Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

samedi 11 août 2012

"Ne disposant d'aucun GPS, les Rois Mages s'égarèrent plusieurs fois dans le désert". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(DONNE SANS ATTENDRE DE DONNER)

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"Qu'est-ce que c'est que cette coiffure?
- Mais Patron, vous m'avez dit, surtout pas
dégagé au-dessus des oreilles!
- Qu'est-ce qui m'a fichu un abruti pareil?"

Bela Lugosi "The Black Cat"


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"Tu es la plus belle femme de marbre
que j'aie jamais rencontrée...
- Pauvre type, il n'a rien compris!"

James Pradier: satyre et bacchante; 
marbre; palais des beaux-arts, Lille.

Mama Aleta, 
une femme contre le marbre
Kompas

   (...) La région de Fatumnasi, sur l’île de Timor (partie occidentale appartenant à l’Indonésie), est le témoin du combat que mène depuis des années Aleta Baun. Avec mille cinq cents villageoises, cette femme de 46 ans a réussi à arrêter l’exploitation de toutes les carrières de marbre sur la terre de ses ancêtres

   Son engagement commence en 1999, lorsqu’elle entraîne un groupe de paysannes à occuper le site d’une carrière sur la montagne Naususu, la plus haute et la plus sacrée de la région. Ensemble, elles construisent un campement et se mettent à tisser leurs étoffes traditionnelles face aux bulldozers. Mais c’est un combat très dur et plein de risques, une véritable guérilla. Aleta doit affronter les hommes de main des carrières de marbre qui tentent de l’intimider et vont jusqu’à lapider sa maison. Sa famille reçoit des menaces anonymes. Aleta échappe de peu à une tentative de meurtre par des inconnus. Elle quitte ses quatre enfants et traverse la forêt à pied, allant de village en village pendant des mois. Liftus Sanam, son mari, assure le rôle de père au foyer tandis qu’Aleta est calomniée par son voisinage, traitée de mauvaise mère ou de fille de joie. 

   Qu’à cela ne tienne. Dans chaque village, elle explique inlassablement aux paysans ce qu’est le droit coutumier. Elle leur rappelle les liens vitaux entre la forêt, la montagne, les sources d’eau et leurs ancêtres. Elle fait tout pour les dissuader de céder leur terre à un investisseur contre cinq  ou dix millions de roupies (450 à 900 euros), une bouchée de pain. Entre 2008 et 2010, Aleta réussit à suspendre l’activité des cinq grandes carrières de marbre de Mullo Nord et Mullo Sud. “Avec les communautés traditionnelles de chaque village, nous nous battons pour restaurer la  forêt, passablement détruite par l’exploitation des mines de marbre“, explique Aleta. “Nous sommes bénévoles, mais le résultat commence à être visible dans plusieurs régions dont les forêts ont été décimées“. 

   Depuis les années 1990, la prolifération des carrières de marbre a dévoré le vert des montagnes. Ce n’est pas seulement la beauté et la diversité de la flore de ces sites qui ont été saccagées, mais aussi les rituels du droit coutumier étroitement liés à la nature. Ce bouleversement a pratiquement arraché ces communautés à leurs racines culturelles. (...)

Lire sur:

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"Bon... Ils m'ont dit de tirer sur cette manette...
puis ensuite d'appuyer sur et...
Oh, par Saint Patrick! Je crois que je
me suis trompé..."

The Devil Bat (aka "Killer Bats") (1942)

(Ce jour-là, la ville de New-York 
connut son premier black-out)

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"Heureusement que les Asiatiques n'existaient pas
à l'époque... Sinon, sans os, on saurait même
pas à quoi je ressemblerais!"


Les lions sud-africains 
menacés par un trafic d'os
© 2012 AFP

   (...) Les lions sud-africains étaient déjà appréciés des chasseurs pour les trophées. Ils sont maintenant recherchés pour leurs os, expédiés en grandes quantités vers l'Asie où ils sont utilisés par la médecine traditionnelle, ce qui fait craindre une flambée du braconnage. La chasse au lion est légale en Afrique du Sud, où quelque 500 individus sont abattus tous les ans. La quasi totalité d'entre eux viennent d'élevages commerciaux qui fournissent aussi en fauves les zoos du monde entier. (...)

   (...) Les chasseurs payaient jusqu'à présent uniquement pour les trophées -plus de 20.000 dollars pour tuer un lion mâle-, les animaux étant naturalisés pour finir dans leur salle à manger. La carcasse était ensuite jetée aux chiens, jusqu'à ce que l'Asie s'intéresse aux os. Ceux-ci sont très officiellement exportés en quantités croissantes depuis 2008, vers le Vietnam et le Laos en particulier. Les os, broyés, servent de substitution pour faire des philtres d'amour ou du «vin de tigre», maintenant que les tigres asiatiques ont quasiment disparu. Et les prix montent, une carcasse valant désormais 10.000 dollars.

   «Soudainement, et très récemment, un grand nombre de Laotiens se sont découverts un grand intérêt pour la chasse au trophée», ironise Pieter Kat, administrateur de l'ONG LionAid. «Et ce n'était jamais arrivé dans toute l'histoire du Laos!», ajoute-t-il, notant que ces nouveaux clients préfèrent abattre des femelles, dont la chasse est bien moins chère (4.000 dollars environ). La plupart des chasseurs jurent qu'ils ne s'intéressent qu'aux trophées, ce qui permet aux opérateurs de safaris et aux éleveurs de lions d'écouler les os, en toute légalité. «Ce commerce est surveillé très, très étroitement par des fonctionnaires de la province. (...) Ils ne laissent pas partir les os tant qu'ils ne sont pas sûrs qu'ils viennent d'un lion chassé légalement ou que le lion est mort de mort naturelle», insiste Pieter Potgieter, président de l'association sud-africaine des éleveurs de prédateurs. (...)

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Luc Desle

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