin... (Peuple, que d'ignominies on fait en ton nom... et on te fait faire pour te rendre docile...) (...)



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(L'épouse de l'ex-Résident n'avait même plus d'argent
pour se payer des lunettes de vue...)

Babe Paley. February 1946. (via ghastlydelights)


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Benoît Barvin

jeudi 24 mai 2012

"Etrange: Cette Pompom girl dansait à contretemps". Benoît Barvin in "Étrange, vous z'avez dit?"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LAISSE JALOUSIE ET HAINE
DORMIR DANS LEUR PANIER)

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"My God! Tu ne vas pas faire ton French Cheese,
maintenant! Laisse-toi ligoter sans
bouger, surtout..."


Barack Obama soulagé 
par la volonté de conciliation 
de François Hollande
Corine Lesnes (Chicago, envoyée spéciale)

   (...) Les Américains ont de quoi être satisfaits : de l'Iran au déploiement du bouclier antimissile en Europe, François Hollande s'est employé à les rassurer, même s'il a maintenu sa décision de retirer d'Afghanistan les troupes françaises de combat à la fin 2012. "Il a fait d'excellents débuts", a commenté Barack Obama en recevant le président français dans le bureau ovale.

   L'administration Obama craignait que le nouveau venu ne bouscule l'ordre du jour, soulignant les divergences des Alliés à quelques mois de l'élection présidentielle de novembre. Rien de tel. Du G8 de Camp David au sommet de l'OTAN à Chicago, François Hollande s'est glissé sans mal dans le déroulé prévu par Barack Obama. "Il est clair que la France va être un bon ami et allié" (Aie! Est-ce vraiment un compliment?), indique un haut responsable américain.

   S'il a défendu ses positions, François Hollande s'est gardé de tout ce qui aurait pu embarrasser Barack Obama, par exemple une mise en cause de la stratégie des alliés en Afghanistan. "Chicago pouvait être un conflit au sens d'un malentendu entre la France et ses alliés. Cela n'a pas été le cas, s'est félicité le président français à l'issue de la première journée de travaux. Nous avons veillé les uns et les autres à ce que la position de la France soit pleinement respectée et appliquée." ( Le nouveau Résident plus malin que l'ancien? Personne n'en doute... Mais cela va-t-il durer? Et ne pas bousculer les Etats-Unis est-ce une bonne stratégie?) (...)

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"Il paraît que la nouvelle ministre
n'est pas vraiment noire...
- Non?
- Non... Elle aimerait beaucoup le cirage,
si tu vois ce que je veux dire..."


Christiane Taubira (Noire...) cristallise 
les rancœurs (de Droite) sur le Web
Samuel Laurent

   (...) La nouvelle garde des sceaux n'aura pas eu à attendre longtemps pour subir sa première salve de critiques. Issue du Parti radical de gauche (PRG) et élue guyanaise, Christiane Taubira est, depuis sa nomination, l'une des cibles privilégiées de la droite et de l'extrême droite sur le Web.

INTOX SUR UNE FAUSSE CITATION

   Une partie des critiques, comme celles qui visent son projet de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs, ressort du débat politique normal. D'autres sont plus douteuses. La ministre s'est ainsi vu attribuer, durant le week-end, une phrase polémique. Selon plusieurs blogs et comptes Twitter, la ministre aurait affirmé au micro de RFI : "Brûler des drapeaux français, c'est un geste de liesse pardonnable."
   Les sympathisants de l'UMP ont amplement relayé cette information (fausse), notamment sur Twitter (déversoir à étrons?), la reliant aux polémiques sur la présence de drapeaux étrangers à la Bastille le soir de la victoire de François Hollande.



OULA... "Brûler des drapeaux français, 
c'est un geste de liesse pardonnable" 
Christiane Taubira, 
Ministre de la Justice (RFI - 19 mai 2012)



Le 6 mai, drapeaux étrangers à la Bastille. 
Auj #Taubira déclare l'impunité 
pour ceux qui ont brûlé ce soir-là 
les #drapeauxfrançais!?

   Problème : la citation est tout simplement fausse. Le site d'Europe 1, Le Lab, qui a enquêté sur la question, dimanche 20 mai, auprès de RFI, dément que MmeTaubira ait tenu ces propos. Et rappelle qu'aucun drapeau français n'a été brûlé le soir du 6 mai, contrairement à ce qu'ont affirmé d'autres rumeurs circulant sur le Web. Ces rumeurs s'appuyaient sur une photo de drapeau brûlé à Toulouse, qui datait en fait de 2007. (On ne dira jamais assez combien les 5 années qui viennent de passer ont abaissé le niveau de nos concitoyens... ) (...)

Suite à lire, si on n'a rien d'autre à faire, sur:

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"L'homosexualité ne passera pas dans...
Heu... Sur... Heu... Sous...
M... alors, elle passera pas!
Un point c'est tout!"

A 50 ans, vingt ans après ses exploits de compétiteur,
 la légende de Benfatto, dont le physique idéal 
a souvent suscité des comparaisons 
avec Apollon, est toujours aussi vivace. 

Oui aux homosexuels... 
mais pas chez nous

   (...) L'Italie est un pays encore conservateur, constate L'Unità après la publication d'un rapport de l'ISTAT (l'institut national de statistique) sur l'homosexualité. Les sondés ont un double discours. 73% des personnes interrogées condamnent les discriminations que subissent les homosexuels. Pourtant, elles considèrent que les gays ne devraient pas exercer certaines professions: pour 24,8% d'entre elles, il est impensable qu'un homme politique soit gay. 
   Elles sont même 41,4% à penser qu'un enseignant ne peut pas être homosexuel. Pire, elles ne sont que 20% à souhaiter que les gays puissent adopter. Au sud de l'Italie, la discrimination envers les homosexuels semble la plus forte: 32.3% des sondés associent homosexualité et immoralité. Pour 28,3% d'entre eux, l'homosexualité est même considérée comme une maladie. (...)



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(Le fantôme de l'ex-Résident se préparait pour 2017)

(VIA MUTEGA) 

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Benoît Barvin

mercredi 23 mai 2012

"Où est ma brosse à dents en or?" s'énerva l'ex Résident, sur le départ". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(SI DIEU NE TE PARLE PAS,
ECOUTE-LE)
pcc Jacques Damboise 
(qui ne respecte rien)

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COURTS RECITS AU LONG COURS(19)
pcc Benoît Barvin


Miroir fidèle

   Il refusait d'exposer les traits flapis de son ancienne jeune maîtresse. "Question de décence" pensait-il. Aussi son eau se verdit-elle assez pour que son Adorée finisse par le mettre au rebut. En haut d'un vieux bahut d'où il la contemplait, avec nostalgie, marcher à petits pas dans son unique pièce, enfarinée de poussière.


Mon Ange

   Il me suivait jour et nuit dormant près de mon lit, couché en chien de fusil. Nul autre que moi ne le voyait mais, fidèle à la folie, il veillait sur moi, jaloux, je le compris bien vite, de ces godelureaux qui virevoltaient autour de mon sourire, s’enivrant de mon parfum. Il en vint à les supprimer, un à un, de mille étranges manières, mais avec méthode. De sorte que je dus m'en séparer, de mon Ange, en lui offrant, comme paroles empoisonnées, le sempiternel "tout est fini entre nous".
   Avant de décéder de chagrin, il enveloppa mon cou gracile de ses grandes ailes, si duveteuses, et m'étrangla, dans un grand cri de jouissance.

Le chapeau claque

   Sa carrière fut ultra-courte. Il faisait partie de la dernière fournée des chapeaux que la City commandait, à la manière de petits fours, pour ses traders méritants.
   Ces derniers se révélant une espèce en voie de disparition, la Vieille Lady cessa ses achats, finalement dispendieux, et le chapeau, en désespoir de cause, fut contraint de s'exhiber dans un minable music-hall de Whitechapel, désagréablement perché sur le crâne chauve d'un prestidigitateur de seconde zone.


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"C'est comme si vous vous limiez les ongles",
fit le chef de groupe, compatissant. C'était en effet
la première fois qu'il avait, sous ses ordres,
la femme d'un ex-Résident.
“WOMEN WORKING FOR YOU” POSTCARDS, 1943

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"Oh Mon Dieu! Narine s'en va convertir 
les impies Luniens et Martiens!
- Quelle jolie fusée!
- Quelle Sacerdoce!"

The Wonder of It All: 1938
October 1938. “Boys at the National Rice Festival parade. 
Crowley, Louisiana.” Photo by Russell Lee for 
the Farm Security Administration.

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"J'aime beaucoup ton look d'abr... UMPéiste.
- Heu... Merci?"

Glasses via tackorama

(à noter:
 nous ne sommes pas certains 
de l'exactitude exacte de cette traduction)

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(Ce baron UMPéiste confondait le dicton:
"faire l'autruche" avec "faire le kakou")

CAWSTON OSTRICH FARM, 1896-1934


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Jacques Damboise

mardi 22 mai 2012

"Devant cette montagne malodorante, l'ex Résident voua sa parentèle aux gémonies. Son chien, lui, continua sa route.". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA SAGESSE NE S'ATTRAPE PAS
COMME UN ANIMAL SAUVAGE)

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"Oh Dieu du Cac 40, fais que mon père,
ce héros, au sourire si doux,
gagne un max de blé en écrasant
tout le monde autour de lui.
Amen"

Austérité: 
les Anglais de nouveau dans la rue
Maxime Bourdeau (Paris)

   (...) Cela fait plus d'an an que cela dure et poutant la contestation n'en finit pas. Ce jeudi (10 Mai 2012), plusieurs syndicats du secteur public ont rassemblé près de 400 000 employés (200 000 d'après les autorités) pour protester contre les mesures d'austérité adoptées par le gouvernement de David Cameron et en particulier contre la réforme des retraites en cours.

   Le gouvernement britannique a entrepris de modifier un système de retraite jugé injuste et trop coûteux. Pour ce faire, il prévoit d'augmenter l'âge du départ à la retraite de 65 à 68 ans et de calculer toutes les pensions sur la moyenne des salaires tout au long de sa carrière.

   Aujourd'hui, les syndicats protestent et refusent l'idée de payer plus de cotisations tout en travaillant plus longtemps pour recevoir des retraites moindres. Pour Mark Serwotka, secrétaire général de PCS — cinquième plus grand syndicat du pays — l'ampleur du mouvement confirme que la contestation est toujours aussi forte. Le 30 novembre dernier, une grève nationale avait réuni environ un million d'employés et avait forcé le gouvernement à modifier quelques mesures. Pas sûr que le résultat soit le même cette fois. (...)

   (...) Dans la matinée, des manifestants munis de drapeaux rouges — des membres des services de santé pour la plupart — se sont retrouvés devant l'hôpital St Thomas dans le centre de Londres. Des dizaines de milliers d'enseignants d'université ont, par la suite, rejoint la manifestation. Pour ces derniers, les changements effectués pour leur retraite leur coûterait entre 350 et 500 livres sterling (environ 430 à 630 euros) de cotisations en plus par an, soit une augmentation de 50%.

   Plus tard, dans la journée, environ 20 000 officiers de police, pour beaucoup munis de casquettes noires symbolisant les suppressions d'emplois à venir, ont, eux aussi, rejoint la capitale. Et ce, bien qu'ils ne soient pas autorisés à faire grève. Julie Nesbitt, qui fait partie de la Police Federation, estime que la police était le "service public par excellence". "Nous sommes les personnes sans qui le reste des services publics ne devraient pas fonctionner et nous devrions donc être traités en conséquence. Par ailleurs, nous n'avons pas les mêmes droits du travail et nous ne pouvons donc rien faire quant au mauvais traitement que nous subissons".

   A l'aéroport d'Heathrow, le personnel des douanes a également arrêté de travailler. Si la majorité des passagers ont pu franchir la frontière sans encombre, les voyageurs en provenance des pays non membres de l'Union Européenne ont dû attendre pendant une heure et demi. (...)
Lire sur:

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"Jules, ôte-toi de mon soleil.
- Tu te trompes, moi c'est Alexandre,
- C'est pareil, casse-toi de là!"

Jules Ferry : première polémique 
de la présidence Hollande ?
 Donald Hebert

   (...) C'est la polémique qui devrait animer (animer!) l'investiture de François Hollande mardi 15 mai. Le nouveau président de la République rendra hommage à Marie Curie, prix Nobel de physique et de chimie, mais aussi à l'ancien ministre de l'Instruction publique Jules Ferry (1882-1893). Auteur dans les années 1880 des grandes lois républicaines rendant l'école "gratuite, laïque et obligatoire". Mais également farouche partisan de la politique coloniale française de cette époque. (comme pratiquement tous les politiques de la période...)

   Un point (godwin?) que n'a pas manqué de souligner Luc Ferry, (mauvais) ministre de l'Education nationale de 2002 à 2004, la veille de l'investiture. Lundi 14 mai, il a déclaré sur France Inter : "Jules Ferry fut non seulement un grand colonisateur, mais c'est quelqu'un qui fonde la colonisation sur une vraie théorie raciste. De même qu'il faut éduquer les enfants, il faut éduquer les Africains, c'est ça l'idée."  (l'éducation comme racisme primaire... bon... On a compris la pensée de Droite, d'un coup)
   Et d'ajouter : "Si j'avais à célébrer une grande figure de la République, malgré le nom que je porte (ah, oui, bien sûr, on ramène quand même un peu à soi, Monsieur le Grand Penseur, arrière petit-neveu du grand homme), j'aurais plutôt célébré Clemenceau que Jules Ferry. ("j'aurai"... Bon... Un type de Droite, Sarkozyste, qui fait la leçon à la Gauche... Ca promet 5 années pénibles et un Tu Quoque qui ne quittera pas son envie d'en découdre. Merci M'Sieur Ferry!)" 


µµµ

"Bouton les Anglois hors des frontières de l'Europe!
- Mais, Jeanne, ils n'y sont jamais entrés"
Jeanne d'Arc 
Milla Jovovich, Desmond Harrington ...

F-35 : le coup de poignard britannique

   (...) Elles étaient belles, les promesses du traité de défense franco-britannique de Lancaster House, signé en novembre 2010. Avec cette nouvelle étape dans l’Entente cordiale, juré-craché, on allait voir ce qu’on allait voir : une force expéditionnaire commune interarmées ; des porte-avions interopérables dans les deux pays, grâce au choix britannique de se convertir aux catapultes ; un drone de surveillance MALE (moyenne altitude longue endurance) commun ; une collaboration plus poussée dans le domaine des missiles, de la dissuasion, des satellites, des sous-marins, de la guerre des mines, de la R&T.

   Dix-huit mois plus tard, quel bilan tirer ? Beaucoup de palabres, quelques avancées indéniables, notamment dans les missiles. Pour le reste, le tableau est éloquent : BAE cogne à bras raccourci sur le consortium Rafale en Inde après la sélection du chasseur français par New Delhi. « On n’a jamais vu une telle violence », assure un proche du consortium. Le projet de drone franco-britannique, pour parler clairement, est au point mort : le Royaume-Uni apparaît peu motivé, au point d’envisager de lancer une compétition impliquant aussi le Talarion d’EADS et l’Avenger (successeur du Reaper) de l’américain General Atomics. Des pressions se font jour pour que le projet franco-britannique intègre aussi l’Allemagne et l’Italie, via EADS et Finmeccanica.

   Le Royaume-Uni a porté hier un nouveau coup de canif –ou de poignard- aux accords de Lancaster House en choisissant de revenir à son projet initial de commander la version à décollage vertical (STOVL, pour « short take-off and vertical landing ») du chasseur F-35 de Lockheed Martin, dite F-35B, également choisie par le corps des Marines. Que signifie concrètement cette décision ? Londres renonce ainsi à sa commande de F35-C, la version catapultée du chasseur américain choisie par l’US Navy, ce qui enterre définitivement toute possibilité d’accueillir des Rafale sur le futur porte-avion britannique HMS Queen-Elisabeth, ce dernier étant dépourvu de catapultes. Bref, plus d’interopérabilité avec la France, contrairement à la lettre et à l’esprit du traité. (...) 

µµµ

"Si je peux enlever une main, pour voir ce que ça donne?
Mais je ne suis pas blonde, vous savez..."

µµµ

Benoît Barvin (et Jacques Damboise)

lundi 21 mai 2012

"Au milieu des 40 violeurs, Ali Baba n'en menait pas large". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE QUI EST EN TOI,
NE LE RÉVEILLE PAS A TOUT BOUT DE CHAMP)

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"Ma rémunération de psychopathe,
c'est pour que je me déchaîne pas,
version Hannibal Lecter!"
liberation.fr


Les capitalistes sont-ils 
tous des psychopathes?

   (...) François Hollande déclarait il y a cinq ans qu'il n'aimait pas les riches. A en croire un article au vitriol de l'écrivain américain William Deresiewicz publié récemment par le New York Times, il n'avait peut-être pas tort.

   Ce dernier cite une étude menée au début de l'année par le CFA Institute –dont l'ambition est de moraliser le monde de la finance et de l'investissement– selon laquelle au moins 10% des personnes qui travaillent à Wall Street sont des psychopathes contre 1% en moyenne dans le reste de la population américaine.

   Ces personnes ont en général «un manque total d'intérêt et d'empathie pour ce que les autres ressentent et pensent». Elles sont capables de faire preuve «de beaucoup de charme, de charisme et d'intelligence» et «d'une capacité sans égale à mentir, inventer et manipuler». Une autre étude très sérieuse menée l'an dernier par l'université du Michigan conclut que les riches ont plus tendance à mentir, tricher et violer la loi que les autres. La lutte des classes bat son plein aux Etats-Unis.

   Ce qui surprend le plus d'ailleurs William Deresiewicz, ce ne sont pas les conclusions de ses différentes études, mais la surprise qu'elles provoquent. «Wall Street représente le capitalisme dans sa forme la plus pure et le capitalisme est fondé sur de mauvais comportements. Cela n'est pas vraiment une information nouvelle.» (non, mais c'est bon de le rappeler régulièrement)

   Pour lui, les scandales récents mêlant des multinationales comme Enron, BP, Goldman, Philip Morris, G.E., Merck, Walmart, News Corp… les manipulations comptables, l'évasion fiscale, les rejets de substances toxiques, les surfacturations, les manipulations des appels d'offre, les dessous de table, les parjures, la destruction des terres, les torts faits aux consommateurs… ne sont pas des anomalies: «C'est comme cela que le système fonctionne, vous prenez tout ce que vous pouvez et tentez de jouer les innocents incompétents quand vous êtes pris.» (...) 

Lire sur:

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"Moi, Tribun, Toi, Narine...
Je t'aurai, les doigts dans le nez...
- Ahaha, Méluche, toujours
le mot pour rire, hein?"

Sombres présages

   (...) Commençons par ce qui va manifestement occuper les médias pendant un mois, au détriment de tout le reste : le parachutage de Mélenchon face à Marine Le Pen. Oui oui, parachutage. C’est bien le mot, non ? Il n’y a pas de raison de s’en gausser quand il s’agit de Jack Lang et de trouver ça normal quand c’est Mélenchon. Pour être honnête, Marine Le Pen est dans le même cas. Un des élements de langage de Mélenchon sera d’ailleurs de dénoncer celle qui habite le “château de Montretout”. Parce qu’il a vraiment l’intention d’habiter à Hénin-Beaumont, lui ? D’autant qu’il est déjà député européen depuis 2009. On peut difficilement prétendre changer les mœurs politiques et se comporter comme les pires de ses collègues.
   Bref, je me demande bien ce qu’il est parti faire dans cette galère. Cette croisade face au FHaine vire à l’obsession malsaine. À croire que, comme la plupart des politiciens, la castagne électorale le motive bien plus que la gestion.
   Je l’ai déjà dit, le FHaine n’est pas une maladie, c’est un symptôme. Et ce n’est pas en braillant le nom de Jaurès ou de Blum du haut d’une tribune qu’on fera changer d’avis les vieux cons xénophobes et arriérés qui constituent le gros de l’électorat frontiste. On ne les rendra pas plus malins non plus.
   C’est en faisant de la politique, en donnant l’image de gens compétents, sincères et irréprochables, en obtenant des résultats. Je ne connais pas la carte électorale ni la situation locale, je suppose qu’il a mesuré le risque, mais il est possible que comme à la présidentielle il se monte le bourrichon plus que de raison, et qu’il subisse une nouvelle déroute, d’autant plus cuisante qu’elle aura été surmédiatisée. (...)

Suite à lire sur l'excellent blog de:

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"Bonjour, Médème...
- Ah non! Pas de familiarité intempestive!
Appelez-moi Monsieur le Ministre,
comme tout le monde"


Michèle Alliot-Marie à Bastia 
le 5 avril 2009 
AFP PHOTO STEPHAN AGOSTINI


Sur l’égalité des genres et sur le respect 
de la dignité humaine. 
Dialogue avec Asma Jahangir, 
prix UNESCO pour la promotion 
d’une culture de droits de l’Homme.

   (...) Irina Zoubenko-Laplante. Au début des années 1980, vous avez créé le centre d’assistance juridique AGHS géré exclusivement par des femmes.

   Asma Jahangir. Lorsque j’ai terminé mes études, mon diplôme de droit de l’Université du Penjab en poche, j’ai réalisé que je n’allais pas trouver de cabinet juridique pour m’engager. Je me suis dit que la meilleure solution serait certainement de monter mon propre cabinet. Je me suis alors associée avec deux amies, puis avec ma soeur, Hina Jilani. C’était une époque où les femmes faisaient l’objet d’une oppression totale. Le mouvement des femmes était en train de naître, mais il y avait aussi un mouvement des avocats. Nous nous sommes retrouvées au centre de ces deux groupes et nous avons commencé à militer assez rapidement.

   Irina Zoubenko-Laplante. Que peut-on faire pour améliorer la condition de la femme ?

   Asma Jahangir. Avant tout, promouvoir les droits économiques des femmes, qui manquent cruellement dans de nombreux pays. Les femmes n’ont pas le même statut que les hommes. Même si elles travaillent, elles ne reçoivent pas le même salaire que leurs équivalents masculins à travail égal. De plus, la violence contre les femmes est rampante. Nous devons commencer par mieux informer les femmes de leurs droits, un domaine dans lequel d’énormes progrès ont déjà été réalisés. Et ensuite, nous devons effectuer un travail de sensibilisation sur les droits des femmes auprès de différents acteurs, comme le pouvoir judiciaire, le parlement, les médias, etc. Nous avons obtenu des avancées, mais elles ne sont pas suffisantes.

   Irina Zoubenko-Laplante. La promotion de l’égalité des genres peut-elle contribuer à atteindre les Objectifs du Millénaire, en particulier de réduire la pauvreté ?

   Asma Jahangir. Je pense que cette aspiration des Nations Unies est louable, mais il est évident qu’il sera impossible d’atteindre ces objectifs d’ici à l’échéance prévue, en 2015. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille baisser les bras. Je pense que le problème des enfants et de la pauvreté est particulièrement grave à l’heure actuelle. Je suis persuadée que les enfants sont les premières victimes de la pauvreté, qu’il s’agisse des enfants défavorisés, des enfants victimes d’abus sexuels, des enfants utilisés pour mendier (une pratique de plus en plus courante) ou des enfants vendus.(...)
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"Tu pleures parce que le Résident est parti?
- Non, parce que je suis trop petit pour toi..."

William Adolphe Bouguereau (1825-1905)- Elegy (1899) 


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Benoît Barvin